Analyse, c'est un sujet développé plus en profondeur. Ce sont aussi des articles publiés par nous dans d'autres supports. Ce sont enfin des contributeurs extérieurs que nous accueillons sur notre site, y compris des contributeurs en anglais.

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Notes sur la communication hypersonique     25/05/2018

• On ne parle qu’épisodiquement du cas des capacités russes et chinoises dans le domaine des missiles hypersoniques de combat, qui ont pris presqu’une décennie d’avance sur les USA. • Cela est tout simplement stupéfiant, – mais qu’est-ce qui ne nous stupéfie pas aujourd’hui du point de vue de la communication ? – alors que l’événement représente sans guère de doute le renversement stratégique le plus complet jamais observé dans l’histoire de la stratégie nucléaire. • La seconde chose extrêmement stupéfiante, c’est l’extrême atonie de la communauté de sécurité nationale US à réagir à cette situation en lançant des programmes d’urgence et en sonnant le tocsin. • La troisième chose extrêmement stupéfiante, c’est de voir les USA poursuivre et accentuer d’une façon si impudente une politique d’hégémonisme incroyablement brutale et basée sur sa puissance militaire, alors que cette puissance s’érode à une vitesse hypersonique et que les USA se trouvent dans cette si très grande vulnérabilité. • Mais franchement (bis), qu’est-ce qui ne nous stupéfie pas dans cette époque si étrange ?

Notes sur une confusion extrême    14/05/2018

• Revenons sur l’engagement du 10 mai où sont mêlés d’une façon fort confuse Israéliens, Syriens et Iraniens, avec un petit zeste d’américanisme, ne serait-ce que dans le chef de l’impressionnante signature du président Trump actant le retrait des USA du traité JCPOA. • Y a-t-il eu “frappe massive” des Israéliens ? On le dit, quoiqu’il faudrait alors réviser la définition de ce qu’on nomme “frappe massive”. • Contre qui ? Les Iraniens-en-Syrie ? Les Syriens-chez-eux ? • Et quel succès a donc eu cette “frappe massive”, d’ailleurs encadrée de tirs d’“engins” (iraniens ? syriens ?) contre des positions israéliennes sur le Golan, – ce qui élargit d’autant le théâtre de la crise-conflit sans fin de Syrie-et-alentour. • L’épisode de la semaine dernière contribue donc à rendre encore plus incompréhensible et mystérieux l’épuisant conflit-sans-fin en Syrie et alentour. • On attendait (on craignait) une action décisive de Netanyahou couvert par son compère Trump, on a eu un pas de plus dans un bourbier qui ne cesse de s’épaissir. • Il est vrai que Netanyahou paradait à Moscou, ruban noir-orange de St-Georges à la boutonnière.

Notes sur une psychologie collapsologique    05/05/2018

• Ce qui nous intéresse dans cet exercice analytique qui concerne les prévisions catastrophiques (collapsologie) se multipliant dans tous les domaines, ce n’est pas la justesse de l’une ou l’autre prévision. • D’ailleurs, cette attitude semble bien être celle du public, qui  ne semble nullement tenir rigueur aux multiples erreurs de prospective qui se multiplient depuis plusieurs années, par définition puisqu’elles ont annoncé précisément un effondrement qui n’a pas eu lieu. • Au contraire, les prévisionnistes collapsologistes qui se sont trompés repartent avec de nouvelles prévisions que tout le monde suit avec passion. • D’une certaine façon, le Système agit de même à sa façon en ne s’intéressant plus guère au crédit absolument nul des explications qu’il donne à son action. • Notre hypothèse est alors que ce qui compte dans cette espèce de course entre Système et antiSystème, c’est la montée de la tension, l’exacerbation de la psychologie. • Ainsi, cette exacerbation, cette psychologie chauffée à blanc jouera un rôle fondamental dans le processus irrémédiable de l’effondrement.

