Une rubrique qui s'attache aux faits et aux commentaires les plus en relation avec l'actualité immédiate. Les faits sont mentionnés rapidement, éventuellement avec les liens nécessaires, le tout assorti éventuellement d'un commentaire de présentation ou/et d'appréciation.

Gerasimov s’en-va-t-en-guerre    05/03/2019

• Le chef d’état-major général Gerasimov a exposé au cours d’une conférence la nouvelle stratégie des forces armées russes, basée sur deux piliers : la classique dissuasion stratégique et la toute-nouvelle mission de “défense de la sécurité” de l’État”. • La deuxième mission signifie une défense contre ce que nous avons déjà nommé “agression douce”ou “agression-soft” pour rendre la chose à ceux qui l’ont inventée : c’est-à-dire les opérations de type “révolution de couleur” et regime change. • Les militaires russes inscrivent donc ces opérations dans un contexte stratégique de guerre qui les concerne au premier chef, et contre lesquelles ils sont décidés à prendre des mesures de guerre, – y compris des mesures préventives si nécessaire. • Cette décision des militaires russes introduisant l'“agression-soft” dans la planification stratégique de guerre implique nécessairement le Pentagone qui, jusqu’ici se tenait à distance des opérations de la dite-“agression-soft”. • C’est une décision révolutionnaire des militaires russes qui va encore accroitre le désordre... à Washington. • ...Et au Venezuela, qui sait ?

L’antisémitisme en première ligne    19/02/2019

• Il y a en France une nouvelle alarme contre “un renouveau de l’antisémitisme”, “dramatisé” par l’incident (“agression verbale”) survenu au philosophe et académicien Alain Finkielkraut lors d’une manifestation des Gilets-Jaunes, samedi à Paris. • Très vite, à cause des conditions de cette agression et du témoignage de la victime, les réactions sont passées d’une condamnation unanime à une confusion polémique mettant en évidence le phénomène de “manipulation du renouveau de l’antisémitisme”. • Un événement que nous classons dans la même catégorie, toujours à propos de l’antisémitisme, a eu lieu entre Israël et la Pologne, suscitant un incident diplomatique et l’annulation du sommet du “Groupe de Visegrad” qui devait avoir lieu aujourd’hui en Israël. • Ces événements, effectivement objets de manipulations diverses, se dissimulent à eux-mêmes dans leur signification, mais contribuent à accroître le désordre crisique général et la tension psychologique qui affectent la situation des pays du bloc-BAO. • Ainsi nous révèlent-ils des vérités-de-situation.

Coup d’État à l’italienne    05/02/2019

 • La crise vénézuélienne, outre la situation sur le terrain lui-même, conduit à des prolongements politiques et diplomatiques souvent inattendus et intéressants. • La reconnaissance du “président par intérim” sans autre argument pour les USA que les habituels plans politiques d’interférence totalement illégaux représente une opération d’un cynisme qui pulvérise le droit international, – ou ce qu’il en reste. • Mais une autre opération est apparue à cette occasion, aux perspectives beaucoup plus intéressantes. • L’UE, comme d’habitude, entendait bien suivre la voie tracée par les USA et adopter une reconnaissance unanime du “président par intérim”. • Mais une opposition résolue s’est manifestée, au milieu d’hésitations et de confusions. • Il semble bien que ce soit l’Italie qui ait empêché cette reconnaissance en menaçant d’employer son droit de veto. • Le gouvernement populiste italien, jusqu'ici très actif sur le seul domaine intérieur (européen), se signalerait donc pour la première fois par une action d’interférence directe sur la politique extérieure d’atlantisme béat de l’UE.

