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Démagogie et sélection naturelle de l'aristocratie

Article lié : De mon indifférence pour le complotisme

jc

  23/04/2019

Démagogie: du grec ancien "demos", le peuple, et "ago", conduire.
Étymologiquement un démagogue est donc quelqu'un qui conduit le peuple. Mais il suffit de consulter Wikipédia pour constater comme le sens du mot a dévié de son sens étymologique.
Pédagogie: de "ped", génitif singulier de παῖς, "paîs", enfant, et de "ago", conduire.

Lorsqu'on revient aux racines des mots, on voit qu'il n'y a aucune raison pour donner une connotation négative à la démagogie et aux démagogues. (Et on peut se demander si le sens contemporain de ces  mots n'est pas voulu par une élite qui préfère avoir à des enfants qu'à des adultes¹.)

Pour moi un magnifique représentant de la démagogie étymologique, un magnifique démagogue est l'astrophysicien Jean-Pierre Petit. Ses bandes dessinées -gratuites en version électronique- "Les aventures d'Anselm Lanturlu" sont reconnues comme telles puisque traduites en plus de quarante langues (et à un autre niveau -intéressant parce que ce sont des vidéos où JPP se met en scène- il y a toute sa série des "Janus").
(si, jeune enseignant, j'avais le droit de vote pour élire le démagogue étymologique de l'éducation nationale, je choisirais un type comme ça).

De la topocratie à la logocratie (comment le peuple doit sécréter son aristocratie)

À des élèves de CE1 ou de CE2 on distribue des triangles en carton, on leur fait dessiner puis découper les trois angles à l'aide d'un compas d'angles -c'est-à-dire un compas à ouverture fixe, et on leur demande de faire le puzzle qui montre que la somme (ie. la concaténation) des trois angles est toujours -c'est magique- l'angle plat, quelque soit le triangle choisi. C'est de la topocratie pure, de la monstration pure façon l'apôtre Thomas, c'est vrai parce qu'on le voit.

Plus tard, à des élèves de -disons- 4ème, l'enseignant demandera d'essayer de démagifier ça, c'est-à-dire de le dé-montrer. Il n'est pas inintéressant de savoir qu'Aristote a, dans sa Métaphysique, pris cet exemple pour illustrer les concepts de puissance et d'acte, et nous faire réaliser qu'une telle dé-monstration nous fait outrepasser le topos, le terrain, la physique, qu'elle est métaphysique. Certains élèves le feront, d'autres, déjà, ne le feront pas. Pour moi la véritable sélection naturelle de l'aristocratie commence là.

Toute dé-monstration, pour pouvoir être comprise, doit être rédigée le plus possible en langue naturelle -pour nous le français-; une dé-monstration est un récit qui doit avoir un sens. Une dé-monstration d'une propriété géométrique dit ce que l'on voit, traduit du topocratique bi ou tridimensionnel en du logocratique unidimensionnel -celui de l'écriture. Propriété pour moi absolument magique du langage naturel!

Thom: "La géométrie euclidienne fut le premier exemple d'une transcription d'un processus spatial bi ou tridimensionnel dans le langage unidimensionnel de l'écriture. En cela la géométrie euclidienne ne fait qu'appliquer à une situation plus rigide, mieux déterminée, une activité déjà présente dans le langage de tous les jours. La langue usuelle a pour fonction primaire, en effet, de décrire les processus spatio-temporels qui nous entourent, processus dont la topologie transparaît dans la syntaxe des phrases qui le décrivent. (...) la géométrie est un intermédiaire naturel, et peut-être irremplaçable, entre la langue usuelle et le langage formalisé des mathématiques, langage dont l'objet se réduit au symbole et le groupe d'équivalences à l'identité du symbole écrit avec lui-même. De ce point de vue, le stade de la pensée géométrique est peut-être un stade impossible à omettre dans le développement normal de l'activité rationnelle de l'homme³."


¹: "Tout ça, les enfants, c'est de la pipe", a dit récemment "notre" distingué président devant un parterre de maires.

²: Il n'est pas inintéressant de savoir qu'Aristote a, dans sa Métaphysique, pris cet exemple pour illustrer les concepts de puissance et d'acte, et nous faire réaliser ainsi qu'une telle dé-monstration nous fait outrepasser le topos, le terrain, la physique, qu'elle est métaphysique.

