Analyse, c'est un sujet développé plus en profondeur. Ce sont aussi des articles publiés par nous dans d'autres supports. Ce sont enfin des contributeurs extérieurs que nous accueillons sur notre site, y compris des contributeurs en anglais.

   Visitez également nos archives

Notes sur la frontière-Sud    28/11/2019

• Trump a averti que son gouvernement travaillait à la classification d’“organisations terroriste” pour les cartels de la drogue mexicains. • C’est une perspective extrêmement importante : si la classification est effectivement adoptée, cela signifie que des moyens de contrainte notamment militaires sont autorisés, notamment des incursion militaires sur les territoires où opèrent ces organisations. • Cela signifie, en bref, la possibilité d’ “invasion(s)” du Mexique. • On comprend les réactions extrêmement inquiètes  du président mexicain Obrador, qui est dans position très fragile. • Une telle perspective aurait également des effets considérables sur d’autres aspects de la situation politique. • Elle renforcerait la position de Trump contre l’immigration et mettrait les démocrates en difficulté sur cette question centrale dans leur programme. • Elle rendrait bien difficile la poursuite des entreprises guerrières des USA à l’autre bout du monde, chéris par le standard-neocon et le Système. • Répercussions possibles au Mexique jusqu’à possibilité de guerre civile, avec extension vers les USA.

Notes sur la Super-Crise du bloc-BAO    24/11/2019

• Les déclarations de Macron à The Economist ont secoué l’OTAN jusqu’aux tréfonds des plus extrêmes vertus atlantistes. • C’est une première surprise, presque miraculeuse après les 15 années d’infamie qui ont caractérisé une politique française déjà claudicante depuis trois ou quatre  décennies : la France est encore capable d’indisposer très gravement des partenaires de l’OTAN. • L’agacement inquiet atteint des proportions de pathologie grave avec l’Allemagne, car les Allemands, effarouchés comme une jeune vierge menacée par des nuées de violeurs, ont réaffirmé avec force leur serment d’allégeance à l’OTAN, c’est-à-dire à Washington, que ce soit D.C. ou “la folle”. • Pour autant, Berlin est désormais très loin d’avoir la capacité de faire rentrer la France dans le rang. • L’enjeu est plus important et concerne Macron et la France seuls : ou bien Macron cède et rentre dans le rang, ou bien il confirme sa dissidence. • Dans cette dernière option, il ne lui reste qu’une porte de sortie : l’“alliance de revers” avec Moscou sur la base d’un pacte de sécurité pan-européen ouvert à d’autres Européens.

Notes sur l’effondrement du Mur    11/11/2019

•  Le grand débat autour de l’antagonisme Russie-bloc-BAO, c’est l’accusation russe que l’Ouest (pas encore bloc-BAO) du début des années 1990 a trahi sa promesse de ne pas élargir l’OTAN au-delà de l’Allemagne réunifiée, alors qu'on alla  jusqu’aux frontières de la Russie. • La réponse sophistiquée des experts occidentaux : “Mais non, jamais pareille promesse ne fut faite”. • De nouveaux documents déclassifiés montrent certes que “mais oui, cette promesse fut faite, et à bien plus d’une reprise”. • Le comble est que, à notre sens, la promesse initiale de l’Ouest était sincère. • Après la chute de Mur et avec Clinton, une nouvelle génération de dirigeants US estima que la stratégie et le réalisme n’avaient plus d’importance. • La promesse de non-élargissement fut oubliée, non pas pour berner les Russes, mais pour une question électorale US. • La situation catastrophique qui en résulte doit être considérée non comme un “plan hégémonique” baclé etr raté mais comme le simulacre d’une stratégie idéologisée pour accueillir la démence psychologique conduisant à notre effondrement.