Le “rideau de fer” des S-400    26/01/2019

• Le Wall Street Journal (WSJ), publication éminemment sérieuse lorsqu’il s’agit de relayer des messages du puissant Pentagone, publie un article qui annonce que les USA (l’USAF) reconnaissent un basculement majeur de l’équilibre des forces en faveur de la Russie en raison des capacités de défense et d’interdiction aériennes de cette puissance, notamment grâce aux fameux S-400. • Il s’agit de bien plus que de la communication, parce que l’annonce porte sur les plans opérationnels d’intervention, modifiés en fonction du facteur russe. • Le WSJ annonce ainsi, sans trop de tambours ni de trompettes, un événement historique, précédé par divers constat au niveau de la communication : les USA ont perdu cette “[global] air dominance” qu’ils exerçaient depuis 1945 et qui constituaient le principal outil opérationnel de projection de leur hégémonie. • Il faut s’attendre que des mesures de prudence suivront au niveau naval et au niveau terrestre, avec de possibles désengagements de certaines bases terrestres trop exposées si elles ne bénéficient pas d’une couverture aérienne complètement étanche.

L’axe crisique du monde    10/01/2019

• George Galloway, un dissident britannique particulièrement turbulent, qui fut également parlementaire à la Chambre des Communes au grand dam du Système, donne une analyse de ce qu’il identifie comme trois crises qui semblent parallèles, qui sont en fait convergentes, qui ont la même cause et tendent au même destin. • C’est l’“axe crisique” Washington-Londres-Paris. • Dans ce que Galloway nomme “les trois capitales de l’Empire”, le pouvoir, – et le Système avec lui, – est devenu fou, impuissant, incapable d’exercer, entre Trump, le Brexit et les Gilet-Jaunes. • Galloway en fait une seule et même crise, ce qui rencontre complètement notre jugement, et ne lui voit qu’un destin fatal. • La question est de savoir ce que nous allons faire de cette crise, et de l’effondrement du Système : « Le vieil ordre est en train de mourir ; le nouveau ne peut encore naître [de quelque chose]. » • Pour nous, il s’agit de l’accomplissement à son terme de l’événement du “déchaînement de la Matière” à la jointure des XVIIIème et XIXème siècle, du fait de trois acteurs et de leurs révolutions : Washington, Londres et Paris.

Socialisme “Vert” Made In USSA    07/01/2019

• La rentrée parlementaire du 3 janvier à Washington D.C., avec le Congrès issu des élections de novembre 2018, a été tonitruante. • Toute l’attention se portait sur la Chambre des Représentants, où les démocrates ont emporté la majorité, disposant ainsi d’un outil de grande force pour attaquer Trump. • La Speaker nouvelle et honorable, Nancy Pelosi (78 ans), a prononcé un discours conciliant (vis-à-vis de Trump), préparé d’avance, mais a été contrainte, durant la journée, de proférer deux menaces, – une menace de mise en accusation et la promesse que Trump n’aurait pas un dollar pour son “mur” entre USA et Mexique... • “Contrainte”, parce qu’elle cédait ainsi à la pression des activistes démocrates. • Le projet en vogue, c’est le Green New Deal, qui pourrait bien être le programme du prochain candidat démocrate à la présidentielle : un projet incontestablement de type socialiste ! • Les démocrates extrémistes, ou néo-démocrates, sont en train de s’installer en position maîtresse au sein du parti, et en face d’eux les populistes vont se radicaliser.• Qui réalise précisément ce que pourrait être le destin des USA ?

Le Pentagone contemple Avangard    31/12/2018

• Le monstre, Moby Dick, le Pentagone a enfin pondu un rapport où il signale qu’il a un problème avec l’avancée des Russes et des Chinois dans le domaine de l’hypersonique. • Ils se sont donc aperçus de quelque chose...• Alors que Poutine assiste au tir d’essai le plus complet et réussi de l’engin planant hypersonique Avangard, la plus absolue des armes absolues que sont les hypersoniques, et qu’il se confirme qu’Avangard entrera en service dans les prochains mois, en 2019, ce rapport du Pentagone indique que l’on peut attendre les premiers engins hypersoniques offensifs US vers 2025. • Si tout marche bien, certes, car l’on sait que l’une des spécialités du Pentagone est de tenir tellement bien ses délais qu’il les multiplie et les allonge pour les faire durer comme à plaisir. • Plus que jamais assuré de son exceptionnalité et de sa supériorité, le Pentagone observe la mise en place d’une situation de supériorité stratégique des Russes et des Chinois. • Il paraît, selon Die Welt, qu’il est “pris de panique”, alors c’est une douce panique et le Pentagone nous assure qu'il reste le meilleur.