³: Et donc -je rajouterais- impossible à omettre pour éviter le décollage sémantique de tout langage (y compris informatique, pour permettre le décollage et le vol corrects du JSF par exemple!)

Dialogues.1

Article lié : Start-up Notre-Dame 2.0

jc

  23/04/2019

Je crois que le sous-titre suivant résume parfaitement le sujet: "Le grain de sable humain?"

Dialogues

Article lié : Start-up Notre-Dame 2.0

jc

  23/04/2019

Il y a un peu plus de 9 ans débutaient sur ce site une série d'une trentaine de dialogues entre Jean-Paul Baquiast et Philippe Grasset; série que je me représente, rétrospectivement et grossièrement, comme des dialogues entre un penseur traditionnel et un penseur contemporain.

En ce temps présent où la cathédrale de Paris est sous le feu(!) de l'actualité, il m'a été très éclairant de relire le "Dialogues-3: le grain de sable divin" par Philippe Grasset et sa réponse par Jean-Pierre Baquiast "Dialogues-4: L'individu dans l'Histoire".

Il y est en effet question de la comparaison -juxtaposition par la pensée- d'une cathédrale et d'une tour de Doubaï, c'est-à-dire de l'architecture traditionnelle et de l'architecture contemporaine, de la technique traditionnelle¹ et  de la technique moderne, et, plus généralement encore, de l'art traditionnel (A.T.) et de l'art contemporain (A.C.) (voire de la littérature traditionnelle et de la littérature contemporaine et, in fine, de l'intelligence traditionnelle et de l'intelligence contemporaine -quasi-alias l'intelligence naturelle et l'intelligence artificielle-).

Édouard Philippe: "Faut-il reconstruire une flèche? À l'identique? Adaptée aux techniques et aux enjeux de notre époque? Un concours international d'architecture portant sur la reconstruction de la flèche de la cathédrale sera organisé."

Sans m'attarder à une étude de ce texte -que PhG nous fera peut-être-, je joins ici le lien² trouvé dans l'article "De mon indifférence pour le complotisme"; pour que chacun puisse mesurer l'effet de la superposition de l'architecture traditionnelle et de l'architecture contemporaine; et pour que chacun puisse mesurer l'importance colossale de l'enjeu qui se profile derrière cette juxtaposition: une lutte à mort entre deux visions du monde.

Depuis dix ans environ que je m'intéresse à la politique et aux idées qu'elle brasse, je crois que, grosso modo, la vision contemporaine peut être qualifiée de matérialiste.

Un nouveau dialogue s'est instauré récemment sur ce site, un dialogue -discret- entre Philippe Grasset et moi; un dialogue entre un topocrate et un logocrate qui ont chacun leur propre vision du monde.

Du topos au terrain il n'y a qu'un pas, et également du terrain à la matière: un topocrate est donc naturellement plus proche d'un matérialiste que ne l'est un logocrate qui, lui, est naturellement plus idéaliste, plus "céleste". Politiquement un topocrate est naturellement plus près du peuple, plus démocrate, alors qu'un logocrate est naturellement plus près de l'élite, plus aristocrate. Au fond, notre dialogue est également une lutte qui, je crois, peut se résumer ainsi: "Vox populi, vox dei" ou "Vox dei, vox populi".

S'agit-il d'une continuation des dialogues JPB-PhG? Pour moi: non; catégoriquement non. Pourquoi? Parce que la matière est pour moi vivante, ce n'est pas la Matière (majusculée) considérée par PhG dans le tome II de "La Grâce de l'Histoire".

Daniel Rops (à propos du "Balzac" de Rodin): "Dans cette lutte prodigieuse entre la matière rétive et la volonté créatrice (...)".

Qu'est la matière (minusculée) pour PhG? Réponse dans le tome III de "La Grâce de l'Histoire".

Je ne sais pas si je qualifierais la lutte topocrate-logocrate de prodigieuse, mais ce qui précède montre quels sont, selon moi, les enjeux.




¹: L'art, en grec ancien, se disait "tèknè".

²: https://www.rt.com/news/457011-notre-dame-reconstruction-proposal-outrage/
 

le réel et la réalité. le vrai et la vérité.

