• Parmi les signatures régulières que nous affectionnons et auxquelles nous prêtons grande attention sur le net, il y a celle du russe Dimitri Orlov. • Il est le créateur d’une forme de pensée que l’on pourrait désigner comme une “science de circonstance”, une “science” suscitée par les circonstances même que nous traversons et que nous décrivons et désignons nous-mêmes comme la Grande Crise de l’Effondrement du Système (GCES) : la “collapsologie”, ou “science de l’effondrement”. • Nous pensons que suivre régulièrement ses écrits est d’un intérêt qui rencontre complètement l’orientation de dedefensa.org : cela peut être fait grâce à nos excellents rapports avec Le Sakerfrancophone, qui reprend systématiquement les textes d’Orlov (en général deux par semaine) et les traduit en français. • Avec l’accord du Sakerfrancophone, que nous remercions bien chaleureusement, nous allons donc reprendre les textes d’Orlov dans cette rubrique propre intitulée “Le monde d’Orlov”. • Son fonctionnement est régi par les mêmes règles que celui d’Ouverture Libre mais cette rubrique a désormais une place structurelle dans dedefensa.org. • Le premier texte, une interview d’Orlov par Le Sakerfrancophone du 15 juin 2016, à l’occasion de la sortie en français du livre d’Orlov (Les cinq stades de l’effondrement aux éditions Le retour aux Sources) sert parfaitement de présentation de cet auteur.

“Prenez garde à ça!”

  mercredi 18 novembre 2020

Il y a des moments dans ma carrière d’observateur et de systématicien de l’effondrement où mon commentaire peut raisonnablement être réduit à deux mots : « Regardez ça ! » L’étape actuelle de la séquence d’effondrement financier et économique initiée en 2008, qui est artificiellement masquée (sans jeu de mots) par la fausse “pandémie” de Covid-19, et à laquelle s’ajoutent maintenant des élections américaines frauduleuses et truquées, est justement une occasion de ce genre : pourquoi ne pas simplement rester assis et regarder le monde brûler ? Mais il se trouve que je suis de très bonne humeur aujourd’hui, et quand je suis de cette humeur, peu de choses peuvent m’empêcher de tenir bon et de bêler de façon prophétique. 

Commençons par une petite balade mémorielle. C’est en 1995 que j’ai réalisé pour la première fois que les États-Unis allaient suivre la trajectoire générale de l’URSS. J’ai aussi immédiatement compris que l’URSS était plutôt bien préparée à l’effondrement alors que les États-Unis étaient sur le point d’être pris au dépourvu, et donc, en tant que service au public, j’ai pensé que je devais avertir les gens. “Et ça a fait quelle différence ?”, pourraient s’exclamer certains d’entre vous. Mais vous auriez tort : beaucoup de gens m’ont écrit pour me dire à quel point ils sont mieux adaptés psychologiquement maintenant qu’ils ont entendu et accepté mon message, car maintenant ils sont prêts à accepter l’effondrement avec équanimité et calme. Cela rendra certainement les choses moins fastidieuses.

C’est ainsi que j’ai eu mon moment “Eurêka !” en 1995, et dix ans plus tard, en 2005, j’ai rendu publiques mes observations. J’ai reçu une réponse étonnamment sympathique de la part de certaines personnes particulièrement éclairées – même si ce sont elles-même qui se qualifient ainsi. Aujourd’hui, un quart de siècle après ma première intuition, alors que les États-Unis sont au bord de la faillite nationale et de l’effondrement institutionnel, le monde entier assiste à un spectacle électoral spectaculaire de fin d’empire, mettant en vedette nul autre que l’homme de spectacle et impresario extraordinaire Donald Trump. Il a déjà organisé des concours de beauté, alors que celui-ci est plutôt un concours de laideur, mais la beauté est rare et s’efface toujours alors que la laideur est courante et devient généralement encore plus laide, ce qui en fait un pari beaucoup plus sûr. Acceptons-le donc comme un cadeau d’adieu au monde d’une nation en voie de disparition qui nous a offert des films d’horreur, de la téléréalité et des cirques à trois pistes avec des monstres de foire.

Dans le vaste tableau panoramique de l’élection de 2020, Trump (notre héros) apparaît baigné dans une lueur dorée de nostalgie de la grandeur américaine perdue, qu’il promet de raviver à jamais. Rassurez-vous, Trump ou pas Trump, l’Amérique ne sera plus jamais grande. Mais l’auréole magique de Trump s’étend au-delà de son plumage crânien orange resplendissant et enveloppe tous ceux qui se languissent de la Pax Americana perdue et qui craignent et détestent ce que l’Amérique est en train de rapidement devenir  – qui est, pour dire les choses crûment, un réservoir de dégénérés de toutes sortes présidé par une maison des horreurs. Ils se languissent de l’époque où les hommes étaient virils et les femmes féminines, où les secrétaires étaient flattées lorsque leurs patrons prenaient le temps de se frotter à elles en dehors de leurs horaires chargés, et où tout le monde était soit un WASP, soit travaillait dur pour essayer de ressembler et d’agir comme un WASP, soit restait à son rang dans la vie et savait qu’il ne fallait pas être trop arrogant. Ils veulent croire que le creuset ethnique peut encore produire des alliages nobles, de préférence du bronze corinthien, et certainement pas du mâchefer ou des scories.

