Afin de pouvoir déposer un article dans le forum, il faut vous identifier au moyen du formulaire dans la colonne de gauche, ou créer un compte personnel, si vous n'en possédez pas déjà un.

Forum

1 à 20 sur 10827 - Page 1 sur 542

Première page - 1 - 2 - 3 - 4 - Dernière page

Suivant

la Syrie révèle Israel

dominique
24/05/2013

Lié à l'article «La Syrie révèle Israël»

L'article est sur Alterinfo avec les parties en Anglais traduites: http://www.alterinfo.net/La-Syrie-revele-Israel_a90680.html

Les records sont partout

Natacha
24/05/2013

Lié à l'article «Les tristes records de dedefensa.org»

Cher Philippe Grasset, les dieux ne sont peut-être pas préoccupés de votre sort, mais j'ose croire que les lecteurs de Dedefensa le sont, j'espère autant que je le suis, et qu'ils contribueront, par leurs dons, à entériner leur soutien à votre site. Pour ma part, c'est une heureuse coïncidence qui m'a amené à lire vos articles, après un surf aléatoire sur internet, de page en page, et m'a fait découvrir votre site, à contre-courant du mode de pensée en mode turbo, et je l'ai apprécié dès le premier instant. Souvent, le soir, je retrouve vos dernières contributions, et je les savoure. Parfois, le cerveau trop déconnecté après les heures de travail dans ce monde virtuel rempli de symboles et de concepts abscons, il me faut alors relire les phrases pour en saisir la substance, et souvent avec peine: mais c'est alors ce qui me plaît le plus, l'exigence de votre verbe, auquel nous ne sommes plus vraiment habitués en ce monde de pensée facile, et l'effort que cela exige. Sans doute allez-vous me trouver terre à terre, mais peu de personnes peuvent se targuer d'appréhender sans difficultés les concepts et les hypothèses que vous maniez avec tant d'aisance. Ma vie “d'immigrée” en Belgique (immigrée proche: la même nationalité que vous), c'est beaucoup de virtualisme dans le cadre de mon travail, et certains moments de loisirs avec d'autres “immigrés” au bagage culturel assez limité, occupant des emplois boudés par les autochtones, communiquant grâce à des langues communes (français ou anglais, mâtinés de langues slaves) avec un vocabulaire plus que restreint, exprimant leurs sentiments et leurs espoirs en quelques mot bâclés, sans grammaire et sans orthographe, mais avec une grande chaleur qui éclaire ma vie. Et ces gens-là existent avec leurs tripes et leur cœur, et emplissent le mien de joie, tout autant que la lecture de vos articles.
Pour en revenir à l'essence de votre message, vous écrivez que votre rubrique pour la donation mensuelle ne suscite plus beaucoup de réactions, et que celles-ci sont “restrictives mais très bien attentionnées à notre égard” et suggèrent que cet exercice mensuel est inutile voire contre-productif si non teinté d'humour ou de légèreté. Pour ma part, j'ai beaucoup d'intérêt à suivre ces messages, qu'ils soient inspirés ou non, car Dedefensa est propulsée par votre esprit, votre verve et votre énergie, et cette rubrique mensuelle en est (à mon avis) le pouls, qui nous renseigne sur l'état de vos finances. Dans notre monde, on ne peut pas maintenir un site internet digne de ce nom sans l'or vil, et vos messages ont le mérite de le rappeler. D'ailleurs, vous parlez ici de rubrique, mais à mon avis cette rubrique pour la donation n'est autre qu'une chronique. En ce sens, on pourrait même, en exagérant à l'extrême, oser un rapprochement sémantique: la rubrique pour la donation mensuelle est un peu comme une piqûre de rappel révélant la maladie chronique de la fin du mois, cette fin de mois où toutes les interrogations, toutes les angoisses sont permises. Sous cet angle, Dedefensa n'échappe pas à la trivialité des cycles, comme n'importe quelle autre “entreprise” (ou n'importe quel autre ménage pour le rapprocher d'une situation plus individuelle). Et c'est à ce moment critique et chronique, que le soutien des lecteurs s'avère crucial. L'un des problèmes qui pourrait se poser, c'est si le lecteur “lambda” de Dedefensa, dans sa propre vie, se retrouve concerné lui aussi par sa propre fin de mois. Dans mon cas, ce n'est pas la mienne propre qui a empêché un soutien plus abondant, mais il s'agit plutôt des fins de mois d'autres personnes de mon entourage, si chères à mes yeux que la volonté de les aider a affaibli mes moyens de donation pour le site. Je ne peux pas affirmer que cette situation s'applique à tous les lecteurs qui soutiennent Dedefensa, mais l'effondrement dont vous parlez dans l'article reste sur un plan psychologique, alors même que dans ma vie je vois également, autour de moi, un effondrement pécuniaire, à travers mes proches qui traversent les étendues désertes du chômage, ou de longues maladies les laissant sur la paille, autant d'épreuves personnelles qui m'incitent à passer à l'action en les aidant dans leurs démarches administratives et également à ouvrir mon portefeuille, ne serait-ce que pour obtenir un sursis temporaire de leur situation. Simplement je ne peux rester les bras croisés, à regarder mes amis se débattre pour chaque fin de mois.
Bien entendu, je souhaite être “actrice” et aider Dedefensa autant que possible, et ces derniers temps, mes donations sont sans doute limitées, voire épisodiques, mais ma solidarité, d'esprit et de cœur, vous est toute acquise. Et je comprends que vos fins de mois, tout comme celles de mes proches, ne sont pas roses.
Tout cela pour vous dire: s'il vous plaît, continuez, autant que vous le pouvez. Et comme le diraient mes amis, děkuji moc, благодаря много, dziękuję bardzo, merci beaucoup, car vous apportez aux lecteurs bien plus que des textes: votre engagement.