Notes d’un promeneur au bord des abysses    14/04/2018

• L’attaque promise a bien eu lieu, dans la nuit de vendredi, plutôt comme une surprise dans la mesure où l’on attendait une délibération un peu plus longue tant il existait de contradictions, d’incertitudes, de mésententes, etc., à commencer par le propre cabinet du président Trump. • L’attaque a donc eu lieu, un peu comme par inadvertance, dans le cadre d’une opinion publique et d’une atmosphère plutôt marquées par la confusion qu’on a dite plus haut que par une résolution ferme. • Finalement, c’est une attaque limitée (même catégorie qu'il y a un an), qui évite soigneusement d’approcher les Russes, qui a montré par ailleurs que la défense aérienne syrienne avait une réelle efficacité. • Y aura-t-il d’autres attaques pour suivre dans cette séquence ? Le ministre Mattis dit que non, mais il n’est pas sûr que Mattis parle pour le président. • Dans tous les cas, l’attaque ne termine pas la crise, non plus que l’antagonisme entre les deux blocs, tout au contraire. • Il faut donc l’apprécier précisément dans un cadre général, celui de la Grande Crise d’Effondrement du Système.

Notes sur le chaos-Trumpiste    03/04/2018

• Il est bon de revisiter régulièrement la position, l’action, les effets directs et indirects de ces actions, tout cela lié au président des USA, l’indéboulonnable Donald Trump. • L’homme est d’une durabilité étonnante, malgré, - ou à cause de son état de déstabilisation permanente, ses mensonges, ses voltefaces, ses absences de vision, sa nullité politique, ses “tweets”, etc. • La dernière en marche qui déstabilise son administration, c’est son intervention brutale pour annoncer que la politique US est désormais axée sur le retrait “le plus tôt possible” des forces armées US de Syrie. • Cela venant après le choix de l'incroyable belliciste Bolton nous rassure sur la pérennisation de l’imprévisibilité de Trump. • Trump a également réussi, a contrario, à provoquer un durcissement des Russes devant l’hystérie antirussiste développé par ses adversaires de Trump, cela en attendant un “sommet” à Washington qu'il vient de proposer à Poutine. • Nous saluons le chaos-Trumpiste, création d’un homme qui “a rendez-vous avec l’histoire” pour mieux s’en moquer et la tourner en dérision par son propre comportement.

Notes sur CentCom et l’“effet-S400”    05/03/2018

• Une déclaration du Général Votel, qui commande CentCom (Central Command, zone du Moyen-Orient), met en évidence la crainte US de perdre la “domination aérienne” (« L’augmentation des systèmes de missiles sol-air russes dans la région menace notre accès et notre capacité à dominer l'espace aérien. »). • Principale cause pour l’instant : le système sol-air russe S-400, et d’une façon plus générale les capacités anti-aériennes qu’a développées la Russie. • La menace de la perte de la “domination aérienne” (“Air Dominance”) a, pour les USA, une énorme puissance symbolique en plus de son aspect opérationnel : c’est une marque spectaculaire de la décadence, sinon de l’effondrement de la puissance des USA. • Ce processus remonte à des choix erronés du début des années 1990, caractéristiques de l’ivresse psychologique des USA après la Guerre froide et la victoire de la Guerre du Golfe, et pour écarter une crise d’identité. • Mais il est trop tard : contre le S-400 et Cie, les USA développent plutôt des sanctions (CAATSA) que des armements qu’ils ne sont plus capables de déployer.

Notes sur le Big Sleep (russe) de la CIA    04/03/2018

• Le discours de Poutine du jeudi 1er mars restera comme un événement d’une très grande importance, dans sa partie consacrée aux nouveaux systèmes d’armes russes. • Selon Gilbert Doctorow, expert de la Russie et des relations USA-Russie, ce discours « ne suggère pas le début d'une nouvelle course aux armements, mais sa conclusion avec la victoire russe et la défaite américaine ». • De là se pose la question fondamentale de savoir pourquoi et comment les services de renseignement essentiellement US n’ont rien venir de ce développement stratégique extraordinaire de la Russie, précédé par diverses performances tactiques qui, toutes, n’ont cessé de “surprendre” les USA et le reste du bloc-BAO. • La psychologie y joue un grand rôle. • On hait la Russie comme si elle était un colosse diabolique et on la tient pour un avorton impuissant : l’antirussisme actuel, déchaîné et paroxystique, voue la Russie aux gémonies en lui déniant toute capacité d’autonomie et d’affirmation de puissance. • En dernière partie de ce texte, on trouve l’article du Dr. Doctorow dont il est fait référence.  

