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• Un expert russe s’attache à détailler les marques et les conséquences de l’attaque iranienne contre une plate-forme de données d’‘Amazon’ au Moyen-Orient (Amazon Web Services [AWS]). • Cette plate-forme abritait (?) également les données des forces américanistes dans la zone. • Résultat : tout le monde y perd grandement, les forces et les amis de Silicon Valley. • Mais la plate-forme offrait une belle rentabilité, celle de l’hypercentralisation, à l’image de notre triste époque. • Le martyre de l’américanisme se poursuit.
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10 mars 2026 (16H45) – En un sens que nous jugeons très évident, ce texte et le commentaire que vous lisez s’inscrit dans une continuité que nous révèle la guerre au Moyen-Orient, qui relève de l’affrontement général du globalisme-modernité contre la Tradition-antiSystème. Nous assumons sans hésitation ce qui peut paraître complexe dans cette annoncé, et qui en fait s’avère extrêmement simple puisque revenant à ce qui peut être décrit, – pour faire simple et plus court, – comme “la Tradition versus le globalisme” (plutôt dans cet ordre et ce sens parce que c’est la première qui se dresse contre le second déjà très avancé dans sa conquête).
Cette continuité concerne les déboires de la guerre moderne lorsque l’hypercentralisation du globalisme (de la modernité) se heurte à l’habileté d’une Tradition qui a bien compris les points faibles de cette hypercentralisation.
Nous avons déjà vu :
• les avatars de la guerre aérienne lorsque l’“air dominance” ne sert plus à grand’chose ;
• les avatars de la puissance militaire américaniste lorsque ses centres de contrôles et d’orientation des outils de la guerre sont mis à mal par le choix de ses frappes par l’ennemi.
Nous aurions pu et du noter que ces divers problèmes étaient générés par des situations de fait nées de l’hypercentralisation des systèmes que l’ensemble amérisraélien organise pour son “action” militaire. Mais nous progressons au rythme de nos constats et nous avons aujourd’hui une description de la mise à mal et les conséquence de la destruction d’un centre d’hypercentralisation dont nous observons qu’elle s’emboîter parfaitement, et coiffe, et explique du point de vue général les deux premières étapes rappelées ci-dessus.
Nous ajoutons que les Iraniens ont parfaitement montré ce que la décentralisation de leur pouvoir permet, outre d’empêcher complètement, et même d’organiser le contraire d’un ‘regime change’ chez l’ennemi. L’assassinat de Khomeini n’a en rien décapité le pouvoir iranien, au contraire il a suscité un rassemblement patriotique, y compris chez les opposants, autour du régime. Quant à la machine de guerre iranienne, organisée d’une façon décentralisée, elle a réagi avec la rapidité et l’efficacité que permettent l’autonomie et la mission de chaque pouvoir.
Aujourd’hui, nous voyons donc cet aspect d’une frappe directe contre un centre de concentration et d’hypercentralisation du pouvoir répondant parfaitement à la démarche du globalisme et de la modernité. Le point le plus intéressant pour notre propos est qu’il s’agit d’une plate-forme gérée et générée par ‘Amazon’ (Amazon Web Services [AWS]), donc qui comprend des données de la société (et d’autres sociétés de Silicon Valley) en même temps que des données militaires, des forces US dans la région, et également de forces alliées US dans la région qui sont complètement intégrées dans la ferraille de combat américaniste.
Tout ce beau monde est donc affecté et infecté par l’attaque, et les société high tech, ‘Amazon’ en tête, s’interrogent particulièrement sur le fait d’être embarquées sur la même galère que les forces armées US à l’heure du déchaînement guerrier trumpiste. Là encore, on rencontre l’avatar d’un des caractères du monstre que sont les USA, qui est d’intégrer très fortement l’industrie des technologies avancées US dans toutes les officines des forces armées, – à la fois sous le prétexte de la rentabilité, et selon la vérité américaniste que l’économie et la technologie privée font partie intégrales de la puissance US.
Dans le cadre de cette importante mise à nu du fonctionnement du monstre, on signalera un article qui nous rappelle certaines vérités sur le F-35, qui étaient déjà fortement et largement documentées (y compris chez nous) dès l’origine du programme, en 1995-2002, lorsqu’il s’agissait encore du JSF (‘Joint Strike Fighter’). L’article est écrit à l’occasion et pour saluer le choix allemand d’achat du F-35. L’intelligence et la dignité européenne s’imposent une fois de plus comme étant absolument sans limites...
