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Effet Janus

Article lié : Glossaire.dde : le “tourbillon crisique”

jc

  17/11/2017

D'après ce que j'en ai compris, c'est l'effet Janus de la communication-Système qui, selon PhG, engendre et attise le tourbillon crisique.

Pour Thom le conflit entre deux actants se régule "idéalement" par un "à chacun son tour". L'exemple fondamental qu'il donne est celui de la prédation qu'il associe à la catastrophe "fronce". Dans son modèle il y a un cycle pendant lequel le prédateur (un chat par exemple) s'identifie d'abord à sa proie, une souris virtuelle (il désire les souris plus que lui-même), avant de redevenir prédateur réel (lui d'abord!) après avoir aperçu une souris réelle. Après capture, ingestion et digestion il s'identifie de nouveau à une souris virtuelle et le cycle recommence. Pendant ce cycle il y a, selon ce modèle, deux phases pendant lesquelles prédateur et proie virtuels coïncident: deux phases de bimodalité, alias deux "effets Janus". Thom utilise ce modèle pour expliquer comment, selon lui, se régule "idéalement" le conflit "Réel/Imaginaire", le cycle circadien faisant apparaître deux phases "Janus" pendant lesquelles "Réel" et "Imaginaire" coïncident: phases symboliques où le symbole prend son sens étymologique (phases qui sont d'ailleurs toujours un peu -parfois beaucoup!- diaboliques, toujours au sens étymologique).

Pour Thom (je crois!) on est (idéalement) "individualiste" pendant la phase consciente, (on est prédateur virtuel de son environnement -prédateur réel au moins pendant les repas…-) et (toujours idéalement) "collectiviste" pendant la phase inconsciente, (où l'on s'identifie au reste du monde, à son environnement). Cf. http://www.dedefensa.org/article/dialogues-22-de-langoisse-du-monde    

Le collectivisme et l'individualisme ont été testés spatialement au XXème siècle, l'Europe de l'Ouest bénéficiant alors d'une sorte d'effet Janus spatial, à la fois collectiviste et individualiste, jusqu'à l'effondrement de l'URSS. Les gouvernements individualistes (GB, USA, etc.) ont alors crié victoire. Mais selon le modèle thomien c'est plutôt d'une alternance temporelle (et non spatiale) individualisme/collectivisme qu'il faudrait au monde. Or le Système, par la voix de Margaret Thatcher, nous dit qu'il n'y a pas d'alternance possible et, qui plus est, qu'il n'y a pas de société ("There's no such thing as society. There are individual men and women and there are families")...

On pense et on agit comme on est. Modèle darwinien ou modèle thomien? Qui sommes-nous?

PhG insiste beaucoup sur la déficience de la raison humaine et, en lieu et place, invoque l'intuition haute, voire la raison divine. Thom propose plus prosaïquement de géométriser la pensée pour pallier cette déficience. Car c'est le vénérable principe d'identité de Parménide ("Ce qui est est, ce qui n'est pas n'est pas") qui est mis à mal (par PhG et) par Thom avec son modèle géométrique du lacet de prédation. Thom qui remarque que "La possibilité pour un sujet d'accepter comme prédicat simultanément deux contraires impose en fait son caractère étendu. Là se trouve, en dernière analyse, la réponse d'Aristote à Parménide. Une proposition comme "X est -simultanément- à la fois A et non A n'est pas contradictoire, elle impose seulement le caractère étendu de X. (Toutefois cette extension n'est pas seulement l'expression temporelle du devenir, ni nécessairement l'extension spatiale de la matière "locale" (ulè topikè).) ", et qui enfonce le clou lors de l'une de ses rares "professions de foi  platonicienne": "Dans cette confiance en l'existence d'un univers idéal le mathématicien ne s'inquiétera pas outre mesure des limites des procédés formels, il pourra oublier les problèmes de la non-contradiction. Car le monde des Idées excède infiniment nos possibilités opératoires." (pour un matheux -qualificatif que Thom, médaille Fields quand même, a toujours refusé- il faut oser!)