Et les Perses…

Hédi Dhoukar - (hedidhoukar[at]orange.fr)
23/05/2013

Lié à l'article «Une époque sans victoire, sans issue, sans rien...»

Il faut rappeler pour ajouter au remarquable parallèle établi par M. David Cayala la position des Perses (les Barbares) qui cherchaient à tirer profit des intrigues des Athéniens et des Spartes, marchandant leur (faux) soutien aux uns et aux autres. On pourrait ajouter aussi, à l'intention de M. Grasset, le rôle déterminant de la communication (celle des orateurs formés à l'école des Sophistes) pour sceller ou desceller les alliances.

Une cité grecque s'est pourtant abandonnée à l'hybris : Athènes

David Cayla - (d_cayla[at]yahoo.fr)
23/05/2013

Lié à l'article «Une époque sans victoire, sans issue, sans rien...»

Monsieur Grasset, vous dites, en citant Lucien Jerphagnon dans son discours de réception à l'Académie d'Athènes, en 1997, qu'il a fait l'éloge de la pensée grecque, "qui exorciserait d'avance le mauvais démon de l’hybris, de la démesure qui aimerait s’affranchir des limites du possible, et qui voudrait faire porter au discours humain une charge d’absolu qu’il ne peut contenir".

Il me semble pourtant bien que la chute d'Athènes, à la fin des guerres du Péloponnèse, alors qu'elle était à la tête de la Ligue de Délos, et qu'elle avait fait main basse sur les réserves d'or et d'argent de ses alliés, doit tout à son hybris, après qu'elle eut cru avoir vaincu Sparte définitivement, sa grande rivale de l'époque, aux moeurs spartiates (un peu russes, si vous voulez).

Or donc, Athènes, phare de la démocratie, ce modèle de philosophie, d'humanité, de culture, portée sur le commerce maritime, ne pouvait se résigner à achever Sparte. Elle la laissa donc pour morte, et tourna son regard vers d'autres horizons, où elle amènerait les vertus de la démocratie.

Son choix finit par se porter vers Syracuse, répondant en cela à l'appel de cités siciliennes s'indignant que Syracuse ne veuille pas accéder à leurs désirs de démocratie, et elle s'engagea dans une campagne lointaine, projetant une grande partie de sa flotte ainsi que le gros de son armée dans cette aventure.

Les rapports de force n'étaient certes pas en faveur de Syracuse, mais les généraux athéniens étaient divisés sur la manière d'affronter leur ennemi, et se soupçonnaient mutuellement de vouloir faire de cette campagne un tremplin pour diriger la cité à leur retour, ce qui était une accusation extrêmement grave à Athènes, pouvant vous valoir d'être ostracisé, chassé de la cité pour punir vos ambitions, forcément coupables dans un régime démocratique où le pouvoir est aux électeurs, chose à ne surtout pas oublier.

