Analyse, c'est un sujet développé plus en profondeur. Ce sont aussi des articles publiés par nous dans d'autres supports. Ce sont enfin des contributeurs extérieurs que nous accueillons sur notre site, y compris des contributeurs en anglais.

Notes sur l'inaction et le silence    26/02/2017

• De Washington D.C. à la Syrie, on observe une  contraction décisive des positions stratégiques des USA, effectuée dans un concert étrange fait à la fois d’inaction et de silence... • Décidément, la présidence Trump ne ressemble à aucune autre et personne ne peut raisonnablement prétendre à quoi ressemble sa politique étrangère, et s’il y a une politique étrangère, ou encore si cette apparence d’absence de politique étrangère n’est pas la meilleure politique étrangère possible pour Trump aujourd’hui. • Quoi qu’il en soit, toutes les indications convergent pour observer que l’on ne peut en aucun cas poser un diagnostic sur ce qu’est aujourd’hui la présidence Trump par rapport à la politique extérieure US plongée depuis plusieurs années dans le désordre et la paralysie, parce que principalement la situation intérieure aux USA constituée d’une menace révolutionnaire majeure détermine aujourd’hui l’essentiel du jeu politique. • Cela est apprécié autour de quelques interprétations de diverses sources sur la situation autour de la Syrie, et autour de la position US vis-à-vis de la situation autour de la Syrie. • Nul ne s'étonne si ces interprétations suscitent surprises et contrepieds.

Notes sur Flynn et l’“État profond” du désordre    17/02/2017

• La chute, ou démission forcée d’une façon ou l’autre, du conseiller de sécurité national du Président US, le général Michael Flynn, ancien directeur de la DIA, a fait tant de bruits, suscité tant de certitudes diverses, conduit à tant d’interprétations décisives... • La narrative dominante : une (première) contre-attaque de l’“État profond” contre Trump, avant d’autres, aussi sanglantes, jusqu’à Trump lui-même. • Il faut nuancer cette version, et d’abord la nuancer dialectiquement parce que les mots emprisonnent la pensée et que “Deep State” est une de ces expressions qui fonctionnent à merveille dans ce sens. • Quelques appréciations ouvertes et identifiées d’anciens officiers du renseignement permettent d’avoir une idée générale de l’événements, avec ses conséquences. • Le départ de Flynn a été orchestré par une formidable campagne de pression, de dénigrements, de manipulations, de FakeNews sur-canapé livrées à la presseSystème au garde-à-vous par quelques fractions de l’IC (Intelligence Community), sans doute restées proches d’Obama et habitées d’une haine anti-Trump inextinguible. • Il semble donc (soyons prudent) qu’on puisse définir cette affaire comme l’effet d’une intense bataille à l’intérieur de ce vaste ensemble nécessairement connecté au Deep State puisque le Deep State c’est le pouvoir du système de l’américanisme. • Bref, le départ de Flynn comme un pas de plus dans le désordre monstrueux que sont Washington D.C., le Deep State et le Système par conséquent.

Notes sur une “dévolution de couleur”    31/01/2017

• L’extraordinaire réaction à la décision de Trump de limitation des réfugiés montre combien les forces-Système, conscientes ou “idiotes utiles”, sont prêtes à l’affrontement. • “Révolution de couleur” ? On ne cesse d’en parler. • Reste que Washington n’est pas Kiev et qu’on ne change pas de président aux USA comme on le fait en Ukraine. • Comme aucune des parties ne veut ni même ne peut céder, au rythme actuel des décisions de Trump et de la fureur provoquée par les décisions de Trump, la guerre civile devient une option. • D’ores et déjà apparaissent des signes, nom pas typiques d’une “révolution de couleur”, mais typiques de ce que nous nommerions une “fragmentation de couleur”. • Les USA sont constitués selon tant de spécificités propres et sans équivalent, qu’un processus normal type-“révolution de couleur” (“révolution”, “coup d’État”) est psychologiquement impensable et techniquement impossible. • Les USA en crise vont nécessairement vers la fragmentation des pouvoirs, la dévolution du type de la déstructuration, et vers la dissolution des liens qui tiennent ces parties disparates entre elle. • La “dévolution de couleur” déclenchée par le Système au nom des vertus coutumières et si grossières de la vanité progressiste-sociétale est en train de détruire ce qui constitua le principal moteur de ce même Système. • Ave, Surpuissance-Autodestruction...

