• La série des “Carnets” abrite, dans dedefensa.org, les écrits de commentaires personnels d’invités du site. • Sur ce qu'on nomme “les réseaux” ou “la toile”, il s'agit de ce qu'on désignerait en général comme un blog. • Les “Carnets”, ce sont donc les blogs des invités de dedefensa.org dont nous jugeons, en plein accord avec eux et à l'avantage et à la satisfaction de chacune des parties, qu'ils peuvent devenir des collaborateurs réguliers du site. • Il n'y a pas de limites aux sujets abordés et pas de sujets précisément assignés à ces collaborateurs : les seules exigences concernent la forme et la décence du propos, la responsabilité dans le développement du propos. • Sur le point très important du fond des textes, nous disons que dedefensa.org donne comme règle de ces “Carnets” une orientation générale des domaines abordés trouvant ses aises dans celle dont le site fait à la fois l'usage et la promotion. • Pour autant, il y a une règle impérative qui domine toutes les autres. • Il n’est pas assuré que tous les propos des invités soient dans le sens de ce qu’écrit et pense dedefensa.org, et il ne peut en aucun cas y avoir assimilation, de ce qu’écrivent nos invités avec la signature du site : l’invité est seul responsable intellectuellement de ses propos. • Il s'ensuit, cela va de soi et selon la formule consacrée, que les propos dont nous parlons n’engagent en rien et en aucune façon dedefensa.org, essentiellement bien sûr dans ce domaine intellectuel et de l'opinion. • Ces éventuelles différences et divergences ne seraient pas nécessairement signalées mais elles le seraient en cas de publicité dans ce sens ou de toute autre nécessité, avec conséquences ou pas c'est selon. • Le site décide, espérons-le en bon accord avec ses invités, des conditions diverses et de l’application des règles énoncées ci-dessus de publication de leurs écrits. (Précision technique enfin valant pour toutes nos collaborations extérieures, qui est un classique de la collaboration extérieure à un média : titres et intertitres sont de la seule responsabilité de la rédaction. Les auteurs proposent titres et inter-titres et la rédaction se réserve de les modifier dans leur formulation, bien entendu sans en déformer le sens.) 

• Badia Benjelloun est une collaboratrice fidèle de dedefensa.org depuis des années. Sa formation est essentiellement scientifique (biologie, mathémathiques, médecine), ce qui lui permet d'écrire des articles extrêmement élaborés sur ces sujets. Bien entendu, ce n'est qu'une petite partie de ses activités de commentatrice, et elle explore également et surtiout les champs de la politique et de l'économie, et jusqu'à des textes empreints de poésie. Sa place dans la série des Carnets de notre site est absolument, à la fois méritée et nécessaire.

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La Paix, voilà l’ennemi mortel    30/06/2021

Le chef de cabinet du Président Hassan Rouhani a déclaré que selon un accord négocié dans le cadre des pourparlers de Vienne repris depuis avril 2021 pour ressusciter le JCPOA, les Usa étaient prêts à lever des sanctions relatives au secteurs du pétrole, du transport maritime et des assurances. Environ 1 400 sanctions infligées par l’administration Trump devraient être levées. A cette annonce qui ne pouvait être que sérieuse, les Iraniens ne donnent pas dans l’intempestif et l’infondé, ils ne sont ni fous, ni irrationnels encore moins fanfarons, l’ombre d’une menace a plané sur le monde anglo-saxon. Un danger imminent se précisait, l’abandon d’un acharnement à vouloir faire la guerre à l’Iran aurait signifié le collapsus final étasuno-sioniste dû à une paix possible. L’interprétation de cette avancée selon laquelle la gauche des Démocrates avait imposé une politique subtile visant à désincérer l’Iran de l’axe Moscou-Pékin pour l’affaiblir n’a pas tenu quelques jours. (Suite)

La science n’est pas capitaliste, mais son usage l’est    23/06/2021

Il est exposé ici quelques éléments de réponse à l’articlecommis par William Engdahl sur les effets néfastes des vaccins conçus à partir de la technique des ARNm. En préambule, il est réitéré quelques principes qui gouvernent l’esprit de cette réponse. Chacun est libre d’émettre une opinion et de l’exprimer. Cependant, quand elle émane d’une personnalité qui bénéficie d’une audience, il est en va de sa responsabilité morale et intellectuelle qu’elle soit valablement fondée et ce d’autant qu’il s’agit de questions scientifiques qui requièrent non pas une expertise particulière mais une pratique exercée à déceler les biais d’analyse. Je soutiens depuis longtemps que l’industrie pharmaceutique qui s’approprie les résultats de la recherche scientifique publique et en fait un instrument de profit immédiat payé par les contributions des travailleurs aux caisses d’assurance maladie doit être confiée à des organismes de gestion associant les représentants des cotisants et des chercheurs. Cette exigence est plus juste et plus radicale que la simple levée des brevets et la suppression des droits à la propriété intellectuelle et du secret de fabrication. (Suite)