A la clé, démotivation, désorganisation. Et pour couronner le tout, Sparte que tout Athènes croyait morte s'en vint dépêcher quelques milliers d'hommes en renfort à Syracuse, très déterminés, eux, à faire pièce aux ambitions athéniennes. Le résultat final fut l'anéantissement peu glorieux de l'ensemble du corps expéditionnaire athénien, qui avait été renforcé entre-temps, et de la plus grande partie de la flotte.

Athènes ne s'est jamais vraiment remise de ce revers sanglant, et quelque temps plus tard, elle se retrouva complètement désarmée, à l'issue d'un long siège où elle fut amenée à capituler sans conditions. Fait rare pour l'époque, mais Athènes jouissait d'un réel capital culturel dans le monde méditerranéen qui rendait impossible l'idée même de son anéantissement, ses vainqueurs se contentèrent de raser à raz les murailles qui défendaient la cité et le port du Pyrée, et de détruire sa flotte.

Les Etats-Unis d'aujourd'hui ne sont pas très différents de l'Athènes de l'antiquité, les armes nucléaires en plus, raison pour laquelle il est hors de question de se risquer dans un conflit ouvert. D'où la prudence russe.

En revanche, cela n'empêche pas de faire pièce aux ambitions américaines et de restreindre toujours davantage la liberté de mouvement de Washington et ses différents alliés (et pas seulement avec des opérations de communication, les opérations de communication russes ne sont là que pour faire pièce aux opérations de communication du monde occidental), pour la plupart ses obligés ayant obligeamment confié la garde de leurs réserves d'or à la Réserve Fédérale de New-York. Exception notable, la France, qui a pour elle de disposer d'un siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Et de fait, depuis le lancement de la grande guerre contre la terreur en 2001, c'est peu dire que l'Amérique s'est épuisée en Irak, en Afghanistan, en Libye, et maintenant en Syrie où elle n'est plus capable que de combattre par obligés interposés.

Diviser pour mieux régner

AG - (aguillien[at]mageos.com)
23/05/2013

Lié à l'article «Le “mariage pour tous” les secoue tous, y compris l’Angleterre»

Quand je vois les efforts pour faire passer cette loi et les remous que cela provoque, cela m'évoque vraiment une stratégie de "diviser pour mieux régner".
Peut-être que c'est juste un effet de bord ... ou peut-être une stratégie du système qui semble fonctionner ?

TINA, retour aux sources et pourquoi c'est pire

jean-jacques hector - (jj.hector[at]sfr.fr)
23/05/2013

Lié à l'article «Une époque sans victoire, sans issue, sans rien...»

Lorsque Pandora, Eve grecque, fut offerte par Zeus à Epiméthée, celui qui voit derrière (jusqu'au [présent]),ie le passé, par vengeance contre son frère Prométhée [celui qui voit devant] voleur du feu [déchaînement de la matière] ouvrit la jarre qui devait répandre tous les maux sur la terre, elle la referma à temps pour conserver l'espoir qui y était aussi enfermé.

TINA, plus d'espoir, car inutile, état de déréliction totale.

Et on voudrait que l'homme garde sa raison ?

LASSITUDE

ZC
22/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»


Croyez vous que le courage se niche dans les adresses email des lecteurs de dedefensa?
Je croyais que lon pouvait tout se dire sans necessairement se connaitre ; alors si vous souhaitez me connaitre davantage voici mon adresse mail, je n'en ai qu'une seule, elle est professionnelles et c'est la seule raison pour laquelle je ne la donne pas?zoulikhachergui@wanadoo.fr

dominique
21/05/2013

Lié à l'article «Le “mariage pour tous” les secoue tous, y compris l’Angleterre»

L'article est sur Oulala avec les parties en Anglais traduites: http://www.oulala.info/2013/05/le-mariage-pour-tous-les-secoue-tous-y-compris-langleterre/

la question

Arrou Mia
21/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

du féminisme s'est posée dans des conditions historiques très singulières que l'on n'interroge même plus.
Lors de la 'boucherie' de 1914-1918, les femmes ont remplacé les ouvriers partis mourir au front défendre leurs patrons nationaux. De là la revendication de travail égal impliquerait un salaire égal jamais réalisée.
Le reste c'est de la littérature pour envelopper dans du papier recyclé que tout TOUT est devenu marchandise.

