Une rubrique qui s'attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l'actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d'un commentaire de présentation ou/et d'appréciation.

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Avec Merkel, “The-Donald est nu”    21/03/2017

• La rencontre Merkel-Trump à Washington de ce week-end n’a rien eu à voir avec les habituelles rencontres-Système auxquelles nous sommes habitués. • Il y a eu comme un télescopage entre deux univers, avec des éclats et débris épars de “langue de bois” et de “parler vrai”, de Système et d’antiSystème. • L’Allemande, que certains aimeraient voir comme “the leader of the free world” a rencontré une bestiole qui n’a jamais été invitée au “Club”, mais qui s’est invitée elle-même et dont le jeu “politique” se trouve d’abord dans son comportement insaisissable et imprévisible. • Le décalage extraordinaire apparu entre les deux dirigeants est illustratif de la nouvelle époque où nous a plongé l’élection du nouveau président des USA, qui reste plus que jamais l’objet d’une contestation interne très forte aux USA où divers pouvoirs lui échappent, et qui l’est également au sein du bloc-BAO. • En même temps, la rencontre du G-20 à Francfort où les représentants du “bloc” et l’“aristocratie bureaucratique” du globalisme se sont heurtés à un nyet catégorique des USA devenus protectionnistes nous fait penser que s’il y a “vraiment un “vrai Trump’” hors des hypothèses et de la confusion de la politique de sécurité nationale du Deep State, c’est bien face à Merkel qu’il est apparu. • Cette vérité-de-situation n’a qu’un mot pour la caractériser : instabilité

L’hypothèse d’un “tourbillon cyclique”    17/03/2017

• Il nous apparaît évident que la folie chaque jour renouvelée et accentuée des événements d’une époque devenue “tourbillon crisique” doit nous conduire impérativement à poursuivre de plus en plus audacieusement sur la voie des hypothèses audacieuses. • Le “cloaque de mensonges” que nous oppose le Système doit être laissé pour ce qu’il est, un cloaque sinon le Cloaca Maxima des Romains mis au goût de la postmodernité, c’est-à-dire une tentative vaine de nous détourner des vérités-de-situation essentielles. • L’idée de la théorie cyclique pour comprendre notre époque présente, quasi-officiellement chez un Stephen Bannon, nous pousse à faire évoluer le réflexion politique dans ce sens audacieux, qui nous connecte directement à la métahistoire. • Elle nous autorise à “penser“ le chaos-politique en cours, et poursuivi sinon accéléré par Trump, d’une façon qui se réfère à cette théorie, donnant ainsi un sens caché à l’insensé. • Les conditions extraordinairement spécifiques de notre contre-civilisation, notamment au niveau de la communication et du technologisme, nous permettent d’avancer sur la voie d’une hypothèses d’une telle audace, et de passer d’un “tourbillon crisique” au “tourbillon cyclique”. • Elle nous confronte à la condition ultime et à l’ultime étape d’un tel bouleversement nécessairement : un choc spirituel fondamental rompant les barreaux de la prison de la postmodernité

Un Watergate postmoderne, un vrai ?    05/03/2017

• Cette fois, il semble bien que le président Trump soit en possession, directement ou indirectement, de documents pouvant mettre en cause Obama pour des écoutes téléphoniques effectuées contre lui (Trump) durant la campagne des présidentielles. • Face aux attaques lancées par tweet et par Trump, Obama a répondu par un très court communiqué complètement dans le style d’un avocat qui met déjà en place une défense dans le cas de la possibilité d’un procès. • Le schéma est très proche de celui du Watergate de l’origine, mais avec des forces réparties très différemment et agissant de façon très différente, sinon inverse. • Il n’empêche, s’il détient les documents en question, et également des preuves et des identités de “fuiteurs” dans le chef de fonctionnaires restés en place et restés fidèles à Obama, Trump dispose d’un dossier qui peut casser l’opposition qui, pour l’instant, sabote et paralyse son administration. • Aura-t-il l’audace d’agir ? C’est le sort de son administration (c’est-à-dire son efficacité, son fonctionnement)... • D’autre part, s’il agit, ne va-t-on pas vers des troubles majeurs, compte tenu des passions et des tensions extraordinaires qu'on constate aujourd'hui ? • L’Amérique est encore loin d’avoir atteint le point culminant de sa crise ouverte avec la candidature de Trump, et sans savoir si l'on pourra éviter un très grand désordre à son issue.

