Analyse, c'est un sujet développé plus en profondeur. Ce sont aussi des articles publiés par nous dans d'autres supports. Ce sont enfin des contributeurs extérieurs que nous accueillons sur notre site, y compris des contributeurs en anglais.

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Notes sur Armageddon-First    23/08/2017

• Où en est la situation à “D.C.-la-folle”, six jours après l’élimination d’un personnage d’une grande importance dans l’équipe de Trump, Steve Bannon. • Cette élimination est certes un tournant, mais pas dans le sens d’un tête-à-queue de 180° conduisant une situation à son contraire : il s’agit d’un tournant vers une accélération et une aggravation de la situation de désordre et de violence de la communication. • Alors que la décision sur l’Afghanistan de Trump faisait penser à une capitulation, son meeting de Phoenix a été une orgie de populisme extrémiste et d’attaque contre la presseSystème, les campagnes progressistes-sociétales, etc., tout cela à quoi la presseSystme a répliqué avec une violence égale. • Désormais à l’extérieur, Bannon est libre de ses mouvements et il préparerait même une chaîne de TV de grande audience pour disposer d’armes encore plus puissantes pour jeter de l’huile sur le feu. • Plus que jamais, les USA sont exceptionnels : c’est aux USA, aujourd’hui, qu’a lieu l’affrontement final suscité par la postmodernité... Armageddon-First !

Notes sur le Moment-glasnost du Système    14/08/2017

• Dire, comme nous le répétons dans plusieurs textes, que “la référence n’est plus le Système mais le désordre”, c’est dire également “le maître du jeu n’est plus le Deep State mais le désordre”. • Ce qui a selon nous provoqué cet étonnant phénomène, c’est une sorte de “libération de la parole” et par conséquent des psychologies aux USA, à “D.C.-la-folle”, depuis l’élection de Donald Trump : désormais, tout le monde cite le Deep State et parle du Deep State, soit pour le dénoncer, soit pour menacer Trump de ses foudres. • Il ne nous importe pas ici de chercher un vainqueur et un vaincu, un digne et un indigne, une belle vertu d’alignement et un horrible déviationnisme dépassant du rang, etc., mais de constater que ce qui était vécu symboliquement comme le cadre même du Système, comme la force mystérieuse qui tenait dans sa fascination supérieure Washington D.C., et le reste du monde par conséquent, est aujourd’hui un acteur convié à entrer dans la mêlée gigantesque qu’a provoquée Trump, perdant sa sacralité par conséquent. • Cela nous conduit à une analogie avec la glasnost de Gorbatchev, exemple historique de “libération de la parole” et de déchaînement des psychologies. 

Notes sur le labyrinthe de l’antiSystème    09/08/2017

• La situation à Washington D.C., désormais devenue pour nous “D.C.-la-folle”, a atteint un tel degré de désordre et d’incohérence, dépassant largement et irrésistiblement le seul fait extraordinaire de l’élection de Trump, qu’elle nous conduit à rechercher une explication générale rendant comptant de ce que l’on désignerait comme “un changement de paradigme”, c’est-à-dire d’une époque entièrement nouvelle. • Le principal caractère aujourd’hui est l’impossibilité où l’on arrive de distinguer et d'identifier les forces en présence : qui est pro-Système, qui est antiSystème ? • L’affaire très récente que nous avons baptisée, cela inspirant le titre de ces Notes d’Analyse, “Le labyrinthe McMaster”, concerne le conseiller du président semblant sans aucun doute un représentant du Deep State auprès de Trump et qui se révèle loin d’être simplement cela. • Notre conclusion est 1) que “le désordre a remplacé le Système comme référence”, et 2) que la situation atteint un point où l’on pourrait parler d’un “Moment-glasnost”, ou “moment-Gorbatchev” pour le Système. • Cela suggérerait ce qui va suivre...

