Une rubrique qui s'attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l'actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d'un commentaire de présentation ou/et d'appréciation.

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PTSD-Trump, pathologie de “D.C.-la-folle”    18/08/2017

• Trump, “D.C.-la-folle” et les USA en crise sont un objet sans fin d’observation, tant ils mobilisent toutes les facettes possibles de la crise postmoderne, et tant chaque jour nous apporte sa moisson de nouvelles étranges. • Cette fois, nous avons choisi la nouvelle de l’apparition d’un nouveau trouble psychologique : le PTSD... • Raté, ce n’est pas le Post-Traumatic Stress Disorder qui marque la psychologie catastrophique de centaines de milliers de vétérans des guerres postmodernes et humanitaristes que nous menons à coups de bombes guidées, – mais plutôt le “President Trump Stress Disorder” (donc PTSD-Trump, pour s’y reconnaître). • Il y a ceci qu’une enquête réalisée par le quotidien New York Daily News révèle le développement exponentiel de ce nouveau mal qui affecte les antitrumpistes : angoisse, anxiété, panique ne cessent de grandir dans leurs psychologies fatiguées, à mesure que la chaotique présidence Trump se poursuit. • Débordés, les psychiatres US parlent d’une épidémie : « Ce que nous voyons à gauche [chez les antitrumpistes] est une épidémie de détresse psychologique depuis que Trump a été investi. » • Diable, cela explique bien des choses.

Paroles et paradoxes d’Antifa-USA    17/08/2017

Antifa, formule à signification universelle (“antifascisme”) a, aux USA, une signification bien imprécise et une opérationnalité qui ne l’est pas. • Lorsqu’on écoute des représentants d’Antifa-USA, les héroïques attaquants de l’extrême-droite nazie envahissant Charlottesville et incontestables membres de la coalition antitrumpiste dominée par le Deep State, on découvre que leur but principal est d’abattre justement ce que l’on nomme sans prendre de gants le Deep State. • Ils veulent, disent-ils, “rendre ce pays ingouvernable” : c’est déjà quasiment fait mais autant bien verrouiller cet objectif si vertueux que l’on ne peut qu’approuver. • Car cette ambition, curieusement, fait d’Antifa-USA et au bout du compte et de leur dynamique d’action, des “idiots utiles” de l’antiSystème. • C’est un aspect bouffon de plus de cette tragédie-bouffe en marche aux USA. • La “chasse aux statues” sudistes, transcription postmoderne de la chasse aux sorcières, se poursuit et l’on songe désormais à soumettre les Pères Fondateurs au tribunal populaire de notre Terreur, dans l’espoir d’effacer toute l’histoire de la grande République pour la remplacer par le simulacre de la perfection antiraciste et antifasciste.

Globalistes contre globalistes    03/08/2017

• Le vote du Sénat US d’il y a une semaine est donc destiné à devenir historique et il l’est d’ores et déjà, sans nul doute. • Il termine une séquence à l’issue de laquelle le Congrès des États-Unis a confisqué le pouvoir exécutif et a proclamé l’hostilité perpétuelle contre la Russie et une “guerre économique totale” dont l’Europe est la première victime... • Après la signature de cette loi par Trump, assortie de réserves qui pourraient justifier et annoncer qu’elle puisse être présentée à la Cour Suprême pour qu’on juge de sa constitutionnalité, le Premier ministre russe Medvedev a réagi avec un commentaire long, détaillé et d’une extrême violence, largement plus virulent que ceux de Poutine et de Lavrov. • Dans la direction russe, Medvedev est un libéral, un pro-occidentaliste, un “globaliste” comme les dirigeants européens et l’UE. • Tous étaient épouvantés par l’arrivée de ce clown American-Firster et populiste, Trump, et tous ils dénoncent aujourd’hui avec fureur le Congrès, justement cette force “globaliste” de Washington D.C. sur laquelle ils comptaient pour stopper Trump. • Résultat ? Globalistes contre globalistes, car les meilleurs ennemis du Système se trouvent au cœur du Système.

