Analyse, c'est un sujet développé plus en profondeur. Ce sont aussi des articles publiés par nous dans d'autres supports. Ce sont enfin des contributeurs extérieurs que nous accueillons sur notre site, y compris des contributeurs en anglais.

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Notes sur l'ordre global du désordre    08/08/2018

• Puisqu’aujourd’hui commence le nouveau régime des super-sanctions US contre l’Iran, l’occasion est bonne d’exposer deux exercices intellectuels contraires sur la situation des relations internationales. • D’un côté, le professeur Michael Klare qui se dit persuadé que Donald Trump a une “Grande Stratégie” à l’esprit, qui a pour but de rassembler dans une sorte de coopération concurrente les trois puissances du jour : USA, Chine et Russie. • C’est le projet G3. • Klare expose son idée avec une certaine conviction mais sans cacher que le résultat pourrait ressembler fâcheusement à l’arrangement du monde d’Orwell dans 1984 : « ...la guerre – ou la préparation à la guerre – sera une condition perpétuelle d’un tel système. ».• Alastair Crooke lui répond en observant qu’il s’agit d’une complète chimère, parce que les USA sont incapables d’observer des règles de quelque coopération que ce soit. • Pour lui, cet “ordre global du désordre” régnant perdurera tant que les USA n’auront pas fait leur catharsis pour « purger cette vision utopique de la mission exceptionnaliste de l’Amérique de racheter le monde »

Notes sur l’évolution du JSF à l’hypersonique    03/08/2018

• Ici, les Russes effectuent un essai avec des S-400, bien entendu couronné de succès. • Là, ils effectuent un test en tir réel impressionnant d’efficacité, avec la destruction d’un navire déclassé en Mer Caspienne par un missile Kh-31. • A la place du Kh-31, pensez Kh-47 et vous voyez le missile percuter le navire à Mach 10 au lieu de Mach 3,5, et vous vous dites que les Russes ont vraiment franchi un pas de géant dans le domaine des grands systèmes d’arme opérationnels, ceux avec lesquels on peut déployer une stratégie globale. • Et que font les forces armées du Pentagone & Co pendant ce temps-là ? Elles enregistrent le plus grand budget de tous les temps-modernes, sans doute pour acheter un peu plus de JSF, devenus F-35 pour aller directement à la poubelle pendant qu’on songe à un remplacement qui serait un bon vieux F-15 “relifté” et “relooké”... • Mais même ça (liquider le F-35 qui est en train de les liquider), ils n’y arriveront pas. • Les Russes sont-ils plus forts que les USA ? Question idiote : nul n’est plus fort que les USA et « ...nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant.  »

Notes sur le JSF “martyrisé, outragé…”    01/08/2018

• Les rumeurs et les nouvelles “de bonne source” courent actuellement sur l’intention prêtée à l’aviation militaire israélienne de mettre de côté sa deuxième commande de F-35 au profit d’une nouvelle version du F-15 (disons “IA F-15” ?). • Elles se complètent de l’affirmation que l’USAF et Boeing négocient en secret depuis 18 mois une nouvelle version du F-15 là aussi, le “F-15X”. • Rien d’officiel ni d’affirmé, – ni d’infirmé d’ailleurs, – mais une sorte de fumet et de bruit de fond que le vent mauvais nous apporte et qui nous dit : on cherche un “complément“ au F-35 (au JSF) qui serait en fait destiné à devenir un “remplaçant”, impliquant que les méchancetés sans nombre déversées par tant de mauvaises langues sur le JSF seraient en partie sinon complètement fondées. • Il s’agit de prémisses possibles d’un événement sans précédent : la mise en cause officielle du programme militaire le plus colossal de l’histoire du Système et du technologisme. • Bien malin celui qui dira sur quoi tout cela va déboucher, sinon l’hypothèse finale : autant en emporte l’effondrement hollywoodien du Système