Notes sur le kidnapping du Mur     10/11/2019

• La célébration de la “Chute du Mur” bat son plein. • Nous avons choisi notre façon de célébrer. • Nous nous attaquons à un texte qui nous semble exemplaire de l’Histoire réduite à l’histoire et devenue narrative. • Les distorsions de l’historiographie-Système y figurent, indiquées avec élégance et à-propos. • La surprise est que, par les chemins tortueux de la récriture mémorielle absolument faussaire propre au Système, nous aboutissons à notre vérité-de-situation commune à tous. • L’hyperdésordre règne et le Système n’est pas à la fête... • Ces observations présentaient déjà des Notes d’analyse pour le 25èmeanniversaire de novembre 1989. • Depuis, les événements, les constats, les tendances identifiés se sont aggravés en même temps que s’empilaient de nouvelles crises. • Ce que nous appelions dès 2015 l’“hyperdésordre”, ou désordre destructeur (autodestruction) de la situation de désordre du Système, est aujourd’hui à son plus haut régime de surpuissance :la surpuissance du Système engendrant son autodestruction donne à cette autodestruction sa dynamique de surpuissance.

Variations autour du “boucher de Damas”    15/10/2019

• Pour cette fois, nos Notes d’Analyse prendront le titre temporaire pour la rubrique de Variations autour • Il faut dire que le sujet est d’importance puisqu’il s’agit du “boucher de Damas“, Assad soi-même, l’une des constructions les plus baroques et les plus zombifiées de l’art de la narrative et du simulacre de la contre-civilisation du bloc-BAO, avec ses MI6, CIA, BHL, ONG, GAFA & Cie. • Notre sujet, c’est d’abord l’invasion turque en Syrie, le “lâchage” (vieille coutume) des Kurdes par leurs “alliés” washingtoniens, l’alliance des Kurdes canonisés par nous-à-l’Ouest avec l’immonde “boucher de Damas”, le triomphe en marche de Poutine, et peut-être (c’est-à voir et ce n’est pas encore tout vu) derrière tout cela une habile manœuvre de Trump en accord avec le Russe. • Tout cela se fait dans un pays et une région dévastés, au rythme d’une communication humaine dévastée par le PC (Politiquement-Correct), lequel dévaste la vérité du monde. • Ce sont tous ces éléments disparates que nous tentons d’examiner en les mettant audacieusement ensemble : attachez tout de même vos ceintures...

Notes sur une destitution métahistorique    11/10/2019

• Nous avons hésité pour le titre, pour se demander lequel correspond le mieux : Notes sur “Une destitution Rock’n Roll”, pour rappeler le titre du texte de PhG, ou Notes sur une destitution métahistorique, comme finalement choisi ? • Les deux, ami lecteur. • Cette crise énorme, absolument bouffe et démente, a des aspects dérisoires et sordides, incroyablement dynamiques et politiciens, et à côté, sans le moindre doute, des aspects d’une puissance métaphysique inouïe, la plus forte dimension métahistorique qu’on puisse imaginer. • Ainsi, pour bien nous y retrouver, nous convoquons les crapules notoires, – Trump, les démocrates-corrompues, le vieux crouton Mitt Romney, l’inusable et increvable Hillary, la très-dévote et quai-institutionnelle Nancy Pelosi, l’un ou l’autre Ukrainien expert en État-failli/bouilli, etc. • D’autre part, nous évoquons directement la grande figure de Dostoïevski pour proposer une interprétation métahistorique de la crise présente du système de l’américanisme. • Vieille histoire et vraiment la seule qui vaille : la Tradition contre la modernité.