Ramage avant le plumage    23/05/2021

Le parrain et ses ouailles La France devait organiser un sommet de la Françafric début juillet à Montpellier. Le ban et l’arrière-cour des chefs d’État et de gouvernement africains avaient été sommés de participer à une grand messe au cours de laquelle l’ancienne puissance coloniale devait remettre de l’ordre dans ses anciennes possessions.  Macron les avait déjà convoqués à Pau en décembre 2019 avant que n’eût éclaté la crise covidienne pour les inviter à réprimer les sentiments anti-français parmi les populations sub-sahéliennes plus qu’excédées, révoltées contre les opérations militaires françaises dans la région. Toute la zone a été déstabilisée depuis la destruction de la Libye, menée par la France et le Royaume-Uni pour le compte de l’OTAN. La présence de l’armée française se fait sous couvert d’une lutte contre le terrorisme islamiste, qu’elle encourage, finance et conseille en fait en sous-main si l’on extrapole les activités contre-insurrectionnelles officiellement assumées par Paris en Syrie à cette partie de l’Afrique. Il est difficile  d’interpréter autrement l’inefficacité de l’opération Serval, lancée dès janvier 2013, puis celle de Barkhane qui en a pris le relai en août 2014 contre des milices qui vivent de rançons extorquées à l’Occident et de trafics en tout genre.  Ulcérés d’un tel mépris envers les peuples représentés par ces dirigeants conviés pour se faire vertement réprimander, des personnalités africaines ont interpelé l’ONU et les organisations internationales des droits de l’homme pour que des mesures réelles soient prises afin de restaurer la paix et au Sahel et que soit relevée l’armée coloniale française, véritable force d’occupation.  (Suite)

Palestine et pétainisme    18/05/2021

Pétainisme Toute honte bue, le gouvernement français a condamné la riposte armée des Palestiniens à la dépossession de leurs terres, maisons et villes. Il s’est abstenu de commenter l’origine de ce nouvel embrasement en Palestine. L’expulsion de leur domicile des Palestiniens à Cheikh Jarrah, Silwan, Khan Al Ahmar pour les quartiers de Jérusalem mais aussi des villes de Jaffa, Um Fahm, près de Haïfa dans les territoires conquis en 1948 par l’entité occupante sont des crimes de guerre. Que les expropriations soient validées par la Cour Suprême de l’entité militaro-ethnique renforce le caractère de l’illégitimité de cette organisation terroriste fondée en 1948 sous le patronage des États occidentaux.  Cette pratique d’obéir, voire de devancer, les ordres d’une puissance occupante est l’une des expressions du pétainisme, une forme de gouvernement et d’idéologie moultepolitique qui remonte à 1815, exposée par Alain Badiou dans son opus De quoi Sarközy est-il le nom ?. Les deux moteurs du pétainisme selon le philosophe sont la vassalisation (à une puissance étrangère) et la peur que les  gouvernants ont d’une partie de la population démunie, violentée par l’oppression économique et policière, et dès lors potentiellement révolutionnaire. A cet égard, les successeurs de Sarközy, le plus outrageusement et ostensiblement américain et sioniste des présidents français, constituent une parfaite continuité du transcendantal pétainiste. (Suite)

Le Yémen ne sera pas un protectorat saoudien    25/03/2021

La famine invisible, une arme de guerre Le niveau de l’insécurité alimentaire au Yémen a été évalué par l’ONU pour la dernière fois en décembre 2020. L’analyse emploie la classification IPC, elle indique que des poches de famine absolue sont réapparues. La phase dite d’urgence (phase 4), juste en dessous au niveau de la gravité de la famine totale, concerne actuellement 3,6 millions de personnes et risque de monter à 5 millions au cours du trimestre en cours. La presse occidentale, celle qui compte pour forger l’opinion, donne assez peu à voir les images des enfants yéménites victimes de la faim. Il est vrai que les Houthis n’emploient pas les services d’une agence de publicité pour relayer la misère des millions d’enfants exposés à toutes sortes d’insécurité, la première concerne l’alimentation et l’eau potable.  Ce que fit le Secrétariat à la Propagande du Biafra lors de la guerre de sécession qui dura de juillet 1966 à janvier 1970. Il avait inauguré l’ère de l’exploitation du spectacle des victimes pour justifier des guerres profitant aux intérêts occidentaux. Sur les conseils de la France, l’agence de relations publiques Markpress à Genève a produit plus de cinq cents communiqués et reportages sur des enfants au corps squelettique et au ventre bombé, une caractéristique de la malnutrition et de la carence en apports protéinés. Le gouverneur militaire de la région de l’Est du Nigéria disposait d’un trésor pour payer la publicité. Il avait accaparé les redevances des sociétés pétrolières BP et Shell qui exploitaient les champs d’un pétrole d’excellente qualité, bonny light, dans le golfe du Biafra.  (Suite)

