Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.

  Décembre 2025 (8 articles)

Vladimir Vladimirovitch, outil du destin

  lundi 29 décembre 2025

29 décembre 2025 (21H15) – Après avoir beaucoup dépensé de cellules grises et projeté de pensées très diverses et exotiques pour dessiner l’avenir, il est temps de constater que nous sommes arrivés dans la zone où l’on peut enfin voir dans la réalité des faits, – si on la reconnaît, – nombre d’éléments permettant d’élaborer de fermes conclusions sur les causes et les conséquences de l’épisode ukrainien. Nous choisissons toujours une de nos sources favorites pour cet exercice, l’une des très rares qui ne nous a jamais déçu ni conduit sur des chemins de fortune pleins d’embûches mirobolantes victorieusement tournées pour déboucher sur des impasses.

L’on verra alors que les constats que nous relevons correspondent à une tendance générale qui nous satisfait notablement et qui s’accordent à ce que nous percevons de la situation générale, et à ce que nous jugeons de l’évolution de la GrandeCrise. Il n’y a rien de vraiment nouveau dans tout ce qui nous est dit parce que tout a été dit sous forme d’hypothèses, – le bon, le moins bon, l’éreintant et l’exécrable, – depuis les presque-4 ans que dure ce conflit. Mais nous ne cherchons pas, ni une surprise, ni du sensationnel, mais le reflet des grandes tendances de la marche de la métahistoire qui nous importe. C’est en effet bien dans ce domaine de la métaphysique du monde, qui est la seule façon d’exprimer la GrandeCrise pour se hisser à sa hauteur, que nous voulons nous situer.

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On parlera de la “doctrine Odessa”

  samedi 27 décembre 2025

27 décembre 2025 (02h00) – La guerre en Ukraine se déroulant bien autant sur les fronts de l’information et sur celui des bêtises des dirigeants occidentaux, – deux batailles qui se regroupent au sein du système de la communication, – l’on comprend la difficulté qu’il y a à la suivre de façon à la fois précise et mesurée, hors des écarts de nos humeurs partisanes. Comme nous l’avons souvent suggéré à nos lecteurs, et comme, sans doute, ils s’en sont aperçus eux-mêmes, nous avons fait nos choix quant à nos sources.

Ainsi, lorsque Alexandre Mercouris se décide à faire ce qu’on peut considérer comme un éditorial (autour de 25 minutes alors que ses émissions sont habituellement autour d’une heure et 20’, sujet général ‘Ukrisis’ pris comme composant actuel et opérationnel de la GrandeCrise), il est fondé d’y voir la tentative d’une sorte d’appréciation et conclusion globales, pour tout notre système, – ou notre chaos, selon la tournure des évènements actuels et à venir. Le grand maître du suivi de cette crise se risque, avec sa prudence et sa précision coutumières, à en tirer les enseignements fondamentaux pour notre destin métahistorique.

Il faut enfin signaler que cette vidéo de Mercouris a été réalisée dans des conditions particulières qui “ébarbent” la diction de Mercouris, pourtant déjà très claire et d’un impeccable anglais, des diverses onomatopées que l’on entend d’habitude. Cela donne un discours extrêmement clair et, par conséquent, d’une réelle puissance. Cette particularité est signalée comme suit :

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Les mots créateurs d’événements

  mercredi 24 décembre 2025

24  décembre 2025 (19H00) – Dans un texte paru simultanément ce jour apparaît l’appréciation venue de Russie que l’expression ‘État profond’, d’abord employée dans la partie dissidente (par rapport à ce que nous nommons “le Système” majusculé) du système de la communication,  vient d’être introduit dans des intervention publiques officielles, d’une façon opérationnelle, – c’est-à-dire dans l’intention d’en faire un acteur dialectique agréé de la GrandeCrise...

Ajoutons, pour que nous n’oublions pas que nous sommes dans une tragédie-bouffe, ce bémol en manière de divertissement pour nous détendre dans cette analyse qui se veut sérieuse, avec cette intervention impromptue...

Note de PhG-Bis : « Certes, il faut le noter : l’expression (‘État profond’) déjà employée par Macron en 2019... Mais Macron n’a pas assez de poids ni de force intellectuelle pour véritablement “créer” un sens, voire une essence, en même temps que le mot qui la porte ; il n’a parlé de l’État profond que du point de vue communicationnel, parce que l’expression commençait à se répandre, être à la mode, “faisait tendance”, – même si c’était essentiellement chez les dissidents. Macron ne résiste pas à ce qui brille, cela satisfait son jugement. Sur l’essence, ou la non-essence des choses, c’est-à-dire ce qui est potentiellement créatif, il n’a rien à dire. »

Revenons à nos moutons. Donc, dans l’“autre” texte de ce jour, nous nous promettons de revenir sur le cas exposé d’une autre manière, selon un autre sens. Un paragraphe nous sert d’avertissement, d’autant plus qu’il conclut le texte.