Notes sur une visite de routine à la maison des fous    26/07/2017

• Rex Tillerson, le Secrétaire d’État de ce qui semble être l’administration Trump, à la direction de ce qui paraît être la superpuissance US, songerait à partir... • Il aimerait bien qu’on lui obéisse quand il donne un ordre, il aimerait savoir quelle est exactement la politique suivie par les USA, il aimerait également ne pas être contredit par un tweet du président cinq minutes après avoir évoqué une perspective importante dans une crise qui ne l’est pas moins. • Et puis, bref, il serait fatigué et, à vrai dire, il en aurait marre... • il n’est peut-être pas le seul : le ministre de la Justice Sessions est continuellement accablé d’insultes et d’injures par son propre président, par tweets aussi bien que dans des interviews de la presseSystème. • Même les “infiltrés” du Deep State à l’intérieur de la non-administration Trump se plaignent en privé de la désorganisation totale qui y règne. • A côté de cela, personne ne profite de rien puisque l’opposition anti-Trump, notamment dans la presseSystème, reste plus que jamais embourbée dans le délire du Russiagate. • En un sens, la direction des USA à Washington D.C. est à vendre et personne ne veut l’acheter, même pour “le franc symbolique” (pardon, “l’euro symbolique”).

Notes sur leur House of Cards    16/07/2017

• Il n’est rien de plus probant de la crise d’effondrement du Système que certains “spectacles” que l’“industrie du spectacle” (ditto, le système de la communication, le maître du jeu aujourd’hui) produit, parce qu’en même temps que faire des dollars par millions sinon milliards il nous offre le spectacle de l’effondrement en même temps que le mode d’emploi. • La série TV The House of Cards, succès mondial, en est sans aucun doute l’un des exemples les plus achevés. • Nous en sommes à la Saison 5 et il nous est expliqué comment le Système est en train de s’autodétruire, à la grande terreur des penseurs infantiles qui avaient applaudi jusqu’ici et qui soudain s’effraient. • Lorsque le président Underwood (Kevin Spacey) nous annonce « ...Bienvenue à la mort de l’Âge de la Raison », il nous décrit symboliquement le désordre extraordinaire qui s’est saisi de Washington D.C. où tout désormais est réglé par le règne de la haine irrémédiable qui déchire les élites-Système jusqu'à l'arrêt de mort. • Le Système n’a besoin de nul autre que de lui-même pour mourir

Notes sur Fabulation D.C.    02/07/2017

• Selon notre comptabilité, cela fait un an ce mois de juillet que l’actuelle crise du pouvoir de l’américanisme est entrée dans sa phase paroxystique. • C’est en juillet 2016 que Trump a été désigné candidat du parti républicain (et Hillary Clinton candidate démocrate) et c’est en juillet 2016 qu’a été monté et lancé ce qu’on a depuis nommé le Russiagate qui repose sur l’accusation que la Russie a interféré sur la campagne présidentielle au profit de Trump. • Au début de cette séquence, on pouvait penser que la crise commencerait à décroître et cesserait une fois faite l’élection de novembre, quel que soit l’élu, comme il est de coutume dans les élections présidentielles les plus disputées. • il n’en a rien été, et même au contraire. • Une fois Trump élu, la crise a encore accéléré et s’est amplifiée, suscitant une paralysie complète du pouvoir de l’américanisme, y compris et plus que jamais depuis l’entrée en fonction de Trump. • Même si Russiagate perd de plus en plus de crédit, la crise est ancrée dans une  haine sans fin, avec trois acteurs principaux alimentant un désordre extrême : Trump, le parti démocrate et la presseSystème. • Cette semaine qui se termine montre que nous sommes dans une crise dont nul ne peut distinguer le terme.

Notes sur la possibilité d’une “divine surprise”    25/06/2017

• Macron était annoncé comme une catastrophe à tous égards (de notre point de vue). • Dans ce “tous égards” se trouvait la politique étrangère qui ne pouvait être que celle des globalistes soumise à la bureaucratie UE, continuation de la chose molle-conforme Hollande venue de la frénésie sarkozyste. • Mais il y a eu le sommet de Versailles, la visite du ministre Le Drian à Moscou, la conférence de presse de Macron où il a été annoncé cette chose peu ordinaire qu’il était dans l’intention du nouveau président d’abandonner la politique néoconservatrice. • Dans les domaines aussi sensibles que les relations avec la Russie et la Syrie, Macron semble avoir amorcé un virage profond et extrêmement intéressant. • Pour l’instant, nous ne pouvons qu’enregistrer les faits et mesurer leur différence d’avec ce que l’on attendait, disons instinctivement. • Néanmoins, il y a assez de faits pour admettre qu’il s’avère qu’il s’agit de plus en plus d’une ligne politique spécifique qui rompt complètement avec les deux quinquennats précédents. • Si c’est le cas, on peut parler effectivement de rien de moins que de la possibilité d’une “divine surprise”.

