Une rubrique qui s'attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l'actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d'un commentaire de présentation ou/et d'appréciation.

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De L.A.-1992 à L.A.-2017 ?    28/04/2017

• L’histoire est la plus précieuse des informatrices, exclusivement quand, le faussaire écarté, quand il en est rendu compte honnêtement (quoique les falsifications sans nombre, surtout aujourd’hui, lorsqu’elles sont identifiées, nous en disent beaucoup sur la pensée du faussaire). • Cette observation est suscitée par une étude statistique à Los Angeles qui dit que, pour la première fois depuis les émeutes fameuses et sanglantes d’avril-mai 1992, il y a un quart de siècle demain 29 avril, les habitants de la ville craignent un renouvellement de ces émeutes. • Cela nous ramène à l’évocation de ces émeutes et à l’état d’esprit profondément dépressif (il durait depuis 1989-1990 et ne changea qu’à l’été 1996) qui marquait les USA, contrairement à l’hagiographie officielle, totalement mensongère, qui nous décrit une Amérique triomphante de l’URSS et sûre de son empire sur le monde dès 1989-1990. • Nous tentons de rendre compte de ce que fut l’histoire de cette période avec un extrait de La Chronique de l’ébranlement, de Philippe Grasset, et nous voulons ainsi établir un lien direct et ferme entre elle, avec les conditions dépressives d’une crise d’identité de l’Amérique qui y régnaient, et la crise actuelle, parvenue à son paroxysme avec l’élection de Trump.

Le USS Carl Vinson est très rock’n’roll    20/04/2017

• Il y a eu un étonnant chassé-croisé de nouvelles, de versions différentes, d’analyses diverses passant des plus sombres perspectives aux observations ironique, à propos de la position du groupe d’attaque du porte-avions USS Carl Vinson auquel était attribué l’essentiel de la pression et peut-être la frappe préventive des USA contre la Corée du Nord. • Finalement, l’US Navy a lancé une offensive de communication d'abord discrète dès ce week-end pour faire savoir que le groupe d’attaque, qu’on croyait au large des côtes de la Corée du Nord se trouvait en réalité dans la zone de l’Indonésie, près de 5.000 kilomètres plus au Sud. • Quant aux deux autres groupes d’attaque, annoncés comme un renforcement en cours, il n’est nullement question de les déplacer. • Est-ce la fin de cet épisode de l’aspect nord-coréen de la crise sans fin, à tendance agressive, du système de l’américanisme ? • Impossible à dire, par contre il s’agit d’un facteur de désordre supplémentaire dans l’état déjà catastrophique du pouvoir du système de l’américanisme, avec cette fois, selon nous, la mise en évidence de rapports difficiles entre l’US Navy et l’actuelle direction militaire US faite essentiellement de généraux du Corps des Marines (Mattis, Dunford, Kelly). • Au milieu de tout cela, Trump 2.0 fait plutôt pour l’instant figure d’acteur devenu extérieur et incertain.

Psychologie de Trump 2.0, post-trahison    15/04/2017

• Les événements vont à une vitesse si extraordinaire qu’il devient très difficile d’en proposer un commentaire acceptable selon les seuls termes de la raison. • Il ne faut pas craindre d’aller aux hypothèses les plus singulières, les plus inattendues, les plus imprévisibles. • Aujourd’hui, ce qui nous occupe, c’est l’extraordinaire transformation de Donald Trump, trahissant en l’espace d’un acte décisif, spectaculaire et symbolique, toute la tendance essentielle de sa campagne. • C’est ce que nous appelons la transmutation de Trump 1.0, populiste, non-interventionniste, partisan d’un rapprochement avec la Russie, en Trump 2.0, interventionniste, ordonnant une frappe en Syrie, menaçant la Corée du Nord, laissant son cabinet raisonner de dénonciations de la duplicité russe. • L’explication que nous donnons à ce changement brutal, à côté de l’action d ce que nommons les “forces obscures”, est complètement psychologique à partir de la description de Trump comme un “homme-téléréalité”, vivant dans un univers de spectacle télévisuel. • Le résultat est loin d’être encourageant, y compris et notamment d'une façon inattendue et ironique pour ces “forces obscures” qui croyaient le faire entrer dans le rang sans effets indésirables. • Trump 2.0 à la tête des USA, c’est un danger aussi grave, sinon plus grave pour les USA que pour le reste.

