Une rubrique qui s'attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l'actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d'un commentaire de présentation ou/et d'appréciation.

Le bloc-BAO contre Trump    11/11/2016

• L’élection de Donald Trump est un événement historique pour les USA, il l’est également pour the Rest Of the World (ROW) et pour ce que nous nommons le “bloc-BAO”, c’est-à-dire principalement les USA et l’Europe. • Nous avons déjà travaillé longuement à propos de cette notion (“bloc-BAO”) qui s’est formée à notre sens autour de 2010, après la crise de l’automne 2008. • La notion de “bloc” est essentielle en ceci qu’elle présuppose qu’il n’y a pas dans ce conglomérat de leadership irrésistible et incontestable de l’un sur les autres. • A l’heure où les USA traversent, ou plutôt s’enfoncent dans une crise ontologique à l’occasion de l’élection présidentielle USA-2016, il nous paraît non seulement indiqué mais absolument essentiel de mettre en cause la notion classique, notamment dans la critique antiSystème, de “l’alignement de l’Europe sur les USA”. • Cette situation nouvelle bouscule toutes les données et explique pourquoi nous développons l’hypothèse que la nomination de Trump va susciter un affrontement de type entièrement nouveau. • L’hypothèse propose l’idée que l’on verra l’UE s’opposer à la direction officielle US, en connexion avec l’opposition anti-Trump en train de se développer aux USA au nom des causes minoritaires et sociétales de type “frontières ouvertes”, tandis que l’opposition anti-UE en Europe doit établir une alliance avec le mouvement américain qui a porté Trump au pouvoir, regroupée selon les références souverainistes ret principielles..

Le côté crépusculaire et nucléaire...    29/10/2016

• Une fois de plus, une fois encore l’on parle de la possibilité d’un conflit nucléaire, et le thème est même introduit dans la campagne présidentielle USA-2016. • Cette hypothèque pèse sur nos psychologies depuis plus de deux années (depuis le début de la crise ukrainienne) comme une possibilité qu’aucune position officielle n’interdit au nom d’une logique stratégique et d’une morale métaphysique supérieure. • D’où vient cette conduite proche de la démence, affectant le bloc-BAO ? • Notre thèse est qu’au départ, le 17 juillet 1945, le fait catastrophique de l’explosion atomique/nucléaire est perçue, consciemment ou pas, comme un sacrilège contre le cosmos par le déchaînement de la Matière, et que ce qu’il restait (dans les années1940-1950) du sens du sacré avait interdit la transcription opérationnelle de ce sacrilège d’en disposer comme d’un instrument normal de l’arsenal militaire. • Aujourd’hui, le sens du sacré a complètement disparu, la notion de sacrilège a déserté les Très-Basses âmes, et les esprits à mesure, de nos dirigeants-Système, aidé en cela par l’inversion de la Vérité (encore plus que le Mensonge : il y a dans les narrative la volonté de nier et de détruire toute Vérité). • Par chance, cette tension extraordinaire de la possibilité du nucléaire s’impose à des psychologies épuisées, qu’elle contribue à encore plus épuiser, les rendant également vulnérables à des poussées antiSystème qui ne cessent d’enfler et d’accentuer le désordre au sein du Système, rendant de plus en plus difficile l’opérationnalisation bureaucratique de l’usage du nucléaire.

A visage (complètement) découvert    23/10/2016

• D’abord, faire un bilan rapide de cet événement extraordinaire d’une presse-Système prétendant à l’indépendance et à l’“objectivité”, épousant à ciel ouvert, sans s’en cacher une seconde, de montages en mensonges et en calomnies tellement visibles, le camp de l’un des deux candidats à la fonction présidentielle. • Cela se passe au USA (USA-2016), où la légitimité du système de l’américanisme qui s’appue principalement sur cette force de communication chargé de veiller à la vertu des autres pouvoirs s’est désintégré sous la poussée de ce comportement suicidaire de la presse-Système. • Cette délégitimation affecte tout le Système, et la candidate-Système elle-même, par conséquent avant qu’elle soit élue, – puisqu’on continue officiellement à ne pas douter une seconde qu’elle sera l’élue... • A partir de cette situation fondamentale, nous envisageons les perspectives de la situation des USA une fois l’élection faite, et principalement selon cette hypothèse choyée par tous les pouvoirs-Système d’une victoire de Clinton. • Nombre de commentateurs jugent que cette situation, Clinton ou pas Clinton mais notamment Clinton certes, a des aspects bien “révolutionnaire” (1789 ou 1917). • USA-2016 ne sera pas fini le 8 novembre ni même le 31 décembre, même si Clinton n’est pas élue et peut-être même qui sait, si Clinton est élue. • USA-2016 ne peut se comparer qu’à 9/11 comme puissance de l’événement, et peut-être s’agit-il de l’anti-9/11.

