Une rubrique qui s'attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l'actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d'un commentaire de présentation ou/et d'appréciation.

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Anatomie de l’effondrement en cours    19/10/2017

• Ce texte date d’il y a sept ans, le 9 aoput 2010 : si nous le reprenons, c’est parce qu’il présente pour la première fois l’idée détaillée que l’attente et la prospective à propos de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES) sont inutiles czar cette crise a d’ores et déjà commencé. • PhG dans le Journal.dde-crisis de ce jour, 19 àctobre 2017, explique longuement les raisons du choix de rééditer ce texte. • Parmi divers événements d’époque qui n’ont plus d’échos, d’autres ont une surprenante actualité : par exemple cette “tentation”, existant en 2010, d’attaquer l’Iran, se retrouve aujourd’hui en très bonne forme. • D’autre part, PhG explique également combien le lien entre 2010 avec la crise des USA d’alors et la crise des USA d’aujourd’hui depuis 2015 et les présidetielles (“D.C.-la-folle”) est d’une grande force : le texte se place « peu avant le début du “printemps arabe” (décembre 2010), enchaînant sur [les crises Syrie, Ukraine, etc.] tentant de contenir [...] la perception de la progression de la crise de l’effondrement US et du Système. Cette tentative de déflection a pris fin d’une façon sensationnelle [...] par le biais de la crise [...] complètement crise d’effondrement (Trump, USA-2016, “D.C.-la-folle”, etc.). »

Crises sans fin et tourbillonnantes...    17/10/2017

• Faut-il faire le décompte et l’analyse des crises, prévoir comment et dans quel sens elles seront conduites à leurs termes ? Futilité tout cela, puisque pour nous il n’y a de terme d’une crise qui ne soit absolument lié au terme de l’effondrement du Système. • Toutes les crises, qui ne cessent de se multiplier, évoluent entre paroxysmes successifs et période de furtivité entre les paroxysmes : elles sont “sans fin” sinon accordées à la fin (l’effondrement) du Système. • S’il le faut, les prévisionnistes annonçent la proximité d’un paroxysme, comme cet auteur allemand, Ernst Wolff, qui annonce « Le tsunami financier » qui nous menace et maintient ainsi, de fausse précision en prévision hypothétique, le feu sous la cendre qui se réalisera un jour ou l’autre en un paroxysme volcanique, financier pour ce cas. • Au plus elles se développent, au plus elles se présentent comme n’ayant pas de fin, au plus elles se révèlent comme n’ayant pas de sens. • Les crises sont emportées dans un “tourbillon crisique” universel qui est l’outil principal d’une résistance au Système, avec comme stratégie l’équation bien connue de la transmutation de la surpuissance du Système en autodestruction.

Humeurs et fantasmes de guerre    13/10/2017

• Encore un “coup de chaleur” à Washington qui redevient “D.C.-la-folle”, à propos de divers projets, manigances, manipulations, etc. • Cette fois, une fois de plus, il est question de guerres qui pourraient devenir catastrophiques et nucléaires, contre la Corée Nord mais aussi contre l’Iran. • Il est question de manigances pour faire tomber Trump dont le comportement belliciste extrême effraierait ses conseillers en théorie les plus guerriers, mais ces généraux devenus prudents... • Il est question de la fin de l’empire, mais aussi de démentis furieux... • Il ne cesse de se confirmer que le grand problème que le Deep State affronte à “D.C.-la-folle”, c'est le contrpole et l'orientation du président Trump, qui s'avère être un échec de plus en plus pressant et de plus en plus affolant. • Au reste, le Deep State lui-même ne sait plus comment agir, dans quel sens, etc., devenant lui-même incontrôlable par rapport à sa mission. • Il se confirme que Trump est involontairement et inconsciemment plus que jamais antiSystème. • Son désordre, ses projets fous, ses contradictions, placent le Système devant des perspectives affolantes : même son élimination ne résoudrait rien et aggraverait sans doute la situation