Bien que le lacet de prédation semble être le plus élémentaire des tourbillons crisiques, je ne pense pas* que celui que PhG a en vue pour la GCES soit le lacet de prédation associé à la catastrophe "fronce" pour le conflit entre le Système et, disons, l'anti-Système. Je crois plutôt que le Système est en permanence face à lui-même et à lui seul, que l'ultra-capitalisme prédateur est en permanence sa propre proie; il n'y a pas d'alternance, il y a au contraire inspiration permanente sans expiration (métaphore pulmonaire), tension permanente sans relâchement, systole permanente sans diastole (métaphore cardiaque), éveil permanent sans sommeil. Aucun être vivant ne peut résister longtemps à ça.

PhG: "de même y a-t-il “la dynamique crisique parvenue au stade du tourbillon crisique qui dévore le Système comme s’il [le Système] était sa principale production"."

                                                         ——————————-

PhG: "» Notre idée intuitive est celle-ci : quand le volume et la densité du Temps-crisique (en état de compression) qu’accueille et entretient le “tourbillon crisique” dépassera le volume et la densité du temps-Système, le basculement se fera effectivement, et avec lui l’effondrement. Nous parlons d’un processus extrêmement rapide et puissant (l'Histoire en pleine accélération), en train de se faire, en train d’arriver à son terme."

Wikipédia: "Janus est le dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes".
Janus est souvent représenté "bifrons", fronts opposés, l'un des fronts, conservateur, regardant vers le passé, l'autre, progressiste, vers l'avenir. Il me semble que cette représentation symbolise assez bien le lacet de prédation thomien, mais que la symbolique serait plus forte si les deux actants étaient face à face, les yeux dans les yeux, le progressiste regardant l'avenir par delà les yeux du conservateur et le conservateur regardant le passé par delà les yeux du progressiste.

Il y a en effet peut-être plus qu'une contraction du temps-aïon (le temps atemporel de l'éternité, vide d'événements) en temps-chronos (le temps de l'action, porteur d'événements catastrophiques), comme le suggère PhG, mais, toujours peut-être, carrément une inversion sinon du temps, du moins de la perception qu'on en a. C'est ce que (me) suggère la "petite phrase" du lamarckien Thom dans son article "Structure et fonction en biologie aristotélicienne": "Toute fonction apparaît alors comme un pli des temps sur l'espace-temps". Suggestion confortée d'une part par les expériences de Benjamin Libet (on prend conscience du déclenchement de l'acte de prédation d'une forme prégnante après ce déclenchement) et par des considérations venant de la Mécanique quantique (Thom: "on pourra donner pour le caractère "déclenchant" de la forme prégnante un modèle inspiré de l'effet tunnel bien connu en Mécanique quantique.").

En voilà assez pour aujourd'hui. Pour moi, plus que jamais, Philippe Grasset et René Thom défrichent, chacun à leur manière -si différente-, un même nouveau monde dont je sens confusément, tel Rantanplan, et espère qu'il pourrait être celui de demain.


* Je pense plutôt à l'une des catastrophes généralisées répertoriées par Thom dans "Stabilité structurelle et morphogénèse".

vieille blague du porte avion US, aujourd'hui on pourrait presque y croire

Article lié : L’US Navy par très-gros temps crisique

Nicolas

  16/11/2017

cet article me remémore cette vieille blague :
Believe it or not…this is the transcript of an actual radio conversation between a US naval ship and Canadian authorities off the coast of Newfoundland in October 1995. The Radio conversation was released by the Chief of Naval Operations on Oct. 10, 1995.

US Ship: Please divert your course 0.5 degrees to the south to avoid a collision.

CND reply: Recommend you divert your course 15 degrees to the South to avoid a collision.

US Ship: This is the Captain of a US Navy Ship. I say again, divert your course.

CND reply: No. I say again, you divert YOUR course!

US Ship: THIS IS THE AIRCRAFT CARRIER USS CORAL SEA*, WE ARE A LARGE WARSHIP OF THE US NAVY. DIVERT YOUR COURSE NOW!!

CND reply: This is a lighthouse. Your call.

le plus effarant, c'est qu'en cherchant cette blague sur le net, j'ai vu que l'US navy avait jugé nécessaire de faire un démenti officel sur son site, avec un argument imparable : le nom du bateau cité dans la blague ne navigait plus au moment où la blague circulait, c'est donc bien que c'est une fake news.
http://www.navy.mil/navydata/nav_legacy.asp?id=174
 

to destroy

Article lié : Mattis, “perdu dans ses rêveries” et en Syrie

Bertrand Le Roy

  15/11/2017

mmh.. les nord-américains savent très bien ce qu'ils font, non? 
qu'est-ce qu'ils ont fait en Libye? en Afghanistan? en Iraq? 

ils ont détruit ces pays. maintenant, dans quelle intention? 

