Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.

Les 9/11 & Covid19 de PhG

  dimanche 18 avril 2021

18 avril 2021 – Il y a une histoire pour moi, qui relie l’attaque du 11 septembre 2001, et l’apparition du coronavirus Covid19 qu’on ne peut dater aussi précisément pour mon compte. (Mon premier texte circonstancié sur la Covid date du 15 février 2020, sous le titre de « Épidémie de stupéfaction », ce qui explicite assez bien, à la fois ma réaction très tardive à la pandémie, et ce qui fait le sujet de ce texte.)

Je dirais, pour faire l’important avec mon goût des mots rares et un peu pompeux, que cette histoire de moi-même dans ces deux circonstances exceptionnelles se résume à ce constat d’une sorte d’adiaphorie, qui, en philosophie indique (selon la définition de Jean Gonin offert par le Wiki) « la complète indifférence vis-à-vis des choses qui sont elles-mêmes indifférentes » ; mais cette adiaphorie l’est assez faussaire, en regard de qui s’est passé, de la perception, de la vérité-de-situation, etc. ; c’est une manipulation d’une philosophie des Anciens, qui implique notamment Pyrrhon, Cicéron, Hérille de Carthage et Ariston, bref que du beau monde.

Le 11 septembre 2001 est marqué pour moi par une circonstance chronologique qui semble dérisoire par rapport à l’énormité de l’événement : mon premier numéro de la saison 2001-2002 de la Lettre d’Analyse Stratégique dd&e/dedefensa && eurostratégie à parution bimensuelle, paraissait le 10 septembre, donc la veille de l’attaque, et moi-même ne tenant évidemment aucun compte dans sa rédaction de cet événement. (Manifestement, je n’en étais pas informé.)

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Joe et son “complexe Hubris-Némésis”

  vendredi 16 avril 2021

16 avril 2021 – Il faut dire que le démarrage en trombe de l’administration Biden dans le domaine de la politique (?) extérieure, dans le genre déstructurant, belliciste et provocateur, producteur d’un nombre incroyable de bobards aussitôt sanctifiés par le groupe moutonniers et fasciné de trouille des dirigeants des pays de l’UE, – eh bien ce démarrage est tonitruant ! C’est du super-Hillary aux stéroïdes, reprenant en complète surpuissance qui le dépasse, le “progrès” déjà apporté par BHO-Obama.

Certes, on pouvait prévoir en théorie ce retour de la politiqueSystème en mode turbo, mais par Dieu que les choses ont été vite ! (Même si les noms ont changé par rapport à novembre 2020 lorsque les grandes lignes de la choses furent dévoilées, qu’importe puisque c’est le Système [sous son faux-nez de ‘DeepState’] et sa politiqueSystème qui règne désormais sans concessions : « Ce n’est pas tant l’Amérique qui “est de retour”... mais plutôt le Deep State américain qui est de retour au sommet. »)

Bien entendu, ce n’est pas Joe Biden qui est aux commandes, mais bien un système, le Système, sous divers visages. J’avoue être surpris par cette floraison de fureurs provocatrices, ce qui montre qu’il faut toujours attendre le pire, – ou peut-être l’espérer, car l’on sait bien ma conviction que le Système en folie de surpuissance, comme c’est le cas ici, alimente à mesure son autodestruction.

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BLM à l’ombre de King

  mercredi 14 avril 2021

14 avril 2021 – Aujourd’hui, l’avalanche et le déferlement continues et presque catastrophiques des informations, dont aucune ne peut être assurée comme étant assez stable pour refléter une source sûre, font qu’il faut s’en remettre à l’intuition et à l’expérience. Ainsi la vérité-de-situation se situe dans le “bas-bruit” comme ils disent, – pour une fois, bien trouvé, – de cette avalanche. Quelque part, bien dissimulée, se trouve une vérité-de-situation, et cherchez-là avec votre intuition et toute la prudence de bien interpréter les signes. A partir de ces impératifs si difficiles à respecter, je m’avance jusqu’à vous confier mon jugement selon lequel le caractère ostentatoire, provocant et pourri d’une corruption bien voyante des aventures financières de la co-fondatrice des BLM (‘Black Lives Matter’), Patrisse Kahn-Cullors, a porté un très-rude coup au crédit qu’on peut accorder à la “juste cause” défendue par les BLM.

Cela pour résumer une première impression décisive, préparée par de nombreuses indications “à bas-bruit”.

Là-dessus, je vous emmène à un autre moment, dans la fin de journée d’hier, qui va servir à compléter un jugement général. Allant d’une chaîne à l’autre, je tombe sur la fin d’un documentaire sur l’assassinat de Martin Luther King, le 4 avril 1968, il y a 53 ans, à Memphis, Tennessee. (Peu importe la chaîne, peu importe le documentaire. Est-ce ‘Mourir à Memphis’ ? Aucune importance.) Je vois deux séquences : le dernier discours de King, le 2 avril, à Memphis justement, puis les dernières séquences sur son assassinat.

