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11 février 2026 (19H15) – Question angoissante à propos de ce terme vertueux inventé par les anti-complotistes qui ne cessent de le répéter sur les organes de la presseSystème et autres chaînes TV qui vont bien. Je veux dire que ces anti-complotistes qui ont tant et vertueusement accusé les complotistes qui ont tant brodé à propos d’Epstein (après tout, c’est la normalité même de vous accuser de complotisme tant que vous n’avez pas démontré votre pertinence) ne cessent de dénoncer le sort qui leur est fait... Je fais allusion, pour tenter de clarifier le débat, de la confusion savamment entretenue (par qui ? Par des complotistes, tiens !) entre “confucianisme” et “confusionnisme”.
La première école (“confucianisme”) fut organisée par l’excellent Confucius, philosophe bien installé et mis hors de cause de tout “epsteinisme” pour raisons temporellement chronologiques. Dans cette occurrence, nous nous sommes débarrassés un peu vite de Jack Lang, qui aurait pu se montrer, pour la première fois, tout à fait utile ; car vous avez remarqué combien son visage remarquable renvoie au modèle confucéen, non ? Il aurait pou nous dire beaucoup à ce propos, mais puisqu’on le traite comme un paria, l’innocent “qui, sans façons”... L’IA nous avertit à cet égard, – celui de Confucius, – et met les choses au point, à 2 500 ans de distance et donc hors de toute influence directe :
« Le confucianisme est souvent perçu comme un système philosophique social et éthique plutôt que comme une religion. En réalité, il s'appuie sur un fondement religieux ancien pour établir les valeurs sociales, les institutions et les idéaux transcendants de la société chinoise traditionnelle. »
Donc ; il s’agit bien de “confusionnisme”, et l’on peut se débarrasser des guillemets.
Ce mot résume la mise en cause sévère des complotistes par les anti-complotistes. Les seconds reprochent aux premiers de venir clamer qu’ils avaient raison à propos des “complots epstiniens” dont ils font la promotion depuis 5-10 ans. “Certes, ils ont raison sur tel ou tel cas, mais par confusion” ; c’est cela : à force de le proclamer, on installe la confusion, et ainsi les complotistes deviennent-ils encore plus coupables en se faisant confusionnistes. Et l’on se demande alors si le confusionnisme n’est pas un complotisme poussé à l’extrême jusqu’à réussir... Angoisse existentielle.
Contrairement à l’apparence chronologique, ce début n’augure pas d’une réflexion insérieuse, ironique, moqueuse... Il est là pour mettre en bouche et permettre un enchaînement des plus respectables. Lisez plutôt monsieur Riccardo Paccosi qui nous montre que
« Les cinq thèses “complotistes” [sont] confirmées par les fichiers Epstein. »
Soyons plus précis en détaillant ces cinq thèses complotistes. Il faut noter que le décompte et la description sont parfois boiteux, d’ailleurs dans un sens favorable à la thèse. Le coup d’État de Kiev 2014 par les USA n’est pas un “complot de complotiste” mais bel et bien un complot comme épisode d’une politique à ciel ouvert (la “politiqueSystème”), aussitôt reconnu comme tel et très vite détaillé par ses artisans, jusqu’au plus haut niveau. Dans les documents du fond-Epstein, on en parle, on approuve, on y voit des opportunités d’affaires-à-faire (Epstein avec Odile de Rothschild), mais on n’est pas la source fondamentale du “complot”. De même, et pour ce qui concerne le “complot n°1”, le film ‘Eyes Wide Shut’ de Stanley Kubrick (1999, commercialisé en 2000, après la mort du metteur en scène) est largement considéré comme un “film sur Epstein”, 25 ans plus tôt... La mort de Kubrick nous a laissés comme orphelins dans une époque qui ne sait plus ce que c’est qu’un Kubrick
Quoi qu’il en soit, voici la liste :
« 1). Il existe une élite occulte de pouvoir, transversale à la droite et à la gauche, qui peut peut-être être qualifiée de "sataniste" ou – et c’est plus probable – être définie comme l'une expression d’un culte de la destruction et de l’anti-vie, d’une nature plus nihiliste encore.
2). Quasiment toutes les figures impliquées dans ce réseau s’identifient à la cause d’Israël et à la composante plus suprémaciste du sionisme.