L’étrange “menace” dont Poutine est l’objet    16/10/2016

• Tentative de description et de compréhension de cette opération caractérisée par une menace de cyberattaque grandiose de la CIA contre la Russie, pour punir ce pays d’interférer et de manipuler les élections US. • C’est Joe Biden qui a été chargé de l’exécution de l’opération de communication, présentant cette menace, soit comme un ultimatum, soit comme un chantage, soit comme une énigme ou une charade. • Quoi qu’il fasse par ailleurs, et il se distingue plus qu’à son tour, Biden est tout de même vice-président des États-Unis : cette mascarade dans le plus pur style tragédie-bouffe, – donc avec du bouffe et du tragique, – a été chargée de la pompe d’une des plus hautes fonctions de la Grande République. • C’est donc un des grands épisodes de plus de cette élection USA-2016 à nulle autre pareille. • Nous tentons donc d’expliquer, plus à l’aide d’hypothèses et de convictions que nous espérons marquées d’intuition, comme des enquêteurs devant des “faits” tous marqués de l’art du simulacre, la cause et l’intérêt de cette opération. • A notre sens, un grand événement l’a provoquée, provenant des fuites de WikiLeaks : la mise en évidence que la candidate Clinton est le porte-drapeau de la doctrine des “frontières ouvertes” au nom de la globalisation. • Tout le monde le savait mais disposer de la démonstration de la chose par aveu de l’héroïne est un événement considérable.

Notre (3ème) Guerre mondiale-stealthy    11/10/2016

• Dans un article récent, Mike Whitney développe le constat que le Pentagone, qui ne prête plus guère désormais attention aux ordres de son Commandant-en-Chef, a choisi, face à Assad et à la Russie, l’option d’un “plan-C”, dit de “guerre furtive” ou “guerre-stealthy. • On comprend aisément de quoi il s’agit : une guerre “dissimulée”, non-officielle, etc., d’ailleurs une sorte de guerre qui a déjà lieu en Syrie mais jusqu’ici en évitant plutôt les Russes. • Puisqu’il y a la Russie et les USA, on devra donc parler de “Troisième Guerre mondiale-stealthy”, où l'une des conditions du protagoniste (le Pentagone et son chef, le secrétaire à la défense Carter) serait d’éviter l’escalade jusqu’au nucléaire. • Curieusement, il s’agit d’une adaptation d’une formule de la Guerre froide (dissimuler qu’il y avait eu un affrontement direct USA-URSS quand il y en avait un accidentellement), à notre époque qui est si différente de la Guerre froide. • Le problème est que les Russes, qui savent maintenant que le Système sous sa forme américaniste veut sa destruction, ne sont plus dans l’humeur d’accepter quelque sorte de “règle du jeu” que ce soit avec les USA. • La trouvaille de Carter n’empêche donc pas que l’on se trouve dans des conditions extrêmes du plus grand danger, et que, finalement, la seule issue est un développement décisif et catastrophique (pour le Système) de la situation intérieure aux USA. • ... Ce qui, dans les circonstances actuelles, n’est vraiment pas impossible ni même improbable.