*je ne sais* :)

ce n'est qu'une hypothèse (pas pour l'auteur?), basée sur le document du sieur Thomas P. M. Barnett qui partage le monde entre la zone 'Empire Romain' et 'régions barbares'..

http://www.voltairenet.org/article197445.html

http://www.voltairenet.org/article197539.html

non pas couard mais destructeur malgré lui

Article lié : Souvenir de Zbig : couardise-Système

Disciple égaré

  15/11/2017

Bonjour De defensa

Tout ce qui touche à Z. B. m'est intéressant peut-être du fait que je l'ai rencontré deux fois et interviewé personnellement lorsque j'étais étudiant. Votre article m'inspire donc trois points.
 
D'abord, je trouve sa tentative de nier son entretien avec Vincent Jauvert peu décrédibilisante quant à son caractère. Il aurait ainsi préféré minorer et même se contredire en 2017, à 89 ans, quant à un entretien ancien de vingt ans et où il pouvait avoir un peu trop parlé. Soit. D’ailleurs, le nouvel obs en 1998 parait en France avec l’entretien alors que la version destinée aux kiosques aux Etats-Unis exclut l’entretien. Mais on exagère, il me semble, en tirant de cette entourloupe d'un vieil homme la substance pour contredire toute une vie. Or moi qui l'ai rencontré 2 fois d’abord à un âge plus frais, en 1996,  alors qu'il avait 68 ans, et peut être 15 ou vingt ans après plus brièvement, j'ai pensé qu'il avait une impressionnante force morale et de volonté, intellectuelle aussi. Plus d’honnêteté et de rectitude que dans beaucoup de nos contemporains.
 
Il me semble ensuite plus pertinent de s’interroger autrement sur Brzezinski. Sur deux points peut-être. C’était un polonais, et un chrétien. On lui reconnait en Polonais une grande animosité envers la Russie, que l’on peut s’expliquer assez facilement. Elle est visible dans sa politique afghane des années septantes, mais aussi dans sa manière de concevoir la crise en Ukraine ces dernières années (voir son entretien au Spiegel ici ). Mais il est surprenant de voir qu’il aura gardé cette animosité à l’encontre de Moscou même après des décennies de vie en Amérique (il est naturalisé américain en 1958 à trente ans), grand pays puissant de son vivant, et qui devait normalement le conduire à plus de distance et, en culture chrétienne, à davantage de magnanimité tel un grand frère qui voit son jeune rival tenter de se mesurer et perdre la partie – on lui donne une tape sur l’épaule et on refait un jeu. Pas couard, mais inexplicablement rancunier. Et puis deuxio, il est vrai qu’il ne donne pas à voir dans son entretien avec V. Jauvert la moindre prudence, le moindre sens de limites à l’action internationale, même après coups et concernant les prévisibles effets non-désirés de sa politique. En élève de l’histoire notamment européenne, il devait savoir qu’une action engendre des effets indésirables aussi ; or on voit qu’il donne à son action en Afghanistan précisément cette coloration religieuse (voir ici, minute 0’32’’) qui pose problème actuellement et depuis (mais pas encore en 1998 il est vrai). Il faudrait reprendre son livre ‘out of control’ de 1993 où il s’étend longuement sur la politisation des masses.
 
Enfin, une réflexion d’un troisième ordre, sur l’Amérique et son sens politique. Pour avoir presque tout lu de lui, je crois que Brzezinski était un homme qui voyait la politique internationale comme une succession de données provisoires. En homme d’action, il était à l’aise avec ça et ne cherchait pas, je pense, de vérités éternelles. Son pays d’adoption non plus ne voit de vérités éternelles en politique étrangère. L’Amérique est à l’aise, me semble-t-il, avec le suivi d’une politique pour un temps, et qui doit changer pour un autre temps, une autre époque. Ce serait une souplesse de l’esprit. C’est la sagesse même en politique étrangère que de n’avoir pas de certitudes éternelles. Je parie que c’est aussi le sens de la réplique faite à Vincent Jauvert, même s’il ne l’exprime pas explicitement.
 