Préparatifs d’anniversaire    24/03/2021

À Georges Ibrahim Abdallah Dans les rues dévalent les mémoires rougies des martyrs oubliés. Seuls les conservaient encore d’opiniâtres oeillets dans la touffe de leurs pétales sanglants. Les guerres conduisent aux guerres, du plus lointain que l’olivier se souvienne. Les mouettes sur le môle jacassent et les racontent. Hier, un drone a changé en poussière fine le fileyeur d’un pêcheur parti du port de Rimal, des vagues en colère se sont écartées puis se sont repliées pour accueillir l’homme disloqué.  Des déchirures fugaces dans le temps donnent parfois naissance à des printemps lumineux où s’accordent les astres pour  danser sur une musique composée dans un langage neuf. Dans peu de jours, le deux avril, les papillons hébétés de lumière défroisseront leurs ailes à Kobeyat pour rappeler aux collines boisées que tu y as vu le jour il y a soixante-dix ans. Les jardins se sont agrandis, l’enfance s’est élevée à la cime des cèdres. Le lieu, ses peupliers enveloppés d’un vert rajeuni, les chevaux au cœur bondissant soupirent sans comprendre ton exil et attendent ton retour. La terre de ton pays, le Liban, enivrée du parfum du lilas, risque de se pétrifier si dure encore ton absence. Les jeunes épis se dresseront pour te réclamer. Une jeune femme est venue te le confier. (Suite)

Une traque bidonnée de l’im-Monde    20/03/2021

Depuis le début de l’épidémie due au SARS-Cov2, le monde scientifique se penche sur l’origine du virus pendant que se diffuse dans l’opinion la possibilité que le virus résulte d’une intervention humaine, délibérée ou accidentelle. Cette pandémie toujours évolutive non (encore) contrôlée plus d’un an après son apparition oblige la plupart des gouvernements à imposer des mesures sociales afin de réduire la circulation virale. Port de masque en public, distanciation physique, couvre-feux et confinements, en l’absence de traitements efficaces quel que soit le stade de la maladie et d’une couverture vaccinale protectrice permettent de ralentir la progression du virus, d’étaler dans le temps les contaminations et ainsi d’éviter une surcharge des structures sanitaires, fort anémiées par les purges astringentes des austérités budgétaires. Ce dispositif non médical contraignant, tout à fait inhabituel, a des conséquences à la fois économiques et socio-psychologiques importantes. Une récession de près de 10% affecte les PIB de la plupart des pays. Les règles qui entravent les déplacements et les réunions instituent des changements de mode de vie pénibles. Elles majorent la suspicion à l’égard des gouvernements qui multiplient depuis plus d’une décennie des lois liberticides dans un contexte de marasme économique mondial bien antérieur à l’actuelle crise sanitaire et que l’on peut faire remonter à l’effondrement boursier de 2008. Cette atmosphère est propice à l’émergence de théories qui attribuent au génie de l’homme la création de ce virus et de sa propagation. Les réfuter peut s’avérer difficile d’autant que les scientifiques se sont discrédités par une pratique de fraudes assez répandue dans leurs publications connue du public et qu‘à l’ère du post-modernisme, on n’attend plus de la science qu’elle délivre de vérités ultimes quand toutes les opinions sont réputées s’équivaloir. De plus, le recul du financement public dans la recherche oblige les équipes à trouver des ressources auprès de firmes privées qui peuvent orienter les résultats mais aussi la nature des travaux selon leurs intérêts. Le 22 décembre 2020, le quotidien de révérence, L’im-Monde en lettres gothiques offrait à ses abonnés un article d’ « enquête » sur le SARS-CoV-2 avec trois assertions dans le titre : Le silence de la Chine, un virus repéré dès 2013 et la fausse piste du pangolin. Rien que ça ! (Suite)