Notes sur l’Iran-tan-plan    27/07/2018

• Encore des “bruits de bottes” autour de l’Iran, essentiellement du fait des pressions US sur ce pays depuis le retrait US du traité, accentuées par les effets directs et indirects des sanctions qui se répercutent dans tous les rapports internationaux. • Ces derniers jours, déluge de tweets trumpistes et de menaces du président iranien. • Des sources australiennes nous assurent que les forces armées US se préparent pour une attaque au mois d’août (combien de fois ne nous a-t-on annoncé une attaque imminente ?!). • La grande question en cas de conflit est de savoir si la Russie “laisserait tomber” l’Iran, et la réponse aurait nettement tendance à être négative. • Encore une fois, si l’on envisage l’hypothèse du pire, comme avec la Corée du Nord pendant quelques mois, avec un Trump survolté, l’élément modérateur se trouvera dans le direction des forces armées US. • Dans ce cas, peut-être les militaires russes, dont le chef, le général Guerassimov a établi de bons contacts avec son homologue le général Dunford, participeraient-ils à la manœuvre d’apaisement du président US en phase narcissique-belliciste ?

Notes sur le sommet du New Normal    13/07/2018

• Essayons d’en savoir un peu plus sur le sommet de l’OTAN, à Bruxelles, en juillet 2018. • D’un côté, il se signala par un conformisme peu commun, sinon aseptisé d’avance (son communiqué, approuvé et signé avant que la rencontre n’ait lieu, pour éviter un “nouveau G7”), annonçant des mesures de surarmement formidable (à l’échelle de nos moyens) contre la Russie. • Cela, alors que tout le monde est à Moscou pour la plus formidable Coupe du Monde de l’histoire et qu’on se précipite (Macron, Trump) pour rencontrer Poutine. • D’un autre côté, Trump a complètement assuré : il a offert un spectacle unique, alternant fureur, attaque en traître, applaudissements et triomphe. • Il a traité l’Allemagne pire qu’une république bananière et s’est comporté en chef mafieux alternant chantage et extorsion de fonds, pour terminer en assurant que l’Alliance n’avait jamais été aussi forte, aussi gracieuse, aussi belle, et que cela était complètement de son fait. • C’est la nouvelle “normalité” (New Normal) de l’Alliance, qui doit nous rassurer après tout : le travail autodestructeur de la corpulente termite se poursuit avec une belle alacrité.

Notes sur la Grande Guerre de la Globalisation    06/07/2018

• Le monde entier geint car depuis hier minuit s’est mis en branle cet acte terrible voulu par le président Trump, l’application de tarifs douaniers par les USA dans le cadre de cette séquence qui voit une résurgence du protectionnisme. • Le monde entier geint car il s’agit de l’ouverture d’une guerre commerciale, et peut-être bien de la Grande Guerre Commerciale. • Les premières mesures prises contre la Chine, qui seront suivies d’une riposte chinoise, et ainsi de suite, opposent les deux plus grandes puissances économiques de la planète. • Mais, bien entendu, tous les autres sont concernés, les pays de l’UE et le Canada, déjà visés, qui constatent que l’on vit la plus grave crise depuis longtemps au sein de l’alliance transatlantique.  • En fait, c’est l’entièreté de la planète qui est touchée, de la planète globalisée, – et il s’agit bien alors de la Grande Guerre de la Globalisation. • Le protectionnisme attaque la globalisation, il la déstructure, elle-même qui est déjà déstructuration en soi. • Involontairement, c’(est une attaque contre le Système, et Trump mériterait le Prix Nobel 9/11.

Notes sur la communication hypersonique     25/05/2018

• On ne parle qu’épisodiquement du cas des capacités russes et chinoises dans le domaine des missiles hypersoniques de combat, qui ont pris presqu’une décennie d’avance sur les USA. • Cela est tout simplement stupéfiant, – mais qu’est-ce qui ne nous stupéfie pas aujourd’hui du point de vue de la communication ? – alors que l’événement représente sans guère de doute le renversement stratégique le plus complet jamais observé dans l’histoire de la stratégie nucléaire. • La seconde chose extrêmement stupéfiante, c’est l’extrême atonie de la communauté de sécurité nationale US à réagir à cette situation en lançant des programmes d’urgence et en sonnant le tocsin. • La troisième chose extrêmement stupéfiante, c’est de voir les USA poursuivre et accentuer d’une façon si impudente une politique d’hégémonisme incroyablement brutale et basée sur sa puissance militaire, alors que cette puissance s’érode à une vitesse hypersonique et que les USA se trouvent dans cette si très grande vulnérabilité. • Mais franchement (bis), qu’est-ce qui ne nous stupéfie pas dans cette époque si étrange ?