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Renaud Camus aux USA

  mardi 13 avril 2021

13 avril 2021 – Vous autres, qui parlez de notre “américanisation” d’aujourd’hui, comme si vous découvriez un horrible cadavre aussi vieux et pourri de sa vigueur pourtant toujours explosive, que personne n’avait jamais vu dans le placard, alors que le sujet est l’objet de batailles sans fin depuis l’origine, – voyez notamment la période la plus intense d’antiaméricanisme développé comme une bataille contre l’“américanisation” absolument menaçante, des années 1920 au milieu des années 1930, de ‘Scènes de la vie future’, de Duhamel [Georges] au ‘Cancer américain’ de Dandieu-Aron [Robert], – vous autres qui dénoncez notre “américanisation”, que diriez-vous de la “francisation” de l’Amérique ?

(Laquelle “francisation” existe depuis l’origine comme une force latente avec ses périodes de fulgurance, cette force étant même l’un des deux grands fondements politico-culturels de la Grande République, qui s’affrontent constamment, entre l’anglosaxonisation [avec Hamilton principalement parmi les Pères Fondateurs] contre la francisation [avec Jefferson principalement, parmi les mêmes]... Voyez deux Parties du Tome-I de ‘La Grâce de l’Histoire’ : ‘Le rêve américain et vice-versa’ [Deuxième Partie] et ‘Du rêve américain à l’American Dream’ [Troisième Partie].)

La “francisation” s’exprime essentiellement par la culture, l’art et l’“art de vivre”, par les idées, qui viennent des deux pôles à la condition qu’elles soient extrêmes, et enfin par les mots venus d’une langue sans égale et qui sont bien plus, infiniment plus que de la communication. L’extraordinaire phénomène du wokenisme qui secoue l’Amérique et que tous nos grands esprits du parti parisien des salonards s’entêtent à n’en rien voir, comme cet autre extraordinaire phénomène de la francisation constante de l’Amérique dont ils ignorent tout de la vérité-de-situation, trouvent leurs racines essentielles dans deux grandes idées françaises, plus ou moins opérationnalisées, plus ou moins acclamées, plus ou moins dénoncées, mais bien réelles.

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La Soufrière est-elle vaccinée ?

  lundi 12 avril 2021

12 avril 2021 – Le fameux volcan de La Soufrière est entré dans une violente éruption depuis le milieu de la semaine dernière, avec d’autres épisodes de cette éruption possiblement à venir. (Le volcan en est à sa sixième éruption : 1718, 1812, 1814, 1902/03, 1979 et 2021.) A cette occasion dramatique est apparu, dans tous les cas dans les premières réactions, le cas extrêmement polémique et volatile du choix des personnes vaccinées-Covid comme devant être sauvegardées en priorité, au détriment éventuellement et évidemment des non-vaccinées.

Je m’y attarde en m’en tenant aux premiers éléments de l’affaire qui ont mis en évidence les réactions immédiates des divers groupes d’intérêts et des diverses autorités dans ce genre d’incidents. Il s’agit d’une indication sérieuse. Cette sorte d’incidents devrait alors, et bien entendu, se renouveler dans les mois et les années qui viennent, puisque l’“époque covidienne” est faite comme on s’en convainc de plus en plus pour durer.

ZeroHedge.com a aussitôt privilégié cet aspect du compte-rendu de la catastrophe volcanique. Effectivement, son importance théorique, comme une sorte de jurisprudence d’une tendance autoritaire pouvant aller dans certains esprits jusqu’à l’appréciation au terme de sa logique d’une tendance génocidaire, ne peut être écartée dans les éléments d’un jugement qu’on peut porter. Il s’agit d’une mesure qui entre dans une catégorie de contrainte nouvelle, dans le contexte de tension et de contestation extrême autour de la pandémie Covid et des vaccinations ; cette catégorie pouvant, dans le vocabulaire de nos société si promptes à s’afficher dans la défense des droits, des libertés, des intégrités diverses, être nommée “ségrégation vaccinale” dans le cadre de la “crise sanitaire”.

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Immobile à une vitesse folle en pleine accélération

  dimanche 11 avril 2021

11 avril 2021 – ... et j’ajouterais “hermétiquement et hémiplégiquement” d’une part, “accélération exponentielle” d’autre part, vous voyez ? “Hermétiquement et hémiplégiquement immobile à une vitesse folle en accélération exponentielle”. J’ajouterais cela même si 96,666% des gens ne s’aperçoivent de pas grand’chose à rien du tout parce qu’ils ne parviennent pas à distinguer complètement qu’ils sont au cœur semblant immobile, à l’intérieur de la matrice paraissant stable de l’ouragan cosmique qui fait trembler et se désintégrer notre monde.