Et pourtant, les Etats-Unis ne font pas une vertue de cette capacité à se mouvoir dans le contingent et dans ce qui n’est pas permanent. Ils sont plutôt dans le chaos et l’imprévisible que dans le provisoire ajusté, et peut-être est-ce parce qu’il n’ont pas de fil conducteur transcendant. L’article de wikipédia sur Brzezinzki et la politique afghane de l’époque m’a fait pensé à l’Ukraine de 2014. On y lit que le soutien au mujahideen débute faiblement et qu’ils leur sont livrées des armes ‘non léthales’, et que ces combattants sont surtout des représentants des organes de sécurité pakistanais (qu’il convenait de renforcer vis-à-vis de l’instable Iran voisin) ; soutenus faiblement aussi, d’après Robert Gates, pour ne pas induire une réaction trop forte des soviétiques en Afghanistan même. (Donc Gates suggère que les Américains en juillet 1979 ne voulaient pas induire une trop forte ou trop directe réaction soviétiques en Afghanistan, et Brzezinski raconte vingt ans après que c’est exactement ce qu’il voulait faire que d’induire cette forte et directe réaction. Peut être Brzezinski ré-écrit-il l’histoire, en effet, à son supposé avantage.)
 
L’action américaine supposé en Ukraine en 2014 ressemble assez à l’action américaine en Asie du Sud en 1979. Un soutien secret aux forces ‘rebelles’ pour contre-carrer le grand voisin russe (encore lui), qui score des points en Syrie et au Moyen Orient, et qu’il convient de fixer avec un petit abcès dans son voisinage. Et que s’ensuit-il ? La narrative occidentale s’engouffre dans l’ouverture ainsi faite. Dépasse-t-elle l’intention première pour faire du voisin russe le nouvel ogre, le nouvel Hitler même, nouvelle illustration de la fameuse ‘law of unintended consequences’, avec qui il va devenir impossible de coopérer sur quoi que ce soit, et notamment sur l’Islam conquérant. On peut le penser lorsqu’on entend Kissinger, Brzezinski et d’autres militer pour une solution négocier, pour une grande prudence, etc… après 2014.
 
J’en reviens pour conclure sur feu Brzezinski. Quelle tragédie pour l’Amérique que sa force de volonté, sa force intellectuel, telle qu’elle a pu s’incarner dans cette personne assez humaine par ailleurs, ne soit pas davantage ancrée dans une vraie transcendance qui lui donne le sens inné des limites, et qui lui permette d’orienter son charisme de l’action dans une direction constructrice et moins destructrice.
 

Revenez sur Terre...ou montez direct au Ciel...

Article lié : La Russie demeure le soutien naturel des peuples libres 

EricRobertMarcel Basillais

  15/11/2017

Je vous conseille de lire moins de cochonneries pseudo-intellectuelles et plus de faits concrets :
1/le salaire russe médian est aussi du niveau du salaire germanique mentionné.
2/Les inégalités sociales en Russie sont comparables à celles de l'Occident et de la Chine.
3/ L'Universalisme est une religion fondée sur une erreur de logique. Et il n'empêche à l'évidence pas des inégalités sociales sans précédent historique. Idem pour le Communisme, on l'aura compris dans les cas Soviétiques et Chinois.

Le désespoir ambiant devrait être combattu plutôt qu'alimenté. Mais je voudrais plutôt que cette désillusion qui touche enfin toutes les "classes" fasse réfléchir sur la responsabilité passée des décennies insouciantes. Non pour se flageller. Mais pour inverser dans les actes les erreurs passées commises.

Couiner, gémir et en appeler aux étrangers est encore une inconséquence, huile sur le feu. Il vaudrait mieux remettre en cause les axiomes reçus ces dernières décennies et tricotter une autre vision du monde.

C'est urgent. Ne perdons plus de temps à égrenner les malheurs du monde…

ERIC BASILLAIS

PS : pour ma part, j'ai trouvé une ou deux certitudes dans ce tourbillons de bits. Leur démonstration est assez intellectuelle, trop ardue  ou technique même pour des littéraires. Aussi j'ai pondu une vidéo où je parle de ça plus directement . Ca reste encore très aérien. Le sujet veut ça.
Ensuite on peut en faire ce qu'on voudra…après tout, la politique est l'art de détourner la vérité générale à des fins particulières…

https://www.youtube.com/watch?v=4zzxrE69IG4&feature=youtu.be

version dure  gratuite : https://ericbasillais.files.wordpress.com/2016/11/logos.pdf

Le soutien naturel c'est comme les baionnettes ....