L’insoutenable décomposition de l’âme du monde    27/02/2017

• Partout résonnent ces hypothèses et objurgations de séparatisme, de sécessionnisme, d’-exit, etc., comme le réveil soudain d’un réflexe de riposte et de résistance face à une marée montante qui menace de tout néantiser, de tout niveler jusqu’à l’entropisation finale et globale. • Le moyen employé par cette mécanique d’entropisation, ce sont notamment les questions sociétales manipulées par le Système pour son travail de déstructuration et de dissolution. • On s’appuie ici, pour lancer notre réflexion, sur un texte décrivant l’actuelle situation extraordinaire des USA et proposant une restructuration en “deux-États”, puis étendant cette formule à l’Europe, – en bref au bloc-BAO, qui est secoué par ce formidable courant. • On comprend la logique de telles recherches mais on doute pour l’instant de leur réussite, parce que telles séparations “à l’amiable” suppose une bonne entente paradoxale entre les deux partenaires qui-ne-se-supportent-plus. • Le parti des progressistes-sociétaux, qui brandissent les questions sociétales jusqu'à en faire un domaine plus important que la politique extérieure, n’est rien d’autre que l’“idiot utile” du Système, et il n’acceptera pas de compromis. • Il faudra donc le détruire comme il faudra détruire le Système.

Poutine ne sourit plus du tout    20/02/2017

• Plusieurs signes, notamment hier à Munich (conférence Wehrkunde sur la sécurité) et à Moscou montrent que Poutine a décidé un mouvement diplomatique majeur. • Le discours de Lavrov à Munich et la décision de reconnaître les documents officiels des républiques du Donbass constituent un message pour Trump : il faut se décider, et vite, sur la coopération avec Moscou, sans quoi Moscou “reprend sa liberté”. • Le problème est que Trump, plus que jamais en posture d’affrontement avec l’establishment (le Système), a son front principal à l’intérieur et que sa “politique extérieure” n’est qu’un instrument tactique pour cette bataille intérieure. • Poutine revient aux stricts intérêts de la Russie, c’est-à-dire qu’il se débarrasse de l’emprisonnement stratégique où le tenait son soutien inconditionnel à Trump. • Le durcissement russe pourrait paraître tactique à première vue mais il a une dimension stratégique latente et il est gros d’un durcissement sans précédent de la Russie, sur la Syrie mais surtout sur l’Ukraine. • C’est dire si l’Europe, autre locataire du bloc-BAO, est concernée au premier chef si l’on considère la situation géopolitique : les échéances électorales (France, Hollande, Allemagne) risquent de se faire sur le fond d’une nouvelle aggravation de la crise avec la Russie. • Le problème est grave pour les USA et pour l’Europe, qui sont dans une position de faiblesse sinon d’effondrement sans précédent. • Mais qui le réalise ?

Les fous observant le fou...    04/02/2017

• La campagne contre Trump aux USA ne faiblit pas, au contraire elle s’amplifie et tend à devenir structurelle, avec des interventions juridiques. • L’argument le plus souvent débattu, c’est l’état mental du Président, ou selon des mots simple : est-il ou n’est-il pas fou ? • Question souvent suivie, chez ses adversaires, par une proposition qui tient lieu de réponse radicale : il faut l’éliminer le plus vote possible, y compris par un putsch militaire. • Trump, lui, ne cesse d’accentuer sa politique de “thérapie de choc”, avec parfois des aspects extrêmement contestables contredisant complètement le sens de son action du point de vue de ceux qui, hors des USA, l’ont soutenu et le soutiennent. • Ainsi en est-il de l’agressivité contre l’Iran depuis trois jours ou la condamnation à l’ONU de la Russie pour une relance de la tension et des affrontements armés en Ukraine qui sont le fait des seuls Ukrainiens (même les correspondants officiels de l’UE à Kiev, y compris l’ambassade, ont relevé cela). • Le résultat est que la politique de Trump crée le chaos aussi bien à l’intérieur des USA qu’à l’extérieur, et cela pour l’avantage d’aucune force, d’aucune puissance identifiable humainement. • Quelles que soient les explications qu’on puisse avancer et qui ne seront jamais que des hypothèses, le constat qu’on doit faire est que Trump n’a pas de politique, qu’il apparaît comme un événement en soi dont l’effet est antiSystème par la force même de sa manifestation.

