Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.

L’essoufflement en peau de chagrin

  lundi 08 avril 2019

8 avril 2019 – Il est absolument fascinant, s’il vous reste quelque capacité d’être encore fasciné après l’avoir été tant de fois de suite par l’incroyable vanité, par le vide abyssal, par l’inversion presqu’automatique caractéristiques des événements machinés par sapiens sapiens dans notre époque si pesante, – absolument fascinant disais-je, de comptabiliser le nombre de fois où se sont faits les consensus autour des tables bavardes et parisiennes de la “petite lucarne”, sur le fait que, oui, cette fois c’est sûr, le mouvement des Gilets-Jaunes s’essouffle. Ils s’essoufflent, ces commentateurs parisiens, à force de le constater chaque semaine, après chaque samedi ; moi-même, je l’avoue, proche d’être essoufflé à force de les suivre pour tenter de distinguer leur angoisse dans cet emploi forcené de la “méthode Coué”.

Plus on avance dans cette étrange marche à reculons, plus ils reculent justement. Je veux parler ici, par induction de la réflexion, que c’est le régime révolutionnaire du président Macron qui est touchée dans sa grandiose perspective effectivement révolutionnaire. Chaque samedi passé, en même temps qu’on nous donne la température du Grand Débat et que la distinguée nouvelle porte-parole, la meuf très tendance, nous dit que “plus jamais (après les GJ et le règlement évidemment macronien de l’affaire) les choses ne seront pareilles ni comme avant”, grandit l’impression d’un formidable rétrécissement du dessein et du destin du projet-programme révolutionnaire du président Macron.

(Suite)

On fête mes 70 ans d’hôpital psychiatrique

  jeudi 04 avril 2019

4 avril 2019 – Washington a été secoué d’enthousiasme ces deux derniers jours, accueillant l’élégant et remarquable représentant de l’OTAN sous la forme de la silhouette exaltante du Secrétaire Général courant (il s’agit d’un Norvégien, Jens Stoltenberg). Le discours dégageait un ennui discrètement distingué et bureaucratiquement routinier, et il a déclenché des ovations absolument enthousiastes (dont 18 dites standing ovation) de la part du Congrès, dont Stoltenberg était l’invité spécial à Washington.

On fête (le 4 avril) les 70 ans de l’alliance la plus intelligente du monde. (En fait, le vice-président Pence a dit “the most successful military alliance in history”.)

Dans le texte que nous publions ci-dessous, de Bill Van Auken et de WSWS.org pour éviter de prendre le moindre risque d’être confondu avec et par l’Organisation, il est rapporté qu’un commentateur russe de la télévision a fait cette remarque impertinente, qui risque de déclencher une crise à moins que l’OTAN n’use de son droit de grâce, que l’OTAN se montre fort préoccupée parce que la Russie a installé ses frontières vraiment “trop près de l’OTAN”.

(Suite)

T.C.-71 : “Dégagisme” ukrainien

  lundi 01 avril 2019

1er avril 2019 – Ainsi l’Ukraine se et nous ménage-t-elle sa “surprise”, laquelle n’en est plus une puisqu’elle est devenue la norme. Au premier tour des présidentielles se trouve, largement en tête (30% des voix), le comédien comique et pasticheur Zelensky qu’on dit “anti-establishment”, – pourquoi pas antiSystème, puisqu’on y est... Porochenko, roi du chocolat dans son royaume et président en exercice, est second avec un peu plus de 16%.

(Effectivement, surprise selon les sondages, par exemple ceci datant du 30 janvier dernier et montrant par conséquent l’évolution météorique : « Selon un récent sondage, le chef d’État ukrainien [Porochenko] est ainsi crédité de 14% des intentions de vote, ce qui le place en deuxième position dans la course. Il est devancé par l'ex-Première ministre Ioulia Tymochenko (16%) et suivi de près par le comédien Volodymyr Zelensky (9%), candidat inattendu à l’élection présidentielle. »)

Bien entendu, vient aussitôt à l’esprit la réflexion sur l’extraordinaire floraison de candidats et surtout d’élus venus de l’outre-monde-politique, en général gens de spectacle, de l’entertainment, de la téléréalité, etc., ou encore des franges populistes proclamés inéligibles puisque classées dans les diverses rubriques de la diabolisation, ou encore architectes auto-proclamés d’un ‘Nouveau Monde’ ; les uns et les autres avec des fortunes diverses et des projets contradictoires mais dans tous les cas accueillis à l’origine avec reconnaissance par les électeurs parce qu’ils ont des têtes et des habitudes inédites. (Pensez à Trump, à Pépé Grillo, à Salvini, à Macron, à Bolsanaro, au comédien humoriste Marjac Sarenc devenu Premier ministre de Slovénie, à tous les autres...)

