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Ce qui fonde la valeur.3

Article lié : La vie en jaune

jc

  21/11/2018

En relisant les préambules de la constitution de l'UE (alias du traité de Lisbonne) et de la constitution française, on ne peut que constater le formidable décalage entre les "bonnes intentions" et la réalité. Qu'est-ce qui fonde réellement "nos" contre-sociétés modernes, voire "notre" contre-civilisation? C'est très simple. C'est actuellement le "struggle for life" sous sa forme la plus grossière, c'est le "manger ou être mangé". Quelles élites peut secréter une société fondée sur de telles valeurs? En ce qui concerne la politique la réponse est immédiate et limpide: celles qu'on a sous les yeux!  De mon point de vue scientifique -mon formatage initial- nous sommes au niveau prédateur-proie, c'est-à-dire physiquement au niveau de l'équation de Lotka-Volterra et (méta?)mathématiquement au niveau de la catastrophe thomienne "fronce"*. Mon observation du comportement des élites politiques actuelles me conduit à dire qu'ils se pensent en prédateurs mais oublient -sinon refusent par principe, barrière de Weismann sociologique oblige- de se penser en proie en promulguant les lois.  Je ne suis pas éthologue. Mais il me semble que les espèces vivantes les plus "évoluées" appliquent cette loi "darwinienne" de la nature entre espèces distinctes seulement, les espèces au métabolisme plus rapide étant prédatrices d'espèces au métabolisme plus lent (par ex. chevaux et herbe), en évitant ce "struggle for life" grossier pour l'espèce elle-même, c'est-à-dire en évitant le cannibalisme ou simplement de tuer pour défendre son territoire. Je pense que comme principe fondateur de chaque espèce vivante il y a la primauté absolue de la survie de l'espèce (avant la survie individuelle donc) et que les sociétés animales s'organisent en fonction de ce principe, qu'elles sont génétiquement programmées pour ne pas faire de "crime contre l'espèce". Autrement dit je pense que l'organisation des sociétés animales bisexuées est fondé sur un "struggle for life" entre mâles et femelles, d'un tout autre type que la compétition prédateur-proie archétypique de l'orthodoxie darwinienne**. (Ainsi un étalon mustang -tel Trump- règnera sur son clan en mordillant la croupe de ses juments et en décochant des ruades aux mâles qui voudraient s'en approcher de trop près.)  Scientifiquement je sens confusément, tel Rantanplan, qu'il faut se hisser au niveau de la double fronce, couplage de deux potentiels de fronce (W(x,y)=V(x)+V(y), V étant le potentiel de la fronce (v(x)=x⁴), couplage fortement synergétique (le déploiement universel de la double fronce -à 7 paramètres- est bien plus que la somme des déploiements des deux fronces qui la composent, chacune à deux paramètres). (Des catastrophistes patentés comme le mathématicien Jean Petitot et l'anthropologue Lucien Scubla tentent d'interpréter la célèbre formule canonique du mythe de Claude Lévi-Strauss.)  Que font -et nous forcent à faire- "nos" élites actuelles sinon à un crime contre notre espèce humaine En relisant les préambules de la constitution de l'UE (alias du traité de Lisbonne) et de la constitution française, on ne peut que constater le formidable décalage entre les "bonnes intentions" et la réalité.
Qu'est-ce qui fonde réellement "nos" contre-sociétés modernes, voire "notre" contre-civilisation? C'est très simple. C'est actuellement le "struggle for life" sous sa forme la plus grossière, c'est le "manger ou être mangé". Quelles élites peut secréter une société fondée sur de telles valeurs? En ce qui concerne la politique la réponse est immédiate et limpide: celles qu'on a sous les yeux!

De mon point de vue scientifique -mon formatage initial- nous sommes au niveau prédateur-proie, c'est-à-dire physiquement au niveau de l'équation de Lotka-Volterra et (méta?)mathématiquement au niveau de la catastrophe thomienne "fronce"*. Mon observation du comportement des élites politiques actuelles me conduit à dire qu'ils se pensent en prédateurs mais oublient -sinon refusent par principe, barrière de Weismann sociologique oblige- de se penser en proie en promulguant les lois.