Notes sur Chirac, l’Iran et “sa” Bombe    01/10/2019

• La mort de Chirac étant l’occasion de passer en revue ce que fut cet homme et ce qu’il accomplit, il nous a paru intéressant d’effleurer ce que fut sa position sur la question (la crise) iranienne. • On a beaucoup parlé de sa position sur l’Irak, peu de sa position sur l’Iran. • Et pour cause, malgré l’universelle affliction qui frappe nos concitoyens dirigeants et élites-Système, il faut se montrer prudent. • Avec l’Irak, la cause est entendue : ce fut à la fois, une sottise suprême et une singulière saloperie. • Avec l’Iran, prudence : toutes nos valeurs sont déployées et en émoi devant ces gens infréquentables, et les tendres pressions de nos amis éternels d’Outre-Atlantique laissent des traces à force d’être “maximales”, jusqu'à nous faire penser comme il faut et en toute liberté. • Alors, on a ses valeurs, mais également ses trouilles. • Pourtant, le père-Chirac avait dit des choses bien intéressantes sur l’Iran, notamment en 2007, notamment qu’après tout l’Iran pouvait très bien avoir une bombe atomique.• Nous revisitons cette affaire qui fit un peu de bruit à l’époque et que, déjà, on étouffa vite fait.

Notes sur les aventures du USS Harry S. Truman    19/09/2019

• Le USS. Harry S. Truman est un de ces grands porte-avions d’attaque qui font la gloire et la toute-puissance de l’US Navy. • Mais son statut actuel est singulier : la Navy a annoncé son retrait du service opérationnel dix ans plus tôt que prévu, soulevant incompréhension et protestation, avec même l’intervention de Trump pour qu’il reste en service. • En attendant, ce porte-avions superbe qui devait partir en manœuvre avec son escorte, a laissé partir son escorte sans lui, immobilisé par une panne inattendue de son circuit électrique. • Tout cela intervient sur fond des innombrables problèmes que l’on découvre avec le Ford et la nouvelle classe de “super” porte-avions. • Là-dessus s'inscrit le désordre des capacités, nettement insuffisantes, d’installations de chantiers navals pour l’ancienne et la nouvelle classe de porte-avions. • En même temps se dessineraient les intentions chinoises de développer une flotte de porte-avions concurrentes de l’US Navy. • Ces mêmes Chinois qui disposent, par ailleurs, des armes hypersoniques, imparables “tueuses de porte-avions” comme chacun sait... • Époque de désordre.

Notes sur la seconde mort de FDR    16/09/2019

• L’attaque particulièrement efficace contre les installations pétrolières d’Arabie Saoudite a provoqué une crise considérable, à la fois au Moyen-Orient, aux USA et dans le monde. • Il s’agit aussi bien de la sécurité du pétrole d’Arabie que de la puissance US dans la région, que de l’équilibre de l’économie mondiale devant un cours du pétrole qui subit brusquement de terribles embardées. • Le scénario d’une attaque des Houties (à l’aide de systèmes iraniens) reste le plus probable, alors que bien entendu les USA accusent l’Iran directement et qu’on fait rouler les tambours de guerre. • Ce n’est pas la première fois (pour les tambours) et un jour cela finira par leur péter à la figure (des USA). • En attendant, un dogme extraordinaire a été pulvérisé : la sécurité de l’Arabie garantie par les USA et le “Pacte du Quinsy” valable depuis février 1945, passé au cours d’une rencontre historique sur le Canal de Suez entre un Roosevelt mourant et le roi Ibn Saoud d'Arabie. • Ainsi les USA ont-ils failli à leur engagement et l’attaque sonne comme le glas de l’hégémonisme et du suprémacisme anglo-saxons.

Notes avec ou sans Bolton    08/09/2019

• On s’inquiète beaucoup en ce moment à propos du sort de John Bolton : est-il en pleine disgrâce ou bien, au contraire, réapparaît-il plus fort que jamais ? • Cela est notamment l’objet de spéculations dans le cadre des “négociations de paix” des USA en Afghanistan, et dans le tonnerre de l’annulation in extremis d’une rencontre jusque-là secrète de Trump et des parties prenantes afghanes (dont les talibans) à Camp-David. • Mais cela (le rôle de Bolton) concerne aussi l’interminable crise iranienne qui dure pour Washington depuis 1979, avec relance minimale en 2001 et maximale en 2005. • Ces dernières semaines, les USA ont redoublé d’efforts dans une “politique” étrangère faite de va-et-vient autour du néant et de la menace, avec des méthodes de gangsters. • L’Iran est la meilleure application possible de cette politique du vide complet, inspirée et dirigée par la politiqueSystème, et emmenant aussi bien Israël que les USA, – Bolton ou pas... • Ces Notes d’Analyse sont complétées par un texte de WSWS.org sur la crise iranienne, avec démonstration de son nihilisme permanent.

