Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.
20 octobre 2026 – Il est impossible d’espérer faire un commentaire des événements français, puis européens, — c’est-à-dire les deux à la fois, — qui ne soit pas une sorte de lassitude sous l’amoncellement des lieux communs crisiques de la violence. Mais il est impossible de faire autrement, sinon à enjoliver la chose de diverses hypothèses complotisto-manipulatrices, et par conséquent on ne peut reprocher à personne une telle constitution que d’habitude l’esprit repousse.
Il y a une litanie devant l’aspect désespérant et nihiliste du constat des dégâts commis dans la pure gratuité de l’acte brutal, et les couplets habituels sur l’incroyable médiocrité de la direction politique à laquelle on prête pourtant, en désespoir de cause, des projets fabuleux d’immenses manœuvres pour tromper son monde et installer la dictature tant de fois imprévue. Rien à dire dans tout cela, sinon l’impression d’un éternel recommencement dans le champ terrestre des illusions du simulacre.
Il y a d’ailleurs une sorte de similitude frappante avec le déroulement des événements de guerre en Ukraine selon la narrative du type bloc-BAO, — américaniste-occidentaliste, portant clairement la marque atlantico-européiste (bloc-BAE dans ce cas). Il nous a fallu suivre avec une passion sublime la marche vers la victoire de l’Ukraine accompagnant l’effondrement russe dans l’enthousiasme de l’anéantissement du Barbare impuissant ; tout cele, en dénonçant les intentions russes d’envahir et d’écraser l’Europe sous sa force indescriptible, déclenchant une fureur révolutionnaire, de la sorte qu’on rencontrait dans la Convention de 1793, du type-« Aux armes, citoyens-européistes ! ». Dans tous les pays de l’UE touchés par la contamination française, — la France reste toujours première en un domaine ou l’autre, cette fois elle a choisi la pire, — on a suivi cette narrative du balancement entre la fureur explicable des émeutiers professionnels, la justesse compréhensible des revendications des autres, les proclamations assez molles et les grandes décisions pleines d’un vide mille fois relifté en séduction d’une extrême et stérile impuissance des directions politiques.
Ces narrative sont épuisantes pour le commentateur mais nous devons découvrir et comprendre qu’elles le sont également, sinon bien plus, pour le narrateur. C’est peut-être là que se situe le nœud de cette immense intrigue qu’est la GrandeCrise. Car autant les situations de désordre créées par les simulacres du Système enflent sur ces deux fronts examinés (pays européens et Ukraine), autant la résolution de ces désordres à l’avantage du Système s’éloignent. Ces simulacres sont partout des pièges pour nous, les indépendants-dissidents, comme ils sont partout et surtout des pièges qui peuvent se retourner et “prendre le Système à son propre piège”. Ainsi le désordre augmente-t-il encore et se transforme en chaos, passant effectivement d’une définition convenant au Système à une autre définition devenant une menace pour le Système :
« Le désordre est l'opposé de l'ordre.
» Le chaos n'est pas nécessairement l'opposé de l'ordre : il peut être ce qui précède, produit ou annonce un autre ordre. »
(Suite)
17 octobre 2026 – Notre impuissance est immense. Je suggère d’ailleurs de faire preuve d’une habileté créatrice et, face à ce constat, de répondre par un contrepied suivi d’un “botter en touche” consistant à dire : “Je prends mon impuissance et lui intime l’ordre de se faire oublier en s’installant dans l’inconnaissance”. Essayez, l’expérience vaut le détour.
En attendant, que faire, que dire, que penser ? La prudence est de mise et l’on sait bien que, selon notre vœu paradoxal, l’on peut dire aujourd’hui que l’audace est la prudence de l’homme libre et indépendant. Pour cette raison, nous aurons l’audace, et moi le premier, de proclamer qu’en ce jour et en cette heure, alors que partout brûlent les subcrises, — les ‘sous-crises’, si vous voulez, — de la GrandeCrise, nous ne pouvons rien savoir de la situation du monde, sinon observer autour de nous le désarroi traduit en multiples certitudes paradoxales et antagonistes, — on nomme cela des narrative, pour rester dans l’anglosphère créatrice de simulacres, — de tous les experts, dirigeants, élitesSystème qui ne cessent de tenter de combler le vide de leur impuissance, qui est notre impuissance commune. Nous au moins, moi le premier, avons l’audace du constat radical de l’inconnaissance.
