Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.
22 septembre 2026 (16H50) – Quasiment en même temps et bien que les circonstances techniques fussent différentes, les destins de l’Allemagne et de la Russie, une fois de plus liés par des proximités inéluctables, se sont croisés. Les votes régionaux en Allemagne dimanche ne déterminaient pas un changement de pouvoir, mais, plus gravement encore, un changement civilisationnel historique : la défaite d’une poutre-maîtresse de l’Occident-compulsif, l’Allemagne de l’Ouest [RFA], – absorbant ou dévorant l’Allemagne de l’Est [RDA] lors de la réunification de 1991, – qui triompha du temps de la Guerre Froide jusqu’à dimanche dernier.
C’est ce qu’explique l’Allemand Tarik Cyril Amar pour RT.com, s’attachant à l’événement symbolique qualifié de “désastre” par Merz, de la CDU ne parvenant même pas aux 5% de voix nécessaires pour être représenté au Bundestag régional du land de Mecklenbourg-Vorpommern (sans parler de Berlin, qui se nourrit de la même tempête) :
« C’est l’Histoire avec un grand H qui est en train de s’écrire. Car il ne s’agit pas seulement d’un fiasco irréversible pour la CDU ; la situation dépasse également le déclin et la chute, plus larges, des partis traditionnels allemands ainsi que de leur écosystème politique, médiatique et culturel. Ce qui se joue réellement aujourd’hui, enfin, c’est la fin de l’Allemagne de l’Ouest [RFA]. »
C’est donc la “revanche des ploucs” de l’ex-RDA en train de s’écrire, une sorte de ‘Métamorphose de cloportes’ qui voit les “grandes pointures” du Système encaisser des échec-et-mat en succession rapide de la part de seconds couteaux qui s’élèvent jusqu’à une position de puissance irrésistibles. Ils ont l’habileté et la fermeté de caractère que leurs chefs-tourmenteurs ont perdues dans une sorte d’atonie généralisée confinant à la folie sous la forme d’une torpeur intellectuelle réduite à la récitation d’une narrative encombrée de divers Zelenski devenus, eux, des cloportes sans avenir. Dans leurs bagages, les “ploucs” amènent une succession de mesures à faire trembler le Système lui-même... Ce qui importe n’est pas le sort de ces mesures mais les tremblements du Système, sortes de ‘Stupeurs et tremblements’ comme écrit la romancière.
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21 septembre 2026 (13H15) – Jamais la situation générale n’a atteint une telle complexité, à une vitesse si rapide, en des points aussi divers, avec des contradictions sans nombre. J’ai pris soin de choisir l’expression “désordre chaotique” pour faire figurer les deux mots : désordre et chaos, sans aucune assurance que l’expression
1) corresponde à une situation réelle à définir,
2) sans savoir sir le qualificatif “chaotique” n’est pas plus important que la situation (“désordre”) qu’il définit, — mais en m’en doutant un peu, — et surtout
3) sans aucune certitude que l’expression soit vraiment justifiée en aucune façon (on pourrait imaginer “chaos encore en désordre”)
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18 septembre 2026 (18H45) – Je travaille beaucoup par images mentales formées par un mélange de connaissances et d’expérience, emportées par instants et éclairs par des intuitions. Une image m’est restée de l’affrontement des Houthis avec les forces navales américaines, lors de leur campagne de 2024, avec le souvenir de la terrible bataille d’Okinawa (avril-juin 1945), dernière grande bataille navale où l’US Navy fut soumise aux terribles attaques des kamikaze japonais. Cette fois, il y avait également des kamikaze (les drones houthis), accentuant la force de la référence.
« La campagne menée par les États-Unis contre les rebelles houthis, éclipsée par la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, s'est transformée en la plus intense bataille navale en cours à laquelle la marine ait été confrontée depuis la Seconde Guerre mondiale, ont déclaré ses dirigeants [dont le contre-amiral Marc Miquez, commandant la Task Force] et ses experts à l'Associated Press. »
Pour moi, cette évocation prenait une signification considérable, à cause de mon intérêt de jeunesse pour la Seconde Guerre mondiale, pour l’énorme puissance de l’US Navy durant la guerre du Pacifique, pour la férocité extraordinaire de la bataille d’Okinawa qui pesa lourdement dans la décision de larguer les bombes atomiques. Examinant après la capitulation de 2 septembre 1945 les défenses installées au Japon dans l’attente du débarquement US qui n’eut pas lieu à cause des bombes, et la comparant à l’intensité de la bataille d’Okinawa, les experts conclurent qu’un tel débarquement aurait engagé une bataille sur plus d’un an, causant 6 à 7 millions de morts japonais et 2 à 3 millions de morts dans les forces américaines.