Sous le sourire de Poutine...    02/02/2017

• L’Europe des dirigeants des pays-membres et de la direction des institutions (l’UE) n’avait rien, absolument rien vu venir de Trump ; quand Trump fut venu, elle n’y comprit pas davantage. • Le seul jugement du fond d’elle-même qu’on pourrait entendre si on avait l’oreille fine, ce serait celui-ci : “Non il ne doit pas exister, je ne veux pas que Trump existe, alors il n’existe pas”. • En attendant, et puisque tout le monde à l’UE se taisait, le président, le Polonais Tusk dont l’esprit est universel, a pris sa plume pour exhorter les chefs des pays-membres avant la réunion de Malte, à montrer une attitude résolue et ferme face à la tempête. • Ce faisant, il a désigné les USA de Trump comme l’une des grandes “menaces” auxquelles est confrontée l’UE, avec la Russie, la Chine et Daesh. • Tout cela est finement pensé et l’on sent le stratège à la vue longue, qui n’a nul besoin de longue-vue. • Il est vrai que les Européens, enfin leurs élites-Système, totalement affolées et n’y comprenant rien, ont donc trouvé comme meilleure stratégie, tactique, humeur et forme de pensée, l’hystérie de la mise à l’index et de la destruction. • Ainsi nous disent-il, terrorisés et temblants d'une haine progressiste-sociétale, puisque Trump il y a, bataille contre Trump il y aura, – avec effets catastrophiques garantis.

Un axe globaliste : Chine-Hollywood vs Trump    30/01/2017

• L’arrivée de Donald Trump est un formidable catalyseur pour fixer notre époque diluvienne dans la catégorie solitaire et métahistorique de l’époque sans précédent et sans équivalent (SPSE). • Si nous travaillons selon les seules références qui ont à notre appréciation un véritable sens cosmique et métahistorique aujourd’hui, – les références antiSystème versus Système, – nous sommes conduits à des observations et à des constats inédits et extraordinaires dans une époque qui est si complètement SPSE. • Nous développons ainsi le constat de la formation d’une alliance inédite, se dessinant à une très grande vitesse, à la fois inédite, exotique et originale, complètement postmoderne et simplement fondamentale. • Il s’agit d’une alliance globaliste, du courant du globalisme, radicalement anti-Trump, rassemblant pour ce cas précis, la Chine et Hollywood... • Comme toutes ces alliances qui se forment grâce à la puissance de communication et dont la réalisation opérationnelle reste une complète énigme qu’il est peu intéressant de vouloir éclairer tant elle paraît improbable, il faut l’accueillir avec une extrême souplesse de jugement, précipitant les acteurs (mot à-propos) dans le camp-Système pour ce cas, et peut-être demain les réarrangeant selon l’orientation antiSystème. • Nous sommes dans cette époque SPSE où les logiques courantes et les perspectives n’existent plus, dans un temps arrêté en un “présent bloqué”, image invertie de l’“éternel présent” de la métaphysique.

Cortez et son Rubicon    21/01/2017

• The-Donald est donc devenu sous nos yeux, par la grâce d’un discours qui ne peut être que mémorable et historique, à la fois le Président des États-Unis d’Amérique et le provocateur-instigateur d’une rébellion antiSystème à l’échelle de l’univers. • Trump a mis sa vie dans la balance en provoquant le Monstre, le Système, le vulgaire establishment washingtonien, en le regardant jusqu’au fond des yeux et en le provoquant. • Ce n’est pas risqué, ce n’est pas audacieux, c’est plus simplement l’absolu de la bataille ultime. • Laissez de côté son programme, il n’a aucune importance ; non plus que sa politique, elle sera ce que lui imposeront les événements, – et ne considérez que le Moment métahistorique. • Ce discours n’est pas nécessairement un sommet de l’art oratoire, une pièce de subtilité intellectuel, il est un choc, un cri, un défi et il a la simplicité, voire la crudité de toutes ces choses. • Ne prenez pas non plus Trump pour un héros ou un génie, ou un Narcisse venu là par hasard, même s’il l’est ou quoiqu’il ne le soit aucunement ; la seule chose qui nous importe est que le destin l’a mis là où il se trouve pour dire, pour proclamer, pour hurler ces simples mots : “Système, je te défie à mort !” • C’est dire qu’il n’a pas gagné d’avance, bien loin, si loin de là ; c’est dire que nul ne sait ce qu’il adviendra de lui et de sa présidence. • La seule chose à apprécier, c’est qu’Armageddon a commencé.