Notes sur un Mai-68 cosmique à Washington D.C.    17/01/2017

• Une très rapide interview, brillante, pleine de complicité entre les deux acteurs, sur un sujet brûlant : Tulsi Gabbard interviewée par Tucker Carlson, de FoxNews. • Un exemple archétypique (et heureux, celui-là) du chaos des étiquettes politiques et des engagements qui caractérisent Washington D.C. • Il s’agit d’une révolution politique par le biais du système de la communication totalement bouleversé par l’effet-Trump produit par l’explosion-Trump. •  Ces “éclats ambigus du chaos” se signalent tout au long des déclarations des membres de l’administration Trump souvent antagonistes par rapport à celles de leur président, lequel trouve cela plutôt sympathique et encourageant. • Le chaos né de l’ouragan-Trump ne touche pas ce seul côté du monde politique washingtonien, puisque les démocrates en sont eux-mêmes affectés : outre le cas Sanders, on observera que les démocrates supplient les ministres de Trump, dont certains sont incontrôlables, de veiller à “les protéger [eux, les démocrates] contre l’incontrôlabilité de leur chef”. • Les passes d’armes CIA (IC)-Trump participe du chaos, sorte de Mai-68 cosmique. • Tout cela est typiquement américaniste car on ne trouverait pas de telles situations de chaos, pourtant si typiquement postmodernistes, dans nos provinces européennes si complètement soumises. • L’Amérique, coeur du Système, comme toujours nous précédant.

Notes sur la probabilité évidente du Diable    06/01/2017

• Dans ces Notes d’analyse, nous abordons un sujet auquel nous faisons souvent allusion sans l’aborder aussi nettement (sauf dans la rubrique Glossaire.dde, où ce texte sera finalement classé). • Ce qui est remarquable dans les attendus de cette analyse, c’est que ce problème complètement inhabituel pour une rubrique liée tout de même à l’actualité crisique est présent dans des textes de plus en plus nombreux, de la part d’analystes dits-“sérieux”, qui ne s’attachent en général qu’à l’actualité crisique. • Le sujet, c’est donc la présence dans la situation générale d’une influence maléfique prédominante, indiscutable, catastrophique ; que l’on parle du “Mal”, ou que l’on parle du “Diable”... • Le fait est, selon nous, que l’on ne peut plus écarter cette rencontre de l’irrationnel et de l’extrahumain alors qu’elle est signalée de façon de plus en plus précise dans les textes d’analyse de l’actualité crisique (nous présentons plusieurs cas dans notre texte). • Notre méthode de réflexion fait, comme nous avons coutume, une place importante à l’intuition et à l’inspiration qu’implique l’intuition, sans jamais abandonner dans notre traitement la raison comme outil essentiel de la pensée. • Notre époque absolument sans équivalent, notre Crise Générale nécessairement sans précédent, non seulement justifient de notre point de vue cette démarche mais elles la rendent impératives.

Notes sur la dissolution du “centre du centre”    15/11/2016

• Le 8 novembre n’est vieux que d’une semaine et le monde est totalement bouleversé, renversé, cul par-dessus tête. • Et l’on a pu ainsi remarquer, les choses allant vraiment très vite, que le post-8 novembre, au lieu d’être une escale de temps apaisé où l’on pourrait souffler, est au contraire l’espace d’un nouvel élan confirmant toutes les tendances “révolutionnaires”, dans un sens et dans l’autre, qu’on a pu identifier pendant a campagne. • C’est la première fois dans l’histoire des USA, – une autre “première”, – qu’une élection qui ne se joue sur aucune crise majeure, qui s’invente elle-même durant sa campagne la raison d’être de sa propre crise, débouche sur un résultat aussi sensationnel, et aussitôt contesté malgré sa parfaite légalité par diverses initiatives radicales et promises à durer. • Les USA, “les rois du monde”, les donneurs de leçon sur l’exceptionnalité de son système politique, s’enfoncent dans un désordre dont nul ne peut prétendre voir l’issue. • Voici donc l’exploration de la chose catastrophique, une petite semaine plus tard...