(Vous savez que le cœur d’un ouragan est un instant de calme magique, tout tournant tellement vite avec des vents tourbillonnants si puissants et rapides que plus rien ne donne le temps à la perception de constater que l’on bouge, et que d’ailleurs plus rien n’a vraiment le temps de bouger.)

Dire “crise civilisationnelle”, ou, comme pour notre compte, GCES, ou bien encore nous dévoilant d’incroyables complots, et encore autrement, l’intervention tenue pour certaine de forces humaines-sataniques, ou sataniques enfantant de l’humain, – plus rien, parce que trop théorique, ne suffit plus à satisfaire notre entendement jusqu’à le combler même un petit peu, et qu’il cesse de nous réclamer un petit peu de quoi éclairer son entendement, – je veux dire “éclairer l’entendement de l’entendement”, vous voyez ?

Paroles de Louise

  mercredi 07 avril 2021

7 avril 2021 – Je ne suis pas vraiment un partisan de Napoléon 1, dont on commémore le décès dans un mois moins deux jours. Je lui préfère Talleyrand, même si la comparaison peut paraître oiseuse et vaseuse, – mais c’est dit. Ce sera tout pour l’introduction.

Alors, les hordes wokeniennes, regroupées en ordre équitable selon la Racial Equity Theory, décidèrent qu’il lui ferait sa fête, et commencèrent les grandes manœuvres d’encerclement. Deux universitaires jugent qu’il faut retirer ses restesdes Invalides et les rendre à sa famille sans doute éplorée. C’est dans Le Monde. Les lendemains chantent : ô, combien votre bonheur du lendemain est plein d’une lasse tristesse. J’éprouve moi-même une grande bassitude à tenter d’exercer mon esprit de moquerie polémiste, contre ce frontal entêtement de la triomphante bêtise. Même leur triomphe est un peu blette, comme dirait une pomme du même nom.

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L’Ukraine aux couleurs du wokenisme

  mardi 06 avril 2021

6 avril 2021 – Une expression favorite de notre époque immensément stupide, – bêtise oblige, – est celle-ci : “faire bouger les lignes”. Pour la plupart d’entre eux, les perroquets qui répètent cela ignorent totalement qu’ils définissent cette “époque immensément stupide”. La seule expression qui vaille est celle-ci, et elle vaut pour tous ceux qui tentent de saisir quelques évidences de cette époque stupide et du Système qui la domine, tous ceux qui tentent d’échapper à la loi arbitraire et d’exception du simulacre : non pas “faire bouger les lignes” mais “désintégrer les lignes”, les faire exploser, les réduire en bouillie, les néantiser !

Cela signifie que tout est lié, que tous les événements crisiques de la colossale structure crisique qu’a créée le Système en voie d’effondrement, dépendent justement de la même matrice, du même ventre immonde et fécond d’où la Bête nourrit son chaos ; et “la Bête”, chers au faibles d’esprit et à l’apprenti-zombie, c’est le Système, la même écrasante entité, – loin de tous les “ismes” que nous affectionnons, et principalement si pas exclusivement le plus utilisé d’entre eux, le “fascisme” ; cette hideuse et obligeante “Bête immonde” pieusement conservée dans le grenier poussiéreux des souvenirs convenables et bienpensants d’il y a un bon siècle, que l’on évoque comme l’on dégaine à chaque pet de lapin qui semblerait vouloir nous enfumer.

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Moscou et les échecs méprisants

  vendredi 02 avril 2021

2 avril 2021 – “Diplomatie” est, aujourd’hui, dans cette séquence vertigineuse qui nous accable de tout son poids, un mot étrangement vide. Il n’y a là-dedans rien de quoi nous étonner puisque partout se manifeste « L’énorme poids du rien » ; mais quoi, je suis un homme de l’ancien temps, et bien que je sois, à la différence des experts des temps nouveaux, bien prompt à identifier cet “état de vide” qui équivaut au “rien”, et avec le poids qui va avec, je reste aussi prompt à m’en étonner tout de même.

Quoi qu’il en soit, je crois comprendre le jeu des Russes : les échecs, et dans le plus grand silence de mort et avec ce qu’il faut de mépris à peine agacé, si bien que l’adversaire qui somnole dans le bureau ovale ne s’aperçoit de rien. Il ne s’aperçoit de rien, donc il ne distingue même pas le “rien” qui caractérise sa propre diplomatie ; par conséquent, mot qui sonne effectivement “étrangement vide”.