De la B.A. à l’I.A.    19/07/2017

• « L’I.A. est un risque fondamental pour l'existence de la civilisation humaine », vient de répéter solennellement Elon Musk, entrepreneur et financier des matières de technologies liées à l’Intelligence Artificielle. • Il exprime une crainte déjà largement répandue sur les conséquences catastrophiques que l’I.A. pourrait amener très rapidement, avec des visions de cauchemar dont l’une est “la révolte des robots” et l’élimination de l’espèce par ces nouveaux maîtres du monde dotés de toute la grâce et la finesse impitoyable de l’I.A.. • Cette crise de l’I.A. est un deuxième “moment de vérité” de la science occidentale, après l’explosion de la première bombe atomique en juillet 1945. • Elle marque combien ce triomphe de la technologie constitue la marque fatale de l’inversion faustienne du technologisme participant à la crise d’effondrement du Système. • Dans la comparaison que nous faisons entre le “moment de vérité“ de la B.A. et celui de l’I.A., nous trouvons la différence entre la demi-mesure de l’inversion qu’est la représentation du modèle et la complète inversion qu’est le simulacre du modèle. • La puissante attaque de la cohérence du monde organisée par la déconstruction atteint les limites structurelles de la science et le destin de l’espèce humaine.

Sous le regard du fantôme de l'Empire    04/07/2017

• Le 4 juillet est la fête nationale aux USA, et le deuxième anniversaire dans la crise du pouvoir de l’américanisme dont on peut dater l’origine à la déclaration de candidature de Trump, en juin 2015. • Hier, l’État du New Jersey a pris une décision importante pour la marche de la crise en identifiant les groupes dits-“Antifa” dont se réclament les groupes anti-Trump comme “terroristes”. • Ce 4 juillet ont lieu des rassemblements pour réclamer la destitution du président Trump. • Nous nous attachons dans ce F&C à un article d’un Pasteur de l’Université de Toledo qui donne une analyse théologique du mouvement actuel de contestation en l’identifiant comme une sorte de néo-Gnosticisme, c’est-à-dire assimilé à l’une des premières hérésies fondamentales du christianisme, aux origines de la formation de cette religion. • Auteur de Gnostic America, le Pasteur Burfeind est particulièrement bien placé pour effectuer une telle démarche. • Ainsi cette analyse amplifie-t-elle radicalement la crise de l’américanisme pour la transmuter en une crise fondamentale de notre civilisation (devenue contre-civilisation), donc en globalisant comme elle doit l’être la crise de Washington D.C.

De l’importance de la crise de Washington D.C.    18/06/2017

• Chaque jour voit l’avancement de la crise du pouvoir de l’américanisme à Washington D.C. : c’est ainsi en effet qu’il faut la nommer, d’une façon impérative, et non plus la “crise de la présidence Trump” ou de toute autre étiquette du genre. • C’est la crise du pouvoir de l’américanisme mais aussi la crise de déconstruction et d’effondrement des USA, comme le montre déjà le comportement des États de l’Union (dont la Californie, le Washington, New York) regroupés au sein de USCA. • A Washington D.C., les instruments légaux sont désormais en place, avec l’enquête du Conseiller Spécial Mueller, pour poursuivre “légalement” et en toute impunité une chasse aux sorcières anti-Trump dans le cadre du simulacre-Russiagate qui doit nécessairement aboutir, selon Newt Gingrich, à l’une ou l’autre mise en accusation. • D’une façon générale, l’affrontement ne cesse de se charger de passion et de haine et l’on ne distingue plus la moindre issue qui ne précipite pas une crise générale des USA, guerre civile ou/et dislocation... • Il ne semble pas, et c’est notre principal constat, que les divers acteurs hors-USA se rendent compte de ce que signifie un tel événement, par ailleurs inévitable, sinon souhaitable. • ... Sauf peut-être la Russie, qui a vécu cette sorte de drame, une dimension en-dessous.