Article lié : La Russie demeure le soutien naturel des peuples libres 

Christian Feugnet

  15/11/2017

A mon avis on a là une phase récurrente de l'Histoire de l'Occident .
Quand tout est y desespérant d'obscurité , les flambeaux de nos lumiéres , comptent sur les feux de l'enfer russe .
Mais s'ils allument des feux c'est pour se chauffer eux ; nous ne pouvons faire l'économie de buchers chez nous pour ceux des notres de mauvaise foi .
L'éclairage est à ce prix . 
 

Zbig le sublime et ultime génie du systéme !

Article lié : Souvenir de Zbig : couardise-Système

Christian Feugnet

  14/11/2017

Ah ben il est beau , sorti de sa lampe magique .
Alors les Russes devaient y connaitre leur Vietnam .
Mais ; ils l'ont connu qu'à moitié et contrairement aux Amerloques , se sont réformés en profondeur aprés que leur état se soit laissé allé à une telle connerie .
Au contraire ce sont les US zbigisés , qui aujourd'hui
s'y enfoncent , faute d'avoir réformé leur état profond
le lobby du complexe ; qui lui n'a pas de complexes parce que c'est trés lucratif , comme le F35 l'avion qui saura jamais voler .
Pourquoi l'Afghanistan c'est comme le F35 parce que c'est une région restée barbare , tribale , faite pour la guerre , qui n'a jamais été conquise  ; y compris par les plus grands conquérants , Alexandre , Gengis , Tamerlan , l'Empire Britannique et aujourd'hui on a plus que des petits avec des bretelles .
Et le Zbig , c'est quoi , c'est un Polonais qui eurent révés et qui révent encore de prendre la route de la Soie : le gouvernement Mondial , alors que leur indépendance , a toujours été temporaire et méme dans leur courte époque de gloire sous domination Lithuanienne , quoique déjà culs bénis de l'Eglise papale  .
Donc Zbig c'est un petit avec des bretelles , qui finira comme la Pologne , oublié .

Pas peu fière

Article lié : Perspectives sexy de la défense européenne

Frédéric Saboureault

  13/11/2017

Aïe, Aïe, Aïe
La France, puissance moyenne, qui réussit, grâce à son génie et son travail, à être présente sur toutes les plateformes militaires de qualité, répondant aux attentes des militaires et prévues pour évoluer.
Face à cela, nous avons des politiques qui pourraient brader l’ensemble (véhicules terrestres, sous-marins, avions, drones, nucléaire, missiles, systèmes de combat, guerre électronique, …) pour une place « honorifique » de leader de l’Europe militaire ?
La pire chose que l’on puisse faire à un homme politique français (du calibre de nos contemporains), c’est de le flatter, pire chose dans le sens des mauvaises décisions qu’il prendra pour le compte de notre souveraineté.
Car, ces petits technocrates reconvertis aux affaires politiques ne rêvent que de reconnaissance « internationale » (je me demande quelque fois s’ils n’ont pas trop souffert à la récré durant leur jeunesse).
Déjà, il y a 2 ans, le patron des patrons allemand était venu à Paris vanter le tissu industriel français à Hollande et Valls, démarche bien mener par le patronat allemand, en parfaite symbiose avec l’agenda de leurs femmes et hommes politiques en place.
Et nos deux aristo chats (Hollande & Valls), visage rouges et chevilles bleues, en profitaient pour bomber un peu plus leur petit torse et répondre à qui voulaient les entendre (en France) qu’ils n’étaient pas peu fière.
J’espère seulement que cette affaire d’avion européen finira aux oubliettes, comme ce fût le cas pour le projet précédent.
Il y a beaucoup d’acteurs (américains, anglais, indiens, russes !!!, …) qui ne seraient pas contre un programme commun de développement tout en garantissant à la France sa souveraineté technologique.
Car au final, si les hauts gradés américains jalousent (dans le bon sens) le fonctionnement de la quincaillerie française et les avantages tactiques qu’il apporte sur le terrain, seule la corruption actuelle au sein des US et de l’OTAN peut être un levier nous emmenant (nous tous) en zone inconnue, … ou comment faire moins avec beaucoup plus.
Et si la Luftwaffe s’envolait en F35 ? Bon débarras, ce sera un bon point pour la France, une mauvaise affaire pour l’Allemagne et l’Europe.
Les masques tomberont un peu plus vite et nous deviendront un acteur recherché pour développer un programme de qualité.