Toute cette littérature un peu absconse n’est là que pour faire traîner le suspens qui marque la découverte que j’ai faite d’une situation d’une extraordinaire tension qui se développe, en quelque sorte, comme « un long fleuve tranquille ». Je fais cette remarque tout simplement parce que je découvre, au détour d’un texte de RT.com présenté lui-même sans faire montre de la moindre nervosité, que les Russes, qui ont rappelé leur ambassadeur à Washington D.C. le 20 mars après que Biden ait qualifié Poutine de « tueur », n’ont actuellement « aucun projet fixé » de le renvoyer aux USA. Tout se passe comme si les Russes, sans tambour ni trompette, nous disait que, pour eux, pour le temps qu’il faudra, les USA n’existent plus officiellement...

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Ave Caesar, ceux qui vont se suicider...

  jeudi 01 avril 2021

1er avril 2021 – Quelle importance, au reste, de substituer “vont se suicider” au fameux “ceux qui vont mourir te saluent” puisque Jules César n’a jamais existé ? Cette remarque qui se voudrait gratuitement ironique, mais qui dissimule quelques sous-entendus, me vient à la lecture du texte (repris ci-dessous), que monsieur Philippe Mesnard, notamment rédacteur en chef de Politique Magazine, consacre à « La novhistoire contre l’Occident », c’est-à-dire la “cancel culture” dans sa fonction de récriture de l’histoire (cancelhistorien, si vous voulez), démolisseur de statues et du passé, bref ce qu’on nomme dans ces colonnes le wokenisme. Mesnard s’attache notamment à ceux-là de ces universitaires américains, qui sont des spécialistes de l’Antiquité et qui nient complètement l’intérêt, l’interprétation, voire l’existence de l’Antiquité ; dit en d’autres termes plus convenables, “qui nient complètement” cette phase de notre histoire se découvrant elle-même, honteuse et déconfite une fois de plus, comme une construction suprémaciste des Blancs.

Mesnard commence par une analogie qu’il veut évidemment dévastatrice sans nécessité de forcer le trait. Il cite une “théorie” de l’histoire qui nie complètement des parties essentielles de notre histoire telle qu’elle est perçue et enseignée, et figurez-vous que cela ne nous vient pas des USA et ne propose pas un ex-voto de liquidation de tous les mâles-blancs-suprémacistes, et du racisme dans son entièreté et son exclusivité par conséquent :
« Les récentistes [lancée par le Russe Anatoli Timofeïevitch Fomenko] prétendent que le haut Moyen-Âge n’a pas existé. L’Église catholique, en réformant le calendrier au XVIe siècle, et les Jésuites ensuite, ont carrément inventé plusieurs siècles d’Histoire, faisant littéralement surgir du néant les Grecs, les Romains et l’Égypte, dans le but évident d’asservir les populations. Heureusement, des scientifiques allemands, russes ou français, ont dénoncé la supercherie [jésuitique] au XXe siècle : Jules César n’a jamais existé ! »

Je l’avoue, j’ignorais complètement la chose. J’ai donc appris l’existence en détails de ces “récentistes” qui ont fleuri à la fin du siècle précédant celui-ci où tant de bonnes et justes révisions sont opérées. Les “récentistes” sont de sombres, sinistres et dangereux imbéciles, jugera-t-on péremptoirement. Par contre, les professeurs des universités américanistes qui proposent la “cancelation” de l’Antiquité sont gens vertueux et démocratiques, très sérieux, respectables, chargés de diplômes et d’honneur, et gens que l’on cite abondamment avec respect et admiration, un genou en terre. On comprend la différence : les “récentistes” sont passés comme une lettre à la poste, dans cette poubelle élégante des “sachants” qu’on nomme “Fringe science” (pour les non-“sachants” : “histoire marginale”) ; cela formant une catégorisation où l’on fait les sommations d’usage après que le peloton d’exécution se soit mis en rond et ait procédé à l’exécution, cela (l’exécution en rond) avant que l’on commence le procès et ainsi de suite.

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« L’énorme poids du rien »

  mardi 30 mars 2021

30 mars 2021 – Il est extrêmement difficile d’exprimer l’accablement que nous ressentons, d’une façon ou l’autre peu importe, à de très nombreux moments qui semblent se répéter comme à l’identique, alors que nous repassons et repassons par une vision mesurée des choses. Nous sentons l’écrasement d’un terrible poids, d’une pression épouvantable comme d’une tempête infernale qui bouleverse le monde, qui aurait le poids littéralement d’une montagne pesant sur nous, puis aussitôt après, une sorte de faux-calme désenchanté et un peu désabusé, voire las et méprisant.  