“La junte revient”    15/03/2021

La Grèce a renoué avec une tradition, que l'on a pu croire révolue, celle des dynasties de patriciens. L’équipe de Tsipras élue pour s'opposer au démantèlement du pays par les banques européennes a échoué à accomplir sa tâche. Elle n’a pas rompu avec la dictature de l'Union européenne et de sa banque centrale, elle aura servi cependant à remettre en selle la clique des conservateurs et son népotisme sur laquelle flotte un parfum tenace de corruption.  Le Premier ministre grec au pouvoir depuis 2019 a reçu la présidence du parti Nouvelle Démocratie des mains de son père. Lequel père a été lui aussi Premier ministre de 1990 à 1993. Sa sœur a occupé le poste de ministre de la Culture dans le gouvernement paternel. Elle fut plus tard  ministre des Affaires Etrangères de 2003 à 2006 après avoir été maire d'Athènes. Son fils est l'actuel maire de la capitale. Une organisation anticapitaliste opposée à la junte militaire s'est constituée en 1975 dans le sillage d'une répression atroce des opposants au régime des colonels. Elle doit son nom du 17 novembre à la date du massacre de plusieurs dizaines d'étudiants lors du soulèvement de l'école Polytechnique en 1973 par les colonels. Le 17N s’était donné pour tâche de liquider des officiers américains, britanniques et turcs, des hommes d'affaires et des responsables politiques. Vingt trois victimes au total. Parmi elles figure Pavlos Bakoyannis,  beau-frère de l’actuel Premier ministre Mitsotakis et père du maire d'Athènes. (Suite)

L’Islam, variable commode et leurre    01/03/2021

Parer à la catastrophe ?  Dès septembre 2020, les communicants de Macron, sans doute cornaqués par McKinsey, ont pris comme ligne directrice de leur campagne l’Islam. L’Islam islamiste, l’Islam séparatiste, l’Islam islamique, l’Islam terroriste, l’Islam politique et récemment, ils leur ont fait enfourcher l’Islam gauchiste. Il s’agissait d’une véritable inflexion dans la ligne publicitaire de la brand ‘ni droite ni gauche’ mais néanmoins ‘en même temps’ qui a porté au pouvoir un jeune homme ambitieux doué dans l’art des sophistes, la rhétorique qui donne du brillant aux discours les plus creux donc les plus enveloppants. Le quinquennat précédent a été secoué par l’adoption des Lois travail concoctées par le futur Président en gage d’ortho-idéologie donné à ceux qui le choisiront comme le champion des privatisations et de la casse du Droit du Travail. Mais il fut aussi durablement marqué par la réponse politique apportée par un François Hollande (élu par défaut) aux attentats commis par d’anciens délinquants convertis à un Islam nihiliste. Ces terroristes ont reçu leur déformation religieuse en dehors de tout héritage familial, elle a été acquise le plus souvent dans des filiales de sectes ramifiées dans les prisons. Etat d’urgence, état d’exception, perquisitions en masse, interpellations de milliers de citoyens signalés comme pratiquant un islam rigoureux, bref, la France était devenue aux yeux du monde un repaire de terroristes tapis derrière chaque barbe ou foulard couvrant les cheveux. L’homme au scooter, imprévoyant, n’avait pas mesuré les inévitables effets de cette réaction politique irrationnelle sur le commerce et la raréfaction des touristes. Personne ne l’a renseigné sur le fait que les opposants à la dictature de Moubarak, privés de tout autre espace d’expression, ont justement opéré de cette manière. Ils ont perpétré des attentats contre des touristes pour punir économiquement la classe des oligarques qui tiraient profit de la visite des pyramides. (Suite)

Plan à trois    24/02/2021

Il se joue en Méditerranée orientale depuis quelque années une importante partie à trois acteurs dont les règles et le fonctionnement excluent les pays de l’Union européenne. Ils ont sont un partenaire sans pouvoir de décision. Ils n’en sont pas bénéficiaires mais  ils en sont accessoirement les payeurs. L’enjeu est l’acquisition et la consolidation d’une zone d’influence dans cette région. Les substrats sont figurés par la Syrie, la Libye, deux pays passés sous régime de conflit perpétuel à partitionner et par des champs de gaz très en profondeur en offshore. Les rivaux en sont la Russie, la Turquie et l’entité sioniste. Le rivage des Syrtes L’intervention de l’OTAN dès qu’elle eût arrachée à l’ONU la résolution 1789 au titre du devoir de protection des populations civiles (R2P) a fait basculer la Libye d’une situation prospère et stable dans un chaos sans fin depuis dix ans. Deux camps s’y affrontent. Mais ni l’un ni l’autre ne représente le peuple libyen.  (Suite)