Notes sur l’énigme Sigmar Gabriel    18/02/2018

• Le SPD est en cours de consultation de ses 450 000 membres pour savoir s’il approuve le projet de programme de gouvernement négocié par Angela Merkel et Martin Schulz et permet à l’Allemagne de sortir de sa crise de régime sans précédent en reconduisant une “Grande Coalition” CDU/CSU-SPD. • Mais ne doit-on pas dire plutôt que “sortir de sa crise...” : sortir de cet épisode de sa “crise de régime sans précédent”, cela supposant qu’il y a d’autres épisodes à venir ? • L’expression populaire fait l’affaire : poser la question, c’est y répondre. • Le brutal épisode qui a suivi la conclusion de l’accord de programme, avec Schulz annonçant qu’il serait ministre des affaires étrangères, puis y renonçant deux jours plus tard, est un signe certain à cet égard. • Sigmar Gabriel a liquidé Schulz et devrait garder son poste de ministre des affaires étrangères avec des projets révolutionnaires en matière de politique étrangère. • Quels projets ? Ils se résument par cette formule-programme : les atlantistes doivent céder la place aux post-atlantistes, ce qui implique une démarche théorique de quasi-rupture avec les USA.

Notes sur le nucléaire, le JSF et le simulacre    04/02/2018

• Vendredi, le Pentagone a diffusé un document qui se veut important, qui est désigné sous les initiales NPR (Nuclear Posture Review) : il développe les nouveaux projets d’armes nucléaires et d’emploi du nucléaire. • Les Russes ont relevé avec fureur et alarme que le document envisage l’usage de nucléaire dans une guerre conventionnelle non-nucléaire, ou bien contre des États non-nucléaires, ce qui abaisse considérablement le seuil d’emploi du nucléaire. • Un point a retenu particulièrement notre attention : la “nucléarisation” du F-35/JSF, c’est-à-dire sa capacité de porter des armes nucléaires. • Ce projet qui est perçu comme retentissant est pourtant vieux de 16 ans puisqu’on l’annonçait dès 2002 : il n’empêche, s’il est réalisé, il mettra tous les acheteurs de JSF dans une position extraordinairement inconfortable et dangereuse du fait que les USA contrôlent complètement leurs avions, – avec l'Allemagne dans une position très délicatement particulière. • Il faut prendre d’abord la NPR pour son effet de communication, car sa réalisation est loin d’être acquise.

Notes sur la somme de TOUTES LEURS peurs    17/01/2018

• Il y a peur et peur, bien entendu... • Alors qu’il y a quelques jours nous observions, citant un titre, que « La seule chose dont il faut avoir peur c’est l’absence de la peur elle-même », aujourd’hui nous suivons l’argument d’un Peter Van Buren sur la « Perte de contrôle de la Machine-à-Peur », dénonçant la folie des peurs multiples qui surgissent de tous les côtés et dans tous les sens pour se heurter, s’affronter, rebondir comme autant de particules désarticulées... • Certes, nous sommes aux USA, faut-il le préciser, parce que les USA, premiers en tout, ont pris la tête de la chevauchée finale de la Grande Crise de l’Effondrement du Système. • Certes, Van Buren ne parle certainement pas de la même sorte de peur dont nous parlions précédemment, mais de ces peurs manufacturées et artificielles, et devenues folles, qui avaient jusqu’alors du sens (surtout durant la Guerre Froide) et qui aujourd’hui ne semblent plus avoir comme fonction que celles de la déconstruction et de la dissolution. • C'est le domaine de “D.C.-la-folle”, qui manufacture ces peurs et les fait évidemment à son image hystérique.