C’est une sorte d’écrasement universel assez paradoxal, – ou bien dirions-nous un “écrasement universaliste” très paradoxal ? – mais dans tous les cas, affreusement pressant, étouffant...  Alors que nous identifions l’instant d’après l’espèce de vacuité quasiment absolue d’événements qui n’en sont pas vraiment sinon ceux d’une sorte de Sainte-Folie qui n’a ni sens ni stature ;
• entre une comptabilité d’apothicaire sur la façon enfantine et infantilisante qui nous est demandée dans le fait de se croiser ou dans celui de se réunir comme en bonne et tranquille société, mais selon des façons de collège d’enfants encore mal faits ;
• et l’abyssale bêtise d’épatants zombies si conformes à la bassesse qu’on attend d’eux, la bêtise à tous les sabords, et partant avec une inimaginable et inimitable arrogance à l’assaut des prodigieuses hauteurs du passé qu’ils prétendent réduire de leurs crachats...

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Covid & Wokenisme : comorbidité

  dimanche 28 mars 2021

28 mars 2021 – Pour mon compte, il y eut aussitôt un lien étroit entre la crise-Covid, qui débuta il y a treize mois, et le phénomène de ce que nous nommons ici-bas, à dedefensa.org, du néologisme de “wokenisme”, qui démarra dans toute sa puissance d’idéologisation et toute sa vérité-de-situation communicationnelle avec la mort le 25 juin 2020 de George Floyd, truand notoire, drogué, transformé en Saint-Victime des “violences policières” dans la catégorie racisme & Cie. Mais je n’arrivai pas à établir l’identification profonde, et pour ainsi dire métahistorique, et bien entendu satanique, de ce lien étroit. C’est dire que ma réflexion, au point où j’en suis arrivé de cette identification,  va évoluer essentiellement dans les domaines métaphysiques et symboliques.

Pour cette raison, et cela essentiellement sinon exclusivement pour le wokenisme, je laisse de côté tous les prodromes de la chose ; effectivement, le wokenisme vient de loin, comme on l’a vu souvent, de la French Theory au Politiquement-Correct, avec l’évolution des copies-conformes traversant l’Atlantique en première classer, comme les indigénistes-décolonialistes en France, et toutes les sarabandes sexuelles, intra- et hors-sexe, menu sur sexe et sexe-du-jour, etc., selon l’approche. Quant à la Covid, on rappellera le “principe de précaution” qui est l’une des bases les plus solides de l’effondrement ultime de cette civilisation sans plus de nécessité, – quel joyeux oxymore paradoxal que “l’une des bases les plus solides” et “effondrement” ! Donc, l’une des bases les plus solides structurant l’approche de la pandémie, la façon dont on s’est engouffré dans ce piège, dans cette prison, dans cette impasse terminée d’un cul-de-sac ; et alors, sans tambour ni trompette à propos de la vraie partition au profit d’un simulacre de symphonie, faisant ainsi de cet accident sanitaire la crise  civilisationnelle qu’il est aujourd’hui

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Sublimité de « la guerre en cours »

  vendredi 26 mars 2021

26 mars 2021 – Ce thème a été largement abordé depuis longtemps, au travers de divers commentaires constatant une évolution dans le sens. Nous le faisons très précisément et très explicitement dans ces récents textes, Notes d’analyse du 21 mars 2021, Faits & Commentaires du 24 mars 2021, pour la cause péremptoire et de plus en plus pressante, sinon même bouleversante, qui soutient malgré tout nos pauvres âmes épuisées dans ces jours sans fin, que le phénomène parvient à maturation :

«ºCe qui fait absolument la singularité de la situation présente (par rapport, par exemple à 2012 ou à 2018, où les textes cités furent édités), c’est que nous sommes arrivés à un point de fusion de l’affrontement. La raison en est évidente : le bloc-BAO, qui s’appuie sur des “valeurs” qu’il manipule et dont il fait son miel, est parvenu pour lui-même à un piège terrible qui s’est refermé sur lui. Toutes les “valeurs” dont il usait ont pris des proportions énormes et sont devenues totalitaires, pour lui-même et à l’intérieur de lui-même. » 

L’un et l’autre, les deux textes cités des 21 mars 2021 et 24 mars 2021, présentent les événements antagonistes marquant une nouvelle phase, que nous envisageons comme l’ultime phase  de l’affrontement entre les antiSystème de l’Est et le bloc-BAO.