Trump & la Russie, enjeu eschatologique    09/01/2017

• Il y a une série de tweet du Président-tweet vantant l’établissement (et non le rétablissement) de relations de grande proximité avec la Russie. • Il y a l’annonce d’une visite de parlementaires US en Russie, menée par Dana Rohrabacher. • Trump semble donc entreprendre ses manœuvres pour un rapprochement décisif avec la Russie, qui constitue sans le moindre doute selon le jugement qu’on peut avoir de la situation présente avec les facteurs qui la caractérisent l’axe central de sa politique générale, pour l’extérieur mais aussi pour l’intérieur. • Par conséquent, c’est le défi fondamental de sa présidence, ce qui fait le caractère original et imprévu de cette présidence par rapport aux normes du Système, par conséquent on jugera aisément qu’il s’git théoriquement  et à ce point du jugement de l’enjeu central pour la réussite ou l’échec de Trump tant extérieur qu’intérieur. • D’autre part, il est évident que cette politique constitue également une opérationnalisation de l’affrontement entre l’antiSystème et le Système que représentent respectivement la présidence Trump et l’establishment à Washington D.C. • Ainsi, Trump trouvera-t-il sur sa route l’antirussisme du Système comme nous l’avons défini, qui continuera à s’affirmer. • La Russie et l’antirussisme sont ainsi les facteurs-clef de l’affrontement Système-antiSystème qui va déchirer les USA jusqu'au terme.

Entre tweet et Silent Coup, la guerre totale    04/01/2017

• Appelons cela “la guerre pour la réalité” plus que “la guerre de l’information” qui ne date pas d’hier alors que ce à quoi nous assistons est saisissant de nouveauté et d’originalité,.. • Ou bien, mieux encore, parlons de “la guerre pour la conquête de la réalité”. • A Washington, les positions des uns et des autres se radicalisent, avec comme enjeu principal dans cette époque dominée par le système de la la communication : qui finira par imposer “sa” propre réalité, la seule qui comptera finalement et qui nous guidera ? • Trump ne cesse de se durcir, vis-à-vis de la presse-Système comme vis-à-vis des divers “services”, CIA en tête, qui ont développé depuis plusieurs mois la narrative du “complot russe” interférant dans les élections et imposant Trump. •  Dans ces conditions qui impliquent que l’une des deux parties (le Système, c’est-à-dire l’establishment, le Congrès, diverses bureaucraties de sécurité nationale) croit à sa propre narrative selon laquelle le président est un traître-“agent de Poutine”, comment espérer une entente, un compromis, une coopération, même une simple vie indifférente mais côte-à-côte ? • D’une façon ou l’autre, cette phase politique washingtonienne, c’est-à-dire la présidence Trump à partir du 20 janvirt, doit très rapidement entrer dans une phase d’affrontement aigu.

L’Armageddon de l’antirussisme    22/12/2016

• Nous nommons donc cela “antirussisme” plus que “russophobie”, même si les deux termes sont justifiés mais de différents points de vue (nous nous en expliquons). • L’antirussisme est devenu un phénomène de communication unique, indécent, grotesque et bouffe, extraordinaire de surréalisme aux USA, une sorte d’événement de société considérable, sans précédent ni équivalent, sinon un spasme majeur du Système, sinon le spasme décisif. • Il est probable que Trump modifiera notablement la politique US vis-à-vis de la Russie dans le sens de l’arrangement. • A notre sens, cela ne changera rien, absolument rien à ce paroxysme d’antirussisme, sinon à encore plus l’entretenir et le mettre en évidence furieuse. • C’est cette proposition que nous voulons analyser et justifier, à notre sens, d’une façon catégorique. • L’antirussisme est devenu une posture, une conception, une façon d’être du Système, et aujourd’hui le Système aux abois ne laisse aucune latitude à ses hordes de faire autrement que ce qu’il exige strictement d’elles. • Ainsi, Trump, s’il fait sa politique, sera-t-il un “dissident” dans son propre pays, et sa politique heurtera de plein fouet ce qu’il reste de cohésion aux USA déjà ébranlés, et par ricochet, ce qu’il reste d’équilibre en Europe. • De toutes les façons, tout cela n’a plus grand rapport avec les capacités et les volontés humaines, et le sapiens ne peut que suivre, jouet de l’affrontement de forces qui le dépassent. • Il suivra donc...