Notes sur une confusion extrême    14/05/2018

• Revenons sur l’engagement du 10 mai où sont mêlés d’une façon fort confuse Israéliens, Syriens et Iraniens, avec un petit zeste d’américanisme, ne serait-ce que dans le chef de l’impressionnante signature du président Trump actant le retrait des USA du traité JCPOA. • Y a-t-il eu “frappe massive” des Israéliens ? On le dit, quoiqu’il faudrait alors réviser la définition de ce qu’on nomme “frappe massive”. • Contre qui ? Les Iraniens-en-Syrie ? Les Syriens-chez-eux ? • Et quel succès a donc eu cette “frappe massive”, d’ailleurs encadrée de tirs d’“engins” (iraniens ? syriens ?) contre des positions israéliennes sur le Golan, – ce qui élargit d’autant le théâtre de la crise-conflit sans fin de Syrie-et-alentour. • L’épisode de la semaine dernière contribue donc à rendre encore plus incompréhensible et mystérieux l’épuisant conflit-sans-fin en Syrie et alentour. • On attendait (on craignait) une action décisive de Netanyahou couvert par son compère Trump, on a eu un pas de plus dans un bourbier qui ne cesse de s’épaissir. • Il est vrai que Netanyahou paradait à Moscou, ruban noir-orange de St-Georges à la boutonnière.

Notes sur une psychologie collapsologique    05/05/2018

• Ce qui nous intéresse dans cet exercice analytique qui concerne les prévisions catastrophiques (collapsologie) se multipliant dans tous les domaines, ce n’est pas la justesse de l’une ou l’autre prévision. • D’ailleurs, cette attitude semble bien être celle du public, qui  ne semble nullement tenir rigueur aux multiples erreurs de prospective qui se multiplient depuis plusieurs années, par définition puisqu’elles ont annoncé précisément un effondrement qui n’a pas eu lieu. • Au contraire, les prévisionnistes collapsologistes qui se sont trompés repartent avec de nouvelles prévisions que tout le monde suit avec passion. • D’une certaine façon, le Système agit de même à sa façon en ne s’intéressant plus guère au crédit absolument nul des explications qu’il donne à son action. • Notre hypothèse est alors que ce qui compte dans cette espèce de course entre Système et antiSystème, c’est la montée de la tension, l’exacerbation de la psychologie. • Ainsi, cette exacerbation, cette psychologie chauffée à blanc jouera un rôle fondamental dans le processus irrémédiable de l’effondrement.

Notes d’un promeneur au bord des abysses    14/04/2018

• L’attaque promise a bien eu lieu, dans la nuit de vendredi, plutôt comme une surprise dans la mesure où l’on attendait une délibération un peu plus longue tant il existait de contradictions, d’incertitudes, de mésententes, etc., à commencer par le propre cabinet du président Trump. • L’attaque a donc eu lieu, un peu comme par inadvertance, dans le cadre d’une opinion publique et d’une atmosphère plutôt marquées par la confusion qu’on a dite plus haut que par une résolution ferme. • Finalement, c’est une attaque limitée (même catégorie qu'il y a un an), qui évite soigneusement d’approcher les Russes, qui a montré par ailleurs que la défense aérienne syrienne avait une réelle efficacité. • Y aura-t-il d’autres attaques pour suivre dans cette séquence ? Le ministre Mattis dit que non, mais il n’est pas sûr que Mattis parle pour le président. • Dans tous les cas, l’attaque ne termine pas la crise, non plus que l’antagonisme entre les deux blocs, tout au contraire. • Il faut donc l’apprécier précisément dans un cadre général, celui de la Grande Crise d’Effondrement du Système.