Le simulacre transatlantique sanctionné    16/06/2017

• Bien entendu, à côté de Trump et de ses diverses folies, il n’est pas question que le Congrès, qui prétend pourtant lui faire la leçon, soit en reste. • Il ne l’est pas puisqu’il a voté (le Sénat, en attendant la Chambre) des sanctions antirusses supplémentaires, avec la sempiternelle rengaine de l’Ukraine, de la Syrie, et, nouvelle recrue pour ce domaine des sanctions, l’affaire Russiagate où la culpabilité est donc proclamée avant que le procès n’ait lieu à partir d’un imposant dossier d’affirmations furieuses, avec en plus l’avantage de ne présenter strictement aucune preuve de cette responsabilité. • A côté de ce désordre indicible quoiqu’habituel, le Congrès ajoute de nouvelles sanctions contre l’Iran parce que l’Iran est “la mère de tous les terrorismes”. • Les Européens n’apprécient aucune de ces initiatives parce que les sanctions antirusses les frappent directement et qu’ils tiennent au traité avec l’Iran. • Les Allemands et les Autrichiens ont fait communiqué commun pour dénoncer le vote du Sénat qui s’attaque directement aux européens dans le développement du projet du gazoduc NordStream-2, venu de Russie vers l’Europe (l’Allemagne). • Conclusion : Le Congrès vaut bien Trump dans sa posture anti-européenne et l’architecture transatlantique poursuit sa dissolution accélérée.

La “trumpisation” est totale...    11/06/2017

• Qui saura dire ce que signifie cette crise autour du Qatar, quelle est la position des USA et sur quoi tout cela peut déboucher. • La crise est désormais complètement noyée dans ce que le ministre des affaires étrangères allemand nomme “trumpisation”. • En 4-5 jours, Trump a changé deux fois de position et s’est trouvé en opposition avec son secrétaire d’État, pour pouvoir mieux clamer que Tillerson et lui étaient d’accord. • Autour du Qatar, on est au bord d’une terrible explosion ou il s’agit d’une sorte de crise-bouffe. • A Washington D.C., la crise est en plein régime-turbo, là aussi “trumpisation”, tout le monde se précipitant dans le piège que la dynamique antiSystème hors de toute impulsion humaine sécrète d’elle-même. • L’incohérence, la bouffonnerie de ce président, son gouvernement d'humeurs et des lubies, ses affirmations grotesquement hypocritiques, enragent ses adversaires et navrent ses partisans, le tout conduisant à la prolifération de ce désordre nommé “trumpisation”. • Personne ne le sait, personne ne l’élabore, personne ne le comprend rationnellement, — et Trump encore moins que les autres, lui qui croit bien faire, – mais ce désordre-là, la “trumpisation”, est la formule maîtresse pour conduire le Système à son autodestruction.

Merkel et son “Moment décisif” : quels effets ?    29/05/2017

• Ce fut, dans la foulée des folies d’affrontement des sommets de l’OTAN et du G6+1 (ou G7-1), un événement d’une considérable importance, certainement du point de vue de cette symbolique transatlantique qui nous a habitués depuis plus d’un demi-siècle à l’exercice honteux de la “servitude volontaire” des dirigeants européens vis-à-vis des USA. • Ce fut, dimanche, à Munich, après la réunion de vendredi-samedi en Sicile, ce qu’on nomme unanimement désormais le “Watershed Moment” d’Angela Merkel disant leur fait aux USA : “Puisqu’il en est ainsi [à cause de l’immonde Trump], nous nous passerons de vous pour construire notre futur grandiose, allemand et européen”. • Ne craignons pas la résurrection du Reich ni l’affrontement bloc contre bloc (Europe et USA), parce qu’il ne s’agit nullement de cela, selon notre point de vue, – ni Reich, ni blocs mais processus vertueux de déstructuration-dissolution. • La sortie de Merkel après les extravagances de Trump c’est une étape, certes importante et spectaculaire, et même symbolique, mais pas autre chose qu’une étape accélérant le processus de déstructuration-dissolution de ce que nous nommons “bloc-BAO”.  