La guerre est déclarée (suite)    24/12/2018

• ... C’est-à-dire, la guerre entre Trump et Washington D.C., dit “D.C.-la-folle”. • La dernière de Trump, l’abomination humanitaire du retrait des forces US de Syrie, et par conséquent l’arrêt des bombardements “par erreur” des civils divers et autres, cela suivi de la démission du secrétaire à la défense Mattis, ont déclenché une explosion nucléaire outre-Atlantique. • Le départ de Mattis, surtout, marque les esprits et blesse les sensibilité : ce général des Marines qui s’était sacrifié pour éduquer Trump et que Trump a traité d’une façon inacceptable est élevé au rang des Saints & Martyrs de l’américanisme. • L’attaque anti-Trump est violente, et la riposte de Trump, qui demande à Mattis de partir 1erjanvier 2019 et non le 28 février, tout aussi forte par ce qu’elle suppose de vindicte et de soupçon de la part du président. • Une fois de plus la guerre est déclarée, la tête de Trump mise à prix, et Trump renforcé dans sa volonté de rassembler son électorat contre l’establishment. • Le résultat devrait être logiquement un renouvellement de dynamisme pour l’impuissance, la paralysie et le désordre à “D.C.-la-folle”.

Gouverner par la narrative du complot    13/12/2018

• Il s’agit ici de considérer à la fois le cas Macron, à la fois celui de la plupart des dirigeants-Système, et alors Macron doit être considéré comme un exemple en pointe à cause de sa personnalité, des caractères de la situation française et des événements qu’il rencontre avec la crise très imprévue des Gilets-Jaunes. • La thèse générale, exposée ici par Catlin Johnstone, est que ces dirigeants et ceux qui les soutiennent font le plus grand usage de ce qu’on a coutume de désigner comme “la théorie du complot”, qu’on reproche tant aux dissidents du Système. • Macron est particulièrement désigné pour ce “sport” dans la mesure où il est dans le cas remarquable d’être entièrement construit sur la communication, un “président-communication”dont Arnaud Benedetti a défini la condition par une expression analogique et même éponyme du Coup d’État permanent de François Mitterrand : Macron est un Coup de com’ permanent. • Le cas est certes examiné à travers la crise des GJ, mais il vaut pour la forme de gouvernement imposé par le Système, donc élément de la crise du Système.

En attendant mai 2019    09/12/2018

• Les Actes se poursuivent et se ressemblent variablement, selon les dispositifs policiers et les scénarios proposés par le ministère de l’Intérieur. • Cette fois (Acte IV, 8 décembre), on a échappé, selon la presseSystème étrangère et citée par Le Mondeà un “second Armageddon”, puisqu’il semble qu’il y en eut un premier, et donc le seul jusqu’ici, le 1er décembre. • La dialectique se fait de plus en plus sophistique, au point que l’on croirait, cette fois, que parce que Paris n’a pas brulé la politique-Macron à peine aménagée est la meilleure possible. • Laissons la France avec ses étranges perspectives de désordre mêlé de confusion et intéressons-nous au sort futur, hors des prévisions hexagonales, de ce mouvement qui figure vraiment comme la dernière production du génie français : car les Gilets-jeunes doivent devenir l’emblème du populisme de tous bords partant à l’assaut du Parlement européen, en mai 2019. • Les Gilets-jaunes ont reçu leur consécration en étant cités en exemple, selon des démarches contrastées, par deux des plus grands noms du populisme globalisé : Trump et Salvini. 