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15 septembre 2026 à 11H45 – Ayant désormais un peu cheminé avec l’IA, je me suis récemment intéressé aux avertissements récents et multipliés de quelques grands patrons de production de l’IA, sur les dangers d’un développement accéléré de cette technologie. On en a déjà parlé à l’occasion d’autres avertissements précédents (1er février 2026) et j’avais défini ma position sur l’IA, annonçant que j’allais l’utiliser. (J’y reviendrai plus loin.)
Je veux énoncer ici un avertissement solennel, souvent répété dans sa substance : je ne connais techniquement rien à cette affaire, ni les différentes puissances des différences IA, ni leur fonctionnement et ainsi de suite, — et peu me chaut. Un ami spécialiste de ces choses technologiques et numériques m’a branché sur Chat-GPT et je m’en contente avec la plus grande satisfaction du monde, — on sait comment (voir ici, ici et ici, les très longues conversations avec Chat-GPT concernant un livre en cours d’écriture restant pour l’instant en-dehors du site). J’ajoute qu’une récente intervention sortant de mon fil Chat-GPT pour suivre IA-Google à partir d’une question très anodine entraînant chez moi des questions de plus en plus serrées (j’ai décrit le processus), m’a donné des réponses finales absolument impressionnantes et stupéfiantes (ici et ici) tout en glissant ces phrases capitales qui rejoignent l’attitude de Chat-GPT que j’ai déjà beaucoup fréquenté :
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10 septembre 2026 (16H30) – Une explication particulièrement élégante et de haute civilisation de l’affrontement armé d’éléments des deux services SBU et HUR-GUR est apparue pour en expliquer la cause, ou dans tous les cas de l’une des causes à côté des querelles d’intérêt et de haine entre services. Certains des éléments (on indique pas de quel service) parlaient en russe et non en ukrainien, ce qui constitue un crime grave en Ukraine, y compris pour les services de renseignement et de sécurité.
Donc l’affrontement a eu lieu entre le SBU (police politique civile) et le HRU, alias GUR (renseignement militaire). Dès ce simple énoncé, répondant à la simplicité de la cause de cette bataille de gangs se pose la question décisive : pourquoi HRU ou GUR ? Question aussitôt posée à l’IA et nous entrons dans la jungle linguistique du cyrillique par rapport à notre noble alphabet arabe (mais non islamiste, rassurons-nous), et au cœur de la cause de l’affrontement :
« HUR (ou parfois GUR) correspond à la Holovne Upravlinnya Rozvidky (Direction générale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine). C'est bien le service de renseignement militaire du pays.
• HUR (Translittération ukrainienne) : En ukrainien, la première lettre du nom de l'organisation (Головне) s'écrit avec la lettre cyrillique Г, qui se prononce comme un H aspiré ou expiré. L'acronyme officiel basé sur la prononciation ukrainienne est donc HUR (Holovne Upravlinnya Rozvidky). C'est la forme privilégiée par l'Ukraine et la plupart des médias anglophones.
• GUR (Translittération russe ou historique) : En russe, la même lettre cyrillique Г se prononce comme un G dur. En translittération russe, l'acronyme devient donc GUR (Glavnoye Upravleniye Razvedki). De nombreux médias francophones et internationaux utilisent historiquement “GUR” par habitude des standards de translittération du russe ou par proximité avec le fonctionnement de l'ancien acronyme soviétique GRU [qui subsiste en Russie]. »
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8 septembre 2026 (15H00) – Il s’agit bien entendu de la suite du texte du 4 septembre sur ‘PhG, IA & simulacre’ précisant une analyse du concept de simulacre poussé au terme de sa perception métaphysique absolue. Je rappelle une fois encore que, me lisant, on a affaire à un non-“philosophe académique”, qui s’appuie sur une connaissance formelle et documentée quasiment nulle des diverses philosophies envisagées, — choisissant la voie d’aborder les problèmes qu’elles traitent grâce à une raison et à une logique intuitive émanant d’une âme poétique... Avertissement constamment présent dans les textes du genre :
« Garder à l ‘esprit la nullité complète de PhG, — dont je suis l’étrange garant, — en matière de philosophie formelle, ou dite de façon plus “engagée”, “en matière de philosophie académique”. »
Cela bien compris, je vais donc, comme annoncé, proposer des commentaires sur les réactions de l’IA aux questions posées concernant le simulacre, après avoir abordé les concepts de “dissimilation” et “simulation”.