Article lié : Mueller & les univers parallèles

Francois Cottet

  22/04/2019

"le monde est sans objet" disait Vadim Kozovoï.

Comme l'affirmait Guénon l'initiation personnelle n'est pas sans danger, il existe un très grand risque pour l'esprit de se perdre dans les nuées.

il est souvent parler de réalité objective mais de quoi parle t on? Le monde est rempli d'objet, de matière, de pierre qu'il est possible de découper, de trancher et assembler. L'esprit humain interprète l'image des ses objets passivement. Il les compare à des images antérieures déja mise en memoire puis a des mots eux aussi mis en memoire. La réalité est l'image que se fait chacun de monde exterieur: ce n'est pas le réel. la realité peut etre plus ou moins conforme du réel mais n'est jamais l'image parfaite du réel et la description par des mots de la realité est un univers secondaire détaché de l'univers réel.

Si la réalité ne colle pas au réel, il convient non pas nier le réel mais plutôt de mettre en cause la réalité concue par l'esprit. "je n'en crois pas mes yeux" est un expression caractéristique de la distance qu'il existe entre le réel et la réalite.

L'esprit est un entremeteur imparfait dont il faut se mefier comme de la peste. Il peut prendre, comme tout fonctionnaire, son autonomie et faire prendre des vessies pour des lanternes.

le réel existe hors de l'esprit humain. Le "new age" est une philosophie dangereuse pour tout esprit non guidé par un sage ayant bien les pieds sur terre.

ceci est une pipe et non pas ceci n'est pas une pipe.
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Trahison_des_images

Nous sommes dans deux univers virtuels qui doivent correpondre et surtout ne pas se disjoindre au risque comme l'affirme Platon de défaire le langage commun, ceci des lois de la cité.

Les poètes doivent être hors des affaires de la cité. Sinon les infra structures seront négligées au profits des arts décoratifs.

Des hommes politiques creux sans consistance.

Logocrate et topocrate (encore!)

Article lié : De mon indifférence pour le complotisme

jc

  22/04/2019

PhG est un logocrate (et je crois même qu'il a écrit quelque part -mais je ne me souviens plus où- qu'il en était un).

Un peu au départ par plaisir de la contradiction, j'ai essayé de ma placer à un point de vue opposé que j'ai qualifié -néologisme?- de topocratique, encouragé par la lecture des oeuvres philosophiques de René Thom, pour qui le topologique précède ontologiquement le logique. Pour moi le rapport du logocrate au topocrate, est le même que le rapport entre l'évangéliste Saint Jean -logocrate s'il en est- et l'apôtre Thomas, qui ne croit que ce qu'il voit.

S'il me fallait aborder le problème du complotisme en topocrate, en tenant compte de l'idée chère à PhG de "trou dans le continuum espace-temps", je partirais de l'image du sapeur Camenber: quand on commence à mentir, on doit faire un petit trou quelque part pour y dissimuler son mensonge. Mais pris dans l'engrenage du mensonge les trous à creuser sont de plus en plus grands et de plus en plus difficiles à dissimuler derrière des écrans de plus en plus grands (communicants = menteurs professionnels, presstituée, etc.). Jusqu'à un  inéluctable retour à la vérité de situation, retour qui, les peuples le sentent, se précise à grands pas.

Loin de moi l'idée d'une quelconque ironie dans ce qui suit (j'ai une grande admiration pour le logocrate Philippe Grasset qui accomplit sa "noble et lourde tâche"):

Thom: "Ce n'est pas un hasard si, finalement, l'une des meilleurs applications de la théorie des catastrophes est encore le modèle de l'agressivité du chien proposé par Christopher Zeeman. Malgré son caractère non quantitatif, qui a suscité la dérision des scientifiques professionnels, il a l'avantage inestimable de montrer ce qui fait la supériorité d'un modèle géométrique sur une construction conceptuelle. Expliquer linguistiquement son contenu oblige à des paraphrases compliquées dont la sémantique n'est pas évidente." (AL, Envoi)

Le dernier message de Thom est la dernière phrase de "Esquisse d'une Sémiophysique": "Seule une métaphysique réaliste peut redonner un sens au monde". Je me demande si le pour moi surprenant "La réalité est supérieure à l'idée" de l'encyclique "Laudate si" n'a pas un rapport… L'Église connaît les travaux de Thom¹.