Russiagate, simulacre extrême    22/05/2017

• Le scandale Russiagate qui fait de l’ami-Trump, candidat de fortune puis président d’infortune, un Siberian Candidate-President complètement manipulé par la Russie, au service des Russes, travaillant pour les Russes, est une des très-grandes créations du grotesque sublime de la postmodernité. • Il n’y a rien pour substantiver cette accusation qui forme le fond de notre réflexion politique et de notre édification morale depuis dix mois, absolument rien ! • ... Ce qui prouve qu’après tout, l’absence de preuve est la preuve ultime, quasiment la preuve divine de la véracité de l’accusation immédiatement transmutée en verdict-accusation-exécution. • Ce “scandale” est le plus sublime simulacre dont ait accouché la postmodernité, calquant ses actes et ses convictions sur les traces des déconstructeurs qui dessinent les plans de l’architecture de notre époque. • Ce simulacre est en effet si sublime qu’il emprisonne et oblige ses fondateurs et ses zélés partisans, les poussant sans cesse à une épuisante confrontation avec les vétrités-de-situation. • Voici la plus sublime capacité de destruction du pouvoir washingtonien qui ait été mise en route, par l'outil de l’autodestruction.

Triste(s) État(s) de l’Union    19/05/2017

• Fort peu connu, – “et pour cause” pourrait-on remarquer tant on a appris à écarter la publicité des choses importantes, – le Conventionnal of States Project (CSP) qui propose aux États de l’Union une Convention pour élaborer un amendement à la Constitution des USA, a enregistré son douzième État (le Missouri) sur les 34 qui lui sont nécessaires pour atteindre le niveau légal. • Lancé en 2015, le CSP se propose d’apporter un amendement qui priverait le gouvernement fédéral (Congrès, administration, etc.) d’une partie de ses pouvoirs. • Il s’agit d’un projet de “dé-fédéralisation” des USA qui constate que Washington D.C., devenu “ou of control”, est incapable de gérer la situation des USA et laisse s’accumuler une dette catastrophique, tout cela justifiant qu’on le prive d’une partie de ces pouvoirs. • Cette initiative, qui est absolument conforme à la légalité constitutionnelle (c’est la législature des États qui votent l’adhésion au projet) nous paraît essentielle en ce qu’elle attaque le cœur même du pouvoir-Système qui maintient l’état de crise permanent actuel : elle tend à dissoudre la structure déstructurante du monde. • Un commentaire du colonel Lang à ce propos : «nous sommes dans un cadre potentiel de dissolution de l'Union qui ressemble à celui de 1859».

Trump 3.0 ou retour à 1.0 ?    12/05/2017

• En quelques jours, le président Trump a, comme on dit, complètement modifié la donne : successivement, en mettant à pied le directeur du FBI et en recevant avec chaleur et de nombreux signes d’une bonne entente à établir entre les deux pays, le ministre des affaires étrangères russe Lavrov. • Celui dont on pouvait juger depuis un gros mois qu’il avait accompli une trahison complète de ses engagements de campagne du président Trump, semble engagés dans un processus inverse. • Les Russes, qui avaient accueilli Tillerson dans un climat glacial à Moscou il y a trois semaines, sont désormais tout sourire ; les démocrates, qui avaient ralenti le rythme de leurs attaques contre Trump (sans jamais cesser de mettre en cause sa légitimité), repartent de plus belle à l’assaut en réclamant sa destitution pour abus de pouvoir dans l’affaire Comey/FBI. • Finalement, il est préférable d’abandonner une fois pour toute l’analyse logique et stratégique, autant de la présidence Trump que de la situation du pouvoir à Washington. • Trump fait de la tactique, au jour le jour, et dans certains, sinon nombre de cas à cause de la pression antagoniste et pro-Système des démocrates, il se retrouve antiSystème. • Prenons ce qui peut être pris, sans chercher du long terme là où il n’y en a pas.