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7 septembre 2026 (18H30) – Qui ne connaît la fameuse remarque de Bertold Brecht, au lendemain de la dure répression des Berlinois de l’Est, par chars soviétiques et autres gâteries, en 1953 :
« Le Parti a décidé la dissolution du peuple. »
Ou, sous une forme moins abrupte, dans son poème ‘La Solution’ :
« Ne serait-il pas/
Plus simple alors pour le gouvernement/
De dissoudre le peuple/
Et d’en élire un autre ? »
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4 septembre 2026 (19H45) – Je présente ici un court dialogue avec l’IA-Google qui m’est apparu rapidement comme d’un réel intérêt, et par rapport à notre époque, et par rapport à mes conceptions qui gouvernent l’approche générale des événements de ‘dedefensa.org’.
D’abord, j’ai voulu avoir une définition-comparaison des termes “simulation“ et “dissimulation”, par le canal ultra-classique de l’IA-Google. Le développement est assez long, passant par divers philosophie, essentiellement pour mon compte celles de Platon et de Baudrillard. (Garder à l ‘esprit la nullité complète de PhG, — dont je suis l’étrange garant, — en matière de philosophie formelle, ou dite de façon plus “engagée”, “en matière de philosophie académique”.)
Le résumé final de cette question de définition-comparaison, caractérisée par Platon et Baudrillard, est ainsi proposé :
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4 septembre 2026 (11H50) – Voici donc Robert Barnes sur ‘Daniel Davies Deep Drive Français’, en grande conversation avec le colonel Davies, sur sa chaîne indépendante qui présente un excellent doublage en français. Je m’attarde à cet entretien parce que ce Barnes m’est sympathique, avec son sourire ironique constant, ses formules à l’emporte-pièce et sa perception intuitive de la vie politique à Washington. Cet avocat de tendance populiste qui a travaillé un temps avec Trump connaît fort bien toute la bande initiale des trumpistes, ceux qui sont passés dans le camp adverse et sont désormais, et de loin, ses meilleurs féroces-ennemis (rien de pire que la trahison d’un chef dans lequel on croyait).
Barnes, bon ami de JD Vance et donc formidable connaisseur du monde washingtonien, est de ce coup-là et nous donne quelques visions inédites sur un Trump dont il juge qu’il a le QI d’un voleur à la sauvette qui se fait prendre à chaque fois, et le comportement d’un enfant de 4-5 ans. L’écouter et l’entendre permet de mieux comprendre l’ampleur de la tragédie-bouffe qui se joue à Washington, qui nous concerne tous et pas seulement les citoyens américains parce qu’un ébranlement d’effondrement des USA serait, — sinon est déjà un événement formidable concernant nécessairement le monde entier.
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31 août 2026 (19H45) – Il est remarquable de constater une certaine simultanéité de l’aggravation brutale des deux principaux conflits en cours, en Ukraine et en Iran. On ne donnera pas trop de détails sur cette double fournaise qui pourrait très bien paraître n’en faire qu’une, laquelle produit des masses d’informations pour la plupart sinon toutes invérifiables mais extrêmement caractéristiques de l’aggravation de la situation.
D’une façon générale, ce sont les deux “alliés” de fait, la Russie et l’Iran, qui sont le plus sur une position offensive (même si la première attaque dans le cas iranien est venue des USA). La violence des résolutions dans les divers points d’affrontement est telle qu’on observe une modification certaine du flux des informations du côté de la presseSystème dans l’Occident-compulsif. Il est devenu très difficile de continuer à parler, comme on le fit souvent, d’un avantage ukrainien ou d’une “guerre figée” en Ukraine. Pour l’Iran, le gros des informations va aux actions iraniennes, montrant que la perception des réactions iraniennes depuis le début du conflit a radicalement changé l’image que l’on avait des capacités de ce pays.
