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Malheureusement, on ne retrouve plus les notions de tactique et de stratégie qu'au jeu d'échecs !

Article lié : Notes sur une contradiction interne

patrice sanchez

  28/09/2020

Ah qu’il est loin l’esprit chevaleresque où les chefs risquaient leurs peau sur les champs de bataille !
Nous retrouvons cet esprit au jeu d'échecs avec un respect de l’adversaire et il n’est pas étonnant que les russes et leurs commandement soient de si redoutables guerriers, ce sont des joueurs d’échecs, qui savent ce que tactique et stratégie veulent dire, tout comme les iraniens où le jeu d’échecs fut inventé, nous avons le même esprit correct asiatique avec le jeu de go, qui à la différence des échecs qui sont une attaque frontale et " sanglante " bien souvent, est basé sur la stratégie de l'encerclement et du boa constrictor  !
Depuis la renaissance , la conquête du nouveau monde et les guerres napoléoniennes, la finance a tout perverti, l’art de la guerre et la géopolitique sont devenues de monstrueuses farces industrielles, il suffit de penser à ces maginots guignolos de maréchaux qui ont envoyé à l’abattoir toute une génération de jeunes en 14 - 18, et la technico tactique machiavélique s’est transmutée en doctrine bretzinskienne de joueurs de poker menteurs sur un plateau de jeu de bonneteau, et non un grand échiquier !!! avec tapis de bombes, coercition du dollar roi et drogue à gogo ! pendant que nos penseurs embarqués et stipendiés n’avaient d’autre alternative que d’inventer des systèmes de pensée qui collent à la réalité manipulée, la réalité pervertie jusqu’à la moelle et au trognon …
Et que dire de la colonisation et la déchirure de ses familles qui n’avaient rien demandé, qui voulaient vivre en bonne entente avec le peuple algérien et qui furent forcées de quitter un pays qu’ils aimaient comme mes parents qui sont nés à Mostaganem !
Vivement le monde d'après et le retour des âmes soeurs prophétisées par Nietzsche ... Je me permettrais de vous laisser un post bientôt car je viens de faire une découverte avec deux synchronicités à deux jours d"intervalle du feu et de l'aiglon de Zarathoustra, avec l'allégorie du char ailé et du cocher de Platon à mettre en relation avec la chute de Turin de Nietzsche :  " Le 3 janvier 1889, alors qu’il erre dans les rues de Turin, Nietzsche se précipite sur un cheval sévèrement battu par son cocher et l’embrasse. Le philosophe utilise son corps comme un bouclier face au fouet du bourreau. Il enlace le museau de la bête, sent le souffle haletant sur son visage et s’effondre en larmes. C’est le dernier sursaut nietzschéen avant le crépuscule.
Et si Nietzsche, par cette synchronicité follement hallucinante, cette allégorie du char ailé de Platon, cette folie poétique, don des Muses qui octroie au poète une vision similaire à celle des dieux et qui le rend contemporain du passé qu'il évoque, nous avait prouvé magistralement la divinité de son âme soeur, cette divinité faite Homme, ce surHomme zarathoustrien que je vais vous démontrer
tout au long de mon texte. "
Bien cordialement,
Patrice Sanchez
p.s.. Je me permettrais de vous joindre un texte qui parle du 16 ème siècle dans un chaos indescriptible  et à mettre en parallèle avec notre époque de total bouleversements ... en attendant le retour des âmes soeurs éternelles prophétisées par Nietzsche !: 
 Prophétie et renovatio mundi extrait de : « La partie supérieure de l’Univers » et « la matière première » : cosmos et renovatio mundi chez Loys Le Roy et
Giordano Bruno Dans le dernier livre de son traité, Loys Le Roy, l’humaniste de Coutances livre une
description sans concessions de la crise mondiale qui domine son époque – qu’une interprétation traditionnelle attribue à la punition divine pour les péchés et les vices humains. Il est intéressant de relire ces passages à la lumière du Lamento Ermetico
contenu dans le dialogue Spaccio de la bestia trionfante de Giordano Bruno, composé dix ans après le traité de Le Roy. Le philosophe italien y reprend un passage de l’Asclepios publié par Marsile Ficin, une prophétie qui annonce au « malheureux » siècle présent le retour imminent de l’ancienne sagesse, la renovatio mundi. Mais en se démarquant du texte hermétique, Bruno pose à la base du dialogue entre responsabilité et nécessité, entre raison et providence, la même vertu sur laquelle Le Roy avait fondé le renouveau de la communication entre Dieu,
l’homme et la nature : la justice.

