Analyse, c'est un sujet développé plus en profondeur. Ce sont aussi des articles publiés par nous dans d'autres supports. Ce sont enfin des contributeurs extérieurs que nous accueillons sur notre site, y compris des contributeurs en anglais.

Notes sur la “faiblesse” de Poutine    05/09/2016

• Dans ces Notes d’analyse, l’expression “faiblesse de Poutine” est prise comme symbolique d’une problématique nouvelle à partir d’une polémique feutrée qui s’est déroulée à la fin du mois d’août, concernant la politique russe en Syrie et vis-à-vis de la Turquie. • Le même propos nous conduira jusqu’au G20 qui se tient en Chine, et qui doit adouber, – une fois de plus d’ailleurs, car on n’en finit pas de le faire et on se demande pour quoi faire, – l’“hyperpuissance” chinoise dont certains jugeraient qu’elle pourrait port bien remplacer celle des USA. • Le moment est propice certes, alors que les USA s’enfoncent dans le plus prodigieux imbroglio politique et de communication qu’ait jamais produit ce système (celui de l’américanisme) : la catastrophe américaniste est aussi exceptionnaliste que prétend l’être cette “nation” sans égale dans l’histoire du monde. • Dont acte.  • Les héros de cet épisode délicat que nous tentons de décrire sont pour la première fois les seuls antiSystème, dont nous jugeons qu’ils se trouvent à une sorte de “croisée des chemins” : il leur faut commencer à apprendre à distinguer ce qui, dans leurs choix divers, se termine en acte véritablement antiSystème ou se trouve retourné en acte objectivement favorable au Système. • En d’autres mots très simples, il n’est plus si simple aujourd’hui d’être antiSystème car il ne suffit plus de dire “Système, je te hais”, car il faut savoir apprendre désormais ce qu’est vraiment le Système. • Le Diable est maître dans l’art du simulacre.

Notes sur la transversale 2016-1860    24/08/2016

• Il ne fait aucun doute, nous le redisons comme nous le redirons encore, que ces élections présidentielles USA-2016 sont l’événement le plus formidable et le plus sensationnel de l’année 2016, et peut-être même des 6-8 dernières années, depuis la crise de Wall Street de 2008 et le “printemps arabe” de 2010, et peut-être même depuis 9/11, et peut-être tout simplement l’événement le plus important du XXIème siècle avec en jeu la stabilité de notre civilisation devenue contre-civilisation. • Tout le reste, pour l’instant, en dépend et doit être considéré à la lumière que projette cette élection désormais, et aux perspectives qu’elle autorise à explorer. • Dans cette analyse, nous étudions l’évolution à la fois des soutiens de l’un et l’autre candidat, et aussi l’évolution des thèmes de la campagne autour desquels (duquel) ils s’affrontent. • Derrière l’apparition grotesque dans les arguments de campagne de référence à la Russie-URSS, à l’ex-KGB (Poutine), au communisme, etc., se profile effectivement le thème central et fondamental de l’évolution de la postmodernité qui emprunte nombre de ses aspects à l’égalitarisme révolutionnaire dont la marxisme fit la promotion, et qui suscite aux USA des réactions hostiles de plus en plus affirmées. • Nous envisageons aussi le cas très opérationnel de l’après-8 novembre : et si le perdant refuse de reconnaître la légitimité de l’élection du vainqueur ? • Il y a dans tout cela, tous les éléments pour que, selon certaines circonstances et selon certaines dynamique, éclate au grand jour rien de moins que la crise ultime et terminale de notre civilisation (contre-civilisation).