Par conséquent, le pedigree de Zelensky est classiquement inattendu et original, c’est-à-dire sans surprise, tout comme le commentaire qui l’accompagne : « Comédien âgé de 41 ans, Volodymyr Zelensky n'a aucune expérience politique. Son principal fait d'arme dans ce domaine se résume au rôle qu'il tient depuis trois ans dans une série télévisée à succès, ‘Serviteur du peuple’, où il joue un professeur d'histoire qui se retrouve malgré lui à la tête du pays. L'acteur, qui n'a pas mené une campagne traditionnelle, préférant les spectacles aux meetings électoraux, doit en grande partie son ascension au désamour des électeurs ukrainiens à l'égard de dirigeants éclaboussées par des scandales de corruption à répétition. »

On s’abstiendra donc de développer à notre tour un commentaire qui est devenu routinier, selon la doctrine du “dégagisme” accouchée lors des présidentielles françaises de 2017. On se contentera de remarquer que l’expression très franco-française, qu’on jugeait propre à la France dans les salons et les talk-shows parisiens, est en fait un phénomène déjà largement entamé (avant le cas français) et complètement illustratif de la globalisation, – le “dégagisme” globalisé, à la fois symptôme et conséquence de la globalisation et, par conséquent, du rejet furieux et rageur que suscite la globalisation. Ainsi pourrait-on juger confirmé le jugement courant dans les textes de ce site, selon lequel ces diverses situations nationales souvent traitées comme telles et isolées ainsi du contexte sont en fait des parties d’un tout que dedefensa.org a coutume de désigner comme la Grande Crise d’Effondrement du Système.

Une autre confirmation, selon ce même point de vue développé ici, est que ces personnages inattendus tout comme les courants inédits de contestation qu’ils dirigent, accompagnent ou illustrent ne sont pour l’instant que les signes de plus en plus bruyants de l’effondrement, et nullement en eux-mêmes l’esquisse du “Nouveau Monde”. Le triste cas de Macron est exemplaire, qui avait choisi l’expression comme insigne d’un nouveau compagnonnage réformiste-révolutionnaire et dont on s’est vite aperçu qu’il n’est qu’un usurpateur de cette originalité antiSystème dont il se targuait, et qui le paye durement : “sous l’eau”, “rincé”, “essoré”, “proche du burnout”, disent les proches toujours attentifs à sa santé ; même les collègues-prédécesseurs s’y mettent, du « ça finira mal » de Sarko au « À vouloir tout bousculer, tout s'est arrêté » de Hollande.

Mais le plus remarquable dans l’affaire ukrainienne, c’est la façon dont est complètement pulvérisée le montage grossier mis en place à partir de 2014 pour faire de l’Ukraine un satellite-modèle de l’hégémonisme américaniste. D’une façon ou d’une autre, on retrouve partout cette tendance, surtout si l’on équivaut comme cela doit être fait le système de l’américanisme et son pseudo-hégémonisme au Système lui-même ; mais le cas ukrainien est vraiment le cas le plus éclatant, le plus éclairant, le plus révélateur, et celui qui portera loin la parole du constat de l’écroulement de cette architecture subversive. Le fait est que l’“Empire” (autre faux-nez du Système) fait des conquêtes d’une façon impudente et sans qu’aucun des vertueux du bloc-BAO ne lève le petit doigt pour poser une question sur la moralité de la chose, mais qu’il est impuissant à les verrouiller en aucune matière. Non seulement Porochenko est de la catégorie “He is a sonovobitch but he is our sonovobitch, mais en plus il est suffisamment mauvais pour se voir mis en très-grande difficulté par un humoriste qui fait sa gloire d’être anti-establishment. Zelensky n’était pas prévu dans les plans de Maidan et du coup de Kiev de février 2014.

Il faut dire qu’au cœur du Système, pardon au cœur de l’“Empire”, on est occupé à des choses bien plus importantes que vérifier l’état de marche des conquêtes déjà-faites et laissées à la dérive. Trump s’apprête à attaquer les démocrates, à les frapper de toutes les façons, avec fureur, avec toute sa force, comme ferait un animal déchaîné : « Trump Is Going To Go Full-Animal On His Opponents Now That The Mueller Investigation Is Over », dit son ex-inspirateur Steve Bannon. Qu’importe, nous promet-on, les démocrates sont prêts à accuser Mueller d’être “un agent de Poutine” si rien dans son rapport ne dit la Vérité-vraie de l’inconduite avérée de Trump, tandis que la vague du “politiquement correct” qui rend folle l’Amérique est devenue un tsunami balayant les campus, là où Paul Craig Roberts constate la mort de la culture de la civilisation occidentale.