Jusque-là, la division des tâches semblait plus nette, encore qu' aux champs, les marais salants et autre travail pénible, les femmes assuraient sans doute plus que l'homme.
Bon, maintenant elles sont salariées et je ne suis pas sûr que cela soit un progrès pour elles. Elles se 'farcissent' le mari et en plus le patron!!

Bon, juste une remarque en passant: la simultanéité de deux phénomènes n'impliquent pas un lien de causalité entre eux.
Une deuxième: le NPNS a été un instrument jetable de la gôche juste après le trafic de 'ne touche pas à mon pote', instrument décidé politiquement en haut lieu pour diaboliser l'émigré arabe à assimiler de toute force au violeur, au machiste, au sauvage.
(Vous voyez bien, ils brûlent les filles qui leur résistent.)
Statistiquement, en France c'est faux, il meurt moins de femmes dans les crimes conjugaux en banlieue qu'ailleurs.

merci à tous

marc gébelin - (boree111[at]yahoo.fr)
21/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

Vous êtes tous très estimables cher commentateurs et j’aimerais répondre à tous… hélas mes activités ne me le permettent pas. Qu’il me soit donc permis de vous orienter tous vers le livre que cite le subtil « clot d’animaux » (je ne résiste pas au jeu de mot pour le cas où son pseudo serait « pervers ») et qui est excellent pour ouvrir les comprenettes qui en ont encore besoin : « La cité perverse », de Dany Robert Dufour, au prix de 19 euros seulement. Respectueux des vrais lecteurs, lorsqu’ils sont polis et intelligents, et bien que non livrophage j’ai suivi son conseil et l’ai « dévoré ». Faites de même !
J’en profite aussi pour rassurer le bienheureux ZC qui a le courage de ne pas donner son mail mais celui de me supposer des « frustrations personnelles ». Ce genre d’attaques ad hominem illustre aussi la porné actuelle… Lisez chers amis, lisez et écrivez vos pensées et non vos gémissements, invectives et contre-sens. Dedefensa se fera un plaisir de publier des articles de valeur et non des commentaires souvent fielleux ou petitement louangeurs d’un féminisme déjà dépassé. Qu’ils se rassurent les adorateurs de maman Aglaé (voir mon article précédent intitulé, « Le Moi et la confusion des sexes »), on ne touchera pas un seul cheveu de maman, si belle et si douce dans sa jolie robe chamarrée.

Que serait-ce avec des débouchés franchement ouverts sur la nation ...

Pascal - (pasnot[at]yahoo.fr)
21/05/2013

Lié à l'article «L’Europe et le dégoût du “citoyen”»

Car actuellement sur le marché politique en France, aucune offre ne propose ouvertement de rompre avec cet européisme artefactuel pour renouer avec une réalité aux dimensions plus conforme aux besoins et aux intérêts de l'humain : ni le FN, ni le FdG, ces deux entités politiques qui font office de voiture balaie respectivement pour chacun des deux bords autour desquels la vie politique se coalise, n'envisage une franche sortie de l'UE et un abandon de l'euro. On se propose au contraire d'améliorer tout cela. De rendre vertueuses des institutions qui seraient seulement dévoyées de leur finalité par des usages scélérats voulus par les néolibéraux qui dominent encore le paysage politique.

En France, pour entendre des discours franchement orientés vers un abandon de ce projet européen et de ses attributs, il faut se tourner vers François Asselineau fondateur de l'UPR.

Un éclairage d'expert sur la réalité de l'industrie du gaz de shiste

MB - ( mbakus[at]free.fr)
21/05/2013

Lié à l'article «Le pétrole, Dieu et la mélodie du bonheur»

L'article publié il y a quelques semaines par F. William Engdahl est le plus percutant publié sur ce sujet et donne beaucoup d'aperçus concrets et chiffrés sur la" réalité" de cette industrie et des promesses affichées de lendemains qui chantent.

http://www.globalresearch.ca/the-fracked-up-usa-shale-gas-bubble/5326504

dominique
21/05/2013

Lié à l'article «L’Europe et le dégoût du “citoyen”»

L'article est sur Alterinfo avec les parties en Anglais traduites: http://www.alterinfo.net/L-Europe-et-le-degout-du-citoyen_a90595.html

