Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.
16 juillet y 2026 – Il se dit qu’au cour de ses rencontres à Ankara lors du grandiose sommet du même nom, Trump a confié que les Etats-Unis se trouvaient dans une position extrêmement difficile face à l’Iran. Le ton était dramatique, l’humeur dépressive, la perspective irrémédiablement fataliste sous-entendant que, malgré cette position difficile, il n’était pas question que les USA abandonnent. Répercutée, cette position, pour une fois débarrassée des habituelles tartarinades de l’Empereur, est encore pire qu’en février notamment (début de la “guerre des 40 jours”) pour ce qui est des réserves de pétrole des USA qui sont au tristement plus bas.
Certains s’inquiètent de cette situation. Une telle attitude, une telle situation, sont de la sorte qui peut provoquer une attaque nucléaire américaniste, pour qui il est hors de question de reculer.
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15 juillet 2026 – Pour nous, lr phénomène extraordinaire de l’accumulation de crises sans qu’aucune ne soit résolue, le tout conduisant à a l’actuelle GrandeCrise, est finalement apparue à notre perception comme un phénomène pathologique collective de la psychologie à partir de pathologies humaines individuelles bien ideentifiées. La première fois que nous avons avancé cette hypothèse remonde au texte « Notes sur la maniaco-dépression du monde (dde.crisis) », du 19 janvier 2012. Suivirent plusieurs autres textes reprenant ce thème pour aboutir à un ‘Glossaire dde’ du 16 mars 2015 faisant le point sur la question :
« Notre intention ultime n’était pas de “psychanalyser” une époque mais, au contraire, à partir de symptômes qui font le miel de la psychanalyse, de déterminer la place de la psychologie dans cette époque, – place centrale, sans aucun doute, – d’y relever les poussées d’inversion qui conduisent nombre de sapiens à la psychologie trop faible pour résister à se précipiter dans les rets du Système, c’est-à-dire dans la plus extrême proximité du Mal. Selon cette perspective, le phénomène de la maniaco-dépression du monde constitue la clef explicative de l’“opérationnalisation” du Mal s’exprimant par la modernité, c’est-à-dire le fondement opérationnel de notre crise, et aussi la mesure eschatologique fondamentale de cette crise. ».
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13 juillet 2026 – On parle de la mort du célébrissime Sénateur-combattant Lindsay Graham et l’on remet sur ce sujet à nouveau de nombreuses références à Andrew Korybko qui s’y est beaucoup intéressé. Il l’a d’ailleurs fait d’une façon intéressante, en s ‘attachant aux réactions obsessionnelles des réseaux sociaux, nombreuses et variées pour ce cas, mais en subissant des attaques ukrainiennes officielles.
Nous procédons donc comme hier, en commençant par la citation de texte de Korybko, qui se résume bien à son titre : « Arrétez la folie : Poutine n’a pas tué Lindsay Craham ! »
Voici donc ce dont il est question, en nous passant des diverses références qu’on retrouve dans le texte anglais initial pour nous renvoyer aux diverses affirmations exotiques-complotistes, dans les deux sens d’ailleurs :
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10 juillet 2026 – On s’arrête, si vous le voulez bien, un peu plus longuement sur un très court texte d’Andrew Korybko, où ce commentateur d’habitude très mesuré semble sortir de ses gonds . Contre qui, cette sortie ? Contre le pervers-narcissique de Washington ? Contre les clown de la ménagerie Rutte retour d’Ankara-Engadine ? Pas du tout.
Contre ceux qui, à Moscou, accusent Poutine d’être mou, sans réactions à mesure des attaques lancées contre la Russie. Et comment Korybko argumente-t-il son attaque ? En s’emmêlant étrangement les pinceaux, signe de la nécessité de vite faire ce texte sur conseil de la sagesse régnante, — en nous conseillant de lire Trenine, réputé colombe, sortir un texte ultra-menaçant qui pourrait bien être inspiré par Poutine ! Autrement dit, pour défendre Poutine le modéré qui refuse d’étendre la guerre mais pourrait bien s’y décider. Lisez un texte inspiré d’une telle logique, qui contiendrait bien de telles menaces !