Notes sur le chaos-Trumpiste    03/04/2018

• Il est bon de revisiter régulièrement la position, l’action, les effets directs et indirects de ces actions, tout cela lié au président des USA, l’indéboulonnable Donald Trump. • L’homme est d’une durabilité étonnante, malgré, - ou à cause de son état de déstabilisation permanente, ses mensonges, ses voltefaces, ses absences de vision, sa nullité politique, ses “tweets”, etc. • La dernière en marche qui déstabilise son administration, c’est son intervention brutale pour annoncer que la politique US est désormais axée sur le retrait “le plus tôt possible” des forces armées US de Syrie. • Cela venant après le choix de l'incroyable belliciste Bolton nous rassure sur la pérennisation de l’imprévisibilité de Trump. • Trump a également réussi, a contrario, à provoquer un durcissement des Russes devant l’hystérie antirussiste développé par ses adversaires de Trump, cela en attendant un “sommet” à Washington qu'il vient de proposer à Poutine. • Nous saluons le chaos-Trumpiste, création d’un homme qui “a rendez-vous avec l’histoire” pour mieux s’en moquer et la tourner en dérision par son propre comportement.

Notes sur CentCom et l’“effet-S400”    05/03/2018

• Une déclaration du Général Votel, qui commande CentCom (Central Command, zone du Moyen-Orient), met en évidence la crainte US de perdre la “domination aérienne” (« L’augmentation des systèmes de missiles sol-air russes dans la région menace notre accès et notre capacité à dominer l'espace aérien. »). • Principale cause pour l’instant : le système sol-air russe S-400, et d’une façon plus générale les capacités anti-aériennes qu’a développées la Russie. • La menace de la perte de la “domination aérienne” (“Air Dominance”) a, pour les USA, une énorme puissance symbolique en plus de son aspect opérationnel : c’est une marque spectaculaire de la décadence, sinon de l’effondrement de la puissance des USA. • Ce processus remonte à des choix erronés du début des années 1990, caractéristiques de l’ivresse psychologique des USA après la Guerre froide et la victoire de la Guerre du Golfe, et pour écarter une crise d’identité. • Mais il est trop tard : contre le S-400 et Cie, les USA développent plutôt des sanctions (CAATSA) que des armements qu’ils ne sont plus capables de déployer.

Notes sur le Big Sleep (russe) de la CIA    04/03/2018

• Le discours de Poutine du jeudi 1er mars restera comme un événement d’une très grande importance, dans sa partie consacrée aux nouveaux systèmes d’armes russes. • Selon Gilbert Doctorow, expert de la Russie et des relations USA-Russie, ce discours « ne suggère pas le début d'une nouvelle course aux armements, mais sa conclusion avec la victoire russe et la défaite américaine ». • De là se pose la question fondamentale de savoir pourquoi et comment les services de renseignement essentiellement US n’ont rien venir de ce développement stratégique extraordinaire de la Russie, précédé par diverses performances tactiques qui, toutes, n’ont cessé de “surprendre” les USA et le reste du bloc-BAO. • La psychologie y joue un grand rôle. • On hait la Russie comme si elle était un colosse diabolique et on la tient pour un avorton impuissant : l’antirussisme actuel, déchaîné et paroxystique, voue la Russie aux gémonies en lui déniant toute capacité d’autonomie et d’affirmation de puissance. • En dernière partie de ce texte, on trouve l’article du Dr. Doctorow dont il est fait référence.  