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Objectifs infâmes

  vendredi 23 octobre 2020

Supposons que vous soyez l’un des génies maléfiques qui dirigent l’économie mondiale. Bien sûr, vous voudriez continuer à la gérer de manière stable, sûre et rentable malgré les problèmes qui pourraient surgir de temps en temps. Vous voudriez résoudre ces problèmes rapidement et efficacement sans attirer l’attention sur vous et vos mauvaises habitudes. Quels sont donc, selon vous, les principaux problèmes qui appellent une solution rapide et préventive, et comment devriez-vous les résoudre ?

Tout d’abord, vous constaterez qu’un problème majeur se pose en ce qui concerne l’approvisionnement énergétique mondial. Cela a été prédit encore et encore depuis le milieu des années 1990, mais diverses avancées technologiques et manœuvres géopolitiques ont repoussé la crise finale de deux décennies. Mais aujourd’hui, la crise finale se rapproche de plus en plus. Les nouvelles découvertes de ressources ont pris tellement de retard sur la production qu’il n’y a aucun espoir de la rattraper un jour. Le dernier grand espoir pour les États-Unis et le monde, la fracturation hydraulique, est maintenant en train de faire faillite, n’ayant jamais fait beaucoup de profit. La plupart des entreprises concernées ont fait faillite ou sont sur le point de le faire. Les énergies renouvelables, sous la forme d’électricité d’origine éolienne et solaire, se sont révélées trop coûteuses et trop peu intéressantes pour les réseaux électriques en raison de leur intermittence et de l’impossibilité de stocker de grandes quantités d’électricité. Les manœuvres géopolitiques, telles que la tentative de renverser le gouvernement du Venezuela et de voler son pétrole, ou de sanctionner la Russie pour qu’elle se comporte comme une station-service avec une économie en lambeaux, ont toutes échoué. Le taux de retour énergétique [EROEI] – une mesure difficile à calculer mais finalement décisive de la faisabilité de toute entreprise énergétique – continue de décliner.

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Novichok, le nouveau must du Spa

  jeudi 08 octobre 2020

Au cours du siècle dernier, la guerre chimique est passée d’un moyen stratégiquement inutile mais techniquement efficace pour ruiner la santé de nombreuses personnes à un moyen politiquement puissant mais techniquement inefficace de jouer à des jeux politiques sur son utilisation présumée – mais généralement non prouvée. Et cette année, même les jeux politiques se sont transformés en quelque chose de pire qu’inutile.

Vous êtes peut-être, ou non, un grand fan de l’empoisonnement de masse mais, soyons honnêtes, la guerre chimique est définitivement tombée en désuétude. Pendant la Première Guerre mondiale, les attaques chimiques ont fait environ un demi-million de victimes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, plus d’un million de personnes ont été tuées par l’utilisation du Zyklon B. Plus tard, en 1988, les forces de Saddam Hussein ont utilisé des armes chimiques – fournies par les Américains – contre les Kurdes à Halabja, tuant jusqu’à 5 000 d’entre eux et en blessant peut-être deux fois plus. Mais depuis lors, les utilisations présumées d’armes chimiques ont été en grande partie politiques.

Un exemple en est l’attaque chimique de 2018 dans la Ghouta orientale en Syrie, qui a fait moins de cent victimes et qui était très probablement – en appliquant une norme occidentale contemporaine de preuve – une provocation occidentale contre le gouvernement syrien. En effet, le nombre de fausses attaques chimiques en Syrie est tombé à zéro immédiatement après la mort – que ce soit un meurtre ou un suicide – de James Le Mesurier, chef de la fausse organisation humanitaire dites des Casques Blancs. C’était comme si quelqu’un avait actionné un interrupteur !

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Plus fort, plus vite, plus profond !

  vendredi 02 octobre 2020

C’est la saison des élections présidentielles aux États-Unis et je ressens donc le besoin pressant d’écrire un article symbolique à ce sujet. J’essaie généralement de rester en dehors de ce sujet parce que les États-Unis ne sont pas une démocratie et que peu importe qui est président. Gilens et Page l’ont prouvé dans leur étude historique de 2014, ce qui m’a évité d’avoir à surenchérir ici sur ce sujet.