Si vous le voulez bien, lisons d’abord Korynko
(Suite)
Le début sera simple : je n’ai rien à dire puisque tout est dit depuis si, si longtemps. Je parle de la horde de zombies dont la colonne vertébrale a la consistance d’un éclair au chocolat (citation Theodore Roosevelt). Je parle de ces “hommes du vide” qui nous servent de jeux de Lego après que nous ayons terminé nos devoirs de classe. Et puisqu’“homme du vide” il y a, le voilà, substitué à ‘l’homme de l aube... Frederic Nietzsche’, cette chanson de Dick Annegarn, en pastiché léger.
« Sa mére, sa femme, sa sœur, trois Trump
trois mélagomadames
Des amis à mort, des amours à vie, des psychodrames
Il ne voulait pas en avoir l'air
Mais il avait l'air d'avoir pas mal souffert
Des amis à mort, des amours à vie, l'homme du videC'est une longue histoire que cette histoire-là
Celle de l'homme du vide
Il est venu me voir, il est venu s'asseoir, l'homme du vide
Dans l'avenue, à l'orée du bois
Dans les hautes collines de la Turquia
Éternel parcours, éternel retour, l'homme du videQuand je l'ai vu, j'étais étonné
Tant qu'il était nu et fatigué
Vide, foutu, morfondu, comme une vieille violoncelleIl boitait
Il boitait
Tellement qu'il était fatigué
Tellement qu'il était fatigué
De marcher
Il sanglotait en avançant, l'homme du vide
Mais il avançait, le front en avant, l'homme du vide
Dans l'avenue, à l'orée du boisDans les hautes collines de Türkiye
Il est venu, une dernière fois, l'homme du vide »
(Suite)
8 juillet 2026 – On le sait bien mais aussi j’aime bien me répéter pour que le sachent bien les penseurs et les amis-censeurs (quelques amis qui adorent être vaches comme des bourrins en vadrouille, – si vous ne sez à qui je pense, eux, ils pensent à moi), – j’ai un faible pour le duo Christoforou-Mercouris. Cette fois je suis tombé sur leur dernière chronique sur l’état de l’Europe de l’Occident lancée, comme des soldats conquérants dans le réarmement en vue de la croisade finale.
Je leur fais confiance, aux deux, surtout sur untel sujet, car Mercouris est un maitre de l’économie croisée d’appréciations juridiques propres à l’avocat qu’il est.
• Les deux commencent par l’Angleterre à l’heure du départ du fin limier, Sir Keir Starmer, — eh oui, anobli par Charles III qui n’en rate pas une. Sir-Keir entend laisser sa trace lourdement tracé dans le sable sur lequel le soleil ne se couche jamais de l’Empire. L’Angleterre, Mercouris, d’origine grecque mais english jusqu »au bout des ongles, en connaît un rayon.
juillet 2026+ – Khomeini Sr., l homme qui refusait la fabrication, de l’arme atomique et nucléaire au nom de son interprétation du Coran, sera-t-il la cause de la décussions de l’Iran de produire un armement atomique/nucléaire ? Bion que cc soit opérationnellement improbable, c’est symboliquement probable dans des pays où le symbole couronne ou annonce l’accomplissement. Ironie plus grande encontre, c’est à l’occasion de ses funérailles réunissant 20 millions et plus de fidèles que la chose pourrait s’accomplir, ou, dans tous les cas, prendre germe..
