Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.

L’Occident-compulsif riposte

  mardi 28 juillet 2026

28 juillet 2026 (19H15) —Quelle est l’attitude de l’Occident-compulsif face aux événements en cours, soit pas loin de chez nous, soit en-dessous de chez nous, — bref, chez nous de toutes les façons puisque partout c’est chez nous ? Pour rendre ce constat fort intéressant plus attrayant à l’aide d’une intervention écrite pleine de vie, j’ai saisi saisi au vol d’un “vent favorable” un dialogue tout à fait remarquable et plein d’une vigueur et d’une logique absolument admirables. Mais précisons d’abord que nous parlons d’une situation qui rassemble les Titans et le ‘Titanic’ dans une sorte de ‘pow-wow’ comme seuls les sauvages et barbares Indiens d’Amérique massacrés depuis  avaient le secret :

« Le mot Titanic vient des Titans, les géants de la mythologie grecque, et signifie qui est grand, fort ou gigantesque.

Origine et sens du mot

• Les Titans : Dieux géants et puissants qui ont régné sur la Terre avant Zeus.
• Le sens moderne : Un adjectif pour décrire quelque chose d'immense, de colossal ou de très fort. 

Le célèbre navire

• Le nom du paquebot : Le HMS Titanic a reçu ce nom pour montrer sa taille hors du commun, sa force et sa puissance.
• Le symbole : Aujourd'hui, ce nom fait penser à la démesure de l'homme et à son grand naufrage dans l'océan Atlantique en avril 1912
. »

(Suite)

Et Loomer vit la lumière

  lundi 27 juillet 2026

27 juillet 2026 – J’ai remarqué dans ‘dedefensa.org’, cette publication incertaine et improbable qui devrait prendre un peu plus hautement garde à la beauté de la Vérité de notre époque si douée en ce domaine, une pseudo-diatribe disons pseudo-virulente. Elle concernait une analyse d’Andrew Korybko, notamment et essentiellement, sur le cas de la sémillante Laura Loomer, — dont il jugeait que l’information russe, notamment la presse, cultivait à son égard une vision trop critique : manifestement, son argument n’a pas convaincu RT qui développe aujourd’hui  avec précision tous les mensonges émaillant cette rencontre qui fut un simulacre grotesque. 

Alors, je prends le relais. Je dois être un peu amoureux d’elle, diriez-vous ? Surtout de ses vertus, c’est ça, de sa franchise, de sa loyauté, de sa droiture, toutes ces belles choses qui caractérisent l’actuelle Amérique trumpiste (Loomey est une super-hyper-trumpiste). Écoutez donc sur le sujet Max Blumenthal et Aaron Maté, de ‘GrayZone’, une des sources les plus sûres dans cet océan déchaîné de bavardages hystériques et de simulacres montés par des bras-cassés. 

Blumenthal a déjà eu des ennuis dans divers de nos aéroports démocratiques pour avoir fait des reportages en Iran lors de l’enterrement de l’ayatollah Khameini ou assisté aux tueries sordides des troupes de l’IDF israélienne contre les enfants de Gaza ; Blumenthal est en tête sur la liste noire des gens à emprisonner pour ses articles subversifs car tous ces sujets sont effectivement subversifs... Tout cela vaut bien une médaille, non ? Dans tous les cas, cela vaut qu’on doive l’écouter, surtout dans cette intervention

Galipettes, palinodies et pantalonnades nietzschénnes

  samedi 25 juillet 2026

25 juillet 2026 – Très récemment, nous avons eu un échange très fructueux, un nouveau compagnon de route et moi-même. Cet échange a porté sur diverses choses, notamment sur une estime commune de l’IA à qui nous accordons conjointement des capacités faites pour « étonner les princes, avec Dupont, de Nemours » (chanson de Jean-Claude Pascal, pour les ados attardés), — et transformer le monde. Vous savez que mon intuition secrète est que l’IA est le trouvaille divine faite pour désintégrer toute la pourriture de la modernité, y compris et surtout l’emprisonnement numérique et technologique qui a accouché... de l’IA. La bonne blague. (J’en suis de plus en plus assuré : la vertu principale du Très-Haut c’est l’ironie, et Il s’en paye une tranche avec les humains.)