https://journals.openedition.org/acrh/7888

 

Badia, Danièle et Daniel

Article lié : Retour sur des caricatures

Marc Gébelin

  23/09/2020

Badia Benjelloun a un style minimaliste admirable. Idéal en littérature, il peut dénaturer un acte journalistique.
Dire dans une phrase style in cauda venenum: "Il est difficile de ne pas percevoir dans la représentation humiliante d’Obono en esclave un écho sinistre de l’ensauvagement de Darmanin", c’est bouffer du Darmanin à peu de frais… Ce n’est pas Darmanin qui a fait article et dessins mais un journaliste provocateur (pléonasme). Bien sûr Obono s’est faite piégée par Bourdin mais elle n’était pas obligée d’aller chez ce faux-cul qui se croit fin et n’est que provocateur, tout comme Valeurs Actuelles. Ne l’avait-elle pas cherché par ses déclarations elles aussi provocatrices sur le drame de Charlie Hebdo et sur Dieudonné ?
Pour le Jyllands Posten et ses caricatures, il faut aussi refroidir les passions. Bien sûr il s’agit là encore de provocation et la provocation appelant une autre provocation ou bien servant de prétexte à pleurnicher, la société islamique du Danemark a bondi sur l’occasion. Les autres institutions islamiques ont suivi histoire de faire monter la mayonnaise : "Vous voyez bien qu’ils nous haïssent, nous les Musulmans". Mais dire que le dessin d’une "bombe disposée sur la tête d’un homme en guise de turban n’est pas une critique de l’Islam, mais "dit clairement et sans ambigüité que tout musulman est un terroriste", est faux. Un dessin ne dit pas, pour dire il faut des mots, un dessin suggère, laisse penser, caricature, il peut faire rire aussi, ce qui fut mon cas. Qu’ensuite les pisseux de Charlie aient cru intelligent d’en remettre une couche relève de provocations auxquelles ils sont accoutumés mais seulement contre les musulmans et les catholiques mais jamais contre les juifs. Là, je rejoins BB mais pas au point de dire que " Pipes est engagé dans un unique combat, la destruction physique totale des Palestiniens par la voie militaire". Ce qui en bon français se dit génocide. Accuser les Juifs de génocide nourrit là aussi la provocation même si on est en droit de se demander si les desseins cachés des Juifs Israéliens n’est pas de s’en débarrasser d’une façon ou d’une autre. Thème sur lequel en effet la FI Obono est peu prolixe. Mais comme elle est raciste en douce, elle n’a pas eu le temps de penser à être "anti impérialiste" comme le remarque BB. La preuve? Quand elle voit dans le premier ministre Castex d’abord "Un Homme blanc, puis de droite, puis bien techno et gros cumulard", c’est bien sûr de la provocation mais surtout un sentiment qui surgit spontanément dans sa jeune âme africaine. Imaginez que je commence un article sur Obono en écrivant : "Danièle Obono, noire, fille de bourgeois gabonais riches traficoteurs de la Franceàfric », que diraient les anges de BFM, les idiots graveleux de France Inter, ou le sinistre Mélenchon ?
Et enfin quand BB écrit : "Cette élue de la nation a eu à souffrir d’une blessure symbolique", puisque renvoyée à un passé esclavagiste et que c’est offensant pour elle et dégradant pour ceux qui ont commis le récit et le dessin, on ne peut s’empêcher de penser que c’est de bonne guerre. Qui sème le vent ne récolte-t-il pas la tempête ? Et finir par le refrain humaniste que seule la pure égalité entre les hommes est admise, ne fera pas que ceux qui ne l’admettent pas, changent : Madame Obono comme Valeurs actuelles.
Le fond de la question n’est donc pas le "racisme" d’Obono ou de VA, mais la détestation qu’on finit par avoir envers ceux trop différents qui, au fond de leur âme, ne respectent pas, et ne veulent pas respecter, les us et coutumes de ceux chez qui ils vivent. Les Blancs chez les Africains et les Africains chez les Blancs. C’est pourquoi on peut sans animosité aucune dire à cette dame, si les Français vous dégoutent tant allez vivre au Gabon chez papa.