¹: https://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_2006_num_104_2_7662
 

De la distinction entre indifférence et ignorance volontaire

Article lié : De mon indifférence pour le complotisme

Alex Kara

  22/04/2019

Dans l'affaire de Notre-Dame il y a assez d'indices pour établir qu'il s'agit de sabotage, arrêtons de prétendre qu'il n'y a pas de “Vérité” sur cette affaire-là.

Mais il ne faudra rien attendre des “cathos”, alors que c'est tout de même leur cathédrale. Pas une voix ne s'est élevée dans leurs rangs, et le moment de parler est passé.

Le problème ce n'est pas “le Système”, dont on ne cesse de nous répéter qu'il est finissant, et qui pourtant avance ses pions non seulement avec profit mais aussi avec superbe. Si une mosquée en France avait été atteinte par le même type de barbouzerie la situation serait absolument hors de contrôle, car force est de constater que les musulmans, même les plus tièdes, prennent leur religion bien plus au sérieux.

Le Système en France est littéralement dirigé par ceux qui sponsorisent Notre-Dame Version 3.0, ce sont tous des “cathos” (lire la liste ici : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/04/16/arnault-bettencourt-pinault-les-promesses-de-don-affluent-pour-la-reconstruction-de-notre-dame_5451035_3224.html )

Pour le dire encore plus simplement, les “cathos” français font partie du Système. C'est pourquoi les églises sont vides.

calcul du lundi de Paques

Article lié : De l’Antéchrist en macronie 

Francois Cottet

  22/04/2019


bonjour à tous.

Comme beaucoup de Français, mon enfance fut bercée par le rituel dominical de la messe. Mes parents me trainait par habitude passer une heure le dimanche matin  à user mon fond de culotte sur les bancs de l'église. Il s'agissait d'une épreuve à laquelle je ne comprenais rien. Dès l'adolescence mes parents renoncèrent à poursuivre ce cérémonial qui leur semblaient en fait superflu.
Il va s'en dire que sans éducation adaptée la religion catholique parait être complètement archaïque, dépassée, inadaptée au monde moderne dont tous les messages subluminaux font l'apologie des différents péchés. Les vertus traditionnelles sont l'objet de moqueries; pour s'en convaincre il suffit de voir sur quoi repose l'essence de la publicité actuelle.

Depuis lors, mon passage à l’Église n'était lié qu'aux cérémonies précédents les enterrements; il est d'ailleurs notable que le nombre de crémations est en forte augmentation, ce qui devrait faire réfléchir un peu le commun des mortels.


Tout ce préambule pour faire comprendre ce qui suit.

Un jour une idée simple m'est apparue: "Pourquoi tape on encore sur la religion catholique quasi défunte en France?", "pourquoi tirer sur le corbillard de catholicisme "

Oh la réponse fut longue à trouver, le chemin ardu tant la gangue de non dits ou de mal dits fut longue à percer. Beaucoup de lectures pas faciles d’accès mais aussi de réflection lentes très lentes. Parfois une petite vérité me laisser croire que j'étais arrivé à mon but mais très rapidement cela retombait comme un soufflé. Alors dépité, je recommençais à chercher. Merci à internet qui permet de trouver tous les livres rapidement: les livres fondamentaux: les Veda, les upanishads, les livres bouddhiques, les evangiles apocryptes, confusius et taoisme, les religions perses, égyptiennes.

Dire que je comprenais bien tous ces textes serait un peu présomptueux mais petit à petit les pièces s'assemblaient.

Et je lisais aussi les textes des grands philosophes: Platon m'ouvrit Augustin Avicenne et Philon, Aristote m'offrit Thomas et Averroes. Kant Hegel ne m'apprirent pas grand chose. Nieztsche et maitre Eckart m'ouvrirent le droit de penser au delà des mots, sentir les mots et qui dit sentir les mots dit voir la pensée de l'homme écrivant. Les Poutrelles que je démontais autrefois se mirent à se recontruire et je découvris l'édifice.