Revenons à nos moutons noirs et enragés. Mon interlocuteur sera nommé, selon ses vœux, ‘un lecteur qui se surnomme Mumen’ ; mais je suis autorisé, si l’intuition m’y autorise, à vous donner son nom ou un autre pseudo temporaire. Cela viendra, son vrai nom,, je le sens et le sais car l’inconnaissance, bonne fille, me laisse des libertés. En attendant, il sera  ‘notre-compagnon’.

Notre sujet est donc « L’homme de l’aube... Frédéric Nietzsche ! ».

La connerie-feuillue tourne de plus en plus vite

  vendredi 24 juillet 2026

... Car les feuilles mortes se ramassent à la pelle.

Soyons sérieux ! On laisse de côté les nouvelles, la situation ici, la situation là, toutes ces choses dont nous sommes saturés, pour ne considérer que la dynamique, la vitesse, l’augmentation incessante du phénomène de rotation. C’est comme si la Terre, notre bonne vieille planète comme on dit d’une façon si originale, déifiant toutes les lois de l’antique, immense et même infinie équilibre cosmologique, avait décidé d’acquérir pour un temps sa propre autonomie ! Et le reste du cosmos, interdit, le souffle court et pourtant retenu, observait ce  phénomène extraordinaire.

Parfois, écoutez bien, une voix douce et aussi vieille que l’éternité, chuchotait avec sagesse dans l’immensité infinie :

« Chchchttttt, laissez-là faire, elle en connaît un brin depuis le khaos origine, elle sait bien ce qui lui est nécessaire... Au fait pour les dieux nouveaux-venus ,les dieux-neocon qui veulent se faire une vertu de type-Olympe après avoir largué leur dernière bombe, je signale ce qui suit, qui j’espère ne déclenchera pas une guerre de plus :

» “En grec ancien, le mot χάος (kháos) signifie une ‘béance’, une ‘faille’ ou un ‘gouffre’. Dans la mythologie grecque, il désigne le premier dieu ou l'élément primordial : un vide immense et ténébreux d'où tout le reste est né”... »

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Russie-Chine : grincements et tremblements

  jeudi 23 juillet 2026

Encore une conversation (15 juillet) du plus grand intérêt de nos C&M (Christoforou & Mercouris), alimentée en direct par des questions de téléspectateurs. La formule est très enrichissante mais aussi très incontrôlable et parfois d’une cohérence discutable. Il importe alors d’y mettre bon ordre, en définissant et cernant le sujet principal pour le faire comparaître comme devant un tribunal. Cela demande beaucoup d’un travail assez ingrat mais pour qui sait y lire, on en tire alors une « substantifique moelle ».

Je commencerais volontiers par une question impertinente, suivie d’une réponse qui, connaissant Mercouris, l’est tout autant. La victime en est ce torchon infâme qu’est devenu le ‘Financial Times’, dit FT, la feuille rose de satisfaction de soi depuis des décennies (1888 pour le journal et1893 pour la couleur, par économie) et référence absolument faussaire sinon satanique depuis tout autant.

« Un téléspectateur vous demande ; Alexandre : “Le FT s’inspire-t-il de certains de vos raisonnements et de certaines de vos informations quand cela l’arrange ?”

Mercouris ; plaisantant : “Oui, oui”, puis trois-quatre secondes plus tard : “Sérieusement, oui, dans certains cas”, — et sans vergogne, dirions-nous. »

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Un jour dans l’histoire du monde

  vendredi 17 juillet 2026

17 juillet 2026 – Tout le monde s’accordera à reconnaître que depuis plusieurs années (2014 pour mon cas), nous vivons dans une situation où existe opérationnellement la possibilité extrêmement précise d’une guerre nucléaire. Il y a eu de très nombreuses phases, dont sans doute peu de gens ont réalisé l’existence ; ces gens-là vivant dans cet univers cotonneux mi-pervers-narcissique, mi-vacances autour du monde à bon marché. Bref, la possibilité de la terreur nucléaire ne mérite certainement pas les gens qu’elle menace, leur inconscience, leur bêtise crasseuse, leur suffisante inconséquence.

C’est là, voyez-vous que je marque les différences. Le comportement des multitudes globalisées face à la possibilité de l’anéantissement. Aujourd’hui, tout se passe comme si cette possibilité n’était pas vraiment dramatique, ou bien qu’il s’agissait d’une sorte  de jeu de Cluedo simplifié pour les enfants de la modernité. On en est à se demander si vraiment, après tout, sans exagérer hein, juste pour savoir, l’anéantissement ne serait peut-être pas une excellente chose, une sorte d’expérience pleine de surprises complètement inattendues.