ZC
21/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

Quelles frustrations personnelles se cachent sous la plume de l'auteur de cet article?
Il y a une conduite qui vire à l'obsession dans le thème des articles sous la signature de cet auteur.
Oui bien sur, liberté d'écrire, de penser , mais aussi retour sur soi analyse de ses obsessions et considération de la critique; on peut avancer comme ça.
Concernant le fond: ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain.
L'égalité Homme/Femme est le principe le plus complexe et la plus ardu à respecter; que des revendications de femmes se radicalisent et aboutissent parfois à des impasses , celane se fait jamais au détriment de l'homme mais de la femme; c'est très précisemment le cas de la pornographie comme industrie aujourd'hui légalement admise. Pour autant ,cela ne réfute pas les avancées acquises par les femmes qui ont mené et mènent à travers le monde le combat pour leur dignité.
Droit de vote, droit à l'instruction , accès aux métiers, liberté d'aller et venir, fin de la puissance maritale, droit au divorce, égalité dans l'éducation des enfants, gestion directe de ses biens, autorité parentale partagée.
Non Monsieur, le combat féminin n'est pas la caricature que vous en faites.
Enfin, tout combat pour la dignité et le respect des droits humains, élève en dignité ,quant ce combat a abouti, ceux qui l'on réfuté.
Oui le combat de la femme libère l'homme qui ne perd ni en virilité ni en humanité.

Une analyse théorique manquante

Claude ANIMO
21/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

Théoriser sur la sexualité, ses manifestations, est tâche ardue, c'est le moins que l'on puisse dire.

Je recommanderais donc, très fortement, l'ouvrage de Dany Robert DUFOUR "La cité perverse" qui analyse entre autre, de façon convaincante, la problématique soulevée par l'auteur de ce billet.

Laisser le féminisme aux femmes

Jean-Paul Baquiast - (jp.baquiast[at]wanadoo.fr)
21/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

Ce n'est pas à vous, cher monsieur, de dicter aux femmes ce que doit être le féminisme. Ceci dit, réjouissons-nous, vous avez évité le pire, en ne citant pas les Femen.

Pourquoi argumenter ?

Frédéric GUILLIEN - (fguillien[at]bluewin.ch)
21/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

Argumente-t-on en réponse aux commentateurs du Monde ou du Figaro ? Non. Ça ne sert à rien.

Argumenter face à des élucubrations sexistes sans queue (sic) ni tête (pleine de...). Nan, nan, n'allez pas croire que c'est la forme qui m'a dérangé. Je suis blindé. Non, ce qui me choque, si je dois être choqué, ce sont plutôt les cheminements boiteux, menant de la pornographie à la grève, du féminisme à la castration... sortes de clichés réac' vus et revus, moches et ineptes.

Se laisser aller à écrire, oui, c'est bien, et je ne vois rien à redire. Mais bon sang, un peu de rigueur !

Pathétique victimisation masculine !

Desvignes Benoit - (desvignes.ben[at]gmail.com)
20/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

Mr Gébelin,

il serait confortable de penser comme vous, mais je ne me laisserais pas aller à pareille facilité. Commençons par le point où nous sommes d'accord : oui, la pornographie neutralise une grande partie de la population, essentiellement masculine.
Le foot aussi figurez-vous.
Et la télé. Et la pub, et la mode, et la société de consommation.
Comme l'alcool en son temps... ça touche surtout les mecs.
Oui, un coup de Google vers les sites pornos, c'est l’assommoir des temps modernes.


Venant maintenant à nos divergences de vues. Ce sera plus dense.
Ainsi donc cette addiction assommante des mâles pour le sexe serait apparu à la "libération sexuelle", consécutive à l'émancipation soixante-huitardienne de la femme.
La pornographie n'existait pas avant. Et la prostitution encore moins. Vous n'évoquez que marginalement la prostitution dans votre analyse.
C'est curieux.
Imaginez deux secondes l'hypothèse suivante : les actrices pornographiques dans les années 70 n'étaient que rarement des féministes révolutionnaires, la plupart évoluaient dans un milieu proche de la prostitution. D'ailleurs, elles étaient actrices, et pas réalisatrices ni productrices, encore moins scénaristes.
Pouvez-vous me citer une oeuvre pornographique émanant du féminisme et créée par une femme?
Avez-vous seulement bien vu ces oeuvres issues des 70's? C'était féministe de faire des scénarii où il y a toujours une soubrette docile et une bourgeoise nymphomane perdant le contrôle de soi-même?
Imaginez ne serait-ce qu'une seconde que ces actrices ne fussent, comme Catherine Ringer le confesse, que des petites jeunettes "sous influence"?
Extrait wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Ringer
"Elle décrit à Mireille Dumas dans Sexy Folies en 1986 son expérience dans le porno comme des « situations violentes, difficiles où son image personnelle est complètement écrabouillée, réduite à néant » et compare le porno à une forme de « service militaire ». A Christian Eudeline, dans VSD, elle raconte « j’étais entourée de gens qu’étaient un peu des intellos, et qui disaient que ça allait être quelque chose d’artistique, que c’était passionnant [...] je faisais ça sous influence »."

