Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.
28 mai 2026 (17h00) – Nous avons, – j’ai déjà fréquenté assidûment ce texte de Douguine. Il date du 17 mai 2026, il est aussitôt apparu, à “nous” comme à moi, comme méritant impérativement sa place dans nos colonnes, venu du site ‘euro-synergies.hautetfort.com’ que nous ne manquons jamais d’honorer lorsqu’il est question de lui dans nos écrits comme dans les miens. Il aurait donc dû être publié le 18 ou le 19 mai. Nous sommes le 28 mai : que s’est-il passé ?
On sait, dans le cours de ce site, que l’intelligence artificielle (IA) est depuis quelques temps très fortement présente. Cette question est entrée au cœur de nos préoccupations et elle habite aujourd’hui les miennes comme jamais aucun “événement” (chose venue d’ailleurs) ne l’a fait.
Que se passe-t-il ? Au fond, Douguine nous donne aussitôt la réponse, – une citation déjà faite mais sous une autre forme dans un autre texte de ce site ou l’on annonçait déjà la venue d’un texte présentant celui de Douguine. On reprend ici la citation sous cette “autre forme” et on lui donne la fonction d’emblème et de symbole de notre réflexion comme de la mienne.
(Suite)
25 mai 2026 (13h30) – Entre nous, faut-il prendre au sérieux la dernière de Trump ? Nous l’ignorons mais elle est si éclatante, si inscrite de minute et minute, si publique dans le désarroi et l’ultra-mess, suivie presque comme un reporteur suivait, par exemple, les 24 heures du Mans à la radio dans les années 1959-1960 en nous faisant vivre par la seule voix, sans la malédiction éternellement tromperies des images, les renversements de situation, – Merde ! Elle est si “tout cela” qu’elle atteint le niveau anthologique de l’œuvre d’art symbolique sans égal. Le fameux commentateur Ben Meisela, ardent antitrumpiste mais aussi 6,36 millions d’abonnés à ‘MeidasTouch’, commence son commentaire sur l’épisode par un ‘Wow !’ retentissant que le traducteur interprète sagement :
« Incroyable ! Donald Trump panique depuis ce matin car le prétendu accord avec l'Iran, annoncé hier, est en train de s'effondrer... »
Exclamations suivent le nième volte-face de Trump, qui semblait être arrivés à un accord avec la Iraniens et cédant à nombre de leurs demandes (avant-hier soir aux USA, cela), puis qui passa une nuit a gitée, ponctué de longs coups de téléphone de l’envoyé du démon, le Sire Netanyahou, qui lui demandait s’il n’était pas complètement fou de céder aux Iraniens qui s’apprêtaient à déclencher un second Holocauste (ou un troisième peut-être, ou un quatrième si l’on fait de Gaza un Holocauste, qui serait évidemment, comme toutes les fakenewismes, au détriment des Juifs, qui détiennent pour l’éternité la marque Holocauste & Cie).
Allez, on prend en marche Ben Meisela, déjà cité, et l’on suit son long récit de quelques-unes de ces péripéties de cette longue nuit du 24 mai (ou du 23, ou du 25 mai, Qui lo sa ?) 2026.
(Suite)
23 mai 2026 (19H30) – Une amie s’en va... J’ignore même si le cancer étant ce qu’il est et selon ce qu’il est, j’en sais quelque chose, – Gabbard continuera ou non à jouer un rôle qui ne peut être que d’opposition forcenée où une place de choix lui serait attribuée d’office. Peu importe, si je place ce texte dans mon ‘Journal’ alors qu’il est manifestement de la pure rubrique ‘RapSit-USA2026’ dont il a d’ailleurs en partie l’appartenance, c’est d’abord un salut à une amie, une compagne de lutte qui ignore mon existence, mais alors que je sais, moi, notre existence à tous deux dans ce combat.
Circonstances de son départ, couronnées par l’habituel message de condoléance processionnelle par un président digne de cette fonction, c’est bien connu.