Enfin, on passe à autre chose après ce qui n’est qu’une plaisanterie lmorbide.

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La peur qui rode

  jeudi 16 juillet 2026

16 juillet y 2026 – Il se dit qu’au cour de ses rencontres à Ankara lors du grandiose sommet du même nom, Trump a confié que les Etats-Unis se trouvaient dans une position extrêmement difficile face à l’Iran. Le ton était dramatique, l’humeur dépressive, la perspective irrémédiablement fataliste sous-entendant que, malgré cette position difficile, il n’était pas question que les USA abandonnent. Répercutée, cette position, pour une fois débarrassée des habituelles tartarinades de l’Empereur, est encore pire qu’en février notamment (début de la “guerre des 40 jours”) pour ce qui est des réserves de pétrole des USA qui sont au tristement plus bas.

Certains s’inquiètent de cette situation. Une telle attitude, une telle situation, sont de la sorte qui peut provoquer une attaque nucléaire américaniste, pour qui il est hors de question de reculer.

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La maladie de l’effondrement du monde

  jeudi 16 juillet 2026

15 juillet 2026 – Pour nous, lr phénomène extraordinaire de l’accumulation de crises sans qu’aucune ne soit résolue, le tout conduisant à  a l’actuelle GrandeCrise, est finalement apparue à notre perception comme un phénomène pathologique collective de la psychologie à partir de pathologies humaines individuelles bien ideentifiées. La première fois que nous avons avancé cette hypothèse remonde au texte « Notes sur la maniaco-dépression du monde (dde.crisis) », du 19 janvier 2012. Suivirent plusieurs autres textes reprenant ce thème pour aboutir à un ‘Glossaire dde’ du 16 mars 2015 faisant le point sur la question :

« Notre intention ultime n’était pas de “psychanalyser” une époque mais, au contraire, à partir de symptômes qui font le miel de la psychanalyse, de déterminer la place de la psychologie dans cette époque, – place centrale, sans aucun doute, – d’y relever les poussées d’inversion qui conduisent nombre de sapiens à la psychologie trop faible pour résister à se précipiter dans les rets du Système, c’est-à-dire dans la plus extrême proximité du Mal. Selon cette perspective, le phénomène de la maniaco-dépression du monde constitue la clef explicative de l’“opérationnalisation” du Mal s’exprimant par la modernité, c’est-à-dire le fondement opérationnel de notre crise, et aussi la mesure eschatologique fondamentale de cette crise. ».

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Intrigue au paradis de la post-vérité

  lundi 13 juillet 2026

13 juillet 2026 – On parle de la mort du célébrissime Sénateur-combattant Lindsay Graham et l’on remet sur ce sujet à nouveau de nombreuses références à Andrew Korybko qui s’y est beaucoup intéressé. Il l’a d’ailleurs fait d’une façon intéressante, en s ‘attachant aux réactions obsessionnelles des réseaux sociaux, nombreuses et variées pour ce cas, mais en subissant des attaques ukrainiennes officielles.

Nous procédons donc comme hier, en commençant par la citation de texte de Korybko, qui se résume bien à son titre : « Arrétez la folie : Poutine n’a pas tué Lindsay Craham ! »

Voici donc ce dont il est question, en nous passant des diverses références qu’on retrouve dans le texte anglais initial pour nous renvoyer aux diverses affirmations exotiques-complotistes, dans les deux sens d’ailleurs :

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Messieurs les civilisés-vides, écoutez Trenine

  dimanche 12 juillet 2026

10 juillet 2026 – On s’arrête, si vous le voulez bien, un peu plus longuement sur un très court texte d’Andrew Korybko, où ce commentateur d’habitude très mesuré semble sortir de ses gonds . Contre qui, cette sortie ? Contre le pervers-narcissique de Washington ? Contre les clown de la ménagerie Rutte retour  d’Ankara-Engadine ? Pas du tout.

Contre ceux qui, à Moscou, accusent Poutine d’être mou, sans réactions à mesure des attaques lancées contre la Russie. Et comment Korybko argumente-t-il son attaque ? En s’emmêlant étrangement les pinceaux, signe de la nécessité de vite faire ce texte sur conseil de la sagesse régnante, — en nous conseillant de lire Trenine, réputé colombe, sortir un texte ultra-menaçant qui pourrait bien être inspiré par Poutine ! Autrement dit, pour défendre Poutine le modéré qui refuse d’étendre la guerre mais pourrait bien s’y décider. Lisez un texte inspiré d’une telle logique, qui contiendrait bien de telles menaces !