D’ailleurs, le symbole évolutif n »a pas manqué. allant jusqu’à une déclaration du porte-parole de la commission de la défense de la Chambre :
« Une autre option dans l’éventualités d’une nouvelle attaque (contre la célébration) serait celle d’un enrichissement de n,otre urnium à 90%. Nous examinerons cetteoption au Parlement. »
Il faut noter combien cette déclaration, d’une autre manière mais parallèlement à la première intervention, rompt résolument avec les usages de bienséance (!) (plus que les obligations) des relations internationales. C’est désormais le point de vue iranien : tant pis pour les normes internationales, seuls comptent nos intérêts devant de tels bandits (les Amérisraéliens)
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2 juillet 2026 (13H15) – Il ne fait aucun doute que, par un mélange de la dynamique sur le terrain, de l’utilisation intensive de drone du renforcement massif en parallèle à la guerre de l’information contre la Russie, nous approchons d’une période essentielle de changement de la guerre en Ukraine. Ce monstre ne devait au départ durer que quelques semaines pour une victoire russe, selon les illusions des Russes d’ailleurs partagées à l’époque par les Occidentaux ; ce monstre devait être une cavalcade irrésistible et rapide qui n’aurait justement rien eu d’un monstre. Elle est devenue un monstre par la durée et les dégâts énormes, humains et matériels, la puissance russe étant de plus en plus transformée en une avancée à pas comptés avec même des déboires sérieux illustrant l’excessive prudence de Poutine et son illusion de rapidement trouver les marques de la reprise en main de la guerre par une diplomatie constructive.
Au début, tout le monde jugeait Poutine comme un chef incontesté et maître des événements, — un dictateur sanglant selon la litanie infantile de ses adversaires de l’Occident-compulsif. Il s’est avéré qu’il se trouvait et se trouve au centre d’un système représentatifs de divers pouvoirs importants, où les pressions l’entourant sont devenues de plus en plus fortes, lui-même devenant ainsi plus vulnérable et enfermé dans la nécessité de céder de plus en plus à ces pressions. Paradoxalement, les formidables pressions de communication de l’Ouest ont très largement contribué à cette évolution, renforçant ainsi la détermination de son ennemi en jurant qu’elle l’affaiblirait jusqu’à la Sainte Perspective du Graal nommé regime change.
A partir du courant 2024, le comportement de Poutine conduisit même à une rupture au sein de la presse indépendante et alternative, entre ceux qui faisaient de lui un lâche sinon un traître, et ceux qui continuaient à penser qu’il poursuivait une stratégie longue et sage, qui conduirait à une victoire pleine de promesses pour un arrangement général de la sécurité en Europe.
Il nous semble que nous arrivons aujourd’hui au terme de ces débats de chapelles, la dynamique des événements décidant tout à fait autrement, de son propre chef ; comme d’habitude. L’idée est que Poutine va devoir s’incliner, non pas sous les pressions de la communauté de sécurité nationale, mais justement emporté par la dynamique des événements. C’est ce que Mercouris, répondant aux questions de Glenn Diesen, nomme en accord avec son hôte, « le nouveau Poutine ».
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29 juin 2026 (18H30) – Les Iraniens ont donc osé... Ils sont bien peu, sinon inconnus, les pays qui ont utilisé d’une façon structurelle une cellule de psychologues et psychiatres pour les conseiller au cours de négociations. Les Iraniens, c’est à partir d’avril dernier, pour les conseiller dans la façon de négocier avec l’homme le plus important et suprême chez leurs adversaires, du point de vue du déséquilibre, de la pathologie psychologique de ce personnage. Il est fait allusion à la chose, sans élaborer là-dessus dans le texte de Rachel Marsden publié hier :
« L'Iran aurait fait appel à des psychologues pour guider ses interactions avec Trump, selon ‘Drop Site News’ ; mais quelles informations précieuses Bolton a-t-il fini par leur fournir ? »
On retrouve bien entendu et assez vite l’information, notamment dans ‘Middle East Eye’. Voici les quelques paragraphes qui indiquent l’intervention de sources iraniennes.
« L'Iran a intégré des spécialistes en psychiatrie à son équipe de conseillers lors de pourparlers indirects avec les États-Unis, afin de mieux appréhender le comportement du président Donald Trump, rapporte *Drop Site News*.
» Le média indique que les négociateurs iraniens ont fait appel à ces conseillers pour évaluer l'état mental de M. Trump et élaborer les messages qui lui étaient transmis par l'intermédiaire de médiateurs régionaux, alors que les discussions visaient à mettre fin au conflit.
» “Nous avons ajouté deux psychologues chevronnés au cercle de conseillers des négociations afin de pouvoir formuler les messages destinés au président Trump en tenant compte de la nécessité de gérer ce que nous considérons comme un schéma comportemental psychopathique”, a déclaré un responsable iranien à ‘Drop Site’.