À ce stade, certaines personnes aiment objecter que c’est comme cela devrait être parce que les États-Unis sont une république, pas une démocratie. Mais alors pourquoi s’embêter avec des élections ? Pour ceux qui aiment la démocratie, je suggère qu’ils étudient la Corée du Nord ; c’est une “République Populaire Démocratique”. Pour résoudre le problème de la démocratie, il faudrait obtenir la moyenne à l’examen, tandis que pour en faire une république populaire – au lieu d’une république oligarchique comme c’est le cas actuellement – il faudrait un gros effort supplémentaire.

J’ai assisté à un long défilé de laquais présidentiels, en commençant par Ford dit le “ramolli du bulbe”, jusqu’à Trump, dont les surnoms vont d’“homme orange” à “merde de macaque”. Bien que cela soit sans doute une perte de temps, je peux peut-être vous aider à vous rassurer. Beaucoup de gens sont actuellement surmenés par ce qui est un concours qui n’a pas de sens et je veux faire ce que je peux pour faire baisser leur tension artérielle et leur taux de cortisol et leur permettre de vivre plus longtemps, plus heureux et en meilleure santé.

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Interview sur Radio Voice America

  mardi 29 septembre 2020

Bienvenue à l’émission ‘Transformer les périodes difficiles en périodes favorables’. Je suis votre hôte Jay Taylor. Je suis très heureux d’avoir à nouveau avec moi Dmitry Orlov.

Dmitry est né et a grandi à Leningrad, mais il a vécu aux États-Unis. Il a déménagé ici au milieu des années soixante-dix. Depuis, il est retourné en Russie, où il vit maintenant.

Mais Dmitry a été un témoin oculaire de l’effondrement soviétique lors de plusieurs visites prolongées dans son pays natal, entre les années 80 et le milieu des années 90. C’est un ingénieur qui a contribué à des domaines aussi divers que la physique des hautes énergies et la sécurité sur Internet, ainsi qu’un théoricien de premier plan du pic pétrolier. Il est l’auteur de ‘Réinventer l’effondrement : L’exemple soviétique et les perspectives américaines’ (2008) et ‘Les cinq stades de l’effondrement : La boite à outils des survivalistes’ (2013).

Bienvenue, Dmitry, et merci beaucoup de vous être à nouveau joint à nous.

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Les chauffeurs de taxi savent tout

  samedi 26 septembre 2020

Il se trouve qu’hier, je rentrais chez moi en taxi. Le chauffeur de taxi, qui ressemblait à Bill Murray, s’est révélé très bavard. Pendant le trajet, comme cela arrive souvent, nous avons abordé tous les sujets, du temps qu’il fait aux blondes au volant.

À un moment donné, en guise de bruit de fond, la radio diffusait les nouvelles. Après le reportage sur l’empoisonnement d’Alexei Navalny, le NordStream 2 et les éventuelles sanctions de l’UE, le chauffeur de taxi a secoué la tête et a fait une déclaration réfléchie : « Ce coup-ci, maman est coincée… »

« Quelle maman ? » Me suis-je renseigné.

« Quelle maman ? » a répété le chauffeur de taxi. « Toujours la même, Angela Merkel. Vous savez pourquoi Navalny a été livré à l’Allemagne ? Laissez-moi vous expliquer. » Et puis, pendant un quart d’heure, le chauffeur de taxi a présenté une théorie cohérente de ce qui s’est passé, digne d’être étudiée au ministère des Affaires étrangères, qui répondait à toutes les questions qui me préoccupaient.

Voici l’histoire.

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Novichok : La comédie continue

  mardi 15 septembre 2020

Vous avez peut-être déjà entendu l’histoire ? Sinon, voici le synopsis :

“Le dictateur russe Vladimir Poutine a fait empoisonner le principal candidat de l’opposition russe, Alexei Navalny, la némésis de Poutine, avec du Novichok, une arme chimique de qualité militaire, interdite au niveau international. Navalny est tombé dans le coma et a été transporté par avion militaire allemand au centre médical de la Charité en Allemagne, où les experts médicaux militaires allemands ont trouvé des traces de Novichok sur son corps. Pour cet acte odieux, l’Occident, dans son ensemble, se regroupe et se prépare à imposer de nouvelles sanctions à la Russie, l’empêchant peut-être d’achever le gazoduc NordStream 2 sous la Baltique, qui devrait rendre l’Europe encore plus dépendante du gaz naturel de cette même Russie au lieu d’acheter du gaz naturel liquéfié bon marché et abondant aux États-Unis.”