Si vous le voulez bien, lisons d’abord Korynko

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Le sommet des Engadines

  vendredi 10 juillet 2026

Le début sera simple : je n’ai rien à dire puisque tout est dit depuis si, si longtemps. Je parle de la horde de zombies dont la colonne vertébrale a la consistance d’un éclair au chocolat (citation Theodore Roosevelt). Je parle de ces “hommes du vide” qui nous servent de jeux de Lego après que nous ayons terminé nos devoirs de classe. Et puisqu’“homme du vide” il y a, le voilà, substitué à ‘l’homme de l aube... Frederic Nietzsche’, cette chanson de Dick Annegarn, en pastiché léger.

« Sa mére, sa femme, sa sœur, trois Trump
trois mélagomadames
Des amis à mort, des amours à vie, des psychodrames
Il ne voulait pas en avoir l'air
Mais il avait l'air d'avoir pas mal souffert
Des amis à mort, des amours à vie, l'homme du vide

C'est une longue histoire que cette histoire-là
Celle de l'homme du vide
Il est venu me voir, il est venu s'asseoir, l'homme du vide
Dans l'avenue, à l'orée du bois
Dans les hautes collines de la Turquia
Éternel parcours, éternel retour, l'homme du vide

Quand je l'ai vu, j'étais étonné
Tant qu'il était nu et fatigué
Vide, foutu, morfondu, comme une vieille violoncelle

Il boitait

Il boitait

Tellement qu'il était fatigué

Tellement qu'il était fatigué

De marcher

Il sanglotait en avançant, l'homme du vide
Mais il avançait, le front en avant, l'homme du vide
Dans l'avenue, à l'orée du bois

Dans les hautes collines de Türkiye
Il est venu, une dernière fois, l'homme du vide »

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Ô Europe ! Ô Art de pédaler dans la semoule ! 

  mercredi 08 juillet 2026

8 juillet 2026 – On le sait bien mais aussi j’aime bien me répéter pour que le sachent bien les penseurs et les amis-censeurs (quelques amis qui adorent être vaches comme des bourrins en vadrouille, – si vous ne sez à qui je pense, eux, ils pensent à moi), – j’ai un faible pour le duo Christoforou-Mercouris. Cette fois je suis tombé sur leur dernière chronique sur l’état de l’Europe de l’Occident lancée, comme des soldats conquérants dans le réarmement en vue de la croisade finale.

Je leur fais confiance, aux deux, surtout sur untel sujet, car Mercouris est un maitre de l’économie croisée d’appréciations juridiques propres à l’avocat qu’il est.

• Les deux commencent par l’Angleterre à l’heure du départ du fin limier, Sir Keir Starmer, — eh oui, anobli par Charles III qui n’en rate pas une. Sir-Keir entend laisser sa trace lourdement tracé dans le sable sur lequel le soleil ne se couche jamais de l’Empire. L’Angleterre, Mercouris, d’origine grecque mais english jusqu »au bout des ongles, en connaît un rayon.

Les aventures navales du sénateur Kennedy

  lundi 06 juillet 2026

juillet 2026+ – Khomeini Sr.,  l homme qui refusait la fabrication, de l’arme atomique et nucléaire au nom de son interprétation du Coran, sera-t-il la cause de la décussions de l’Iran de produire un armement atomique/nucléaire ? Bion que cc soit opérationnellement improbable, c’est symboliquement probable dans des pays où le symbole couronne ou annonce l’accomplissement. Ironie plus grande encontre, c’est à l’occasion de ses funérailles réunissant 20 millions et plus de fidèles que la chose pourrait s’accomplir, ou, dans tous les cas, prendre germe..