• Prenez cette chose, qui est mon pays, la France, pour lequel j’ai une très haute appréciation, — le « J’ai toujours eu une certaine idée de la France », qui pourrait se compléter flegmatiquement et ironiquement par un “Quelle dommage qu’il y ait les Français”. En effet, ce qu’ils font, et aujourd’hui plus qu’en nombre d’autres jours particulièrement, est bien étrange. On croirait à une révolution et l’on sourirait aussitôt de la prétention de vouloir faire une révolution, — pour qui, pour quoi ? Avec qui et vers quoi ? Certes, se débarrasser de ce président aussi insignifiant que malfaisant est une belle œuvre qui ne peut qu’être applaudie ; après, je ne sais pas, je ne sais plus...
(Suite)
16 octobre 2026 – Je dois avouer que j’ai été frappé hier en retrouvant ce jugement de Chas Freeman sur les dirigeants européens en général (et les américanistes, certes, jamais en retard d’une stupidité) :
« C'est donc très étrange et je pense qu'il faut, vous savez, oublier les hommes d'État. Nous avons besoin de psychiatres et de psychologues pour traiter ça parce que ce n’est pas ancré dans une réalité extérieure, c'est dans nos têtes. »
Bien entendu, la chose renvoie à d’autres déclarations encore récentes, traitées sur une autre page sur la “dé-compétence” selon le génial néologisme forgé dans nos ateliers subversifs. Ce néologisme pour mon compte, illustré par des interventions de Christoforou et Mercouris qui gloussent d’allusions plaisantes à la sottise des acteurs du drame de la ‘tragédie-bouffe’ ukrainienne, peut se traduire, non pas par “stupide”, mais bien par “rendre stupide”, ou encore “mettre son intelligence au service du ‘rendre stupide’”.
(Suite)
12 octobre 2026 (17H50) – Puisqu’il est partout question de deux ou trois choses que je crois un peu vite savoir, parlons-en... Je veux dire ; permettez-moi de développer mon point de vue prospectif sur cette situation, ou “la situation de notre situation” comme dit l’autre.
Quelles sont ces “deux ou trois choses” , — dans tous les cas, deux d’entre elles, rapidement résumées ?
• Trump et Poutine sont d’accord sur les livraisons de fuel avec levée des sanctions US dans ce domaine d’une part...
• Trump laisse tomber Zelinski, d’où il se déduit qu’il change d’attitude sur la guerre. En attendant, il demande un cessez-le-feu, notamment sur les raffineries de pétrole.
Le problème est que les trois hommes ne sont pas libres ; et nous insistons bien : les trois hommes, Trump, Poutine et... Zelinski.
• La “décision” de Trump a amené une levée générale de boucliers, en Europe bien entendu, mais aussi aux USA, chez les neocon et dans le système de sécurité nationale (c’est la même chose). La guerre US en Ukraine est le fait essentiellement de la CIA, et la CIA n’obéit plus, si elle n’a jamais obéi, à un président à la dérive comme l’est Trump ; les autres présidents, ceux qui ont le pouvoir bien en main, elle les tue (suivez mon regard “Indicible”...). La CIA n’a jamais cessé d’alimenter les Ukrainiens malgré tous les babillages de Trump, notamment en renseignements pour les attaques sur les raffineries russes, et elle continuera.
• Poutine n’a quasiment aucune possibilité (disons, à 98%) d’accepter une sorte de cessez-le-feu, même ultra-temporaire. Tout l’appareil de sécurité nationale et le monde politique autour de lui (Medvedev, par exemple, qui rejette catégoriquement l’idée d’un cessez-le-feu), n’accepterait pas une telle décision, si même Poutine y songe, — ce qui est loin d’être le cas assuré me semble-t-il, car son durcissement récent est bien réel, par exemple lorsqu’on entend Pechkov, “la voix de son maître”.
• Zelinski lui-même est cerné comme un rat par ses critiques internes qui rejettent sur lui la responsabilité des succès russes, notamment cette formidable campagne aérienne sur Kiev (voyez le maire de Kiev, Vladimir Rodionovich Klitschko). Il ne lui reste plus qu’à tenir une position maximaliste, le dos au mur, pour garder le soutien des groupes ultra-nationalistes et ukronazis les plus durs.