Si la lecture de ce qui précède n’a pas insulté votre intelligence, alors, avant de vous sentir vraiment insulté il y a une courbe d’apprentissage assez raide à gravir, mais je ferai de mon mieux pour vous aider à la surmonter. Et si vous vous sentez insulté, la question est de savoir à quel point vous êtes insulté. Parce que le dédain, la condescendance, l’arrogance, l’indifférence et le mépris pur et simple que vous manifestent ceux qui poussent cette narrative complètement fabriquée  est si extrême qu’il n’y a qu’une seule réponse psychologiquement saine possible, qui est de rire, d’abord de l’ensemble du récit, puis de chacun de ses éléments, qui sont tous drôles en soi, comme un parangon de stupidité illusoire et malavisée.

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Nos technologies pourrait détruire l’humanité

  vendredi 04 septembre 2020

Interview pour Sputnik Allemagne

Sputnik : M. Orlov, nous voulons aujourd’hui discuter de votre dernier livre, ‘Shrinking the Technosphere’ [édité en allemand], mais avant de commencer, j’aimerais approfondir une de vos réponses de notre première interview sur Sputnik Allemagne.

Vous avez dit que la banque centrale américaine (la Réserve fédérale) a créé de nouvelles garanties dans le cadre de la crise dites des ‘repo’ bancaires de 2019. Je voudrais ajouter deux autres questions : Comment définiriez-vous le terme ‘garantie’ ? Et vous avez dit que le dollar américain allait perdre énormément de valeur au cours des prochains mois ; qu’est-ce qui vous rend si sûr de cela ?

Dimitri Orlov : Eh bien, pour répondre à la première question, je me suis peut-être mal exprimé lors de la première interview. La Fed n’a pas tant créé des garanties que racheté des bons du Trésor américain et d’autres instruments de dette en tant que garanties parce que les banques ont cessé d’être disposées à les honorer en tant que garanties pour les prêts au jour le jour entre banques [marché repo, Ndt], et la Fed a donc dû intervenir et fournir ces prêts, fournir les liquidités pour ces prêts à hauteur de centaines de milliards de dollars d’argent frais qui ont été mis en circulation – entre les banques, pas dans l’économie au sens large.

Cela montre donc que la foi dans la dette américaine (et le dollar américain est constitué de la dette américaine à ce stade), que cette foi n’était pas aussi solide que certains voudraient le croire.

Maintenant, en ce qui concerne la deuxième question, pourquoi le dollar est susceptible de perdre de la valeur : si vous regardez la valeur d’une monnaie, vous devez le faire par rapport à la capacité de production qui la sous-tend. L’argent est un moyen de payer les biens et les services. L’offre d’argent a connu une augmentation drastique. Actuellement, le gouvernement américain est en voie de financer la moitié de son budget en utilisant de nouvelles dettes – c’est-à-dire que le déficit budgétaire représente en gros 50% du budget fédéral. Mais nous ne voyons pas d’augmentation de la capacité de production des États-Unis pour accompagner cette vaste augmentation de la masse monétaire. En fait, l’économie américaine s’est fortement contractée, et il est absolument incertain qu’elle se redresse de sitôt.

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Un 'dernier dictateur’ en situation délicate

  vendredi 21 août 2020

L’un de mes passe-temps est de suivre les progrès, ou la régression, du syndicat de la révolution de couleurs. J’ai prédit il y a quelque temps que le changement de régime initié et orchestré par l’Occident allait devenir de moins en moins efficace au fil du temps, et cela s’est avéré être le cas dans une certaine mesure, mais pas entièrement. D’une part, les révolutions de couleur sont devenues moins menaçantes pour les systèmes politiques sains, passant de quelque chose qui pouvait être allumé et éteint par télécommande (depuis Washington) à quelque chose comme une infection opportuniste affectant les régimes morbides.

Un bon exemple d’une révolution de couleurs comme maladie mortelle est ce qui s’est passé en Ukraine en 2014 ; c’est maintenant un État en faillite partiellement démantelé et contrôlé à distance par le Département d’État américain et la CIA. Il serait vraiment en faillite s’il n’y avait pas d’interventions périodiques du FMI ; lorsqu’elles cesseront, comme ce fut le cas au Liban, la monnaie s’effondrera avec ce qu’il reste de l’économie, le gouvernement sera forcé de démissionner et le territoire sombrera dans le chaos. Pour l’instant, il est maintenu en vie pour fournir à l’OTAN un terrain d’entraînement supplémentaire, pour faciliter le démantèlement de ses derniers actifs et aussi pour le maintenir comme un irritant mineur contre la Russie.

