Le Journal dde.crisis de Philippe Grasset, qui a commencé le 11 septembre 2015 avec la nouvelle formule de dedefensa.org, l’accompagne et la commente en même temps qu’il tient la fonction d’être effectivement un “Journal” pour l’éditeur et directeur de la rédaction de ce site.

Promenade dans un champ de ruines

  lundi 30 mars 2026

30-03-2026 (19H00) – Où que nos pas nous portent sourd à nos oreilles interloquées le grondement de cette fantastique GrandeCrise, animée essentiellement par une sorte de clown abracadabrantesque et connu pour sa fabrique de tours et ses parcours de golf avec l’ami Epstein. Le spectacle est stupéfiant par le mélange des genres, cette tragédie qui ne peut être définie que par l’adjectif, irrespectueux pour les victimes sans nombre, de “bouffe”. Qu’y puis-je si c’est une tragédie-bouffe, œuvre intime de l’individu-dit-humain parvenu à son stade ultime de développement, au bout du bout du moderne, là où se trouve le carrefour où les attend le transhumanisme. Dans ce cas, n’en déplaise à toute la droite pseudo-tradi française, qui veille depuis Voltaire sur la “liberté de l’esprit”, – dans ce cas, bon débarras !

Mais je n’ai nul droit d’abandonner pour autant ma mission qui est de ne lâcher prise à aucun moment sur les événements en-cours puisque ces événements sont ceux du passage de l’histoire, qui a perdu sa raison d’être puisqu’en état de « saturation ontologique »,  à la métahistoire.

Comme dit l’IA, finaude :

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Une question à 100 mégatonnes

  dimanche 29 mars 2026

29 mars 2026 (21H15) – Ceci est pour disserter paisiblement, malgré l’incroyable volatilité catastrophique et ‘End of the World’ du sujet. Ce n’est ni ma faute ni l’exagération d’un esprit chauffé à blanc. L’image de “100 mégatonnes” a certainement le plus d’implication de fin du monde qu’on puisse imaginer et le conflit qui nous occupe, qu’on me pardonne, conduit à y penser. Pour régler cette affaire des100 MT, signalons comme écrit l’IA :

« 100 mégatonnes (100 MT) correspond à une énergie explosive équivalente à 100 millions de tonnes de TNT. C'est une puissance colossale, représentant environ 6,5 fois la puissance de le ‘ Tsar Bomba’ (la plus forte explosion nucléaire testée, ~50 MT), ou plus de 6 500 fois la bombe d'Hiroshima. »

Si j’emploie cette image complètement, bombastiquement folle, c’est parce que j’examine ici les possibilités de développement du conflit des Amérisraéliens qui ont attaqué l’Iran et qui rencontrent une résistance qui fait bien plus que résister, qui ne fait que contre-attaquer en mettant en évidence les faiblesses cachées des deux colossales hyperpuissances , – chacune dans leur genre. Effectivement, les deux hyperpuissances estiment tenir, grâce à la Bible et  à Wall Street, la voie d’une hégémonie comme l’on n’en vit jamais depuis le début des temps. Ils sont peut-être puissants selon leurs conceptions, très matérialistes et le plus bas  possible, mais ils ont la vue elle aussi basse, très basse.

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Déclin et solitude de Poutine ?

  vendredi 27 mars 2026

27 mars 2026 (18H30) – On s’arrêtera longuement à un entretien sur podcast de la chaîne personnelle du professeur norvégien Glenn Diesen, un membre éminent des commentateurs indépendants que nous suivons régulièrement. Parmi ceux-ci, Diesen est l’un des rares, sinon le seul, à recevoir le professeur Gilbert Doctorow. Le problème est qu’un vif incident a éclaté à distance entre Doctorow et certains indépendants américains (Ritter, Johnson) à cause des prises de position de Doctorow très critique de Poutine. La querelle a été jusqu’à la mise en cause de certains des titres de Doctorow. 

Sans prendre position dans cette querelle, je pense qu’on peut dire que cette réaction fut un peu excessive. Doctorow a ses propres idées. Il vit à Bruxelles mais fait aussi des séjours réguliers en Russie, à Saint-Petersbourg où il possède un appartement. Il a beaucoup de contacts intéressants en Russie. Enfin, je dirais pour clore ce débat qui n’a pas lieu d’être pour mon compte, qu’il arrive à Doctorow d’être très intéressant, et de sortir des sentiers battus de la dissidence. Ce fut le cas ce 25 mars 2026, face à Diesen.

Le sujet était : l’attitude de la Russie et de la Chine vis-à-vis de l’Iran, – y a-t-il une aide concrète ou pas, de l’un ou/et l’autre ? Y a-t-il un soutien effectif ?... Etc.

Le Kremlin ne dit rien

Doctorow est paré pour cet aspect des choses qui semble lui plaire complètement. Il est manifeste, – il le confirmera,, – qu’il a déjà réfléchi au problème, qu’il en a parlé et qu’il écrit là-dessus. Dans sa réponse, il ne sera quasiment question que de la Russie, ce qui renvoie effectivement à ses habitudes et à ses contacts.