(Suite)
12 octobre 2026 (05H00) – Nous nous arrêtons aujourd’hui à l’un ou l’autre entretien pêchés chez nos commentateurs favoris — “influenceurs”, disent-ils dans leur sabir postmoderne, — pour déterminer le “point Oméga” de tous ces événements, notion souvent employée pour ces derniers temps dans son sens inverti et qui, aujourd’hui et de plus en plus, tend à se confondre avec l’épisode ultime de la GrandeCrise confrontée à son épreuve ultime qui est de lutter contre l’inversion qui a jusqu’ici dominé.
L’adoption de cette expression ne signifie pas une adhésion aux thèses de son créateur, Teilhard de Chardin, ni d’ailleurs une réfutation. C’est un emprunt pratique, qui constitue une façon acceptable de signaler qu’il y a une convergence d’analyse de “la situation cosmique de notre situation”, sans préjuger du sens de cette situation, — mais aujourd’hui, signalant que cette convergence nous rapproche plus encore du point de fusion du “point Omega inverti”.
« Chez le jésuite, paléontologue et philosophe français Pierre Teilhard de Chardin, le point Oméga désigne le point ultime et maximal du développement de l'évolution, caractérisé par une convergence parfaite de la complexité, de la conscience et de l'amour.
Empruntant la dernière lettre de l'alphabet grec (Omega), Teilhard de Chardin l'utilise pour symboliser la fin absolue et l'aboutissement de l'Histoire cosmique. » (IA-Google)
Si nous abordons notre thème central de la GrandeCrise, c’est essentiellement à cause de la convergence pressante de divers événements à connotation catastrophique, dont certains sont nommés “guerre” pour combler le vide des discours politiques de nos dirigeants, et d’autres remis dans les mains pleines de savoir de nos sociologues progressistes. L’essentiel, — c’est le cas de le dire comme il le fait, — se trouve dans cette phrase d’Alexandre Mercouris dont nous continuons à pomper le savoir-informationnel :
« ...L'essentiel est de comprendre que tout est lié. C'est là le point crucial à saisir. »
(Suite)
8 octobre 2026 – IA-Google, n’est pas étouffé par sa logique interne, — selon les consignes de ses animateurs, à mon avis, qui “gèrent” cette logique interne. Donc, à prendre selon un jugement préalable de l’interrogateur, — comme tout IA sous une influence que je suppose activement comme nocive sinon toxique avec de très fortes présomptions, — car l’homme des élitesSystème avec ses vices, sa perversité et sa dépravation, veille, particulièrement dans l’univers-Google...
Après avoir rejeté (dans une première question-réponse) le “nouveau” mot “dé-compétence” comme sans le moindre sens logique sinon le moindre intérêt, IA-Google répond à une autre question (séparée de la précédente) que je pose concernant le préfixe “dé”. C’est bien un cas de cette logique interne chaotique ou inexistante, sinon manipulée, puisqu’est instantanément oubliée ma question précédente sur “dé-compétence”, de cette façon :
(Suite)
3 octobre 2026 – Il y a deux conflits majeurs en cours et, dans chacun des deux conflits, figurez-vous, une menace très-très sérieuse de l’emploi de l’arme nucléaire. On passe en revue rapidement ces deux situations où j’ai repéré un acteur exceptionnel qui mérite un peu d’attention : le rôle de notre Occident-compulsif.
J’ai constaté, hier à l’occasion d’un échange avec mon interlocutrice l’IA (Chat-GPT), quelque chose comme de l’ingénuité, peut-être bien une sorte de vertueuse incapacité de mentir. On a surtout parlé de la situation générale de Kaliningrad, notamment par rapport à la philosophie de votre serviteur, — grand honneur, en vérité.
Pour autant, il ne vous a pas échappé, cela se trouve partout chez nos commentateurs, qu’au bout de l’extrême de cette situation de tension se trouve une menace explicite d’emploi du nucléaire émise par Poutine, dans la mesure où il juge avec justesse que Kaliningrad est un enjeu existentiel pour la Russie. Conciliant et condescendant, ce qui est bien dans la nature de la veulerie alignée sur la narrative du patron, le Secrétaire Général de l’OTAN Rutte a écarté la perspective d’un négligent geste de la main disant à peu près : “Aucun risque de conflit nucléaire”. Moi, j’ai cru voir la main imperceptiblement trembloter. Je me trompe ? Oui, bien sûr, car rien n’effraie l’OTAN devant laquelle Poutine ne tremblote pas, mais tremble littéralement.