Un bon exemple d’infection opportuniste est ce qui se passe actuellement à Beyrouth à la suite des feux d’artifice et de l’explosion massives de nitrate d’ammonium qui a détruit le port et dévasté la moitié de la ville. C’était un tabassage en règle : d’abord une défaillance du gouvernement, puis le refus du FMI de venir en aide, et enfin le coup de grâce : cette gigantesque explosion. Pour faire face à cette catastrophe humanitaire, plusieurs nations ont envoyé des équipes d’urgence. Mais au lieu d’aider à sauver les gens des décombres et de travailler assidûment à consolider les bâtiments endommagés et à rétablir les services, les gens se sont précipités dans les rues pour jeter des pierres sur la police, exigeant la démission de tout le gouvernement – ce qu’il a fait. C’est formidable ; maintenant, ils n’ont plus de gouvernement non plus ! Cela a-t-il été utile ? Oui, si vous faites partie des forces extérieures qui souhaitent utiliser le Liban pour déstabiliser la région. Non, si vous êtes un civil libanais qui essaie de survivre.

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Comment voter pour Satan

  vendredi 07 août 2020

Il est venu à mon attention qu’un nombre important de personnes sont en train de s’énerver au sujet de la prochaine élection présidentielle aux États-Unis.

Bien qu’il soit peut-être difficile de voir ce qui pourrait être si excitant dans ce qui promet d’être un pseudo-concours inhabituellement frauduleux entre deux vieux bouffons étrangement incohérents, de grandes masses de gens sont occupées à se crier dessus et à y porter beaucoup d’attention comme si ce concours avait réellement de l’importance. Cette cacophonie politique, digne d’un asile psychiatrique du genre de Bedlam, crée un risque majeur pour la santé mentale d’une grande partie de la population, qui est déjà stressée par l’effondrement économique en cours et les efforts acharnés pour cacher cet effondrement sous couvert de coronavirus. C’est pourquoi, afin de vous épargner l’angoisse de l’obsession d’un vote totalement dénué de sens, je veux vous offrir une perspective différente qui, je l’espère, vous mettra à l’aise et vous permettra d’orienter vos efforts vers quelque chose de plus agréable ou utile, et idéalement les deux.

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La vertueuse séquence de l’effondrement

  mardi 28 juillet 2020

ela fait douze ans que j’ai publié mon essai « Les cinq stades de l’effondrement » dans lequel j’ai proposé pour la première fois une taxonomie de l’effondrement, en la décomposant en effondrements financiers, commerciaux, politiques, sociaux et culturels, ainsi que ce que j’ai conçu comme une séquence d’effondrement canonique, où chaque étape de l’effondrement déclenche la suivante. Cela a assez bien fonctionné, avec le recul, pour l’URSS et, en tant qu’expérience de pensée, pour les États-Unis, mais maintenant, en 2020, à la lumière de l’effondrement réel qui se produit dans de nombreuses régions de l’Occident et en particulier dans les anciens États-Unis, il semble que mon évaluation initiale était fondée sur une vision trop positive de la nature humaine, du moins en ce qui concerne la nature des humains qui habitent ces régions.

Vue à travers des lunettes roses, ma séquence d’effondrement canonique a commencé par des financiers avec une visière verte, gentiment assis en rond pour délibérer tranquille et décidant sagement à l’unisson que, compte tenu de facteurs tels que l’épuisement des ressources, une catastrophe climatique, une pandémie ou une autre combinaison de circonstances de force majeure, il ne fallait pas accorder de nouveaux crédits commerciaux ou à la consommation et financer les déficits budgétaires, car la probabilité que cette nouvelle dette soit intégralement remboursée serait trop faible. En retour, les capitaines d’industrie réduiraient prudemment la production et le personnel, en se concentrant sur la production de produits de première nécessité (tels que les pièces détachées) plutôt que sur des fioritures (telles que des mises à niveau non essentielles). À son tour, le manque de recettes fiscales dû au ralentissement du commerce et au chômage des travailleurs, associé à l’incapacité de financer les déficits budgétaires, amènerait le gouvernement à réduire les dépenses et à limiter ses activités au strict nécessaire afin d’éviter, ou du moins de conjurer, la faillite nationale.

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L’effondrement de l’empire américain

  vendredi 17 juillet 2020

Paul Craig Roberts, qui était secrétaire adjoint au Trésor dans l’administration Reagan, a annoncé que l’effondrement des États-Unis est inévitable. Pour étayer cette conclusion, il cite quelques Russes dont il respecte les opinions : Andrei Raevski – alias The Saker – et Dmitri Orlov –  votre serviteur. Je suis flatté, bien sûr, mais je n’ai jamais prétendu que l’effondrement des États-Unis était évitable. « Tous les empires finissent par s’effondrer ; aucune exception ! » Je n’ai pas cessé de le répéter. Depuis que j’ai commencé à écrire à ce propos en 2006, je n’ai jamais hésité sur ce point. 

À l’époque, j’avais écrit :

« L’effondrement des États-Unis semble aussi peu probable aujourd’hui que l’effondrement de l’Union soviétique ne l’était en 1985. L’expérience du premier effondrement peut être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second ».