Quand virus varie    22/02/2021

Précautions La précipitation du gouvernement et de l’Autorité de réglementation du médicament et des produits de santé (MHRA) britanniques à autoriser la vaccination dès le 1er décembre 2020 ne manque pas de surprendre. Le groupement Pfizer BioNTech venait juste par voie de presse de communiquer des résultats intermédiaires, en réalité préliminaires, de la phase qui permet de vérifier l’efficacité de la prévention du vaccin à ARNm. Celle-ci, démarrée début juillet, concernait 43 538 volontaires, parmi elles, 38 955 ont effectivement reçu deux doses à 3 semaines d’intervalle. Les fabricants rechignent à conduire cette étape qui vérifie l’efficacité de médicaments et de dispositifs médicaux car elle est longue et donc coûteuse. De plus en plus, ils l’escamotent en invoquant l’urgence à autoriser leur produit de sorte qu’une fois mis sur la marché, ce sont les organismes de sécurité sociale qui en portent le poids financiers et les patients qui sont recrutés à leur insu pour expérimenter la nouvelle thérapeutique. Pfizer a conclu à une efficacité de son vaccin à 95% le 9 novembre car, sur les 170 cas de Covid-19 symptomatiques, 8 avaient reçu effectivement les injections vaccinales et 162 n’avaient eu que le placebo. Il semble admis que les statistiques sont devenues la science des petits nombres. Cette absence de précaution répond à une demande de la population britannique qui n’est pas vaccino-sceptique (20% d’anti-Vaxx contre plus de 45% en France) confrontée à un système de santé défaillant qui s’est montré encore moins adapté que ceux des pays du continent. Anticipant la rupture des liens avec l’Union européenne effective un mois plus tard, l’Autorité sanitaire britannique a affirmé sa souveraineté vis-à-vis de l’Agence européenne du médicament. (Suite)

La Kanaky, c’est Nickel    14/02/2021

Alors que se dessinent les prémices de l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, les indépendantistes kanak ont manqué de gagner le référendum d’octobre de moins de 10 000 voix, l’Etat français parraine la vente de la filière Nickel de Goro, complexe fait d’un port, d’une centrale électrique, d’un gisement de Nickel et de cobalt et d’une usine de traitement,  à un consortium prédateur. L’enjeu est considérable et la manipulation d’importance. Séquence 1 : Petite histoire, qui est le vendeur ? Le géant minier Brésilien Vale avait acquis l’exploitation du site en 2006 en rachetant le groupe canadien Inco Ld. Ces années-là étaient marquées par une activité frénétique de fusions-acquisitions ‘Fusac’ pour les banquiers. Les conseillers financiers encourageaient les concentrations de capitaux car ils ramassaient des commissions énormes quand ils veillaient aux transactions. Ce secteur bancaire est particulièrement parasite et s’est révélé dangereux car il conduit à des situations monopolistiques. L’actuel Président de la République française y a excellé dans le groupe Rothschild car il ne requiert aucune compétence économique particulière en dehors de l’art de la persuasion donc de la séduction qui facilite la négociation. (Suite)