Doctrine-Gabbard et naufrage-Trump    08/04/2017

• Nous ne nous attarderons certainement pas à rechercher la véritable explication et la véritable signification de l’étrange attaque US contre la Syrie, si tant est que le qualificatif “véritable” ait encore un sens et surtout une nécessité. • Ce qu’il nous importe de constater, c’est que cet événement marque et accélère ce qui paraît de plus en plus décisivement comme l’incapacité et l’impuissance de Trump à se saisir réellement de la politique centrale des USA. • Nous considérons qu’il s’agit moins d’une question de rapport de forces que d’une question de méthodologie structurelle. • Nous nous arrêtons, pour expliciter cette observation, au cas que nous avons déjà abordé plusieurs fois en connexion avec les possibilités d’une grande politique de Trump, de la députée Tulsi Gabbard, dont la réaction à l'attaque du 6 avril est un exemple de mesure et d'intelligence. • Le fait que Trump n’ait pas tenté d’utiliser Gabbard pour un rôle fondamental dans la crise de Syrie et du Moyen-Orient, à la façon structurelle que Bill Clinton utilisa Holbrooke en ex-Yougoslavie, est pour nous le symbole de l’impuissance de ce président à trouver une voie constructive pour installer une nouvelle politique. • Peut-être le fera-t-il un jour mais il est déjà vraiment bien tard, si tard qu’on en écrirait presque “trop tard”...

Haine et déstructuration    31/03/2017

• Nous examinons ici la situation aux USA, dans un pays plongé dans une crise durable qui s’inscrit essentiellement dans la psychologie, que ce soit la psychologie collective ou les psychologies collectives, que ce soit dans les psychologies individuelles.• D’un côté, nous observons divers mouvements de population, sous diverses formes dont la plus spectaculaire est celle d’un mouvement des grandes villes vers la campagne, qui tendraient à reproduire du point de vue de la géographie du pays, la puissance psychologique de la crise qui divise les USA en deux parties irréconciliables. • Le paroxysme de l’élection, n’a rien réglé, comme le reste d’ailleurs, et l’arrivée d’une nouvelle administration n’a absolument pas amené un certain retour à une normalité. • Ce constat peut être aussi bien fait à Washington D.C. où l’on sait que se poursuit une “guerre civile” furieuse, où se manifeste surtout une extraordinaire atmosphère de haine. • C’est le deuxième volet que nous examinons, qui est également psychologique, qui confirme et complète le premier du point de vue de l’irrémédiabilité de la situation. • La haine qui s’est déchaînée contre Trump et qui se poursuit d’une façon soutenue avec l’apparition du concept extrêmement exotique de “post-Vérité”, est un phénomène psychologique remarquable (équivalent à celui qui caractérise le sentiment déchaîné contre Poutine), qui interdit (heureusement...) toute possibilité de réussite de sa présidence.

Avec Merkel, “The-Donald est nu”    21/03/2017

• La rencontre Merkel-Trump à Washington de ce week-end n’a rien eu à voir avec les habituelles rencontres-Système auxquelles nous sommes habitués. • Il y a eu comme un télescopage entre deux univers, avec des éclats et débris épars de “langue de bois” et de “parler vrai”, de Système et d’antiSystème. • L’Allemande, que certains aimeraient voir comme “the leader of the free world” a rencontré une bestiole qui n’a jamais été invitée au “Club”, mais qui s’est invitée elle-même et dont le jeu “politique” se trouve d’abord dans son comportement insaisissable et imprévisible. • Le décalage extraordinaire apparu entre les deux dirigeants est illustratif de la nouvelle époque où nous a plongé l’élection du nouveau président des USA, qui reste plus que jamais l’objet d’une contestation interne très forte aux USA où divers pouvoirs lui échappent, et qui l’est également au sein du bloc-BAO. • En même temps, la rencontre du G-20 à Francfort où les représentants du “bloc” et l’“aristocratie bureaucratique” du globalisme se sont heurtés à un nyet catégorique des USA devenus protectionnistes nous fait penser que s’il y a “vraiment un “vrai Trump’” hors des hypothèses et de la confusion de la politique de sécurité nationale du Deep State, c’est bien face à Merkel qu’il est apparu. • Cette vérité-de-situation n’a qu’un mot pour la caractériser : instabilité