Notes sur le bateau ivre, de la Syrie au NYT    21/06/2017

• Depuis dimanche, la tension règne à nouveau en Syrie, à son plus haut niveau comme d’habitude, à cause de la destruction par un avion de combat US d’un chasseur-bombardier Su-22 syrien dans des conditions pour le moins contestées et probablement hautement contestables comme d’habitude pour les forces armées des USA. • La Russie, en tant qu’alliée de la Syrie et signataire de divers accords, notamment avec les USA (accord de “dé-conflictuation”), a répondu par un avertissement sévère qui impliquerait une intervention de sa part, notamment avec la possibilité d’utiliser ses capacités anti-aériennes qui sont aujourd’hui très importantes en Syrie au point de leur assurer un véritable contrôle de l’espace aérien. • Derrière cet incident, y a-t-il la recherche, du côté de certains forces du côté US, d’un affrontement avec la Russie ? Non seulement le New York Times semble le penser mais il le recommande. • En attendant, l’incident a poussé l’Australie à quitter la “coalition” US, alors que ce pays a toujours soutenu les USA dans ses diverses aventures avec la plus grande ardeur. • C’est un signe capital du changement de comportement de ses alliés du bloc-BAO vis-à-vis des USA.

Notes sur “The Russians are coming !    12/11/2017

• L’audition au Sénat de Comey, le directeur du FBI viré (“You’re fired !”) par Trump, a été sensationnelle par son inconsistance. • Il a été mis en évidence qu’aucune charge sérieuse ne pèse sur Trump et que plus que jamais Washington D.C. veut la peau de Trump. • Nous avons franchi un tournant de plus dans la crise-labyrinthe où Washington D.C. s’englue depuis deux ans. • De toutes les façons, on songe à une nouvelle audition de Comey. • Il n’y a aucun espoir que Washington D.C. puisse se sortir de ce cloaque gluant, car il est impossible de résoudre une crise-simulacre par la démonstration d’une réalité dont on réfute l’ontologie. • Plus que jamais la vraie-vérité contenue dans ce simulacre suprême est résumée par cette affirmation qui résonnait déjà dans la paranoïa des années 1950 et des années 1960, et que Comey lui-même a répercuté : “The Russians are coming ! The Russians are coming !”. • Dans cette superbe logique, on ne s’étonnera pas que les complots (comment abattre Trump ? Comment bloquer son action ?) se préparent à ciel ouvert dans les ssociations les plus huppées et les plus professionnelles. • Pendant ce temps, on cause “été chaud”, avec diverses tentatives insurrectionnelles de la légalité sociétale-progressist. • Bref, pathology as usual...

Notes sur une dés-union climatique    04/06/2017

• Nous examinons ici les effets et les conséquences de la décision de Donald Trump de faire sortir les USA de l’accord de Paris, dans les domaines politiques les plus importants, – et il y en a, de très importants. • Il s’agit, pour nous, de laisser complètement de côté le fond du problème (crise climatique ou pas, pollution, effets sur l’économie, etc.) pour examiner ce que cette crise dans la crise (interne du bloc-BAO), elle-même dans la crise (Grande Crise Générale du Système), apporte à sa matrice originelle... • En effet, cette crise conjoncturelle apporte des aliments puissants à la Grande Crise Générale du Système, non seulement par ses effets de rupture à l’intérieur du bloc-BAO mais aussi et surtout par les fractures qu’elle officialise dans la structure opérationnelle fondamentale du Système que sont les USA. • Nos diverses observations et réflexions nous conduisent à constater que l’essentiel qui émerge de cet épisode nous conduit à nouveau à la crise fondamentale de l’américanisme, avec l’affirmation illégale d’un pouvoir autonome prétendant avoir des liens directs avec des pouvoirs extérieurs d’ores et déjà de trois États importants : la Californie, New York et Washington, regroupés dans une United States Climate Alliance contre la décision de Trump (USCA vs USA ?).