Notes d’un jour à l’autre    09/11/2016

• « What a difference a day made », dit la chanson... • Symboliquement et opérationnellement sans nul doute, le 8 novembre 2016 est appelé à la barre des témoins de l’Histoire, pour recevoir son adoubement de “journée historique”, parce qu’elle couronne une campagne héroïque et produit une élection sans précédent à tous égards. • Ainsi soit-il, Amen. • ...Mais rien, absolument rien n’est fini et pas grand’chose de nouveau n’est démontré dans ce vote du 8 novembre par rapport à tout ce que nous a appris cette formidable campagne électorale pour les présidentielles, USA-2016, et surtout par rapport à ce que d’aucuns pressentaient de ce formidable mouvement populaire qui s’est manifesté. • “Pas grand’chose de nouveau” et “absolument rien n’est fini” parce que, si l’on peut avancer hyperboliquement qu’il y a là quelque chose comme une “deuxième révolution américaine”, eh bien elle ne fait que commencer. • En attendant, il n’est pas inutile à notre sens de récapituler tout ce que cette formidable et “héroïque” campagne électorale” nous apporté, par rapport à la situation générale, contre la surpuissance formidable du Système. • Nous nous y efforçons dans ces Notes, à partir de rappels de textes marquant ces événements, mis en perspective par nos commentaires du jour.

Notes sur une “rage-cosmique”    27/10/2016

• La “rage” peut-elle être une politique ? Éventuellement, pour les sapiens qui réalisent les pressions et les tensions que le Système fait peser sur eux, et qui parviennent, ne serait-ce qu’un instant ou durant une circonstance, à échapper au carcan de narrative qui, de Clinton à Alep, tient leur jugement emprisonné sinon halluciné. • Souvent, d’ailleurs, un même sapiens connaît en lui le double état, d’une part de l’emprisonnement du sapiens-Système, d’autre part d’une révolte d’une “rage cosmique“ devant le sort qu’il doit subir. • Actuellement, c’est l’élection présidentielle US qui retient, qui doit retenir notre attention contrairement à la narrative de la presse-Système selon laquelle le résultat est connu d’avance, et la normalité de l’évènement assuré au bénéfice de l’avancement de la moralité de l’humanité. • Au contraire, il existe désormais un courant venu de ceux-là même qu’on dirait plutôt favorables à Clinton, ou dans tous les cas défavorables à Trump, qui découvrent le danger terrifiant que constitue l’élection de Clinton, c’est-à-dire l’installation au pouvoir de ce qu’on ne peut raisonnablement désigner autrement que comme une organisation criminelle.  • Il faut comprendre que l’élection USA-2016 est une crise qui dépassera le 8 novembre, et une crise qui s’inscrit dans un courant d’une réaction de “politique de rage” contre les élites-Système.

Notes sur une semaine d’hyperdésordre-Système    24/09/2016

• Ces Notes d’analyse concerne une remarquable bataille de la communication qui a eu lieu autour d’événements tragiques et de montages divers, en Syrie, entre le 17 et le 24 septembre. • Nommera-t-on cela “la bataille de Deir Ez-Zor”, pour saluer la première intervention (de l’USAF, dans une situation de mutinerie vis-à-vis de la Maison-Blanche) ? Dans tous les cas, ce qui partait pour être peut-être l’ouverture de la Troisième Guerre Mondiale, ou dans tous les cas un nouveau déchaînement de communication antirusse, s’est achevé en une déroute de Washington et une très grande confusion chez les “copains et les coquins” qui suivent les consignes... • Il faut dire que les consignes étaient fort imprécises, les montages et les simulacres improvisés, la coordination en lambeaux, le désordre considérable en un mot. • Les Russes, qui ne cachent plus leur mépris pour l’attitude et la situation du pouvoir washingtonien, en ont profité pour effectuer une belle performance en matière de communication, retournant contre leurs “partenaires-adversaires” leurs propres vilenies. • Surtout, on a pu mesurer combien désormais la situation intérieure (USA-2016) pèse sur une politique extérieure absolument désintégrée, où le pouvoir est complètement délégitimé, où la panique sous-jacente et souterraine règne, où l’ombre de The Donald ne cesse de brouiller le paysage et d’assombrir l’avenir dans un brouillard énigmatique. • Ce fut donc une semaine joyeuse et pleine d’une dynamique enjouée et ardente.