« La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a annoncé sa démission, invoquant le diagnostic récent d'une forme rare de cancer des os chez son mari. Cette démission intervient une semaine après qu'elle a révélé enquêter sur des laboratoires de recherche biologique financés par les États-Unis en Ukraine.
« À mon grand regret, je dois présenter ma démission, qui prendra effet le 30 juin 2026 », a-t-elle écrit dans une lettre au président, publiée sur les réseaux sociaux. “Mon mari, Abraham, a récemment reçu un diagnostic de cancer des os extrêmement rare. Je dois donc me retirer de la vie publique pour être à ses côtés et le soutenir pleinement dans cette épreuve”
» Tulsi Gabbard sera remplacée par son actuel directeur adjoint du renseignement national, Aaron Lukas, a indiqué Donald Trump dans une publication sur sa plateforme Truth Social. “ Tulsi a accompli un travail remarquable et elle nous manquera”, a ajouté le président. »
Tout cela est bel et bon et rien de cela ne doit nous détourner d’accepter l’une ou l’autre partie d’ explication officielle, ni nous tromper dans un sens ou l’autre, et nous empêcher d’explorer d’autres pistes bien différentes pour avoir une explication acceptable du départ de Gabbard.
(Suite)
Les suites de la défaite du Représentant républicain Thomas Massie lors des primaires républicaines du Kentucky donnent une mesure stupéfiante de l’extraordinaire importance de cette élection (primaire d’un élu) par définition sans grande importance . On trouvera divers éléments sur diverses vidéo, ici, ici et tant d’autres pour nous décrire cette atmosphère, où le vaincu semble apparaître comme un vainqueur triomphal.
Aussitôt apparaissent, avec cette description, plus sieurs points significatifs :
• L’extraordinaire enthousiasme des partisans de Massie alors que leur candidat avait été battu aux premières nouvelles. On aurait dit qu’on célébrait la victoire de Massie, par exemple... à la présidentielle de 2028 ! Lui-même évoqua ce chiffre en matière de plaisanterie, d’ailleurs, dans un éclat de rire général. Voici une parole générale de Massie sur l’ambiance et nle paradoxe de cet enthousiasme :
« “Être ici et vous voir tous m'a vraiment redonné de l'énergie. Et ça a toujours été le cas. Mais pourquoi suis-je si optimiste maintenant ? Le résultat s'est transformé en un référendum sur la loyauté, le pouvoir et l'avenir du Parti républicain” [et qu’on croirait qu’il l’a emporté]. »
(Suite)
Le républicain Thomas Massie est battu par l’argent du lobby sioniste et des milliardaires qui vont avec
18 mai 2026 (17H30) – C’est bien ce qui est en jeu aux USA : la terrible “politiqueSystème” que nous avions identifié sous ce nom au printemps 2009, bien qu’elle eut sévi depuis au moins le 11 septembre 2007. Quand je dis “bien en jeu”, je songe évidemment à l’influence grotesque d’omnipotence d’Israël sur la politique US, car désormais et sans le moindre doute, Israël est la matrice symbolique et horrible de la “politiqueSystème”, avec les neocon et la transmutation de ‘Tsahal’ sous l’influence sataniste du Pentagone, lui-même instrument satanique majeur du Système. De très nombreux juifs, notamment hors d’Israël et qui furent partisans d’Israël plus ou moins avérés, s’y sont laissés prendre et en subissent désormais les affreuses conséquences.
Écoutez le propos d’Alain Finkielkraut, d’il y a une dizaine de jours :
« Je suis dévasté, si vous voulez, je suis amené depuis quelques temps déjà à me battre sur deux fronts, contre l'antisémitisme qui a explosé après le 7 octobre et contre euh la les agissements du gouvernement Netanyahou, de ce répugnant fanatique et particulièrement contre ces colons qui en effet veulent que la majorité des Palestiniens s'en aillent.