Notes sur le “coup d’Hamadan”    18/08/2016

• Depuis le début de la semaine, les Russes opèrent à partir d’une base iranienne (Noji), près de la ville d’Hamadan, dans le Nord-Ouest du pays, à bonne portée de la Syrie où les bombardiers Tu-22M3 de l’aviation stratégique russe vont pouvoir intervenir dans les meilleures conditions (distance réduite à franchir, donc rapidité d'intervention, emport offensif augmenté, etc.). • Cette affaire acte un premier fait fondamental : l’alliance stratégique entre la Russie et l’Iran passe d'une façon tonitruante au stade opérationnel ouvert. • Les Russes ont réussi avec le régime islamiste iranien, en respectant absolument la souveraineté iranienne, ce que les USA et leur richissime CIA n’ont jamais réussi pendant un quart de siècle de manipulation de la marionnette nommée-shah. • Un résultat annexe de cet aspect, qui n’est pas indifférent, est qu’avec cette installation des Russes, l’espace aérien iranien devient quasiment inviolable car une attaque contre l’Iran impliquerait la Russie, ce qui est un risque considérable. • Un second aspect est encore plus fondamental s’il est considéré symboliquement : c’est le déploiement de forces stratégiques russes (à capacités nucléaires éventuelles, bien entendu, mais là n’est plus le problème) dans des bases hors de l’“espace national” russe où elles restèrent confinées durant la Guerre froide. • Cet acte rompt une règle stratégique implicite du temps de la Guerre froide, entre la superpuissance stratégique nucléaire maritime (les USA) et la superpuissance stratégique nucléaire continentale (la Russie, ex-URSS). • C’est notamment l’absurde politique-Système nihiliste du bloc-BAO qui a permis cela.

Notes sur un “American chaos”    05/08/2016

• Objectivement considérés et hors des considérations-Système, les deux candidats des présidentielles USA-2016 sont psychologiquement proches des cas pathologiques. • C’est une situation inédite qui mérite d’être exposée et éventuellement explorée. • C’est une situation qui nous avertit de nos limites ontologiques, dans le cadre du système politique qui nous régit, et qui nous signale que ces limites ontologiques ont peut-être été atteintes parce que les conditions mêmes qu’imposent le Système et les réactions antiSystème qu’engendrent ces conditions conduisent la pratique politique à favoriser les “cas pathologiques”. • Bien entendu, il n’y a pas un pays, un système (système de l’américanisme) au monde, dans une atmosphère de la communication elle-même proche de la pathologie collective, qui soit plus propice à cette situation que les USA. • Ainsi peut-on mieux expliquer que les présidentielles USA-2016 se soit brusquement transformées en une crise majeure et paroxystique des USA eux-mêmes, et que les USA soient ainsi devenus le centre bouillonnant de la Grande Crise qu’ils ont tant œuvré à susciter partout ailleurs dans le monde. • L’“œil du cyclone” se retrouve dans l’outil principal de la création du cyclone. • On comprend qu’à côté de cela, les avatars et les destins des personnages concernés (Clinton & Trump) soient d’une importance mineure, – sauf dans leur rôle d’outils, de carburants principaux de la crise, où ils tiennent au contraire un rôle essentiel.

Notes sur nos stupeurs & tremblements    23/07/2016

• Trump est officiellement le candidat du parti républicain, l’aile droite du “Parti Unique” de Washington D.C. • Il est le candidat désigné sans vraiment avoir fait de concessions, ce qui est une situation proprement stupéfiante pour ceux qui ont encore dans les oreilles les sarcasmes des plumes les plus huppées de notre contre-civilisation à l’encontre du clown devenu bouffon, ou l’inverse. • Une catastrophe ne venant jamais seule, à côté de celle de sa désignation où il a mis le parti dans sa poche et projeté Ted Cruz dans le rôle du méchant, il y a celle de l’interview qu’il a donnée au New York Times. • Trump parle de ses conceptions de politique étrangère et il n’a pas manqué de provoquer des tempêtes extraordinaires de hargne et de fureur, et dont il n’a pas trop l’air de prendre ombrage. • Il faut dire que les zombies-Système démarrent au quart de tour. • Il suffit que The Donald évoque la possibilité qu’il ne garantirait pas, une fois président, la solidarité totale et inconditionnelle des USA pout tout pays de l’OTAN engagé dans on ne sait quelle aventure, il suffit qu’il réclame leur cotisation à ceux qui tardent à payer, pour qu’on crie à une telle abomination qu’on croit que Trump élu, ce sera Poutine trônant à la Maison-Blanche. • Il y a quelques autres gâteries et bombes à retardement pour ces derniers jours et pour les jours prochains : bref, d’ici le 8 novembre, on ne s’ennuiera pas, et encore plus après peut-être bien...