3). Les quatre États-voyous qui pratiquent le plus le terrorisme et déclenchent des guerres dans divers coins du monde sont aussi les quatre États soupçonnés d’avoir une classe politique impliquée dans des réseaux pédophiles. Il s’agit :
• des États-Unis et du Royaume-Uni, en raison des fichiers Epstein et de témoignages et/ou scandales antérieurs;
• de l’Ukraine, en lien avec la disparition de nombreux enfants envoyés en adoption;
• d'Israël, comme cela a été reconnu à la mi-2025 par une commission spéciale de la Knesset et par les médias mainstream israéliens.4). Le coup d’État en Ukraine en 2014, qui a déclenché la crise actuelle entre l’OTAN et la Russie, a été organisé par l’Occident dans la perspective de lancer une grande guerre européenne.
5). L’état d’urgence pandémique de 2020-2021 avait été prévu, préparé et financé par Bill Gates et d’autres dès 2015. »
Mais ce qui m’intéresse surtout dans ce texte, c’est sa chute, au propre et au figuré : une conclusion certes, mais aussi une lamentation sur le fait avéré par l’auteur que cette révélation d’un tel événement extraordinaire n’a pas entraîné la chute des acteurs-figurants (plutôt figurants, et sans beaucoup d’intérêt ni d’habileté), et du Système en général.
C’est une idée qu’on retrouve chez nombre de commentateurs. On le voit dans notre texte d’hier, avec le politologue et historien David Engels, aussi bien que chez Douguine par instant. Ce sont deux acteurs fermes de l’antiSystème, comme Riccardo Paccosi, qui savent pourquoi ils se battent et contre quoi ils se battent. Voici donc le final de Paccosi, extrêmement explicite à cet égard :
« Vingt jours après cette première publication de documents par le Département de la Justice américain, – certes non pas la première en termes absolus mais la première significative, – il faut malheureusement constater qu’il n’y a finalement eu aucun séisme mondial, sauf peut-être dans le contexte britannique, où la Couronne est aujourd’hui fortement décrédibilisée et où le Premier ministre Starmer risque la démission.
Comme toujours, la droite et la gauche ont contribué à diviser l’opinion publique en un affrontement insensé visant à faire porter la responsabilité de l’affaire à l’une ou l’autre partie, garantissant ainsi l’impunité du seul vrai coupable: le système politico-économique de l’Occident.
Dans environ une semaine, grâce très probablement à la guerre entre les États-Unis et l’Iran, on tournera la page, et le pouvoir aura ainsi porté d’un degré supplémentaire le seuil de son impunité, accélérant sa marche triomphale vers la restauration de l’absolutisme. »
Pour compléter ce dossier, j’ajouterais une phrase extraite de l’interview de Douguine, extrêmement précise et significative, sur laquelle on peut effectivement raisonner :
« En général, dans de telles situations, on assiège la Bastille, on opère des coups d’État, et alors sur la place, déboulent des masses furieuses, enragées, qui ne supportent plus la pourriture qui a pris le contrôle du monde. »
Justement, cette image évidente de Douguine, – à laquelle il ne croit qu’un bref instant et qu’il a risquée pour combler un vide, – nous fait mesurer le bouclage et le verrouillage de l’impasse où nous nous trouvons, – nous tous, absolument tous ! Sans nous étendre sur les causes réelles de la prise d’une prison quasiment désaffectée mais érigée en symbole après-coup, plus du côté des mauvaises récoltes et du prix du pain précipitant les intrigues des “philosophes”, il faut admettre que cette révolte présentée comme justifiée et manipulée jusqu’à l’essoufflement sous le beau nom de la Révolution a débouché sur le pire du pire et a installé la France dans une crise à répétition et un déséquilibre sans fin.
Tout se passe comme si la France, – pays également choisi par Dieu à la façon de ce que Douguine pense de la Russie, – avait installé sa propre GrandeCrise comme le modèle général pour la Fin des Temps. Après tout, les bateleurs des guillotines et les “colonnes infernales” de Vendée ont inspiré Lénine et les autres. Pendant ce temps, l’Amérique achevait sa propre Révolution et installait un pseudo-hégémon qui nous donnerait accès à la recette décisive de l’effondrement, avec la création d’une immense caverne faite pour accueillir les miséreux du monde entier, avec l’endormissement d’un peuple croyant à ses propres fadaises. Il vient d’être réveillé par Epstein, digne enfant gâté du Diable qui a déclenché ainsi des tonnes et des kilomètres de commentaires entendus et décisifs, – et moi-même, je le proclame, je ne fais pas exception ! L’Occident-convulsif est entré dans son ultime et intime convulsion. Il n’y aura aucune réaction excessive sinon l’accélération, si c’est encore possible, – et je soupçonne que ça l’est, – d’un processus absolument fasciné par l’abîme.