Notes sur le vaisseau-fantôme, alias G6 + 1    28/05/2017

• Fin de semaine très rock’n’roll pour les amis de l’OTAN, de l’UE et du G7 (dites G6+1, cela vaut mieux pour votre sauvegarde), après quelques réunions particulièrement instructives. • Ainsi ont-ils pu voir pour la première fois le monstre droit dans les yeux et, pour tout dire, le résultat n’est pas fameux. • Quelle que soit sa position à Washington D.C., entre FBI, Congrès et Russiagate (et qui peut dire précisément quelle est cette position ?), Donald Trump a agi avec une brutalité et une détermination sans faille, dans une pure position d’America Firster selon les conceptions d’un businessman de la Grande République : passez à la caisse, tous ! • L’impression laissée par le sommet de l’OTAN, une rencontre de la junte de l’UE et le G7 en Sicile, devenu là-bas G6+1, cette impression est tout simplement horrible. • Trump n’est pas vraiment un négociateur, il est plutôt du type : “tout ce qui est à moi est à moi, tout ce qui est à vous est négociable”. • Et, dans cas très particulier des relations commerciales et économiques, il n’est pas du tout assuré que le Deep State soit contre Trump, et même au contraire. • L’autre Donald (Tusk) avait raison : les USA sont une méchante “menace” contre l’UE...

Notes sur la valse des marionnettes    15/05/2017

• Pour traiter de cette question, nous avons créé un néologisme qui n’est pas extrêmement élégant, qui est la “marionnettisation” des directions politiques, qui nous semble de pratique sinon courante, du moins de plus en plus importante de la part du bloc-BAO, d’abord de lui et maintenant en lui-même. • Nous partons, pour la période où nous nous trouvons qui a commencé avec 9/11, de l’exemple désormais historique de quelques “marionnettes” fameuses installées par les USA à la tête de pays “conquis” après les agressions qu’on sait, Karzaï en Afghanistan et Maliki en Irak. • Les deux marionnettes se sont révélées très peu malléables, et même franchement antagonistes à l’égard des intérêts US dans les pays dont elles héritèrent. • Cette technique avec les mêmes effets a été transposée dans les mêmes conditions à d’autres “conquêtes” intermédiaires (l’Ukraine). • Aujourd’hui, il nous semble qu’on peut envisager que des variantes plus sophistiquées, – on se trouve dans des pays avancés de la civilisation, – sont appliquées ou en voie de l’être, notamment aux USA et en France. • Les effets ne sont pas et, à notre sens, ne seront pas exaltants et risqueraient même d’être tout simplement contre-productifs. • Plus que donner des assurances de stabilité du pouvoir au Système, ils ne font que montrer l’aggravation de la crise du Système dans les pays qui le représentent le plus directement.

Notes sur la Longue Marche du Système    27/04/2017

• Voici quelques considérations sur la situation du Système en marche dans une Longue Marche à un rythme étourdissant, notamment aux USA bien entendu, avec les diverses affaires en cours. • On fait donc un tour d’horizon passant par l’Afghanistan, par la Corée du Nord, par la Syrie, par Washington D.C. et même la France en plein régime d’“hystérisation”. • Les nouvelles défilent à une cadence accélérée, comme la Corée du Nord proche de la Troisième Guerre mondiale il y a trois jours et aujourd’hui classée dans la catégorie d’un simple petit épisode diplomatique d'une politique sans changement depuis 30 ans. • Nous voulons montrer l’extraordinaire tourbillon des événements qui se résument à des agitations folles de communication d’une part, à des situations catastrophiques gelées d’autre part. • Les acteurs-sapiens ont bien sûr leur part, avec en tête l’inévitable et bombastique Donald Trump qui virevolte de Trump 1.0 à Trump 2.0, qui est comme une marionnette du Deep State qui semblerait parfois faire du Deep State sa marionnette. • Dans cette étrange sarabande, un Macron En Marche ne dépare pas tant il semble lui aussi dans un étrange état de possession, tandis qu’une Le Pen paraît parfois être une bombe à retardement sur le point d’éclater...

Notes sur les Tomahawk au Pays des Merveilles    09/04/2017

• Voici quelques nouvelles impressions et observations sur cette “étrange attaque” contre la Syrie de la nuit du 6 avril, selon un autre point de vue qui tente d’embrasser l’aspect collectif de l’évènement, essentiellement aux USA. • Il ne convient donc pas de savoir de quelle politique il s’agit, de quel Trump il est question, de quelle situation syrienne l’on parle ou de quelles réactions russes l’on discourt, mais effectivement de quels événements nous sommes les témoins et peut-être les victimes lorsque nous nous tournons vers Washington D.C. d’où tout est parti et vers où tout revient. • La question est bien de savoir s’il ne s’agit pas d’une sorte de fiction du type-téléréalité, fiction la plus grossière qu’on puisse concevoir, et à laquelle tous les personnages, y compris et surtout Trump et le désordre de son administration, participent. • Devant les événements en cours avec cette attaque et ce qu’elle nous dit de Washington D.C., la raison d’un Alexander Mercouris semble baisser les bras, frappée de stupeur par le “dysfonctionnement et la dangerosité du système US” pour nous tous. • Ray McGovern, vieux briscard venu de la CIA à la dissidence antiSystème ne trouve comme explication qu’un dialogue de la chère Alice au Pays des Merveilles, où règne la folie.