(On utilise ici cette expressions de “antiSystème de l’Est” pour renforcer l’idée d’un affrontement final autour du Système et contre lui, d’une intensité et d’une simplicité dans les positions d’affrontement des antagonistes, comme jamais vues auparavant ; et bien qu’il n’y pas eu d’“auparavant”, l’affrontement venu et ordonné par le Ciel sans préliminaires, comme joute finale, sans appel, décisive et définitive. Ceci le 24 mars : « Quoi qu’il en soit, et qu’elles le veuillent ou non, ces deux puissances, Russie et Chine, se trouvent complètement dans la posture antiSystème simplement du fait qu’elles combattent une entité qui constitue absolument l’opérationnalisation ultime du Système. »)

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Horizon sans fin

  mardi 23 mars 2021

23 mars 2021 – Madame Ramsay, responsable de la vaccination à Public Health England, l’organisme de santé publique du Royaume-Uni (UK) est de la bande  des “sachants”. Nul ne peut l’ignorer et donc nul ne l’ignore, et surtout pas le gouvernement de Sa Majesté qui écoute ses conseils avec la plus grande attention. Je crois pourtant qu’on aurait préféré l’ignorer lorsqu’on l’entendit, dimanche, à la BBC. Elle nous disait : “mes petits agneaux chéris, vous en avez pour des années et des années”.

Enfin, je laisse la plume à RT.com (UK), pour un rapide compte-rendu assorti d’un clin d’œil à destination du front. (Car cela bastonne dur, à Londres, en Allemagne, à Marseille et ainsi de suite, en dépit de leur “dictature sanitaire” et des diverses interdictions et mesures de restriction et de contrainte qui l’accompagnent.)

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Dans la grosse tête des petits maîtres

  vendredi 19 mars 2021

19 mars 2021 – On le sait, ou bien on le devine et on se le confirme, je n’ai pas une estime excessive pour ces “petits maîtres”, les nouveaux Masters of the Universe  de poche, les poches pleines de $milliards, qui ont accouché sans douleurs des GAFAM et de Big Tech. Je les trouve insignifiants, arrogants, dégoulinants de moraline, et surtout, surtout, d’un conformisme à couper le souffle. Il est bon alors de trouver un élément ou l’autre qui permet d’explorer si tout ce parti-pris que je vous expose a, disons, quelque fondement plus ou moins objectif.

(Notez aussitôt que, selon mon habitude, cette ”objectivité” dont je vous parle n’a rien d’“objectif”, par exemple selon leurs critères à eux, les “petits maîtres”. Je vous parle, moi, d’une sorte d’“Objectivité-Sacrée”, comme il existe le Nombre Sacré ; née de l’intuition haute, chargée aussi bien d’une affirmation cosmique que d’une mission terrestre… Vous voyez bien, avec mes tours et détours, mes imbroglios à moi, je ne suis pas un type fréquentable. On l’a bien compris, à la mesure du succès que je recueille dans mon époque, dans cette époque épouvantable, dont le vieux Lévi-Strauss, au crépuscule de sa vie disait, dans un entretien devenu célèbre : « …et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime »... Mes “petits maîtres”, vous, vous faites absolument partie de ce monde.)

Bref, j’en viens au principal du jour, qui est un document assez précieux et, pour mon compte, extrêmement révélateur… C’est un document dont l’intérêt se trouve, vous l’aurez deviné sinon compris après toute mon intro, plus dans la confirmation de certaines appréciations et d’une psychologie dominante que par la révélation de quelques nouvelles éblouissantes. Il s’agit d’une plongée “sur le vif” dans des réflexions, conversations, etc., de dirigeants de Facebook, en interne. Ainsi dispose-t-on d’une appréciation de ce que sont réellement mes nouveaux-petits Masters of the Universe, comme on dit “nouveaux riches”.

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Destruction incontinente

  lundi 15 mars 2021

15 mars 2021 – Peu importe les détails des circonstances car seul importe ce fait que je tiens de la meilleure source du monde : le Secrétaire Général de l’OTAN Soltenberg (j’en parlais hier) a rencontré le ministre canadien de la défense. L’entretien a duré 20 minutes ; par ces temps troublés, parcourus de crises intenses et de menaces horribles, les sujets d’ordre stratégique et militaire ne durent pas manquer... Le vrai est que dix de ces 20 minutes ont été consacrées aux questions sociétales de l’introduction des pratiques LGTBQ et du wokenisme au sein des forces armées ; après, on a un peu parlé des missiles et de la prochaine guerre avec la Russie.

Cela est pour dire que si le sujet principal semble ici celui des forces armées US tel que nous en avons commencé à en parler hier, le sujet réel touche bien toutes les forces armées de l’extrêmement civilisationnel bloc-BAO, dont le broc-OTAN est l’expression institutionnelle de sa quincaillerie et de son héroïsme casqué-masqué.