Notes sur Macron le russophile    02/09/2019

• On s’est finalement aperçu de quelque chose, entre visite poutinienne à Brégançon, G7 à Biarritz, discours aux ambassadeurs et ainsi de suite, et avant une rencontre entre ministres de la défense et des affaires étrangères. • La France et la Russie copinent à nouveau, dans une séquence bien plus structurée et pressante que celle qui avait été esquissée à Versailles en 2017. • La grande nouvelle, c’est le virage désormais bien affirmé de la diplomatie française, qui se présente comme faisant une “politique européenne” alors que le reste de l’Europe ne dit mot, entre crises et bouderies diverses, et incompréhension militante. • Il est pour l’instant difficile de reconstituer la séquence, avec les raisons des uns et des autres, et il ne suffit pas de constater que l’alliance entre la France et la Russie répond à une tendance historique. • Notre conviction est qu’un événement capital est à la base de ce grand chambardement : la destruction sauvage par les Etats-Unis du traité FNI entre l’URSS et les USA de décembre 1987, le seul traité qui faisait disparaître une catégorie d’armements nucléaires. 

Notes sur le doigt sur la détente    30/08/2019

• Il semble bien que le Pentagone ait trouvé, avec le nouveau secrétaire à la défense, Mark Esper, l’homme qu’il lui faut pour constituer avec Bolton et Pompeo une équipe déstructurante idéale. • Esper a précisé au cours d’une conférence que la zone Indo-Pacifique était désormais la “zone prioritaire” d’expansion du Pentagone. • Le but principal, c’est de trouver de nouvelles bases, dans des pays les plus divers possibles, pour y installer très probablement des missiles de l’ère post-FNI et ainsi encercler la Chine. • Il s’agit d’une démarche absolument agressive visant à obtenir une capacité de première frappe (first strike) nucléaire tactique. • Le problème que rencontre le Pentagone, entité développant quasiment d’une façon autonome ses besoins et ses ambitions, c’est que certains pays dépendent trop de l’adversaire du Pentagone (la Chine dans ce cas) pour participer à l’aventure : le cas de l’Australie est intéressant. • La véritable situation du Pentagone, c’est la sensation de son déclin malgré sa puissance supposée, ce qui le conduit à rechercher une affirmation du type “tout ou rien” par un conflit.

Notes de El Paso à la guerre civile    09/08/2019

• Deux fusillades aux USA (El Paso et Dayton), quasiment en parallèle, et les polémiques habituelles rebondissent avec l’amoncellement bien connu de formules venues droitement du Politiquement-Correct (PC), portant bien entendu sur les armes en vente libre ou pas, etc. • Pourtant non, quelque chose d’autre distingue cette tragédie-bouffe courante aux USA où les tueries rythment les interrogations du pays : cette fois, tous les arguments sont attirés comme par un aimant, par un concept vibrant et terrible, qui ne cesse plus de secouer la Grande République, – la “guerre civile”. • Les USA sont gros d’une guerre civile et chaque événement est bon pour relancer cette possibilité, la rendre plus crédible, rapprocher de plus en plus de l’accouchement catastrophique : El Paso et Dayton, début août 2019, n’y ont pas manqué. • A force d’en discourir, de monter des simulacres autour du concept de la “guerre civile”, d’y adapter la perception, la perspective d’une guerre civile est devenue une vérité-de-situation, quelque chose d’inévitable, de nécessaire, de vital irait-on jusqu’à dire...