L’hypothèse d’un “tourbillon cyclique”    17/03/2017

• Il nous apparaît évident que la folie chaque jour renouvelée et accentuée des événements d’une époque devenue “tourbillon crisique” doit nous conduire impérativement à poursuivre de plus en plus audacieusement sur la voie des hypothèses audacieuses. • Le “cloaque de mensonges” que nous oppose le Système doit être laissé pour ce qu’il est, un cloaque sinon le Cloaca Maxima des Romains mis au goût de la postmodernité, c’est-à-dire une tentative vaine de nous détourner des vérités-de-situation essentielles. • L’idée de la théorie cyclique pour comprendre notre époque présente, quasi-officiellement chez un Stephen Bannon, nous pousse à faire évoluer le réflexion politique dans ce sens audacieux, qui nous connecte directement à la métahistoire. • Elle nous autorise à “penser“ le chaos-politique en cours, et poursuivi sinon accéléré par Trump, d’une façon qui se réfère à cette théorie, donnant ainsi un sens caché à l’insensé. • Les conditions extraordinairement spécifiques de notre contre-civilisation, notamment au niveau de la communication et du technologisme, nous permettent d’avancer sur la voie d’une hypothèses d’une telle audace, et de passer d’un “tourbillon crisique” au “tourbillon cyclique”. • Elle nous confronte à la condition ultime et à l’ultime étape d’un tel bouleversement nécessairement : un choc spirituel fondamental rompant les barreaux de la prison de la postmodernité

Un Watergate postmoderne, un vrai ?    05/03/2017

• Cette fois, il semble bien que le président Trump soit en possession, directement ou indirectement, de documents pouvant mettre en cause Obama pour des écoutes téléphoniques effectuées contre lui (Trump) durant la campagne des présidentielles. • Face aux attaques lancées par tweet et par Trump, Obama a répondu par un très court communiqué complètement dans le style d’un avocat qui met déjà en place une défense dans le cas de la possibilité d’un procès. • Le schéma est très proche de celui du Watergate de l’origine, mais avec des forces réparties très différemment et agissant de façon très différente, sinon inverse. • Il n’empêche, s’il détient les documents en question, et également des preuves et des identités de “fuiteurs” dans le chef de fonctionnaires restés en place et restés fidèles à Obama, Trump dispose d’un dossier qui peut casser l’opposition qui, pour l’instant, sabote et paralyse son administration. • Aura-t-il l’audace d’agir ? C’est le sort de son administration (c’est-à-dire son efficacité, son fonctionnement)... • D’autre part, s’il agit, ne va-t-on pas vers des troubles majeurs, compte tenu des passions et des tensions extraordinaires qu'on constate aujourd'hui ? • L’Amérique est encore loin d’avoir atteint le point culminant de sa crise ouverte avec la candidature de Trump, et sans savoir si l'on pourra éviter un très grand désordre à son issue.

L’insoutenable décomposition de l’âme du monde    27/02/2017

• Partout résonnent ces hypothèses et objurgations de séparatisme, de sécessionnisme, d’-exit, etc., comme le réveil soudain d’un réflexe de riposte et de résistance face à une marée montante qui menace de tout néantiser, de tout niveler jusqu’à l’entropisation finale et globale. • Le moyen employé par cette mécanique d’entropisation, ce sont notamment les questions sociétales manipulées par le Système pour son travail de déstructuration et de dissolution. • On s’appuie ici, pour lancer notre réflexion, sur un texte décrivant l’actuelle situation extraordinaire des USA et proposant une restructuration en “deux-États”, puis étendant cette formule à l’Europe, – en bref au bloc-BAO, qui est secoué par ce formidable courant. • On comprend la logique de telles recherches mais on doute pour l’instant de leur réussite, parce que telles séparations “à l’amiable” suppose une bonne entente paradoxale entre les deux partenaires qui-ne-se-supportent-plus. • Le parti des progressistes-sociétaux, qui brandissent les questions sociétales jusqu'à en faire un domaine plus important que la politique extérieure, n’est rien d’autre que l’“idiot utile” du Système, et il n’acceptera pas de compromis. • Il faudra donc le détruire comme il faudra détruire le Système.