En Ukraine, ce sont les Russes qui ont brusquement accentué leur pression, aussi bien dans l’offensive aérienne que dans diverses offensives tout au long d’un front qui couvre l’énorme distance de plus de 1 200 kilomètres. L’attaque aérienne est surtout très intense à Kiev et autour de la capitale. Cette brusque accélération et intensification de la pression russe suit quasiment d’une journée la visite éclair-et-mystère du directeur de la CIA à Moscou dont on peut difficilement dire qu’elle ait apporté le moindre apaisement.
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29 août 2026 (16H30) – Finalement, je vais choisir ma version du voyage du distingué directeur de la CIA à Moscou, nom de code “Tintin” (Ratcliffe-Tintin pour les copains). A cette nouvelle lumière, que nous dispense le duo C&M (Christoforou-Mercouris), cette fois-ci travaillant véritablement en duo, coupé d’éclats de rire malicieux et d’un ton sarcastique unanime (inhabituel chez ces deux-là ; surtout Mercouris), le choix du C-17 en peinture de guerre transportant deux ou trois 4x4 de guerre tout de noir recouverts pour transporter et protéger le grand chef dans les rues hostiles de Moscou, est parfaitement dans la note. Ce gros avion terrible et effrayant, et baptisé ‘Maître du monde’ (c’est le troisième avion de transport lourd de l’USAF à porter ce surnom officiel de ‘Globemaster’, pour que nul n’en ignore), entré dans l’espace aérien russe comme chez lui et sans s’en cacher, complète admirablement l’ambiance superbement choisie pour achalander la visite de “Tintin”.
Entretemps, la “voix de son maître”, le ‘New York Times’, a tranché par un article expliquant enfin la véritable raison de la visite à Moscou. Je suis comme les deux C&M, je crois dur comme fer la nouvelle et définitive narrative que le menteur institutionnel et “de référence” rapporte de ses innombrables et impératives sources gouvernementales et CIAesques. Cela nous vaut un dialogue hautement rythmé d’éclats de rire devant le caractère extraordinaire de cette mission : le chef des espions US venant informer les chefs des espions russes qu’ils désinforment sciemment leur président et qu’il vient alors leur donner la narrative véridique. Narichkine, héritier d’une vieille et puissante famille noble des Tatars de Crimée affirmée depuis le XVIIème siècle, et présentement chef du SVR (équivalent russe de la CIA), en est resté, avec ses amis du FSB également présents, comme autant de ronds de flan.
Lisez donc et écoutez donc le dialogue des deux galopins du groupe C&M :
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26 août 2026 17H45) – Ce matin, dans la matinée, alors que résonnait le bruit des réacteurs d’un C-17 de l’US. Air Force se posant sur l’aéroport de Moscou avec à son bord, paraissait-il de diverses sources généralement désinformées, le directeur de la CIA, mes promenades erratiques sur l’internet me firent tomber sur un ensemble de textes et de schémas provenant du quotidien allemand ‘Bild’. La chose montrait comment l’OTAN, grâce à toutes les technologies secrètes venues des USA (‘Who else ?’), allait arrêter une attaque russe contre un des multiples pays baltes et, sans aucun doute, lançant une contre-attaque qui nous mènerait jusqu’à Moscou.