The-Donald et “la théorie du crétin”    08/10/2017

• Nixon avait “la théorie du fou”, Trump a “la théorie du crétin”. • ...Ou l’a-t-il vraiment ? Est-ce seulement une théorie qu’il soit un crétin (“moron”), comme président et dans le domaine de la politique étrangère principalement ? Ou bien sommes-nous en plein dans l’application de cette théorie qui n’en est alors plus une dans le sens nixonien ? • Bref, l’on s’essaie à tenter de comprendre, puis d’expliquer les aspects les plus explosifs de la politique étrangère de Trump. • Ce n’est pas une tâche aisée, car si Trump est un crétin il est entouré de fous qui ne savent plus ce qu’ils doivent vouloir (c’est “D.C.-la-folle”). • Le constat que nous faisons, surtout, c’est que dans le cas d’un Trump, personnage extraordinairement réduit, inconsistant, irresponsable, sans la moindre idée suivie, le Deep State lui-même est complètement impuissant. • Contrairement aux situations courantes où le Sapiens n’a plus guère de rôle, un Trump, tout de même sacré Sapiens Sapiens, joue grâce à ses grossièretés et à ses défauts énormes un rôle considérable. • Par bonheur, c’est celui d’un démolisseur (du Système).

Le paradoxe syrien de Poutine    28/09/2017

• En deux ans depuis le 30 septembre 2015, les Russes ont développé en Syrie un modèle quasi-parfait d’intervention extérieure : modicité des moyens, politique prudente, intervention opérationnelle décidée et décisive (comme on l’a vu ces derniers jours avec le franchissement de l’Euphrate par les Syriens). • Ils n’avaient vraiment aucune intention de le faire mais le désordre développé par la politiqueSystème en général mise au compte des neocons et l’inculture médiocre des dirigeants-BAO le leur ont imposé en raison d’impératifs stratégiques et d’équilibres généraux. • Premier paradoxe : ainsi Poutine, l’homme prudent, le dirigeant sans doute le plus ennemi du désordre et des interventions extérieures, a-t-il été “forcé” par le désordre de réaliser une opération extérieure avec ses risques, et qui met la Russie au premier rang de la stratégie mondiale. • Paradoxe du paradoxe : ce désordre a été initié jour après jour par les USA, la puissance jusqu’alors dominante qui a ainsi fait le lit de la puissance qui l’a supplantée. • L’effet au niveau de cette région stratégique est considérable : la Russie est devenue la puissance dominante et le “médiateur” que tout le monde dans la région consulte.

Zapad 2017 : Poutine nous terrorise    15/09/2017

• L’“exercice stratégique” Zapad 2017 commenceen Biélorussie, avec un mélange de soldats biélorusses et russes. • Les effectifs ne sont pas impressionnants (10.000 soldats en tout) tandis que le thème de l’exercice est une intervention armée en cas de tentative de “révolution de couleur” contre le pouvoir biélorusse, ce qui est une hypothèse à la fois réaliste et absolument pas révolutionnaire si l’on consulte l’histoire récente. • Qu’importe, les commentaires et les réactions dans les cerces BAO/OTAN et dans les “pays du front” (les baltes, la Pologne, l’Ukraine) sont ceux d’une alarme extrême, l’exercice ayant été « le point d’attraction de la prospective occidentale et d’une hystérie démesurée durant les derniers mois », selon l’hebdomadaire Defense News qui n’a pourtant pas l’habitude de sortir des rangs. • Il s’agit en fait d’un climat de montée de l’antagonisme avec la Russie, également très visible en Géorgie, et qui conduit à faire de ce pays (la Russie) une puissance militaire extraordinaire, capable des entreprises les plus conquérantes. • Ainsi le bloc-BAO se fait-il peur à lui-même et fait en sorte que la politique russe devienne de plus en plus ferme et affirmée.

Soros et son double    03/09/2017

• Une pétition officiellement adressée au gouvernement US demande de considérer George Soros et ses nombreuses organisations non-gouvernementales comme terroristes et de saisir tous ses avoirs disponibles. • La pétition a dépassé en moins de deux semaines le seuil d’admissibilité officiel (100.000 signatures en 30 jours). • Curiosité ? Elle aurait été lancée par les démocrates, alors qu’elle accuse explicitement le milliardaire-spéculateur-déconstructeur d’avoir pénétré le parti démocrate aussi bien que des domaines importants du gouvernement US. • Des experts russes pensent que cela pourrait présager de graves ennuis pour cet organisateur universel et officiel des “révolutions de couleur”, de la déstabilisation, de la déstructuration et de la dissolution. • Cette démarche de la pétition tend à réduire la narrative courante sur un Soros agissant pour le compte de puissances établies (les USA). • Notre conclusion, plus que jamais : avec Soros, il n’y a pas de complot, il y a du désordre bien entendu et surtout la présence d’une perception satanique du monde, à l’image de son inspirateur Saul Alinsky, qui voyait dans Lucifer le “premier des radicaux”...