Notes sur l’énigme Sigmar Gabriel    18/02/2018

• Le SPD est en cours de consultation de ses 450 000 membres pour savoir s’il approuve le projet de programme de gouvernement négocié par Angela Merkel et Martin Schulz et permet à l’Allemagne de sortir de sa crise de régime sans précédent en reconduisant une “Grande Coalition” CDU/CSU-SPD. • Mais ne doit-on pas dire plutôt que “sortir de sa crise...” : sortir de cet épisode de sa “crise de régime sans précédent”, cela supposant qu’il y a d’autres épisodes à venir ? • L’expression populaire fait l’affaire : poser la question, c’est y répondre. • Le brutal épisode qui a suivi la conclusion de l’accord de programme, avec Schulz annonçant qu’il serait ministre des affaires étrangères, puis y renonçant deux jours plus tard, est un signe certain à cet égard. • Sigmar Gabriel a liquidé Schulz et devrait garder son poste de ministre des affaires étrangères avec des projets révolutionnaires en matière de politique étrangère. • Quels projets ? Ils se résument par cette formule-programme : les atlantistes doivent céder la place aux post-atlantistes, ce qui implique une démarche théorique de quasi-rupture avec les USA.

Notes sur le nucléaire, le JSF et le simulacre    04/02/2018

• Vendredi, le Pentagone a diffusé un document qui se veut important, qui est désigné sous les initiales NPR (Nuclear Posture Review) : il développe les nouveaux projets d’armes nucléaires et d’emploi du nucléaire. • Les Russes ont relevé avec fureur et alarme que le document envisage l’usage de nucléaire dans une guerre conventionnelle non-nucléaire, ou bien contre des États non-nucléaires, ce qui abaisse considérablement le seuil d’emploi du nucléaire. • Un point a retenu particulièrement notre attention : la “nucléarisation” du F-35/JSF, c’est-à-dire sa capacité de porter des armes nucléaires. • Ce projet qui est perçu comme retentissant est pourtant vieux de 16 ans puisqu’on l’annonçait dès 2002 : il n’empêche, s’il est réalisé, il mettra tous les acheteurs de JSF dans une position extraordinairement inconfortable et dangereuse du fait que les USA contrôlent complètement leurs avions, – avec l'Allemagne dans une position très délicatement particulière. • Il faut prendre d’abord la NPR pour son effet de communication, car sa réalisation est loin d’être acquise.

Notes sur la somme de TOUTES LEURS peurs    17/01/2018

• Il y a peur et peur, bien entendu... • Alors qu’il y a quelques jours nous observions, citant un titre, que « La seule chose dont il faut avoir peur c’est l’absence de la peur elle-même », aujourd’hui nous suivons l’argument d’un Peter Van Buren sur la « Perte de contrôle de la Machine-à-Peur », dénonçant la folie des peurs multiples qui surgissent de tous les côtés et dans tous les sens pour se heurter, s’affronter, rebondir comme autant de particules désarticulées... • Certes, nous sommes aux USA, faut-il le préciser, parce que les USA, premiers en tout, ont pris la tête de la chevauchée finale de la Grande Crise de l’Effondrement du Système. • Certes, Van Buren ne parle certainement pas de la même sorte de peur dont nous parlions précédemment, mais de ces peurs manufacturées et artificielles, et devenues folles, qui avaient jusqu’alors du sens (surtout durant la Guerre Froide) et qui aujourd’hui ne semblent plus avoir comme fonction que celles de la déconstruction et de la dissolution. • C'est le domaine de “D.C.-la-folle”, qui manufacture ces peurs et les fait évidemment à son image hystérique.

Notes sur l’Iran, la CIA, l'ONU et Macron    07/01/2018

• Un étrange silence s’est abattu sur les évènements d’Iran, entrecoupé d’annonce du retour au calme par les autorités, et d’un vote au Conseil de Sécurité où les USA se sont trouvés une fois de plus isolés par rapport aux unanimités du bon vieux temps alors qu’ils ne cessent de répéter que l’Iran, trois ans après la Russie, est complètement isolé dans la communauté internationale. • Eternel redite des mêmes sornettes, avec l’acteur (l’actrice) de plus en plus médiocre, car Nikki Haley arrive à peine à la cheville de la déjà-éprouvante Samantha Powers. • Mais soyons sérieux... • Gardant l'hypothèse d’une action de type-regime change de la CIA en Iran, à partir du texte de Michael S. Rozeff, nous étudions les conséquences des évènements en cours si cette hypothèse est juste. • Nous nous attachons particulièrement au rôle des USA et à la façon dont Trump, par son comportement, affuble la politique-neocon qu’il suit du même ridicule qu’il montre. • Nous nous attachons aussi à la politique française dans cette séquence, comme si la France voulait, comme on disait, “faire sentir sa différence”.