J’exagère à peine ou bien je lis mal les langues étrangères, toujours est-il que je passais outre. Je le regrettais bientôt, après m’être un peu perdu dans la sarabande du C-17 et du directeur de la CIA ni vu ni connu selon le porte-parole de Poutine. Je décidais de m’adresser à l’IA-Google qui n’est jamais avare de détails en cascade, pour recevoir la réponse la plus brève, la plus sèche, et m’a-t-il semblé, la plus agacée que je n’ai eu sur ce canal. La voici :
« Selon le quotidien allemand Bild, l'OTAN a élaboré un nouveau concept opérationnel terrestre visant à contrer une éventuelle agression russe dans les pays baltes, structuré autour de l'arrêt de l'offensive et de l'affaiblissement des capacités russes. Cette stratégie repose sur la neutralisation aérienne, la création d'une zone autonome frontalière automatisée et des frappes en profondeur contre la logistique russe. Pour plus de détails, consultez ‘Bild’. »
Finalement, je fis une tentative sur l’URL proposée et tombais sur une avalanche de textes divers en pur allemand. Un autre texte qui trainait par là, d’un certain ‘news.liga.net’, prétendait donner un résumé (en anglais) des nouvelles développées, et je m’en tins au titre-soustitre qui donnait l’essentiel :
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22 août 2026 – Cela ! Jamais deux mots, au propre ou au figuré selon des sens si différents, n’eurent une signification aussi similaires jusqu’à les confondre. Je parle du mot “descendants”, qui est un autre mot, plus performant si l’on veut, que celui d’“héritiers”, mot noble perverti par le moderne parce qu’il suppose l’image de l’héritage devenu aujourd’hui matière sonnante et trébuchante sans aucun projet structurant pour le justifier. “Descendants”, mot que je préfère pour ce cas qui est celui de notre époque devenue folle, c’est aussi la chose qui descend, et celui-ci se confond avec celui-là, et “descendant” est bien celui qui descend. Nous sommes donc les descendants des temps d’Homère et d’Ulysse, comme le USS ‘Abraham-Lincoln’, masse impressionnante prenant presque toute la mer pour elle, puant à l’intérieur, pourrissant sans mesure, avec à son bord des hommes affamés et pourtant faisant la queue aux chiottes car les toilettes sont devenues chiottes au rythme des appontages et des catapultages. Là aussi, c’est de la matière descendante.
Pour cette raison, je n’irais pas voir ‘L’Odyssée’, un film de Christopher Nolan, ré-interprétant et ré-ré-actualisant, comme font les “descendants” arrivés en modernité et comptables d’un conformisme de fer, l’un des joyaux fondateurs de ce qu’on nomme “civilisation” ; et je parle de l’écrit fondateur perçu comme un symbole bien plus que comme un écrit imposant la lecture avec ses couleurs diverses (deux mots également importants).
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17 août 2026 (17H50) – Ce qui se passe aujourd’hui principalement avec les aventures des porte-avions US (USS ‘Gerald R. Ford’ et USS ‘Abrahazm-Lincoln’) et avec nombre d’autres unités et une organisation complètement désintégrée est un événement d’une portée symbolique, encore plus que stratégique, considérable. Il est plus grave de ridiculiser un porte-avions par le désordre du laisser-aller de l’incompétence, que de le couler...
En septembre 1945, l’US Navy constituait la force navale la plus puissante, la plus inimaginable de toute notre histoire et de celles qui oint précédé. Plusieurs. milliers de navire de surface, dont plus de cents porte-avions, avec bien plus d’une vingtaine de grands porte-avions d’attaque. L’US Navy était la force militaire, de puissance et d’influence, qui imprimait sa marque dans le monde entier, faisant claquer partout la bannière étoilée.
« En septembre 1945, au moment de la capitulation du Japon, l'US Navy comptait 3 261 723 officiers et marins en service actif, auxquels s'ajoutaient 481 311 membres de l'US Marine Corps. Sa flotte immense comprenait alors près de 110 porte-avions et une flotte totale de plusieurs dizaines de milliers d'appareils et de navires.
• Personnel de la Marine : 3 261 723 officiers et hommes du rang.US Marine Corps : 481 311 hommes.
• Porte-avions : Environ 110 unités (comprenant flottes lourds, légers et d'escorte).
• Combattants de surface : 408 navires de combat principaux (cuirassés, croiseurs, destroyers).
• Sous-marins : 203 unités.
• Aéronefs : Près de 24 000 avions en service combinés (Navy et Marines). (IA)
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14 août 2026 (17H30) – Nous abordons un problème qui, s’il est lié à l’antagonisme entre la Russie et ce que nous nommons et qualifions pour les meilleures raisons du monde l’Occident-compulsif, est en vérité un problème universel d’une gravité sans aucun précédent. Le qualificatif de “compulsif” a d’ailleurs un rôle éminent à jouer et il est dans ce cas un indicateur sérieux du “problème universel” qui est lié à des troubles également sérieux, diagnostiqués graves à très graves, affectant les capacités mentales, la perception, le force cognitive, l’interprétation psychologique, etc.