“Président Mattis”, ou la paralysie étoilée    26/08/2017

• Une thèse désormais de plus en plus courante après le départ de Bannon de la Maison-Blanche, c’est celle de “la prise de pouvoir” par les généraux de l’armée US. • C’est notamment la thèse d’Alexander Mercouris qui la détaille avec bonheur, en désignant le “président Mattis”, remplaçant désormais l’ex-“président Trump” : Mattis, général et secrétaire à la défense, est le nouveau maître de cérémonie, avec comme acolytes Kelly et McMaster à la Maison-Blanche. • Il est vrai que le Pentagone est aujourd’hui le maître de la politique extérieure des USA et c’est en cela que Mercouris parle des “généraux au pouvoir”, – mais c’est plutôt par absence des autres... • Seul problème : quel pouvoir et pour quoi faire ? Et quelle politique extérieure ? En fait, les généraux ont quasiment gelé la politique extérieure US, gelant le reste par développement logique et mettant les relations internationales dans une sorte de paralysie. • Reste la situation intérieure US, car c’est en vérité là que tout se passe : et là, le “prisonnier” Trump est moins facile à contrôler, sinon incontrôlable comme d’habitude.

PTSD-Trump, pathologie de “D.C.-la-folle”    18/08/2017

• Trump, “D.C.-la-folle” et les USA en crise sont un objet sans fin d’observation, tant ils mobilisent toutes les facettes possibles de la crise postmoderne, et tant chaque jour nous apporte sa moisson de nouvelles étranges. • Cette fois, nous avons choisi la nouvelle de l’apparition d’un nouveau trouble psychologique : le PTSD... • Raté, ce n’est pas le Post-Traumatic Stress Disorder qui marque la psychologie catastrophique de centaines de milliers de vétérans des guerres postmodernes et humanitaristes que nous menons à coups de bombes guidées, – mais plutôt le “President Trump Stress Disorder” (donc PTSD-Trump, pour s’y reconnaître). • Il y a ceci qu’une enquête réalisée par le quotidien New York Daily News révèle le développement exponentiel de ce nouveau mal qui affecte les antitrumpistes : angoisse, anxiété, panique ne cessent de grandir dans leurs psychologies fatiguées, à mesure que la chaotique présidence Trump se poursuit. • Débordés, les psychiatres US parlent d’une épidémie : « Ce que nous voyons à gauche [chez les antitrumpistes] est une épidémie de détresse psychologique depuis que Trump a été investi. » • Diable, cela explique bien des choses.

Paroles et paradoxes d’Antifa-USA    17/08/2017

Antifa, formule à signification universelle (“antifascisme”) a, aux USA, une signification bien imprécise et une opérationnalité qui ne l’est pas. • Lorsqu’on écoute des représentants d’Antifa-USA, les héroïques attaquants de l’extrême-droite nazie envahissant Charlottesville et incontestables membres de la coalition antitrumpiste dominée par le Deep State, on découvre que leur but principal est d’abattre justement ce que l’on nomme sans prendre de gants le Deep State. • Ils veulent, disent-ils, “rendre ce pays ingouvernable” : c’est déjà quasiment fait mais autant bien verrouiller cet objectif si vertueux que l’on ne peut qu’approuver. • Car cette ambition, curieusement, fait d’Antifa-USA et au bout du compte et de leur dynamique d’action, des “idiots utiles” de l’antiSystème. • C’est un aspect bouffon de plus de cette tragédie-bouffe en marche aux USA. • La “chasse aux statues” sudistes, transcription postmoderne de la chasse aux sorcières, se poursuit et l’on songe désormais à soumettre les Pères Fondateurs au tribunal populaire de notre Terreur, dans l’espoir d’effacer toute l’histoire de la grande République pour la remplacer par le simulacre de la perfection antiraciste et antifasciste.