» Israël pour une partie de la gauche n'était plus un pays de pionniers et de survivant mais après la victoire de la guerre des Six Jours, un pays de conquérant devenu maintenant des nazis. Ça donne aujourd'hui Bengvir et Smotrich, des gens qui s'adossent à la Bible, considérée comme un cadastre pour dire “Voilà, cette terre est à nous” et je dois dire que ces colons, non seulement ça m'attriste mais ça me fait honte. »
(Suite)
Où en sommes-nous? (Suite et re-suite)
Je commence par une très courte anecdote dont je ne garantis pas l’authenticité mais qui mérite le label ‘Si non e vero, e ben trovato’ :
« Quelqu’un, – nom non-certifié, – croise un jour Sacha (Guitry) et lui dit :
— Quoi de neuf aujourd’hui ?
— Molière. »
Aujourd’hui, c’est une époque non-certifiée réelle mais de cette sorte, l’ironie-Guitry en moins, en beaucoup moins, remplacée par une incroyable naïveté de se croire sérieusement ce qu’elle prétend être. (Je me demande ce que ferais, dirais, écrirais, jouerais Guitry aujourd’hui ? En plus, imaginez l’embrouille : né en 1879 à Saint-Petersbourg où son père tint pendant un an la scène du ‘Théâtre Français’ de la capitale, Sacha était le filleul du tsar Alexandre III, grand admirateur de la troupe de Lucien Guitry !)
(Suite)
5 mai 2026 (18H00) – Ce que j’observe, ce qu’on observe, ce que les dieux observent en ce moment, c’est que la réflexion est de plus en plus envahie par des concepts non-rationnels, souvent et finalement toujours négatifs pour ne rien risquer d’une réaction d’anathème, mais dont la source est nécessairement extérieure à la raison-seule, et au monde représenté par la raison-seule. Ainsi est-il de plus en plus souvent fait appel au diabolique dans toutes ses dimensions, – à commencer par le satanisme dont on prend bien garde de dire qu’il n’a rien à voir avec “le Diable”, créature extérieure à notre perception rationnelle-seule, mais dont on admet implicitement qu’elle est tout de même “extérieur à notre perception rationnelle”... Mais alors, avec quoi a-t-elle à voir ?
Aujourd’hui et dimanche, pour prendre le plus proche et le plus évident, nous avons exploré des textes farcis de références hors de notre rationalité, en lien avec des récits bibliques, symboliques, extra-humains, et concernant pourtant des événements qui ont lieu dans le champ de l’humain, de l’Homme de la Modernité lui-même. Dans ces développements, Epstein, qui y a évidemment sa place, est joliment nommé “le concierge du Diable” sans choquer personne.
(Suite)
2 mai 2026 (19H30) – Je m’attarde ici à un événement d’il y a quelques jours, qui s’est produit sans soulever un très-grand intérêt. On s’habitue à l’extraordinaire des événement incompréhensibles, et l’autre jour, parlant avec Garland Nixon, Mercouris disait : “Il y a quelques décennies, une telle affaire aurait écrasé l’actualité pendant des semaines ! Aujourd’hui, on en parle à peine...”
En un mot : Mercouris répondait à une question de Nixon sur le récent “attentat” (est-ce le nom ?) contre Trump, au Hilton, où l’on recevait la presse accréditée. Bien, moi-même n’en ai rien dit, mais je me tourne aujourd’hui, réflexion faite, article conservé et toujours en ligne (détail important), sur cet article-là de R.T.com (‘Russia Today’, pour bien se comprendre). RT.com est le principal média russe à destination extérieure, suivant en général la ligne du gouvernement, sinon la ligne du président Poutine, et se montrant très attentif à ne rien dramatiser, notamment des rapports Russie-USA déjà dans un état dramatique, comme s’il y avait quelque chose à préserver, – l’“esprit d’Anchorage”, peut-être, puisqu’il semble que Poutine rame désespérément pour encore y croire...