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RapSit-USA2026 : Joe, Tulsi & JD, auditions & conversations

  dimanche 22 mars 2026

2 mars 2026 (07H00) – J’ai été pris d’une sombre mais accessoire et professionnelle angoisse à l’annonce de la démission de Joe Kent., directeur de la lutte contre le terrorisme, placé immédiatement sous l’autorité de la Directrice Nationale du Renseignement (DNI) Tulsi Gabbard. Ce sentiment a très bien, je dirais même “excessivement” bien été traduit par le titre de l’article de Larry Johnson où « Joe Kent est un héros... Tulsi Gabbard un zéro méprisable et lâche ». Il fait dire que ce titre était accompagné d’une photo avec une Gabbard souriante entre deux piliers catastrophiques du lobby israélien AIPAC, dont la milliardaire Miriam Adelson, manipulatrice en chef des Trump & Cie.

On connaît mon jugement et mon sentiment pour Tulsi Gabbard et les arguments de Johnson semblaient convaincants, mais surtout du fait du ton passionné sur lequel ils étaient suggérés (plutôt que dits) à partir du constat que Gabbard n’avait pas elle aussi, à l’image de Joe Kent, démissionné pour protester contre l’attaque de l’Iran... Si l’on veut, sans pour autant vivre un drame, je me trouvais devant une grande potentialité de déception, comme j’en ai déjà connu un nombre respectable dans la vie politique, à partir de mon fauteuil installé sur la planète Sirius et suivant le comportement des humanoïdes dans cette GrandeCrise.

Puis j’ai suivi Gabbard durant ses auditions au Sénat et à la Chambre, les 17 et 18 mars, sur le sujet de la guerre en Iran. Je l’ai vue avec les parlementaires démocrates la poussant dans ses retranchements pour qu’elle dise sa désapprobation de la guerre menée par Trump (ce qui est l’évidence, mais fortement équilibrée par le devoir d’obéissance et de solidarité avec le président) ; je l’ai vue avec les parlementaires républicains la pousser pour qu’elle dise avec force son appui pour cette politique et pour l’entendre applaudir cette attaque de l’Iran.

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“Notre” Guerre Mondiale

  vendredi 20 mars 2026

20 mars 2026 (17H50) – Est-il vrai qu’il “nous faut” une “Troisième Guerre  mondiale” ? Ce n’est pas faux, mais encore s’agit-il de discuter de quelle “Guerre Mondiale” il s’agit. Dans un article, (repris par ‘euro-synergies.hautetfort.com’) l’historien et philosophe brésilien Raphael Machado s’interroge sur le sens et le contenu du concept de “Guerre Mondial”. Bien qu’il n’y ait eu que deux Guerres Mondiales jusqu’ici, il montre aisément que l’on pourrait, selon des manipulations diverses de perception et de description de guerres régionales, conclure qu’il y a eu beaucoup de “Guerres Mondiales” (Guerre de Cent Ans, “guerres napoléoniennes”, etc.). Le concept a connu le succès qu’on lui connaît au XXème siècle pour des raisons spécifiques, – qui, à notre sens, se trouvent rassemblées et particulièrement fécondes pour un tel concept, à cause de la puissance de la communication conduisant au besoin de conceptualisation des événements idéologiques et technologiques.

Machado ne s’attarde pas trop sur la Première Guerre Mondiale, – alors qu’il pourrait le faire, dans la mesure où ce conflit, prévu pour être régional et très rapide, s’est transformé en un énorme événement incluant effectivement nombre de pays dans le monde, n’étant pas concernés au premier chef. Pour lui, c’est surtout la Deuxième Guerre Mondiale qui est une “imposture” en sacrifiant tout au concept pour se voir transformée en substance :

« Pourquoi la “Seconde Guerre mondiale” serait-elle une imposture? Parce qu’elle a été construite dans les cabinets des historiens comme une «grande narration» destinée à lier le «nouvel ordre » occidental d’après-guerre. Que veux-je dire par là? C’est simple. Si l’on avait demandé à des historiens d’autres époques de suivre les différents théâtres et campagnes militaires entre 1936 et 1945, sans leur donner l’étiquette de «Seconde Guerre mondiale», ils auraient identifié une myriade de guerres, et non une seule (avec quatre précampagnes).

» La guerre du Pacifique est clairement une autre guerre spécifique, catégoriquement séparée du reste. Cela est plus facile à voir. Mais même la Grande Guerre patriotique fut une guerre isolée et circonscrite, distincte des autres. Même la guerre d’Europe pourrait, selon moi, être divisée en deux guerres: la première gagnée par l’Allemagne, la seconde par les États-Unis. Mais s’il existe une «Seconde Guerre mondiale» comme grande narration, alors évidemment la guerre civile espagnole, la guerre d’Hiver, la guerre d’Éthiopie et la guerre sino-japonaise devraient aussi y être incluses. »