« Goodbye To All That », dit le major Danny Sjursen de l’US Army, après sa démission de cette fonction qu’il avait embrassée par patriotisme lorsqu’il rêvait d’une sacrifice accompli pour la gloire de son pays : « Abandonner la folie de la vie militaire avec une modeste pension et tous mes membres intacts, c’est une véritable évasion. L’armée et moi savions qu’il était temps pour moi de partir. J’en avais marre de faire le porteur d’eau de l’Empire... » Le destin de l’ex-major Sjurnsen de l’US Army est un symbole, certes, mais il nous rappelle celui des légionnaires romains abandonnant l’empire à son destin. Il devient alors assez fort dans notre perception pour nous faire observer qu’ainsi disparaissent les empires, les civilisations et ce qui prétend être “le Système”.

Trump et la haine du Diable

  jeudi 28 mars 2019

28 mars 2019 – Trump a fait un lapsus dans son petit discours improvisé, hier, dans lequel on trouve une menace adressée aux Russes qui font épouvantablement acte d’“ingérence” au Venezuela. Il a dit ceci, où l’on voit qu’il confond les mondes où il vit, où nous vivons, où les autres vivent et ainsi de suite…

« Venezuela was one of the richest companies, certainly, and now it’s one of the poorest comp… countries or the world », s’est-il exclamé, ce que nous avons traduit approximativement pour le texte d’Alexandre Antonov de RT.com de cette façon : « Le Venezuela était certainement l'une des compagnies les plus riches, et c'est maintenant l’une des compa… heu, l’un des pays les plus pauvres du monde. »

Russiagate, “monstre incontrôlable” !

  mardi 26 mars 2019

26 mars 2019 – J’écoutais et regardais une ou plusieurs émission(s) de notre “petite lucarne” magique devenue grande, où le monde revu et corrigé défile 24 heures sur 24 et 7 jours sur 4 (lapsus type-Castaner) ; et tous, sacrifiant pour une fois à l’existence du reste du monde, signalaient la nouvelle selon laquelle le rapport du Procureur Spécial Mueller sur la complicité prorusse évidente et qui n’aurait même pas besoin de preuves du président Trump n’est étayée par aucune preuve. Aussitôt, tous nos commentateurs (sur LCI, sur 28 minutes, que du beau linge), en général furieux anti-Trump, s’exclamaient, avec un zeste d’amertume d’accord mais néanmoins une certaine naïveté comme s’il se souvenait qu’ils sont des journalistes et qu’il faut parfois dire les nouvelles telles qu’elles sont, – s’exclamer donc que c’est une formidable victoire pour Trump et qu’il a d’ores et déjà gagné la réélection.

Tous, ils déclarèrent, – je transcris dans notre langage-quotidien :“R.I.P., Russiagate”, Trump a envoyé paître le boulet qui le maintenait... Mon Dieu, comme c’est aller bien trop vite en besogne. D’ailleurs et comme pour nous rassurer, il y a une drôle de phrase (dans le sens de phoney sentence et pas funny sentence) dans le rapport Mueller, citée dans le résumé que le ministère de la Justice a transmis au Congrès : « Bien que ce rapport ne conclut pas que le président a commis un crime, il ne l’en exonère pas non plus. » Je traduis en langage-plouc pour ceux, comme moi-même, qui seraient intrigués par cette phrase : “Bien que ce rapport ne démontre pas que le président est coupable, il reste au président à prouver qu’il est innocent”.

(Suite)

Spectateur de “l'infamie à l'origine”

  lundi 25 mars 2019

25 mars 2019 – Prenant prétexte d’une initiative des historiens du site, marquant, – un jour trop tard, comme d’habitude, – l’anniversaire de la funeste “guerre du Kosovo”, la vraie, celle qui commença avec l’agression otanienne, je décidai de confier à ces pages quelques souvenirs, réflexion, et même un extrait d’un roman dont je ne vous cacherai pas une seconde l’affection que je lui porte. Il est vrai que j’ai vécu ces jours fiévreux du déclenchement de cette guerre, pour l'essentiel à Bruxelles certes, et à peine à l’OTAN où j’aurais pu être plus souvent mais qu’en général j’évitais comme la peste tant l’atmosphère y était irrespirable.

L’infamie dégage une auteur absolument épouvantable, pestilentielle, comme l’égout d’une gargote de basse fortune, où même les filles faciles sont absolument sans joie. Je crois que c’est à partir de cette époque que je décidai inconsciemment de ne plus jamais mettre les pieds à l’OTAN, ce qui me fut assez facile par ailleurs puisque je n’avais vraiment plus rien à y faire, et encore moins à glaner.