L’effondrement des États-Unis vous semble-t-il beaucoup plus probable aujourd’hui qu’en 2006 ? Si oui, c’est un bon signe ; sinon, vous devriez manger plus de poisson. Il est riche en oméga-3, ce qui permettra à votre cerveau de mieux fonctionner.

Renverser la statue de la liberté

  vendredi 03 juillet 2020

Au cours des dernières semaines, un certain nombre de statues publiques aux États-Unis (et un certain nombre en Europe) ont été défigurées et renversées. Les personnages historiques qui ont servi à définir l’Amérique sont en train d’être effacés de la mémoire publique. Des statues de Christophe Colomb (alias Cristobal Colón) ont été renversées à Boston, Richmond et St Paul. Des statues de Thomas Jefferson et de George Washington ont été renversées en Oregon. À New York, des fonctionnaires ont approuvé le déplacement d’une statue de Teddy Roosevelt, qui était un homme brillant, une figure très impressionnante et le président américain le plus populaire de tous les temps. Tous ces personnages historiques sont accusés de divers péchés, au premier rang desquels celui d’être des hommes blancs, et donc par définition racistes et misogynes – une accusation qui est, en soi, purement raciste et sexiste. On prétend qu’il existe deux types de racisme/sexisme. Celui dont les hommes blancs sont accusés est une abomination, tandis que celui pratiqué par les victimes supposées du racisme/sexisme des hommes blancs est bon et approprié. Il est clair qu’il y a deux poids, deux mesures et l’application d’un double standard est automatiquement une injustice qui doit être réparée. C’est un principe qui, s’il est sacrifié au nom de l’opportunisme politique, conduit inévitablement à l’effondrement politique et à la guerre civile.

Ce qui est en jeu, c’est le principe de la démocratie – dans ce cas, la démocratie majoritaire, qui est celle à laquelle les États-Unis ont aspiré, dans laquelle la majorité des électeurs prennent des décisions contraignantes au nom de toute la population. Il y a aussi la démocratie de consensus, qui fonctionne pour de petits groupes (jusqu’au  nombre de Dunbarc, c’est-à-dire  150 participants) mais pas pour les grandes nations. Et puis il y a la démocratie autoritaire, qui a été populaire auprès des fascistes, de Napoléon Bonaparte, de Joseph Staline et de divers autres dictateurs, et qui a fourni une feuille de vigne du consensus public (imposé) pour leur agression directe contre leurs propres populations. C’est la tendance actuelle aux États-Unis, où l’autoritarisme est le fait de l’establishment du parti Démocrate, des médias, des départements de sciences humaines des universités, des sociétés Internet telles que Facebook et Twitter, et de l’oligarchie financière qui finance et contrôle tout ce qui précède.

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Leur indécent  Repentez-vous&Payez

  jeudi 25 juin 2020

Un exemple célèbre est celui de la Horde d’or, qui a régné sur la Russie pendant quelques siècles. Elle a commencé par le rapine et le pillage, puis a évolué vers des relations basées sur le tribut et a finalement abouti à un arrangement relativement satisfaisant basé sur la reconnaissance et le respect mutuels, où les descendants de Gengis Khan, qui régnaient depuis la capitale de la Horde d’or sur la Volga près de la mer Caspienne, délivraient des écrits (appelés “yaklyk”) qui légitimaient la domination des princes russes sur leurs différents domaines, y compris le Grand Prince, qui avec Ivan le Terrible est devenu le tsar et avec Pierre le Grand l’empereur. La domination mongole a protégé la Russie des prédateurs catholiques et, par conséquent, lui a épargné les affres de la Réforme, lui permettant de se développer en une civilisation chrétienne orthodoxe distincte qui perdure jusqu’à nos jours.

Le tribut joue toujours un rôle majeur dans le monde d’aujourd’hui, mais on ne sait pas pour combien de temps encore. Les pays qui utilisent le dollar américain dans le commerce international et parfois aussi dans le commerce intérieur acquiescent implicitement à l’autorité des États-Unis. Ils savent très bien que s’ils transgressent contre leurs maîtres à Washington, leur accès au dollar américain sera coupé et leurs économies languiront. Le dollar américain reste pour l’instant un vestige de l’ancienne époque néocoloniale (alors que tout le monde ou presque est prêt à conclure que l’empire américain est dans un état de délabrement avancé et qu’il approche rapidement de sa fin). Entre-temps, un phénomène connexe mais diamétralement opposé a pris de l’ampleur : la demande de paiement de réparations basées sur l’admission d’une culpabilité collective selon un système que j’appellerai  Repentez-vous&Payez™.