Défendre une Défense subalterne    14/12/2020

L’annonce par le ministre des Comptes publics Gerald Darmanin d’une coupe globale dans le budget de 2017 de 4,5 milliards se traduisait pour la Défense par une réduction de son budget de 850 millions ce qui revenait à effacer l’actualisation de la loi de programmation militaire votée après les attentats de 2015. De Villiers, amer, exprima devant la commission de la Défense de l’Assemblée sa déception et souligna avec une petite phrase sa détermination à ne pas se laisser ‘avoir’ ainsi. Cette saillie peu protocolaire dite dans la rudesse d’un langage de caserne peut laisser supposer qu’une promesse faite par l’ancien candidat Macron à une fraction de l’armée pour son soutien à la course vers l’Élysée n’a pas été tenue. En effet, le Général De Villiers, alors chef d’état-major des Armées demandait fin 2016 que le budget de la Défense soit rehaussé à 2% du PIB et qu’il passe de 37,5 milliards d’euros à 41 milliards avant la fin de 2022. De Villiers plaidait pour l’accroissement des moyens face au terrorisme ainsi qu’à la menace nouvelle émanant d’États émergents. Cet appel au pays à fournir un effort de guerre fait écho à l’exigence des Usa exprimée auprès de ses alliés de l’OTAN d’augmenter leur budget militaire pour qu’il atteigne…2% du PIB, pour la France, il était de 1,79% en 2016. Le remplacement de matériels obsolescents justifie pour les responsables militaires qu’il faille étoffer les moyens de l’armée, sans cesse rognés, par l’austérité. Néanmoins, l’insertion de la France dans le commandement intégré  de l’Otan pèse dans les choix stratégiques des responsables de la Défense, de moins en moins nationale puisque l’alliance tend à imposer ses orientations y compris dans l’équipement et les efforts financiers.  Au sein de l’union européenne, le ‘couple’ franco-allemand a fait office de partenaires antagonistes qui ont permuté leur position en deux ans face aux  exigences de Trump. Merkel affirmait en 2018 qu’il fallait s’affranchir de la tutelle de défense étasunienne juste avant de prendre (en 2019)  à contrepied Macron qui voulait enterrer l’OTAN en mort cérébrale selon lui. La dépendance étroite du capital et des firmes allemandes vis-à-vis des Usa est trop grande pour revendiquer une quelconque autonomie. La tentative de créer un ‘véhicule’ spécial sans connexion avec le dollar ou les systèmes d’échanges interbancaires étasuniens pour contourner les sanctions étasuniennes prises à l’encontre de l’Iran a vite avorté. Le Ministère de la Justice des Usa a compétence pour étendre la législation des Usa de façon extraterritoriale, les amendes qu’il a extorquées aux entreprises européennes se sont élevées entre 2007 et 2018 à 5 339 milliards de dollars. Les frappes du gendarme du monde sont aussi économiques, elles précèdent dans de nombreux cas les frappes réputées chirurgicales. (Suite)

Un automne bien crispé    24/11/2020

C’était tombé au début de l’automne, en même temps qu’avait chuté la première feuille des platanes qui arborent leurs rousseurs de saison. L’exécutif français qui cumule la fonction de seul émetteur de propositions de lois et celle d’approbateur législatif, a fait savoir qu’il préparait des dispositions légales pour interdire le « séparatisme ». Allait-on sur un ton martial punir un mouvement autonomiste ou indépendantiste séparatiste corse, breton, ou savoyard ? Depuis quelques années déjà, le FLNC est sorti de la clandestinité et a renoncé aux attentats. Education à la sauvage L’exécutif précisait la nouvelle doctrine de l’ensauvagement de hordes musulmanes résidant en France qui insuffisamment contrôlées revenaient à une posture naturelle d’informe, d’incivilisée, de sauvage. Un lexique inadapté prétend découper un nouveau champ politique. Le sauvage emprunte sa pente naturelle, l’isolement, le repli tribal et expose sa progéniture à un enseignement dangereux, celui de l’islamisme radical, opposé par nature à la loi républicaine. La prémisse comme son articulation avec sa conséquence sont fausses. (Suite)

A-t-il échoué ?    12/11/2020

L’Homme orange à la mèche blonde a-t-il réussi à réaliser ses promesses de campagne? Il avait été porté au pouvoir par les Deplorable qui l’ont choisi pour son programme de l’emploi fondé sur la ré-industrialisation du pays et la réduction des interventions militaires dans le reste du monde, consommatrices d’une bonne part du budget fédéral sans bénéfice pour eux. Déficits L’Homme orange avait axé sa politique sur l’augmentation des tarifs douaniers appliqués aux produits importés de Chine. Le déficit commercial des Usa a connu un record en 2018, 621 milliards dont 419, 2 pour la seule Chine soit une hausse de 12% par rapport à 2017. L’inflexion de 1,7% du déficit vis-à-vis de la Chine en 2019, accompagnée d’un recul des exportations étasuniennes, signe davantage un ‘recul d’activité’ qu’un effet tangible des taxes douanières. Les Usa ont importé moins de matériaux destinés à l’industrie manufacturière (-9,3%) illustrant la récession dans cette activité. L’importation des biens d’équipement (informatique et télécommunication)  a diminué, montrant le peu d’empressement des firmes à investir et produire. Ces baisses, très notables, sont donc bien antérieures à la ‘crise’ économique que l’on peut imputer à la pandémie de la Covid-19. (Suite)