Je ne suis pas éthologue. Mais il me semble que les espèces vivantes les plus "évoluées" appliquent cette loi "darwinienne" de la nature entre espèces distinctes seulement, les espèces au métabolisme plus rapide étant prédatrices d'espèces au métabolisme plus lent (par ex. chevaux et herbe), en évitant ce "struggle for life" grossier pour l'espèce elle-même, c'est-à-dire en évitant le cannibalisme ou simplement de tuer pour défendre son territoire. Je pense que comme principe fondateur de chaque espèce vivante il y a la primauté absolue de la survie de l'espèce (avant la survie individuelle donc) et que les sociétés animales s'organisent en fonction de ce principe, qu'elles sont génétiquement programmées pour ne pas faire de "crime contre l'espèce". Autrement dit je pense que l'organisation des sociétés animales bisexuées est fondé sur un "struggle for life" entre mâles et femelles, d'un tout autre type que la compétition prédateur-proie archétypique de l'orthodoxie darwinienne**. (Ainsi un étalon mustang -tel Trump- règnera sur son clan en mordillant la croupe de ses juments et en décochant des ruades aux mâles qui voudraient s'en approcher de trop près.)

Scientifiquement je sens confusément, tel Rantanplan, qu'il faut se hisser au niveau de la double fronce, couplage de deux potentiels de fronce (W(x,y)=V(x)+V(y), V étant le potentiel de la fronce (v(x)=x⁴), couplage fortement synergétique (le déploiement universel de la double fronce -à 7 paramètres- est bien plus que la somme des déploiements des deux fronces qui la composent, chacune à deux paramètres). (Des catastrophistes patentés comme le mathématicien Jean Petitot et l'anthropologue Lucien Scubla tentent d'interpréter la célèbre formule canonique du mythe de Claude Lévi-Strauss.)

Que font -et nous forcent à faire- "nos" élites actuelles sinon à un crime contre notre espèce humaine (et, en prime à un crime contre la nature)?  (A suivre)


*: à laquelle Thom rattache l'assertion de nature translogique "Le prédateur affamé est sa propre proie", assertion à la base, selon lui, de l'embryologie animale.

**: Tels que je les interprète de ceux qui ont lu "De l'origine des espèces".

 

Conséquences .

Article lié : Jaune, comme un canari

Christian Feugnet

  21/11/2018

Les canaris sont contagieux dans toute l'Europe continentale . Il s'est méme créé un parti . Je tiens le pari que çà ne franchira pas la Manche .

Précision de vocabulaire et de logique .

Article lié : Jaune, comme un canari

Christian Feugnet

  21/11/2018

J'espére que j'ai écrit que Londres était possédée principalement par des Lords , ce qui ne veut pas dire qu'ils en sont propriétaires . La propriétaire , celle qui peut vendre reste la Reine , éventuellement sur demande du Lord . Mais alors il perd les bénefices , et c'est la Reine qui encaisse l'argent . Ou alors il peut étre déchu , à tous moment , aprés jugement depuis l'habeas corpus , de son titre et de ses bénéfices .

Faire aïkido.1

Article lié : La vie en jaune

jc

  21/11/2018

Dans le manuel d'Epitecte il est distingué ce qui dépend de nous et ce qui n'en dépend pas.

En ce qui concerne l'évolution du climat, il y a des causes qui dépendent de nous et d'autres qui n'en dépendent pas. Ainsi que peut-on faire s'il y a une modification significative de la trajectoire de la terre autour du soleil? Mais nos élites, cosmiques et scientistes, ont décrété que l'évolution du climat était un réchauffement "à 99% d'origine humaine". Soit.

Mais alors une première chose à faire s'impose lumineusement et impérieusement: il faut refroidir l'humanité! Donc modifier de fond en comble l'organisation mondiale. La stratégie? Laisser faire nos comiques élites-Système**, les laisser venir, puis, quand l’opportunité se présente, “faire Aïkido”*.