Une élection entre survie et cocktail-Molotov    03/10/2016

• Malgré les tentatives constantes du Système de banaliser et de phagocyter l’élection présidentielle USA-2016 en un affrontement “idéologisé” classique (Gentille contre Très-Méchant, démocratie contre fascisme, tolérance contre racisme, etc.), des appréciations toujours plus intéressantes surgissent pour donner quelques arguments supplémentaires à notre conception qu’il s’agit d’un événement Système-versus-antiSystème fondamental. • Les deux commentateurs auxquels nous faisons appel, – de notoriétés contrastées, mais que nous importe la notoriété, – nous donnent du matériel intéressant pour explorer et enrichir cette voie de réflexion. • Selon leurs deux approches différentes, dans cette élection USA-2016, les candidats n’ont guère d’importance comparés au poids énorme d’une dynamique collective et antiSystème en train de se manifester. • Pour Michael Moore, l’un des deux commentateurs, Trump est complètement manipulé par ses électeurs et ses partisans, et il est en vérité “un cocktail-Molotov humain” que ses électeurs rêvent de lancer à la figure du Système (« Ils adorent l’idée de faire exploser le système »). • Il est sas aucun doute impossible, bien entendu, de dire où tout cela conduira, notamment le 8 novembre prochain et le lendemain, mais dans une époque aussi riche et puissante de bouleversements fondamentaux, à chaque jour suffisent nos questions-du-jour.

Moby Dick ? Mutinerie à bord !    26/09/2016

• Il y a une mutinerie au Pentagone, qui discute, sinon refuse ouvertement les ordres de son Commandant-en-Chef, le président Obama. • C’est une situation singulière : cette mutinerie se fait au grand jour, éventuellement par voix de porte-parole (celui du Pentagone), sans aucun doute lors de réunions plus discrètes, et personne ne semblerait pourtant y trouver à redire. • La crise qui motive cette mutinerie qui est elle-même une crise, c’est la situation en Syrie, et la perspective ouverte par le cessez-le-feu, le temps du cessez-le-feu, d’une coopération entre militaires russes et militaires US. • Le Pentagone ne mange pas de ce pain-là, il le dit haut et fort et, s’il le faut, il commet des “erreurs” lors d’une attaque ou l’autre, qui torpille le processus qu’il refuse. • Il faut tout de même savoir qu’il s’agit d’une situation dans précédent, qui met en cause l’autorité du président et toute l’architecture de la direction du système de l’américanisme. • Dans toute l’histoire des USA constitués en superpuissance, il n'y a jamais eu une situation pareille, et cela est d’autant plus remarquable qu’aucune personnalité n’émerge du côté des mutins, tant la direction (militaire et civile) du Pentagone est terne et médiocre comme elle a rarement, sinon jamais été auparavant. • En d’autres mots, il s’agit de l’action du Système lui-même, qui se déroule sous nos yeux, et ainsi la mutinerie sans exemple ni précédent du Pentagone entre-t-elle dans le cadre bouleversé de la situation de crise du Système.

Washington, nihilisme-turbo    23/09/2016

• Il apparaît de plus en plus que la “politique” US en Syrie s’est transformée en une dynamique de surpuissance incontrôlable dont les caractères sont le nihilisme, l’affirmation absurde de l’hégémonie de l’impuissance US, l’irresponsabilité totale quant aux conséquences. • Le personnel-Système n’a jamais été aussi adéquat pour cette entreprise, réduit à une addition vertigineuse de zombies-Système qui ne font qu’acquiescer à cette dynamique de surpuissance toute entière inspirée par le Système. • Particulièrement, le Pentagone, qui a agi ces dernières semaines dans la plus complète illégalité et en transgressant ouvertement les tentatives politiques d’Obama-Kerry, est conduit par le couple (secrétaire à la défense/président du Joint Chief of Staff) le plus inconsistant, le plus humainement dégradé, le plus complètement inféodé au Système qu’on ait vu à cette position. • On pourrait croire qu’un engrenage vers l’affrontement avec la Russie est en marche, mais il resterait à voir si cette inexistence de caractère des zombies-Système leur permettrait l’audace et la volonté d’un tel acte. • Une inconnue très intéressante est de savoir si une connexion pourrait être établie entre la campagne présidentielle et les événements en Syrie, ce qui conduirait à l'affirmation de ce que certains jugent comme une Guerre Mondiale d'ores et déjà en cours, comme duplication de notre Grande Crise.