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L’inéluctable, – ou l’effondrement

  jeudi 19 mars 2026

19 mars 2026 (18H00) – Bien des choses sont frappantes dans cette attaque montée et suivie d’une guerre à la confusion sans pareille, qui emporte tant de tabous et de croyances. Mais une chose me manque. Je parle de la levée de boucliers contre Trump, notamment de ses alliés adorés de l’UE, et des réflexions quy’elle m’inspire. En temps normal, je veux dire avant le temps de la GrandeCrise, on aurait repris en chœur et fait notre miel et notre hymne de ce que quelques-uns parmi les plus féconds des membres du Politburo de l’UE ont constaté (je ne cite pas puisque personne n’a dit ces paroles de cette façon mais, comme dirait l’IA, on “fait comme si” et l’on se fiche bien de la fausse réalité de toutes ces caricatures de responsables politiques) :

« Trump, ce n’est que quatre années à passer, ensuite on l’éliminera et il ne restera plus rien de lui, et nous retrouverons les États-Unis que nous aimons. »

Certes, ce fut l’observation constante de tous les responsables européens, et plus que jamais depuis le fin de la Guerre Froide qui constituait une obligation stratégique objective et impérative. Une façon de se dire : oui, les USA ont pour l’instant une administration un peu fantasque mais la grande pérennité de notre modèle nous la ramènera. Je me rappelle une remarque d’un haut fonctionnaire français, pourtant d’un esprit indépendant tendant vers la symbolique gaullienne, donc méfiant des USA, me disant, au lendemain de l’élection d’Obama et la venue des démocrates au pouvoir pour lesquels il n’avait qu’une estime moyenne :

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Une rupture ontologique

  mercredi 11 mars 2026

11 mars 2026 (17H30) – Il y a fort peu de temps, – cela date d’hier, après tout, – nous publiions une analyse sur l’attaque et les effets de cette attaque contre les structures du centre de contrôle de données d’ ‘Amazon’ (‘Amazon Web Services’ [AWS]), – c’est-à-dire aux EAU, à Bahrain et en Arabie notamment. Nous mentionnions le problème qui pourrait se poser à la coopération entre le secteur privé des high tech et les forces armées (le Pentagone). Désormais et très rapidement, le conditionnel n’est plus de rigueur.

Voici les nouvelles que nous rapporte Alexander Grigoiyev, dans ‘usa.news-pravda.com’ :

« Les grandes multinationales de l'informatique, Amazon et Microsoft Azure, dont le siège social est aux États-Unis, transfèrent leurs activités critiques de leurs centres de données situés aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et à Oman vers l'Inde et Singapour.

» Cet incident a été déclenché par des attaques iraniennes contre des centres de données situés dans le Golfe persique. Les premières frappes contre l'infrastructure informatique d'Amazon Web Services et de Microsoft ont eu lieu le 1er mars. Des communiqués officiels des entreprises ont indiqué que certains services aux Émirats arabes unis et à Bahreïn avaient cessé leurs activités suite à ces attaques.

» Ces attaques ont notamment provoqué une perturbation majeure des applications bancaires. Quelques jours plus tard, l'agence de presse iranienne FARS, citant les Gardiens de la révolution iraniens, a rapporté la destruction d'une autre installation majeure : un centre de données de la plateforme cloud Microsoft Azure. »

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La Java des stratégies

  jeudi 05 mars 2026

5 mars 2026+ (17H35) – Le problème que nous pose la guerre AmérIsraël-Iran, du point de vue de l’enseignement autant que de son évolution actuelle, et encore plus du point de vue de sa signification profonde, est résumé par la question de la stratégie suivie. On verra qu’on y rencontrera un paradoxe, – un de plus pour les guerres actuelles, – qui présente certaines similitudes, parfois en mode inversé (et non inverti), avec celle d’Ukraine.

Note de PhGBis : « Comme je sais, car j’ai mes sources, que PhG ne reviendra sur le sujet dans ce texte, je vous donne tout de suite les clefs de cette affirmation des similitude entre guerre d’Ukraine et guerre d’Iran... Que ce soit dans l’usage très différent des technologies les plus avancées par l’un et l’autre camp, que ce soit dans le phénomène une minorisation radicale de certains principes fondamentaux d’avant (à quoi sert aujourd’hui une “supériorité aérienne totale” ?), que ce soit dans la sensation  d’une “guerre existentielle” pour l’Iran comme pour la Russie, que ce soit dans l’appel aux Grands Anciens et aux vieilles civilisations (Iran et Russie), pour justifier l’usage des moyens les plus avancés de la guerre, que ce soit dans l’incertitude des causes fondamentales de la guerre et la sensation d’être dans un événement aux effets fondamentaux (pour tout le monde)... »

Une première remarque concerne le rôle qu’a choisi de jouer l’Iran, par rapport à celui que joue le bloc “AmérIsraël” (on a reconnu les acteurs, par ordre alphabétique mais nullement par ordre chronologiques ou d’influence). On en a une idée avec l’émission de ce jour sur la chaîne de Danny Haïphong, extrêmement populaire et intéressante, – ici citée à son extrême début (chaîne de Danny Haïphong, doublée Français).