Voici ce qu'écrit Thom à la fin d'un article sur l'innovation:

"Décourager l'innovation

Les sociologues et les politologues modernes ont beaucoup insisté sur l'importance de l'innovation dans nos sociétés. On y voit l'indispensable moteur du progrès et -actuellement [années 1980]- le remède quasi-magique à la crise économique présente; les "élites novatrices" seraient le coeur même des nations, leur plus sûr garant d'efficacité dans le monde compétitif où nous vivons. Nous nous permettrons de soulever ici une question. Il est maintenant pratiquement admis que la croissance (de la population et de la production) ne peut être continuée car les ressources du globe terrestre approchent de la saturation. Une humanité consciente d'elle-même s'efforcerait d'atteindre au plus vite le régime stationnaire (croissance zéro) où la population maintenue constante en nombre trouverait, dans la production des biens issus des énergies renouvelables, exactement de quoi satisfaire ses besoins: l'humanité reviendrait ainsi, à l'échelle globale, au principe de maintes sociétés primitives qui ont pu -grâce, par exemple à un système matrimonial contraignant- vivre en équilibre avec les ressources écologiques de leur territoire (les sociétés froides de Lévi-Strauss). Or toute innovation, dans la mesure où elle a un impact social, est par essence déstabilisatrice; en pareil cas, progrès équivaut à déséquilibre. Dans une société en croissance, un tel déséquilibre peut facilement être compensé par une innovation meilleure qui supplante l'ancienne. On voit donc que notre société, si elle avait la lucidité qu'exige sa propre situation, devrait décourager l'innovation. Au lieu d'offrir aux innovateurs une "rente" que justifierait le progrès apporté par la découverte, notre économie devrait tendre à décourager l'innovation ou, en tout cas, ne la tolérer que si elle peut à long terme être sans impact sur la société (disons, par exemple, comme une création artistique qui n'apporterait qu'une satisfaction esthétique éphémère -à l'inverse des innovations technologiques, qui, elles, accroissent durablement l'emprise de l'homme sur l'environnement). Peut-être une nouvelle forme de sensibilité apparaîtra-t-elle qui favorisera cette nouvelle direction. Sinon, si nous continuons à priser par-dessus tout l'efficacité technologique, les inévitables corrections à l'équilibre entre l'homme et la Terre*** ne pourront être -au sens strict et usuel du terme- que catastrophiques."


*: Cf. "Notes sur le volte-quart du maître du “faire aïkido” sur Dedefensa

**: Chez nous, Jacques Attali me paraît caricatural.

***: On pourra relire à ce sujet le début de la préface de la 2ème édition de la "Critique de la raison pure" où Kant compare la raison humaine à un maître d'école qui interroge l'élève nature (selon  l'idée qu'il se fait de la rationalité, bien sûr).
 

Généralisation de l'immense modernité sociale de la propriété de la terre .

Article lié : Jaune, comme un canari

Christian Feugnet

  21/11/2018

Elle entre dans le cout du travail .
Le pb du maire de New York , nationaliser le foncier , n'existe pas sur le continent Européen , c'est déjà que là la propriété y est en majeure partie communale .  Execption apparente : l'Angleterre , restée médiévale à l'Anglaise , celà appartient , en droit à la Reine qui en donne fief aux Lords .  Londres est gérée principalement par les Lords , la propriété privée est minoritaire et selective .

Blague Américaine illustrative .

Article lié : Jaune, comme un canari

Christian Feugnet

  21/11/2018

On dit qu'il n'existe plus d'hommes vierges à Wall Street du fait qu'ils sont contraints de prendre le métro pour ce rendre au centre d'affaires .
D'où aussi la volonté du maire d'y nationaliser le foncier , incroyable ! ....

Autre angle de clivage .

Article lié : Jaune, comme un canari

Christian Feugnet

  21/11/2018

Moindre : le médecin de campagne par ex .

Excellent angle de clivage du phénoméne .

Article lié : Jaune, comme un canari

Christian Feugnet

  21/11/2018

Le canari comme le canari dans la mine je suppose . Celui qui prévient du grisou .
Une différence par rapport aux USA , les centres villes y sont fuit pour cause de délinquance , les populations à risque ( noirs , hispaniques s'y installent pour vetusté des centres . Au contraire en France ( sauf seine st denis et méme genre ) on fait des centres musées avec boutiques de luxe qui font monter le prix de l'immo . .