• D’abord, on noie une remarque rappelée par un industriel allemand lors du débat sur la décision d’achat (‘kill switch’ désigne la capacité de ‘tuer’ l’avion, – le rendre impotent, – à partir du système de centralisation, américaniste évidemment)
« Au printemps 2025, Joachim Schranzhofer, chef de la communication du groupe d’armement allemand Hensoldt, avait déjà déclaré au Bild : “Le ‘kill switch’ dans le F-35 est plus qu’une simple rumeur. Mais c’est encore plus simple avec le système de planification de mission : alors l’avion reste tout simplement cloué au sol”. »
• Ensuite, on rapporte les confidences assez surprenantes du ministre hollandais de la défense (la Hollande a aussi, bien entendu, acheté le F-35)... “Assez surprenante”, dans la mesure où, au milieu du méli-mélo de positions et de capacités surprenantes qui soulignent l’étrange comportement de ce merveilleux avion, il souligne que « le F-35, dans son état actuel, reste meilleur que d’autres avions de combat ». Cela est, bien entendu, complètement faux de bien des aspects et de points de vue, “dans l’état actuel” des choses. Enfin, en attendant sortez vos ‘I-phones’ pour savoir comment un F-35 est piraté et admirez les vertus de l’hypercentralisation.
« le ministre néerlandais de la Défense, Gijs Tuinman, évoque un autre problème. Non seulement les mises à jour logicielles posent problème, mais les avions pourraient aussi être piratés – « comme un iPhone » :
» “Le F-35 est vraiment un produit commun. Les Britanniques fabriquent les moteurs Rolls-Royce, et les Américains en ont tout simplement besoin. Et même si cette interdépendance ne conduisait pas à des mises à jour logicielles, le F-35, dans son état actuel, reste meilleur que d’autres avions de combat. Si, malgré tout, vous souhaitez une mise à niveau, je vais dire quelque chose que je ne devrais jamais dire, mais je le dis quand même : on peut pirater un F-35 comme un iPhone.” »
Voilà... Maintenant, le texte qui clôture ce dossier, au point où il en est “dans l’état actuel”. Horreur et terreur, il vient du site ‘Sputnik.news’, effectivement russe, horreur et terreur. Enfin, on peut le lire après s’être fait vacciner-Covid. Le titre initial est :
« Des frappes sur les plateformes de données américaines révèlent l'angle mort stratégique du Pentagone au Moyen-Orient. »
Auquel nous substituerons une approche un peu plus leste et audacieuse, telle qu’on la lit ci-dessous.
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Les attaques de drones iraniens contre des centres de données exploités par Amazon Web Services (AWS) ont mis en lumière le manque de clairvoyance stratégique du Pentagone, explique à Sputnik Alexander Stepanov, expert militaire de l'Institut de droit et de sécurité nationale (RANEPA).
« Il est frappant de constater que des infrastructures aussi critiques que les centres de données n'ont pas été suffisamment protégées. Cela souligne les lacunes des systèmes de défense aérienne américains, incapables d'assurer le niveau de protection nécessaire et d'intercepter les drones de précision et les missiles hypersoniques iraniens. »
Des installations d'AWS aux Émirats arabes unis (EAU) et à Bahreïn ont été touchées, illustrant la volatilité croissante du contexte opérationnel au Moyen-Orient, comme l'a averti le Financial Times la semaine dernière.
« Cette infrastructure soutient non seulement les intérêts économiques américains dans la région, mais aussi des fonctions de sécurité, notamment l'écosystème numérique des installations militaires et les capacités des services de renseignement déployés dans les pays voisins de l'Iran », souligne Stepanov.
Un signe évident de l'existence d'un réseau d'information unifié sous-tendant la présence américaine réside dans le fait que les frappes de drones ont ciblé simultanément :
• Des complexes diplomatiques
• Des stations de la CIA
• Des centres de données régionaux
Conséquences :
• Perturbation des communications, de la connectivité de l'information et des systèmes de commandement et de contrôle
• Fracture du fonctionnement des systèmes de gestion de l'information de combat, notamment du Link-16 de l'OTAN
• Le Link-16 constitue le réseau d'information unifié permettant l'échange de données pour les opérations multidomaines
• Pour compliquer encore la situation, les forces américaines sont désormais partiellement « aveugles » suite à la destruction d'installations radar clés dans la région, dont un élément du système mondial d'alerte antimissile américain au Qatar
Selon Stepanov, cela représente un sérieux coup dur pour la réputation, tant pour la présence des entreprises américaines à l'étranger que pour les partenariats stratégiques plus larges.
« Je n'exclus pas que certaines entreprises et certains milliardaires de la tech commencent à remettre en question la pertinence de poursuivre une telle coopération, notamment en fournissant un soutien informationnel aux opérations militaires du Pentagone. C'est un signal d'alarme pour beaucoup. »
Il ne suffit pas de repenser les doctrines de sécurité, note Stepanov ; il faut également procéder à une évaluation lucide des risques pour les pays hôtes, étant donné que ces installations ont toujours une double vocation.