Notes sur la transversale des fureurs ultimes    25/03/2017

• Nous faisons un parallèle, ou une analogie entre les deux campagnes/élections présidentielles, USA-2016 et France-2017, pour trouver ce qui, à notre sens, les unit indissolublement, jusqu'au-delà d'elles-mêmes. • Il est inutile de chercher des jugements idéologiques, des appréciations morales, des références aux “valeurs“ comme il est coutumier de faire dans les talk-shows et les colonnes de la presseSystème. • Il est inutile de chercher des similitudes de comportement, d’action, de positions et de décisions, entre les acteurs-figurants de ces grands événements politiques. • Il s’agit d’en faire le constat, – Trump battu par ceux qu’il était censé défendre dans la question de la sécurité sociale (Ryancare), Trump sur la voie d’être confirmé dans son accusation d’avoir été écouté (Watergate-2.0), ou bien encore Le Pen à Moscou pour-horreur rencontrer Poutine, – et d’observer que toutes ces agitations n’ont aucune valeur fondatrice mais soulignent par contre la puissance et le sens des événements. • Pour nous, USA-2016 et France-2017 sont étroitement liés, et il ne faudrait pas s’étonner qu’à la “guerre civile” répondît une “crise de régime” en France. • Les événements s’en chargent.

Notes sur l’effondrement accéléré de D.C.-Système    09/03/2017

• Il est vraiment extrêmement difficile de suivre, d’une façon cohérente et ordonnée, la situation à Washington D.C. • Pour nous, c’est le signe de l’importance de cette situation, car là se trouve désormais le cœur de la crise d’effondrement du Système. • Ne pas comprendre sans s’en alarmer mais au contraire en se satisfaisant de cette inconnaissance les évolutions tactiques, les positions des acteurs, les avatars et les tournants inattendus, les surprises sans surprise (nouvelle livraison d’un gros paquet-WikiLeaks, dit-Vault7 [CIA]), c’est prendre une juste mesure de la puissance de l’événement en cours. • On fera donc défiler dans ces Notes d’analyse quelques péripéties récentes jusqu’au constat que toutes les grandes tendances qui s’affrontent perdent de plus en plus leur cohérence pour s’intégrer dans le seul constat du “tourbillon crisique” arrivé à son point de concentration et de transmutation extrêmes. • Trump, Obama, le “coup” contre Trump, les grands projets de grands changements de Trump, tout cela s’estompe dans un chaos général hors de tout contrôle bien entendu, et dont il faut se réjouir bien entendu. • Effectivement, “D.C.-Système” s’effondre, dans une dynamique qui passe par la dissolution de tous les composants du pouvoir, et les affrontements de ces composants finissent par s’intégrer en une seule poussée qui est celle de la Grande Crise Générale.

Notes sur l'inaction et le silence    26/02/2017

• De Washington D.C. à la Syrie, on observe une  contraction décisive des positions stratégiques des USA, effectuée dans un concert étrange fait à la fois d’inaction et de silence... • Décidément, la présidence Trump ne ressemble à aucune autre et personne ne peut raisonnablement prétendre à quoi ressemble sa politique étrangère, et s’il y a une politique étrangère, ou encore si cette apparence d’absence de politique étrangère n’est pas la meilleure politique étrangère possible pour Trump aujourd’hui. • Quoi qu’il en soit, toutes les indications convergent pour observer que l’on ne peut en aucun cas poser un diagnostic sur ce qu’est aujourd’hui la présidence Trump par rapport à la politique extérieure US plongée depuis plusieurs années dans le désordre et la paralysie, parce que principalement la situation intérieure aux USA constituée d’une menace révolutionnaire majeure détermine aujourd’hui l’essentiel du jeu politique. • Cela est apprécié autour de quelques interprétations de diverses sources sur la situation autour de la Syrie, et autour de la position US vis-à-vis de la situation autour de la Syrie. • Nul ne s'étonne si ces interprétations suscitent surprises et contrepieds.