Notes sur l’Iran et l’apocalypse USA-2018    02/01/2018

• L’année 2008 débute en fanfare, par la transformation de manifestations de “protestation économique” en Iran en une crise majeure où flotte bien entendu le parfum venimeux des concepts de regime change et de révolution de couleur. • Le déchaînement américaniste à “D.C.-la-fille” a été aussitôt remarquable, dans le sens d’une malédiction lancée contre ce régime dont on souhaite ouvertement la chute : un exercice d’un exceptionnel aveuglement pavlovien, d’un automatisme de déstructuration où Trump est tout à fait à sa place. • L’Europe devrait être infiniment plus réservée, sinon hostile à cette réaction, parce qu’elle tient à la stabilité de l’Iran notamment comme garant du traité nucléaire qui constitue une réalisation de stabilisation remarquable. • D’une façon générale, et pour ceux qui ne reculent pas devant l’hypothèse, des troubles menant à un effondrement du régime serait une catastrophe pour la région et même le monde. • A cette lumière, on mesure la seule certitude que nous offre cette crise : la folie et l’irresponsabilité caractérisant la direction US..

Notes sur Poutine à la recherche du temps perdu    19/12/2017

• Dans cette Notes d’analyse, nous tentons de développer une analyse conceptuelle d’une situation opérationnelle générale dont la réalité objective est pulvérisée et dont la vérité ne peut apparaître qu’après des démarches de recherche approfondies, tant avec sa raison sortie de la subversion qu’avec son intuition. • L’aspect opérationnel qui supporte cette analyse concerne deux séquences d’évènements assez proches, géographiquement, historiquement, et par les acteurs eux-mêmes, et qui pourtant semblent évoluer dans deux mondes complètement différents et totalement inconciliables. • Le premier de ces évènements pourrait s’intituler “les aventures de Misha Saakachvili” en Ukraine, comme l’on parlerait des “aventures de Tintin” (mais d’un Tintin corrompu, complètement simulacre). • Le second concerne la séquence de coopération de la CIA avec le FSB ayant permis de démanteler une cellule de Daesh à Saint-Petersbourg, et surtout les remerciements chaleureux de Poutine à Trump et à la CIA. • Poutine est finalement le personnage central de cette analyse, parce que le plus brillant, le plus méritant, et aussi le plus frustré, comme s’il s’était trompé d’époque.

Notes sur l’antirussisme postmoderne, aux origines    16/12/2017

•  L’un des grands débats autour de l’antagonisme entre la Russie et le bloc-BAO, c’est l’accusation russe que l’Ouest (pas encore bloc-BAO) du début des années 1990 a trahi sa promesse de ne pas élargir l’OTAN au-delà de l’Allemagne réunifiée, alors qu'on alla  jusqu’aux frontières de la Russie. • La réponse des experts occidentaux, très sophistiquée, a été : “Mais non, jamais pareille promesse ne fut faite”. • De nouveaux documents déclassifiés montrent, d’une façon irréfutable que “mais oui, cette promesse fut faite, et à bien plus d’une reprise”. • Le comble est que, à notre sens, la promesse initiale de l’Ouest était sincère. • Avec l’arrivée de Clinton, une nouvelle génération de dirigeants US prit les manettes et proclama que la stratégie n’avait plus d’importance. • La promesse de non-élargissement fut oubliée, non pas pour berner les Russes, mais pour une question électorale US. • Puis on changea d’époque, la stratégie revint plus forte que jamais, l’OTAN fut élargie et les Russes se retrouvèrent bernés. • Depuis, on les accuse de tous les maux, et d'abord de celui de ne pas tenir leurs promesses.