La Chine hérite de son Ukraine    03/05/2017

• Par cette image (“La Chine hérite de son Ukraine”), nous voulons dire que la Chine entre dans notre crise générale, ce tourbillon crisique qui court au long et tourbillonne autour de l’axe transatlantique, jusqu’à l’Europe et à la Russie, avec une tentacule enroulée autour du Moyen-Orient ; du Washington D.C. du président Trump au Damas du président Assad, au Bruxelles des robots-européens, au Moscou du président Poutine, – auxquels on devrait donc ajouter dès lors le Beijing du président Xi. • C’est à propos du déploiement du système antimissiles US THAAD en Corée du Sud, opéré à l’occasion de la crise de la Corée du Nord et contre la Corée du Nord, que nous faisons cette observation et en développons l’interprétation et la logique. • Ce système complète une perception naissante avec la crise de Corée du Nord, dont on peut désormais considérer qu'elle a acquis une puissance et mesure globales permettant qu’on l’insère dans la dynamique du tourbillon crisique. •  Cela signifie que la Chine a désormais perdu sa position un peu en retrait, qu’elle est désormais confrontée à cette dynamique de déstructuration qui secoue, de façons différentes, nombre d’acteurs de la situation politique fondamentalement crisique de la postmodernité.

De L.A.-1992 à L.A.-2017 ?    28/04/2017

• L’histoire est la plus précieuse des informatrices, exclusivement quand, le faussaire écarté, quand il en est rendu compte honnêtement (quoique les falsifications sans nombre, surtout aujourd’hui, lorsqu’elles sont identifiées, nous en disent beaucoup sur la pensée du faussaire). • Cette observation est suscitée par une étude statistique à Los Angeles qui dit que, pour la première fois depuis les émeutes fameuses et sanglantes d’avril-mai 1992, il y a un quart de siècle demain 29 avril, les habitants de la ville craignent un renouvellement de ces émeutes. • Cela nous ramène à l’évocation de ces émeutes et à l’état d’esprit profondément dépressif (il durait depuis 1989-1990 et ne changea qu’à l’été 1996) qui marquait les USA, contrairement à l’hagiographie officielle, totalement mensongère, qui nous décrit une Amérique triomphante de l’URSS et sûre de son empire sur le monde dès 1989-1990. • Nous tentons de rendre compte de ce que fut l’histoire de cette période avec un extrait de La Chronique de l’ébranlement, de Philippe Grasset, et nous voulons ainsi établir un lien direct et ferme entre elle, avec les conditions dépressives d’une crise d’identité de l’Amérique qui y régnaient, et la crise actuelle, parvenue à son paroxysme avec l’élection de Trump.

Le USS Carl Vinson est très rock’n’roll    20/04/2017

• Il y a eu un étonnant chassé-croisé de nouvelles, de versions différentes, d’analyses diverses passant des plus sombres perspectives aux observations ironique, à propos de la position du groupe d’attaque du porte-avions USS Carl Vinson auquel était attribué l’essentiel de la pression et peut-être la frappe préventive des USA contre la Corée du Nord. • Finalement, l’US Navy a lancé une offensive de communication d'abord discrète dès ce week-end pour faire savoir que le groupe d’attaque, qu’on croyait au large des côtes de la Corée du Nord se trouvait en réalité dans la zone de l’Indonésie, près de 5.000 kilomètres plus au Sud. • Quant aux deux autres groupes d’attaque, annoncés comme un renforcement en cours, il n’est nullement question de les déplacer. • Est-ce la fin de cet épisode de l’aspect nord-coréen de la crise sans fin, à tendance agressive, du système de l’américanisme ? • Impossible à dire, par contre il s’agit d’un facteur de désordre supplémentaire dans l’état déjà catastrophique du pouvoir du système de l’américanisme, avec cette fois, selon nous, la mise en évidence de rapports difficiles entre l’US Navy et l’actuelle direction militaire US faite essentiellement de généraux du Corps des Marines (Mattis, Dunford, Kelly). • Au milieu de tout cela, Trump 2.0 fait plutôt pour l’instant figure d’acteur devenu extérieur et incertain.