Tout cela pour dire :
1). Que RT.com prend bien garde à ne pas diffuser des nouvelles défavorables aux USA qui seraient le fruit d’une méditation ou d’une hypothèse défavorable aux USA ;
2). Que RT.com prend bien garde de ne pas s’attaquer à la personne de Trump ni de faire une place trop importante à ses frasques et à ce qu’elles provoquent ;
3). Que RT.com évite également les développements et hypothèses des critiques de Trump, et notamment des “nouveaux critiques”, les Carlson, Kelly, Taylor-Green et les autres qui se disent trahis par les affaires Epstein et guerre d’Iran ; ils sont devenus en 3-4 mois les plus féroces adversaires du président.
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30 avril 2026 (09H40) – Dans cette confrontation, dont on ne sait ni qui en sortira vainqueur et ni s’il y aura un vainqueur, on a vu naître, éclater dirais-je plutôt, un événement venue de nulle part pour le savoir commun et les préjugés qui vont avec. Soudain, dans cette guerre absurde, autodestructrice du tandem Trump-USA, un éclair troue le “brouillard de la guerre” et nous impose une nouvelle vérité : l’Iran est une grande puissance.
Quoi que vous disiez, argumentiez, raisonniez, citiez, vous ne pouvez pas repousser la force de ce constat. Les moyens d’imposer ce concept extraordinaire sont en effet des moyens hypermoderne, de la sorte dont nos esprits lobotomisés et zombifié par l’arrogance de l’hubris suprémaciste occidentaliste jugeaient être de notre exclusive propriété. L’Iran nous a servi cette vérité nouvelle sur un plat moqueur et accompagnée de mets auxquels nos fréquentations courantes nous ont habitués, – du genre McDo étoilé-Michelin.
(Suite)
27 avril 2026 à 20H15 – On a dit tant de choses de lui, sur lui, à propos de lui, etc., alors que peut-on dire de plus ? Et pourtant, on peut.
En préambule je dirais une chose : je crois fortement au concept de la “théorie des Deux Corps du Roi” (de Kantorowicz) ; – par concept, j’entends la théorie telle que je la perçois selon mes propres conceptions, l’idée en elle-même étant assez brillante et inspiratrice. Ma conception est alors, en gros, qu’il y a un roi terrestre, mortel, avec des défauts, et des faiblesses mais aussi ses vertus, qui meurt de toutes les façons, dont on peut se débarrasser selon les nécessités et les complots ; et puis le corps transcendant, celui qui survit à toutes les morts parce qu’il porte la fonction inaliénable, d’origine divine pour les rois et d’origine populaire pour les autres, donc aussi valable mais plus incertaine (l’onction populaire...) pour nos plus grandes nations qui affirment et réaffirment leur souveraineté. Aux USA, il y a le premier corps, un président, bon-mauvais, plus ou moins crapuleux, un peu ou très-très corrompu, qui est élu ou réélu tous les quatre ans ; et la fonction, aussi indestructible pour les USA que la Constitution des USA, chose sacrée pour eux s’il en est.
Eh bien, je crois que Trump est le premier président des États-Unis à avoir tué le “Deuxième Corps”, l’immortel, la fonction transcendante, la Constitution sacrée d’une religion hyper-moderniste instituée par l’acte fondateur de la création des États-Unis d’Amérique (1776-1787). C’est un exploit, même si cela fait un peu exploit-bouffe. C’est pour cette raison que “Trump est décisif ; bouffe mais décisif...”