La globalisation de l'anti-globalisation

jc

  20/11/2018

Il me semble que le modèle de type thomien esquissé dans mon commentaire "Développement embryonnaire du mouvement des gilets jaunes" du papier "La vie en jaune" pourrait s'appliquer aussi à la globalisation de l'anti-globalisation (cf. la rétrospective du mois d'octobre) car il y a actuellement, de par le monde, une immense "catastrophe silencieuse" en formation. Qui n'attend que l'étincelle pour passer à l'acte ?

Discret et continu en jaune

Article lié : Le “règne de la quantité” rit jaune

jc

  20/11/2018

Aux premiers chapitres de "Le règne de la quantité et les signes des temps" Guénon distingue deux sortes de quantités: l'une discrète, typiquement l'ensemble des entiers naturels, l'autre continue, typiquement l'espace-temps. Au chapitre VII en particulier il distingue soigneusement l'unité et l'uniformité.

A mon avis le fait de mesurer une manifestation au nombre de ses participants est une erreur typique des élites libérales, qui pensent que chacun applique la règle du chacun pour soi et cela seulement, et donc que les manifestants, étant alors indiscernables les uns des autres, forment une uniformité qui peut être dénombrée. La mesure de la puissance d'une manifestation doit, selon moi, intégrer les liens qui lient les manifestants entre eux.

Pour PhG il est, il me semble, inutile de comptabiliser as usual, car les liens entre les participants sont ici suffisamment forts pour former un continuum, un monolithe "d'une incomparable puissance" (on ne compte pas les "grains" d'un continuum, un continuum étant évidemment une seule et même entité):

"Au contraire, je prends la chose comme une entité, l’entité “les réseaux sociaux”, au singulier de l'Unité primordiale, sans nom, sans visage, sans carte d’affiliation, je veux dire hors du champ de notre politique et de nos agitations et ainsi d’une incomparable puissance."

Thom: "Pour moi l'aporie fondamentale de la mathématique est bien dans l'opposition discret-continu. Et cette aporie domine en même temps toute la pensée."

Développement embryonnaire du mouvement?

Article lié : La vie en jaune

jc

  20/11/2018

Thom termine son article princeps (paru en 1968) "Une théorie dynamique de la morphogénèse" (MMM, 1974) par une analyse spéculative du développement embryonnaire en biologie. L'analogie corps humain/corps social incite alors à tenter une telle analyse -hautement spéculative!- en sociologie.

Thom considère initialement un oeuf d'une espèce animale donnée: "Avant fécondation, le métabolisme est faible et est caractérisé par un attracteur de faible dimension;"

L'analogue sociologique de l'oeuf c'est le peuple. Initialement, le peuple est bien sage, son métabolisme est faible.

"mais la fécondation amène la mise en route d'un grand nombre de cycles de réactions, le déblocage d'un grand nombre de degrés de liberté, de sorte que l'attracteur (v) augmente et devient une variété (V) d'assez grande dimension; c'est le phénomène de "catastrophe silencieuse", sans effet morphogénétique immédiat, mais qui s'exprime en embryologie par un gain de compétence."

Ici la goutte de sperme qui fait déborder le vase c'est bien entendu l'augmentation des taxes sur le carburant. Elle féconde le peuple et libère progressivement un grand nombre d'autres revendications -relatives d'abord à la voiture, puis à la maison, puis au travail, puis… Il suit que le mouvement prend potentiellement de l'ampleur, en puissance mais pas en acte à ce stade, la véritable catastrophe -la révolution- étant éventuellement pour plus tard, pour l'instant ce n'est qu'une "catastrophe silencieuse".