Plaidoirie invertie pour Hillary    11/08/2016

• Ce qui se passe aux USA, depuis plusieurs mois et pour trois mois encore pour la séquence en cours, et beaucoup plus après croyons-nous, est un événement, une crise exceptionnelle qui supplante toutes les autres. • La crise USA-2016 conduit ce que nous nommons la crise haute à un nouveau paroxysme, et l’on sait que ce paroxysme, lorsqu’il sera “le bon”, sera celui de la transmutation décisive du Système de la surpuissance en autodestruction. • Cela posé, on peut s’interroger hors de tout parti-pris, humeur, réaction politique et réflexe idéologique, sur le véritable rôle (involontaire, inconscient, puisque les événements décident et nullement les piètres desseins humains dans ce qui est une crise formidable de la pensée) des principaux acteurs de cette tragédie qui ne peut être réduite à son côté “bouffe”, “tragédie-bouffe” qui est aussi une tragédie.. • Cette réflexion s’attache à Hillary Clinton, dont on connaît les problèmes de santé et ses effets sur une psychologie déjà singulière, et dont un auteur fait l’hypothèse que, peut-être, le Deep State US, en principe relais du Système, est divisé à son égard alors qu’on croit qu’elle en est la représentante. • L’hypothèse est intéressante d’autant qu’elle n’est pas absurde, et elle brouille le rangement des uns et des autres par rapport au Système. • La conclusion pose la question : une Hillary évidemment maximaliste élue, et travaillant effectivement pour le Système, ne serait-elle pas la clef de la transmutation décisive de la surpuissance du Système en autodestruction, conduisant la crise haute à sa mission ultime de la rupture fondamentale ?

Veillée d’armes...    08/08/2016

• Les Turcs disent que c’est “une rencontre historique”, et les Russes ne les démentent pas. • Il s’agit de la rencontre, demain, entre Erdogan et Poutine, à Saint-Petersbourg. • C’est la première rencontre du plus haut niveau et le premier voyage hors de Turquie du président turc depuis le putsch avorté : non seulement signe de l’importance de la rencontre, mais signe du resserrement spectaculaire des liens entre les deux pays, et signe de la reconnaissance d’Erdogan pour l’aide que les Russes lui ont apporté pour mettre en échec ce putsch du 15 juillet. • Il n’y a plus guère de doute que ce putsch a été au moins inspiré, sinon dirigé et coordonné par les USA, notamment de la base D’Incirlink, en Turquie, pays de l’OTAN, base où ils (les USA) règnent en maîtres. • Tout cela mesure l’ambiguïté extrême de la situation et la position encore incertaine de la Turquie, mais aussi les possibilités de rupture radicale, menaçant toute l’architecture de puissance des USA/bloc-BAO si Erdogan se tourne complètement vers Poutine. • Mais cette rencontre, surtout, se fait à l’ombre des élections USA-2016, qui apparaissent de plus en plus comme un point crucial pour la puissance US aux abois, à un moment où, évidement si Clinton est élu (mais même un Trump nouveau-venu pourrait être berné à cet égard), l’establishment US veut aller jusqu’au bout pour rétablir sa puissance en train de s’effondrer. • Poutine et Erdogan, mis par les événements dans le même camp des ennemis de Washington, doivent avoir cette situation comme principal (mais discret sinon secret) sujet de conversation.

Le chaos et son principe d’incertitude structurée    18/07/2016

• Le rythme des crises marquées par des violences dont le système de la communication se fait le relais empressé et implacable se poursuit à une cadence accélérée, et selon une courbe d’une accélération qui semble ne jamais devoir s’apaiser. • Ainsi, en quatre-cinq jours, voit-on se succéder le massacre de Nice, le putsch avorté en Turquie, l’attaque contre les policiers de Bâton Rouge et l’ouverture de la Convention républicaine de Cleveland, tout cela dans un formidable tintamarre de la communication tant conformiste que critique, sans qu’aucune parmi les nombreuses autres crises du tourbillon crisique ne s’apaise. • Parallèlement, on peut aisément identifier des circonstances, des événements, des modes, des tendances, qui montrent les “citoyens”, les sapiens-avatars comme nous pourrions les nommer pour l’occasion et pour nous changer du terme zombie-Système qui irait aussi bien, réduits à un comportement d’auto-néantisation qu’un auteur qualifie d’“Empire du Vide”. • Les deux circonstances semblent vivre comme dans deux univers parallèles qui, par définition, ne se rencontrent jamais. • Pourtant, elles font partie toutes les deux du même chaos qui domine et régit notre univers et par conséquent elles sont nécessairement en état de confrontation potentielle ou en situation d’accumulation explosive. • Ce point-là, précisément, est le nœud gordien de la Grande Crise de notre époque.