Psychologie de Trump 2.0, post-trahison    15/04/2017

• Les événements vont à une vitesse si extraordinaire qu’il devient très difficile d’en proposer un commentaire acceptable selon les seuls termes de la raison. • Il ne faut pas craindre d’aller aux hypothèses les plus singulières, les plus inattendues, les plus imprévisibles. • Aujourd’hui, ce qui nous occupe, c’est l’extraordinaire transformation de Donald Trump, trahissant en l’espace d’un acte décisif, spectaculaire et symbolique, toute la tendance essentielle de sa campagne. • C’est ce que nous appelons la transmutation de Trump 1.0, populiste, non-interventionniste, partisan d’un rapprochement avec la Russie, en Trump 2.0, interventionniste, ordonnant une frappe en Syrie, menaçant la Corée du Nord, laissant son cabinet raisonner de dénonciations de la duplicité russe. • L’explication que nous donnons à ce changement brutal, à côté de l’action d ce que nommons les “forces obscures”, est complètement psychologique à partir de la description de Trump comme un “homme-téléréalité”, vivant dans un univers de spectacle télévisuel. • Le résultat est loin d’être encourageant, y compris et notamment d'une façon inattendue et ironique pour ces “forces obscures” qui croyaient le faire entrer dans le rang sans effets indésirables. • Trump 2.0 à la tête des USA, c’est un danger aussi grave, sinon plus grave pour les USA que pour le reste.

Doctrine-Gabbard et naufrage-Trump    08/04/2017

• Nous ne nous attarderons certainement pas à rechercher la véritable explication et la véritable signification de l’étrange attaque US contre la Syrie, si tant est que le qualificatif “véritable” ait encore un sens et surtout une nécessité. • Ce qu’il nous importe de constater, c’est que cet événement marque et accélère ce qui paraît de plus en plus décisivement comme l’incapacité et l’impuissance de Trump à se saisir réellement de la politique centrale des USA. • Nous considérons qu’il s’agit moins d’une question de rapport de forces que d’une question de méthodologie structurelle. • Nous nous arrêtons, pour expliciter cette observation, au cas que nous avons déjà abordé plusieurs fois en connexion avec les possibilités d’une grande politique de Trump, de la députée Tulsi Gabbard, dont la réaction à l'attaque du 6 avril est un exemple de mesure et d'intelligence. • Le fait que Trump n’ait pas tenté d’utiliser Gabbard pour un rôle fondamental dans la crise de Syrie et du Moyen-Orient, à la façon structurelle que Bill Clinton utilisa Holbrooke en ex-Yougoslavie, est pour nous le symbole de l’impuissance de ce président à trouver une voie constructive pour installer une nouvelle politique. • Peut-être le fera-t-il un jour mais il est déjà vraiment bien tard, si tard qu’on en écrirait presque “trop tard”...