(Suite)
16 avril 2026 (09H00) – Je parle d’“étapes” parce qu’il doit être évident à tout esprit raisonnablement éclairé qu’il est devenu absolument impossible d’arrêter le temps pour soi, de contempler les avatars d’une crise pour en écrire le récit et en tirer une conclusion qui tienne en équilibre. Nous, la pensée veux-je dire, ne pouvons procéder que par étapes bâclées et pressés ; nous-même emportés, à bout de souffle, par le rythme exaltant et sublime, effarant et effrayant, des “événements”, c’est-à-dire l’empilement des ‘subcrises’ qui constituent les composants, les blocs d’une pierre immémoriale utilisée pour bâtir de la GrandeCrise ; elle-même plantée au cœur de notre destin, depuis le temps où la terre était plate, exactement comme la Grande Pyramide l’est sur le plateau de Gizeh.
Alors toute étape, nécessaire d’ailleurs puisque nous n’en pouvons plus, sera considérée, dans ses conclusions, comme fragile, indécise et incontrôlable, à la fois tranchante et mystérieuse, mais confuse et énigmatique. Arrangez-vous de cela, – et ‘Fasten your seatbelts’.
Disons que, pour trafiquer quelque ordre dérisoire et rassurer les esprits raisonnablement timorés et péteux, nous sélectionnons plusieurs subcrises parmi celles qui nourrissent nos visions expertes de l’avenir du monde. “Just saying”.
(Suite)
12 avril 2026 (16H50) – On aurait pu croire qu’à ce jour, ce serait les “négociations” conçues comme un jeu de ping-pong entre les promesses abracadabrantesques de Trump et l’automatique violation du cessez-le-feu de Netanyahou. Même pas cela, malgré toure la tournure scandaleuse qu’on peut y trouver ; car cela est dépassé depuis longtemps (entre 24 heures et 48 heures) par une avalanche venue sans avertissement, – ce qui est le propre de l’avalanche postmoderne déclenchée d’au-dessus de nous.
Résumons substantiellement les “événements” nouveaux qui nous offrent un nouveau rebond-rebondissement dans ce qui apparaît comme un jeu de basket-ball développé par une sorte de spectacle du type “Harlem Globe-Trotter” revu à un rythme beaucoup plus élevé, comme un film projeté en accéléré. Ces “événements” sont essentiellement sinon complètement américanistes mais ils “rebondissent” directement sur la situation du monde, l’ensemble justifiant le classement dans la rubrique RapSit-USA, mais dans un cadre plus large que le simple cadre américaniste... Donc, résumons-les substantiellement :
• La guerre contre l’Iran où essentiellement la partie américaniste via l’action trumpiste ajoute chaque jour du nouveau, allant du vrai-faux au simulacre-bouffe entrecoupé de clins d’yeux au réel. Il y a donc les “négociations” qui ont démarré à Islamabad dans le plus complet désordre, qui renvoie l’essentiel du problème à la situation intérieure à Washington D.C., et dans ce cas la situation dans l’administration symbolisée par la direction américaniste dans ces “négociations”, avec Witkoff-Kushner comme “seconds” de Vance, mis essentiellement en embuscade pour surveiller Vance, ses mouvements et ses pensées, et tenter de contrôler tout ce bazar.
• Une intervention officielle de la commission juridique de la Chambre demandant une évaluation officielle de l’état de santé du président Trump par le médecin de la Maison-Blanche, suivie par une confirmation sous serment, tout cela dans le cadre officiellement affirmé du 25ème amendement. On se mélange un peu le jugement à séparer une demande officielle directe de destitution ou la recherche de l’application du 25ème conduisant à la destitution ; ce n’est pas si grave, ce désordre implique que la question du maintien de Trump est désormais une crise officielle qui restreint sa capacité d’action et grandit sa capacité de désordre selon un schéma de désordre mental, – et nous voilà plus que jamais au cœur de la crise du pouvoir de l’américanisme ;
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4 avril 2026 (19H00) – Ce fut donc une journée dramatique pour les forces armées et la puissance des Etats-Unis dans ce pays étrange et incompréhensible par sa hargne qu’est l’Iran, l’ennemi du Progrès. Une tragédie, si vous voulez, bien qu’on serait aussi bien tenté de parler de “tragédie-bouffe”. Je laisse la plume microphonique à l’un de ces nouveaux sites énigmatiques, dont on se demande avec intérêt ce qu’il a de l’IA et ce qu’il a de non-IA, ‘Flash Amérique’.