Notes sur la communication-bouffe    04/07/2016

• Deux affaires nous occupent dans ces Notes d’Analyse, dont on pourrait croire qu’elles ont peu de rapport entre elles et dont pourtant nous croyons qu’elles ont au contraire tout ce qui importe pour qu’elles fusionnent en une seule réflexion. •  D’une part, nous parlons des dernières péripéties du scandale emailgate, avec l’audition par le FBI d’Hillary Clinton, à sa demande, le 2 juillet. • Clinton se trouve dans une phase critique, après une rencontre “secrète” entre son mari et la Secrétaire à la Justice, mais l’avis général des “experts” est qu’elle ne sera pas inculpée... • Elle joue dans l’élection US un rôle fondamental de publiciste de la corruption du Système. • D’autre part, nous parlons de la “fuite” par “hacking” de la correspondance par e-mail du général Breedlove, SACEUR de l’OTAN qui joua un rôle de publiciste tout aussi fondamental, dans le sens belliciste, durant la phase de grande tension de la crise ukrainienne. • Le lien entre les deux affaires que nous faisons est celui de l’emploi de la communication à l’ère de l’internet, c’est-à-dire des e-mails que des hackers peuvent aisément intercepter exposer au public à l’heure où le Système tente de tenir secrète son activité “occulte” de communication. • Ainsi sont exposés à la fois le monde irréel du Système, sa corruption absolue, enfin le caractère grotesque et bouffon de ses acteurs. • Ainsi la communication devient-elle communication-bouffe...

Notes sur Le Désert des Tartares    28/06/2016

• Ce n’est pas que Buzzati soit le président de l’UE (dommage), mais le titre de son livre convient à merveille à une situation, dite du Brexit, où le Système, qui se juge attaqué de toutes parts par des forces impies, n’est capable pour se défendre que de formidables et gigantesques gesticulations accouchant finalement d’un “rien”, exactement comme les Tartares, ou les Barbares, qu’attendait le lieutenant Drago. • Face au Brexit qui n’est pourtant pas une attaque nucléaire, le Système réagit dans un tel désordre, une telle confusion, un tel étalage d’impuissance érigée en surpuissance, qu’il nous oblige à mesurer l’extraordinaire rapidité de la transmutation de sa surpuissance en autodestruction qui s’est déroulée durant les quelques dernières années (mesurez la différence entre l’UE arrogante face à Ianoukovitch en novembre 2013, et l’UE face au Brexit). • Dans ces Notes d’Analyse, nous voyons défiler des évènements que notre communication elle-même rend incohérents, des déclarations, des prises de position qui sont hors de toute logique et de toute cohérence. • Nous n’avons plus affaire à une actualité, à une situation politique en développement, mais à un récit épique qui nous place face à l’événement le plus considérable qui ne peut se constituer dans toute sa cohérence que parce qu’il représente la chute d’une civilisation (notre contre-civilisation). • Nous vivons donc, regardons, évaluons en “temps réel”, comme hors des contraintes du Temps, la chute de l’effondrement du Système.

Notes sur notre Sympathy for the Devil    16/06/2016

• Ce qui se passe entre la Russie et Israël est un événement d’une extrême importance, qu’il s’agit impérativement de juger hors de tous les principes moraux et de tous les emportements idéologiques qui souvent influent sur le jugement d’une manière à notre sens trompeuse, pour tenter de le lier aux outils essentiels de référence que sont les principes dominant et gouvernant le rangement du monde. • La visite de Netanyahou à Moscou a montré effectivement une proximité entre la Russie et Israël qui peut avoir des effets stratégiques fondamentaux dans la région et hors de la région. • Il est intéressant de noter qu’un fait principiel joue un rôle important dans cet événement : la présence de plus d’un million de juifs d’origine russe devenus Israéliens, et qui n’ont pas oublié leur origine russe, et qui se sentent encore en partie Russes, tout en étant juifs et Israéliens. • Mais au-delà de tous ces constats déjà fort importants, il importe d’élargir et de grandir notre propos en précisant que nous ne prétendons en aucun cas présenter une nouvelle situation géopolitique potentielle, encore moins idéologique. • Notre propos est de faire entrer ce possible bouleversement dans le chaos-nouveau qui secoue le monde, désormais sans le moindre frein depuis le début de 2014. • Autrement dit, le schéma que nous présentons n’est rien d’autre, et rien de moins, qu’un des éléments de l’événement formidable de l’effondrement du Système.