Haine et déstructuration    31/03/2017

• Nous examinons ici la situation aux USA, dans un pays plongé dans une crise durable qui s’inscrit essentiellement dans la psychologie, que ce soit la psychologie collective ou les psychologies collectives, que ce soit dans les psychologies individuelles.• D’un côté, nous observons divers mouvements de population, sous diverses formes dont la plus spectaculaire est celle d’un mouvement des grandes villes vers la campagne, qui tendraient à reproduire du point de vue de la géographie du pays, la puissance psychologique de la crise qui divise les USA en deux parties irréconciliables. • Le paroxysme de l’élection, n’a rien réglé, comme le reste d’ailleurs, et l’arrivée d’une nouvelle administration n’a absolument pas amené un certain retour à une normalité. • Ce constat peut être aussi bien fait à Washington D.C. où l’on sait que se poursuit une “guerre civile” furieuse, où se manifeste surtout une extraordinaire atmosphère de haine. • C’est le deuxième volet que nous examinons, qui est également psychologique, qui confirme et complète le premier du point de vue de l’irrémédiabilité de la situation. • La haine qui s’est déchaînée contre Trump et qui se poursuit d’une façon soutenue avec l’apparition du concept extrêmement exotique de “post-Vérité”, est un phénomène psychologique remarquable (équivalent à celui qui caractérise le sentiment déchaîné contre Poutine), qui interdit (heureusement...) toute possibilité de réussite de sa présidence.

Avec Merkel, “The-Donald est nu”    21/03/2017

• La rencontre Merkel-Trump à Washington de ce week-end n’a rien eu à voir avec les habituelles rencontres-Système auxquelles nous sommes habitués. • Il y a eu comme un télescopage entre deux univers, avec des éclats et débris épars de “langue de bois” et de “parler vrai”, de Système et d’antiSystème. • L’Allemande, que certains aimeraient voir comme “the leader of the free world” a rencontré une bestiole qui n’a jamais été invitée au “Club”, mais qui s’est invitée elle-même et dont le jeu “politique” se trouve d’abord dans son comportement insaisissable et imprévisible. • Le décalage extraordinaire apparu entre les deux dirigeants est illustratif de la nouvelle époque où nous a plongé l’élection du nouveau président des USA, qui reste plus que jamais l’objet d’une contestation interne très forte aux USA où divers pouvoirs lui échappent, et qui l’est également au sein du bloc-BAO. • En même temps, la rencontre du G-20 à Francfort où les représentants du “bloc” et l’“aristocratie bureaucratique” du globalisme se sont heurtés à un nyet catégorique des USA devenus protectionnistes nous fait penser que s’il y a “vraiment un “vrai Trump’” hors des hypothèses et de la confusion de la politique de sécurité nationale du Deep State, c’est bien face à Merkel qu’il est apparu. • Cette vérité-de-situation n’a qu’un mot pour la caractériser : instabilité

L’hypothèse d’un “tourbillon cyclique”    17/03/2017

• Il nous apparaît évident que la folie chaque jour renouvelée et accentuée des événements d’une époque devenue “tourbillon crisique” doit nous conduire impérativement à poursuivre de plus en plus audacieusement sur la voie des hypothèses audacieuses. • Le “cloaque de mensonges” que nous oppose le Système doit être laissé pour ce qu’il est, un cloaque sinon le Cloaca Maxima des Romains mis au goût de la postmodernité, c’est-à-dire une tentative vaine de nous détourner des vérités-de-situation essentielles. • L’idée de la théorie cyclique pour comprendre notre époque présente, quasi-officiellement chez un Stephen Bannon, nous pousse à faire évoluer le réflexion politique dans ce sens audacieux, qui nous connecte directement à la métahistoire. • Elle nous autorise à “penser“ le chaos-politique en cours, et poursuivi sinon accéléré par Trump, d’une façon qui se réfère à cette théorie, donnant ainsi un sens caché à l’insensé. • Les conditions extraordinairement spécifiques de notre contre-civilisation, notamment au niveau de la communication et du technologisme, nous permettent d’avancer sur la voie d’une hypothèses d’une telle audace, et de passer d’un “tourbillon crisique” au “tourbillon cyclique”. • Elle nous confronte à la condition ultime et à l’ultime étape d’un tel bouleversement nécessairement : un choc spirituel fondamental rompant les barreaux de la prison de la postmodernité