(Suite)

Les JG, “monstre incontrôlable” ?

  lundi 25 mars 2019

25 mars 2019 – Notre lecteur “JC”, si actif et passionnant sur le Forum, fait une remarque qui me concerne directement puisque dans ce Journal et m’arrête aussi net, de crainte d’un quiproquo concernant les Gilets-Jaunes qui en sont à l’Acte-19, – et qui, je l’avoue, m’ont étonné, dans le bon sens (on verra plus loin, et c’est l’essentiel de ce propos) :

« Là où je ne suis pas du tout d'accord avec PhG c'est sur la qualification de “monstre incontrôlable” du mouvement qu'initient et symbolisent les GJ. Car les GJ symbolisent pour moi tout le contraire : ils symbolisent la société des vrais gens, des gens ordinaires, la société de ceux qui tentent de vivre et de penser comme des gens ordinaires. »

La remarque de “JC” dans le Forum de ce texte concernait un passage du même, « La pub et les Gilets-Jaunes », qu’il a lu trop vite sans nul doute : « Elle [la pub] a joué un grand rôle en rendant collective cette terrible frustration, elle a contribué très fortement à créer ce qui est, du point de vue du Système (de l'avorton-Macron, son délégué), un monstre incontrôlable. » On comprendra évidemment que cette expression de “monstre incontrôlable”, telle qu’elle est placée ici, correspond au point de vue, à la perception, à l’appréciation du Système et de l’avorton : « du point de vue du Système (de l'avorton-Macron, son délégué) ». Je pense que la chose n’est pas discutable, d’autant que je n’ai cessé d’écrire toute l’estime et même l’admiration que j’avais pour les GJ, sans me soucier de chercher un sens dans leur mouvement, un plan, une stratégie, assuré pour mon cas par le constat de cette expression presque sacrée d’une colère qui vient du fond des temps et de la souffrance pour frapper de plein fouet cette époque crisique

(Suite)

La pub et les Gilets-Jaunes

  vendredi 22 mars 2019

22 mars 2019 – Un grand mystère subsiste à propos des Gilets-Jaunes, sur la cause opérationnelle exacte et profonde de leur fureur collective qui s’exprime depuis novembre 2018 ; et d’ailleurs, à mon sens, même mystère pour la vague de populisme général qui déferle sur le monde... Je parle bien ici, de “la cause opérationnelle exacte”, précisément identifiée, et non pas la cause intellectuelle générale qui n’est nullement un mystère, dont tout sens commun conviendra qu’elle se trouve dans l’iniquité, la corruption, la pourriture du Système et de son néo-capitalisme, la financiarisation, les écarts abyssaux entre les plus riches qui ne cessent de devenir plus riches et les pauvres (en général) qui ne cessent de s’appauvrir, etc.

Je tente donc de percer ce mystère à partir d’une activité que j’ai pratiquée dans les années 1960, qui est la publicité (la “pub”). En un sens, ce texte, ici, complète celui du 3 septembre 2018, avec son titre “Pubagandastaffel”. Dans ce texte de septembre 2018, je développais mon constat de l’extraordinaire idéologisation de la publicité en faveur du Système, aujourd’hui par rapport aux années 1960 ; à mon sens, et pour compléter ce constat, bien plus efficace en influence que la presseSystème, la propagande officielle, les narrative des experts et philosophes subventionnés, des zombieSystème qui dirige nos simulacres de gouvernement, etc.

(Suite)

T.C.-70 : “Nos” drôles de guerres civiles !

  jeudi 21 mars 2019

21 mars 2019 – Avez-vous vu cette formidable similitude de pensée entre deux géants de l’époque ? D’un côté, le président Donald Trump, restitué en français dans dedefensa.org, donc inondé par la langue de la lumière de l’intelligence séculaire de la “Grande Nation” en forme olympique, Trump suggérant qu’il pourrait bien “y avoir guerre civile” (comme un arbitre dirait : “il pourrait bien y avoir penalty”) si les hystériques-USA continuent à hystériser “D.C.-la-folle” ; de l’autre, l’ondulant, froufroutant, souriant-clignotant et suggérant Michel Apathie, – et chuchotant comme un vrai complotiste “Je ne prends pas position, je ne le souhaite pas n’est-ce pas, je fais un constat”, – observant comme une vraie vigie ce même 20 mars (LCI) que l’appel à l’Armée du Roi dont Sa Majesté venait de nous aviser en solennelle clôture de Son Haut-et-Grand Conseil, eh bien cela vous a un petit air de Civil War, non mais sans rire... (les sondages disent de même, Apathie est toujours du côté des sondages.)

Car le mois de mars, vous pouvez m’en croire, – et pour cause !, – c’est bien le mois des fous...

Ainsi faut-il que ces choses soient considérées sérieusement. Il faut dire que ces deux historiques compères-complices-adversaires que sont la France et l’Amérique-USA, la première ayant permis que l’Histoire pourtant rétive accouchât la seconde, semblent aujourd’hui suivre un destin similaire ; comme on se retrouve... Certes, et ce sont de bien étranges retrouvailles alors que les deux pays sont conduits par deux personnalités remarquables, parfaitement illustratives, chacune leur tour et chacune à leur façon, de l’étonnant hyper-narcissisme et de la surpuissance du simulacre de communication caractérisant l’ère postmoderne.