Notes sur un récit (presque) ultime    18/05/2016

• Il s’agit ici d’une reprise qui se veut assez complète des éléments fondamentaux de ce que nous nommons la Grande Crise Générale d’effondrement du Système, éléments actuellement en cours, opérationnels, difficiles à identifier et pourtant réellement actifs. • Il est question de la candidature de Trump et du personnage qu’il représente, de la situation en Syrie avec des prolongements inattendus, de la situation de Poutine qui est brusquement pressé par son aile droite (militaires et nationalistes-souverainistes) pour trop céder à la faction bellicistes US & associés, des possibilités de bouleversements révolutionnaires immédiats si Trump est élu. • C’est dire s’il y a dans tout cela bien plus de spéculations que de vérités-de-situation, qu’il n’y a même que de la spéculation et rien d’autre. • Il nous est impossible de procéder différemment car la situation nous y oblige, dans cette années 2016 qui s’avère comme une année-clef, sinon l’année décisive de la crise de civilisation très profonde et catastrophique à laquelle nous sommes confrontés. • On ne trouvera donc aucune certitude là-dedans sinon celle que nous répétons depuis quelques temps : nous sommes passés du désordre au “chaos-nouveau”, dont on sait qu’il recèle tous les désordres, mais aussi tous les éléments qui, s’ils étaient rangés dans un certain ordre, amorceraient une restructuration capitale vers une situation tout à fait différente, post-civilisationnelle (hors de notre contre-civilisation).

Notes sur quelques embruns dans la Baltique    28/04/2016

• Il y a une quinzaine de jours, pendant deux jours d’affilé, il y a eu une série d’“incidents” entre la frégate de l’US Navy USS Donald Cook et des Su-24 russes venus en voisins, puisque tout cela se passait à une centaine de kilomètres de la base navale de Kaliningrad. • Le côté US a été affreusement marqué par l’“incident”, tandis que le côté russe laisse montrer que la chose est le produit de son exaspération de voir se multiplier manœuvres et patrouilles du bloc-BAO exerçant une provocation constante sur les frontières et espaces russes. • L’“incident” est un événement parmi d’autres d’un climat de tension qui ne cesse de s’affirmer, de se renforcer, de se structurer, avec le risque d’un conflit dont les Russes continuent à penser qu’il serait complètement “inutile”. • Néanmoins, si les choses se poursuivent à ce rythme, la tension elle-même, et les “incidents”, vont finir par donner une “utilité”, sinon une nécessité à un conflit. • Tout cela est à mettre en parfaite adéquation avec le passage que nous avons identifié d’une situation de désordre à une situation de chaos. • Nous jetons un coup d’œil sur cette situation qui recèle constamment, depuis au moins trois ans, le risque d’une confrontation au plus haut niveau sans que notre vie courante et notre pensée habituelle en soient notablement affectées.

Notes sur “mon royaume pour 28-pages”    18/04/2016

• Dans deux jours, Obama entame sa quatrième visite en Arabie (un record pour une président des USA, et un record qui en dit long) : le lendemain, jeudi, grande journée d’entretien. • De quoi parlera-t-on ? De quelque chose qui n’était pas au programme il y a un mois de cela... • On parlera des fameuses 28-pages du rapport du gouvernement US de 2002 sur 9/11 restées classifiées, qu’un fort courant de communication à Washington, relayé désormais par des forces politiques solides, veut voir déclassifiées. • En même temps, le Congrès a fait progresser un projet de loi qui permettrait de saisir les biens et avoirs de gouvernements étrangers soutenant directement les organisations terroristes, ce qui constitue une menace directe contre les avoirs saoudiens et les diverses fortunes des extrêmement-nombreux princes saoudiens. • La combinaison des deux choses effraie, pour ne pas dire panique le gouvernement saoudien, qui a menacé mezzo voce mais très sérieusement de réaliser ses $750 milliards de bons du Trésor US pour replacer cet argent hors des Etatts-Unis. • Il est facile de comprendre que ce sont les relations entre les USA et l’Arabie qui sont en jeu. • Dans cette nouvelle crise, il faut mettre en évidence le rôle considérable que jouent les 28-pages parce qu’elles remettent dans le champ actif de la communication une dynamique révisionniste du mythe de 9/11.