Le programme de Monarc 1er, suite    19/10/2020

La France s’est trouvée confrontée au début de l’année 2020 avec l’épidémie du Sars-Cov-2 à une pénurie en moyens hospitaliers, particulièrement insuffisants en réanimation. Accueillir un flux de patients nécessitant des soins intensifs spécialisés, élevé brutalement, a été impossible. La capacité en lits de réanimation est connue, 5000 pour toute la France, soit 7,5 lits pour 100 000 habitants. Trois fois moins que l’Allemagne dotée de 29 lits pour 100 000 habitants.  Or cette capacité d’accueil s’est réduite en quelques décennies. Des réformes du système des services publics gouvernées par une  politique managériale de ‘réduction des coûts’ et de rentabilité l’ont progressivement diminuée. L’insuffisance du nombre de lits et de soignants est dénoncée régulièrement lors de mouvements sociaux. Ils dénoncent le séjour des heures voire des jours de patients sur des brancards où il arrive qu’ils soient oubliés surtout en hiver lors des pics de grippe. Des économies avec effet Le directeur d’établissement hospitalier organise des départements et en désigne les responsables chargés d’atteindre des objectifs économiques qui leur sont assignés depuis la réforme de 1983. Le financement global remplace la tarification à la journée d’hospitalisation. En 2004, une tarification à l’acte intervient pour corriger les distorsions qui se seraient introduites par la dotation globale qui ne financerait pas assez les hôpitaux à forte activité.  En valorisant les actes techniques rentables, la finalité du service public a été perdue de vue. La loi HPST, Hôpital Patient Santé Territoire a obligé en 2009, complétée par celle de 2016,  les hôpitaux à mutualiser leurs ressources et leurs capacités en adhérant à un groupement hospitalier de territoire. La masse salariale s’en est trouvée amoindrie.  La réponse tardive de l’exécutif français à la pandémie ne put se faire qu’en usant d’un moyen autoritaire, le confinement, pour enrayer les contaminations. Elle s’est imposée car le nombre de malades graves et de décès s’élevait de manière exponentielle, impossible à camoufler. Il importe de souligner que cette décision a été assortie d’une coercition qui a mis en jeu des amendes dissuasives et des interventions musclées de la police le plus souvent arbitraires, spectaculaires visant les habitants des quartiers populaires.  Deux autres mesures lui ont été associées. Les patients à réanimer ont été sélectionnés selon leurs chances de survie théorique, il a  donc été procédé à un triage des personnes à secourir en faisant des choix, comme on y a recours en médecine de guerre ou de catastrophe. Par ailleurs, certains patients furent transférés dans des TGV réaménagés depuis les épicentres de l’épidémie vers des structures de soin non saturées. (Suite)

Barkhane dégage !    16/10/2020

Des milliers de personnes se rassemblaient en novembre 2019 place de l’Indépendance à Bamako pour exiger le départ de ce que les Maliens considèrent comme une armée d’occupation. Les mêmes slogans ont été scandés à Niamey en mai 2019 et à Ouagadougou en octobre 2019. La jeunesse africaine n’a jamais été dupe quant à la nature de l’ingérence militaire française, elle ose désormais le proclamer en manifestant. Le délitement de l’Etat, amaigri par le service de la Dette, la tutelle monétaire française et la prédation des hommes politiques au pouvoir soucieux de détourner l’argent public et les aides internationales à leur profit, est tel qu’il n’assure aucun service, même le minimal, la sécurité des personnes et des biens. L’exigence du départ de l’armée française est vitale. La rébellion dans le Nord du Mali est endémique depuis des décennies pour des raisons d’accès aux ressources, aires de pâturage restreintes par la crise climatique, les nomades sont délaissés et ne bénéficient pas de moyens éducatifs ni de santé. Elle réclame le désenclavement et l’intégration à la nation. Différents accords et pactes ont ponctué et conclu les cinq insurrections survenues depuis l’indépendance. Le mouvement autonomiste est récent, il s’est officialisé avec la création du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad en 2010 qui ne représente que quelques tribus touarègues dans l’Est et le Nord Est. Le MNLA est parrainé diplomatiquement par l’Etat français. (Suite)