Macron, l'européiste, donc l'atlantiste

Article lié : Perspectives sexy de la défense européenne

François GRIESMAR

  13/11/2017

Excellent article.

Rappel de l'article 42.2, alinéa 2 du traité de Lisbonne (dont le texte avait été rejeté en 2005 par le peuple français mais qui a été adopté par une forfaiture parlementaire pilotée par M. Sarkozy en 2007) : 
La politique de l’Union au sens de la présente section n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. 

Tout est dit ; mais ça n'empêchera pas les ennuques européens de venir donner - et sur quel ton ! - des " leçons d'Europe " à la France, seul pays de ce continent (à part la Russie) à disposer des moyens de son indépendance militaire. 

Si les manoeuvres de M. Macron [qui s'adresse en anglo-étasunien aux Allemands : honteux !] nous permettent de vendre des armes, tant mieux… mais ne rêvons pas : tout ce ramassis d'esclaves et de lèche-bottes (Allemagne, Belgique… bon, en fait on peut énumérer tous les membres de l'UE, rien que ça) veut acheter le gros fer à repasser F 35 étasunien hors de prix et qui accumule les retards. Surtout, que cette vaine agitation européiste de M. Macron ne se traduise pas par une nouvelle érosion de notre indépendance. Occupons-nous plutôt de mettre en oeuvre une politique extérieure et de défense françaises, ce qui implique évidemment de ne demander aucune " permission "  ni " validation " aux nains de jardin de l'UE vendus aux États-Unis. Développons nos relations avec tout partenaire actuel ou éventuel, notamment la Russie, la Chine, l'Inde, l'Iran, etc. en faisant fi des ordres que les États-Unis prétendent donner au monde entier.

Pour plus d'informations sur ces questions, je me permets de renvoyer à l'excellente synthèse de François Asselineau publiée le 07 février 2011 dans Questions internationales (https://www.upr.fr/vos-questions-nos-reponses/questions-internationales/l-union-europeenne-est-subordonnee-a-l-otan) : c'est hélas toujours actuel.

MACRON est aussi un agent French Américan Foundation :

Article lié : Perspectives sexy de la défense européenne

EricRobertMarcel Basillais

  13/11/2017

MACRON est Young Leader 2012 de la FAF, Komandantur des nouvelles heures sombres "républicaines" (décidément une manie "française")

Le temps de la relativisation tout court

Article lié : Le temps de la relativisation des puissances

jc

  13/11/2017

A propos de la dialectique hégélienne, citée par "Le Saker" et liennée par PhG.

Einstein aurait, paraît-il, dit: "Tout est relatif". En tout cas le relativisme est à la mode: de nos jours, mainstream, il n'y a pas d'absolu, il n'y a que du relatif. Merci à Protagoras ("L'homme est la mesure de toute chose") et à l'idéalisme allemand (Kant, Hegel)...

Dans la préface de "Apologie du logos" de René Thom le philosophe Jean Largeault fait une sévère critique de l'idéalisme:
"Le coup de génie de l'idéalisme consiste en la découverte que remplacer les choses par leurs représentations laisse tout à sa place:
le réel est devenu la collection de nos représentations, ou bien comme l'exprimait mieux Berkeley, "nos idées sont les vraies choses". Cela rend la philosophie plus simple. Le vrai se définit par la cohérence des représentations ou par la non-contradiction d'un langage: il n'y a plus de choses dont des propositions pourraient être vraies ou fausses. Etant donné que tout est phénomène et relatif à notre connaissance, la métaphysique et l'ontologie s'effondrent. Attendu que les phénomènes sont ordinairement assignés aux sciences, la connaissance scientifique reste seule debout. [...] Très cohéremment l'idéalisme doit aboutir à refuser aux théories toute valeur autre que d'instruments ou de recettes. L'incompétence ontologique est compensée par l'efficacité."

Dans ce contexte c'est l'intersubjectivité qui se substitue à l'objectivité (au sens d'absoluité et non d'universalité/globalité). Et par suite le rôle de la communication devient essentiel car il s'agit d'assurer la cohérence de la société en faisant en sorte que tous pensent la même chose (les médias mainstream, les réseaux sociaux…). Exeunt les RT (Russia Today et René Thom!).