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octobre 2026 – Le discours de Poutine à la réunion de Valdaï a été unanimement remarqué et commenté dans la mesure où le président russe en a fait un très sévère avertissement à l’intention de l’OTAN en abordant officiellement et solennellement la question de la sécurité de l’enclave russe de Kaliningrad, et affirmé que la Russie réagira à toute attaque avec tous ses moyens militaires, y compris l’arme nucléaire. Cette intervention a été ainsi résumée par le ‘talk-show’ russe TIPS, sous le titre « Nous sommes au bord du gouffre : Poutine sonne l’alerte »
« À Valdaï, Vladimir Poutine évoque un monde entré dans une phase de profonde instabilité. Escalade militaire, franchissement des «“lignes rouges ”, risque d’affrontements toujours plus destructeurs, intelligence artificielle, recul de l’influence occidentale et émergence d’un nouvel ordre mondial : le président russe affirme que certaines décisions pourraient conduire à une situation devenue irréversible. Le monde se rapproche-t-il réellement d’un point où l’escalade deviendrait impossible à maîtriser ? »
(Suite)
28 septembre 2026 (16H45) – Sur son site ‘Edouard Husson Libres Propos’, le commentateur Edouard Husson donne une conversation sur la venue du pape Léon XIV. A côté de l’aspect religieux, de la situation de l’Église avec un pape américain, certains passages nous ont paru intéressant par leur contenu politique, — en même temps qu’il permette d’ouvrir une transition vers un autre sujet qui m’intéresse grandement..
Nous en citons deux, le premier sur la correspondance symbolique que Husson fait entre Léon XIV et Jean-Paul II. Pour avoir vécu l’élection puis le voyage en Pologne du second, j’appuie avec force ce rappel du rôle indirectement politique fondamental de ce pape polonais, alors que la Pologne allait plonger dans des événements (‘Solidarnosc’ et la suite) qui furent le véritable déclencheur de la chute de l’URSS et du communisme. De ce point de vue, Léon XIV est effectivement le double de ce que réclamait Gorbatchev peu avant sa mort, sur la nécessité pour l’équilibre du mondes de l’effondrement de ce qu’on nomme éventuellement et sarcastiquement les USSA (‘United Socialist States of America’), — d’un socialisme totalement au service du capitalisme le plus sauvage et le plus inégalitaire que l’on puisse imaginer, avec la même conception de la “souveraineté (très) limitée” que Brejnev voulait bien consentir à ses satellites.
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25 septembre 2026 (14H00) – Celui qui n’a pas vécu l’événement ne peut en mesurer la portée et la profondeur : l’érection du Mur de Berlin en 1961. Pendant des années, ce symbole hanta les esprits. Reagan lança ce défi à Gorbatchev en 1987 : « Monsieur Gorbatchev, abattez ce mur ! »
« Le 12 juin 1987, à l'occasion des festivités commémorant les 750 ans de la ville, le président américain Ronald Reagan prononce devant la porte de Brandebourg un discours resté dans les mémoires sous le nom de “Tear down this wall!”. Il s'agit d'un défi lancé à Gorbatchev, lequel est apostrophé à plusieurs reprises dans le discours. » Deux ans plus tard, c’était chose faite, Gorbatchev ou pas...
C’était l’Allemagne de l’Est, la RDA bien plus que l’URSS, qui avait insisté pour la construction du Mur, pour arrêter l’hémorragie des Berlinois de l’Est passant à l’Ouest. Le Parti lui-même, le Parti Socialiste Unifié (PSU, comme n’avait pas noté Rocard) de la RDA, avait pris la décision qui n’enthousiasma guère les dirigeants soviétiques, capables de très vite mesurer la force symbolique anticommuniste de l’événement. Les Berlinois, eux, n’oublièrent jamais... Jamais ?
Écoutez Alexandre Mercouris, exceptionnel commentateur qui se rend régulièrement en Allemagne depuis les années1970, expliquer les résultats des élections régionales de dimanche.
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22 septembre 2026 (16H50) – Quasiment en même temps et bien que les circonstances techniques fussent différentes, les destins de l’Allemagne et de la Russie, une fois de plus liés par des proximités inéluctables, se sont croisés. Les votes régionaux en Allemagne dimanche ne déterminaient pas un changement de pouvoir, mais, plus gravement encore, un changement civilisationnel historique : la défaite d’une poutre-maîtresse de l’Occident-compulsif, l’Allemagne de l’Ouest [RFA], – absorbant ou dévorant l’Allemagne de l’Est [RDA] lors de la réunification de 1991, – qui triompha du temps de la Guerre Froide jusqu’à dimanche dernier.