En l’occurrence, on nous raconte donc cette journée du 2 avril 2026 où un F-15E ‘Strike Eagle’ fut abattu par les Iraniens alors qu’il se trouvait au-dessus du territoire iranien. Les deux hommes d’équipage s’éjectèrent. Une vaste opération fut lancée pour les récupérer, ce qui fut fait pour l’un d’entre eux, mais point pour le second. Dans l’aventure, un A-10C d’appui tactique fut gravement endommagé et abandonné par son pilote, et deux hélicoptères furent également touché s. Dure journée pour l’US Air Force.
Laissons parler ‘Flash Amérique’ :
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30-03-2026 (19H00) – Où que nos pas nous portent sourd à nos oreilles interloquées le grondement de cette fantastique GrandeCrise, animée essentiellement par une sorte de clown abracadabrantesque et connu pour sa fabrique de tours et ses parcours de golf avec l’ami Epstein. Le spectacle est stupéfiant par le mélange des genres, cette tragédie qui ne peut être définie que par l’adjectif, irrespectueux pour les victimes sans nombre, de “bouffe”. Qu’y puis-je si c’est une tragédie-bouffe, œuvre intime de l’individu-dit-humain parvenu à son stade ultime de développement, au bout du bout du moderne, là où se trouve le carrefour où les attend le transhumanisme. Dans ce cas, n’en déplaise à toute la droite pseudo-tradi française, qui veille depuis Voltaire sur la “liberté de l’esprit”, – dans ce cas, bon débarras !
Mais je n’ai nul droit d’abandonner pour autant ma mission qui est de ne lâcher prise à aucun moment sur les événements en-cours puisque ces événements sont ceux du passage de l’histoire, qui a perdu sa raison d’être puisqu’en état de « saturation ontologique », à la métahistoire.
Comme dit l’IA, finaude :
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29 mars 2026 (21H15) – Ceci est pour disserter paisiblement, malgré l’incroyable volatilité catastrophique et ‘End of the World’ du sujet. Ce n’est ni ma faute ni l’exagération d’un esprit chauffé à blanc. L’image de “100 mégatonnes” a certainement le plus d’implication de fin du monde qu’on puisse imaginer et le conflit qui nous occupe, qu’on me pardonne, conduit à y penser. Pour régler cette affaire des100 MT, signalons comme écrit l’IA :
« 100 mégatonnes (100 MT) correspond à une énergie explosive équivalente à 100 millions de tonnes de TNT. C'est une puissance colossale, représentant environ 6,5 fois la puissance de le ‘ Tsar Bomba’ (la plus forte explosion nucléaire testée, ~50 MT), ou plus de 6 500 fois la bombe d'Hiroshima. »
Si j’emploie cette image complètement, bombastiquement folle, c’est parce que j’examine ici les possibilités de développement du conflit des Amérisraéliens qui ont attaqué l’Iran et qui rencontrent une résistance qui fait bien plus que résister, qui ne fait que contre-attaquer en mettant en évidence les faiblesses cachées des deux colossales hyperpuissances , – chacune dans leur genre. Effectivement, les deux hyperpuissances estiment tenir, grâce à la Bible et à Wall Street, la voie d’une hégémonie comme l’on n’en vit jamais depuis le début des temps. Ils sont peut-être puissants selon leurs conceptions, très matérialistes et le plus bas possible, mais ils ont la vue elle aussi basse, très basse.