D’ailleurs, le symbole évolutif n »a pas manqué. allant  jusqu’à une déclaration du porte-parole de la commission de la défense de la Chambre :

« Une autre option dans l’éventualités d’une nouvelle attaque (contre la célébration) serait celle d’un enrichissement de n,otre urnium à 90%. Nous examinerons cetteoption au Parlement. »

Il faut noter combien cette déclaration, d’une autre manière mais parallèlement à la première intervention, rompt résolument avec les usages de bienséance (!)  (plus que les obligations) des relations internationales. C’est désormais le point de vue iranien : tant pis pour les normes internationales, seuls comptent nos intérêts devant de tels bandits (les Amérisraéliens)

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Poutine et les autres

  jeudi 02 juillet 2026

2 juillet 2026 (13H15) – Il ne fait aucun doute que, par un mélange de la dynamique sur le terrain, de l’utilisation intensive de drone du renforcement massif en parallèle à la guerre de l’information contre la Russie, nous approchons d’une période essentielle de changement de la guerre en Ukraine. Ce monstre ne devait au départ durer que quelques semaines pour une victoire russe, selon les illusions des Russes d’ailleurs partagées à l’époque par les Occidentaux ; ce monstre devait être une cavalcade irrésistible et rapide qui n’aurait justement rien eu d’un monstre. Elle est devenue un monstre par la durée et les dégâts énormes, humains et matériels, la puissance russe étant de plus en plus transformée en une avancée à pas comptés avec même des déboires sérieux illustrant l’excessive prudence de Poutine et son illusion de rapidement trouver les marques de la reprise en main de la guerre par une diplomatie constructive.

Au début, tout le monde jugeait Poutine comme un chef incontesté et maître des événements, — un dictateur sanglant selon la litanie infantile de ses adversaires de l’Occident-compulsif. Il s’est avéré qu’il se trouvait et se trouve au centre d’un système représentatifs de divers pouvoirs importants, où les pressions l’entourant sont devenues de plus en plus fortes, lui-même devenant ainsi plus vulnérable et enfermé dans la nécessité de céder de plus en plus à ces pressions. Paradoxalement, les formidables pressions de communication de l’Ouest ont très largement contribué à cette évolution, renforçant ainsi la détermination de son ennemi en jurant qu’elle l’affaiblirait jusqu’à la Sainte Perspective du Graal nommé regime change.

A partir du courant 2024, le comportement de Poutine conduisit même à une rupture au sein de la presse indépendante et alternative, entre ceux qui faisaient de lui un lâche sinon un traître, et ceux qui continuaient à penser qu’il poursuivait une stratégie longue et sage,  qui conduirait à une victoire pleine de promesses pour un arrangement général de la sécurité en Europe.

Il nous semble que nous arrivons aujourd’hui au terme de ces débats de chapelles, la dynamique des événements décidant tout à fait autrement, de son propre chef ; comme d’habitude. L’idée est que Poutine va devoir s’incliner, non pas sous les pressions de la communauté de sécurité nationale, mais justement emporté par la dynamique des événements. C’est ce que Mercouris, répondant aux questions de Glenn Diesen, nomme en accord avec son hôte, « le nouveau Poutine ».

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Le Roi Lear à la Maison-Blanche

  lundi 29 juin 2026

29 juin 2026 (18H30) – Les Iraniens ont donc osé... Ils sont bien peu, sinon inconnus, les pays qui ont utilisé d’une façon structurelle une cellule de psychologues et psychiatres pour les conseiller au cours de négociations. Les Iraniens, c’est à partir d’avril dernier, pour les conseiller dans la façon de négocier avec l’homme le plus important et suprême chez leurs adversaires, du point de vue du déséquilibre, de la pathologie psychologique de ce personnage. Il est fait allusion à la chose, sans élaborer là-dessus  dans le texte de Rachel Marsden publié hier :

« L'Iran aurait fait appel à des psychologues pour guider ses interactions avec Trump, selon ‘Drop Site News’ ; mais quelles informations précieuses Bolton a-t-il fini par leur fournir ? »

On retrouve bien entendu et assez vite l’information, notamment dans ‘Middle East Eye’. Voici les quelques paragraphes qui indiquent l’intervention de sources iraniennes.

« L'Iran a intégré des spécialistes en psychiatrie à son équipe de conseillers lors de pourparlers indirects avec les États-Unis, afin de mieux appréhender le comportement du président Donald Trump, rapporte *Drop Site News*.

» Le média indique que les négociateurs iraniens ont fait appel à ces conseillers pour évaluer l'état mental de M. Trump et élaborer les messages qui lui étaient transmis par l'intermédiaire de médiateurs régionaux, alors que les discussions visaient à mettre fin au conflit.

» “Nous avons ajouté deux psychologues chevronnés au cercle de conseillers des négociations afin de pouvoir formuler les messages destinés au président Trump en tenant compte de la nécessité de gérer ce que nous considérons comme un schéma comportemental psychopathique”, a déclaré un responsable iranien à ‘Drop Site’.