C’est ce qu’explique l’Allemand Tarik Cyril Amar pour RT.com, s’attachant à l’événement symbolique qualifié de “désastre” par Merz, de la CDU ne parvenant même pas aux 5% de voix nécessaires pour être représenté au Bundestag régional du land de Mecklenbourg-Vorpommern (sans parler de Berlin, qui se nourrit de la même tempête) :
« C’est l’Histoire avec un grand H qui est en train de s’écrire. Car il ne s’agit pas seulement d’un fiasco irréversible pour la CDU ; la situation dépasse également le déclin et la chute, plus larges, des partis traditionnels allemands ainsi que de leur écosystème politique, médiatique et culturel. Ce qui se joue réellement aujourd’hui, enfin, c’est la fin de l’Allemagne de l’Ouest [RFA]. »
C’est donc la “revanche des ploucs” de l’ex-RDA en train de s’écrire, une sorte de ‘Métamorphose de cloportes’ qui voit les “grandes pointures” du Système encaisser des échec-et-mat en succession rapide de la part de seconds couteaux qui s’élèvent jusqu’à une position de puissance irrésistibles. Ils ont l’habileté et la fermeté de caractère que leurs chefs-tourmenteurs ont perdues dans une sorte d’atonie généralisée confinant à la folie sous la forme d’une torpeur intellectuelle réduite à la récitation d’une narrative encombrée de divers Zelenski devenus, eux, des cloportes sans avenir. Dans leurs bagages, les “ploucs” amènent une succession de mesures à faire trembler le Système lui-même... Ce qui importe n’est pas le sort de ces mesures mais les tremblements du Système, sortes de ‘Stupeurs et tremblements’ comme écrit la romancière.
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21 septembre 2026 (13H15) – Jamais la situation générale n’a atteint une telle complexité, à une vitesse si rapide, en des points aussi divers, avec des contradictions sans nombre. J’ai pris soin de choisir l’expression “désordre chaotique” pour faire figurer les deux mots : désordre et chaos, sans aucune assurance que l’expression
1) corresponde à une situation réelle à définir,
2) sans savoir sir le qualificatif “chaotique” n’est pas plus important que la situation (“désordre”) qu’il définit, — mais en m’en doutant un peu, — et surtout
3) sans aucune certitude que l’expression soit vraiment justifiée en aucune façon (on pourrait imaginer “chaos encore en désordre”)
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18 septembre 2026 (18H45) – Je travaille beaucoup par images mentales formées par un mélange de connaissances et d’expérience, emportées par instants et éclairs par des intuitions. Une image m’est restée de l’affrontement des Houthis avec les forces navales américaines, lors de leur campagne de 2024, avec le souvenir de la terrible bataille d’Okinawa (avril-juin 1945), dernière grande bataille navale où l’US Navy fut soumise aux terribles attaques des kamikaze japonais. Cette fois, il y avait également des kamikaze (les drones houthis), accentuant la force de la référence.
« La campagne menée par les États-Unis contre les rebelles houthis, éclipsée par la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, s'est transformée en la plus intense bataille navale en cours à laquelle la marine ait été confrontée depuis la Seconde Guerre mondiale, ont déclaré ses dirigeants [dont le contre-amiral Marc Miquez, commandant la Task Force] et ses experts à l'Associated Press. »
Pour moi, cette évocation prenait une signification considérable, à cause de mon intérêt de jeunesse pour la Seconde Guerre mondiale, pour l’énorme puissance de l’US Navy durant la guerre du Pacifique, pour la férocité extraordinaire de la bataille d’Okinawa qui pesa lourdement dans la décision de larguer les bombes atomiques. Examinant après la capitulation de 2 septembre 1945 les défenses installées au Japon dans l’attente du débarquement US qui n’eut pas lieu à cause des bombes, et la comparant à l’intensité de la bataille d’Okinawa, les experts conclurent qu’un tel débarquement aurait engagé une bataille sur plus d’un an, causant 6 à 7 millions de morts japonais et 2 à 3 millions de morts dans les forces américaines.