Californie, élégant modèle de sécession    18/12/2016

• Parmi les problèmes les plus pressants soulevés par l’élection de Trump et le désordre inouï que cet événement a introduit au sein du Système, nous plaçons au premier plan les possibilités d’éclatement par sécession des USA. • Premier État de l’Union concerné, sans aucun doute : la très grande Californie, qui serait à elle seule un pays d’une puissance très respectable. •  La puissante Californie a donné, par son seul vote, l’avantage à Clinton du vote populaires pour la présidentielle USA-2016 : sans la Californie, Trump est largement majoritaire pour le vote populaire pour les USA. • Cette position de la Californie s’accompagne d’une posture politique extrême, très anti-Washington, au bord de la sécession, entretenue par une omnipotence du parti démocrate campant sur des positions extrêmes. • En réalité, le maître du jeu en Californie, c’est la majorité Latinos (depuis 2014), dont on peut soupçonner que le rêve de la Reconquista (retour au Mexique des territoires mexicains annexés par les USA en 1848) hante parfois son esprit. • Dans cette affaire, les démocrates, qui sont bien sûr contre la sécession, jouent une partie délicate et ambiguë qui peut au contraire conduire à la sécession : c’est l’habituel quiproquo, où l’un des deux partenaires (les démocrates) croit pouvoir se servir de l’autre (les Latinos), alors que c’est l’autre (les Latinos) qui tirera finalement les marrons du feu.

The-Donald dans l’ombre de JFK    15/12/2016

• Wayne Madsen le désigne implicitement comme “l’affrontement du XXIème siècle”, et sans doute sera-ce le cas : “si” (le “si” est nécessaire, non, impératif) Trump est régulièrement installé 45ème président des États-Unis, un combat titanesque l’attend : lui, le POTUS, contre la CIA. • Kennedy s’était trouvé, en janvier 1961, face aux bastards qui menaient l’Agence, comme il les appelait, et il est assez probable qu’il paya cet affrontement de sa vie, après avoir tenté en vain de réformer l’Agence. • Si l’on mesure à quelle vitesse et avec quelle puissance, sans se dissimuler en rien, la CIA s’engouffre dans la lutte pour tenter d’empêcher Trump de devenir effectivement président, on en conclut évidemment que Trump, lorsqu’il sera et s’il est président, devra nécessairement lancer une offensive furieuse et décisive contre la CIA, devant aller peut-être jusqu’au démantèlement de ce monstre. • Cette perspective est un dilemme quasiment inévitable : Dieu sait s’il est difficile d’envisager que Trump puisse se débarrasser de l’Agence  telle qu’elle est mais Dieu sait également qu’il est devenu quasiment impossible que Trump puisse être président avec l’Agence  telle qu’elle  est. • Mais plus encore : cette appréciation se place désormais dans un cadre tel d’accélération du désordre que se pose la question de savoir si l’affrontement n’éclatera pas avant l’inauguration du président-élu, si la contestation de l’élection ne constitue pas autre chose que prémisses et prémices d’une guerre civile.