Flynn en mode-turbo    14/07/2016

• Depuis quelques mois, il apparaît que le général Flynn, célèbre depuis son interview à Aljazeera de fin juillet 2015, est le “général favori” de Donald Trump. • Une interview de Flynn à DailyCaller.com, la plus révélatrice à ce jour tant de Flynn que de ses relations avec Trump, nous permet, à partir de notre point de vue et de notre méthodologie, de donner des éléments personnels sur ces acteurs et des éléments politiques permettant de développer des considérations psychologique et politiques très précises sur un aspect essentiel de la situation politique US actuelle, plongée dans une phase crisique paroxystique et par conséquent facteur plus que jamais essentiel de la crise du Système. • Les indications concernent moins ce que serait précisément une position éventuelle de Flynn dans une éventuelle administration Trump, que ce que pourrait être le caractère fondamental d’une administration Trump. • Nous n’avons jamais disposé d’éléments aussi précis permettant de substantiver l’hypothèse qu’une telle administration serait vraiment révolutionnaire selon le langage courant, et véritablement antiSystème selon notre rangement dialectique. • Cela n’implique en rien une prospective quelconque de la situation US, essentiellement dans le cas d’une victoire de Trump même si cette victoire semble devenir aujourd’hui devenir une option assez probable : il y a en effet bien trop d’autres facteurs de désordre pour orienter décisivement la spéculation dans ce sens. • Par contre, cela permet de mieux fixer ce qu’est la dynamique-Trump, et bien entendu la mesure réelle de son caractère antiSystème.

Notes sur le tsunami-USS Titanic    10/07/2016

• Plus que jamais, toute notre attention doit se porter vers la situation intérieure des USA, où la fusillade de Dallas (suivie par d’autres incidents du même type, moins graves) est venue non pas supplanter mais aggraver la situation extrêmement tendue des présidentielles. • Le phénomène que nous identifions à cette occasion est fondamental, parce qu’il concerne les USA qui sont la matrice et le principal exécutant du Système : la crise US passe majoritairement du domaine extérieur au domaine intérieur. • C’est-à-dire que nous atteignons rien de moins que le cœur en fusion de la crise d’effondrement du Système. • Dallas & le reste ont multiplié le poids tragique et rupturiel de Clinton-Trump : l’espèce de “guerre ethnique” que manifestent les fusillades se greffe directement sur l’affrontement électoral pour en mieux éclairer la polarisation et en faire un enjeu civilisationnel, ce que ne voulait ni n’attendait aucun des partis ni aucun des candidats, pour une fois unis dans leur jugement. • Là-dessus, l’imbroglio cauchemardesque Clinton-emailgate, qu’on devait élargir à l’étiquetage “Clinton-emailgate-FBI”, apporte la dimension bienvenue qui empêche le manichéisme trompeur d’étouffer le reste, celle de l’absolue corruption que suscite le Système parfaitement incarnée en la personne de Hillary Clinton. • Il importe donc de garder ceci à l’esprit pour définir cette situation essentielle : la cohésion et l’unité des USA sont la digue ultime protégeant le Système du tsunami de son autodestruction, – et la digue craque...

De The Donald à l’“Internationale-antiSystème”    01/07/2016

• Evènement rarissime sinon inédit pour un président français : Hollande condamne durement Donald Trump et invite les citoyens américains à voter pour Hillary Clinton. • Il (les citoyens américains) seront certainement très sensibles à cette injonction d'une évidente sagesse. • Obama lui-même dénonce devant le Parlement canadien Trump (et le Brexit). • L’excellente société d’enquête statistique US Rasmussen place pour la première fois, pour son compte, Trump en tête devant Clinton (44% contre 39%). • Ces divers évènements font prendre conscience d’un phénomène en train de prendre forme, qui est une sorte d’institutionnalisation de Donald Trump en candidat antiSystème, par ses adversaires eux-mêmes, et au-delà des frontières. • Même si la chose se dit depuis longtemps (le caractère antiSystème), cette institutionnalisation est un fait important. • De même le Brexit est lui aussi perçu comme antiSystème. • Cet ensemble nous fait émettre l’hypothèse de la formation, par les seules attaques des zombies-Système, d’un phénomène qu’on pourrait baptiser de l'expression “Internationale-antiSystème”.