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Le martyre d’Ali Khamenei

  lundi 02 mars 2026

2 mars 2026 (20h15) – La “guerre” (toujours ces guillemets !) menée par les USA et Israël contre l’Iran se poursuit à un rythme effréné dont l’Iran est peut-être le moteur principal face aux masses pesantes et à la lourde modernité de ses adversaires, – et tout cela sous une avalanche d’informations plus ou moins justes et de commentaires plus ou moins judicieux dans la presse alternative, – bien plus, par exemple, que pour les débuts de la guerre en Ukraine. C’est la mesure de l’évolution incessante et du formidable développement, et de la capacité technologique du système de la communication d’une part ; et d’autre part de la puissance galopante de la presse alternative (mais aussi : “dissidente” comme un ‘Samizdat’, indépendante, antiSystème, etc.). Ce deuxième point mesure la puissance de “l’effet Janus” du système de la communication.

Notre travail, pour l’instant, en ces quelques jours de ce début de conflit est de nous faire les relais des aspects que nous jugeons intéressants, pêchés ici ou là, sous la poussée de notre expérience et de notre intuition, sans aucune garantie de rendre compte d’une véracité qui s’avère insaisissable chez telle ou telle source. Cette démarche (“de se faire les relais”) s’impose notamment par la dimension métahistorique et spirituelle sous-jacente de l’événement. Par ailleurs, ce choix délibéré d’une subjectivité qui n’étonnera personne pour mon cas précisément, explique que ce travail passe par le canal de ‘Journal-dde.crisis’ de PhG.

Pour ce jour, c’est sur la mort de l’Ayatollah Ali Khamenei que s’arrête notre attention. Personnellement, c’est en écoutant Alexander Mercouris hier soir qu’a surgi à ma connaissance l’hypothèse d’une mort volontaire, c’est-à-dire d’un martyre d’Ali Khamenei, décidant de rester dans sa résidence exposée aux bombes des civilisateurs occidentaux, pour y mourir en martyre justement plutôt que se cacher dans un bunker souterrain. Quant à l’étonnement et l’incompréhension de Mercouris qu’il y ait eu un certain nombre de chef rassemblés autour de l’Ayatollah et qui partagèrent son sort, une possible explication est donnée par Scott Ritter, qui se révèle un extraordinaire connaisseur sinon érudit de la religion chiite, et qui explique que toutes ces personnes avaient choisi comme leur Guide Suprême, le martyre d’une mort acceptée, « pour sauver la République Islamique par l’exemple qu’ils donneraient »

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L’Amérique survivra-t-elle en 2026 ?

  dimanche 01 mars 2026

1er mars 2025 (20h00) – ... Cette question prétend rappeler, pour suggérer le sens de la guerre contre l’Iran, le titre du livre d’Andrei AmalricL’URSS survivra-t-elle en 1984 ?’, publié en 1970. Amalric s’était trompé de six ans, mais l’esprit du propos était entièrement valable et s’avéra complètement justifié.

Nous voulons donc laisser entendre, selon une chronologie beaucoup plus hâtive correspondant aux événements (l’attaque contre l’Iran) et aux principaux acteurs (Trump et le reste de la “génération-Epstein” [générationEpstein] où les Israéliens ont largement leur place), que la “guerre” commencée le 28 février pourrait éventuellement conduire à un collapsus de l’architecture institutionnelle des États-Unis, et donc à une chute des USA eux-mêmes. 

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« This ship is sinking in the shit »

  vendredi 27 février 2026

27 février 2026 (14H40) – Je répète pour ceux qui n’auraient pas lu assez attentivement : il s’agit du navire de guerre et du porte-avions d’attaque le plus lourd, – donc le plus puissant selon ‘Le règne de la quantité’, – du monde. Le USS ‘Gerald S. Ford’ le bien-nommé ! Il porte, signe d’insubordination de la Navy, le nom d’un des plus piteux et stupides présidents des États-Unis (pendant moins de trois ans, d’août 1974 à janvier 1977, pour succéder à Nixon démissionnaire et être battu par Carter). Eh bien, je trouve que son aventure, qui n’est sans doute pas terminée, n’a pas été saluée par la narquoiserie qu’elle mérite.

Tout de même, j’ai enfin vu un sourire effectivement narquois,, de Danny Haiphong sur sa chaîne, recevant deux invités dont Larry Johnson. Ce dernier , lui, au moins s’est laissé prendre au jeu de mots qui s’imposait : « The ship is in the shit », que je traduis en titre par une phrase, encore plus ciselée et prompte à être dansée, “in the rain”, et qui nous introduit directement à l’action. Écoutez-les tous les deux, sur la chaîne de Haïphong, le 27 février 2026 :