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27 mars 2026 (18H30) – On s’arrêtera longuement à un entretien sur podcast de la chaîne personnelle du professeur norvégien Glenn Diesen, un membre éminent des commentateurs indépendants que nous suivons régulièrement. Parmi ceux-ci, Diesen est l’un des rares, sinon le seul, à recevoir le professeur Gilbert Doctorow. Le problème est qu’un vif incident a éclaté à distance entre Doctorow et certains indépendants américains (Ritter, Johnson) à cause des prises de position de Doctorow très critique de Poutine. La querelle a été jusqu’à la mise en cause de certains des titres de Doctorow.
Sans prendre position dans cette querelle, je pense qu’on peut dire que cette réaction fut un peu excessive. Doctorow a ses propres idées. Il vit à Bruxelles mais fait aussi des séjours réguliers en Russie, à Saint-Petersbourg où il possède un appartement. Il a beaucoup de contacts intéressants en Russie. Enfin, je dirais pour clore ce débat qui n’a pas lieu d’être pour mon compte, qu’il arrive à Doctorow d’être très intéressant, et de sortir des sentiers battus de la dissidence. Ce fut le cas ce 25 mars 2026, face à Diesen.
Le sujet était : l’attitude de la Russie et de la Chine vis-à-vis de l’Iran, – y a-t-il une aide concrète ou pas, de l’un ou/et l’autre ? Y a-t-il un soutien effectif ?... Etc.
Doctorow est paré pour cet aspect des choses qui semble lui plaire complètement. Il est manifeste, – il le confirmera,, – qu’il a déjà réfléchi au problème, qu’il en a parlé et qu’il écrit là-dessus. Dans sa réponse, il ne sera quasiment question que de la Russie, ce qui renvoie effectivement à ses habitudes et à ses contacts.
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2 mars 2026 (07H00) – J’ai été pris d’une sombre mais accessoire et professionnelle angoisse à l’annonce de la démission de Joe Kent., directeur de la lutte contre le terrorisme, placé immédiatement sous l’autorité de la Directrice Nationale du Renseignement (DNI) Tulsi Gabbard. Ce sentiment a très bien, je dirais même “excessivement” bien été traduit par le titre de l’article de Larry Johnson où « Joe Kent est un héros... Tulsi Gabbard un zéro méprisable et lâche ». Il fait dire que ce titre était accompagné d’une photo avec une Gabbard souriante entre deux piliers catastrophiques du lobby israélien AIPAC, dont la milliardaire Miriam Adelson, manipulatrice en chef des Trump & Cie.
On connaît mon jugement et mon sentiment pour Tulsi Gabbard et les arguments de Johnson semblaient convaincants, mais surtout du fait du ton passionné sur lequel ils étaient suggérés (plutôt que dits) à partir du constat que Gabbard n’avait pas elle aussi, à l’image de Joe Kent, démissionné pour protester contre l’attaque de l’Iran... Si l’on veut, sans pour autant vivre un drame, je me trouvais devant une grande potentialité de déception, comme j’en ai déjà connu un nombre respectable dans la vie politique, à partir de mon fauteuil installé sur la planète Sirius et suivant le comportement des humanoïdes dans cette GrandeCrise.
Puis j’ai suivi Gabbard durant ses auditions au Sénat et à la Chambre, les 17 et 18 mars, sur le sujet de la guerre en Iran. Je l’ai vue avec les parlementaires démocrates la poussant dans ses retranchements pour qu’elle dise sa désapprobation de la guerre menée par Trump (ce qui est l’évidence, mais fortement équilibrée par le devoir d’obéissance et de solidarité avec le président) ; je l’ai vue avec les parlementaires républicains la pousser pour qu’elle dise avec force son appui pour cette politique et pour l’entendre applaudir cette attaque de l’Iran.