qui bono

Article lié : Retour sur des caricatures

Marc Gébelin

  23/09/2020

Je peux comprendre qu'il est difficile de dire que madame Obono est raciste. Elle l'est. Mais évidemment, n'osera jamais le formuler et ses "interrogateurs" non plus. Cela doit resté tu. Parler de racisme, accuser de racisme, on sait bien ce que ça déclenche : hurlements, dénégations, folies de tous ordres de la part de tous les protagonistes. Ceux qui ne le sont pas, ou disent ne pas l'être, ceux qui le sont mais ont la sagesse de le cacher et enfin ceux qui le sont, qui n'ont pas de sagesse, mais le cachent quand même car il savent bien que "ce n'est pas une opinion, mais un crime", ainsi que l'a voulu la Loi. Comme par ailleurs depuis les prouesses conceptuelles de notre Assemblée nationale qui a écrit noir sur blanc que les races n'existent plus, on se demand bien de quoi on parle ! Madame Obono n'est pas "noire", son interlocuteur futé n'est pas "blanc", cela tombe sous les sens pour tout français ayant son bac. Moi ce qui me tombe sous les sens, ce n'est pas ce qui est dit ou a été dit, c'est la tête décomposée de ma petite soeur gabonnaise qui tente une dialectique historique (y parait qu'elle est historienne), pour essayer de justifier l'injustifiable en le cachant. Il serait si simple et finalement acceptable au nom de la liberté d'expression de dire : Ben voyez-vous, "raciste" je sais pas (c'est une théorie), mais les blancs, quand je les vois, beurk!...  comme le dit le poète nègre Gontran Damas :
Jamais le Blanc ne sera nègre
Car la beauté est nègre
Et nègre la sagesse
Car l’endurance est nègre
Et nègre le courage
C'est une certaine dame "noire" (les sens nous trompent n'est-ce pas) qui nous l'a récité à la tribune de l'assemblée nationale où siège une autre dame "pas très claire", voire carrément noire (sauf bien sûr si mes sens me trompent encore une fois)... dont l'âme est bien sur très "blanche".
Bon, si j'écris un poème en l'honneur des blancs, que va-t-il m'arriver? Obono ne va-t-elle pas me traiter de "nègre blanc"? Mélenchon m'accuser de répandre des thèses nauséabondes? Et pousse-caca (surnom donné au Président par un humoriste sévissant sur internet), m'envoyer les gendarmes? Madame Obono devrait se faire oublier, ça serait bien pour tout le monde.

 

Oups !

Article lié : Regarder la Russie au fond des yeux

dedefensa.org

  22/09/2020

Correction-oups effectivement faite, en remerciant notre lecteur : ‘viol’ s'est effacé devant 'vol’.

coquille

Article lié : Regarder la Russie au fond des yeux

Niels Wedderburn

  22/09/2020

Erreur : Le premier vol est reporté à 2022 en attendant pire.