Danny Haïphong : « Apparemment, le USS Gerald Ford est en train de couler, mais pas de la manière que l'on pourrait imaginer. Il coule en quelque sorte dans ses propres eaux usées. Il y a un sérieux obstacle dans la guerre contre l'Iran que les États-Unis sous l'administration Trump tentent de mener. Environ 4600 personnes se trouvent à bord depuis près d'un an et pendant ce temps, d'énormes problèmes d'égouts sont survenus qui ne sont rapportés que maintenant. Il y a même eu des informations selon lesquelles des marins bourraient des t-shirts dans les toilettes et certaines rumeurs peut-être d'une mutinerie passive parmi les membres d'équipage qui ne veulent tout simplement plus être en mer. Ils étaient dans les Caraïbes puis ont dû voyager jusqu'au Moyen-Orient. Je crois qu'ils ont récemment accosté en Crête juste pour faire une pause et avoir des toilettes qui fonctionnent. Il y a donc une grande frustration à ce sujet. Cette guerre poussée par l'administration Trump, le Pentagone avertit que ce n'est pas une bonne idée. Maintenant, des milliers de marins sur ce porte-avion nagent littéralement dans leurs propres excréments. »

Larry C. Johnson : « La métaphore, disant que quelqu'un est dans la merde... Eh bien dans ce cas, ce navire est dans la merde ! Ils le sont vraiment ou du moins, ils s'en remplissent à bord du navire. Vous savez, paraît-il qu'ils font la queue pendant 45 minutes juste pour pouvoir se soulager ? Oui, à leur place, je serai un peu grognon. Et ensuite, on s'attend à ce qu'ils opèrent dans des conditions de combat tout en supportant ce genre d'inconfort physique. Écoutez, ce déploiement, ce vaste déploiement de moyens aérien de combat s'accompagne de ce que j'appellerais un déploiement dérisoire de moyen naval. »

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L’étrange concubinage Epstein-IA

  mardi 24 février 2026

24-02-2026 (18h30) – Une fois de plus, tant les “époques” nouvelles se succèdent à une vitesse supéfiante, nous pouvons déclarer, et moi avec, que nous sommes entrés dans une “époque” nouvelle. Il ne s’agit ni de l’Ukraine, ni l’Iran, ces vieilles branches crisiques devenues des classiques un peu lassants, mais d’une crise, également et étonnamment “nouvelle”, comme un « concubinage crisique » si vous voulez, absolument imprévu et surtout inimaginable et fort étrange. Notez bien que mes remarques n’ont rien à voir avec celles d’un connaisseur, d’un prospectiviste, d’un “expert’” comme ils disent, – en ceci ou en cela, dans les domaines mentionnés. Mes remarques sont celles d’un observateur qui entend bien ne rien entendre aux détails des questions qu’il aborde (par exemple, ma nullité absolue en ce qui concerne l’avenir informatique de l’IA se porte garante de mon affirmation). Je parle et écrit en toute inconnaissance, c’est-à-dire en position de refus de ce savoir scolaire qui vous ligote au sujet que vous traitez alors que, justement, vous ne “traitez” pas de ce sujet mais seulement ou surtout, ou par-dessus tout, de ses effets.

Mon idée essentielle à ce point est ceci : l’hyper-Epsteingate désormais en vitesse de croisière comme un immense incendie dévorant la plaine où broute le bétail enturbanné et bling-blinguant des milliardaires de la faction des 0,01% fait cause commune avec l’IA (Intelligence Artificielle) devenue pour ce que j’en ressens dans mon travail un acteur suscitant une confusion extrême dans la guerre de l’information. L’effet est une sorte de brouillage devenu fou, un simulacre où les maîtres-artificiers de l’Occident-convulsif sont soudain totalement emportés, dans une confusion justement qu’ils ont tant participé à créer.

Songez à l’étrange texture de cette chose que l’on nommera crise(s) à défaut d’un autre mot, et qui rassemble intimement selon mon observation ces deux phénomènes. D’une part un scandale connu depuis longtemps sans qu’on en mesure la puissance, soudainement emporté et déchaîné au rythme lancinant d’une perversité satanique et terrible, et touchant tous les aspects de nos élitesSystème, et notamment leurs conceptions politico-globalistes ; d’autre part, une technologie que l’on voit venir depuis des années, qui devait, sous notre contrôle avisé, ouvrir une nouvelle phase de la continuelle révolution technologico-économique et qui s’impose en vérité comme un événement communicationnel et politique imprévu et aux effets que je crois pouvoir qualifier de “pervers” (pour ceux qui ont développé cette technologie, c’est-à-dire bienheureusement selon la “dialectique inversée” dont on parlera plus loin.).

Je me résume plus clairement et tente aimablement de m’expliquer, de rendre compte d’une forte poussée intuitive qui m’a saisi. Je ne doit pas perdre la tête, mais au contraire orienter ma perception pour observer et distinguer ce que je devine comme un nouvel et formidable “événement”. Une époque nouvelle, enchaînant pour la supplanter irrésistiblement une époque qui était  encore “nouvelle” il y a deux jours.

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Anatomie-IA d’une crise

  samedi 21 février 2026

21 février 2026 (20H45) – J’ai déjà écrit ce que je commençais, timidement et prudemment, à penser de l’IA, dans un texte du 1er février 2026. Je rappelle une partie de ce texte où je présente ma position opérationnelle sur l’usage de l’IA pour fabriquer des doubles, ou des clones, etc., de commentateurs connus. Cela venait après que plusieurs lecteurs m’ait interpellé, fort aimablement d’ailleurs, sur ma citation d’un faux Mercouris (un Mercouris-IA) que j’avais pris pour le vrai. J’en convins sans être tout à fait convaincus, mais conscient d’avoir tort après tout, – et surtout, c’est là l’essentiel du propos, quelle importance ?