Vous allez me parler de Brigitte Lahaie et Ovidie en m'expliquant que ce sont ces dangereuses idéologues qui ont transformé les mâles en loques sexuelles?

Pour moi, vous faites fausse route. Les féministes ont bien des défauts, mais épargnons leur la responsabilité du spectacle navrant que constitue la pornographie à ce jour. C'est au mieux naïf, au pire intellectuellement malhonnête.

La pornographie est une industrie dirigée par les hommes et pour les hommes.
La pornographie de masse, c'est la rencontre du capitalisme industriel, la technologie et la libération sexuelle. C'est un ersatz industriel à la prostitution. Plus hygiénique, plus politiquement correct, moins risqué. De même qu'on regarde Ushuaïa quand on ne peut pas s'aventurer dans la jungle, on regarde un porno quand on a peur d'aller aux putes. Si aujourd'hui, vous pouvez voir des centaines de filles sur le web qui servent de serpillères à sperme pour ces messieurs, je pense que lorsqu'elles sont jeunes, ces images viennent des pays de l'est. C'est à dire des images venant d'un milieu enclin à choquer, en réaction à un ordre moral, qui fait penser à la France des années 70, quand Catherine Ringer se laissait persuader par des mecs que les laisser lui passer sur le corps devant une caméra étaient la meilleure façon de dire merde aux bourgeois.
Socialement utile pour le le bon fonctionnement du capitalisme, on est d'accord. Pratiques, ces addictions sexuelles parfaitement contrôlables à grande échelle. ET vous nous dites que les femmes sont dans le coup?
Désolé, je ne vous suis pas.


Alors ensuite, vous nous dites que si les femmes n'étaient pas devenues féministes, les hommes seraient restés bien virils et actifs (non châtrés, on a bien compris), ils ne seraient pas réduits à néant devant leur PC avec leur main droite neutralisée. Donc vous demandez à ce que les femmes fassent preuve d'un peu d'abnégation, renoncent à toute velléité d'émancipation, retournent aux fourneaux avec leurs gamins, pour que ces messieurs retrouvent leur dignité et ressortent dans la rue pour prendre les armes et remettre le monde à l'endroit, c'est ça?

2000 ans après vous nous refaites le coup de la culpabilité d'Eve? Les femmes responsables de la déchéance masculine. Et bien sûr quand les hommes vont aux putes, c'est mal, mais c'est la faute aux putes, pas au client, ni au proxénète?
Bref, vous l'avez remarqué, vos propos ne passent pas chez moi et l'ironie est une façon d'évacuer la colère qu'ils suscitent. J'espère que vous me rassurerez en m'expliquant mieux ce que je n'ai pas compris.

Bien cordialement

Philosophie politique

Jean-Paul Baquiast - (jp.baquiast[at]wanadoo.fr)
20/05/2013

Lié à l'article «Chronique du 19 courant… Journaliste, lui ?»

Je dirais, cher Philippe (mais je ne sais si le terme vous conviendra) que vous enseignez la philosophie politique. Puissiez vous continuer longtemps, comme moi continuer longtemps à vous lire.

le silence est d'or

jean-jacques hector - (jj.hector[at]sfr.fr)
20/05/2013

Lié à l'article «Féminisme et pornographie»

Mr Gébelin, je partage beaucoup de vos opinions, et votre production (iconoclaste?) m'intéresse vraiment, mais je pense que vous ne vous grandissez pas en répliquant ainsi que vous le faites à ceux qui ne partagent pas vos vues, même si les critiques sont discutables, d'autant que votre interpellateur ne souhaitait pas vous être désagréable.

revoir Voltaire:"je ne partage pas vos idées mais etc...".

ou , plus ancien: "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon père".