Le monde découvre le “Printemps Français”    05/12/2018

• Il faut commencer à évaluer et mesurer les effets de la crise française des Gilets-jaune hors de la France, et notamment au cœur du tourbillon crisique qui caractérise la Grande Crise d’Effondrement du Système. • Aujourd’hui, c’est un temps d’une nouvelle crise profonde, et c’est dans ce temps nouveau que l’on découvre l’importance nouvelle, et fondamentale, de la France. • C’est depuis la journée de samedi, avec ses violences parisiennes, que l’intérêt pour la crise française est devenu considérable, notamment jusqu’à supplanter largement toutes les autres crises européennes : ainsi la France retrouve-t-elle son rôle dirigeant en Europe, au travers d’un événement qui doit être jugé objectivement comme antiSystème. • Le rôle de la communication pour parvenir à ce résultat est essentiel bien sûr, mais aussi le rôle du symbolisme : les images montrant l’Arc de Triomphe, monument mondialement connu comme français et au cœur de Paris, ont fait beaucoup pour élever cette crise au premier rang du tourbillon crisique. • L’événement français des Gilets-jaunes secoue désormais le monde.

MbS est-il un pestiféré ?    28/11/2018

• Au G-20, il y aura du sport, c’est promis... • La première chose que l’on surveillera, c’est le nombre de mains que Mohamed ben Salman (MbS pour les amis s’il en reste) serrera à cette réunion. • L’on vient d’apprendre que, sur le carnet de rendez-vous de Trump au G-20, on trouve le nom de Poutine bien entendu, mais pas celui de MbS. • “Le président est surbooké”, grommelle Bolton pour expliquer l’absence de rencontre en tête-à-tête avec MbS : certes, si au dernier moment on trouve un petit quart d’heure pour le caser mais rien pour l’instant... • Décidément, la bonne réputation et le prurit du droitdel’hommisme se dressent devant MbS comme un rempart infranchissable : son séjour en Tunisie se fait dans des conditions délicates et l’on apprend que la justice argentine étudie la possibilité de l’inculper pour “crimes de guerre” (dans la tuerie que MbS entretient depuis quatre ans au Yémen). • Aujourd’hui où le Système est en crise et où chacun voit chez lui les conséquences crisiques de cette Crise Générale, la solidarité entre les dirigeants-Système n’existe plus guère : l’“individualisme-crisique” règne

Vertige et délire du sommet    15/11/2018

• La chronique est pleine de constats et d’analyses sur la déliquescence de la puissance militaire US, jusqu’à des rapports internes (celui d'une commission interne du Pentagone vient d’être publié) prédisant que l’armée US ne pourrait pas l’emporter contre la Russie et/ou la Chine. • On trouve aussi continuellement des informations, venues des forces armées elles-mêmes, détaillant des aspects fragiles ou en complète décrépitude des forces armées US. • Effectivement se pose le problème de ce que l’armée US pourrait faire dans un conflit, et la question encore de savoir si elle peut se reconstituer et remonter le retard accumulé. • Pour nous, la question se pose en d'autres termes : l’armée US, la puissance militaire US, s’est convaincue elle-même qu’elle est la plus grande puissance du monde des temps passés et à venir, et elle est bloquée dans cette conception comme la paralysie vous enferme dans l’impuissance. • La puissance militaire US est un monstre aveugle et dément qui ne peut rien modifier de lui-même, qui se trouve dans l’attente inconsciente de sa chute qui viendra simplement de lui-même.