» Ce responsable a précisé que les psychologues avaient rejoint le processus après le premier cycle de pourparlers bilatéraux à Islamabad, en avril, alors que les deux parties échangeaient des propositions en vue d'un éventuel protocole d'accord.
» “Les réactions [de M. Trump] se sont nettement améliorées depuis que nous avons commencé à intégrer les recommandations de ces conseillers dans nos messages et nos communications écrites », a ajouté le responsable”. »
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25 juin 2026 (05H00) — Il existe des mots qui paraisse naître, ou qui dans tous les cas “apparaissent” à cause de l’emploi soudain considérable qu’on en fait. Des mots qui paraissent tout à fait nouveau et qui ne le sont certainement pas, dans tous les cas dont on ne réclamait pas l’usage. Avec le rythme et les moyens de la communication, l’effet de mode et le goût de la moutonnerie plutôt que la compréhension, vous imaginez la vitesse et la massification de l’épidémie. C’est le cas des deux terribles frères “ennemis jusqu’à la mort”, la multipolarité et l’unipolarité ; on ne peut parler d’eux qu’à partir de la phrase « l’unipolarité face à la multipolarité. »
Sur ce cas, je dirais que l’unipolarité avait éventuellement et épisodiquement arrêté mon attention, en raison de sa proximité voire sa similitude avec des notions telles que “globalisation” et “puissance expansionniste US”. Par contre, la multipolarité m’intéressait beaucoup moins comme concept majeur. Je voyais la chose comme une réaction défensive contre l’unipolarité, comme une formule encgolant les diverses pays et puissances s’opposant à l’unipolarité : un concept de réaction presque naturel, soit quelque chose de secondaire par rapport à l’unipolarité, c’est-à-dire sans réelle essence propre.
On notera avec attention que je n’émets aucun jugement de valeur, d’engagement, ni rien de cette sorte dans ces remarques, mais bien une explication de ma perception de l’évolution de la situation générale au travers du sens des mots créateurs de situations fondamentales, — surtout des mots existants soudain devenus essentiels ou des mots antiques remis à jour dans une situation leur redonnant leurs valeurs éternelles. Je comprenais parfaitement les prises de position d’un Douguine, apôtre de la multipolarité, et cette fois dans le sens de l’engagement et du soutien affirmés, droit et vent debout contre l’unipolarité (What else ?), mais je la voyais comme une réaction typiquement russe, avec toutes les vertus russes en action, et là aussi dans une volonté d’affrontement de l’Occident (de l’unipolarité) à la suite de son “agression civilisationnelle”. Si l’on veut, je faisais de la multipolarité un choix tactique chaleureux tandis que je considérais l’unipolarité comme une entité stratégique évidemment maléfique sinon satanique, dont je ne savais que faire du point de vue de la perception dans le classement de mes divers concepts et conceptions dans mes analyses des événements en-cours ; un concept écrasant, dominant l’affrontement de la GrandeCrise,
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19 juin 2026 – Je l’ai découvert récemment et son plus récent livre, ‘La malédiction papale’ (Laurent Guyénot, avril 2024, Amazon) a été pour moi un choc intellectuel considérable. Il m’avait d’abord inspiré comme titre “la catastrophe européenne”, qui reste valable mais qui s’est transforme du fait d’un apport imprévu. Guyenot m’a fait comprendre certaines des intuitions que j’ai toujours suivi, de même que “l’apport imprévu”..
Laurent Guyénot est un médiéviste de grand talent et reconnu comme tel, et pourtant également reconnu et vilipendé (“extrême-droite”, très probablement, avec un spasme dé dégoût) pour suivre certaines pistes inhabituelles et, me semble-t-il, fort peu appréciés dans le monde incroyablement conformiste de nos “élites”, ou élitesSystème veux-je dire ; — ceux qu’on repère aussitôt comme les fameux chasseurs de complotistes (complots extrême-droitiste, spasmes de dégoût, tout l’équipement habituel), comme on disait avant “chasseurs de tête” et “chasse aux sorcières” ; — même niveau, même mentalité chez tous ces gens, sauf que les nôtres, de notre temps, ont en plus l’hypocrisie, la vulgarité, la soumission au pouvoir de l’argent, la haine justifiée par des simulacres de raison...