c'est une revolution?, non Sire, c'est une auto-destruction

Article lié : Joe devenant Kerenski

Georges Oc

  16/09/2020

Comme tout le monde, je me pose toujours la même question: pourquoi les démocrates ont-ils choisi Biden??.
Et puis j'ai eu enfin, en toute modestie, l'illumination. Alors étant humain donc imparfait, je vous livre ma pensée, qui vaut ce qu'elle vaut, à savoir, pas grand chose, mais pas pire qu'une autre, et qui a le mérite de répondre à mes "angoisses", et cerise sur le gâteau, qui s'inscrit avec assez de justesse (à mon avis) dans la suite de l'article présent. Voici donc:
Si les démocrates ont choisi Biden, c'est parce que leur vrai programme, pas l'électoral, mais celui qu'ils appliqueront pour de bon, est totalement indéfendable, et surtout inacceptable en tant que promesse de campagne, par n'importe quel autre candidat démocrate, un tant soit peu réaliste et possédant encore quelques brides d'honnêteté et d'humanisme. Donc seul un sénile du cerveau pouvait se présenter avec un tel programme. Ainsi, l'avantage d'avoir un tel candidat pour le "système" c'est de pouvoir justifier l'injustifiable, et expliquer aux électeurs qui ont cru les promesses, que celles-ci venant d'un débile en fin de décomposition.
Et pour revenir sur l'article présent, les propos de Sanders collent parfaitement au scenario, dans la mesure où il permettra d'encore mieux tromper les gens en leur laissant penser qu'ils peuvent voter en toute confiance, puisque qu'il y aura Berni derrière Biden pour appliquer le programme de gôche. C'est tout en filigrane, et en suggestion, mais en aucun cas en promesses officielles fermes et précises. On dira aux gens" vous avez du mal comprendre, on n'a jamais dit ça et encore moins promis de telles choses"
Alors on doit comprendre que si c'est bien le scenario que j'évoque ici, il faudra s'attendre au pire : le système étant au bord de la faillite, seule une guerre pourra faire sortir ce pays du bourbier dans lequel il s'enfonce chaque jour.
Et la révolution dans tout ça, me direz-vous ? J'y viens
L'auteur de l'article évoque la révolution" en cours. Je suis désolé de ne pas le suivre dans cette idée, pour plusieurs raisons
1 - Les révolutions ont lieu quand le pouvoir exécutif s'oppose au pouvoir réel (productif, financier, scientifique). En 1789 la révolution a mis face à face, la noblesse au pouvoir absolu et totalitaire, et la bourgeoisie qui avait l'argent, la main-d’œuvre, et le reste. Actuellement aux USA, la classe moyenne est en train de s’effondrer et le pouvoir politique et le pouvoir financier sont entre les mêmes mains. Donc aucun conflit entre eux, sauf avec Trump qui a tenté un contre-pouvoir idéologique nationaliste, puritain et sans finesse, d'où l'ire du système envers lui.
2 - Ensuite, pour qu'une révolution réussisse, il faut des bases culturelles anciennes, bref il faut posséder dans ses gènes, les fondamentaux d'une société. Or les USA sont d'une part, trop jeunes et d'autre part trop temporelles (on préfère détruire pour reconstruire, plutôt que de garder des traces du passé). C'est à dire que ce pays serait capable de faire une "révolution" mais incapable de construire en définissant de nouvelles bases sociales et culturelles. Leur seule culture est celle du dieu dollar, et rien d'autre. Or on ne reconstruit pas un pays avec comme seule référence, l’argent en tant que seule finalité.
3 - Enfin historiquement, les américains n'ont jamais su résoudre leurs problèmes autrement que par la violence. Et mêmes quand ils acceptent de négocier, c'est uniquement parce qu’ils sont en position de force, jamais avant. Or si on veut survivre à une révolution, on doit être capable d'accepter la défaite et de poser les armes, ce que le peuple américain ne sait pas faire.
4 - J'oubliais un petit détail, les révolutions françaises et russes ont en commun la lutte puis la disparition du pouvoir religieux, alors imaginez si demain on brule les églises et on détruit les temples
Donc la révolution aux USA devra attendre encore pas mal de temps, si ce pays existera encore.
 

Castells et Sassen

Article lié : L’“Âge du Désordre”

Sebastien Antoine

  14/09/2020

Un lecteur de la "ville globale" de Saskia Sassen ou de la "société de l'information à l'ère des réseaux" de Manuel Castells pourrait-il se prononcer sur le lien eventuel entre ces deux bestseller qui décrivent la globalisation dans le language des sciences sociales et le présent article qui commente l'analyse de la banque allemande sur cette même globalisation ?

Amalgame de désordre

Article lié : Racines tranchées, arrachées, dispersées

jc

  11/09/2020

Trois mots extraits de: "De même, les pays de ce qu’on était accoutumé à nommer “civilisation occidentale”, devenue “contre-civilisation” pour moi, se fondirent dans un amalgame de désordre, perdant leurs identités, fondus dans la même dictature du Système, entrés dans une bouillie pour les chats parcourue d’automatismes conformistes, d’aveuglements hallucinés, d’inversions inconscientes et de subversions d’eux-mêmes."

Amalgame renvoie à la chimie et à l'alchimie, étymologiquement tiré de l'arabe avec la signification d'union charnelle, de copulation. Pour moi "amalgame de désordre" a donc ainsi le sens exactement opposé à celui indiqué plus haut (bouillie pour les chats), l'amalgame alchimique étant une synthèse ordonnatrice de la bouillie des éléments chimiques qui le constituent.

Pour moi PhG, dans la citation qui précède, a clairement en vue une fusion par entropisation au cours de laquelle les ingrédients se mélangent en une bouillie qui leur fait perdre leur identité. Mais il est connu que l'on peut également perdre son identité d'une autre façon, par exemple lors d'une union charnelle…

Je suis tombé il y a quelque temps sur la citation suivante due à un certain Pierre Delattre, ingénieur au CEA, citation qui me plaît bien car pour moi en rapport étroit avec la vision thomienne des choses:

"À partir du moment où la démarche de décomposition analytique et de reconstruction synthétique ne permet plus de retrouver les propriétés du tout, elle perd son pouvoir explicatif et devient pratiquement inutile".