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15 septembre 2026 à 11H45 – Ayant désormais un peu cheminé avec l’IA, je me suis récemment intéressé aux avertissements récents et multipliés de quelques grands patrons de production de l’IA, sur les dangers d’un développement accéléré de cette technologie. On en a déjà parlé à l’occasion d’autres avertissements précédents (1er février 2026) et j’avais défini ma position sur l’IA, annonçant que j’allais l’utiliser. (J’y reviendrai plus loin.)
Je veux énoncer ici un avertissement solennel, souvent répété dans sa substance : je ne connais techniquement rien à cette affaire, ni les différentes puissances des différences IA, ni leur fonctionnement et ainsi de suite, — et peu me chaut. Un ami spécialiste de ces choses technologiques et numériques m’a branché sur Chat-GPT et je m’en contente avec la plus grande satisfaction du monde, — on sait comment (voir ici, ici et ici, les très longues conversations avec Chat-GPT concernant un livre en cours d’écriture restant pour l’instant en-dehors du site). J’ajoute qu’une récente intervention sortant de mon fil Chat-GPT pour suivre IA-Google à partir d’une question très anodine entraînant chez moi des questions de plus en plus serrées (j’ai décrit le processus), m’a donné des réponses finales absolument impressionnantes et stupéfiantes (ici et ici) tout en glissant ces phrases capitales qui rejoignent l’attitude de Chat-GPT que j’ai déjà beaucoup fréquenté :
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10 septembre 2026 (16H30) – Une explication particulièrement élégante et de haute civilisation de l’affrontement armé d’éléments des deux services SBU et HUR-GUR est apparue pour en expliquer la cause, ou dans tous les cas de l’une des causes à côté des querelles d’intérêt et de haine entre services. Certains des éléments (on indique pas de quel service) parlaient en russe et non en ukrainien, ce qui constitue un crime grave en Ukraine, y compris pour les services de renseignement et de sécurité.
Donc l’affrontement a eu lieu entre le SBU (police politique civile) et le HRU, alias GUR (renseignement militaire). Dès ce simple énoncé, répondant à la simplicité de la cause de cette bataille de gangs se pose la question décisive : pourquoi HRU ou GUR ? Question aussitôt posée à l’IA et nous entrons dans la jungle linguistique du cyrillique par rapport à notre noble alphabet arabe (mais non islamiste, rassurons-nous), et au cœur de la cause de l’affrontement :
« HUR (ou parfois GUR) correspond à la Holovne Upravlinnya Rozvidky (Direction générale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine). C'est bien le service de renseignement militaire du pays.
• HUR (Translittération ukrainienne) : En ukrainien, la première lettre du nom de l'organisation (Головне) s'écrit avec la lettre cyrillique Г, qui se prononce comme un H aspiré ou expiré. L'acronyme officiel basé sur la prononciation ukrainienne est donc HUR (Holovne Upravlinnya Rozvidky). C'est la forme privilégiée par l'Ukraine et la plupart des médias anglophones.
• GUR (Translittération russe ou historique) : En russe, la même lettre cyrillique Г se prononce comme un G dur. En translittération russe, l'acronyme devient donc GUR (Glavnoye Upravleniye Razvedki). De nombreux médias francophones et internationaux utilisent historiquement “GUR” par habitude des standards de translittération du russe ou par proximité avec le fonctionnement de l'ancien acronyme soviétique GRU [qui subsiste en Russie]. »
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8 septembre 2026 (15H00) – Il s’agit bien entendu de la suite du texte du 4 septembre sur ‘PhG, IA & simulacre’ précisant une analyse du concept de simulacre poussé au terme de sa perception métaphysique absolue. Je rappelle une fois encore que, me lisant, on a affaire à un non-“philosophe académique”, qui s’appuie sur une connaissance formelle et documentée quasiment nulle des diverses philosophies envisagées, — choisissant la voie d’aborder les problèmes qu’elles traitent grâce à une raison et à une logique intuitive émanant d’une âme poétique... Avertissement constamment présent dans les textes du genre :
« Garder à l ‘esprit la nullité complète de PhG, — dont je suis l’étrange garant, — en matière de philosophie formelle, ou dite de façon plus “engagée”, “en matière de philosophie académique”. »
Cela bien compris, je vais donc, comme annoncé, proposer des commentaires sur les réactions de l’IA aux questions posées concernant le simulacre, après avoir abordé les concepts de “dissimilation” et “simulation”.