"Notre hypothèse fondamentale est la suivante: sur l'ectoderme de jeune gastrula, cet attracteur (V) n'est pas lui-même fixé, mais subit de nombreuses fluctuations, entre des états (s) à grande dimension et des états (r) de dimension moindre; par ailleurs, la topologie d'espace fonctionnel des états (s) et des états (r) en lesquels ils se dégradent est telle qu'elle réalise un modèle de la figure de régulation globale de l'espèce, notamment par l'association (s)-r(s). Cela étant, cette figure est trop complexe pour être stable; certaines cellules se spécialisent en perdant les états (s) et ne gardent que les états (r); c'est d'abord l'endoderme (qui ne conserve que les états (r) relatifs aux réflexes alimentaires); puis le mésoderme, qui ne conserve que les états (r) relatifs aux réflexes de mouvement et de régulation biochimique. D'autres cellules, au contraire, perdent les états (r) pour ne conserver que les états (s): ce sont les cellules nerveuses. (...)"


Au lecteur de tenter éventuellement de prolonger l'analogie sociologique (avortement possible bien sûr, ou rejeton bien vivant sous forme d'une VIème République par exemple). (Je n'y connais rien en embryologie; je sens cependant que le nouveau peuple pourrait bien être (r) et la nouvelle élite recrutée parmi les (s). Mais j'ai peut-être tout faux -et Thom aussi-.)


 

Narrative made in CHINA aussi...

Article lié : Xi sort prudemment de ses gonds

EricRobertMarcel Basillais

  20/11/2018

M. Xi débite prudemment beaucoup de contre-vérités. En cela aussi, la Chine est un excellent concurrent des USA.

La vérité de situation semble simple : une guerre totale et mondiale des gangs impérialistes…

En parité de pouvoir d'achat, voici quelques données, sous réserve de vérification (en milliards) :
PIB USA : 19362 . Budget mili USA : 600
PIB USA : 23122 . Budget mili CHINA : 414
source :

http://www.historionomie.com/archives/2018/09/17/36713007.html

On notera les autres protagonistes de la liste ( Russie, Iran, Turquie, et surtout INDE)

Quant à savoir, par exemple, si le mieux est "d'ouvrir ou fermer les portes", la Chine de Deng, celle qui veut "attraper des souris", a pris la funeste Voie contraire au Tao : elle s'est mise à agir, à aller chez le voisin, etc… bref, elle est à rebours du vieux sage Lao Tseu.
Elle prenait déjà cette pente glissante à son départ, vers l'Ouest.

En cela, elle se montre conforme à notre époque crépusculaire et fait mentir Guénon, qui jurait que " l'Orient " ne se vautrerait jamais dans le Monde Moderne et le règne de la Quantité.

La Guerre est inéluctable. On peut choisir tel ou tel camp en fonction de considérations matérielles ou au contraire spirituelles.

Malheureusement, la ligne de front militaro-commerciale ne départage pas exactement les acteurs qui émargent tous :
1/ au Conseil de Sécurité de l'entité mondialiste, cosmopolite et pro-migrants (Cf. Le Pacte ONU du 10 décembre 2018 à Marrackech) 
2/ à la BRI de Bâle et s'agissant de la Chine, à son bureau exécutif.

La Guerre Mondiale aura lieu. Et de ce point de vue, elle apportera un déblocage sans comparaison avec les forces de "kéké Castaner" contre les Gilets Jaunes… A un prix exorbitant !

 

Ce qui fonde la valeur.2

Article lié : La vie en jaune

jc

  19/11/2018

Je prolonge la partie Lordon-Spinoza de mon commentaire "Fondement de la valeur". Pourquoi? Parce que je suis convaincu que ce sont les valeurs communes qui fondent les sociétés, les civilisations, les républiques. (Pour la Vème république ces valeurs sont rappelées dans le préambule de la constitution.)

Question: qu'est-ce qui fonde ces valeurs? Pourquoi souhaiter une réponse à cette question? Pour savoir quoi mettre en préambule de la constitution d'une sixième république.

Dans son "La condition anarchique", Frédéric Lordon s'intéresse à la question. En voici le résumé (la quatrième de couverture?):

"Disons les choses d'emblée : la condition anarchique ici n'a rien à voir avec l'anarchisme qui intéresse la théorie politique. Lue étymologiquement, comme absence de fondement, an-arkhé, elle est le concept central d'une axiologie générale et critique. Générale parce qu'elle prend au sérieux qu'on parle de " valeur " à propos de choses aussi différentes que l'économie, la morale, l'esthétique, ou toutes les formes de grandeur, et qu'elle en cherche le principe commun. Critique parce qu'elle établit l'absence de valeur des valeurs, et pose alors la question de savoir comment tient une société qui ne tient à rien. Aux deux questions, une même réponse : les affects collectifs. Ce sont les affects qui font la valeur dans tous les ordres de valeur. Ce sont les affects qui soutiennent la valeur là où il n'y a aucun ancrage. Dans la condition anarchique, la société n'a que ses propres passions pour s'aider à méconnaître qu'elle ne vit jamais que suspendue à elle-même."