Globalistes contre globalistes    03/08/2017

• Le vote du Sénat US d’il y a une semaine est donc destiné à devenir historique et il l’est d’ores et déjà, sans nul doute. • Il termine une séquence à l’issue de laquelle le Congrès des États-Unis a confisqué le pouvoir exécutif et a proclamé l’hostilité perpétuelle contre la Russie et une “guerre économique totale” dont l’Europe est la première victime... • Après la signature de cette loi par Trump, assortie de réserves qui pourraient justifier et annoncer qu’elle puisse être présentée à la Cour Suprême pour qu’on juge de sa constitutionnalité, le Premier ministre russe Medvedev a réagi avec un commentaire long, détaillé et d’une extrême violence, largement plus virulent que ceux de Poutine et de Lavrov. • Dans la direction russe, Medvedev est un libéral, un pro-occidentaliste, un “globaliste” comme les dirigeants européens et l’UE. • Tous étaient épouvantés par l’arrivée de ce clown American-Firster et populiste, Trump, et tous ils dénoncent aujourd’hui avec fureur le Congrès, justement cette force “globaliste” de Washington D.C. sur laquelle ils comptaient pour stopper Trump. • Résultat ? Globalistes contre globalistes, car les meilleurs ennemis du Système se trouvent au cœur du Système.

De la B.A. à l’I.A.    19/07/2017

• « L’I.A. est un risque fondamental pour l'existence de la civilisation humaine », vient de répéter solennellement Elon Musk, entrepreneur et financier des matières de technologies liées à l’Intelligence Artificielle. • Il exprime une crainte déjà largement répandue sur les conséquences catastrophiques que l’I.A. pourrait amener très rapidement, avec des visions de cauchemar dont l’une est “la révolte des robots” et l’élimination de l’espèce par ces nouveaux maîtres du monde dotés de toute la grâce et la finesse impitoyable de l’I.A.. • Cette crise de l’I.A. est un deuxième “moment de vérité” de la science occidentale, après l’explosion de la première bombe atomique en juillet 1945. • Elle marque combien ce triomphe de la technologie constitue la marque fatale de l’inversion faustienne du technologisme participant à la crise d’effondrement du Système. • Dans la comparaison que nous faisons entre le “moment de vérité“ de la B.A. et celui de l’I.A., nous trouvons la différence entre la demi-mesure de l’inversion qu’est la représentation du modèle et la complète inversion qu’est le simulacre du modèle. • La puissante attaque de la cohérence du monde organisée par la déconstruction atteint les limites structurelles de la science et le destin de l’espèce humaine.

Sous le regard du fantôme de l'Empire    04/07/2017

• Le 4 juillet est la fête nationale aux USA, et le deuxième anniversaire dans la crise du pouvoir de l’américanisme dont on peut dater l’origine à la déclaration de candidature de Trump, en juin 2015. • Hier, l’État du New Jersey a pris une décision importante pour la marche de la crise en identifiant les groupes dits-“Antifa” dont se réclament les groupes anti-Trump comme “terroristes”. • Ce 4 juillet ont lieu des rassemblements pour réclamer la destitution du président Trump. • Nous nous attachons dans ce F&C à un article d’un Pasteur de l’Université de Toledo qui donne une analyse théologique du mouvement actuel de contestation en l’identifiant comme une sorte de néo-Gnosticisme, c’est-à-dire assimilé à l’une des premières hérésies fondamentales du christianisme, aux origines de la formation de cette religion. • Auteur de Gnostic America, le Pasteur Burfeind est particulièrement bien placé pour effectuer une telle démarche. • Ainsi cette analyse amplifie-t-elle radicalement la crise de l’américanisme pour la transmuter en une crise fondamentale de notre civilisation (devenue contre-civilisation), donc en globalisant comme elle doit l’être la crise de Washington D.C.