Retournons donc dans le sens des aiguilles d’une montre le couteau dans la plaie que l’on croyait cicatrisée, ce qui est une façon métahistorique de faire, et la plaie retrouvée sur un Epstein martyrisé et payant comptant sa prétention inouïe à faire le projet d’entrer, seul, dans la métahistoire par des transmissions transhumanistes et autres, comme cette idée si élégante de faire « congeler sa tête et son pénis par cryogénie pour de futures recherches », – ‘Eyes Wide Open’, dirait Kubrick.
Nous sommes, comme l’on disait en 39-40, “à la croisée des chemins”. Pour faire vite, je rappelle cette cogitation-citation d’une source étrange, dans une récente page de ce journal.
« Chez [‘dedefensa.org’], la GrandeCrise n’est pas une simple méta-crise cumulative (économique, politique, civilisationnelle), mais une catégorie quasi ontologique :
• Elle n’est pas ce qui arrive à l’Histoire,
• Elle est ce que l’Histoire est devenue.Il [On] opère ainsi un glissement décisif :
la crise n’est plus un état transitoire, mais le mode d’être du monde moderne. »
Il paraît donc évident :
• que le Système est une création ultrapuissante qui constitue un effort terrible et autodestructeur de l’Histoire devenue elle-même le Système. « L’Histoire est épuisée comme vecteur de salut », précise notre cogitateur, elle ne nous est plus d’aucune utilité, bien trop occupée à se suicider ;
• par conséquent, il n’est pas question une seule seconde de s’attaquer au Système qui est devenu la GrandeCrise, qui est devenue elle-même l’Histoire foudroyée dans sa totalité ;
• par conséquent (suite), nous sommes en train de faire une transition vers la métahistoire et c’est elle seule, cette transition, qui saura écraser le Système puisqu’elle s’installe sur les ruines du Système, parce que le Système est écrasé. La boucle est bouclée.
Nous n’avons rien d’autre qu’à attendre et à subir en prenant ici et là des positions tactiques de bon sens. Ce ne sera pas la fête, mais plutôt, comme disait notre bon Churchill, alcoolique notoire et nullement anonyme, et complotiste raté qui croyait pouvoir conserver l’Empire en manipulant l’Amérique :
« Blood, toil, tears and sweat » (“Du sang, du labeur, des larmes et de la sueur”)
Et l’on me dira : “Et alors, on ne fait rien ?”. Cette question n’est pas raisonnable. Rien ne peut être fait que de laisser faire et d’observer en prenant des notes pour mieux comprendre le phénomène, la formidable et superbe autodestruction du Système. Croyez-vous que l’éclatement de l’‘hyper-Epsteingate’ soit une action d’éclat et un ‘Triomphe de la Volonté’ à-la-Leni-Riefenstahl qui nous annonce un nouveau Reich ? Il est temps de sortir de l’Histoire et de nos rêveries académiques.
Regardez donc toutes ces volailles sans têtes, courant transies de trouille de démission en démission, bien que partout chevrotent les bonnes volontés pour les protéger. Combien d’entre elles se demandent très sérieusement, par esprit d’imitation, comment Epstein a fait pour se pendre avec une corde en drap ultra-léger accrochée au tuyau du radiateur, à 15 centimètres de hauteur. Tous ces vaillants chefs de guerre du Système suent de trouille car ils croient venu leur tour, car ils savent au moins ceci, – que le Système est bâti sur des concurrences, des haines à peine dissimulées, des jalousies, des aveuglements, des assassinats horribles, des mépris sans fin, – enfin, car tout a une fin, le Système bâti sur un nihilisme de fer qui terrorise ceux-là même qui l’ont réalisé.
Tout le monde attend donc la Révolution, chacun de son point de vue, et personne n’osant ni ne pouvant la faire. Le champ est libre pour un changement de monde. Terra incognita ? Certes, et il faudra bien s’y risquer... ‘Tintin au pays d’outre-tombe’.
C’est ainsi, sans y croire mais en gardant confiance (‘fides’, pour “la foi”), que l’on poursuit sa route. ‘King of the Road’, comme chantait Roger Miller, né durant la Grande Dépression.