Notes sur l’Iran, la CIA, l'ONU et Macron    07/01/2018

• Un étrange silence s’est abattu sur les évènements d’Iran, entrecoupé d’annonce du retour au calme par les autorités, et d’un vote au Conseil de Sécurité où les USA se sont trouvés une fois de plus isolés par rapport aux unanimités du bon vieux temps alors qu’ils ne cessent de répéter que l’Iran, trois ans après la Russie, est complètement isolé dans la communauté internationale. • Eternel redite des mêmes sornettes, avec l’acteur (l’actrice) de plus en plus médiocre, car Nikki Haley arrive à peine à la cheville de la déjà-éprouvante Samantha Powers. • Mais soyons sérieux... • Gardant l'hypothèse d’une action de type-regime change de la CIA en Iran, à partir du texte de Michael S. Rozeff, nous étudions les conséquences des évènements en cours si cette hypothèse est juste. • Nous nous attachons particulièrement au rôle des USA et à la façon dont Trump, par son comportement, affuble la politique-neocon qu’il suit du même ridicule qu’il montre. • Nous nous attachons aussi à la politique française dans cette séquence, comme si la France voulait, comme on disait, “faire sentir sa différence”.

Notes sur l’Iran et l’apocalypse USA-2018    02/01/2018

• L’année 2008 débute en fanfare, par la transformation de manifestations de “protestation économique” en Iran en une crise majeure où flotte bien entendu le parfum venimeux des concepts de regime change et de révolution de couleur. • Le déchaînement américaniste à “D.C.-la-fille” a été aussitôt remarquable, dans le sens d’une malédiction lancée contre ce régime dont on souhaite ouvertement la chute : un exercice d’un exceptionnel aveuglement pavlovien, d’un automatisme de déstructuration où Trump est tout à fait à sa place. • L’Europe devrait être infiniment plus réservée, sinon hostile à cette réaction, parce qu’elle tient à la stabilité de l’Iran notamment comme garant du traité nucléaire qui constitue une réalisation de stabilisation remarquable. • D’une façon générale, et pour ceux qui ne reculent pas devant l’hypothèse, des troubles menant à un effondrement du régime serait une catastrophe pour la région et même le monde. • A cette lumière, on mesure la seule certitude que nous offre cette crise : la folie et l’irresponsabilité caractérisant la direction US..

Notes sur Poutine à la recherche du temps perdu    19/12/2017

• Dans cette Notes d’analyse, nous tentons de développer une analyse conceptuelle d’une situation opérationnelle générale dont la réalité objective est pulvérisée et dont la vérité ne peut apparaître qu’après des démarches de recherche approfondies, tant avec sa raison sortie de la subversion qu’avec son intuition. • L’aspect opérationnel qui supporte cette analyse concerne deux séquences d’évènements assez proches, géographiquement, historiquement, et par les acteurs eux-mêmes, et qui pourtant semblent évoluer dans deux mondes complètement différents et totalement inconciliables. • Le premier de ces évènements pourrait s’intituler “les aventures de Misha Saakachvili” en Ukraine, comme l’on parlerait des “aventures de Tintin” (mais d’un Tintin corrompu, complètement simulacre). • Le second concerne la séquence de coopération de la CIA avec le FSB ayant permis de démanteler une cellule de Daesh à Saint-Petersbourg, et surtout les remerciements chaleureux de Poutine à Trump et à la CIA. • Poutine est finalement le personnage central de cette analyse, parce que le plus brillant, le plus méritant, et aussi le plus frustré, comme s’il s’était trompé d’époque.

Notes sur l’antirussisme postmoderne, aux origines    16/12/2017

•  L’un des grands débats autour de l’antagonisme entre la Russie et le bloc-BAO, c’est l’accusation russe que l’Ouest (pas encore bloc-BAO) du début des années 1990 a trahi sa promesse de ne pas élargir l’OTAN au-delà de l’Allemagne réunifiée, alors qu'on alla  jusqu’aux frontières de la Russie. • La réponse des experts occidentaux, très sophistiquée, a été : “Mais non, jamais pareille promesse ne fut faite”. • De nouveaux documents déclassifiés montrent, d’une façon irréfutable que “mais oui, cette promesse fut faite, et à bien plus d’une reprise”. • Le comble est que, à notre sens, la promesse initiale de l’Ouest était sincère. • Avec l’arrivée de Clinton, une nouvelle génération de dirigeants US prit les manettes et proclama que la stratégie n’avait plus d’importance. • La promesse de non-élargissement fut oubliée, non pas pour berner les Russes, mais pour une question électorale US. • Puis on changea d’époque, la stratégie revint plus forte que jamais, l’OTAN fut élargie et les Russes se retrouvèrent bernés. • Depuis, on les accuse de tous les maux, et d'abord de celui de ne pas tenir leurs promesses.