Notes sur un étranglement nucléaire    06/08/2019

 • Le 2 août, les USA ont définitivement quitté le traité FNI (Forces Nucléaires à portée Intermédiaire), le même jour les secrétaire d’Etat (Pompeo) et à la défense (Esper) entamaient une tournée importante dans la zone Pacifique-Asie. • Le but premier des USA en tuant le traité, c’est de produire les types d’armes interdites (de 500 à 5 000 kilomètres de portée) pour pouvoir tenir sous leur contrôle, sinon “sous leur menace”, les forces chinoises en rapprochant leurs propres missiles du territoire visé. • Bien entendu, la même opération se produit en Europe, vis-à-vis des Russes. • Le résultat est une formidable déstabilisation, en Asie et en Europe, et une posture extrêmement tendue et dangereuse des divers acteurs devant cette possibilité d’un engagement nucléaire limité, abaissant le seuil d’emploi des armes nucléaires. • Pour l’Asie, la situation des pays “alliés” des USA (Japon, Corée du Sud) risque de devenir intenable. • Plus que jamais, la politique US est totalement tournée vers les pressions guerrières, avec un nouveau membre de poids de la direction belliciste : le secrétaire à la défense Mark Esper.

Notes sur un durcissement général    02/08/2019

• On serait tenté d’écrire : “Paisiblement”, dans une phrase qui serait de cette sorte : “Paisiblement, la crise iranienne ne cesse de s’aggraver”. • Dans cette partie, les Iraniens jouent assez facile, ayant décidé  rationnellement d’une stratégie d’une dureté intraitable face aux USA (aux Anglo-Saxons puisque les impayables Britanniques ont réussi à s’y faire mettre...) : un texte de E.J. Magnier exposant les détails de la saisie du pétrolier Stena Impero le montre à suffisance. • Les Iraniens ont calculé que cette ligne sans faille a toutes les chances de dérouter l’adversaire : mieux, son évolution est parvenue à élargir la crise, qui est devenue la crise de l’ensemble géographique Ormouz/Golfe Persique, et l’Iran étant ainsi désenclavé de sa position initiale d’assiégé isolé. • Cet “élargissement” touche les autres acteurs : les Européens, qui s’éloignent de plus en plus des USA, les Russes qui se rapprochent militairement de l’Iran. • Surtout, il conduit à considérer l’ensemble de la Crise Générale d’Effondrement du Système et à considérer la nécessité d’un coup d’arrêt décisif à la folie des USA

Notes sur des urgences sans se presser    11/07/2019

• Occupons-nous à nouveau, pour quelques instants et quelques paragraphes, de la quasi-éternelle crise iranienne (dans le chef des USA et à l’aune des humiliations de cette hyperpuissance, la crise iranienne dure depuis novembre 1979 et la prise des otages de l’ambassade US à Téhéran). • Nous sommes au nième épisode de la montée des tensions, avec cette fois deux offres tonitruantes de Washington d’organiser des “coalitions” anti-Iran, – et dans l’urgence, alors que personne ne se presse, particulièrement les USA. • Pendant ce temps, le sort des tankers qui portent le pétrole à partir des terminaux du Golfe Persique devient exotique, avec l’alerte aux prises d’abordage par les Iraniens de certains d’entre eux, suite à la saisie illégale (“à l’abordage !”) d’un tanker chargé de brut iranien par des Royal Marines britanniques. • La stratégie d’encerclement de l’Iran, si magnifiquement préparée par l’empilement des ressources US dans la région, s’invertit et devient une stratégie d’encerclement de soi-même des concepteurs de la stratégie... • Le USS Titanic croise dans les eaux du Golfe.

Notes sur les termites de l’apocalypse    03/07/2019

• L’écologie est revenue sur le devant de la scène par la grande porte, tant par des événements de communication (enthousiasme des “jeunes” pour la cause) que par des événements tout court concernant la politique écologique, la perception de certains événements, la contestation de certaines décisions économiques. • Le cas le plus bruyant a été, en France, l’intervention ce week-end, de Nicolas Hulot, une des personnalités les plus populaires en France. • A l’occasion de l’annonce d’un accord de libre-échange UE-Mercosur, Hulot a en effet remis en pleine lumière et dans un grand fracas le point central et fondamental de la “crise environnementale” (plus que la “crise climatique”) qui est d’être causée par le Système, par l’hyperlibéralisme. • Il s’agit d’une remise en cause globale de la globalisation, du marché libre et du libre-échange. • Il s’agit du nœud gordien de la Grande Crise que nous connaissons qui est le rapport direct, de cause à effet, entre le Système et la destruction du monde : le Système, cause directe de la crise de la destruction du monde. • Idée évidemment dévastatrice. 