Notes sur Flynn et l’“État profond” du désordre    17/02/2017

• La chute, ou démission forcée d’une façon ou l’autre, du conseiller de sécurité national du Président US, le général Michael Flynn, ancien directeur de la DIA, a fait tant de bruits, suscité tant de certitudes diverses, conduit à tant d’interprétations décisives... • La narrative dominante : une (première) contre-attaque de l’“État profond” contre Trump, avant d’autres, aussi sanglantes, jusqu’à Trump lui-même. • Il faut nuancer cette version, et d’abord la nuancer dialectiquement parce que les mots emprisonnent la pensée et que “Deep State” est une de ces expressions qui fonctionnent à merveille dans ce sens. • Quelques appréciations ouvertes et identifiées d’anciens officiers du renseignement permettent d’avoir une idée générale de l’événements, avec ses conséquences. • Le départ de Flynn a été orchestré par une formidable campagne de pression, de dénigrements, de manipulations, de FakeNews sur-canapé livrées à la presseSystème au garde-à-vous par quelques fractions de l’IC (Intelligence Community), sans doute restées proches d’Obama et habitées d’une haine anti-Trump inextinguible. • Il semble donc (soyons prudent) qu’on puisse définir cette affaire comme l’effet d’une intense bataille à l’intérieur de ce vaste ensemble nécessairement connecté au Deep State puisque le Deep State c’est le pouvoir du système de l’américanisme. • Bref, le départ de Flynn comme un pas de plus dans le désordre monstrueux que sont Washington D.C., le Deep State et le Système par conséquent.

Notes sur une “dévolution de couleur”    31/01/2017

• L’extraordinaire réaction à la décision de Trump de limitation des réfugiés montre combien les forces-Système, conscientes ou “idiotes utiles”, sont prêtes à l’affrontement. • “Révolution de couleur” ? On ne cesse d’en parler. • Reste que Washington n’est pas Kiev et qu’on ne change pas de président aux USA comme on le fait en Ukraine. • Comme aucune des parties ne veut ni même ne peut céder, au rythme actuel des décisions de Trump et de la fureur provoquée par les décisions de Trump, la guerre civile devient une option. • D’ores et déjà apparaissent des signes, nom pas typiques d’une “révolution de couleur”, mais typiques de ce que nous nommerions une “fragmentation de couleur”. • Les USA sont constitués selon tant de spécificités propres et sans équivalent, qu’un processus normal type-“révolution de couleur” (“révolution”, “coup d’État”) est psychologiquement impensable et techniquement impossible. • Les USA en crise vont nécessairement vers la fragmentation des pouvoirs, la dévolution du type de la déstructuration, et vers la dissolution des liens qui tiennent ces parties disparates entre elle. • La “dévolution de couleur” déclenchée par le Système au nom des vertus coutumières et si grossières de la vanité progressiste-sociétale est en train de détruire ce qui constitua le principal moteur de ce même Système. • Ave, Surpuissance-Autodestruction...

Notes sur un Mai-68 cosmique à Washington D.C.    17/01/2017

• Une très rapide interview, brillante, pleine de complicité entre les deux acteurs, sur un sujet brûlant : Tulsi Gabbard interviewée par Tucker Carlson, de FoxNews. • Un exemple archétypique (et heureux, celui-là) du chaos des étiquettes politiques et des engagements qui caractérisent Washington D.C. • Il s’agit d’une révolution politique par le biais du système de la communication totalement bouleversé par l’effet-Trump produit par l’explosion-Trump. •  Ces “éclats ambigus du chaos” se signalent tout au long des déclarations des membres de l’administration Trump souvent antagonistes par rapport à celles de leur président, lequel trouve cela plutôt sympathique et encourageant. • Le chaos né de l’ouragan-Trump ne touche pas ce seul côté du monde politique washingtonien, puisque les démocrates en sont eux-mêmes affectés : outre le cas Sanders, on observera que les démocrates supplient les ministres de Trump, dont certains sont incontrôlables, de veiller à “les protéger [eux, les démocrates] contre l’incontrôlabilité de leur chef”. • Les passes d’armes CIA (IC)-Trump participe du chaos, sorte de Mai-68 cosmique. • Tout cela est typiquement américaniste car on ne trouverait pas de telles situations de chaos, pourtant si typiquement postmodernistes, dans nos provinces européennes si complètement soumises. • L’Amérique, coeur du Système, comme toujours nous précédant.