Notes sur “De l’URSS à la Russie...”    05/12/2017

• Nous faisons grand cas, au niveau opérationnel et surtout au niveau symbolique, de l’accord probable entre la Russie et l’Égypte pour une utilisation de l’espace aérien et des bases aériennes nationales de chacun des signataires par l’autre.• Il s’agit d’un événement stratégique qui conforte le triomphe russe au Moyen-Orient, et aussi et surtout d’un événement symbolique qui nous ramène à la grande année de déstabilisation que fut 1973, avec la Guerre d’Octobre, la rupture des derniers liens entre l’Egypte et l’URSS, l’établissement d’une hégémonie au moyen-Orient sans égale et plus jamais réalisée à ce point des USA, jusqu’à la chute du Shah en 1978-1979. • Pour développer ces Notes d’Analyse, nous nous reportons à un texte d’avril 2012 et en reprenons une partie importante, décrivant l’évolution de la situation générale de 1973 à 2012 : depuis, la tendance identifiée par nous en 2012 n’a fait que se confirmer et s’amplifier, et devient triomphe stratégique de la Russie en cette année 2017 et avec cet accord probable avec l’Égypte. • Ce laps de temps a vu ainsi un formidable renversement stratégique qu’on ne peut comprendre qu’en le plaçant dans le cadre de la Grande Crise d’Effondrement du Système.

Notes sur l’Afghanistan, la Stealth et la drogue    26/11/2017

• A partir d’un événement présenté avec une certaine emphase par le Pentagone, une mission d’attaque sur des laboratoires clandestins de drogue travaillant supposément pour les talibans. • Les chefs américanistes disent d’abord qu’ils ont utilisé notamment le F-22 Raptor, célèbre pour sa furtivité et son prix, qui a utilisé des bombes de taille modeste pour éviter les dégâts collatéraux : le F-22 devient humanitariste postmoderniste-tardif, ou F-22 LGTBQ. • On précise que plusieurs laboratoires qui produisent de la drogue ont été détruits mais il en reste bien beaucoup d’autres (plusieurs centaines). • Le Pentagone annonce qu’il s’agit là d’une nouvelle stratégie, sur ordre du président Trump, ce qu’on pourrait nommer “doctrine Trump” (cela lui fera plaisir). • Il pourrait donc s’agir d’une orientation nouvelle, complètement nouvelle dans la guerre d’Afghanistan, dont on se doute que le Pentagone voudrait bien se débarrasser. • L’attaque contre la drogue, c’est l’attaque contre la source essentielle de revenus des talibans, mais c’est aussi l’attaque contre les combines juteuses de la CIA.

Notes sur le “tourbillon crisique” (Glossaire.dde)    16/11/2017

• Nous présentons, sous forme synthétique le Glossaire.dde consacré au “tourbillon crisique”. • Ce concept s’impose comme un concept opérationnel fondamental de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES), selon les circonstances présentes d’accumulation et d’accélération des crises. • Notre hypothèse est qu’il est sans doute le mouvement crisique ultime conduisant et réalisant opérationnellement cette Grande Crise à son terme ultime (l’effondrement du Système). • Le “tourbillon crisique” permet à toutes les crises qui composent et accélèrent la Grande Crise d’être “stockées” sans qu’aucune ne se termine, ainsi poursuivant le processus d’effondrement, en même temps qu’il constitue la dynamique idéale où le Temps se contracte et l’Histoire s’accélère. • On trouve dans ce sujet différents aspects et caractères du “tourbillon crisique” constituant une parfaite représentation de la Grande Crise, dans sa conception, dans son orientation, dans sa dynamique ; dans ce que, d’autre part, il embrasse et intègre le Système dans son entièreté. • Le concept de “tourbillon crisique” autorise l’hypothèse qu’il s’agit d’une impulsion peut-être finale dans le processus d’effondrement du Système.