Midterm, champ d'action pour l’antiSystème    07/11/2018

• Les élections à mi-mandat ont eu lieu hier aux États-Unis et ont donné un résultat mitigé : les démocrates gagnent la majorité à la Chambre, les républicains gardent le Sénat. • De notre point de vue, la situation qui en résulte est excellente, dans la mesure où elle constitue une combinaison de blocage et de motifs d’affrontement, avec du pouvoir donné à chacun des acteurs. •  Nous dirions qu’il s’agit d’une situation antiSystème, dans le sens où des évolutions antiSystème devraient logiquement être favorisées dans le climat actuel. • Normalement, chacun des deux côtés doit être poussé à la radicalisation : les démocrates par antitrumpisme et sous la poussée de leur aile extrémiste qui peut à bon droit affirmer que la victoire à la Chambre lui est due et qu’il faut plus que jamais appuyer les arguments progressistes-sociétaux, y compris et surtout dans la rue. • Trump, lui, s’occupera en priorité de sa candidature de 2020 et devra, pour cela, rassembler son électorat de 2016 qui n’a pas répondu à son appel : il devra appuyer sur des politiques populistes que les démocrates combattent résolument.

Le USS Gerald R. Ford et l’ascenseur    06/11/2018

• Décidément, la nouvelle classe de grands-géants porte-avions d’attaque de l’US Navy, représentée par son chef de file le USS Gerald R. Ford, n’en finit pas d’accumuler les déboires et de susciter nos remarques aussi acerbes qu’ironiques, – un peu comme le F-35. • Après les catapultes, dont on ne sait si elles fonctionnent comme elles devraient, voilà qu’on apprend que les ascenseurs montant les bombes sophistiquées des cales de stockage jusqu’au pont d’envol rechignent à l'ascension. • Pourtant, cette sorte d’ascenseur, nimbés de la grâce de technologies électro-optiques, doit inspirer les ascenseurs de nouvelle génération de nos immenses gratte-ciels à venir, pour nous conduire au septième ciel. • Pour l’instant, nous n’y sommes pas encore... • Pour l’instant, l’US Navy est dans le communication de simulacre, pour dissimuler les choses. • Cette occurrence nous conduit à envisager l’hypothèse de “l’obsolescence de la Machine”, à l’image de la thèse de L’obsolescence de l’homme, de Gunther Anders. • Le cas est celui d’un violent effet contre-productif pour l’homme qui s’est asservi à la machine.

Si Vis Pacem, Para nuke Bellum    25/10/2018

• Nombreuses analyses et diverses considérations sur le climat et les agitations à “D.C.-la-folle” après l’annonce du possible retrait des USA du traité FNI à propos duquel le “grand public” US n’est guère tenu informé. • John Bolton, le conseiller super-faucon de Trump et architecte de l’attaque contre le traité, s’est rendu à Moscou où il a troqué sa raideur furieuse coutumière pour une allure souriante. • Ce que les Russes, Poutine en premier, ont pu constater chez lui, c’est une certaine confusion dans l’état des buts et des intentions stratégiques des USA en fonction de la volonté de quitter ce traité (confirmée par Trump dans un discours en début de semaine) • Une thèse classique, qu’on retrouve dans un article de WSWS.org dont nous donnons ici l’adaptation en français, est que ce retrait marque clairement l'intention des USA d’aller vers une guerre nucléaire. • A cela on peut opposer une autre appréciation, confirmée notamment par la confusion US : la poussée classique des courroies de transmission du Système, industrie et bureaucratie, donc la politiqueSystème en mode turbo.

Une “Internationale Populiste” ?    10/10/2018

• De même que l’on parlait du temps de l’URSS de l’“Internationale Communiste”, certains se mettent aujourd’hui à parler d’une “Internationale Populiste”. • Il est vrai que dans nombre de pays apparaissent des mouvements, des personnalités, se réclamant directement ou indirectement de la dynamique populiste, que ce soit en Europe, à Rome ou en Allemagne, au Brésil, dans différentes situations aux USA, etc. • Il s’agit d’abord d’un phénomène de communication car ces mouvements et ces personnalités sont divers et loin de répondre aux mêmes exigences, d’avoir la même perception, de suivre les mêmes objectifs. • Quoi qu’il en soit, l’Europe en est le terrain de prédilection, et donc l’enjeu d’une grande bataille dont les prochaines élections européennes (mai 2019) seront la prochaine phase majeure. • Il y a de la place pour les arguments, les commentaires, les polémiques, etc., à commencer par la signification du mot “populisme”. • Mais que nous importe les querelles d’un autre temps dès lors qu’il s’avère que cette phase se révèle être un important affrontement Système-antiSystème ?