Notes sur une campagne devenue folle    14/09/2016

• “Le 9/11 d’Hillary” n’a pas relancé la campagne présidentielle, ni “relancé des spéculations”, etc. ; non, cet événement exceptionnel qui devrait être un tournant décisif n’a rien relancé du tout et n’est pas plus décisif que chaque autre événement de cette séquence, où tout est décisif. • Le malaise d’Hillary à l’anniversaire sacré de l’attaque du 11 septembre n’a constitué qu’un épisode de plus dans une campagne dont l’exceptionnalité et le paroxysme ne se démentent à aucun instant, qui n’a donc besoin d’aucune relance, qui est en état permanent de relance d’elle-même. • Il est absolument, non seulement impossible mais impensable de songer à avancer une probabilité d’issue à cet événement que plus aucune force humaine ne contrôle en aucune façon. • A chaque instant tout peut craquer, pour telle ou telle raison et dans tel ou tel sens, sans que l’on ne voit rien venir et sans que l’on puisse s’étonner un instant de l’événement tant on a compris que tout est possible. • Il s’agit d’une bataille massive, au plus haut degré, qui met en lumière la crise abyssale des USA, qui est aussi la crise abyssale du Système. • Nous sommes entrés dans une terra incognita martyrisée par des secousses sismiques d’une ampleur terrible : la Grande Crise d’effondrement du Système ne trahit pas ses promesses.

Notes sur la “faiblesse” de Poutine    05/09/2016

• Dans ces Notes d’analyse, l’expression “faiblesse de Poutine” est prise comme symbolique d’une problématique nouvelle à partir d’une polémique feutrée qui s’est déroulée à la fin du mois d’août, concernant la politique russe en Syrie et vis-à-vis de la Turquie. • Le même propos nous conduira jusqu’au G20 qui se tient en Chine, et qui doit adouber, – une fois de plus d’ailleurs, car on n’en finit pas de le faire et on se demande pour quoi faire, – l’“hyperpuissance” chinoise dont certains jugeraient qu’elle pourrait port bien remplacer celle des USA. • Le moment est propice certes, alors que les USA s’enfoncent dans le plus prodigieux imbroglio politique et de communication qu’ait jamais produit ce système (celui de l’américanisme) : la catastrophe américaniste est aussi exceptionnaliste que prétend l’être cette “nation” sans égale dans l’histoire du monde. • Dont acte.  • Les héros de cet épisode délicat que nous tentons de décrire sont pour la première fois les seuls antiSystème, dont nous jugeons qu’ils se trouvent à une sorte de “croisée des chemins” : il leur faut commencer à apprendre à distinguer ce qui, dans leurs choix divers, se termine en acte véritablement antiSystème ou se trouve retourné en acte objectivement favorable au Système. • En d’autres mots très simples, il n’est plus si simple aujourd’hui d’être antiSystème car il ne suffit plus de dire “Système, je te hais”, car il faut savoir apprendre désormais ce qu’est vraiment le Système. • Le Diable est maître dans l’art du simulacre.

Notes sur la transversale 2016-1860    24/08/2016

• Il ne fait aucun doute, nous le redisons comme nous le redirons encore, que ces élections présidentielles USA-2016 sont l’événement le plus formidable et le plus sensationnel de l’année 2016, et peut-être même des 6-8 dernières années, depuis la crise de Wall Street de 2008 et le “printemps arabe” de 2010, et peut-être même depuis 9/11, et peut-être tout simplement l’événement le plus important du XXIème siècle avec en jeu la stabilité de notre civilisation devenue contre-civilisation. • Tout le reste, pour l’instant, en dépend et doit être considéré à la lumière que projette cette élection désormais, et aux perspectives qu’elle autorise à explorer. • Dans cette analyse, nous étudions l’évolution à la fois des soutiens de l’un et l’autre candidat, et aussi l’évolution des thèmes de la campagne autour desquels (duquel) ils s’affrontent. • Derrière l’apparition grotesque dans les arguments de campagne de référence à la Russie-URSS, à l’ex-KGB (Poutine), au communisme, etc., se profile effectivement le thème central et fondamental de l’évolution de la postmodernité qui emprunte nombre de ses aspects à l’égalitarisme révolutionnaire dont la marxisme fit la promotion, et qui suscite aux USA des réactions hostiles de plus en plus affirmées. • Nous envisageons aussi le cas très opérationnel de l’après-8 novembre : et si le perdant refuse de reconnaître la légitimité de l’élection du vainqueur ? • Il y a dans tout cela, tous les éléments pour que, selon certaines circonstances et selon certaines dynamique, éclate au grand jour rien de moins que la crise ultime et terminale de notre civilisation (contre-civilisation).