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Cadeau de l’UE : ‘Eurautodestruction’ 

  vendredi 19 décembre 2025

19 décembre 2025 – Il y eut une remarque qui fit son chemin sans que je puisse en trouver l’auteur. Peut-être même y eut-il plusieurs esprits caustiques à avoir, d’un élan similaire, la même pensée ; peut-être même, enfin, l’ai-je eu moi-même, dans tous les cas comme voie d’accès à une ligne essentielle pour moi. En la citant ici, avec les guillemets d’usage, répétant ici, j’ai le sentiment d’exprimer une pensée qui vient de moi-même.

« Il n’y a aucune chance d’abattre un tel monstre en l’attaquant de l’extérieur ; mais peu importe puisqu’en réalité, c’est de l’intérieur à lui-même que se fera, – que se déroule d’ores et déjà cette attaque... »

Je reviendrai sur cette phrase plus loin, et m’en expliquerai. D’ici là, il est préférable de situer le qui et le quoi de l’événement qui la justifie, même si tout le monde devine déjà de quoi il s’agit.

...Bien sûr, c’est à propos de la réunion tout au sommet de l’UE des jours courants et du résultat principal qui fait qu’on écarta l’idée d’utiliser directement les fonds russes gelés pour venir en aide à Zelenski (penser à ses fonds de corruption si nécessaire en ces temps guerriers).

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Le “Chevaucher le tigre” de Toynbee

  samedi 13 décembre 2025

13 décembre 2025 – Parmi les sentinelles qui nous ont averti, – sans succès, bien entendu, – que notre civilisation allait vers son destin fatal, on trouve ce philosophe de l’histoire... Nos lecteurs les plus vigilants et les plus anciens savent l’importance que nous accordons et que moi-même j’accorde au philosophe de l’histoire, l’Anglais Arnold J. Toynbee. Nous nous sommes intéressés, voire appuyés sur lui, à plusieurs reprises. (Il y a 39 référencements sur lui dans notre moteur de recherche qui n’est pourtant pas extrêmement finaud. Les deux premières, qui ont la fraîcheur [mais aussi l’approximation] de la découverte, – mieux vaut tard... – sont du 19 juin 2002 et du 27 juillet 2002. La dernière référence en date est du 2 juillet 2025, ce qui montre la constance et la fermeté de notre intérêt pour lui.)

Ici nous donnons un texte assez court sur Toynbee (traduction en français), de ‘troy southgate.com’, qui désigne un auteur anglais (mais aussi éditeur et musicien) vivant au Portugal, auteur antimoderne, –  sans surprise, cela, – éditant son site (actif depuis un an) à partir de Londres :

« Troy Southgate est originaire de Crystal Palace, dans le sud de Londres. C'est un penseur antimoderniste, auteur, éditeur et musicien qui écrit sur l'histoire, la politique, la théologie, la philosophie et le pérennialisme. Il vit dans le nord du Portugal. »

Troy Southgate a pour ambition de nous présenter Toynbee comme philosophe des civilisations. La conviction du philosophe était que les civilisations meurent « toujours de facteurs internes plutôt qu’externes », lorsque leurs élites ont perdu leur fonction créatrice qui suscite un processus d’élévation, de dynamique “vers le haut”, laissant la civilisation sombrer dans l’enfermement psychologique, le militarisme et le nihilisme autodestructeur. Rien de plus vrai, jusqu’à l’outrance du simulacre et de la caricature la  plus grossière, pour parfaitement définir l’époque détestable que nous vivons ; Toynbee est en triste pays de connaissance.

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Le jour de la marmotte

  jeudi 04 décembre 2025

4 décembre 2025 (18H30) – Les Québécois, ou ce qu’il  reste chez eux d’une fiévreuse défense de leurs origines françaises d’il y a plusieurs siècles, notamment la langue contre l’international english, n’apprécient pas les titres que l’industrie française du cinéma donnent souvent aux films américains : soit une simple reprise non traduite du titre anglophone, soit une adaptation souvent éloignée du titre original. Ainsi le film, assez fameux, ‘The Groundhog Day’ fut repris en France sous le titre ’Un jour sans fin’, tandis qu’il gardait chez les Québécois une fidélité du type “chacun chez soi”, en donnant une traduction exacte : ‘Le jour de la marmotte’.

