Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.

  Août 2018 (7 articles)

Connards co(s)miques

  samedi 11 août 2018

11 août 2018 – Par quel bout voulez-vous prendre ce “petit tas de secrets” connus de tous que constitue la crisette d'origine bruxelloise DesinfoLab, comme l’affaire Russiagate, comme l’antirussisme qui déferle sur le “Monde libre”, comme « La guerre contre l’Occident est une guerre contre la Vérité » [Defending Democracy] ? Avec la crisette DesinfoLab en prime promotionnelle du “Benallagate”, qui est l’objet grandguignolesque de cette chronique, on est vraiment placé devant l’alternative sublime, que je résume par le titre : “connards comiques” ou “connards cosmiques” ? Les deux, mon super-Général à cinq étoiles... Sauf que, – “comiques”, “cosmiques”, je ne sais plus tant cette gigantesque tartarinade qu’est la représentation hollywoodienne sur la “guerre hybride” que la Russie impitoyable mène contre nous depuis des années finit par épuiser mon stock de qualificatifs.

Quand je pense qu’un lecteur disait, fort justement d’ailleurs puisque je m’en étais fait moi-même la remarque en écrivant la chose, « Comme vous y allez » à propos de l’expression « connards maladroits » que j’avais employée dans le commentaire sur la censure exercée par les petits coquins-zombie de Silicon Valley, où ils essuyèrent en pleine poire un retour de service à vous balayer un McEnroe quand Borg était au sommet de sa magie ; enchaînant, le lecteur, justement à propos de la crisette DisinfoLab dont il nous signalait l’existence, – « Mais vous avez raison... »... Quand je pense à tout cela, je vois un gouffre s’ouvrir devant moi, quelque chose comme « le silence de ces espaces infinis m’effraie » adapté à l’esprit du temps, tant,  – ran-tan-plan, – leurs babillages boursouflés, leurs simulacres grimés à la hâte, leurs bouffonneries criardes s’effacent l’instant d’après, dans un espace de temps infiniment rapide, pour qu’il n’en reste rien. Ils ne sont donc capables que de déféquer du rien, – du rien et rien d’autres, même dans le domaine de l’excrément !

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GAFA-la-gaffe ?

  jeudi 09 août 2018

09 août 2018 – Certes, ils ont frappé, – et cela va continuer, car lorsque les crétins friqués ont commencé à produire leur sottise infamantes, c’est comme une diarrhée, plus rien ne les arrête plus... (C’est même à ça qu’on les reconnaît.) L’affaire est en train de nous confirmer pour la nième fois que la transformation des sapienscourants en zombieSystème se fait par l’équation américanisme + fric. En effet, je tiens pour évident et absolument convainquant le jugement que l’action de censure lancée par les GAFA & le reste sur consignes du DeepState représente une action tactique extrêmement visible dans ses buts illégaux, et dont l’effet stratégique se révèlera rapidement catastrophique.

L’opération de censure gigantesque qui est en cours se déroule dans la plus complète hypocrisie juridique d’où pourraient naître des querelles juridiques sans fin qui ne pourraient être interrompu que par un excès d’arbitraire supplémentaire mettantun peu plus en question la fragile fiction de l’État de droit sur laquelle reposent les institutions nécessaires au maintien de la bonne apparence du DeepState. L’hypocrisie se trouve dans l’intervention d’entités commerciales prétendant n’être que des “plateformes” qui, comme une compagnie de téléphone, ne sont censées intervenir que sur le fait technique de la communication, et agissant en fait comme des éditeurs qui ont un droit de regard sur le contenu de ce qui fait l’objet de la communication. Pour ajouter l’insulte à l’infamie, ce comportement des GAFA & Cie a été recommandé, sinon ordonné par l’hystérie régnant actuellement au sein du Congrès des États-Unis.

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Salut, Anastasia GAFA

  mardi 07 août 2018

… Au reste, l’acronyme GAFA est largement insuffisant et de toutes les façon inadéquat. L’attaque concertéecontre Infowars.comet Alex Jonesvient des sociétés Google, Facebook, Apple, Spotify, Stitcher et Youtube (GFASSY ferait l’affaire si l’on s’en tient à cette seule brochette) ; mais GAFA nous sert de symbole pour désigner le première attaque de censure politique de cette amplitude, venue de groupes privés prétendant par le fait s’ériger en censeur politique, au nom d’une solide morale démocratique, et accessoirement pour la liberté d’expression également démocratique, pourquoi pas ? (D’ailleurs on s’y perd dans le décompte des agresseurs puisque, dans une seconde fournée, Twitters prend le relaisen suspendant les comptes de plusieurs chroniqueurs libertariens et antiguerre, dont le directeur de l’Institute of Peace de Ron Paul, Daniel McAdams.)

(Accessoirement, et pour les jeunes gens qui s’y perdraient, “Anastasia” était le surnom donné à la censure officielle, notamment durant la Première Guerre Mondiale.)

Le site AllnewsPipeline.com, qui n’est pas nécessairement du camp de Infowars.comécrit ce 7 août 2018 :

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Rencontre à une croisée des chemins

  lundi 06 août 2018

Je me suis arrêté à une réponse du “philosophe et historien des idées” comme il est désigné, Alain de Benoist  (*), dans une interview croisée où le magazine Éléments, représenté pour l’occasion par la personne de Marie David des éditions Fromentin, l’interrogeait en même temps que Laurent Fourquet (« Le christianisme n’est pas un humanisme », éditions Pierre-Guillaume de Roux). Le thème choisi est une question : “L’humanisme est-il un nihilisme ?”.