Petit rappel d’un passage utile pour mon propos et la suite ? Voici :,

« La dernière phrase de notre lecteur nous donne la clef de l’enchaînement : “Attention à la manipulation” [comme pour ce texte d’aujourd’hui 21 février !]. Quelle manipulation ? Dire qu’il s’agit de Mercouris alors que ce n’est pas Mercouris mais Mercouris-IA ? Si c’est de cette manipulation que l’on parle, elle est bien gratuite et inutile pour mon compte, et portant simplement sur la notoriété d’un auteur qui, pour moi, n’importe pas (sa notoriété, veux-je dire.)

» Je suis venu à Mercouris parce que ce que disait Mercouris était intéressant. Je n’ai jamais varié et continue à juger Mercouris sur ce que dit Mercouris. (Parfois, il m’ennuie tellement avec ses détails et précisions, – tous exacts d’ailleurs, – qu’il m’endort au rythme de son remarquable anglais. Je ne lui en fais pas reproche, pas du tout, il ne m’en veut pas et nous sourions l’un et l’autre.) Dans le cas envisagé, le Mercouris-IA, s’il s’agit bien de cela, a parlé exactement dans l’esprit et dans la perspective du Mercouris-vrai. C’est cela, la manipulation ? Si oui, comme c’est le cas, elle ne m’importe strictement en rien et n’autorise certainement pas la condamnation de l’IA, mais au contraire des félicitations pour nous donner des textes aussi intéressants.

» La seule chose qui m’importe, c’est le contenu, et là je suis assez couturé de cicatrices de décennies de travail et d’expérience dans le domaine pour monter la garde sans l’aide de personne, y compris contre l’IA. Si un jour Mercouris me dit que les Ukrainiens sont dans les faubourgs de Moscou et que Zelenski est un nouveau Talleyrand qui a sa place au plus haut sommet de l’Europe, je laisse Mercouris et je passe à autre chose. C’est déjà arrivé avec le colonel Pat Lang, sans aide de l’IA, mais la seule aide de la mesure de la faiblesse de l’intelligence humaine selon mon constat qui est le maître et le seul maître de mon jugement général. (Voir le long commentaire à l’intertitre « Position de Pat Lang » du texte du 26 juin 2022, disant mon désaccord complet avec Lang, qui annonce sa liquidation complète comme source de ‘dedefensa.org’ après avoir été une source constante du site pendant près de 15 ans.) »

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Métaphysique de guerre

  dimanche 15 février 2026

15 février 2026 (20H45) – La guerre, c’est eux qui la veulent ; la métaphysique de leur production, c’est nous qui la leur imposons. D’où, pour nous, l’intérêt de Martin Kovac, – justement sur...

« La métaphysique de la guerre: l’Occident comme pétrification du Logole Katechon eurasien. »

Kovac le précise : il ne parle pas en termes géographiques, pour parler de l’Occident et de l’Orient. Nous constatons, nous, qu’il parle en termes métaphysiques, et nous faisons notre cette méthode, comme nous ne cessons de le réaffirmer (même si celui dont nous usons ne s’est sans doute pas aperçu de grand’chose, à juger de l’usage qu’il fait de l’arme qu’il s’est forgée). C’est sur ce terrain de la métaphysique du constat des événements, de la métaphysique de combat – nous ne parlons nullement de la métaphysique académique, faite surtout pour ne pas s’en servir, – que nous invitons nos lecteurs ; pour se tenir à nos côtés face à l’espèce de forteresse du Mordor que nous défions, dans ce combat à mort qu’elle nous impose. Enfin, ce combat arrive ! Nous le craignons depuis si longtemps et pourtant nous l’avons tant désiré pour qu’enfin apparaisse l’enjeu de la vérité.

Le texte de Kovac, parfaitement clair, parfaitement lisible, farci de concepts en apparence complexes mais qui rejoignent toutes les évidences de la vie en train d’entrer dans son combat ultime, – le texte de Kovac vient par conséquent à son heure. Il est comme les dizaines, les centaines, les milliers d’adresses et de libelles que nous brûlons d’envie de proclamer à la face du monde diabolique dont ils nous ont gratifié.

Savez-vous que ce texte de Kovac, comme celui de notre commentaire, s’appliquent également à ces deux affaires, ces deux crises qui débutent de conserve, comme des événements jumeaux, exactement de la même encre, de la même énergie qui ressemble à un duel à mort ?