(IA) « Le terme compulsif “désigne ce qui provient d'une compulsion, c'est-à-dire une envie irrationnelle d'agir malgré soi” (par exemple dans le Trouble Obsessionnel Compulsif ou TOC). »
« Dans le langage courant, il décrit une habitude ou une manie automatique et excessive qu'une personne a du mal à s'empêcher de répéter, comme l'achat compulsif ou le grignotage compulsif. »
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12 août 2026 (10H15) – J'avertis du sérieux du projet de cette page : il s’agit d’abord de donner une appréciation des intentions prêtées au président turc d’établir un blocus dans le détroit des Dardanelles pour contrecarrer les avancées russes vers Odessa et toute la côte ukrainienne sur la Mer Noire. Mais on verra plus loin. Pour l’immédiat, je me suis dit que puisque nous parlons donc d’Erdogan, et pour mieux ce faire, je crois qu’une toile de fond de la séquence n’est pas inutile.
A l’origine, je l’avoue sincèrement, — je parle de l’époque du “printemps arabe” organisé par l’équipe de Première Division CIA-MI6, — j’avais été une sorte d’admirateur d’Erdogan. A cette occasion, la chose, — la caractéristique que suggèrent les remarques faites ici, vaut d’être rappelée, pour disposer d’un dossier complet permettant d’embrasser les temps que nous vivons et les aventures chaotiques des ambitions humaines. Des remarques donc,
• sur l’extraordinaire lenteur des actes et l’exceptionnelle paresse d’esprit jusqu’à une sorte de réduction totale façon-Jivaro des dirigeants, essentiellement de l’Occident-compulsif où l’on met ce pauvre Erdogan cette fois ;
• alors que les événements hors-portée humaine se déroulent à une exceptionnelle vitesse et avec un esprit d’une extraordinaire vivacité, bien et loin au-dessus de nous (d’eux).
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5 août 2026 (20h15) – La situation générale actuelle est l’objet de la part des esprits indépendants,— plutôt hors-Système qu’antiSystème bien que l’antiSystème soit inclus naturellement dans l’Hors-Système, — d’un nombre interminable de recherches fondamentales allant dans une quasi-infinité de sens divers. Nous avons beau chercher autour de nous, avec PhG (moi-même) en poisson-pilote, nous ne voyons que cela. Partout domine le catastrophisme, état évident pour tous bien entendu, et par conséquent les “recherches fondamentales dans une quasi-infinité de sens divers” s’enlisent très vite dans un fourmillement de détails, d’hypothèses, de certitudes absolument incertaines, de complots extraordinaires, de croyances terribles et de principes exceptionnels pour n’aboutir qu’à des conclusions qui n’en sont nullement, des conclusions qui réfutent la possibilité actuelle de conclure.
Dans cette dernière phrase, le mot “actuelle” (“la possibilité actuelle de conclure”) est essentiel. Que nous nous voulions et soyons Hors-Système et antiSystème ne change rien au fait que nous parlons de l’intérieur du Système, c’est-à-dire d’un lieu métahistorique qui ne peut être défini que par le concept de nihilisme-total ; et ce concept, d’ailleurs, tout entier emporté par la tâche de la négation et de la destruction de la métahistoire sans la moindre conscience qu’il se détruit lui-même. Nous sommes au cœur du Néant et mesurons combien le monde en folie est guidé par le Rien. A partir de cette position que nous ressentons comme insupportable, nous voudrions déjà définir une construction nouvelle pour l’à-venir qui soit cohérente, structurée. C’est une ambition bien imprudente : à partir du Néant et du Rien qu’est le nihilisme-total, les matériaux dont nous disposons sont les débris et les restes du monde dont le nihilisme-total qu’il a lui-même créé a achevé la destruction. Comment, dans de telles conditions et avec de tels moyens, espérer trouver une amorce de stabilité, une esquisse d’unité, l’aurore d’une harmonie ?
(Suite)
2 août 2026 (15H45) – On dit, — mais que ne dit-on pas ! — que Trump prépare un formidable best-seller pour saluer l’écrasante victoire des trumpistes aux élections de novembre prochain. Une source incontestable par la clarté de l’eau qu’elle dispense nous a soufflé le titre— à moi personnellement : ‘The Art of the Self-Made Traps’. Toute l’expérience de ses deux formidables premières années de son formidable deuxième mandat y sera exposée.