Retour sur des caricatures    23/09/2020

Un Monarc sociétal Le chef de l’exécutif français a le temps de dispenser ses encouragements à Eric Zemmour, ‘violemment’ insulté dans la rue par un passant qui a reconnu le préposé médiatique à l’islamophobie. Il a n’a pas non plus été avare de ses consolations à la députée Danièle Obono, dessinée dans le journal Valeurs Actuelles entravée d’une chaîne d’esclave au cou. Le syndicaliste Anasse Kazib, très actif dans l’organisation des grèves de l’hiver 2019 contestant la contre-réforme des retraites, a été menacé de mort par des militants de l’extrême-droite. Il n’a bénéficié de la part du Président de la République ni d’un coup de fil ni d’une déclaration publique qui font office de guérison d’écrouelles symboliques. Cette présence appuyée d’un chef d’Etat dans l’espace médiatique sociétal fait douter du sérieux du juvénile créateur d’un parti ‘instantané’ au nom choisi selon ses initiales. Depuis des décennies, l’essentiel du discours politique a été séquestré dans l’étroite niche de l’insupportable « atteinte aux valeurs de la République » par une horde d’étrangers venus du Sud, inassimilables. Le corpus discursif a été sérieusement enrichi sous la présidence de Sarközy avec son Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement. Il fallait au moins ce grossier artefact pour dissimuler le déni de démocratie commis par l’invalidation du Non au référendum de 2005 qui récusait la Constitution de l’Union européenne sous la forme d’un acquiescement à un libéralisme qui efface les contours d’une nation avec ses frontières économiques et son budget indépendant. Les débats sur la nature et la définition de l’identité nationale menés sur de nombreux mois ont occulté le sens de l’intégration de la France au commandement intégré de l’OTAN, à savoir, une politique étrangère et une défense asservies à la puissance étasunienne. (Suite)

Température d’une guerre    29/08/2020

Battre campagne Une armée d’avocats va se pencher sur l’affaire. Les Démocrates contestent la présence du Secrétaire d’Etat Mike Pompeo à la Convention républicaine, il était venu en soutien à la candidature de Trump. Jusqu’ici, il est vrai, aux membres de ce rang dans l’administration, s’imposait un devoir de neutralité dans les compétitions électorales. La pléthore de juristes formés à grand frais dans les universités privées encombre les travées des institutions représentatives. Elle va donc être employée à scruter dans les sédiments  déposés par les réglementations successives des raisons de destituer Trump.  Pompeo, a déployé l’argumentmaître qui devrait mener son champion à la victoire, il serait le seul rempart possible contre les menaces extérieures et les intentions prédatrices du Parti communiste chinois. Trump et Donald Trump Jr ont amplifié le thème d’une annexion certaine des Usa par Pékin sous la présidence de Biden, renommé pour l’occasion Biden Beijing. En appui à ce plaidoyer sont  citées la guerre commerciale impitoyable entamée sans l’accord en amont de la Chambre de Commerce par le Président Trump et l’implication du fils Biden dans des transactions commerciales avec la Chine.  L’équipe exécutive, soumise à un turn-over vertigineux, du jamais vu sous aucune administration, ne peut pas se prévaloir de résultats satisfaisants en matière de chômage. Le taux des demandeurs d’emploi s’établit à 10,2%  pour le mois de juillet alors qu’en juin il était de 11,1% contre 3,5% en févier. Les mouvements sociaux à la suite de l’étouffement de George Floyd par un policier à Minneapolis,  le 25 mai dernier, ont connu une ampleur et une durée inédites depuis des décennies. Dans des dizaines de villes, la colère contre les crimes racistes de la police a donné lieu à des émeutesavec pillages et incendies volontaires. Les gouverneurs des Etats concernés ont fait appel à la Garde nationale. Les manifestants n’étaient pas majoritairement « de couleur », ce qui traduit que la contestation outrepasse de simples revendications locales et raciales. La jeunesse sans emploi, même après une formation universitaire, endettée et sans perspectives avec la récession liée aux confinements s’est mobilisée. (Suite)

Des feux d’artifice de trop    24/08/2020

C’est juste trop Depuis une dizaine de jours, l’armée du régime de Tel Aviv bombarde Gaza et toutes les nuits, le ciel au-dessus des deux millions de Palestiniens vivant dans cette enclave coupée du monde flamboie de couleurs vives. Ils sont certes habitués depuis le blocus institué en 2007 pour les punir d’avoir voté pour le Hamas à subir des interruptions de courant régulières. Mais l’actuelle restriction à trois heures d’électricité par jour leur est particulièrement pénible en plein été sous le feu constant de l’ennemi. La seule centrale électrique a cessé de fonctionner faute d’un carburant que leurs geôliers interdisent d’importer. La mise sous barbelés de Gaza, – dont les échanges avec l’extérieur sous le contrôle d’Israël et de l’Egypte sont très limités, – l’a rendue quasi-imperméable à la pandémie du Covid-19. Dix huit cas enregistrés dont neuf cette dernière semaine. L’asphyxie économique en revanche assurera une longue agonie  La presse occidentale garde un mutisme obstiné sur cette nouvelle agression en cours, occupée qu‘elle est à pleurnicher sur les Biélorusses manifestant en robe blanche, fleurs au poing, portant un drapeau de l’époque de l’occupation nazie. (Suite)