Dotés d’une égale ultra-satisfaction d’eux-mêmes, Macron et The-Donald dansent tous deux sur un volcan grondant qu’ils ont largement contribué à choyer et à réveiller sans mesurer, – mais que leur importe ? – combien cette agitation fait d’eux des pompiers pyromanes, combien leurs folies se répandent dans les structures et les élites de ce qu’ils sont censés réparer et conduire. Venus du cœur du Système, tous deux ébranlent le Système par les effets de leurs actes inconsidérés ; ils sont ainsi des personnages historiques, véritables “bouffons du roi” d’eux-mêmes puisqu’ils sont rois, activant la mécanique de la connexion surpuissance-autodestruction qui est en vérité la véritable fonction du code nucléaire dont les charge leurs très-hautes responsabilités.

Y “aura-t-il guerre civile” ou pas ? Là n’est pas la question, puisque dans cette époque de la communication et du simulacre, l’évocation seule de la chose suffit à la substantiver. D’ores et déjà, ces deux puissants pôles historiques que sont ces deux pays, symboles chacun à leur façon des puissances et des contradictions inouïes de la modernité, sont entrés dans des phases d’agitation extrême qui contribuent à l’accélération de l’autodestruction de l’ensemble-modernité qui est le nécessaire habillage du Système. Nous sommes en guerre-civile.

C’est dans cette conjonction significative de psychologies exacerbées au plus haut sommet de l’État, d’événements créés par leur seule évocation et dont toutes les populations semblent à la fois les craindre et les appeler comme dans un paroxysme libérateur, que se tient un des enjeux essentiels de la Grande Crise d’Effondrement du Système. Nous ne sommes plus, ni dans la géopolitique, ni même dans la communication ; nous sommes à la jointure finale d’un cycle métahistorique, là où les forces suprahumaines développent leur élan ; et les si faibles psychologies de nos dirigeants réduites aux soubresauts de la communication sont les plus affectées, et plongées dans la folie des temps par où nous sommes obligés de passer.

Enfin, il s’avère que l’on pourrait être conduit à penser que Macron-Trump (MacTrump ?) ne sont pas moins que deux fous débridés et leurs guerres civiles des fictions narratives qui peuvent percer le continuum espace-temps aujourd’hui si vulnérables et survenir dans la vérité-du-monde, – qui vont venir peut-être, et brutalement... On “pourrait être conduit”, certes, et l’on n’aurait pas tort, et cela ne serait pas méditer dans la dérision que semblent être ces deux fous. Leurs folies sont nécessaires, elles sont quasiment leur vertu-centrale, parce que, par leur outrance, par leur extrémisme spécifique d’être une folie en plus, elles contribuent puissamment à détruire la folie en place, cette sorte de folie extraordinaire devenue “folie ordinaire” qu’est le Système...

Somme toute, l’Histoire, qui sait ce qu’elle fait bien mieux que nos bavardes cohortes de communicants, fait bien de donner une telle importance à ces deux pays, avec leurs présidents-fous. Ces deux-là tiennent leurs rôles, montrant avec éclat l’inversion catastrophique où nous sommes plongés. Ces deux pays sont d’un poids symbolique considérable et leur malheur exprimant le désordre infini de la subversion dont ils ont eux-mêmes accouchée est le signe fulgurant de l’immense crise de la Chute.

Bref... Stay tuned, comme l’on dit.

Confession d’un trois-quarts de siècle

  mardi 19 mars 2019

18 mars 2019 (*) – Puisque des lecteurs, à commencer par notre lecteur-commentateur et ami “jc”, si précieux au Forum et grand-érudit, et par monsieur Fabrice Vivier que je salue chaleureusement certes, m’ont fait la grâce de remarquer mon petit signe qui était si peu prémédité, qui m’est venu naturellement sous la plume, notamment en raison du symbolisme de l’âge après tout (**), j’en profite pour enchaîner sur une chose qu’il me plaît de confier, attendant l'occasion pour le faire... Il s’agit d’une citation lié à mon anniversaire par le hasard d’un agenda, et qui me semble me correspondre tout à fait au point qu’il m’arrive de douter du hasard (dans ce cas comme dans tous les autres).