Cela me prit un quart de siècle pour comprendre un peu ce qu'est l'Eglise catholique. Il s'agit pour moi maintenant d'un chef d'oeuvre de la pensée humaine en tant de communauté. Cet assemblage de franciscains, de dominicains et de jésuites unis par le vicaire du Christ représente pour moi une agora stable et chaque pape essaie de redresser les excès de chaque pilier afin que chaque parole puisse s'exprimer. Mais l'Eglise n'est pas parfaite et l'apôtre Pierre a trahit le christ mais ayant reconnu ses erreurs Christ pardonna à ce disciple et lui donna les clefs.

Mais je suis un mauvais fils et je n'ai pas encore vraiment compris la dette que je dois et qu'il me faudra accomplir en allant à la messe le dimanche.

Il ne suffit pas de comprendre l'esprit de la lettre, je me faudra aussi remercier l'institution



 

Histoires de France

Article lié : Start-up Notre-Dame 2.0

jc

  22/04/2019

Volodymyr Zelensky vient d'être élu président de la république d'Ukraine après une campagne électorale où il a été le personnage central d'un feuilleton historique à succès.

L'histoire de la France d'en haut vue d'en haut, l'histoire de la France d'en haut vue d'en bas, l'histoire de la France d'en bas vue d'en haut, L'histoire de la France d'en bas vue d'en bas, histoires qui s'entremêlent. Les fondamentaux et l'accessoire, le contingent et l'universel, la Grâce…

Bien ficelé, un feuilleton comme ça doit pouvoir faire un tabac. Chute (dernier épisode) juste avant la "réinauguration" de Notre-Dame ((la ficelle à tirer étant pour moi grosse comme Notre Dame).  

Gérard Depardieu (dit 3G -pour Gros GéGé-) à la manoeuvre?

(Je ne suis pas spécialement fan de 3G. Mais:

- c'est un véritable acteur -et pas un simple comédien¹-;
- il est issu en première génération de la France d'en bas -il connaît donc et il connaît certainement une partie significative de la France d'en haut -Sarkozy, Jean- Marc Ayrault ...-;
- il incarne -au sens fort- la France et ses 365 fromages² (Obélix, Rabelais);
- je l'ai trouvé grossier, gros porc, à une certaine époque; mais j'ai changé d'avis lorsqu'il a été invité seul à une émission de "La grande librairie" de François Busnel.

À mon avis il a le potentiel pour impulser (et jouer?) ça.


¹: De Gaulle: "Un pays qui a plus de 365 fromages ne peut pas perdre la guerre."

²: Pour moi il y a autant de différence entre un comédien et un acteur qu'entre la Tour Montparnasse et Notre-Dame, qu'entre le nominalisme et le réalisme (philosophique).

 

@ Jacques Maurice

Article lié : De l’Antéchrist en macronie 

jc

  21/04/2019

(Il n'est pas d'usage sur ce site d'échanger entre commentateurs -et je trouve que c'est très bien ainsi, connaissant la vitesse à laquelle de tels échanges peuvent diverger de l'article qu'ils étaient censés commenter. Je le fais cependant parce ce qui est en rapport avec un thème dont je suis absolument convaincu qu'il est central pour PhG.)

JM: "Faire de la figure du Christ un objet de dogmes, d’érudition théologique, lui confère une dimension bien trop abstraite écartant le caractère vécu de la foi, d’une relation intime et personnelle avec Dieu."

Chacun vit sa foi comme il le veut/peut. Ce que j'ai lu avant hier de la philosophe Simone Weil¹ m'a convaincu instantanément et viscéralement qu'elle vivait intensément sa foi à un niveau d'élévation abstraite qui a laissé pantois un mathématicien comme Laurent Lafforgue, médaillé Fields, qui sait ce qu'abstraction veut dire.

Pour arriver au thème central de PhG, j'extrais de (¹) la citation suivante: LL: "Simone Weil parle de la brutalité de la matière qui résiste à notre propre volonté et reste à jamais insensible mais dit que cette brutalité est douceur parce qu'elle est obéissance à Dieu." (p.8)

La phrase qui résume le thème central de PhG est une citation de Daniel Rops à propos du "Balzac" de Rodin: "Dans cette lutte prodigieuse entre la matière rétive et la volonté créatrice (...)".