Notes sur l’hypothèse-Iskander    13/04/2016

• Il s’agit de tracer ici un tableau général de la situation crisique paroxystique que nous traversons en nous concentrant sur les deux principales forces en présence aptes à représenter, du fait des circonstances et de leurs caractères, le Système et l’antiSystème. • Il s’agit donc de la situation des USA avec ses possibilités actuelles de considérables désordres d’une part, et de l’attitude de la Russie face à la situation des USA d’autre part. • Nous développons l’hypothèse, qui nous paraît désormais évidente, que la Russie poursuit un programme très efficace d’armement (ou de réarmement) qui la placerait dans une position très favorable face aux USA dont les forces armées sont en plein déclin, en cas de conflit. • Pourquoi cette analyse ? Parce que, à notre sens, la Russie sent qu’elle parvient à une échéance, que l’élection US peut déboucher sur une décision qui conduirait à une situation qui engendrerait nécessairement, selon l’analyse russe, un conflit avec les USA. • D’un autre côté, il existe désormais des possibilités très sérieuses que l’élection US aboutisse à des situations inédites, tant par la personnalité de l’élu, tant par la situation créé par l’élection, tant par la possibilité d’un blocage du processus institutionnel : un tel prolongement conduirait à l’apparition d’une énigme fondamentale dans la situation du monde et changerait évidemment à mesure l’attitude de la Russie. • Mais nous serions déjà bien au-delà : nous serions devant l’hypothèse suprême de l’effondrement du Système.

Notes sur une note d’Hillary Clinton    24/03/2016

• D’une certaine façon, on pourrait dire d’Hillary Clinton qu’elle est une “femme couverte d’e-mails”, tant sa célébrité passe, aujourd’hui, par sa correspondance prolifique qu’elle eut le tort, durant ses quatre années à la tête de la diplomatie des USA, de faire passer pour la plus grande partie par son serveur personnel, non cryptée selon les normes du secret du gouvernement et de la sécurité nationale. • Parmi les milliers, sinon les dizaines de milliers de messages électroniques investigués par le FBI, une partie importante a été déclassifiée et est tombée dans le domaine juridique du Freedom of Information Act. • WikiLeaks a obtenu copie d’un certain nombre substantiel d’entre eux et les a aussitôt diffusés sur internet. • L’un des plus intéressants (de la fin du printemps 2012) a déjà été repéré par divers sites, et c’est celui-là auquel nous nous attachons : il s’agit d’une longue note détaillant la stratégie clintonienne pour faire tomber Assad, isoler l’Iran, étouffer le Hezbollah et transformer le Moyen-Orient en un oasis de paix et de stabilité. • Le détail de ce texte permet de faire des remarques intéressantes, encore plus sur la psychologie de la Secrétaire d’État devenue candidate que sur sa pensée elle-même. • L’ensemble laisse augurer une présidence absolument explosive si Clinton était élue.

Notes sur LA crise d'identité    19/03/2016

• Nous n’en finissons pas de vaticiner et de méditer sur la situation de l’Amérique, parce que cette situation représente la crise la plus grave de la séquence métahistorique que nous vivons, et aussi la plus grave de l’au-delà de cette séquence. • Cette fois, nous explorons les causes et le cheminement de ce qui a conduit à la crise actuelle, et nous choisissons, au départ, l’année 1992 et les émeutes de Los Angeles, deux mois après que William Pfaff ait signalé dans un article que les États-Unis étaient entrée dans la plus grave crise d’identité de son histoire. • Pour nous, cette crise, qui existait dès l’origine de la Grande République, n’a cessé de maturer depuis 1992, montrant parfois le bout de son nez à telle ou telle occasion... • Notre idée est alors que l’actuelle campagne présidentielle est l’occurrence la plus importante, la plus puissante, la plus durable, peut-être l’occurrence décisive pour que cette crise de l’identité américaine se réalise dans toute sa puissance, menaçant le pays lui-même bien entendu, mais aussi le Système et le reste. • A cette occasion, nous réinterprétons certains aspects de l’histoire de l’américanisme depuis 1992, et faisons de l’offensive belliciste et expansionniste de soi-disant “conquête du monde” depuis 1999-2001, une ultime tentative pour éviter la Grande Crise.