Notes sur le CMI aux origines    17/05/2019

• Ancien n°2 du Pentagone, le secrétaire à la défense par intérim Patrick Shanahan vient d’être confirmé dans sa fonction de  ministre : la nomination devra être approuvée par le Congrès. • Selon notre analyse, cette décision de Trump montre que sa position est plus faible qu’on ne croyait, ayant besoin de la légitimation d’un système qu’il dénonce chaque jour comme de facto illégitime par rapport à l’exécutif. • C’est aussi un événement important parce que, pour la première fois, un industriel directement venu du board de direction de l’un des deux géants de l’industrie (Boeing) est nommé à la tête du Pentagone. (Il y a déjà eu des industriels ou chef d’entreprise, – Wilson, McNamara, Carlucci, mais aucun aussi directement impliqué à un tel niveau dans l’industrie de la défense.) • En d’autres mots, le CMI a bouclé la boucle, et cela justifie que nous republiions un article sur l’origine et la formation historique du Complexe Militaro-Industriel (CMI) américaniste dont le Pentagone est le centre. • Cette analyse est axée sur le culte du technologisme qui est au cœur du CMI.

Notes sur l’hypothèse-Gabbard    15/05/2019

• La situation actuelle du pouvoir aux USA justifie majestueusement et métahistoriquement l’expression que nous employons souvent de “D.C.-la-folle”. • La crise iranienne, catastrophique et paroxystique depuis 2005, est à nouveau hyper-paroxystique et l’on se trouve à nouveau dans cette situation du “jamais aussi près de la guerre”. • Il faut dire qu’on trouve à la manœuvre les pires fous qu’on puisse imaginer, avec essentiellement John Bolton et son compère Pompeo. • Pourtant, d’étranges événements interfèrent dans cet arrangement classique de l’hyper-extrémisme américaniste : la haine anti-Trump est si forte que nombre de démocrates/progressistes-sociétaux en deviennent antiguerre par hostilité à l’équipe Trump.• Tout cela indique une situation générale marquée par une extraordinaire incertitude et une fragilité à mesure. • Au plus on approche des présidentielles de 2020, au plus l’on se dit que tout est possible. • Par conséquent, voyons l’hypothèse accompagnant le seul candidat antiguerre affiché depuis Ron Paul, – une femme qu’on commence à connaître, Tulsi Gabbard.

Notes sur la nième crise iranienne    10/05/2019

• A nouveau roulent les tambours de guerre à propos de l’Iran, avec dans les rôles des grosses caisses, les deux neocon-MAX, Bolton-Pompeo, la plus belle paire que le gouvernement des USA se soit offerte depuis les Pères Fondateurs. • Pour autant, cette guerre “certaine” n’est pas d tout assurée dans le chef de Trump, qui préfère les coups vicieux du commerce, de la finance et des sanctions. • Par ailleurs, une guerre contre l’Iran pourrait réserver bien des surprises, par exemple par rapport à la situation interne à Washington D.C. quand on considère “D.C.-la-folle”. • Certains jugent qu’un tel conflit coûterait la présidence à Trump, d’autres qu’elle coûterait l’empire aux USA. • C’est dire : même la France estime que la première décision de retrait partiel (une des dispositions) du traité JCPOA que l’Iran vient de prendre le 8 mai est de la responsabilité des USA. • Drôle de crise, drôle de guerre, drôle d’exutoire, drôle de frustration… Les USA menacent d’attaquer l’Iran depuis février 2005, lors d’un discours de GW Bush à Bruxelles. • Comme s'ils nous disaient :  “Retenez-moi ou je fais une erreur…”