Depuis la lecture de (¹) j'associe dorénavant -et cette association me plaît- la rétivité de la matière à la mathématique. (Ce qui m'a fait remplacer un peu hâtivement "volonté créatrice" par "liberté créatrice" pour signifier par là que la volonté créatrice trouvait face à elle le mur de la mathématique.)

Car une autre citation de Simone Weil (p.6) -que je trouve absolument merveilleuse- m'a fait changer d'avis:
"La droite tracée à la craie, c'est ce qu'on trace à la craie en pensant à une droite. De même un acte de vertu c'est l'action que l'on accomplit en aimant Dieu. 5Le rapport est le même. On ne trace pas n'importe quelle droite… On n'accomplit pas n'importe quelle action."

"Dans cette lutte prodigieuse entre la matière rétive et le désir de procréation"?



¹: https://www.laurentlafforgue.org/textes/SimoneWeilMathematique.pdf
 

Effet saumon?

Article lié : Tension, USA : les milices face aux migrants

jc

  21/04/2019

J'appelle effet saumon l'impérieuse -et pour moi mystérieuse- nécessité qu'ont certaines espèces animales de venir se reproduire et mourir sur leur lieu de naissance.

Je flaire que ce phénomène existe de façon plus ou moins marquée pour toutes les espèces animales, évidemment modulé culturellement pour l'espèce humaine. C'est l' "explication" qu'il me plaît intellectuellement de donner à la bataille de Verdun: les poilus ont tenu parce qu'ils étaient littéralement enchaînés à leur terre, terre qui ne leur appartenait pas mais, au contraire à laquelle ils appartenaient, à laquelle ils étaient attachés, non seulement sentimentalement mais en quelque sorte physiquement.

C'est cette même lecture qu'il me plaît intellectuellement de faire à la frontière Mexique-USA: la force fédérale US -et son évident idéal de puissance en envahisseur allemand et les hispaniques -avec leur enracinement local peut-être multimillénaire- en poilus.

S'il s'avère qu'il y ait un soupçon de réalité dans ce qui précède, les globalistes-mélangistes ont du souci à se faire.
 

En ce jour de Pâques 2019 j'ai rêvé...

Article lié : Start-up Notre-Dame 2.0

jc

  21/04/2019

J'ai rêvé que le prochain jour de Pentecôte, jour de l'Esprit Saint pour les croyants, l'Esprit de la France converge vers le parvis de Notre Dame sous la forme de quatorze convois -quatorze parce qu'il y a quatorze routes nationales partant de Notre Dame- tirés par des chevaux transportant chacun une poutre de chêne au gabarit de la charpente à rebâtir, menés chacun par un homme et une femme en habit d'époque de leur province d'origine. Pas n'importe quel homme ni n'importe quelle femme mais des compagnonsdu devoir, descendant de ceux-là même qui ont bâti Notre Dame au XIIème siècle.

En silence, les quatorze poutres sont disposées en étoile au Point Zéro du parvis. Les quatorze femmes se placent dans le cercle central ménagé à cet effet, chaque homme à l'extrémité de sa poutre.

Alors les vingt huit jurent devant le peuple de faire leur devoir: que Notre-Dame soit restaurée pour le jour de Pâques 2022. Puis ils se retirent.

C'est alors que des Gilets Jaunes, vingt huit également, quatorze hommes et quatorze femmes, prennent possession du parvis, qu'ils rebaptisent Parvis de Nos Dames et se réunissent au Point Zéro du parvis, qu'ils rebaptisent Rond-Point Zéro.

Et déclarent: "Que le peuple souverain de France fasse lui aussi son devoir qui est de faire respecter la constitution qu'il s'est donnée". Aussi, dans l'Esprit de la constitution de la Vème république, et précisément en son article 2: "Que le Peuple de France ordonne qu'un impôt spécial soit levé pour cette occasion: 1€ par citoyen français par an pendant trois ans."

Que le Législatif légifère, que l'Exécutif exécute, que le Judiciaire juge, que la Cour des Comptes compte. Que tous fassent leur devoir et en rendent compte à leur souverain, le Peuple de France.

Vox populi, Vox dei.

Les Gilets Jaunes veilleront symboliquement à la bonne application de cet ordre du Peuple de France en se relayant pour occuper le Rond-Point Zéro jusqu'à Pâques 2022."