Notes sur le “coup d’Hamadan”    18/08/2016

• Depuis le début de la semaine, les Russes opèrent à partir d’une base iranienne (Noji), près de la ville d’Hamadan, dans le Nord-Ouest du pays, à bonne portée de la Syrie où les bombardiers Tu-22M3 de l’aviation stratégique russe vont pouvoir intervenir dans les meilleures conditions (distance réduite à franchir, donc rapidité d'intervention, emport offensif augmenté, etc.). • Cette affaire acte un premier fait fondamental : l’alliance stratégique entre la Russie et l’Iran passe d'une façon tonitruante au stade opérationnel ouvert. • Les Russes ont réussi avec le régime islamiste iranien, en respectant absolument la souveraineté iranienne, ce que les USA et leur richissime CIA n’ont jamais réussi pendant un quart de siècle de manipulation de la marionnette nommée-shah. • Un résultat annexe de cet aspect, qui n’est pas indifférent, est qu’avec cette installation des Russes, l’espace aérien iranien devient quasiment inviolable car une attaque contre l’Iran impliquerait la Russie, ce qui est un risque considérable. • Un second aspect est encore plus fondamental s’il est considéré symboliquement : c’est le déploiement de forces stratégiques russes (à capacités nucléaires éventuelles, bien entendu, mais là n’est plus le problème) dans des bases hors de l’“espace national” russe où elles restèrent confinées durant la Guerre froide. • Cet acte rompt une règle stratégique implicite du temps de la Guerre froide, entre la superpuissance stratégique nucléaire maritime (les USA) et la superpuissance stratégique nucléaire continentale (la Russie, ex-URSS). • C’est notamment l’absurde politique-Système nihiliste du bloc-BAO qui a permis cela.

Notes sur un “American chaos”    05/08/2016

• Objectivement considérés et hors des considérations-Système, les deux candidats des présidentielles USA-2016 sont psychologiquement proches des cas pathologiques. • C’est une situation inédite qui mérite d’être exposée et éventuellement explorée. • C’est une situation qui nous avertit de nos limites ontologiques, dans le cadre du système politique qui nous régit, et qui nous signale que ces limites ontologiques ont peut-être été atteintes parce que les conditions mêmes qu’imposent le Système et les réactions antiSystème qu’engendrent ces conditions conduisent la pratique politique à favoriser les “cas pathologiques”. • Bien entendu, il n’y a pas un pays, un système (système de l’américanisme) au monde, dans une atmosphère de la communication elle-même proche de la pathologie collective, qui soit plus propice à cette situation que les USA. • Ainsi peut-on mieux expliquer que les présidentielles USA-2016 se soit brusquement transformées en une crise majeure et paroxystique des USA eux-mêmes, et que les USA soient ainsi devenus le centre bouillonnant de la Grande Crise qu’ils ont tant œuvré à susciter partout ailleurs dans le monde. • L’“œil du cyclone” se retrouve dans l’outil principal de la création du cyclone. • On comprend qu’à côté de cela, les avatars et les destins des personnages concernés (Clinton & Trump) soient d’une importance mineure, – sauf dans leur rôle d’outils, de carburants principaux de la crise, où ils tiennent au contraire un rôle essentiel.