Poutine ne sourit plus du tout    20/02/2017

• Plusieurs signes, notamment hier à Munich (conférence Wehrkunde sur la sécurité) et à Moscou montrent que Poutine a décidé un mouvement diplomatique majeur. • Le discours de Lavrov à Munich et la décision de reconnaître les documents officiels des républiques du Donbass constituent un message pour Trump : il faut se décider, et vite, sur la coopération avec Moscou, sans quoi Moscou “reprend sa liberté”. • Le problème est que Trump, plus que jamais en posture d’affrontement avec l’establishment (le Système), a son front principal à l’intérieur et que sa “politique extérieure” n’est qu’un instrument tactique pour cette bataille intérieure. • Poutine revient aux stricts intérêts de la Russie, c’est-à-dire qu’il se débarrasse de l’emprisonnement stratégique où le tenait son soutien inconditionnel à Trump. • Le durcissement russe pourrait paraître tactique à première vue mais il a une dimension stratégique latente et il est gros d’un durcissement sans précédent de la Russie, sur la Syrie mais surtout sur l’Ukraine. • C’est dire si l’Europe, autre locataire du bloc-BAO, est concernée au premier chef si l’on considère la situation géopolitique : les échéances électorales (France, Hollande, Allemagne) risquent de se faire sur le fond d’une nouvelle aggravation de la crise avec la Russie. • Le problème est grave pour les USA et pour l’Europe, qui sont dans une position de faiblesse sinon d’effondrement sans précédent. • Mais qui le réalise ?

Les fous observant le fou...    04/02/2017

• La campagne contre Trump aux USA ne faiblit pas, au contraire elle s’amplifie et tend à devenir structurelle, avec des interventions juridiques. • L’argument le plus souvent débattu, c’est l’état mental du Président, ou selon des mots simple : est-il ou n’est-il pas fou ? • Question souvent suivie, chez ses adversaires, par une proposition qui tient lieu de réponse radicale : il faut l’éliminer le plus vote possible, y compris par un putsch militaire. • Trump, lui, ne cesse d’accentuer sa politique de “thérapie de choc”, avec parfois des aspects extrêmement contestables contredisant complètement le sens de son action du point de vue de ceux qui, hors des USA, l’ont soutenu et le soutiennent. • Ainsi en est-il de l’agressivité contre l’Iran depuis trois jours ou la condamnation à l’ONU de la Russie pour une relance de la tension et des affrontements armés en Ukraine qui sont le fait des seuls Ukrainiens (même les correspondants officiels de l’UE à Kiev, y compris l’ambassade, ont relevé cela). • Le résultat est que la politique de Trump crée le chaos aussi bien à l’intérieur des USA qu’à l’extérieur, et cela pour l’avantage d’aucune force, d’aucune puissance identifiable humainement. • Quelles que soient les explications qu’on puisse avancer et qui ne seront jamais que des hypothèses, le constat qu’on doit faire est que Trump n’a pas de politique, qu’il apparaît comme un événement en soi dont l’effet est antiSystème par la force même de sa manifestation.

Sous le sourire de Poutine...    02/02/2017

• L’Europe des dirigeants des pays-membres et de la direction des institutions (l’UE) n’avait rien, absolument rien vu venir de Trump ; quand Trump fut venu, elle n’y comprit pas davantage. • Le seul jugement du fond d’elle-même qu’on pourrait entendre si on avait l’oreille fine, ce serait celui-ci : “Non il ne doit pas exister, je ne veux pas que Trump existe, alors il n’existe pas”. • En attendant, et puisque tout le monde à l’UE se taisait, le président, le Polonais Tusk dont l’esprit est universel, a pris sa plume pour exhorter les chefs des pays-membres avant la réunion de Malte, à montrer une attitude résolue et ferme face à la tempête. • Ce faisant, il a désigné les USA de Trump comme l’une des grandes “menaces” auxquelles est confrontée l’UE, avec la Russie, la Chine et Daesh. • Tout cela est finement pensé et l’on sent le stratège à la vue longue, qui n’a nul besoin de longue-vue. • Il est vrai que les Européens, enfin leurs élites-Système, totalement affolées et n’y comprenant rien, ont donc trouvé comme meilleure stratégie, tactique, humeur et forme de pensée, l’hystérie de la mise à l’index et de la destruction. • Ainsi nous disent-il, terrorisés et temblants d'une haine progressiste-sociétale, puisque Trump il y a, bataille contre Trump il y aura, – avec effets catastrophiques garantis.