Mais plus qu’une réponse à cette question générale, m’intéresse dans ce cas la réponse (Alain de Benoist) à la dernière question du double interview. Selon ce qu’on en a autant dans notre jugement que dans notre humeur, et bien plus que “selon ce qu’en a” l’interviewé, cette réponse est chargée d’un sens vertigineux, elle est extrêmement symbolique du climat d’une époque, elle exprime le tourbillon crisique d’un temps immédiat autant que le destin et l’ontologie de la condition humaine. C’est-à-dire qu’il m’importe ici, tout en connaissant le cheminement intellectuel de De Benoist, d’exprimer la perception la plus générale que j’ai de sa réponse. Voici donc...

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Absence de pertinence

  dimanche 05 août 2018

5 août 2018 – L’on sait que nous traversons une période agitée d’expansion du domaine de la possibilité d’une attaque contre l’Iran, dans tous les cas au sein du système de la communication. Nous-mêmes, sur ce site, en avons parlé le 27 juillet 2018 dans un texte introduit par le titre fort irrespectueux, et je dirais même irresponsable, de « Notes sur l’Iran-tan-plan ». C’est de cela que je voudrais discourir aujourd’hui, tel un confortable stratège en chambre, bien calé dans son fauteuil (quoique ma sciatique me rappelle depuis deux-trois jours à son fâcheux souvenir, sans doute la canicule hein...).

Il y a donc pléthore d’autres textes sur le sujet, dont on sait qu’il n’est pas nouveau et qu’il est même un peu vieillot… « En décomptant d’une façon assez libérale, nous dirions que nous approchons la douzaine dans le chef des campagnes de communication annonçant ou laissant craindre une attaque de l’Iran par les USA, ce de façon très effective sinon “opérationnelle” dans la communication depuis 2005. »

Me frappe une fois de plus, comme le constat d’un phénomène si présent et pressant, la compartimentalisation des esprits, même les plus érudits et les mieux intentionnés. Je crois qu’il y a là un phénomène qui est dû à la pression exercée sur les psychologies par l’intensité formidable, sa vitesse, sa dynamique de frappe, ses exigences, sa volatilité, enfin la complexité du système de la communication. Littéralement, la psychologie n’a pas le temps de “reprendre son souffle”, elle n’a pas le temps, elle, justement de se “compartimentaliser” pour se réserver un espace d’accueil où exercer un tri et freiner ou bien filtrer, sinon détourner à certains moments, le flot qui l’assaille.

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S’agit-il d’un “Simulacre antiSimulacre” ? 

  samedi 04 août 2018

4 août 2018 – ...En effet, il entre bien dans mon intention de présenter un nouveau concept dans lequel serait introduit le “concept à l’intérieur du concept” d’“antiSimulacre”, selon une orthographe dissidente, déjà utilisée pour les concepts d’“antiSystème” ou de “presseSystème”. Ainsi la question de savoir s’il s’agit d’un “Simulacre antiSimulacre”, – et le premier du genre, – concerne l’“événement crisique” “QAnon” dont il est question par ailleurs ce même 4 août 2018, sur ce site exactement.

On dira que j’aurais pu poser plus directement la question pour savoir ce qu’il y a d’antiSystème dans cette étrange affaire, mais il y a indiscutablement un aspect extraordinaire qui mérite une classification à part dans le processus utilisé, dans la tactique de mobilisation, dans l’organisation logistique et psychologique (La lettre “Q” devient un signe de ralliement des meetings pro-Trump, des participants à ces meetings portent des t-shirts avec une impression de la lettre Q, etc.), – bref, dans l’utilisation de l’outil de l’internet type-“réseaux sociaux” du système de la communication. On sait bien par ailleurs qu’on en viendra nécessairement, comme dans toute chose aujourd’hui, à la problématique Système-antiSystème.

Mais enfin... Il faut se pincer.

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“Benallagate”, ou la théorie du complot de l’été

  jeudi 02 août 2018

2 août 2018 – J’ai, avec la “théorie du complot” la même sorte de relations que j’ai avec le genre humain et je porte sur elle le même regard. Qu’il y ait des complots c’est assuré ; qu’ils réussissent c’est une autre paire de manches bien qu’il y ait des exceptions souvent dues à des circonstances imprévues ; croire qu’ils tiennent la clef de l’énigme du monde c’est croire au simulacre suprême échafaudé par la raison rationnelle, exactement comme l’espèce humaine. Voilà ma recette, qui permet de garder mes distances sans pour autant ignorer le phénomène, surtout dans cette époque où ceux qui dénoncent le “complotisme” sont pris d’une frénésie hypermaniaque de complotisme (Russiagate, populisme, etc.).

Là-dessus, l’ami Bonnal m’indique un article sur “l’affaire d’Etat/l'affaire de l’été” qu’il juge intéressant et que je vois signé du nom de Régis de Castelnau. Une consultation rapide du Wikipédia m’apprend que c’est un avocat d’un âge déjà respectable, largement engagé à gauche, un temps avocat du PCF ; qui plus est, pour corser l’affaire, petit-fils du général Edouard de Curières de Castelnau, catholique affirmé surnommé “Le capucin botté”, ce général fameux qui fut avec le Premier ministre Briand le véritable organisateur à l’origine de la volonté de résistance française à Verdun en février 1916, qui méritait le maréchalat autant que Lyautey, Joffre, Foch et Pétain, qui ne l’obtint pas à cause de ses convictions religieuses, qui s’opposa à Vichy et soutint la Résistance jusqu’à sa mort en 1944. Voilà donc un pédigrée acceptable.

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