Notes sur nos stupeurs & tremblements    23/07/2016

• Trump est officiellement le candidat du parti républicain, l’aile droite du “Parti Unique” de Washington D.C. • Il est le candidat désigné sans vraiment avoir fait de concessions, ce qui est une situation proprement stupéfiante pour ceux qui ont encore dans les oreilles les sarcasmes des plumes les plus huppées de notre contre-civilisation à l’encontre du clown devenu bouffon, ou l’inverse. • Une catastrophe ne venant jamais seule, à côté de celle de sa désignation où il a mis le parti dans sa poche et projeté Ted Cruz dans le rôle du méchant, il y a celle de l’interview qu’il a donnée au New York Times. • Trump parle de ses conceptions de politique étrangère et il n’a pas manqué de provoquer des tempêtes extraordinaires de hargne et de fureur, et dont il n’a pas trop l’air de prendre ombrage. • Il faut dire que les zombies-Système démarrent au quart de tour. • Il suffit que The Donald évoque la possibilité qu’il ne garantirait pas, une fois président, la solidarité totale et inconditionnelle des USA pout tout pays de l’OTAN engagé dans on ne sait quelle aventure, il suffit qu’il réclame leur cotisation à ceux qui tardent à payer, pour qu’on crie à une telle abomination qu’on croit que Trump élu, ce sera Poutine trônant à la Maison-Blanche. • Il y a quelques autres gâteries et bombes à retardement pour ces derniers jours et pour les jours prochains : bref, d’ici le 8 novembre, on ne s’ennuiera pas, et encore plus après peut-être bien...

Notes sur la communication-bouffe    04/07/2016

• Deux affaires nous occupent dans ces Notes d’Analyse, dont on pourrait croire qu’elles ont peu de rapport entre elles et dont pourtant nous croyons qu’elles ont au contraire tout ce qui importe pour qu’elles fusionnent en une seule réflexion. •  D’une part, nous parlons des dernières péripéties du scandale emailgate, avec l’audition par le FBI d’Hillary Clinton, à sa demande, le 2 juillet. • Clinton se trouve dans une phase critique, après une rencontre “secrète” entre son mari et la Secrétaire à la Justice, mais l’avis général des “experts” est qu’elle ne sera pas inculpée... • Elle joue dans l’élection US un rôle fondamental de publiciste de la corruption du Système. • D’autre part, nous parlons de la “fuite” par “hacking” de la correspondance par e-mail du général Breedlove, SACEUR de l’OTAN qui joua un rôle de publiciste tout aussi fondamental, dans le sens belliciste, durant la phase de grande tension de la crise ukrainienne. • Le lien entre les deux affaires que nous faisons est celui de l’emploi de la communication à l’ère de l’internet, c’est-à-dire des e-mails que des hackers peuvent aisément intercepter exposer au public à l’heure où le Système tente de tenir secrète son activité “occulte” de communication. • Ainsi sont exposés à la fois le monde irréel du Système, sa corruption absolue, enfin le caractère grotesque et bouffon de ses acteurs. • Ainsi la communication devient-elle communication-bouffe...

Notes sur Le Désert des Tartares    28/06/2016

• Ce n’est pas que Buzzati soit le président de l’UE (dommage), mais le titre de son livre convient à merveille à une situation, dite du Brexit, où le Système, qui se juge attaqué de toutes parts par des forces impies, n’est capable pour se défendre que de formidables et gigantesques gesticulations accouchant finalement d’un “rien”, exactement comme les Tartares, ou les Barbares, qu’attendait le lieutenant Drago. • Face au Brexit qui n’est pourtant pas une attaque nucléaire, le Système réagit dans un tel désordre, une telle confusion, un tel étalage d’impuissance érigée en surpuissance, qu’il nous oblige à mesurer l’extraordinaire rapidité de la transmutation de sa surpuissance en autodestruction qui s’est déroulée durant les quelques dernières années (mesurez la différence entre l’UE arrogante face à Ianoukovitch en novembre 2013, et l’UE face au Brexit). • Dans ces Notes d’Analyse, nous voyons défiler des évènements que notre communication elle-même rend incohérents, des déclarations, des prises de position qui sont hors de toute logique et de toute cohérence. • Nous n’avons plus affaire à une actualité, à une situation politique en développement, mais à un récit épique qui nous place face à l’événement le plus considérable qui ne peut se constituer dans toute sa cohérence que parce qu’il représente la chute d’une civilisation (notre contre-civilisation). • Nous vivons donc, regardons, évaluons en “temps réel”, comme hors des contraintes du Temps, la chute de l’effondrement du Système.