Thom, quant à lui, dit surmonter l'opposition réalisme-idéalisme par une synthèse géométrique: "Le problème classique de l'opposition réalisme-idéalisme ne se pose pas pour nous; car on se place à un niveau (celui de l'image homomorphe du réel dans l'esprit) où cette distinction s'abolit."
"Ils [nos modèles] offrent le premier modèle rigoureusement moniste de l'être vivant, ils dissolvent l'antinomie de l'âme et du corps en une entité géométrique unique."

Rq1: En lisant la fiche Wikipédia sur le relativisme j'ai vu qu'il y avait un rapport avec l'historicisme, ce qui renvoie à mon précédent commentaire.

Rq2: "La matière n'est pas exactement ce que les ingénieurs croient qu'elle est" (cf. le premier commentaire de cet article).
Je cite Thom (once more!):
"La Science veut construire la vie à partir de la mécanique et non la mécanique à partir de la vie."
"La synthèse ainsi entrevue des pensées "vitaliste" et "mécaniste" n'ira pas sans un profond remaniement de nos conceptions du monde inanimé." ("Une théorie dynamique de la morphogénèse").
"On s'apercevra peut-être un jour que ce ne sont pas les molécules qui font la vie mais la vie qui façonne les molécules."
J'attends avec impatience la position de PhG telle qu'elle apparaîtra dans "Le Premier Cercle" ("Dans cette lutte prodigieuse entre la matière rétive et la volonté créatrice").

 

Parfois....

Article lié : Perspectives sexy de la défense européenne

Fabrice

  13/11/2017

Parfois je me demande si on ne devrait pas toujours et simplement partir du constat que le pire arrivera forcément…

Macron ou la trahison des clercs

Article lié : Perspectives sexy de la défense européenne

Morbihan

  13/11/2017

Après avoir dépecé Alstom au bénéfice de General Electric, comme de Siemens, notre génie à la pensée complexe ( ?) se propose donc apparemment de rééditer l’exploit en détruisant à petit feu l’industrie française de défense, l’un des derniers pôles d’excellence de notre patrie.
 
Comment en être surpris ? Il sort de la même institution financière que ce fameux président sous lequel, en janvier 1973, il fut interdit à la Banque de France de prêter à des taux corrects à l’état, imposant ainsi à ce dernier de « s’approvisionner » auprès de « l’industrie financière ». Nous en vivons les conséquences, en devant régler chaque année, plus de 45 Milliards € pour les seuls intérêts de la dette, somme qui représente le deuxième poste de dépenses de l’état.
 
Ces privilégiés, qui détruisent tout au seul bénéfice du capitalisme financier – et du leur – représentent bien la cinquième colonne des intérêts anglo-saxons.
 

Intox ?

Article lié : Le temps de la relativisation des puissances

EricRobertMarcel Basillais

  12/11/2017

L'auteur parle ouvertement de la dialectque Hégelienne et du Marxisme de base.

Cela ne le désigne pas exactement comme quelqu'un d'objectif à l'endroit de l'empire anglosioniste…attention à l'intox à l'envers aussi.

Le fait est que l'existence trinitaire est prouvée logiquement et que par conséquent, la matière n'est pas exactement ce que les ingénieurs croient qu'elle est…(des deux côtés du front).

Il est probable qu'il n'est pas question de décision quant à la victoire ou la défaite, là-haut en très haut lieu…

Perso, je pense qu'il est encore possible d'empirer la situation et qu'il faudra y arriver…non par sadisme mais par réalisme. La vérité de situation comme vous dites….

 

Aporie fondatrice pour l'Histoire?

Article lié : Wall Street avant Wall Street

jc

  11/11/2017


PhG: "j’affectionne de présenter les grandes forces structurantes et déstructurantes de l’Histoire comme autonomes et indépendantes des acteurs humains"

Dans "Les dilemmes de la métaphysique pure" Charles Renouvrier a répertorié les grandes oppositions binaires qui sous-tendent toute activité scientifique. L'opposition unité/diversité y est évidemment fondamentale et prend différentes formes selon les disciplines.