Un axe globaliste : Chine-Hollywood vs Trump    30/01/2017

• L’arrivée de Donald Trump est un formidable catalyseur pour fixer notre époque diluvienne dans la catégorie solitaire et métahistorique de l’époque sans précédent et sans équivalent (SPSE). • Si nous travaillons selon les seules références qui ont à notre appréciation un véritable sens cosmique et métahistorique aujourd’hui, – les références antiSystème versus Système, – nous sommes conduits à des observations et à des constats inédits et extraordinaires dans une époque qui est si complètement SPSE. • Nous développons ainsi le constat de la formation d’une alliance inédite, se dessinant à une très grande vitesse, à la fois inédite, exotique et originale, complètement postmoderne et simplement fondamentale. • Il s’agit d’une alliance globaliste, du courant du globalisme, radicalement anti-Trump, rassemblant pour ce cas précis, la Chine et Hollywood... • Comme toutes ces alliances qui se forment grâce à la puissance de communication et dont la réalisation opérationnelle reste une complète énigme qu’il est peu intéressant de vouloir éclairer tant elle paraît improbable, il faut l’accueillir avec une extrême souplesse de jugement, précipitant les acteurs (mot à-propos) dans le camp-Système pour ce cas, et peut-être demain les réarrangeant selon l’orientation antiSystème. • Nous sommes dans cette époque SPSE où les logiques courantes et les perspectives n’existent plus, dans un temps arrêté en un “présent bloqué”, image invertie de l’“éternel présent” de la métaphysique.

Cortez et son Rubicon    21/01/2017

• The-Donald est donc devenu sous nos yeux, par la grâce d’un discours qui ne peut être que mémorable et historique, à la fois le Président des États-Unis d’Amérique et le provocateur-instigateur d’une rébellion antiSystème à l’échelle de l’univers. • Trump a mis sa vie dans la balance en provoquant le Monstre, le Système, le vulgaire establishment washingtonien, en le regardant jusqu’au fond des yeux et en le provoquant. • Ce n’est pas risqué, ce n’est pas audacieux, c’est plus simplement l’absolu de la bataille ultime. • Laissez de côté son programme, il n’a aucune importance ; non plus que sa politique, elle sera ce que lui imposeront les événements, – et ne considérez que le Moment métahistorique. • Ce discours n’est pas nécessairement un sommet de l’art oratoire, une pièce de subtilité intellectuel, il est un choc, un cri, un défi et il a la simplicité, voire la crudité de toutes ces choses. • Ne prenez pas non plus Trump pour un héros ou un génie, ou un Narcisse venu là par hasard, même s’il l’est ou quoiqu’il ne le soit aucunement ; la seule chose qui nous importe est que le destin l’a mis là où il se trouve pour dire, pour proclamer, pour hurler ces simples mots : “Système, je te défie à mort !” • C’est dire qu’il n’a pas gagné d’avance, bien loin, si loin de là ; c’est dire que nul ne sait ce qu’il adviendra de lui et de sa présidence. • La seule chose à apprécier, c’est qu’Armageddon a commencé.

