Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.
Mars 2026 (2 articles)
2 mars 2026 (20h15) – La “guerre” (toujours ces guillemets !) menée par les USA et Israël contre l’Iran se poursuit à un rythme effréné dont l’Iran est peut-être le moteur principal face aux masses pesantes et à la lourde modernité de ses adversaires, – et tout cela sous une avalanche d’informations plus ou moins justes et de commentaires plus ou moins judicieux dans la presse alternative, – bien plus, par exemple, que pour les débuts de la guerre en Ukraine. C’est la mesure de l’évolution incessante et du formidable développement, et de la capacité technologique du système de la communication d’une part ; et d’autre part de la puissance galopante de la presse alternative (mais aussi : “dissidente” comme un ‘Samizdat’, indépendante, antiSystème, etc.). Ce deuxième point mesure la puissance de “l’effet Janus” du système de la communication.
Notre travail, pour l’instant, en ces quelques jours de ce début de conflit est de nous faire les relais des aspects que nous jugeons intéressants, pêchés ici ou là, sous la poussée de notre expérience et de notre intuition, sans aucune garantie de rendre compte d’une véracité qui s’avère insaisissable chez telle ou telle source. Cette démarche (“de se faire les relais”) s’impose notamment par la dimension métahistorique et spirituelle sous-jacente de l’événement. Par ailleurs, ce choix délibéré d’une subjectivité qui n’étonnera personne pour mon cas précisément, explique que ce travail passe par le canal de ‘Journal-dde.crisis’ de PhG.
Pour ce jour, c’est sur la mort de l’Ayatollah Ali Khamenei que s’arrête notre attention. Personnellement, c’est en écoutant Alexander Mercouris hier soir qu’a surgi à ma connaissance l’hypothèse d’une mort volontaire, c’est-à-dire d’un martyre d’Ali Khamenei, décidant de rester dans sa résidence exposée aux bombes des civilisateurs occidentaux, pour y mourir en martyre justement plutôt que se cacher dans un bunker souterrain. Quant à l’étonnement et l’incompréhension de Mercouris qu’il y ait eu un certain nombre de chef rassemblés autour de l’Ayatollah et qui partagèrent son sort, une possible explication est donnée par Scott Ritter, qui se révèle un extraordinaire connaisseur sinon érudit de la religion chiite, et qui explique que toutes ces personnes avaient choisi comme leur Guide Suprême, le martyre d’une mort acceptée, « pour sauver la République Islamique par l’exemple qu’ils donneraient »
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1er mars 2025 (20h00) – ... Cette question prétend rappeler, pour suggérer le sens de la guerre contre l’Iran, le titre du livre d’Andrei Amalric ‘L’URSS survivra-t-elle en 1984 ?’, publié en 1970. Amalric s’était trompé de six ans, mais l’esprit du propos était entièrement valable et s’avéra complètement justifié.
Nous voulons donc laisser entendre, selon une chronologie beaucoup plus hâtive correspondant aux événements (l’attaque contre l’Iran) et aux principaux acteurs (Trump et le reste de la “génération-Epstein” [générationEpstein] où les Israéliens ont largement leur place), que la “guerre” commencée le 28 février pourrait éventuellement conduire à un collapsus de l’architecture institutionnelle des États-Unis, et donc à une chute des USA eux-mêmes.
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