Notes sur une “panique nucléaire” de communication    25/10/2017

• Une interview de chef d’état-major de l’USAF, le Général David Goldstein, donnée à un site pourtant très spécialisé (DefenseOne) notamment à propos des vieux B-52 et de leurs charges nucléaires, explose en deux jours pour apparaître comme une accentuation dramatique de la menace d’une guerre nucléaire. • Le Pentagone aussi bien que l’USAF courent aussitôt en première ligne éteindre l’incendie en démentant la nouvelle la plus dramatisée qui en avait émergée, – et qui est effectivement une extrapolation notablement dramatisée. • Las ! Avant qu’ils aient pu parler et malgré qu’ils aient parlé, la nouvelle s’était répandue effectivement comme un incendie par temps de sécheresse et vent de tempête, et souvent avec l’interprétation la plus apocalyptique et outrancière possible. • La chose s’est faite essentiellement par le canal de la presse et des réseaux antiSystème, sans guère d’échos dans la presseSystème, et pourtant tout s'est passé comme s’il s’agissait du réseau de la presseSystème. • Mesure de la puissance de communication de l’antiSystème et de l’extrême nervosité des temps.

Notes autour du cas RT    04/10/2017

• Les événements vont-ils se dérouler de façon à conduire la Russie à retirer tous les moyens et le personnel d’information qu’elle a installés aux USA ? (Essentiellement RT parce que c’est le réseau plus puissant et le mieux implantéL) • RT est depuis plusieurs années l’objet d’une vindicte extraordinaire de la part de l’appareil de direction américaniste au sens le plus large : centres politiques et d’influence, presse antiSystème, etc. • Depuis le développement de ce que l’on appelle le Russiagate avec l’élection USA-2016, la pression est devenue énorme, avec une durabilité exceptionnelle et une intensité effectivement en augmentation complète. • Cette attaque est en train de prendre des formes législatives qui pourraient obliger les Russes à retirer leur appareil d’information sous peine de saisies et d’arrestations. • Cette fois, et cela pour la première fois dans un domaine de cette importance, les Russes pourraient prendre des mesures de rétorsion. • C’est une étape essentielle de la guerre de l’information, qui révèle l’ampleur d’une situation de simulacre provoquant un conflit fondamental et tout à fait réel, lui. • A cette occasion, les antiSystème vont se trouver devant un dilemme tout aussi fondamental.

Notes sur la “guerre des ouragans”    21/09/2017

• C’est bien la “saison des tempêtes” dans les Caraïbes et jusqu’au Sud des États-Unis. • Après Harvey, Irma, et Jose, voici l’un des “autres”, sous le nom pourtant charmant de Maria. • Parti un peu dans l’indifférence à cause de sa faiblesse initiale, l’ouragan Maria s’est transformé lundi soir, à l’image des “monstres” qui l’ont précédé en un terrible “Catégorie 5” selon un processus d’aggravation reconnu comme “complètement inédit et imprévisible” par les spécialistes du genre. • Nous sommes, comme disent les “climatocrisiques”, in uncharted waters”, c’est-à-dire sur cette terra incognita de la crise climatique/crise environnementale, objet de tant et tant de polémiques et qui souffle à 250 km/h. • Mais l’essentiel pour nous, ici, n’est pas de nous abîmer dans la fameuse polémique climatique mais bien d’apprécier la signification stratégique de ces événements. • En effet, à l’occasion d’Harvey et d’Irma, les forces armées US ont réalisé des déploiements équivalents aux effectifs et matériels d’une “petite guerre”, – si bien que l’expression de “guerre des ouragans” est tout à fait justifiée. • Ce que nous tentons d'identifier ici, ce sont les conséquences stratégiques possibles de ce fait opérationnel nouveau.