 Voici ce qu'écrit Thom à la fin de "Thèmes de Holton et apories fondatrices" (Apologie du Logos):

"La mise en évidence du clivage fondamental unité/diversité qui parcourt en fait toutes les disciplines scientifiques, soulève une question: pourra-t-on un jour réduire ce clivage, l'annihiler? A cette question, je crois qu'il faut répondre par la négative , et que cette tension est destinée à subsister comme moteur ultime de la recherche. Il s'agit là de ce que nous appelons l'aporie fondatrice des disciplines à considérer. Mais le statut "aporétique" varie beaucoup d'une discipline à l'autre. Tout dépend de l'efficacité théorique, de la puissance générative qui règne dans l'appareil de théorisation. Une grande différence se manifeste ainsi entre sciences "dures" et sciences "molles". Dans les sciences "dures", l'unité est construite par une théorie générative à partir d'un divers empirique relativement aisé à observer et unifié par la théorie. Dans les sciences "molles" au contraire (sciences humaines, sciences de la vie), le principe d'unité est immédiatement donné: unité évidente de la vie, -unité non moins évidente de la conscience- et le problème est de rendre compte d'une diversité phénoménale qui reste inexplicable, en raison d'une générativité théorique déficiente.

Voici comment on peut expliciter les apories fondatrices des diverses disciplines.

Mathématique.
C'est le rapport entre le continu géométrique (objet d'une intuition immédiate) et la générativité discrète réalisée dans la succession n->n+1 des entiers naturels) qui fait problème. L'aporie a pour le moment une solution "fantasmatique": la construction du continu à partir des rationnels (coupure de Dedekind ou complétion des suites de Cauchy). Solution qui n'a pas conduit jusqu'à présent à des difficultés effectives.

Physique.
Il s'agit d'expliciter le rapport entre un espace-temps vide, défini abstraitement à partir d'un groupe de symétrie, et les entités physiques effectivement observables (matière et radiation) qui s'y présentent. Ernst Mach avait postulé que la géométrie de l'espace a une origine physique; si la relativité générale d'Einstein offre une perspective de solution, par contre la mécanique quantique, par sa non-localité, pose des problèmes majeurs d'intelligibilité.

Chimie.
La théorisation chimique est impuissante à décrire quantitativement l'agrégation de molécules un peu complexes. De ce fait la chimie reste une discipline essentiellement descriptive et, par suite, non aporétique.

Biologie.
Aporie essentielle: expliquer la stabilité de la forme spatiale des êtres vivants et ce, en dépit du "turn over" incessant des molécules qui le constituent. l'origine de la vie est un autre aspect de cette aporie.

Psychologie.
Elle a pour aporie fondamentale, l'opposition déterminisme-libre-arbitre, alias le rapport entre esprit et cerveau (mind-body problem).

Sociologie.
Ici, c'est l'opposition entre la permanence de la société -en particulier la structure du pouvoir- et la fluence continuelle des individus qui fait problème.

Histoire.
Elle est fondamentalement non aporétique, parce qu'elle est essentiellement descriptive. C'est seulement lorsqu'elle se soucie de théoriser en tant que matériau de la sociologie, qu'elle rencontre des problèmes: ainsi du rôle de l'individu dans le devenir historique.

Linguistique.
Dans la mesure où elle se soucie de théoriser, c'est une science fondamentalement aporétique. En effet elle rencontre une difficulté liée à l'auto-référence: le langage ne peut exprimer son propre fondement. C'est la même difficulté que celle qui mine la psychologie: le Moi ne peut se prendre lui-même pour objet d'un savoir. Une science humaine ne peut accéder au rang de savoir qu'à condition (comme l'histoire) d'être rigoureusement sans efficacité pragmatique.

Dans tous les cas, le seul espoir est d'arriver à une explication, un engendrement, du divers à partir d'un principe unique, est de faire appel à un processus d'émanation, de procession -comme l'avaient bien vu les néo-platoniciens. Si ce processus est assimilé à la propagation d'une prégnance (assortie d'une oscillation convenable entre saillance et prégnance), on sera ramené à chercher les "formes-sources" de cette prégnance: un trou noir qu'on ne pourra jamais remplir que par une image fantasmatique, solution locale et temporaire de l'aporie fondatrice."

L'histoire est descriptive. Mais l'histoire majusculée, la méta-histoire, l'Histoire telle que l'entend PhG, est autre.
PhG a-t-il une aporie fondatrice à (nous) proposer pour Elle?