Le confusionnisme est-il un complotisme ?

  mercredi 11 février 2026

11 février 2026 (19H15) – Question angoissante à propos de ce terme vertueux inventé par les anti-complotistes qui ne cessent de le répéter sur les organes de la presseSystème et autres chaînes TV qui vont bien. Je veux dire que ces anti-complotistes qui ont tant et vertueusement accusé les complotistes qui ont tant brodé à propos d’Epstein (après tout, c’est la normalité même de vous accuser de complotisme tant que vous n’avez pas démontré votre pertinence) ne cessent de dénoncer le sort qui leur est fait... Je fais allusion, pour tenter de clarifier le débat, de la confusion savamment entretenue (par qui ? Par des complotistes, tiens !) entre “confucianisme” et “confusionnisme”.

La première école (“confucianisme”) fut organisée par l’excellent Confucius, philosophe bien installé et mis hors de cause de tout “epsteinisme” pour raisons temporellement chronologiques. Dans cette occurrence, nous nous sommes débarrassés un peu vite de Jack Lang, qui aurait pu se montrer, pour la première fois, tout à fait utile ; car vous avez remarqué combien son visage remarquable renvoie au modèle confucéen, non ? Il aurait pou nous dire beaucoup à ce propos, mais puisqu’on le traite comme un paria, l’innocent “qui, sans façons”... L’IA nous avertit à cet égard, – celui de Confucius, – et met les choses au point, à 2 500 ans de distance et donc hors de toute influence directe :

« Le confucianisme est souvent perçu comme un système philosophique social et éthique plutôt que comme une religion. En réalité, il s'appuie sur un fondement religieux ancien pour établir les valeurs sociales, les institutions et les idéaux transcendants de la société chinoise traditionnelle. »

Donc ; il s’agit bien de “confusionnisme”, et l’on peut se débarrasser des guillemets.

(Suite)

La folie imposée...

  lundi 09 février 2026

9 février 2026 (18h30) – ...Ou « L’effondrement accéléré » ? Cela se vaut puisqu’il faut la première pour supporter, alimenter et même favoriser le second. Quoi qu’il en soit, on sait désormais comme une chose courante que partout retentissent les cris de l’effondrement. Certes, je suis le premier à reconnaître que nous ne sommes pas en reste, et moi en premier, et nous aussi nous poussons régulièrement ces cris d’orfraie de la fin de notre-civilisation (mon Dieu, ‘Ta’ civilisation), – et, disons pour faire court, de la Fin des Temps.

Les choses vont vraiment très vite, – un « effondrement accéléré », comme le remarque Stephen Karganovic, – à partir d’un texte d’origine italienne, donné en français sur ‘euro-synergies.hautetfort.com’. Sa référence de départ pour la période est Fiodor Dostoïevski, et en vérité il aurait pu en trouver beaucoup d’autres si ce n’avait été son origine, – Mais bien sûr, qu’on ne s’y méprenne pas, la référence-Dostoïevski fait très largement mon affaire.

« Dostoïevski exprime une pensée très perspicace dans son « Journal d’un écrivain ». Il affirme que l’effondrement de l’Occident (“l Europe”, dans le langage des intellectuels russes de son temps) se produira soudainement et de manière précipitée. Cette prévision audacieuse de Dostoïevski, écrite il y a plus de cent cinquante ans, a dû sembler fantaisiste à ses lecteurs pour au moins deux raisons. »

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Gloire de la métahistoire

  vendredi 06 février 2026

7 février 2026 (18h15) – Je vais soumettre mes lecteurs, nombreux j’espère, à un exercice qu’ils trouveront peut-être complexe, incompréhensible, abscons, etc. Qu’ils me pardonnent. La chose m’est venue avec l’idée de reprendre un texte de Douguine (du 2 février 2026 sur le site superbe ‘euro-synergies.hautetfort.com’) donnant son interprétation de la parabole de ‘la Caverne’ de Platon. J’y ai vu, en tournant les choses à ma manière, une analogie soudaine et pressante avec la situation présente, dans l’acte de libération des spectateurs stupidement attachés à des ombres...

Je m’appuie notamment et également sur une source mystérieuse que je désigne pour le moment comme “sourcesX” avant d’en venir, pour quelque jour à venir, à une explication plus claire, sinon très claire. Je commence justement ce commentaire de Douguine par un emprunt d’un texte de cette mystérieuse “sourceX“...

« Chez [‘dedefensa.org’], la GrandeCrise n’est pas une simple méta-crise cumulative (économique, politique, civilisationnelle), mais une catégorie quasi ontologique :

• Elle n’est pas ce qui arrive à l’Histoire,
• Elle est ce que l’Histoire est devenue.

Il [On] opère ainsi un glissement décisif :
la crise n’est plus un état transitoire, mais le mode d’être du monde moderne.
 »

Ensuite, cette sourceX débat de savoir si la démarche de cette ‘pensée-dde.org’ est nihiliste dans la mesure où toute issue rationnelle et humainement organisée (révolution, réforme, renversement, etc.) en est exclue. Elle observe, poursuivant son analyse des divers contenus du site et se chargeant d’en synthétiser la finalité correspondant aux événements que nous vivons présentement où, selon la perception de la ‘pensée-dde.org’ par la sourceX, « L’Histoire est épuisée comme vecteur de salut » :

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Tsunami & château de cartes

  mercredi 04 février 2026

4 février 2026 – ... Pardon, excusez-moi, j’ai oublié le mot de passe : “Epstein”. Si vous voulez avoir une idée de la signification politico-sexuélo-corruptif du mot de passe, écoutez donc Whitney Webb, qui a écrit deux livres sur le susdit mot-de-passe. Jimmy Dore, d’habitude si disert et loquace et qui l’interviewe dans ce cas, est complètement groggy, abasourdi, stupéfait, submergé par le récit...