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Dansons avec nos armes

  mercredi 17 juin 2020

Ceux qui observent les protestations et les pillages qui ont eu lieu aux États-Unis et dans les pays à leur botte depuis une semaine environ ont été frustrés dans leurs efforts pour en trouver une justification convaincante. La quête de justice stimulée par la mort particulièrement pittoresque par crise cardiaque d’un certain criminel violent et aussi trafiquant de drogue après avoir été étouffé par un policier en est certainement une, mais elle ne motive pas la violence ou le pillage qui s’en est suivi. La théorie selon laquelle les Démocrates et l’État profond fomentent des troubles afin d’empêcher Trump de remporter un second mandat est sympathique, mais ce qui manque, c’est une explication convaincante de la raison pour laquelle un pays économiquement dévasté serait plus enclin à voter pour le vieux et sénile Biden que pour un Trump drôlement aléatoire mais implacablement franc, qui a demandé le rétablissement de l’ordre public par tous les moyens nécessaires, y compris l’introduction de patrouilles militaires de type occupation irakienne, mais qui a été contrecarré par les gouverneurs Démocrates libéraux, les membres du Congrès et même le Pentagone. Au moment des élections, de nombreuses personnes seraient peut-être prêtes à admettre que le rétablissement de l’ordre public par tous les moyens nécessaires est justement ce pour quoi il faut voter.

Comme pour l’hystérie autour du coronavirus, où pratiquement toutes les nations développées et semi-développées ont imposé des restrictions arbitraires aux voyages, des fermetures d’entreprises ruineuses, diverses quarantaines futiles et des mascarades publiques sur le thème de la sécurité en réponse à un nouveau virus respiratoire qui est moins mortel que certaines grippes saisonnières récentes et qui est sélectif en ne tuant que les personnes très âgées ou très malades, qui de toute façon devaient bientôt mourir, les raisons de ces actions étaient dans chaque cas très différentes de celles qui ont été publiquement déclarées. Plus précisément, le raisonnement selon lequel les fermetures et les confinements sauveraient des vies est creux, compte tenu du nombre de vies perdues à cause de la ruine des moyens de subsistance, des diverses pathologies causées ou exacerbées par les confinements et de l’isolement social et de la perte d’accès aux soins médicaux réguliers alors que les hôpitaux se démenaient pour lutter contre la nouvelle menace fantôme.

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Interview par Geopolitics and Empire

  jeudi 04 juin 2020

Dimitri Orlov revient pour la troisième fois dans le podcast Geopolitics & Empire. Il est écrivain, blogueur et auteur russo-américain bien connu. Parmi ses œuvres, citons Les 5 stades de l’effondrement ; Réduire la Technosphere, et bien d’autres que vous pouvez trouver sur cluborlov.blogspot.com.

Nous parlerons de l’effondrement économique mondial [imminent] qui vient et dont il met en garde contre les conséquences depuis de nombreuses années. Nous aurons également son avis sur la situation géopolitique, le tout dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

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Le coronavirus de la bonté

  vendredi 22 mai 2020

Que va-t-il se passer avec le terrible-si-horrible mais pas si nouveau coronavirus de l’enfer ? Je pense que le SARS-Cov-2 (son nom officiel) va suivre le chemin du SARS-Cov-1, et je ne peux reprocher à quiconque de ne pas s’en souvenir. Ces deux virus sont identiques à 80% et on pense qu’ils proviennent tous deux de chauves-souris. Mais ils se comportent différemment. Le virus n°1 provoque l’apparition de symptômes peu après l’infection et, bien qu’il ne se propage pas aussi férocement que le n°2, il tue beaucoup plus les personnes qu’il infecte. Le deuxième est si contagieux qu’à ce stade, le contenir semble une perspective peu probable dans le monde entier, et même les efforts acharnés pour ralentir sa propagation n’ont pas fait une grande différence.

Mais le numéro 2 a ses bons côtés : il tue un pourcentage infime des personnes qu’il infecte et sa létalité est similaire à celle d’autres virus de la grippe bien connus. En fait, maintenant que la pandémie de coronavirus a atteint un plateau ou est en déclin dans une grande partie du monde, il semble que le numéro 2 n’affectera pas de manière significative les statistiques sur la mortalité, sauf peut-être en Belgique, à Saint-Marin et en Andorre. Après ajustement pour tenir compte de la croissance démographique et du vieillissement de la population dans de nombreux pays, la mortalité est actuellement inférieure à ce qu’elle était pendant la majeure partie de ces dernières années. En dépit de ces différences, les numéros 1 et 2 présentent deux grandes similitudes : premièrement, ils ont tous deux fait l’objet d’une campagne de publicité incessante ; et deuxièmement, je pense qu’un proche avenir nous le montrera, ils auront tous deux disparu sans laisser de traces.

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Détournement cognitif de Covid19

  vendredi 08 mai 2020

Ces derniers jours, je me suis retenu de commenter les événements actuels, qui tournent tous autour de la panique liée au nouveau coronavirus, et de faire autant de recherches que possible parce que le fond de ce qui se passe n’est pas clair pour moi.