Une courte explication d’abord. Je suis un vieil amateur de La Pléiade, avec l’habitude d’en acheter deux-trois l’an ; et régulièrement depuis l’apparition en 2000 de l’agenda-Pléiade avec ses diverses particularités si littéraires et notamment une citation par semaine, regroupant l’achat de deux volumes en fin d’année pour disposer de l’agenda de l’année suivante. Cette année 2019, j’ai eu la curiosité dès que je l’eus en ma possession, en novembre 2018, d’aller voir la citation de la semaine de mon anniversaire. C’était la première fois que j’avais ce geste, sans délibérer ni rien, sinon encore une fois à cause du symbolislme de cet âge des trois-quarts de siècle. J’inscrivis aussitôt en haut de page : « 75 ans, – voilà qui me convient parfaitement », avec une flèche jusqu’à ces quelques lignes de la citation, qui sont de Jean-Paul Sartre, dans Les Mots  (***) :

(Suite)

L’impasse du commentaire perdu

  lundi 18 mars 2019

18 mars 2019 – La France est le cadre d’un étrange théâtre, où le burlesque irresponsable côtoie le tragique involontaire, comme l’on dirait qu’il y a une “France-bouffe” pour remplacer notre “grand récit national”. Il y a ce contraste surprenant, ou bien dirais-je pathétique, entre un ministre qui “drague en boîte” et son président qui skie sur la montagne, et “la plus belle avenue du monde” qui brûle. Là-devant, le commentaire hésite, balbutie, tonne, revendique et met en accusation, et moi je reste sans voix.

Je suis comme cet officier fameux de la Très-Grande Amérique, dans la matinée du 7 décembre 1941 à Pearl Harbor, devant les structures brisées et les coques éventrées des puissants cuirassés de la Flotte du Pacifique, et disant, songeur : “Je sais que nous allons gagner mais je me demande bien comment”. Moi, devant Macron-sur-ski et les Champs-Élysées qui brûlent, je me dis sans mot dire : “Je sais que ces actes méritent d’être commentés mais je me demande bien à quelle fin utile.” Notre époque semble être devenue le temps de la fin de non-recevoir pour ce qui est du commentaire des choses que l’on désigne comme des “événements”. 

(Suite)

Trump et le désordre-bouffe sans fin

  lundi 18 mars 2019

18 Mars 2019 – Cela fait déjà très longtemps que le groupe VIPS (Veteran Intelligence Professionals for Sanity) fonctionne. Il a été formé en 2002 par d’anciens cadres, démissionnaires ou retraités, des agences de renseignement US ou proches (département d’État, Pentagone) regroupés au nom d’une opposition aux déformations politiques du renseignement, toujours actives dans le milieu mais devenues extrêmes et grossières après 9/11, avec la bande regroupée autour de Cheney et les divers neocon infiltrés dans l’administration GW Bush. Appelons les VIPS les “dissidents du renseignement” (la “CIA dissidentedisions-nous la première fois que nous en fîmes état, en août 2007, à notre petit train-train).

Très vite, les VIPS ont pris l’habitude d’intervenir collectivement, d’une manière professionnelle, en rédigeant des mémorandums destinés au président, parfois à des dirigeants de haut niveau, sur les affaires brûlantes où narrativeet déterminisme-narrativistefonctionnent à plein gaz. Je me suis toujours demandé combien de ces mémorandums sont arrivés à leur destinataire principal (le président), pour me répondre à moi-même, impérativement : “Jamais”.

De Boeing à Airbus, et retour...

  samedi 16 mars 2019

16 mars 2019 – Rappelez-vous... Je veux dire : “rappelle-toi, PhG !” Ce devait être en 1976 ; pendant une année j’avais été une sorte de rédac’chef de la petite, chétive et poussiéreuse revue Aviation & Astronautique, rebaptisée Aviastro dans l’espoir de faire plus hip-hop, et nous travaillions ensemble sans beaucoup nous apprécier, le directeur et moi. Nous étions cette fois, – je ne sais quel mois de 1976, – à Paris, et nous rencontrions Bernard Lathière, alors nouveau patron d’Airbus, alors que les toutes premières et minables commandes se profilaient à peine dans cette aventure à propos de laquelle les grands esprits rationnels, européens et giscardiens en France faisaient des remarques acides sur cette “folie des grandeurs”, sur cette “France vieillie et rancie qui se croyait encore au temps de Louis XIV”..

Par ce rapide souvenir, je veux dire ceci : Airbus est 100%, sinon 120% français, tout comme l’espace, les missiles, les hélicos, etc., tout ce qui se qui aujourd’hui se targue d’être “européens” et de faire la grandeur de l’Europe est français d’origine, et d’ailleurs nous-mêmes (Européens) incapables d’exploiter proprement puisqu’avec ce réflexe clinique de baisser la culotte dès qu’“il” apparaît. (Je parle du Parrain, le capo di tutti capi, Tonton-Sam si vous préférez.) Alors, à cette époque des années 1970, après de Gaulle tout le monde en Europe ricanait devant l’affaire Airbus et le reste... Évoquant tout cela, je veux simplement suggérer qu’on pourrait croire qu’il y a de quoi être fier, – comme un Français courant peut se targuer d’être fier de Chambord et du château de Versailles, de Balzac, de Proust et de Céline, des locomotives d’Alsthom, de Jeanne d’Arc, de Talleyrand, d’Édith Piaf et de Marcel Dassault. On “pourrait” mais c’est dépassé ; désormais, ouste le “Français courant” ! Va donc enfiler ton gilet-jaune.