De la G4G à la G5G    07/12/2016

• Il va de soi que les événements nous invitent à des réflexions fondamentales, voire de type-cosmique tant ils ine dimension affectant notre monde... • “Les événements”, c’est-à-dire cette succession ininterrompue de défaites que l’insurrection populaire transnationale inflige aux directions-Système impuissantes à ralentir cette dynamique, – Brexit, Trump, la situation française, le référendum italien.... • Il apparaît alors évident, sinon pressant, que cette situation doit susciter des réflexions, notamment sur la façon d’organiser l’exploitation ordonnée de cette même dynamique pour asséner des coups décisifs à l’adversaire. • D’ailleurs, qui est vraiment l’adversaire, qui est l’“ennemi principal” ? Question primordiale... • Par ailleurs, on voit que William S. Lind, concepteur de G4G, qui est la guerre dont la souveraineté et la légitimité sont les enjeux et les armes, propose des moyens, ou disons une “Grande Stratégie”, pour donner toute son efficacité à cette même G4G. • Par ailleurs encore, nous observons que la dynamique des “événements” mentionnés plus haut pourrait bien constituer une sorte nouvelle d’affrontement, ou de guerre, qui pourrait être nommée G5G. • Ce sont ces deux concepts, la G4G et la G5G, leurs rapports, leurs pertinences, leurs priorités que nous étudions ici.

Jill Stein, l’inopportune    29/11/2016

• La saga de la tragédie-bouffe USA-2016 (à poursuivre en USA-2017) n’est pas terminée, même pour l’année en cours où, selon la tradition, l’interregnum suivant l’élection présidentielle aurait dû être une période d’apaisement public, de consultations privées et d’organisation ordonnée. • Le dernier épisode, qui s’est déroulé et continue à se dérouler à un rythme ultra-rapide, est celui du recomptage dans trois Swing States demandé par la candidate du Green Party, Jill Stein, qui a obtenu moins de 1% des voix à l’élection. • C’est une initiative sans précédent, qui accroît encore l’exceptionnalité de cette élection. • Successivement depuis le 23 novembre, Stein a semblé surgir de nulle part, a rassemblé une importante somme d’argent, a été soupçonnée d’agir pour le compte de l’équipe-Clinton, pour être aujourd’hui critiquée et raillée par l’ensemble des acteurs politiques, de l’équipe-Trump aux démocrates et jusqu’à l’équipe-Clinton elle-même. • Ici, pour notre analyse, peu importent les raisons de l’action entreprise par Stein ni, pour l’instant, les effets possibles. • Cette saga ultra-rapide est une démonstration de plus de l’affaiblissement du système et du pouvoir de l’américanisme dans leur entièreté, en même temps qu’elle constitue un facteur contribuant à accroître cet affaiblissement

La Grande Guerre Civile a-t-elle déjà commencé ?    23/11/2016

• Partout, sur le vaste territoire des États-Unis d’Amérique secoués par la secousse tellurique d’une crise sans pareille ni précédent, partout apparaissent des signes montrant la montée de la contestation de l’élection de Trump et de la polarisation grandissante de l’opinion aux USA. • « La bataille de 2016 est finie. La longue guerre de la présidence Trump vient juste de commencer » , estime le fameux commentateur de la droite conservatrice traditionnelle, Patrick Buchanan • Les différents facteurs que nous avons déjà identifiés ne cessent de se préciser et s’aggraver : les désordres dans les rues, les initiatives diverses pour contester plus ou moins légalement l’élection de Trump, les mouvements sécessionnistes ressuscitant l’obsession  centrifuge du grand pays qui fut vraiment uni par la force du feu et du sang lors de la Guerre de Sécession et dont l’unité n’est jamais devenue sa nature ontologique. • Des grandes villes (New York, Washington, Chicago) se sont déjà déclarées “villes-sanctuaires”, c’est-à-dire refusant d’avance certaines directives à venir de l’administration Trump. • Le mouvement sécessionniste de Californie (Calexit) a été officiellement lancé avant-hier, avec comme objectif la sécession en 2019-2020. • Face à cette tempête, Trump devrait durcir sa position pour une “présidence de guerre” avec un “cabinet de guerre” qui donnerait à son administration un vrai sens antiSystème.