Notes sur notre Sympathy for the Devil    16/06/2016

• Ce qui se passe entre la Russie et Israël est un événement d’une extrême importance, qu’il s’agit impérativement de juger hors de tous les principes moraux et de tous les emportements idéologiques qui souvent influent sur le jugement d’une manière à notre sens trompeuse, pour tenter de le lier aux outils essentiels de référence que sont les principes dominant et gouvernant le rangement du monde. • La visite de Netanyahou à Moscou a montré effectivement une proximité entre la Russie et Israël qui peut avoir des effets stratégiques fondamentaux dans la région et hors de la région. • Il est intéressant de noter qu’un fait principiel joue un rôle important dans cet événement : la présence de plus d’un million de juifs d’origine russe devenus Israéliens, et qui n’ont pas oublié leur origine russe, et qui se sentent encore en partie Russes, tout en étant juifs et Israéliens. • Mais au-delà de tous ces constats déjà fort importants, il importe d’élargir et de grandir notre propos en précisant que nous ne prétendons en aucun cas présenter une nouvelle situation géopolitique potentielle, encore moins idéologique. • Notre propos est de faire entrer ce possible bouleversement dans le chaos-nouveau qui secoue le monde, désormais sans le moindre frein depuis le début de 2014. • Autrement dit, le schéma que nous présentons n’est rien d’autre, et rien de moins, qu’un des éléments de l’événement formidable de l’effondrement du Système.

Notes sur un récit (presque) ultime    18/05/2016

• Il s’agit ici d’une reprise qui se veut assez complète des éléments fondamentaux de ce que nous nommons la Grande Crise Générale d’effondrement du Système, éléments actuellement en cours, opérationnels, difficiles à identifier et pourtant réellement actifs. • Il est question de la candidature de Trump et du personnage qu’il représente, de la situation en Syrie avec des prolongements inattendus, de la situation de Poutine qui est brusquement pressé par son aile droite (militaires et nationalistes-souverainistes) pour trop céder à la faction bellicistes US & associés, des possibilités de bouleversements révolutionnaires immédiats si Trump est élu. • C’est dire s’il y a dans tout cela bien plus de spéculations que de vérités-de-situation, qu’il n’y a même que de la spéculation et rien d’autre. • Il nous est impossible de procéder différemment car la situation nous y oblige, dans cette années 2016 qui s’avère comme une année-clef, sinon l’année décisive de la crise de civilisation très profonde et catastrophique à laquelle nous sommes confrontés. • On ne trouvera donc aucune certitude là-dedans sinon celle que nous répétons depuis quelques temps : nous sommes passés du désordre au “chaos-nouveau”, dont on sait qu’il recèle tous les désordres, mais aussi tous les éléments qui, s’ils étaient rangés dans un certain ordre, amorceraient une restructuration capitale vers une situation tout à fait différente, post-civilisationnelle (hors de notre contre-civilisation).

Notes sur quelques embruns dans la Baltique    28/04/2016

• Il y a une quinzaine de jours, pendant deux jours d’affilé, il y a eu une série d’“incidents” entre la frégate de l’US Navy USS Donald Cook et des Su-24 russes venus en voisins, puisque tout cela se passait à une centaine de kilomètres de la base navale de Kaliningrad. • Le côté US a été affreusement marqué par l’“incident”, tandis que le côté russe laisse montrer que la chose est le produit de son exaspération de voir se multiplier manœuvres et patrouilles du bloc-BAO exerçant une provocation constante sur les frontières et espaces russes. • L’“incident” est un événement parmi d’autres d’un climat de tension qui ne cesse de s’affirmer, de se renforcer, de se structurer, avec le risque d’un conflit dont les Russes continuent à penser qu’il serait complètement “inutile”. • Néanmoins, si les choses se poursuivent à ce rythme, la tension elle-même, et les “incidents”, vont finir par donner une “utilité”, sinon une nécessité à un conflit. • Tout cela est à mettre en parfaite adéquation avec le passage que nous avons identifié d’une situation de désordre à une situation de chaos. • Nous jetons un coup d’œil sur cette situation qui recèle constamment, depuis au moins trois ans, le risque d’une confrontation au plus haut niveau sans que notre vie courante et notre pensée habituelle en soient notablement affectées.