(Suite)

Guénon actuel (II) – Jünger saluant “l’Étoile”

  mercredi 13 mars 2019

13 mars 2019 – Depuis que j’ai vu cette émission sur Guénon et me suis permis d’en recommander la vision aux lecteurs de ces pages, je me suis moi-même intéressé plus précisément à cet extraordinaire métaphysicien si peu “à la mode” et qui pourtant bouleverse souterrainement le XXème siècle pour mieux nous préparer à l’orage catastrophique que nous affrontons aujourd’hui. Je compte bien y revenir à telle ou telle occasion, ce qui est la raison de cette numérotation des “Guénon actuel”, – tant effectivement il est “actuel”. 

J’ai suivi depuis l’une ou l’autre piste que l’on nous signale dans ces 54 minutes de conversation… Notamment la somme considérable (1224 pages plus quelques pages de photographies) de Xavier Accart, sur Guénon ou le renversement des clartés, – Influence d’un métaphysicien sur la vie littéraire et intellectuelle française (1920-1970).  Je viens de recevoir le bouquin et ai commencé à le feuilleter en diagonale rapide, et m’arrêtant notamment à un sous-chapitre du chapitre intitulé « Guénon fut-il la référence d’un camp politique pendant la guerre ? », avec réponse négative bien entendu.

Que faire de AOC ?

  lundi 11 mars 2019

11 mars 2019 – Je trouve que cette chronique de l’inimitable Orlov tombe à pic : « Pourquoi les capitalistes détestent-ils les socialistes ? » On parle ici des vrais socialistes, n’est-ce pas. Il n’est pas question d’évoquer les “socialistes”, sociaux-démocrates européens, les plus zélés porteurs d’eau-friquée des capitalistes qu’on puisse rêver. (Par exemple, présenter Attali comme “socialiste-historique-mais-réaliste”, et mourir de rire...)

Orlov parle simple, plein de bon sens commun, avec des questions directes, et des réponses qui le sont tout autant, tranchantes et sans répliques à force de simplicité. Les employés-Système défenseurs du capitalisme qui vous décrivent avec horreur ce qui pourrait arriver si l’on songeait au socialisme, ont le cul posé sur un amoncèlement formidable de catastrophes, d’incendies, d’entropisation épouvantables, de “là où il passe l’herbe ne repousse pas” qui représentent ce qui arrive effectivement, non pas lorsqu’on songe au capitalisme mais lorsqu’on applique notamment et particulièrement depuis bientôt quatre décennies, le capitalisme neocon intégral, sans frein ni limites, sans restriction ni mesure.

(Suite)

Make Cosa Nostra Great Again

  dimanche 10 mars 2019

10 mars 2019 – Que Wayne Madsen, dans sa vindicte pour ne pas dire sa haine (vraiment, il n’aime pas Trump !), en soit néanmoins remercié, pour mon compte dans tous les cas. Grâce à lui et parce qu’il y a toujours une part d’inculture en nous, pour mon compte donc puisque je n’en connaissais rien du tout, voici un mot de plus, moi “qui passais sans le voir“, que je glisse avec délice dans mon arsenal dialectique, ce par quoi les guerres se gagnent aujourd’hui ; voici la kakistocratie...

(« De l’anglais kakistocracy, attesté en 1644 chez Paul Gosnold. Emprunté au grec ancien κάκιστος, kakistos (“pire”), superlatif deκακός, kakós (“mauvais”), avec le suffixe cratie(“gouvernement”). Gouvernement par les pires personnes, ou par des personnes considérées comme particulièrement médiocres. » [Selon Wiki, Ave.])

(Suite)

Une « famille d’esprit », ou le “Signe des Temps”

  jeudi 07 mars 2019

7 mars 2019 – L’on comprend que je puisse y voir un signe, c’est-à-dire un Signe des Temps, lorsque se produit une rencontre du commentaire, sur le fond catastrophique et furieux d’une crise dont plus personne ne voit ni la possibilité du terme ni la résolution jamais avec les outils courants de la rationalité et de la technique de la postmodernité. C’est ce que j’ai pensé en lisant le texte d’Alastair Crooke mis en ligne par l’auteur (traduction proposée ce matin) en même temps que je publiai le texte sur  “Guénon actuel”, – avec ce passage de Crooke :

« Et… Où avons-nous entendu quelque chose comme ça auparavant ? Eh bien, dans les réflexions du philosophe politique italien Julius Evola, dans ses réflexions d’un traditionalisme radical de l’après-guerre, – L’homme au milieu des ruines, – dans lequel il plaide pour une défense et une résistance contre le désordre de notre époque. Ce sont les écrits d’Evola et d’autres auteurs du même genre [de défenseurs de la Tradition primordiale] qui ont soutenu les intellectuels russes tout au long de leur période sombre du communisme tardif, puis du néolibéralisme sauvage... »

(Suite)

Guénon actuel (I)

  mardi 05 mars 2019

5 mars 2019 –Je recommande avec force que l’on prenne une heure de son temps pour regarder l’émission Les Idées à l’endroit, sur TV-Libertés, animé par Alain de Benoist (le titre de l’émission renvoie à un de ses très-nombreux livres) : l’émission n°22, qui doit être de courant février, et consacrée à « René Guénon et la Tradition primordiale ».