Lordon est interrogé sur France Culture à ce propos. Le titre est évocateur: "Le désir et la valeur sont instituteurs de la valeur." Trente minutes passionnantes. Pour moi le "sommet" de l'entrevue se situe à 24'30: Lordon: "Spinoza nous fait une théorie de la débilité de la raison."

De "La crise de la raison (humaine)**", de la raison à l'affectivité, de l'affectivité à l'affectivisme*; ça va me prendre du temps pour ruminer tout ça.


*: Cf. le glossaire Dedefensa.

**: Disponible sur Dedefensa.

Faire aïkido

Article lié : La vie en jaune

jc

  19/11/2018

Faire aîkido. Une expression qui revient souvent sous la plume de PhG.

Par la voix des "grands" médias "notre" élite post-moderne répète en boucle à destination du "bon peuple" que le souverainisme ça rime avec populisme et fermeture des frontières, avec recrocquevillement autarcique mortel, etc. (alors que, bien entendu selon ladite élite, le globalisme c'est l'ouverture, c'est la vie, c'est la liberté, etc.).

A force de traîner dans la boue les "souverainistes" le pouvoir va, j'en suis convaincu, réussir à fédérer tout le peuple de France contre lui, un exploit impensable. Comment? en faisant prendre conscience au peuple qu'il y a "un droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" et un article 2 à notre constitution.

Regardant ce matin l'étrange lucarne, j'ai entendu une gilette jaune parler de référendum. Mot dont je suis convaincu qu'il va faire florès. Et cela m'a rappelé ce que De Gaulle a dit à Debré en mai 68:

"Je ne souhaite pas que ce référendum réussisse. La France et le monde sont dans une situation où il n’y a plus rien à faire et, en face des appétits, des aspirations, en face du fait que toutes ces sociétés se contestent elles-mêmes, rien ne peut être fait… Je n’ai plus rien à faire là-dedans, donc il faut que je m’en aille. Et, pour m’en aller, je n’ai pas d’autre formule que de faire le peuple français juge de son destin.”

"Je ne souhaite pas que ce référendum réussisse". Pourquoi un référendum dans ces conditions? Pour moi il n'y a qu'une réponse: De Gaulle a voulu tirer sa révérence en laissant au peuple français le message: le peuple est souverain, c'est lui et lui seul qui tient son destin entre ses mains.

Je viens d'entendre Castaner rappeler le principe républicain de la libre circulation des personnes et des biens. Je ne sais pas où se situe ce principe dans la hiérarchie des valeurs républicaines. Je me suis arrêté à l'article 3 de la constitution, article dont le premier alinéa est:

"La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum."

           "Et par la voie du référendum." ...


 

A mon avis c'est match null des deux cotés .

Article lié : Xi sort prudemment de ses gonds

Christian Feugnet

  19/11/2018

D'une part parce que Xi a beau se faire le champion du globalisme , il ne l'est pas pour l'essentiel : sa monnaie .
Il refait , l'erreur de l'Europe/Japon en leur temps ( 30 glorieuses) qui ont largement profité de l'ouverture US à ses dépends , sans vouloir prendre le relais : résultat les US se sont tournés vers la Chine contre Europe/Japon . On pourrait avoir le méme scénario maintenant avec la Chine au moyen des pays de l'Asean , voire l'Inde et l'Afrique . Toutefois leur leadership s'essouffle . Qui prendra l'autre de vitesse ? Encore incertain , peut étre cette fois la Chine parce que les infrastuctures de Trump çà reste voeux pieux , en conflit avec le complexe , pour le financement eh oui aujourd'hui faut choisir . Par contre , semblerait il , pas pour la Chine .