Questions à PhG (Guénon, Maritain et Paulhan)

Article lié : Au sujet de « Le Temps des Cathédrales »

jc

  21/04/2019

Aristote et Platon, Saint Thomas et Saint Augustin, la ligne thomiste réaffirmée au début de l'encyclique "Foi et rationalité", l'étrange "la réalité est supérieur à l'idée" de l'encyclique "Laudato si" pour moi qui ai été formaté dans ma jeunesse par le premier évangile de Saint Jean-, le pape François traité -sur ce site il me semble- de progressiste… En ces temps troublés quid des rapports entre Rome et Constantinople -et Moscou?-, et entre les trois religions abrahamiques? quid de leurs rapports avec le monde profane, politique, économique, financier?

Il y a quelques temps j'ai fait sur ce site un commentaire intitulé -si j'ai bonne mémoire- "À quoi joue l'Église de France?" à propos de la nomination en 2016 du très macronien Cédric Villani membre ordinaire de l'Académie pontificale des sciences. Et j'ai appris à la lecture de sa fiche Wikipédia que sa médaille Fields lui a été accordée pour ses travaux sur les équations de Boltzmann. Or Boltzmann est pour moi l'archétype du physicien nominaliste.

Le mathématicien français Laurent Lafforgue, également médaillé Fields, est un chrétien affiché (catholique?) dans sa pratique mathématique, ce qui est rarissime -de ce que j'en ai goûté¹-. Pour moi, c'est le candidat naturel pour être membre de l'Académie pontificale. Or c'est un grothendieckien, donc pour moi, sans hésitation², un platonicien, c'est-à-dire quelqu'un qui croit au réalisme (philosophique) des concepts qu'il formule et manipule -au contraire du nominaliste-. Serait-ce la raison de son non-choix?

La querelle des universaux a été initiée -ai-je lu- par Porphyre, disciple de Plotin. Aristote, rejetant les Idées platoniciennes, ne peut être considéré, selon moi, comme un "pur" réaliste (me rangeant à ce que je crois avoir compris de la position de Thom, je le considère comme conceptualiste-tendance-réaliste³).

Olivier, l'un des (récents?) commentateurs sur ce site, fait une remarque pour moi très éclairante à ce sujet: "La symbolique : "ce qui est le signe d'autre chose", car elle fournit un critère qui permet de différencier le réalisme et le nominalisme. Pour fixer les idées l'une des questions scientifiques pour moi centrales concerne l'entropie: est-ce un concept réaliste ou un concept nominaliste? Autrement dit les visions de la science de thom et de Prigogine sont-elles compatibles? Le seul indice qui pourrait me faire penser que ce concept est réaliste est une "petite phrase" de Thom: "L'entropie de Carnot-Clausius est devenue -puissante généralisation- l'entropie de Kolmogorov-Sinai" (AL, p.643); mais la querelle Thom-Prigogine de la fin des années 1970 tempère mon optimisme. (Pour moi tout ce que raconte les élites-Système, toutes les logorrhées d'Emmanuel Macron, tout ça pue le nominalisme.)


¹: Quarante ans (mais pas à ce niveau).

²: Un détail cependant me laisse perplexe: dans -de mémoire- un exposé intitulé "La vérité chez Grothendieck", LL rapproche Grothendieck de Hilbert. Or, pour moi, Hilbert est l'archétype du mathématicien nominaliste (car il croyait à la possibilité de l'axiomatisation des mathématiques).

³: Le médiatique Paul Jorion le considère comme nominaliste -et passe son temps dans son "Comment la vérité et la réalité furent inventées"- à dauber sur le platonisme.




 

plérome de Valentin. deux au carré.

Article lié : De l’Antéchrist en macronie 

Francois Cottet

  21/04/2019


à lire certains comentaire, il me semble que la pensée de Valentin, gnostique fort connu au debut du christianisme a lourdement influencé les penseurs. Il s'agit de la tentation de l'esprit humain de tout vouloir expliquer. Volonté et représentation. Cette chute dans le bouddhisme a entrainé la chute des civilisations. La raison en est l'aquoibonnisme.

La chair du christ est virtuelle selon Valentin. Alors à quoi bon faire des enfants physiques, alors pourquoi s'emmerder avec ça?