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20 mars 2026 (17H50) – Est-il vrai qu’il “nous faut” une “Troisième Guerre mondiale” ? Ce n’est pas faux, mais encore s’agit-il de discuter de quelle “Guerre Mondiale” il s’agit. Dans un article, (repris par ‘euro-synergies.hautetfort.com’) l’historien et philosophe brésilien Raphael Machado s’interroge sur le sens et le contenu du concept de “Guerre Mondial”. Bien qu’il n’y ait eu que deux Guerres Mondiales jusqu’ici, il montre aisément que l’on pourrait, selon des manipulations diverses de perception et de description de guerres régionales, conclure qu’il y a eu beaucoup de “Guerres Mondiales” (Guerre de Cent Ans, “guerres napoléoniennes”, etc.). Le concept a connu le succès qu’on lui connaît au XXème siècle pour des raisons spécifiques, – qui, à notre sens, se trouvent rassemblées et particulièrement fécondes pour un tel concept, à cause de la puissance de la communication conduisant au besoin de conceptualisation des événements idéologiques et technologiques.
Machado ne s’attarde pas trop sur la Première Guerre Mondiale, – alors qu’il pourrait le faire, dans la mesure où ce conflit, prévu pour être régional et très rapide, s’est transformé en un énorme événement incluant effectivement nombre de pays dans le monde, n’étant pas concernés au premier chef. Pour lui, c’est surtout la Deuxième Guerre Mondiale qui est une “imposture” en sacrifiant tout au concept pour se voir transformée en substance :
« Pourquoi la “Seconde Guerre mondiale” serait-elle une imposture? Parce qu’elle a été construite dans les cabinets des historiens comme une «grande narration» destinée à lier le «nouvel ordre » occidental d’après-guerre. Que veux-je dire par là? C’est simple. Si l’on avait demandé à des historiens d’autres époques de suivre les différents théâtres et campagnes militaires entre 1936 et 1945, sans leur donner l’étiquette de «Seconde Guerre mondiale», ils auraient identifié une myriade de guerres, et non une seule (avec quatre précampagnes).
» La guerre du Pacifique est clairement une autre guerre spécifique, catégoriquement séparée du reste. Cela est plus facile à voir. Mais même la Grande Guerre patriotique fut une guerre isolée et circonscrite, distincte des autres. Même la guerre d’Europe pourrait, selon moi, être divisée en deux guerres: la première gagnée par l’Allemagne, la seconde par les États-Unis. Mais s’il existe une «Seconde Guerre mondiale» comme grande narration, alors évidemment la guerre civile espagnole, la guerre d’Hiver, la guerre d’Éthiopie et la guerre sino-japonaise devraient aussi y être incluses. »
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19 mars 2026 (18H00) – Bien des choses sont frappantes dans cette attaque montée et suivie d’une guerre à la confusion sans pareille, qui emporte tant de tabous et de croyances. Mais une chose me manque. Je parle de la levée de boucliers contre Trump, notamment de ses alliés adorés de l’UE, et des réflexions quy’elle m’inspire. En temps normal, je veux dire avant le temps de la GrandeCrise, on aurait repris en chœur et fait notre miel et notre hymne de ce que quelques-uns parmi les plus féconds des membres du Politburo de l’UE ont constaté (je ne cite pas puisque personne n’a dit ces paroles de cette façon mais, comme dirait l’IA, on “fait comme si” et l’on se fiche bien de la fausse réalité de toutes ces caricatures de responsables politiques) :
« Trump, ce n’est que quatre années à passer, ensuite on l’éliminera et il ne restera plus rien de lui, et nous retrouverons les États-Unis que nous aimons. »
Certes, ce fut l’observation constante de tous les responsables européens, et plus que jamais depuis le fin de la Guerre Froide qui constituait une obligation stratégique objective et impérative. Une façon de se dire : oui, les USA ont pour l’instant une administration un peu fantasque mais la grande pérennité de notre modèle nous la ramènera. Je me rappelle une remarque d’un haut fonctionnaire français, pourtant d’un esprit indépendant tendant vers la symbolique gaullienne, donc méfiant des USA, me disant, au lendemain de l’élection d’Obama et la venue des démocrates au pouvoir pour lesquels il n’avait qu’une estime moyenne :
(Suite)