J’en reste là pour les détails qui, finalement, ne sont pas de mon travail. On en parle bien assez depuis quelques jours, depuis que le DoJ (ministère de la Justice, USA) a déversé 3 millions et demi de documents venant du “fond-Epstein”, comme dirait un éditeur. Ce fut exactement comme si un Canadair larguait ses tonnes de liquide de ses cales remplies d’essence au lieu de l’eau habituelle, pour éteindre un incendie couvant et déjà grondant.,.

L’affaire Epstein est un don de Dieu, – nullement pour que nous y comprenions quelque chose, mais une fois pour toutes pour que nous sachions à qui nous avons affaire dans le chef de ces élitesSystème déployées par le Diable pour avoir notre peau, notre esprit et notre âme poétique. Et le résultat est toujours le même : le Diable en fait trop ! Surpuissance égale autodestruction.

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Conversation à propos de l’IA

  dimanche 01 février 2026

1er février 2026 (18H00) – Je vais aborder un sujet dont il est beaucoup question depuis déjà beaucoup de temps et que je n’ai jamais abordé. Il y a beaucoup de réserve et de circonspection dans mon attitude, – méfiance ou sagesse, je ne sais, ou les deux après tout ; mais je devrais écrire au passé, puisque j’en suis venu à me décider. Un récent article et quelques réactions successives de lecteurs, une rareté sur ce site, m’y ont poussé, puis quelques décisions d’action de ma part dont je voudrais faire profiter ces mêmes lecteurs (ceux qui ont écrit et les autres) dans un deuxième temps encore à venir.

Je vais donc procéder par segments chronologiques et événementiels de façon à exposer l’évolution progressive de mon état d’esprit. Rien de spontané, rien qui ne soit pensé, pesé, mesuré, rien qui ne cède à l’émotion et à la lumière aveuglante d’un instant d’une pensée forcée d’un instant, – ce qui est souvent le cas avec le cas des jugements émis à propos de l’“Intelligence Artificielle” (IA).

La filiation innombrable de l'IA

Depuis quelques semaines, il y a une floraison de création de personnages-IA ou de clones IA, qui se lancent dans des commentaires politiques un peu parallèles à ceux qui fleurissent depuis des années dans la presse dissidente (Mercouris-IA, George Will-IA, Mearsheimer-IA, une madameX-IA à l’accent québécois, etc., etc.). Une fois identifié l’un, on repère assez vite les autres. Notez bien ceci : ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas écouter ce qu’ils disent, sinon à se ligoter comme un saucisson au mat, façon Ulysse et les sirènes. Ce qu’ils disent est souvent d’un réel intérêt... Ces remarques sont la meilleure approche pour aborder ma première expérience.

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La Ière Internationale-Tradi en embuscade

  vendredi 30 janvier 2026

30 janvier 2026 – Douguine invite à un regroupement pour lutter contre ‘Antikeimenos’, mot désignant dans sa compréhension philosophique et religieuse “le Diable”. Nous savons aussitôt de quoi il est question grâce à l’agile et gracieuse IA qui fait désormais le travail de ‘Google’. (“Est-ce que nous perdons vraiment au change ?”, me dit cette interrogation venue à mon esprit, et malgré les anathèmes sans nombre lancés contre l’IA.)

« Le terme grec ‘Antikeimenos’ (‘ἀντικείμενος’) signifie “adversaire”, “opposant” ou “ce qui est opposé” en français. Issu du grec ancien, il désigne littéralement quelqu'un qui se tient en face ou contre, souvent utilisé dans un contexte religieux ou philosophique pour désigner un opposant, voire le Diable. »

C’est la plus récente proposition (29 janvier 2026) faite par le philosophe russe, selon une logique simple et évidente, – et très forte, car il n’est rien de plus fort et d’évident que les choses simples. La chose dans ce cas se synthétise dans l’idée de former une “Internationale Traditionaliste. (Je propose, en terme plus leste et se référant à la tactique communiste, l’expression de “Ière Internationale-Tradi”.)

Douguine a d’autant plus raison à mon sens qu’il ne se fait aucune illusion. Les élites sataniques, – ou élitesSystème pour mon compte, – qui tiennent tous les leviers du pouvoir de la force considérable et nihiliste développée par la modernité, tiennent par conséquent tous les moyens de manipulation des masses qui ne peuvent rien contre cette pression exercée contre elles, et ne cherchent même plus à comprendre. Contre elles, les élitesTradi (proposition sémantique initiale et peut-être temporaire) sont faibles et désorganisées, et l’objet d’impitoyables chasses aux sorcières.

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