Le trou noir des porte-avions US    29/09/2018

• Il fut un temps où Kissinger s’écriait, à chaque crise : “Où sont les porte-avions ?” Aujourd’hui, on ne pose plus de telles questions parce que les porte-avions US sont en général en radoub. • Le Eisenhower devait terminer son radoub de six mois en février 2018, il restera dans le chantier naval jusqu’en février 2019. • Cet été, pour la première fois pour une si longue durée depuis que le porte-avions existe, 22 jours se sont passés sans que l’US Navy ait un seul grand porte-avions d’attaque en déploiement opérationnel. • Ce n’est pas que l’US Navy a trop peu de porte-avions, – cela on le sait depuis vingt ans, elle en voudrait cinq de plus mais elle arrivait à faire à peu près avec ce qu’elle a, – c’est que “les titans de mer” sont chargé, à chaque radoub et à ras-bord, de technologies supplémentaires, qui demandent des entretiens de plus en plus longs, quand elles fonctionnent et encore plus dans le cas contraire... • Réponse du Pentagone : inventons une formule (“Emploi Dynamique des Forces”), et tout ira bien. • Question : le technologisme coulera-t-il le porte-avions US plus vite que l’hypersonique russe ?

Leçons du sublime destin de Saint-John-McCain    04/09/2018

• Le sénateur John McCain, “héros américain”, est mort dans un tintamarre extraordinaire de l’establishment du système de l’américanisme, tous partis, tendances et “nuances” confondus, – mis à part Trump, excommunié par le mourant qui avait donné des instructions précises à cet égard. • Nous n’avons peut-être pas assez bien mesuré la ferveur extraordinaire qui a soulevé ces bataillons endimanchés célébrant les vertus extraordinaires du grand disparu. • Inutile de nous attarder ici sur l’objet de ce déluge, on, sait ce que valait McCain et ce qu’on peut faire de ses supposées vertus. • Par contre, l’empressement extraordinaire de la célébration, les cataractes d’encens déversés sur le défunt ainsi canonisé semblaient comme la manifestation d’une religion qui serait apparue à “D.C.-la-folle” comme une ultime tentative de changer son destin catastrophique en suivant l’enseignement plein de vertus de Saint-John-McCain. • Alors, s’il s’agit bien de ce cas, on dira qu’il s’agit évidemment de la religion du désespoir instituée pour que son Dieu, – la Nation Exceptionnelle elle-même, – leur vienne en aide.

Vers l’épreuve suprême    25/08/2018

• Nous avons pris deux événements de politique extérieure qui conduisent à conclure que la crise intérieure US (“D.C.-la-folle”) pèse de plus en plus sur tous les actes de politique, notamment de politique extérieure. • D’une part, la “guerre commerciale” Chine-USA, qui voit les Chinois écarter toute possibilité de négociations sérieuses au moins jusqu’aux élections US de novembre, tant ils jugent Trump sévèrement touché par ses “scandales”. • D’autre part, l’annonce par les Russes de la possibilité d’un montage US (+ les amis) pour une des habituelles “attaques chimiques” mises en scène par leurs acolytes islamistes et autres “Casques blancs” : cette manigance menée par Bolton-neocon est pour l’instant acceptée par Trump qui a besoin de renforcer sa position intérieure. • Les perspectives, intérieures et par conséquent extérieures, sont terribles avec  un président conduit à une bataille sans pitié contre ses adversaires. • Bien évidemment, tout le monde sera affecté par ce terrible tourbillon crisique, dans tous les sens, de toutes les façons : nous entrons dans une “époque infernale”.