Pourquoi arrêter l’économie mondiale à cause d’un virus qui n’est pas particulièrement dangereux et qui n’a été responsable que d’un peu plus de 1% des décès jusqu’à présent cette année et qui n’a touché que 0,04% de la population et n’en a tué que 0,0028% ?

• Pourquoi mettre en quarantaine des personnes en bonne santé au lieu de mettre en quarantaine uniquement les personnes âgées et les malades (en Suède, pour prendre un exemple typique, 90% des cas mortels se trouvaient parmi les personnes de plus de 70 ans) ?

• Pourquoi fermer les écoles et enfermer les enfants à l’intérieur s’ils ne tombent même pas malades à cause de ce virus ?

• Pourquoi dire aux gens de rester à l’intérieur alors que le manque de soleil, d’exercice et d’exposition à une grande variété d’antigènes entraîne un affaiblissement du système immunitaire et des taux d’infection plus élevés ?

• Pourquoi lutter pour créer un vaccin et vacciner tout le monde alors que ce virus se trouve être un inoculant sûr, efficace et librement disponible contre lui-même pour la grande majorité des personnes en bonne santé ?

• Pourquoi mettre l’accent sur la ventilation pulmonaire artificielle alors que (à New York, par exemple) 80 % des patients qui sont branchés à des machines de traitement du VPA meurent ?

• Pourquoi dire à tout le monde de porter un masque facial alors qu’il n’arrête que 95 % des particules virales (au mieux) et ainsi retarder le temps nécessaire pour être infecté de 10 secondes à trois minutes au maximum ?

Après quelques recherches et réflexions, j’ai pu arriver à une réponse unique à toutes ces questions. Mais d’abord, examinons certaines d’entre elles.

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Coronavirus : l’Occident a échoué 

  vendredi 17 avril 2020

Avec toute l’encre qui a coulé au sujet du SARS-CoV-2 et du COVID-19 et ses diverses ramifications et effets, vous pourriez penser qu’il y a peu à ajouter. Cependant, je n’ai pas encore vu d’article sur le coronavirus en tant que test – non pas dans le sens d’un test pour la présence du virus ou d’anticorps à celui-ci, mais en tant que test pour nous, en tant qu’individus, familles, communautés et nations entières. Nous constatons déjà que ses effets vont de relativement bénins à désastre complet. Comme toujours, blâmer le test pour son échec est une invitation au rire, à ses propres dépens.

Les personnes susceptibles de rater un test peuvent préférer refuser de le passer. Mais refuser de passer le test du coronavirus n’est guère une option. Selon de nombreux épidémiologistes, environ 80 % de la population mondiale sera finalement exposée à ce virus. Un prince machiavélique régnant sur une société primitive qui ne dispose même pas d’un système de santé publique rudimentaire pourrait tout simplement l’ignorer. Ensuite, sur la base des chiffres actuellement disponibles, peu concluants certes, environ 4 % de la population mourra, mais la majorité d’entre eux seront soit âgés, soit malades, soit les deux. Le prince s’en féliciterait, pensant que les personnes âgées et malades sont un fardeau, alors bon débarras ! Il pourrait même essayer de tirer un profit politique de la situation : puisque le virus a une source étrangère, ceux qu’il infecte sont aussi d’une certaine manière étrangers, ou influencés par l’étranger, et donc des traîtres qui méritent cette affliction comme une sorte de punition surnaturelle. Le fait d’appeler le SRAS-CoV-2 “le virus chinois” va dans ce sens.

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L’arme fatale en argile

  jeudi 02 avril 2020

 « … Il y a des milliers d’années, bien avant que Bouddha Dīpankara et Bouddha Shakyamuni ne viennent au monde, vivait Bouddha Anagma. Il ne perdait pas de temps en explications et se contentait de pointer les choses du doigt avec l’auriculaire de sa main gauche. Immédiatement, leur vraie nature était révélée. Il aurait pointé une montagne, et elle aurait disparu. Il aurait pointé une rivière, et elle aussi aurait disparu. C’est une longue histoire, mais la fin est la suivante : il a pointé son auriculaire gauche vers lui-même et il a disparu. Tout ce qui est resté de lui, ce fût son auriculaire gauche, que ses élèves ont caché dans un coffre en argile. L’arme fatale est cette boite en argile avec l’auriculaire du Bouddha à l’intérieur. Il y a très longtemps, en Inde, un homme a essayé de transformer cette boite d’argile en l’arme la plus terrible qui soit. Mais dès qu’il eut percé un trou dedans, l’auriculaire l’a pointé du doigt et il a disparu. Depuis lors, l’auriculaire a été conservé dans un coffre fermé à clé et déplacé d’un endroit à l’autre jusqu’à ce qu’il soit perdu dans une des lamaseries en Mongolie… »

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