Trump & la Russie, enjeu eschatologique    09/01/2017

• Il y a une série de tweet du Président-tweet vantant l’établissement (et non le rétablissement) de relations de grande proximité avec la Russie. • Il y a l’annonce d’une visite de parlementaires US en Russie, menée par Dana Rohrabacher. • Trump semble donc entreprendre ses manœuvres pour un rapprochement décisif avec la Russie, qui constitue sans le moindre doute selon le jugement qu’on peut avoir de la situation présente avec les facteurs qui la caractérisent l’axe central de sa politique générale, pour l’extérieur mais aussi pour l’intérieur. • Par conséquent, c’est le défi fondamental de sa présidence, ce qui fait le caractère original et imprévu de cette présidence par rapport aux normes du Système, par conséquent on jugera aisément qu’il s’git théoriquement  et à ce point du jugement de l’enjeu central pour la réussite ou l’échec de Trump tant extérieur qu’intérieur. • D’autre part, il est évident que cette politique constitue également une opérationnalisation de l’affrontement entre l’antiSystème et le Système que représentent respectivement la présidence Trump et l’establishment à Washington D.C. • Ainsi, Trump trouvera-t-il sur sa route l’antirussisme du Système comme nous l’avons défini, qui continuera à s’affirmer. • La Russie et l’antirussisme sont ainsi les facteurs-clef de l’affrontement Système-antiSystème qui va déchirer les USA jusqu'au terme.

Entre tweet et Silent Coup, la guerre totale    04/01/2017

• Appelons cela “la guerre pour la réalité” plus que “la guerre de l’information” qui ne date pas d’hier alors que ce à quoi nous assistons est saisissant de nouveauté et d’originalité,.. • Ou bien, mieux encore, parlons de “la guerre pour la conquête de la réalité”. • A Washington, les positions des uns et des autres se radicalisent, avec comme enjeu principal dans cette époque dominée par le système de la la communication : qui finira par imposer “sa” propre réalité, la seule qui comptera finalement et qui nous guidera ? • Trump ne cesse de se durcir, vis-à-vis de la presse-Système comme vis-à-vis des divers “services”, CIA en tête, qui ont développé depuis plusieurs mois la narrative du “complot russe” interférant dans les élections et imposant Trump. •  Dans ces conditions qui impliquent que l’une des deux parties (le Système, c’est-à-dire l’establishment, le Congrès, diverses bureaucraties de sécurité nationale) croit à sa propre narrative selon laquelle le président est un traître-“agent de Poutine”, comment espérer une entente, un compromis, une coopération, même une simple vie indifférente mais côte-à-côte ? • D’une façon ou l’autre, cette phase politique washingtonienne, c’est-à-dire la présidence Trump à partir du 20 janvirt, doit très rapidement entrer dans une phase d’affrontement aigu.

L’Armageddon de l’antirussisme    22/12/2016

• Nous nommons donc cela “antirussisme” plus que “russophobie”, même si les deux termes sont justifiés mais de différents points de vue (nous nous en expliquons). • L’antirussisme est devenu un phénomène de communication unique, indécent, grotesque et bouffe, extraordinaire de surréalisme aux USA, une sorte d’événement de société considérable, sans précédent ni équivalent, sinon un spasme majeur du Système, sinon le spasme décisif. • Il est probable que Trump modifiera notablement la politique US vis-à-vis de la Russie dans le sens de l’arrangement. • A notre sens, cela ne changera rien, absolument rien à ce paroxysme d’antirussisme, sinon à encore plus l’entretenir et le mettre en évidence furieuse. • C’est cette proposition que nous voulons analyser et justifier, à notre sens, d’une façon catégorique. • L’antirussisme est devenu une posture, une conception, une façon d’être du Système, et aujourd’hui le Système aux abois ne laisse aucune latitude à ses hordes de faire autrement que ce qu’il exige strictement d’elles. • Ainsi, Trump, s’il fait sa politique, sera-t-il un “dissident” dans son propre pays, et sa politique heurtera de plein fouet ce qu’il reste de cohésion aux USA déjà ébranlés, et par ricochet, ce qu’il reste d’équilibre en Europe. • De toutes les façons, tout cela n’a plus grand rapport avec les capacités et les volontés humaines, et le sapiens ne peut que suivre, jouet de l’affrontement de forces qui le dépassent. • Il suivra donc...