“Révolution de couleur” ? La “pourpre-Clinton”     18/11/2016

• S’il y a une expression qui est passée aujourd’hui dans le langage politique courant, c’est bien celle de “révolution de couleur” (assortie de la précision, pour les plus inattentifs, du Regime change bien connu). • Il était donc inévitable qu’on en parlât aussitôt, dès le 9 novembre, dès les premières manifestations et autres initiatives déniant la victoire de Trump et réclamant son départ. • La contradiction évidente de l’utilisation aux USA, contre les USA, d’une technique subversive exclusive des USA eux-mêmes contre les autres n’a pas vraiment perturbé les esprits ni incliné les jugements. • L’époque nous a habitués à la contradiction, à l’inversion, à la confusion jusqu’à la folie. • Il est donc question d’une “révolution de couleur”, et la couleur est déjà choisie : la pourpre, qui est bien autre chose qu’une couleur. • Par ailleurs, les événements se poursuivant dans le sens qu’on sait, analyses et prévisions se font de plus en plus crépusculaires, Trump ou pas Trump, si bien que l’on peut même parler de la possibilité d’une “révolution”, sans autre précision. • Sans nier en rien la gravité de la crise, notre point de vue est que le processus révolutionnaire est impossible aux USA, mais que sa dynamique conduirait plutôt à la dévolution/à la sécession, c’est-à-dire à l’éclatement des USA. • Si elle ne l’est pas pour les USA, la perspective est “révolutionnaire” pour le monde.

Le bloc-BAO contre Trump    11/11/2016

• L’élection de Donald Trump est un événement historique pour les USA, il l’est également pour the Rest Of the World (ROW) et pour ce que nous nommons le “bloc-BAO”, c’est-à-dire principalement les USA et l’Europe. • Nous avons déjà travaillé longuement à propos de cette notion (“bloc-BAO”) qui s’est formée à notre sens autour de 2010, après la crise de l’automne 2008. • La notion de “bloc” est essentielle en ceci qu’elle présuppose qu’il n’y a pas dans ce conglomérat de leadership irrésistible et incontestable de l’un sur les autres. • A l’heure où les USA traversent, ou plutôt s’enfoncent dans une crise ontologique à l’occasion de l’élection présidentielle USA-2016, il nous paraît non seulement indiqué mais absolument essentiel de mettre en cause la notion classique, notamment dans la critique antiSystème, de “l’alignement de l’Europe sur les USA”. • Cette situation nouvelle bouscule toutes les données et explique pourquoi nous développons l’hypothèse que la nomination de Trump va susciter un affrontement de type entièrement nouveau. • L’hypothèse propose l’idée que l’on verra l’UE s’opposer à la direction officielle US, en connexion avec l’opposition anti-Trump en train de se développer aux USA au nom des causes minoritaires et sociétales de type “frontières ouvertes”, tandis que l’opposition anti-UE en Europe doit établir une alliance avec le mouvement américain qui a porté Trump au pouvoir, regroupée selon les références souverainistes ret principielles..

Le côté crépusculaire et nucléaire...    29/10/2016

• Une fois de plus, une fois encore l’on parle de la possibilité d’un conflit nucléaire, et le thème est même introduit dans la campagne présidentielle USA-2016. • Cette hypothèque pèse sur nos psychologies depuis plus de deux années (depuis le début de la crise ukrainienne) comme une possibilité qu’aucune position officielle n’interdit au nom d’une logique stratégique et d’une morale métaphysique supérieure. • D’où vient cette conduite proche de la démence, affectant le bloc-BAO ? • Notre thèse est qu’au départ, le 17 juillet 1945, le fait catastrophique de l’explosion atomique/nucléaire est perçue, consciemment ou pas, comme un sacrilège contre le cosmos par le déchaînement de la Matière, et que ce qu’il restait (dans les années1940-1950) du sens du sacré avait interdit la transcription opérationnelle de ce sacrilège d’en disposer comme d’un instrument normal de l’arsenal militaire. • Aujourd’hui, le sens du sacré a complètement disparu, la notion de sacrilège a déserté les Très-Basses âmes, et les esprits à mesure, de nos dirigeants-Système, aidé en cela par l’inversion de la Vérité (encore plus que le Mensonge : il y a dans les narrative la volonté de nier et de détruire toute Vérité). • Par chance, cette tension extraordinaire de la possibilité du nucléaire s’impose à des psychologies épuisées, qu’elle contribue à encore plus épuiser, les rendant également vulnérables à des poussées antiSystème qui ne cessent d’enfler et d’accentuer le désordre au sein du Système, rendant de plus en plus difficile l’opérationnalisation bureaucratique de l’usage du nucléaire.