Mais je me laisse emporter : cela m’arrive souvent par ces temps de tempêtes ! Revenons à Guyenot/
Au tout début de son livre, il écrit à propos de l’hubris de l’Occident-collectif, de cette espèce d’arrogance qui devient de plus en plus insupportable à un très grand nombre de gens, — et, en plus, avec un trait supplémentaire, le plus consternant, pour encore mieux définir nos “chasseurs de...”. En effet, Guyenot écrit :
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7 juin 2026 (20h00) – Notre attention est sollicitée dans tous les sens, emportée par le rythme effrayant du tourbillon crisique suscité par la GrandeCrise. Ces deux trois jours, nous fûmes gâtés. Selon la logique métahistorique qu’imposent les divers événements impliqués, — les guerres d’Ukraine et d’Iran, les relations entre les divers partenaires “alliés”, la situation interne aux USA conflictuelle avec Israël, et même la situation interne à Moscou et celle régnant désormais à Berlin, nouvel acteur , — l’effet général est une formidable dynamique de dissolution de l’ensemble des forces du Système et du Système lui-même, ceci entraînant cela. Le décompte-classé des différents “acteurs” n’implique nullement pour nous un rangement géopolitique logique, mais au contraire un facteur de désordre géopolitique discréditant un peu plus cette approche comme prétendument significative.
Le caractère très particulier de cette séquence courte mais intense à l’intérieur de la séquence générale en cours conduit à traiter cette situation selon cette vision métahistorique que j’affectionne parce qu’elle réfute toutes les logiques géopolitiques habituelles. Pour cette raison, son traitement répond aux normes de désordre apparent d’une démarche individuelle (emploi du “je” de PhG) propre à la formule du ‘Journal dde.crisis’ et non pas à la formule apparemment et faussement objective de l’analyse géopolitique habituellement utilisée. C’est dire que, moi-même, je rejette de plus en plus furieusement, comme trompeuse et faussaire, cette méthode attachée aux seules fausses logiques des événements d’origine humaine.
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Un livre récent de mars 2023, de Eric Bianco, jette une lumière troublante, déstructurante, particulièrement intéressante sur les relations germano-britanniques depuis plusieurs siècles jusqu’à l’extraordinaire complicité entre Allemagne et UK dès le lendemain (littéralement) du Traité de Versailles ; la trahison de la France par les Britanniques, le soutien de Wall Street à la City, les connexions des grandes affaires dans l’axe notamment représenté par
• Wall Street ;
• La City-Montaigu Norman (patron de la Bank of England)-Edouard VIII :
• Berlin/Hitler.
Où l’on voit que le suprémacisme anglo-saxon est le père direct du nazisme hitlérien, au nez et à la barbe du cocufiage habituel de la France et profitant de l’isolationnisme soviétique.
Le titre du livre édité chez Perrin au printemps 2023 est
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28 mai 2026 (17h00) – Nous avons, – j’ai déjà fréquenté assidûment ce texte de Douguine. Il date du 17 mai 2026, il est aussitôt apparu, à “nous” comme à moi, comme méritant impérativement sa place dans nos colonnes, venu du site ‘euro-synergies.hautetfort.com’ que nous ne manquons jamais d’honorer lorsqu’il est question de lui dans nos écrits comme dans les miens. Il aurait donc dû être publié le 18 ou le 19 mai. Nous sommes le 28 mai : que s’est-il passé ?
On sait, dans le cours de ce site, que l’intelligence artificielle (IA) est depuis quelques temps très fortement présente. Cette question est entrée au cœur de nos préoccupations et elle habite aujourd’hui les miennes comme jamais aucun “événement” (chose venue d’ailleurs) ne l’a fait.