Certes, si l’on parle des forces armées US, c’est parce que le débat est ouvert là-bas, qu’il est vif et à visage découvert, et qu’il nous concerne tous en raison de ce qui précède. Il est par ailleurs remarquable, – vertu-Janus de la communication, – qu’il ait été ouvert par un seul homme disposant d’une grande popularité de communication, et qu’il ait été aussitôt relayé par ceux qui étaient mis en accusation, qui ont oublié parce qu’ils sont lourds et inconséquents, que leur meilleure défense en communication c’est le silence de la tombe de l’autre. Le Pentagone a foncé tête baissée dans le chiffon rouge que Tucker Carlson avait agité sous leur nez, pour une cause absolument fondée et d’ailleurs lui-même sans vouloir déclencher une polémique durable (cela est mon avis). Désormais, le Pentagone est au centre d’une controverse absolument fondamentale.

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Lettre à l’Immonde

  dimanche 14 mars 2021

14 mars 2021 – Quelle drôle d’idée d’écrire une lettre à un ectoplasme, car telle est bien la nature d’un Secrétaire Général de l’OTAN, surtout depuis 1999, passées les frasques barbares et infâmantes autant qu’illégales de la Guerre du Kosovo. Pour mon compte, on se souvient à peu près de leur nom et de leur personnalité plus ou moins subreptice jusqu’à Solana, parti en octobre 1999, son forfait accompli (le Kosovo), avec l’intérimaire d’un Britt comme d’habitude aussi arrogant qu’intransigeant (Robertson, 1999-2003), avant d’entrer dans les brumes des pays nordiques. Dès lors, “l’Infâme”, – pardon, “l’Immonde”, – est devenu presqu’invisible, transparent, propre sur lui et sans trop de bruit, – disons “à-bas-bruit” pour faire comme tout le monde. Actuellement, c’est Jens Stoltenberg, aussi sexy qu’une endive au soleil de minuit (Norvège), et il veut révolutionner l’OTAN pour 2030. C’est donc à lui qu’est adressée la lettre.

Après tout, non, c’est une assez bonne idée, une lettre à un ectoplasme... Je veux dire qu’elle offre un bon résumé, et même un exposé implacable de l’infamie qu’est l’OTAN, des infamies qu’a commises l’OTAN, disons depuis 1989-1991. Sauf ceci tout de même, qu’on ignore (c’est mon cas) si une “lettre ouverte” exige une réponse circonstanciée du destinataire, selon le protocole en vigueur au sein du bloc-BAO et en son centre de haute conscience qu’est l’OTAN. Ce serait sûrement jouissif de lire la réponse de la chose, du type “Je vous remercie mon Général, j’ai bien reçu votre courrier très intéressant”, et in French en plus.

... Il faut dire, la “lettre ouverte” du Général de Brigade aérienne (2S) Grégoire Diamantidis n’est pas piquée des vers ; d’autant qu’elle est adressée au nom du Cercle de Réflexion Interarmées qui compte un certain nombre d’autres étoiles parmi ses membres. (Un appel de notes nous renvoie en-dessous du texte où les précisions nécessaires nous sont données.) On y trouve un réquisitoire sans rien laisser de côté, y compris leur folie antirusse.

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Curriculum Vitae  en noir-et-blanc

  vendredi 12 mars 2021

12 mars 2021 – L’autre jour (cela devrait être vendredi dernier), dans l’émission L’heure des Pros (CNews) où l’on rit tout de même un peu plus qu’avec Pujadas ou Apathie sur LCI, Je regardai et entendis Laurent Joffrin défendre avec vigueur la thèse du racisme très- sinon omniprésent en France. (Joffrin est de gauche et régulièrement invité chez Pro, qui a le goût de l’empoignade et du baston ; et c’est très bien ainsi, sans hésitation dans mon chef.) Il  (Joffrin) présenta l’exemple selon lequel un citoyen cherchant un emploi et expédiant son curriculum-vitae aussi acceptable qu’un autre, mais se terminant par son identité où l’on relèverait le prénom de “Mohamed”, avait beaucoup plus de chances qu’un autre par exemple avec le prénom de Philippe (sinon Philippe-Auguste comme je m’interpelle parfois), – beaucoup plus “de chance”, veux-je dire en déplorant l’expression non encore purgée, d’être écarté, d’être ostracisé, d’être racisé en un mot-nouveau.

(Racisme impénitent et sans repentance, et même impossible à repentir parce qu'on ne repentit pas l'irrepentissable. Deux-trois néologisme n'importe comment en un peu plus d'une ligne, mesure de mon émoi et de ma confusion.)