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7 septembre 2026 (18H30) – Qui ne connaît la fameuse remarque de Bertold Brecht, au lendemain de la dure répression des Berlinois de l’Est, par chars soviétiques et autres gâteries, en 1953 :
« Le Parti a décidé la dissolution du peuple. »
Ou, sous une forme moins abrupte, dans son poème ‘La Solution’ :
« Ne serait-il pas/
Plus simple alors pour le gouvernement/
De dissoudre le peuple/
Et d’en élire un autre ? »
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4 septembre 2026 (19H45) – Je présente ici un court dialogue avec l’IA-Google qui m’est apparu rapidement comme d’un réel intérêt, et par rapport à notre époque, et par rapport à mes conceptions qui gouvernent l’approche générale des événements de ‘dedefensa.org’.
D’abord, j’ai voulu avoir une définition-comparaison des termes “simulation“ et “dissimulation”, par le canal ultra-classique de l’IA-Google. Le développement est assez long, passant par divers philosophie, essentiellement pour mon compte celles de Platon et de Baudrillard. (Garder à l ‘esprit la nullité complète de PhG, — dont je suis l’étrange garant, — en matière de philosophie formelle, ou dite de façon plus “engagée”, “en matière de philosophie académique”.)
Le résumé final de cette question de définition-comparaison, caractérisée par Platon et Baudrillard, est ainsi proposé :
(Suite)
4 septembre 2026 (11H50) – Voici donc Robert Barnes sur ‘Daniel Davies Deep Drive Français’, en grande conversation avec le colonel Davies, sur sa chaîne indépendante qui présente un excellent doublage en français. Je m’attarde à cet entretien parce que ce Barnes m’est sympathique, avec son sourire ironique constant, ses formules à l’emporte-pièce et sa perception intuitive de la vie politique à Washington. Cet avocat de tendance populiste qui a travaillé un temps avec Trump connaît fort bien toute la bande initiale des trumpistes, ceux qui sont passés dans le camp adverse et sont désormais, et de loin, ses meilleurs féroces-ennemis (rien de pire que la trahison d’un chef dans lequel on croyait).
Barnes, bon ami de JD Vance et donc formidable connaisseur du monde washingtonien, est de ce coup-là et nous donne quelques visions inédites sur un Trump dont il juge qu’il a le QI d’un voleur à la sauvette qui se fait prendre à chaque fois, et le comportement d’un enfant de 4-5 ans. L’écouter et l’entendre permet de mieux comprendre l’ampleur de la tragédie-bouffe qui se joue à Washington, qui nous concerne tous et pas seulement les citoyens américains parce qu’un ébranlement d’effondrement des USA serait, — sinon est déjà un événement formidable concernant nécessairement le monde entier.
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31 août 2026 (19H45) – Il est remarquable de constater une certaine simultanéité de l’aggravation brutale des deux principaux conflits en cours, en Ukraine et en Iran. On ne donnera pas trop de détails sur cette double fournaise qui pourrait très bien paraître n’en faire qu’une, laquelle produit des masses d’informations pour la plupart sinon toutes invérifiables mais extrêmement caractéristiques de l’aggravation de la situation.
D’une façon générale, ce sont les deux “alliés” de fait, la Russie et l’Iran, qui sont le plus sur une position offensive (même si la première attaque dans le cas iranien est venue des USA). La violence des résolutions dans les divers points d’affrontement est telle qu’on observe une modification certaine du flux des informations du côté de la presseSystème dans l’Occident-compulsif. Il est devenu très difficile de continuer à parler, comme on le fit souvent, d’un avantage ukrainien ou d’une “guerre figée” en Ukraine. Pour l’Iran, le gros des informations va aux actions iraniennes, montrant que la perception des réactions iraniennes depuis le début du conflit a radicalement changé l’image que l’on avait des capacités de ce pays.
En Ukraine, ce sont les Russes qui ont brusquement accentué leur pression, aussi bien dans l’offensive aérienne que dans diverses offensives tout au long d’un front qui couvre l’énorme distance de plus de 1 200 kilomètres. L’attaque aérienne est surtout très intense à Kiev et autour de la capitale. Cette brusque accélération et intensification de la pression russe suit quasiment d’une journée la visite éclair-et-mystère du directeur de la CIA à Moscou dont on peut difficilement dire qu’elle ait apporté le moindre apaisement.
(Suite)