Que se passe-t-il ? Au fond, Douguine nous donne aussitôt la réponse, – une citation déjà faite mais sous une autre forme dans un autre texte de ce site ou l’on annonçait déjà la venue d’un texte présentant celui de Douguine. On reprend ici la citation sous cette “autre forme” et on lui donne la fonction d’emblème et de symbole de notre réflexion comme de la mienne.
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25 mai 2026 (13h30) – Entre nous, faut-il prendre au sérieux la dernière de Trump ? Nous l’ignorons mais elle est si éclatante, si inscrite de minute et minute, si publique dans le désarroi et l’ultra-mess, suivie presque comme un reporteur suivait, par exemple, les 24 heures du Mans à la radio dans les années 1959-1960 en nous faisant vivre par la seule voix, sans la malédiction éternellement tromperies des images, les renversements de situation, – Merde ! Elle est si “tout cela” qu’elle atteint le niveau anthologique de l’œuvre d’art symbolique sans égal. Le fameux commentateur Ben Meisela, ardent antitrumpiste mais aussi 6,36 millions d’abonnés à ‘MeidasTouch’, commence son commentaire sur l’épisode par un ‘Wow !’ retentissant que le traducteur interprète sagement :
« Incroyable ! Donald Trump panique depuis ce matin car le prétendu accord avec l'Iran, annoncé hier, est en train de s'effondrer... »
Exclamations suivent le nième volte-face de Trump, qui semblait être arrivés à un accord avec la Iraniens et cédant à nombre de leurs demandes (avant-hier soir aux USA, cela), puis qui passa une nuit a gitée, ponctué de longs coups de téléphone de l’envoyé du démon, le Sire Netanyahou, qui lui demandait s’il n’était pas complètement fou de céder aux Iraniens qui s’apprêtaient à déclencher un second Holocauste (ou un troisième peut-être, ou un quatrième si l’on fait de Gaza un Holocauste, qui serait évidemment, comme toutes les fakenewismes, au détriment des Juifs, qui détiennent pour l’éternité la marque Holocauste & Cie).
Allez, on prend en marche Ben Meisela, déjà cité, et l’on suit son long récit de quelques-unes de ces péripéties de cette longue nuit du 24 mai (ou du 23, ou du 25 mai, Qui lo sa ?) 2026.
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23 mai 2026 (19H30) – Une amie s’en va... J’ignore même si le cancer étant ce qu’il est et selon ce qu’il est, j’en sais quelque chose, – Gabbard continuera ou non à jouer un rôle qui ne peut être que d’opposition forcenée où une place de choix lui serait attribuée d’office. Peu importe, si je place ce texte dans mon ‘Journal’ alors qu’il est manifestement de la pure rubrique ‘RapSit-USA2026’ dont il a d’ailleurs en partie l’appartenance, c’est d’abord un salut à une amie, une compagne de lutte qui ignore mon existence, mais alors que je sais, moi, notre existence à tous deux dans ce combat.
Circonstances de son départ, couronnées par l’habituel message de condoléance processionnelle par un président digne de cette fonction, c’est bien connu.
« La directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a annoncé sa démission, invoquant le diagnostic récent d'une forme rare de cancer des os chez son mari. Cette démission intervient une semaine après qu'elle a révélé enquêter sur des laboratoires de recherche biologique financés par les États-Unis en Ukraine.
« À mon grand regret, je dois présenter ma démission, qui prendra effet le 30 juin 2026 », a-t-elle écrit dans une lettre au président, publiée sur les réseaux sociaux. “Mon mari, Abraham, a récemment reçu un diagnostic de cancer des os extrêmement rare. Je dois donc me retirer de la vie publique pour être à ses côtés et le soutenir pleinement dans cette épreuve”
» Tulsi Gabbard sera remplacée par son actuel directeur adjoint du renseignement national, Aaron Lukas, a indiqué Donald Trump dans une publication sur sa plateforme Truth Social. “ Tulsi a accompli un travail remarquable et elle nous manquera”, a ajouté le président. »
Tout cela est bel et bon et rien de cela ne doit nous détourner d’accepter l’une ou l’autre partie d’ explication officielle, ni nous tromper dans un sens ou l’autre, et nous empêcher d’explorer d’autres pistes bien différentes pour avoir une explication acceptable du départ de Gabbard.