Je me permets d’élargir cette sage observation de défense de la diversité de monsieur Joffrin à toute la sphère de ce que je nomme le bloc-BAO, car nous marchons tous au même rythme du même crincrin inclusif et tolérant, sauf quelques abrutis qui mériteraient, malgré leurs obsessions ancestrales, d’être renvoyés à la Russie (je pense à la Pologne, la Hongrie, l’Iran, le Venezuela, la Syrie, les Houthis, etc.). Bref, Joffrin is right et la racisme est everywhere, comme on dit aux States dans les cocktails petits fours-champagne de Black Lives Matter-Hollywood. A preuve, cette historiette que je lui soumets avec mes meilleurs vœux de tolérance et de diversité. (Il est vrai qu’elle a paru, cette historiette, today sur Russia-Today, c’est dire que c’est à ne pas dire.)

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La bêtise comme élément métahistorique

  mardi 09 mars 2021

9 mars 2021 – C’est une idée qui s’inscrit de plus en plus fortement, je dirais même “férocement”, en moi : dans ces temps si particuliers que nous vivons, l’universalité et la rapidité d’expansion quasiment instantanée de la bêtise caractérisant tous les actes des puissances et directions travaillant pour le service aveugle du Système. (En gros, les acteurs et figurants du bloc-BAO.) Je me disais cela hier, songeant effectivement à “l’enchaînement” (le mot s’y trouve) qui, après l’élimination du monstrueux Trump vécu quasiment un acte “re-fondateur”, pousse la direction actuelle des USA vers tout ce qui provoque le plus sûrement des crises déconstructrice dont ce même Système pourrait faire l’économie s’il avait un véritable projet de domination hégémonique et tyrannique du monde.

On l’écrivait bel et bien dans ce texte-là, qui suivait les remarques que je m’étais faites concernant l’évolution ultra-rapide du Texas, – si “ultra-rapide” que je ne donne que quelques mois, voire quelques semaines si le temps le permet, pour que cette évolution se transmute en une dynamique propre et d’effet déconstructeur provenant de décisions et maladresses des uns et des autres, et devienne alors cause de l’accélération de cette déconstruction, entraînant les uns et les autres, leurs décisions et leurs maladresses.

Voici le passage : « On a le droit d’être fasciné par l’enchaînement des événements, et de s’en demander la cause... Et la réponse jaillit aussitôt, aussi évidente que l’ombre accompagnant le crépuscule, pour se révéler en pleine lumière dans l’aveuglement d’une terrible bêtise prédatrice, entre la haine (elle-même nécessairement aveugle) antitrumpiste des démocrates qui leur fait ignorer tout le reste, et la sénilité pathologique évidente d’un président qui se demande (au Texas, justement) « What am I doing here ? », les deux saupoudrée par une idéologisation intense de tous les aspects de la vie politique. Il faut bien cela pour ainsi pousser, accélérer ce qui est évidemment une logique centrifuge, absolument mortifère pour l’équilibre, sinon l’existence des USA. »

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‘Néo’, de quel puritanisme es-tu le nom ?

  dimanche 07 mars 2021

07 mars 2021 – Regardant un documentaire récent sur le trio Jacqueline Maillan, Poiret & Serrault, nous vîmes une séquence où Maillan grimée en oiseau des îles, d’une teinte fort proche du marron moyen, interprétait « Mon doudou » devant un ballet exotique complétant le spectacle qui pouvait être aussi bien jugé comme une reconstitution comique que comme une satire à peine moqueuse et un rien attendrie (appréciation plutôt paternalo-capitaliste, affreusement). Épatée par les performance (celle-là et d’autres) de nos anciens, notamment ces trois-là, une voix amie me fit cette remarque : « Elle ne pourrait plus interpréter cela aujourd’hui ». La remarque valait aussi bien pour les extraits divers de « La cage aux folles » (un couple d’homosexuels) de Poiret-Serrault, que pour une autre sortie de Maillan, interrogée en 1975 sur les hordes déchaînées des mouvements féministes, et répondant en substance, quelque chose comme : “Toutes ces choses sont ridicules, si vous croyez que les femmes ne pouvaient rien faire ni s’affirmer avant ! Elles le faisaient plus en douceur, mais elles le faisaient, et comment !”

C’est vrai me dis-je sans ménagement, ce ne serait plus possible aujourd’hui. Je pensai alors à cette remarque faite si souvent ces temps-ci de censure extrême, et qui plus est de censure assumée, magnifiée, applaudie, brandie absolument, présentée comme une vertu éducative, – rien de moins ; la phrase souvent dite par ceux qui se veulent critique de cette évolution des temps : « C’est le retour du puritanisme » ; et l’explication, à peu près ceci : “Cela vient de l’Amérique, son fond de puritanisme, absolument irréfragable”.

Ce n’est pas faux certes, mais c’est au moins incomplet, insuffisant ; et cela mérite d’être exploré, non sans préciser que je n’hésiterai pas à employer, très vite dans le texte, l’expression de “néo-puritanisme”.

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