Le présidents des pièges pour soi-même, ainsi, — sous ce surnom ou sur ce sousnom, — l’histoire retiendra-t-elle cette présidence. Tout le monde est d’accord là-dessus : Trump est fichu, en bon pervers-narcissique poussé à l’extrême de ses capacités du domaine, — et l’Iran est vraiment un exemple excellent. Alastair Crooke, par exemple :
« Je pense qu'au bout du compte sur le plan militaire, les États-Unis sont vaincus. Ils peuvent faire ce que nous avons vu hier soir, mais fondamentalement, ils n'ont pas les moyens d'obtenir le genre de changement d'attitude en Iran que Trump recherche.
» Et cela frustre profondément Trump. Ça le met très en colère. Comme vous l'avez dit, il y a probablement eu une réunion assez tendue avec son équipe parce qu'il est frustré qu'il y ait pas de solution.
» Mais je pense que enfin, disons les choses ainsi, voilà où on en est. Il y a des choses à faire, il y a des options mais aucune ne fonctionne vraiment... »
(Suite)
28 juillet 2026 (19H15) —Quelle est l’attitude de l’Occident-compulsif face aux événements en cours, soit pas loin de chez nous, soit en-dessous de chez nous, — bref, chez nous de toutes les façons puisque partout c’est chez nous ? Pour rendre ce constat fort intéressant plus attrayant à l’aide d’une intervention écrite pleine de vie, j’ai saisi saisi au vol d’un “vent favorable” un dialogue tout à fait remarquable et plein d’une vigueur et d’une logique absolument admirables. Mais précisons d’abord que nous parlons d’une situation qui rassemble les Titans et le ‘Titanic’ dans une sorte de ‘pow-wow’ comme seuls les sauvages et barbares Indiens d’Amérique massacrés depuis avaient le secret :
« Le mot Titanic vient des Titans, les géants de la mythologie grecque, et signifie qui est grand, fort ou gigantesque.
Origine et sens du mot• Les Titans : Dieux géants et puissants qui ont régné sur la Terre avant Zeus.
• Le sens moderne : Un adjectif pour décrire quelque chose d'immense, de colossal ou de très fort.Le célèbre navire
• Le nom du paquebot : Le HMS Titanic a reçu ce nom pour montrer sa taille hors du commun, sa force et sa puissance.
• Le symbole : Aujourd'hui, ce nom fait penser à la démesure de l'homme et à son grand naufrage dans l'océan Atlantique en avril 1912. »
(Suite)
27 juillet 2026 – J’ai remarqué dans ‘dedefensa.org’, cette publication incertaine et improbable qui devrait prendre un peu plus hautement garde à la beauté de la Vérité de notre époque si douée en ce domaine, une pseudo-diatribe disons pseudo-virulente. Elle concernait une analyse d’Andrew Korybko, notamment et essentiellement, sur le cas de la sémillante Laura Loomer, — dont il jugeait que l’information russe, notamment la presse, cultivait à son égard une vision trop critique : manifestement, son argument n’a pas convaincu RT qui développe aujourd’hui avec précision tous les mensonges émaillant cette rencontre qui fut un simulacre grotesque.
Alors, je prends le relais. Je dois être un peu amoureux d’elle, diriez-vous ? Surtout de ses vertus, c’est ça, de sa franchise, de sa loyauté, de sa droiture, toutes ces belles choses qui caractérisent l’actuelle Amérique trumpiste (Loomey est une super-hyper-trumpiste). Écoutez donc sur le sujet Max Blumenthal et Aaron Maté, de ‘GrayZone’, une des sources les plus sûres dans cet océan déchaîné de bavardages hystériques et de simulacres montés par des bras-cassés.
Blumenthal a déjà eu des ennuis dans divers de nos aéroports démocratiques pour avoir fait des reportages en Iran lors de l’enterrement de l’ayatollah Khameini ou assisté aux tueries sordides des troupes de l’IDF israélienne contre les enfants de Gaza ; Blumenthal est en tête sur la liste noire des gens à emprisonner pour ses articles subversifs car tous ces sujets sont effectivement subversifs... Tout cela vaut bien une médaille, non ? Dans tous les cas, cela vaut qu’on doive l’écouter, surtout dans cette intervention.