Connaît-on le thème du film ? Il est fameux grâce au film : une équipe d’une TV américaniste va sur place, dans la petite ville de Punxsutawney, qui existe bel et bien dans le Connecticut, où a lieu chaque année, effectivement, “le jour de la marmotte” (le 2 février), où l’observation du comportement de l’une ou l’autre marmotte nous annonce que l’hiver est sur sa fin ou qu’il s’annonce au contraire encore plus rude dans les semaines qui viennent.

La trame du film, son aspect fantastique, est fondée sur l’hypothèse d’une “boucle temporelle” évidemment fermée qui offre une répétition infinie de la même journée :

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RapSit-USA2025 : Ombres et lumières d’un complot

  mardi 02 décembre 2025

2 décembre 2025 (17H30) – Ce texte aurait du figurer dans la rubrique ‘RapSit-USA2025’, comme c’est d’ailleurs suggéré dans le titre, mais j’aurais été mal à mon aise pour m’exprimer d’une façon directe comme je fais dans mon ‘Journal-dde.crisis’. Or, cette intervention directe me paraît assez nécessaire pour indiquer la perplexité où me plonge le texte ci-dessous, de James Howard Kunstler, sans que je parvienne à trancher et affirmer qui a plutôt raison et qui est plutôt dans la voie de l’erreur. Ma perplexité n’est donc pas feinte et doit orienter toute la lecture de ce texte d’introduction, et alerter le lecteur dans ce sens, – qui est plutôt celui de l’incertitude.

Ce qui sera plutôt mis en évidence, c’est l’extraordinaire fragilité de la communication et l’extraordinaire incertitude qui accompagne les informations ainsi portées à notre connaissance. C’est là le fardeau, – mais aussi l’avantage dans certains cas, – de l’époque de la postvérité qui, finalement, n’a jamais autant mérité son nom.

Notes de PhGBis : « Je crois bien qu’en disant cela, PhG ne met pas en doute l’existence de la Vérité. Mais il la situe si haut, – là où elle doit être d’ailleurs, au contraire de nos croyances, – qu’elle échappe évidemment à l’agencement des manœuvres et initiatives humaines, lesquelles sont en mode de postvérité (voire de non-vérité depuis l’origine). Pour lui, me dis-je, on retrouve le fameux binôme stratégie-tactique emprunté aux termes de la guerre : la stratégie, qui est du domaine entre autres principes essentiels et primordiaux de la Vérité, exclusivement dans son chef, la tactique étant laissée à nos œuvres avec  l’amoncellement d’erreurs sincères, de tromperies, de naïvetés, d‘hubris, de sottises et d’inattentions. Seules échappent à cette règle, pour un logocrate comme PhG, les intuitions venues d’au-dessus de nous qui sont évidemment marquées du sceau de la Vérité »

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Le Monde tremble, le Temps chancelle

  lundi 01 décembre 2025

1er décembre 2025 (18H30) – On peut dire, me semble-t-il, que seuls les Russes restent assez sereins et gardent tout leur calme. Leur seule agitation se manifeste, – mais avec quelle puissance ! –  sur les fronts d’Ukraine où leur avancée jusqu’alors jugée “poussive” et sans espoir apparaît soudain pour ce qu’elle est en vérité : mesurée, contrôlée, coordonnée, impitoyable, écrasante, terrible de détermination. L’armée russe accomplit sa mission qui est d’écraser l’armée ukrainienne comme une noix prise dans un casse-noisette gigantesque, qui ne doit rien à Tchaïkovski. L’armée russe désarme l’Ukraine, si possible, – elle se paye le luxe humanitaire d’y songer, – en tuant le moins possible de “frères” ukrainiens. Eller dénazifie également, de la même façon systématique.

... Mais surtout, elle atteint désormais les limites des buts assignés par le président et la direction russes tandis que le triste Zelenski s’abîme dans les rets d’un colossal scandale de corruption qui ruine totalement son simulacre de réputation de “héros” postmoderne et globaliste, avant de le toucher dans ce qu’il lui reste d’œuvres vives. Washington D.C., surtout le président et le Pentagone ont fait une croix sur ce type et voudraient bien s’en arranger avec Poutine. Le reste, les Européens, de Macron le figurant-narcissique aux folles de Bruxelles, Kallas et van der La Hyène, – tout cela n’amuse plus grand monde. Même Lindsay Graham, dans un habile tête-à-queue, vient d’informer la direction ukrainienne qu’il n’y a plus aucune chance pour l’Ukraine de l’emporter.

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