L’effet Brexit, d’abord pour les USA ?    25/06/2016

• Un facteur important du Brexit, affaire européenne s’il en est, est justement qu’il n’est pas seulement une affaire européenne. • L’effet du Brexit aux USA est considérable, et il a été très fortement amplifié par la présence de Donald Trump en Ecosse, au lendemain du vote. • Certains, dont notamment Newt Gingrich, estiment que le Brexit renforce notablement Trump et donne à sa campagne une dimension internationale. • C’est en effet notre appréciation : le Brexit est d’abord un évènement antiSystème et la présence de Trump, les connexions qu’il a affirmées et le soutien qu’il a apporté au Brexit rejaillissent sur sa campagne pour lui donner une dimension internationale, dans la logique de l’insurrection antiSystème. • De même, pour les Européens qui vont dans le même sens antiSystème (anti-UE pour leur compte), cet aspect de l’événement établit un lien puissant entre leur combat à celui qui est en cours aux USA et doit faire de Trump, s’il est élu, un soutien puissant pour eux. • La condition pour profiter d’une telle circonstance, c’est de déposer une fois pour toutes les idéologies aux poubelles de l’histoire, là où est leur place. • L’ensemble donne un aspect ironique et complètement inattendu des special relationships USA-UK, exactement dans le sens contraire de ce qu’on entend d’habitude par cette expression.

Su-34 versus département d’État    21/06/2016

• Un “incident” aérien a eu lieu il y a cinq jours, au-dessus de At Fan, sur la frontière jordanienne de la Syrie, et on y a vu un affrontement complexe, sans engagement mais avec attaque au sol, entre deux Su-34 russes et des F-18 de l’US Navy. • Les avions russes effectuaient une mission d’attaque contre des “rebelles” syriens soutenus par les USA, qu’ils ont réussi à mener à bien. • Le Pentagone, qui ne s’attendait à rien de semblable, a exprimé son indignation aux Russes, qui ont d’abord accueilli la chose avec placidité. • Hier, le chef d’état-major général russe, plus du tout placide, s’est exprimé pour dire que la Russie était “en train de perdre patience” devant le comportement des USA en Syrie. • L’incident a eu lieu le même jour (le 16 juin) où la presse US rendait publique la déclaration collective dite-“dissidente” de 51 fonctionnaires du département d’État demandant que les USA lancent une attaque contre Damas et le régime Assad. • Les deux faits peuvent être mis en parallèle pour nous faire comprendre l’importance explosive de l’enjeu de l’évolution de la situation dans les mois à venir, et plus précisément l’enjeu des élections présidentielles US.

Disneyland à Ramstein Air Force Base    11/06/2016

• Nous envisageons une circonstance particulière, qui est le “renforcement” de l’USAF (USAFE) en Europe en 2015, face à la “menace russe” et pour empêcher d’“autres agressions russes”. • Nous faisons une comparaison avec une situation assez similaire il y a quarante ans, précisément en 1975-1977, qui aboutit également à un renforcement de la même USAFE. •  Le résultat est extrêmement surprenant, comme si nous parlions de deux planètes différentes. • Un exemple similaire touche la situation de deux porte-avions de l’US Navy dans les jours qui viennent, en Méditerrané orientale. • Là aussi, nous faisons une comparaison avec une situation similaire, devant l’Iran, il y a dix ans : deux mondes complètement différents. • Bref, en parlant de ces exemples de 2016, nous aussi, nous avons l’impression de parler d’un monde (englobant ces deux exemples) qui est d’une planète qui n’est pas la nôtre. • Il s’agit d’une évolution de la psychologie des chefs militaires US, qui était jusqu’alors très différente de celle des dirigeants-Système, et qui tend à s’en rapprocher. • Triomphe l’indéfectibilité (et l’inculpabilité), spécificité du caractère US. • La réalité n’existant plus, la vérité-de-situation est méprisée avec mépris au profit de la narrative.