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Les suites de la défaite du Représentant républicain Thomas Massie lors des primaires républicaines du Kentucky donnent une mesure stupéfiante de l’extraordinaire importance de cette élection (primaire d’un élu) par définition sans grande importance . On trouvera divers éléments sur diverses vidéo, ici, ici et tant d’autres pour nous décrire cette atmosphère, où le vaincu semble apparaître comme un vainqueur triomphal.
Aussitôt apparaissent, avec cette description, plus sieurs points significatifs :
• L’extraordinaire enthousiasme des partisans de Massie alors que leur candidat avait été battu aux premières nouvelles. On aurait dit qu’on célébrait la victoire de Massie, par exemple... à la présidentielle de 2028 ! Lui-même évoqua ce chiffre en matière de plaisanterie, d’ailleurs, dans un éclat de rire général. Voici une parole générale de Massie sur l’ambiance et nle paradoxe de cet enthousiasme :
« “Être ici et vous voir tous m'a vraiment redonné de l'énergie. Et ça a toujours été le cas. Mais pourquoi suis-je si optimiste maintenant ? Le résultat s'est transformé en un référendum sur la loyauté, le pouvoir et l'avenir du Parti républicain” [et qu’on croirait qu’il l’a emporté]. »
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Le républicain Thomas Massie est battu par l’argent du lobby sioniste et des milliardaires qui vont avec
18 mai 2026 (17H30) – C’est bien ce qui est en jeu aux USA : la terrible “politiqueSystème” que nous avions identifié sous ce nom au printemps 2009, bien qu’elle eut sévi depuis au moins le 11 septembre 2007. Quand je dis “bien en jeu”, je songe évidemment à l’influence grotesque d’omnipotence d’Israël sur la politique US, car désormais et sans le moindre doute, Israël est la matrice symbolique et horrible de la “politiqueSystème”, avec les neocon et la transmutation de ‘Tsahal’ sous l’influence sataniste du Pentagone, lui-même instrument satanique majeur du Système. De très nombreux juifs, notamment hors d’Israël et qui furent partisans d’Israël plus ou moins avérés, s’y sont laissés prendre et en subissent désormais les affreuses conséquences.
Écoutez le propos d’Alain Finkielkraut, d’il y a une dizaine de jours :
« Je suis dévasté, si vous voulez, je suis amené depuis quelques temps déjà à me battre sur deux fronts, contre l'antisémitisme qui a explosé après le 7 octobre et contre euh la les agissements du gouvernement Netanyahou, de ce répugnant fanatique et particulièrement contre ces colons qui en effet veulent que la majorité des Palestiniens s'en aillent.
» Israël pour une partie de la gauche n'était plus un pays de pionniers et de survivant mais après la victoire de la guerre des Six Jours, un pays de conquérant devenu maintenant des nazis. Ça donne aujourd'hui Bengvir et Smotrich, des gens qui s'adossent à la Bible, considérée comme un cadastre pour dire “Voilà, cette terre est à nous” et je dois dire que ces colons, non seulement ça m'attriste mais ça me fait honte. »
(Suite)
Où en sommes-nous? (Suite et re-suite)
Je commence par une très courte anecdote dont je ne garantis pas l’authenticité mais qui mérite le label ‘Si non e vero, e ben trovato’ :
« Quelqu’un, – nom non-certifié, – croise un jour Sacha (Guitry) et lui dit :
— Quoi de neuf aujourd’hui ?
— Molière. »
Aujourd’hui, c’est une époque non-certifiée réelle mais de cette sorte, l’ironie-Guitry en moins, en beaucoup moins, remplacée par une incroyable naïveté de se croire sérieusement ce qu’elle prétend être. (Je me demande ce que ferais, dirais, écrirais, jouerais Guitry aujourd’hui ? En plus, imaginez l’embrouille : né en 1879 à Saint-Petersbourg où son père tint pendant un an la scène du ‘Théâtre Français’ de la capitale, Sacha était le filleul du tsar Alexandre III, grand admirateur de la troupe de Lucien Guitry !)
(Suite)