De l’importance de la crise de Washington D.C.    18/06/2017

• Chaque jour voit l’avancement de la crise du pouvoir de l’américanisme à Washington D.C. : c’est ainsi en effet qu’il faut la nommer, d’une façon impérative, et non plus la “crise de la présidence Trump” ou de toute autre étiquette du genre. • C’est la crise du pouvoir de l’américanisme mais aussi la crise de déconstruction et d’effondrement des USA, comme le montre déjà le comportement des États de l’Union (dont la Californie, le Washington, New York) regroupés au sein de USCA. • A Washington D.C., les instruments légaux sont désormais en place, avec l’enquête du Conseiller Spécial Mueller, pour poursuivre “légalement” et en toute impunité une chasse aux sorcières anti-Trump dans le cadre du simulacre-Russiagate qui doit nécessairement aboutir, selon Newt Gingrich, à l’une ou l’autre mise en accusation. • D’une façon générale, l’affrontement ne cesse de se charger de passion et de haine et l’on ne distingue plus la moindre issue qui ne précipite pas une crise générale des USA, guerre civile ou/et dislocation... • Il ne semble pas, et c’est notre principal constat, que les divers acteurs hors-USA se rendent compte de ce que signifie un tel événement, par ailleurs inévitable, sinon souhaitable. • ... Sauf peut-être la Russie, qui a vécu cette sorte de drame, une dimension en-dessous.

Le simulacre transatlantique sanctionné    16/06/2017

• Bien entendu, à côté de Trump et de ses diverses folies, il n’est pas question que le Congrès, qui prétend pourtant lui faire la leçon, soit en reste. • Il ne l’est pas puisqu’il a voté (le Sénat, en attendant la Chambre) des sanctions antirusses supplémentaires, avec la sempiternelle rengaine de l’Ukraine, de la Syrie, et, nouvelle recrue pour ce domaine des sanctions, l’affaire Russiagate où la culpabilité est donc proclamée avant que le procès n’ait lieu à partir d’un imposant dossier d’affirmations furieuses, avec en plus l’avantage de ne présenter strictement aucune preuve de cette responsabilité. • A côté de ce désordre indicible quoiqu’habituel, le Congrès ajoute de nouvelles sanctions contre l’Iran parce que l’Iran est “la mère de tous les terrorismes”. • Les Européens n’apprécient aucune de ces initiatives parce que les sanctions antirusses les frappent directement et qu’ils tiennent au traité avec l’Iran. • Les Allemands et les Autrichiens ont fait communiqué commun pour dénoncer le vote du Sénat qui s’attaque directement aux européens dans le développement du projet du gazoduc NordStream-2, venu de Russie vers l’Europe (l’Allemagne). • Conclusion : Le Congrès vaut bien Trump dans sa posture anti-européenne et l’architecture transatlantique poursuit sa dissolution accélérée.

La “trumpisation” est totale...    11/06/2017

• Qui saura dire ce que signifie cette crise autour du Qatar, quelle est la position des USA et sur quoi tout cela peut déboucher. • La crise est désormais complètement noyée dans ce que le ministre des affaires étrangères allemand nomme “trumpisation”. • En 4-5 jours, Trump a changé deux fois de position et s’est trouvé en opposition avec son secrétaire d’État, pour pouvoir mieux clamer que Tillerson et lui étaient d’accord. • Autour du Qatar, on est au bord d’une terrible explosion ou il s’agit d’une sorte de crise-bouffe. • A Washington D.C., la crise est en plein régime-turbo, là aussi “trumpisation”, tout le monde se précipitant dans le piège que la dynamique antiSystème hors de toute impulsion humaine sécrète d’elle-même. • L’incohérence, la bouffonnerie de ce président, son gouvernement d'humeurs et des lubies, ses affirmations grotesquement hypocritiques, enragent ses adversaires et navrent ses partisans, le tout conduisant à la prolifération de ce désordre nommé “trumpisation”. • Personne ne le sait, personne ne l’élabore, personne ne le comprend rationnellement, — et Trump encore moins que les autres, lui qui croit bien faire, – mais ce désordre-là, la “trumpisation”, est la formule maîtresse pour conduire le Système à son autodestruction.

Merkel et son “Moment décisif” : quels effets ?    29/05/2017

• Ce fut, dans la foulée des folies d’affrontement des sommets de l’OTAN et du G6+1 (ou G7-1), un événement d’une considérable importance, certainement du point de vue de cette symbolique transatlantique qui nous a habitués depuis plus d’un demi-siècle à l’exercice honteux de la “servitude volontaire” des dirigeants européens vis-à-vis des USA. • Ce fut, dimanche, à Munich, après la réunion de vendredi-samedi en Sicile, ce qu’on nomme unanimement désormais le “Watershed Moment” d’Angela Merkel disant leur fait aux USA : “Puisqu’il en est ainsi [à cause de l’immonde Trump], nous nous passerons de vous pour construire notre futur grandiose, allemand et européen”. • Ne craignons pas la résurrection du Reich ni l’affrontement bloc contre bloc (Europe et USA), parce qu’il ne s’agit nullement de cela, selon notre point de vue, – ni Reich, ni blocs mais processus vertueux de déstructuration-dissolution. • La sortie de Merkel après les extravagances de Trump c’est une étape, certes importante et spectaculaire, et même symbolique, mais pas autre chose qu’une étape accélérant le processus de déstructuration-dissolution de ce que nous nommons “bloc-BAO”.  