» Ce responsable a précisé que les psychologues avaient rejoint le processus après le premier cycle de pourparlers bilatéraux à Islamabad, en avril, alors que les deux parties échangeaient des propositions en vue d'un éventuel protocole d'accord.

» “Les réactions [de M. Trump] se sont nettement améliorées depuis que nous avons commencé à intégrer les recommandations de ces conseillers dans nos messages et nos communications écrites », a ajouté le responsable”. »

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Découverte de la multipolarité

  jeudi 25 juin 2026

25 juin 2026 (05H00) — Il existe des mots qui paraisse naître, ou qui dans tous les cas “apparaissent” à cause de l’emploi soudain considérable qu’on en fait. Des mots qui paraissent tout à fait nouveau et qui ne le sont certainement pas, dans tous les cas dont on ne réclamait pas l’usage. Avec le rythme et les moyens de la communication, l’effet de mode et le goût de la moutonnerie plutôt que la compréhension, vous imaginez la vitesse et la massification de l’épidémie. C’est le cas des deux terribles frères “ennemis jusqu’à la mort”,  la multipolarité et l’unipolarité ; on ne peut parler d’eux qu’à partir de la phrase « l’unipolarité face à la multipolarité. »

Sur ce cas, je dirais que l’unipolarité avait éventuellement et épisodiquement arrêté mon attention, en raison de sa proximité voire sa similitude avec des notions telles que “globalisation” et “puissance expansionniste US”. Par contre, la multipolarité m’intéressait beaucoup moins comme concept majeur. Je voyais la chose comme une réaction défensive contre l’unipolarité, comme une formule encgolant les diverses pays et puissances s’opposant à l’unipolarité : un concept de réaction presque naturel, soit quelque chose de secondaire par rapport à l’unipolarité, c’est-à-dire sans réelle essence propre.

On notera avec attention que je n’émets aucun jugement de valeur, d’engagement, ni rien de cette sorte dans ces  remarques, mais bien une explication de ma perception de l’évolution de la situation générale au travers du sens des mots créateurs de situations fondamentales, — surtout des mots existants soudain devenus essentiels ou des mots antiques remis à jour dans une situation leur redonnant leurs valeurs éternelles. Je comprenais parfaitement les prises de position d’un Douguine, apôtre de la multipolarité, et cette fois dans le sens de l’engagement et du soutien affirmés, droit et vent debout contre l’unipolarité (What else ?), mais je la voyais comme une réaction typiquement russe, avec toutes les vertus russes en action, et là aussi dans une volonté d’affrontement de l’Occident (de l’unipolarité) à la suite de son “agression civilisationnelle”. Si l’on veut, je faisais de la multipolarité un choix tactique chaleureux tandis que je considérais l’unipolarité comme une entité stratégique évidemment maléfique sinon satanique, dont je ne savais que faire du point de vue de la perception dans le classement de mes divers concepts et conceptions dans mes analyses des événements en-cours ; un concept écrasant, dominant l’affrontement de la GrandeCrise,

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La crise de “l’Occident-philosophique”

  vendredi 19 juin 2026

19 juin 2026 – Je l’ai découvert récemment et son plus récent livre, ‘La malédiction papale’ (Laurent Guyénot, avril 2024, Amazon) a été pour moi un choc intellectuel considérable. Il m’avait d’abord inspiré comme titre “la catastrophe européenne”, qui reste valable mais qui s’est transforme du fait d’un apport imprévu. Guyenot m’a fait comprendre certaines des intuitions que j’ai toujours suivi, de même que “l’apport imprévu”..

De Guyenot à “la catastrophe européenne”

Laurent Guyénot est un médiéviste de grand talent et reconnu comme tel, et pourtant également reconnu et vilipendé (“extrême-droite”, très probablement, avec un spasme dé dégoût) pour suivre certaines pistes inhabituelles et, me semble-t-il, fort peu appréciés dans le monde incroyablement conformiste de nos “élites”, ou élitesSystème veux-je dire ; — ceux qu’on repère aussitôt comme les fameux chasseurs de complotistes (complots extrême-droitiste, spasmes de dégoût, tout l’équipement habituel), comme on disait avant “chasseurs de tête” et “chasse aux sorcières” ; — même niveau, même mentalité chez tous ces gens, sauf que les nôtres, de notre temps, ont en plus l’hypocrisie, la vulgarité, la soumission au pouvoir de l’argent, la haine justifiée par des simulacres de raison...