Californie, élégant modèle de sécession    18/12/2016

• Parmi les problèmes les plus pressants soulevés par l’élection de Trump et le désordre inouï que cet événement a introduit au sein du Système, nous plaçons au premier plan les possibilités d’éclatement par sécession des USA. • Premier État de l’Union concerné, sans aucun doute : la très grande Californie, qui serait à elle seule un pays d’une puissance très respectable. •  La puissante Californie a donné, par son seul vote, l’avantage à Clinton du vote populaires pour la présidentielle USA-2016 : sans la Californie, Trump est largement majoritaire pour le vote populaire pour les USA. • Cette position de la Californie s’accompagne d’une posture politique extrême, très anti-Washington, au bord de la sécession, entretenue par une omnipotence du parti démocrate campant sur des positions extrêmes. • En réalité, le maître du jeu en Californie, c’est la majorité Latinos (depuis 2014), dont on peut soupçonner que le rêve de la Reconquista (retour au Mexique des territoires mexicains annexés par les USA en 1848) hante parfois son esprit. • Dans cette affaire, les démocrates, qui sont bien sûr contre la sécession, jouent une partie délicate et ambiguë qui peut au contraire conduire à la sécession : c’est l’habituel quiproquo, où l’un des deux partenaires (les démocrates) croit pouvoir se servir de l’autre (les Latinos), alors que c’est l’autre (les Latinos) qui tirera finalement les marrons du feu.

The-Donald dans l’ombre de JFK    15/12/2016

• Wayne Madsen le désigne implicitement comme “l’affrontement du XXIème siècle”, et sans doute sera-ce le cas : “si” (le “si” est nécessaire, non, impératif) Trump est régulièrement installé 45ème président des États-Unis, un combat titanesque l’attend : lui, le POTUS, contre la CIA. • Kennedy s’était trouvé, en janvier 1961, face aux bastards qui menaient l’Agence, comme il les appelait, et il est assez probable qu’il paya cet affrontement de sa vie, après avoir tenté en vain de réformer l’Agence. • Si l’on mesure à quelle vitesse et avec quelle puissance, sans se dissimuler en rien, la CIA s’engouffre dans la lutte pour tenter d’empêcher Trump de devenir effectivement président, on en conclut évidemment que Trump, lorsqu’il sera et s’il est président, devra nécessairement lancer une offensive furieuse et décisive contre la CIA, devant aller peut-être jusqu’au démantèlement de ce monstre. • Cette perspective est un dilemme quasiment inévitable : Dieu sait s’il est difficile d’envisager que Trump puisse se débarrasser de l’Agence  telle qu’elle est mais Dieu sait également qu’il est devenu quasiment impossible que Trump puisse être président avec l’Agence  telle qu’elle  est. • Mais plus encore : cette appréciation se place désormais dans un cadre tel d’accélération du désordre que se pose la question de savoir si l’affrontement n’éclatera pas avant l’inauguration du président-élu, si la contestation de l’élection ne constitue pas autre chose que prémisses et prémices d’une guerre civile.

De la G4G à la G5G    07/12/2016

• Il va de soi que les événements nous invitent à des réflexions fondamentales, voire de type-cosmique tant ils ine dimension affectant notre monde... • “Les événements”, c’est-à-dire cette succession ininterrompue de défaites que l’insurrection populaire transnationale inflige aux directions-Système impuissantes à ralentir cette dynamique, – Brexit, Trump, la situation française, le référendum italien.... • Il apparaît alors évident, sinon pressant, que cette situation doit susciter des réflexions, notamment sur la façon d’organiser l’exploitation ordonnée de cette même dynamique pour asséner des coups décisifs à l’adversaire. • D’ailleurs, qui est vraiment l’adversaire, qui est l’“ennemi principal” ? Question primordiale... • Par ailleurs, on voit que William S. Lind, concepteur de G4G, qui est la guerre dont la souveraineté et la légitimité sont les enjeux et les armes, propose des moyens, ou disons une “Grande Stratégie”, pour donner toute son efficacité à cette même G4G. • Par ailleurs encore, nous observons que la dynamique des “événements” mentionnés plus haut pourrait bien constituer une sorte nouvelle d’affrontement, ou de guerre, qui pourrait être nommée G5G. • Ce sont ces deux concepts, la G4G et la G5G, leurs rapports, leurs pertinences, leurs priorités que nous étudions ici.