Notes sur un torrent diluvien    03/03/2016

• ... Par “torrent diluvien”, nous entendons ce formidable flux de communication, irrésistible, énorme comme un tsunami jailli des profondeurs improbables d’une situation qu’il semblait impossible de susciter, – seules les images de phénomènes formidables de la nature semblent correspondre. • Ce torrent diluvien” de communication ponctue, souligne, commente, encourage, applaudit le parcours de Donald Trump. • Par “torrent diluvien”, nous entendons aussi désigner un événement qui est gros de possibilités extraordinaires sinon eschatologiques, car qui fait trembler le pouvoir du système de l’américanisme fait trembler le monde soumis au Système, et par conséquent le Système lui-même. • La rapidité des évènements, de la diffusion d’une psychologie d’insurrection, avec les effets immédiats multiplicateurs à cause du système de la communication, font penser qu’on se trouve peut-être devant la formule rendant à nouveau possible une véritable révolution qui ne pourrait être qu’antiSystème. • L’homme (Trump), même s’il en est le symbole, n’y a qu’une importance d’outil, de détonateur, tandis qu’une psychologie collective l’y pousse ; mais ce sont les évènements eux-mêmes, nés de forces supérieures, qui conduisent le bal et connaissent le programme.

Notes sur la Grande Dissolution    23/02/2016

• Nous sommes dans un temps où aucun événement spécifique, aucune événement crisique ne peut être rationnellement embrassé, encore moins compris, sans référence essentielle sinon exclusive à l’ensemble des crises en cours (ce qui forme ce que nous nommons “la Grande Crise”). • D’où la nécessité régulière d’une “revue de détails” reprenant les connexions à ces “détails” et renvoyant à l’élément unificateur (“la Grande Crise”). • C’est selon cette méthodologie que ces Notes d’analyse abordent divers événements en cours pour les lier entre eux. • De la crise dite-Syrie II, qui constitue elle-même un cadre essentiel à nombre d’autres crises à l’interview de Maria Zakharova, auquel nous attachons une importance considérable. • Certes, les “détails” sont eux-mêmes d’une importance considérables, mais ils restent “détails” par rapport à l’immensité absolue de la Grande Crise (comme Zakharova elle-même le dit). • D’autres sujets (“détails”) sont abordés, comme le désordre extraordinaire de la situation syrienne, la crise des “migrants-réfugiés”, la panique de l’Europe, la situation soudain extraordinaire des USA et les liens possibles entre Poutine et Trump, la “guerre de communication civile”... • Il s’agit d’une évolution qui se définit comme une “dissolution”, sur les ruines d’une déstructuration qui est la toile de fond dynamique et déjà en cours depuis de nombreuses années, et toujours en action.

Notes en plus sur “le Système”    19/01/2016

• L’interrogation d’un de nos lecteurs à propos de l’usage que nous faisons du concept de “le Système” (identifié précisément comme une entité spécifique et majusculé) nous conduit à introduire une nouvelle fois une démarche d’explication de notre conception générale de la chose. • Il s’agit bien entendu d’une démarche essentielle et il ne fait guère d’importance que de nombreux éléments, et notamment des citations et des reprises importantes, pourraient sembler constituer une sorte de “répétition”. • En vérité, on ne peut parler de “répétition” dans un problème de cette sorte, comme si l’explication déjà complètement identifiée ne pouvait être que répétée : parce que l’“explication” (terme très incertain et inapproprié mais il n’y en a pas d’autre) est en constant développement et ne peut jamais être considérée comme achevée dans le cadre intellectuel/spirituel où nous évoluons. • On trouvera dans ces Notes qui renvoient nécessairement à nos analyses courates des reprises de textes ou des portions de textes déjà publiés ou remis à jour qui, nous l’espérons, seront éclairées d’une lumière différente.