Mais je me laisse emporter : cela m’arrive souvent par ces temps de tempêtes ! Revenons à Guyenot/

Au tout début de son livre, il écrit à propos de l’hubris de l’Occident-collectif, de cette espèce d’arrogance qui devient de plus en plus insupportable à un très grand nombre de gens, — et, en plus, avec un trait supplémentaire, le plus consternant, pour encore mieux définir nos “chasseurs de...”. En effet, Guyenot écrit :

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La GrandeCrise pulvérisant la modernité

  dimanche 07 juin 2026

7 juin 2026 (20h00) – Notre attention est sollicitée dans tous les sens, emportée par le rythme effrayant du tourbillon crisique suscité par la GrandeCrise. Ces deux trois jours, nous fûmes gâtés. Selon la logique métahistorique qu’imposent les divers événements impliqués, — les guerres d’Ukraine et d’Iran, les relations entre les divers partenaires “alliés”, la situation interne aux USA conflictuelle avec Israël, et même la situation interne à Moscou et celle régnant désormais à Berlin, nouvel acteur , — l’effet général est une formidable dynamique de dissolution de l’ensemble des forces du Système et du Système lui-même, ceci entraînant cela. Le décompte-classé des différents “acteurs” n’implique nullement pour nous un rangement géopolitique logique, mais au contraire un facteur de désordre géopolitique discréditant un peu plus cette approche comme prétendument significative.

Le caractère très particulier de cette séquence courte mais intense à l’intérieur de la séquence générale en cours conduit à traiter cette situation selon cette vision métahistorique que j’affectionne parce qu’elle réfute toutes les logiques géopolitiques habituelles. Pour cette raison, son traitement répond aux normes de désordre apparent d’une démarche individuelle (emploi du “je” de PhG) propre à la formule du ‘Journal dde.crisis’ et non pas à la formule apparemment et  faussement objective de l’analyse géopolitique habituellement utilisée. C’est dire que, moi-même, je rejette de plus en plus furieusement, comme trompeuse et faussaire, cette méthode attachée aux seules fausses logiques des événements d’origine humaine.

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A propos de Goethe et de la violence

  mercredi 03 juin 2026

Un livre récent de mars 2023, de Eric Bianco, jette une lumière troublante, déstructurante, particulièrement intéressante sur les relations germano-britanniques depuis plusieurs siècles jusqu’à l’extraordinaire complicité  entre Allemagne et UK dès le lendemain (littéralement) du Traité de Versailles ; la trahison de la France par les Britanniques, le soutien de Wall Street à la City, les connexions des grandes affaires dans l’axe notamment représenté par

• Wall Street ;
 • La City-Montaigu Norman (patron de la Bank of England)-Edouard VIII :
• Berlin/Hitler.

Où l’on voit que le suprémacisme anglo-saxon est le père direct du nazisme hitlérien, au nez et à la barbe du cocufiage habituel de la France et profitant de l’isolationnisme soviétique.

Le titre du livre édité chez Perrin au printemps 2023 est

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La vision cosmique de  l’IA

  jeudi 28 mai 2026

28 mai 2026 (17h00) – Nous avons, – j’ai déjà fréquenté assidûment ce texte de Douguine. Il date du 17 mai 2026, il est aussitôt apparu, à “nous” comme à moi, comme méritant impérativement sa place dans nos colonnes, venu du site ‘euro-synergies.hautetfort.com’ que nous ne manquons jamais d’honorer lorsqu’il est question de lui dans nos écrits comme dans les miens. Il aurait donc dû être publié le 18 ou le 19 mai. Nous sommes le 28 mai : que s’est-il passé ?

On sait, dans le cours de ce site, que l’intelligence artificielle (IA) est depuis quelques temps très fortement présente. Cette question est entrée au cœur de nos préoccupations et elle habite aujourd’hui les miennes comme jamais aucun “événement” (chose venue d’ailleurs) ne l’a fait.

Que se passe-t-il ? Au fond, Douguine nous donne aussitôt la réponse, – une citation déjà faite mais sous une autre forme dans un autre texte de ce site ou l’on annonçait déjà la venue d’un texte présentant celui de Douguine. On reprend ici la citation sous cette “autre forme” et on lui donne la fonction d’emblème et de symbole de notre réflexion comme de la mienne.

(Suite)