 (Je ne suis pas un fan du deuxième principe de la thermodynamique -peut-être Delattre non plus…-.)

Remarque: les matheux savent amalgamer en un seul graphe dénombrable l'apparemment inextricable fouillis de tous les graphes dénombrables (il existe un graphe dénombrable universel, tout puissant, qui amalgame tous les autres).

 

Des lois mémorielles au masque, la fabrication d'une unanimité virtuelle ?

Article lié : La dé-mascarade des masques

Dominique Muselet

  06/09/2020

Bonjour M. Grasset, 

Je suis votre site avec intérêt et je viens d'utiliser votre article qui m'a inspirée, comme base de mon dernier article : Des lois mémorielles au masque, la fabrication d'une unanimité virtuelle ?

Un grand merci pour votre travail…

https://www.salaireavie.fr/post/des-lois-m%C3%A9morielles-au-masque-l-unanimit%C3%A9-obligatoire

Métaphysique, mathématique et réalité

Article lié : Les grands espaces métaphysiques

jc

  04/09/2020

Alain Finkielkraut: « Nous ne disposons plus aujourd’hui d’une philosophie de l’histoire pour accueillir les événements, les ranger et les ordonner. Le temps de l’hégéliano-marxisme est derrière nous. Il est donc nécessaire, inévitable de mettre la pensée à l’épreuve de l’événement et la tâche que je m’assigne, ce n’est plus la grande tâche métaphysique de répondre à la question “Qu’est-ce que ?” mais de répondre à la question “Qu’est-ce qu’il se passe ?”... ».

J'ai reproduit tout récemment¹ le rôle du métaphysicien selon Thom ("Son programme, fort immodeste, est de réitérer le geste du Créateur"), rôle qui est explicité à la page 32 de SSM² (2ème ed.), où Thom expose le rapport qu'il entrevoit entre mathématique et réalité: "Expliquons-le [le mécanisme formel qui commande à mes yeux toute morphogenèse] par l'analogie suivante entre le développement d'un embryon d'une part et le développement en série de Taylor à coefficients indéterminés d'autre part."

S'il faut en passer par là pour véritablement être un métaphysicien - et je suis tous les jours un plus convaincu qu'il le faut - alors je conçois l'embarras des métaphysiciens "classiques"³, et je comprends mieux la citation thomienne extraite d'un article (que je n'ai pas lu) intitulé "Infini opératoire et réalité physique": "Selon beaucoup de philosophies Dieu est géomètre; il serait peut-être plus logique de dire que le géomètre est Dieu." (AL, p.28). Je crains que beaucoup de métaphysiciens "classiques" se retrouvent dans la situation décrite par Thom¹:

"Mais très fréquemment, épuisé par l'effort de son ascension dans ces régions arides de l'Être, le métaphysicien s'arrête à mi-hauteur à un centre organisateur partiel, à vocation fonctionnelle. Il produira alors une "idéologie", prégnance efficace, laquelle, en déployant cette fonction, va se multiplier dans les esprits. Dans notre métaphore biologique ce sera précisément cette prolifération incontrôlée qu'est le cancer." Le cas de Hégel et de Marx (je n'ai rien lu ni de l'un ni de l'autre…) ?


¹: Commentaire de l'article "Tristes trotskistes".

²: SSM est un livre dense et technique. Thom en expose quelques idées maîtresses dans le court article "Une théorie de la morphogenèse" (MMM).

²: Je ne range pas le métaphysicien-né qu'est PhG dans cette catégorie, PhG à qui il manque seulement pour moi  un vocabulaire plus approprié pour que j'aie un espoir de le comprendre,

Est-ce que ce monde est sérieux?

Article lié : Les grands espaces métaphysiques

Baldoflorine Hazard

  03/09/2020

...
"9/11" la communication du mensonge.
"2020 Covid 19" le mensonge de la communication.
Qu'est-ce que ce monde est sérieux.

Voting in a De-Facto Military State

Article lié : RapSit-USA2020 : La voie de la déconstructuration

M.Paul

  03/09/2020

Que penser de l'article de Patrick Laurence paru sur Consortium News.
https://consortiumnews.com/2020/08/31/patrick-lawrence-voting-in-a-de-facto-military-state/
Voting in a De-Facto Military State
August 31, 2020

Une bifurcation chez Finkielkraut ?