Notes sur le silence du Système    15/01/2016

• Si nous nous attachons au cas américaniste, cela ne signifie nullement que nous en fassions une spécificité : ce cas reste exemplaire, sinon inspirateur de ce qui se passe dans le bloc-BAO. • Par ailleurs, il est et doit sûrement constituer un cas absolument extrême puisque parti de rien (une stricte normalité-Système de la perspective des présidentielles jusqu’au printemps 2015), il débouche neuf mois plus tard sur une incertitude générale où le courant anti-establishment (antiSystème) a largement le dessus. • Par conséquent, les présidentielles-2016 aux USA présentent un cas exceptionnel et sans précédent, y compris dans la manière dont la presse-Système s’emploie à n’en pas trop rendre compte. (Autocensurera-t-on un jour proche la nouvelle de l’élection du [de la] nouveau [nouvelle] président[e], et le nom de l’élu[e] ?) • Bref, le cas américaniste est exemplaire et novateur, mais il n’est pas unique et il est et sera imité. • On doit considérer qu’il renvoie au Système lui-même, et à une puissante mécanique de surpuissance-autodestruction qui, après avoir achevé un travail général de déstructuration, se trouve dans une logique de dissolution de lui-même. • Et le Système se demande silencieusement s’il a choisi ses bons serviteurs...

Notes sur le pouvoir-Système bloqué    22/12/2015

• L’une des observations constantes dans nos analyses, c’est la situation à la fois d’impuissance et de paralysie du pouvoir washingtonien et américaniste, jusqu’à nous faire baptiser la fameuse “hyperpuissance” US de l’expression d’“hyperimpuissance”. • Un témoignage remarquable de cette situation se trouve dans une importante interview, la première depuis sa démission de novembre 2014-février 2015 du secrétaire à la défense Chuck Hagel. • En décrivant le sort épouvantable qui fut le sien durant ses deux années de direction du Pentagone, Hagel décrit en fait le blocage complet, l’impuissance et la stérilité complète du pouvoir-Système qu’est l’exécutif (l’administration Obama) à Washington. • On y trouve tous les caractères essentiels du Système dans cette situation où sa surpuissance développe presque simultanément son autodestruction. • L’un des thèmes principaux de Hagel, c’est l’impuissance à établir une politique syrienne au sein de l’administration, et l’on constate que cette appréciation est toujours extrêmement actuelle. • Le secrétaire d’État Kerry, après son voyage à Moscou de la semaine dernière, en sait quelque chose.

Notes sur une démonstration sans frais    16/12/2015

• ... “Sans frais”, façon de parler. • Nous voulons parler de l’intervention russe en Syrie, que nous évaluons de plus en plus différemment par rapport à notre évaluation d’origine. • Pour nous, cette intervention devient de plus en plus majoritairement ce qu’on en a fait d’une façon complémentaire et marginale : désormais, il s’agit d’abord d’une démonstration de la nouvelle puissance russe à l’intention des Etats-Unis (du Système). • De ce constat différent en intensité de nombre de remarques à ce propos, nous n’avons pas une vision géopolitique mais bel et bien eschatologique : il s’agit, pour les Russes, de tenter de convaincre les autorités et les acteurs américanistes, si c’est encore possible, de freiner sinon d’abandonner leur constante politique de provocation à leur encontre. • Les Russes doutent de plus en plus fortement de l’équilibre et de la maîtrise de leur politique par les autorités et les acteurs américanistes. • Une telle politique de provocation, sans compromis possible, qui pousse à l’alternative des extrêmes (capitulation de l’un ou de l’autre), recèle le risque grandissant d’une issue catastrophique. • ...A part cela, les rencontres Kerry-Lavrov-Poutine furent, hier à Moscou, très chaleureuses et certainement très franches, comme elles le furent à Sotchi, en mai dernier.