Au grand galop et à la fortune du pot    04/06/2016

• Il est de moins en moins possible de distinguer les crises les unes des autres, de même que les concepts crisiques qui se mélangent en une seule nébuleuse incandescente. • Nous sommes aussi bien dans une chaîne crisique qui s’est transformée en tourbillon crisique, et celui-ci représentant la dynamique évidente de la crise haute, qui apparaît enfin pour ce qu’elle est évidemment, ce qu’elle ne peut qu’être : la Grande Crise Générale d’effondrement du Système. • Il en résulte que toutes ces choses que nommons “les crises” sont connectées entre elles, sinon mélangées, sinon transmutées chacune en l’autre. • De la crise intérieure US, de la crise des relations avec la Russie à ce qu’on nommerait la “crise nucléaire”, de la crise syrienne à la crise des migrants qui est devenue la crise de l’UE liée à la crise des relations avec la Russie, de la crise du “printemps français” à la crise du Brexit, de la crise des souveraineté devenant “grande crise d’insurrection contre la globalisation”, — et ainsi de suite, en un tourbillon intégrateur de tout ce qui est crisique dans la civilisation. • Que dire d’autre sinon que nous sommes à un Moment de la métahistoire de ce temps, qui succède à d’autres Moments, chaque fois chacun de plus en plus grave ? • Est-ce le “bon Moment ?” Question posée...

Le Grand Retournement    30/05/2016

• Cette idée d’un “Grand Retournement”, à ne pas confondre avec le “Grand Remplacement”, s’applique à une hypothèse que nous développons sur le rôle possible de Trump dans les mois à venir puis dans l’hypothèse de sa victoire, avec une connexion et une complicité active du président russe Poutine. • Il s’agit d’une hypothèse et rien de plus, et les “possibles”, les “peut-être” abondent, et c’est avec cet esprit de complet relativisme, – l'époque l'impose, – qu’il faut lire tout cela. • D’autre part, dans une époque justement aussi singulière, aussi détachée de tout précédent, il est difficile de faire passer devant le tribunal de l’inquisition de la raison de telles aventures de l’esprit que ne démentent pas la personnalité d’un Trump, la ruse et l’habileté d’un Poutine, autant que les commentaires d’un Raimondo et d’un économiste russe tel que Mikhail Khazine. • Qui ne sent d’ailleurs la puissance des terribles remous qui la secouent, cette époque, comme si l’on arrivait à l’acte final, comme si, enfin et une fois pour toutes, il fallait absolument tenter de trancher le noeud gordien ? • Brièvement dit, l’hypothèse n’aborde rien de moins que la possibilité d’une attaque directe, frontale et que l’on espère décisive, contre les structures fondamentales du Système.

Une guerre nucléaire ? Unthinkable ! Quoique...    29/05/2016

• Déclaration notable et notablement alarmiste de Poutine, vendredi en Grèce, alors qu’il était reçu par Tsipras. • Il a averti les Roumain (et les Polonais, pour un peu plus tard) que l’ouverture d’une base US sur leur territoire faisait d’eux, d’ores et déjà, une cible privilégiée de la Russie en cas de conflit. • L’avertissement, fait assez rare, est assorti de considérations opérationnelles extrêmement précises, le président russe parlant de la possibilité de tirs de missiles Kalibr ou Iskander contre les bases impliquées, et donc contre les pays qui les abritent. • L’ouverture de ces bases fait certes partie de l’agitation provocatrice extraordinaire de l’OTAN sur les frontières russes, mais en même temps, elle renvoie à un programme vieux de presque vingt ans (le programme de missiles antimissiles BMDE). • L’avertissement de Poutine contient pourtant la description d’un risque certain d’affrontement, qui risquerait de passer très rapidement au niveau nucléaire. • Personne n’a l’air de s’apercevoir de la chose, aux USA, à l’heure d’élections présidentielles que l’on s’accorde à juger extraordinaires. • Tout est donc extraordinaire dans cette situation, à la fois la façon dont le danger d’un conflit a surgi jusqu’à dépendre d’une erreur de calcul ou d’un geste maladroit, à la fois dont on l’ignore complètement.