Réponse à jc

Article lié : De l’Antéchrist en macronie 

Jacques Maurice

  21/04/2019

Pour vous répondre jc :
J’ai été baptisé dans l’Eglise catholique et aujourd’hui encore, avec recul, je lui garde une préférence par rapport à ses jumelles protestantes et orthodoxes. Mais en ce qui concerne la chrétienté, je rejoins complètement Kierkegaard lequel dit : « la chrétienté a aboli le christianisme ». La chrétienté de faire de la figure du Christ un objet de dogmes, d’érudition théologique, lui confère une dimension bien trop abstraite écartant le caractère vécu de la foi, d’une relation intime et personnelle avec Dieu. Autrement dit, selon moi, la foi est bien plus existentielle qu’incantatoire et liturgique. Et je me dis chrétien non au sens d’appartenance à l’Eglise mais en tant que disciple du Christ, tout simplement.
De ce fait je ne crois pas que la chrétienté et l’Eglise aient un rôle à jouer dans la crise actuelle.
 
Je considère que la seule condition pour que la terre devienne paradis est que chacun ressemble au Christ, que chacun atteigne sa perfection. Autant dire que je ne crois pas au paradis ici-bas. Du reste son royaume n’est pas de ce monde, c’est assez clair.
En fait l’humilité la plus élémentaire c’est reconnaître qu’on n’est en rien parfait. Partant de là, et à plus forte raison à l’échelle collective, chacun peut deviner que le politique ne sera jamais que du moindre mal. Dès qu’il cesse d’être un moindre mal, sortant de son rôle, il devient totalitaire. Une société qui cherche le bien, veut le bonheur, est une société totalitaire. Sans l’ombre d’un doute. Et qu’est-ce que la modernité sinon le millénarisme idéologique. Millénarisme au sens créer un ordre social parfait. C’est pourquoi je dis que les sociétés modernes comportent par nature, dans leur essence, un humus totalitaire.
 
Si vous croyez les sociétés humaines perfectibles alors vous êtes millénariste donc à l’opposé de ma pensée.
Je ne saisis pas trop votre foi en la femme. La femme a les mêmes tares que l’homme et l’homme les mêmes que la femme. En revanche je crois qu’il y a une part de féminin dans le masculin et vice versa. Que l’homme accorde trop d’intérêt à cette part de féminin en lui et il verse dans l’homosexualité ; s’il la refoule, il verse dans l’homosexualité refoulée. Je crois que l’homme accompli est celui qui devine et accepte cette part de féminité, consacrant par là sa virilité au sens le plus vrai, à savoir la force de Jésus : la force de la douceur.
 

Une seule voix, et pas d'une seule voix

Article lié : De l’Antéchrist en macronie 

Alex Kara

  21/04/2019

"Mais j'ai bien peur que la chrétienté et les deux autres grandes religions abrahamiques ne soient elles-mêmes terrassées dans l'opération si elles ne donnent pas (enfin!) à la femme le statut qui lui revient dans la société: le premier."

JC je comprends votre point de vue, malheureusement en l'état la situation est beaucoup plus simple : fait-on déjà ce que l'on prêche, ou non ?

M. Benjamin Mouton a fait ce que sa conscience lui a dicté. Pour l'instant c'est le seul, le seul, qui a dit certaines choses importantes.

Si comme je le crains d'autres catholiques "dans les positions de pouvoir" ne parlent pas, à l'instar de Jacques de la Bollardière jadis ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_P%C3%A2ris_de_Bollardi%C3%A8re ) c'en est fini du catholicisme en France.

Une manière simple de dire cela c'est "vazy y a des mecs qui crament ton église et toi t'es comme un cocu, tu dis rien."

Une autre sera de dire que finalement le catholicisme relève de l'identitaire, c'est un costume. On est catholique comme d'autres sont gothiques ou gays, mais attention quand les choses deviennent sérieuses on est Valeurs-de-la-République telles qu'édictées par BFMTV.

Quand à la position de la femme dans cette imposture, c'est pour l'instant celle-là  :
C'est un chouette costume, attention, ça fait vachement classe pour les mariages. Et puis c'est un super réseau, à mon mariage il y avait le général Machin.

Mais quand ça va mal, je préfère invoquer l'aide des cristaux magiques ou de l'homéopathie, les magazines on dit que ça marchait bien.