(De Benoist reçoit dans son émission quatre universitaires, essayistes, éditeurs, tous spécialistes de René Guénon, de son influence, de sa place dans l’histoire des idées : Jean-Pierre Laurant, Xavier Accart, David Bisson et Pierre-Marie Sigaud.)

Métaphysicien d’intuition, Guénon est dans l’histoire des idées un curieux phénomène, d’une très-discrète et très-extrême importance, selon des idées ou plutôt une Grande Idée par définition intemporelle, c’est-à-dire une Idée inactuelle mais qui n’a jamais été aussi actuelle. Guénon est le messager de notre-Fin-des-Temps, et sa discrétion, presque sa transparence dans l’essentiel de sa carrière par contraste avec les habitudes tonitruantes des salons intellectuels, sont la mesure inverse de la puissance du message qu’il porte. (Les intervenants évoquent même la silhouette physique presque inexistante de Guénon, la banalité de sa conversation, l’espèce d’inexistence du personnage au profit de son seul propos écrit : « Il vivait à travers sa plume, il était un pur intellectuel, il était sa plume » [Xavier Accard].)

(Suite)

L’“énigme” du Kremlin

  lundi 04 mars 2019

4 mars 2016 – Je ne connais rien de plus simple à traduire, et pourtant de plus producteur d’hésitations et objet de multiples tractations entre les mots qui s’équivalent presque (notamment “riddle” et “enigma”), que la fameuse citation de Churchill de 1939, à propos du pouvoir soviétique : «It is a riddle, wrapped in a mystery, inside an enigma...» (disons : « C’est un rébus enveloppé de mystère, glissé dans une énigme... »). Il n’est aujourd’hui plus question de rien de “soviétique” et pourtant il semblerait que la fameuse formule churchillienne redevienne actuelle pour Poutine, près de 19 ans plus tard (après l’arrivée de Poutine un pouvoir).

Cela posé comme introduction de cette page, il est vrai qu’il existe, comme écrit par ailleurs sur ce site pour présenter un texte de PCR-Hudson qui en témoigne, « un courant (du côté des habituels soutiens de la Russie) qui commence à grossir, qui identifie une baisse conséquente de la popularité de Poutine et surtout du gouvernement, des difficultés intérieures grandissantes, etc. » C’est ce que je me disais encore, lisant le texte d’Orlov mis en ligne avant-hier, où je trouvais Orlov particulièrement et même un peu trop audacieusement optimiste-euphorique sur la situation (intérieure) russe. Depuis quelques jours, circulent l’un ou l’autre article extrêmement pessimiste d’état des lieux et de prospective de la situation russe, à partir de sites de toute confiance anti-presseSystème, qui trouve beaucoup de lecteurs, signe de l'urgence et de la pertinence du propos. (*)

(Suite)

Suite en marron-glacé...

  samedi 02 mars 2019

2 mars 2019 – Qu’on me pardonne si j’insiste, d’autant que je ne peux m’en expliquer parce que je parle là en bonne partie d’intuition, et certainement sous l’empire de l’intuition. L’insistance concerne ce que j’estime être l’importance de l’audition de l’avocat “marron-glacé”, Michael Cohen, ainsi que paradoxalement la sincérité de son témoignage, devant le Commission de Surveillance de la Chambre des questions dont il a été question dans la page précédentede ce Journal-dde.crisis.

C’est à la lecture du texte de WSWS.org sur cette audition que mon esprit a complété la perception de ce que je tendrais à considérer comme une intuition, que j’énoncerais simplement par la conviction que l’on trouve là une vérité-de-situation fondamentale. Il s’agit de l’idée, dont j’avoue qu’elle peut paraître saugrenue, qu’avec l’interminable et sordide témoignage de l’avocat-marron, l’on avait la description très proche de l’authenticité de Trump dans son contexte de nature, c’est-à-dire de “la Famille Trump” selon l’emploi du terme de “Famille” dans la Cosa Nostra (équivalent et prolongement US de la Mafia), désignant un gang très puissant et très structurée, et disposant d’un territoire, sous le contrôle quasiment-légalisée selon les normes de la pègre, d’un Boss (d’un Capo) et de sa propre famille, et autour, intégrés à cette matrice, les principaux opérateurs de la “famille”.

(Suite)