Russiagate, simulacre extrême    22/05/2017

• Le scandale Russiagate qui fait de l’ami-Trump, candidat de fortune puis président d’infortune, un Siberian Candidate-President complètement manipulé par la Russie, au service des Russes, travaillant pour les Russes, est une des très-grandes créations du grotesque sublime de la postmodernité. • Il n’y a rien pour substantiver cette accusation qui forme le fond de notre réflexion politique et de notre édification morale depuis dix mois, absolument rien ! • ... Ce qui prouve qu’après tout, l’absence de preuve est la preuve ultime, quasiment la preuve divine de la véracité de l’accusation immédiatement transmutée en verdict-accusation-exécution. • Ce “scandale” est le plus sublime simulacre dont ait accouché la postmodernité, calquant ses actes et ses convictions sur les traces des déconstructeurs qui dessinent les plans de l’architecture de notre époque. • Ce simulacre est en effet si sublime qu’il emprisonne et oblige ses fondateurs et ses zélés partisans, les poussant sans cesse à une épuisante confrontation avec les vétrités-de-situation. • Voici la plus sublime capacité de destruction du pouvoir washingtonien qui ait été mise en route, par l'outil de l’autodestruction.

Triste(s) État(s) de l’Union    19/05/2017

• Fort peu connu, – “et pour cause” pourrait-on remarquer tant on a appris à écarter la publicité des choses importantes, – le Conventionnal of States Project (CSP) qui propose aux États de l’Union une Convention pour élaborer un amendement à la Constitution des USA, a enregistré son douzième État (le Missouri) sur les 34 qui lui sont nécessaires pour atteindre le niveau légal. • Lancé en 2015, le CSP se propose d’apporter un amendement qui priverait le gouvernement fédéral (Congrès, administration, etc.) d’une partie de ses pouvoirs. • Il s’agit d’un projet de “dé-fédéralisation” des USA qui constate que Washington D.C., devenu “ou of control”, est incapable de gérer la situation des USA et laisse s’accumuler une dette catastrophique, tout cela justifiant qu’on le prive d’une partie de ces pouvoirs. • Cette initiative, qui est absolument conforme à la légalité constitutionnelle (c’est la législature des États qui votent l’adhésion au projet) nous paraît essentielle en ce qu’elle attaque le cœur même du pouvoir-Système qui maintient l’état de crise permanent actuel : elle tend à dissoudre la structure déstructurante du monde. • Un commentaire du colonel Lang à ce propos : «nous sommes dans un cadre potentiel de dissolution de l'Union qui ressemble à celui de 1859».

Trump 3.0 ou retour à 1.0 ?    12/05/2017

• En quelques jours, le président Trump a, comme on dit, complètement modifié la donne : successivement, en mettant à pied le directeur du FBI et en recevant avec chaleur et de nombreux signes d’une bonne entente à établir entre les deux pays, le ministre des affaires étrangères russe Lavrov. • Celui dont on pouvait juger depuis un gros mois qu’il avait accompli une trahison complète de ses engagements de campagne du président Trump, semble engagés dans un processus inverse. • Les Russes, qui avaient accueilli Tillerson dans un climat glacial à Moscou il y a trois semaines, sont désormais tout sourire ; les démocrates, qui avaient ralenti le rythme de leurs attaques contre Trump (sans jamais cesser de mettre en cause sa légitimité), repartent de plus belle à l’assaut en réclamant sa destitution pour abus de pouvoir dans l’affaire Comey/FBI. • Finalement, il est préférable d’abandonner une fois pour toute l’analyse logique et stratégique, autant de la présidence Trump que de la situation du pouvoir à Washington. • Trump fait de la tactique, au jour le jour, et dans certains, sinon nombre de cas à cause de la pression antagoniste et pro-Système des démocrates, il se retrouve antiSystème. • Prenons ce qui peut être pris, sans chercher du long terme là où il n’y en a pas.