Article lié : Les grands espaces métaphysiques

Sebastien Antoine

  03/09/2020

Alain Finkielkraut a sans doute toujours considéré son métier de philosophe comme un «  poste de sentinelle à l’affut ». Par exemple lorsqu'il encourageait avec véhémence l'invasion militaire de l'Irak par les USA sur les plateaux TV en 2003, juste avant les premiers bombardements.  Ceci dit, le fait que ce philosophe, acteur singulier du système de la communication, avoue ne plus rien comprendre de l'actualité est une grande nouveauté.  Peut être va-t-il bifurquer, à son corps défendant, vers une lecture métaphasique proprement philosophique de l'histoire, dont ce site est un exemple ?

Pour quitter notre espace-temps et y revenir

Article lié : Les grands espaces métaphysiques

jc

  02/09/2020

PhG: "Désormais, plus rien de nos explications habituelles, de nos références les plus estimées et les plus complexes, – et je parle ici sans l’ombre de la moindre ironie, – plus rien de tout cela n’a plus la moindre capacité de figurer dans le même complexe Espace-Temps où les événements nous ont emmenés. (...) Nous sommes dans un univers parallèle, un étage au-dessus, où règnent la maîtrise du Temps et la mesure de l’Espace."

Thom: "L'idée qu'une suite de transformations stables de notre espace-temps peut être dirigée, programmée, par un centre organisateur qui est une structure algébrique extérieure à l'espace-temps lui-même, pourra sembler d’une abstraction difficile à admettre. L'essentiel, comme toujours, est de n'y voir qu'un langage destiné à faciliter l'intuition de la coordination globale à tous les systèmes partiels régis dans ces transformations."  

Thom: "Comme la dimension de l'espace des activités neuroniques est énorme, nous pouvons sans doute réaliser mentalement des configurations stables, des idées dont le centre organisateur est de très grande codimension. Mais quand nous voulons exprimer cette idée, nous devons déplier le centre organisateur et procéder par sections locales de dimension quatre au plus, il en résulte que notre pensée verbale, notre pensée réellement consciente parce que communicable, reste à la périphérie de la figure de régulation, bien loin du centre organisateur de l'idée. Elle y rampe comme un mycélium de champignon et elle finit par la pourrir complètement. Alors a lieu la formalisation de l'idée ["Il suffit d'un mot, d'une phrase…"]".

PhG: "« la grande tâche métaphysique de répondre à la question (...) « Qu’est-ce qu’il se passe ? », n’est effectivement nullement un abaissement comme déjà signalé hier. C’est un point si fondamental qu’il doit bouleverser notre manière de pensée et d’appréhender la marche folle du monde."

Thom: "C'est Konrad Lorentz qui dans son discours Nobel a énoncé la formule : « Toute analogie est vraie ». Je crois la formule aventurée : il faut la munir d'un addendum : Toute analogie, dans la mesure où elle est sémantiquement acceptable, est vraie. Ainsi, dans ce domaine de l’analogie, le sentiment d'acceptabilité sémantique entraîne sa propre vérité. C'est là un puissant moyen d'investigation métaphysique (la métaphysique étant entendue ici en son sens technique : science des êtres en tant qu'êtres…)."

(Je rappelle à ce propos que la théorie des catastrophes est une théorie de l'analogie et que c'est dans ce cadre que ma citation thomienne favorite prend un sens: "Les situations dynamiques régissant l'évolution des phénomènes naturels sont fondamentalement les mêmes que celles qui régissent l'évolution de l'homme et des sociétés.".)

Une défaite souhaitée

Article lié : T.C.-93 : La promesse du crépuscule

__Dont Acte2

  01/09/2020

« Le pauvre Biden-dans-son-bunker »… La nullité crasse du personnage est connue de longue date dans ses propres rangs (récemment, vous citiez Obama  « il ne faut pas sous-estimer les capacités de Joe à tout foutre en l’air »). Pourquoi le parti Démocrate risquerait-il de tout faire capoter avec un tel canard boiteux ? À moins que son échec soit souhaité.

En effet, c’est à se demander si la victoire de Trump n’est pas programmée, ne fait pas l’objet d’un consensus minimal  au sein de cette fameuse Elite qu’on présente pourtant divisée entre conservateurs industriels-patriotes versus progressistes LGBTQ-BLM-transhumanistes destructurants. Avec un Sleepy Joe en sparring partner qui se coucherait pour de bon au 2ème round.

Non, non, ce n’est pas encore le coup du complot machin, juste l’histoire d’intuition haute et d’inconnaissance qui sont dans un bateau…