• La série des “Carnets” abrite, dans dedefensa.org, les écrits de commentaires personnels d’invités du site. • Sur ce qu'on nomme “les réseaux” ou “la toile”, il s'agit de ce qu'on désignerait en général comme un blog. • Les “Carnets”, ce sont donc les blogs des invités de dedefensa.org dont nous jugeons, en plein accord avec eux et à l'avantage et à la satisfaction de chacune des parties, qu'ils peuvent devenir des collaborateurs réguliers du site. • Il n'y a pas de limites aux sujets abordés et pas de sujets précisément assignés à ces collaborateurs : les seules exigences concernent la forme et la décence du propos, la responsabilité dans le développement du propos. • Sur le point très important du fond des textes, nous disons que dedefensa.org donne comme règle de ces “Carnets” une orientation générale des domaines abordés trouvant ses aises dans celle dont le site fait à la fois l'usage et la promotion. • Pour autant, il y a une règle impérative qui domine toutes les autres. • Il n’est pas assuré que tous les propos des invités soient dans le sens de ce qu’écrit et pense dedefensa.org, et il ne peut en aucun cas y avoir assimilation, de ce qu’écrivent nos invités avec la signature du site : l’invité est seul responsable intellectuellement de ses propos. • Il s'ensuit, cela va de soi et selon la formule consacrée, que les propos dont nous parlons n’engagent en rien et en aucune façon dedefensa.org, essentiellement bien sûr dans ce domaine intellectuel et de l'opinion. • Ces éventuelles différences et divergences ne seraient pas nécessairement signalées mais elles le seraient en cas de publicité dans ce sens ou de toute autre nécessité, avec conséquences ou pas c'est selon. • Le site décide, espérons-le en bon accord avec ses invités, des conditions diverses et de l’application des règles énoncées ci-dessus de publication de leurs écrits. (Précision technique enfin valant pour toutes nos collaborations extérieures, qui est un classique de la collaboration extérieure à un média : titres et intertitres sont de la seule responsabilité de la rédaction. Les auteurs proposent titres et inter-titres et la rédaction se réserve de les modifier dans leur formulation, bien entendu sans en déformer le sens.) 

• Badia Benjelloun est une collaboratrice fidèle de dedefensa.org depuis des années. Sa formation est essentiellement scientifique (biologie, mathémathiques, médecine), ce qui lui permet d'écrire des articles extrêmement élaborés sur ces sujets. Bien entendu, ce n'est qu'une petite partie de ses activités de commentatrice, et elle explore également et surtiout les champs de la politique et de l'économie, et jusqu'à des textes empreints de poésie. Sa place dans la série des Carnets de notre site est absolument, à la fois méritée et nécessaire.

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Plan à trois    24/02/2021

Il se joue en Méditerranée orientale depuis quelque années une importante partie à trois acteurs dont les règles et le fonctionnement excluent les pays de l’Union européenne. Ils ont sont un partenaire sans pouvoir de décision. Ils n’en sont pas bénéficiaires mais  ils en sont accessoirement les payeurs. L’enjeu est l’acquisition et la consolidation d’une zone d’influence dans cette région. Les substrats sont figurés par la Syrie, la Libye, deux pays passés sous régime de conflit perpétuel à partitionner et par des champs de gaz très en profondeur en offshore. Les rivaux en sont la Russie, la Turquie et l’entité sioniste. Le rivage des Syrtes L’intervention de l’OTAN dès qu’elle eût arrachée à l’ONU la résolution 1789 au titre du devoir de protection des populations civiles (R2P) a fait basculer la Libye d’une situation prospère et stable dans un chaos sans fin depuis dix ans. Deux camps s’y affrontent. Mais ni l’un ni l’autre ne représente le peuple libyen.  (Suite)

Quand virus varie    22/02/2021

Précautions La précipitation du gouvernement et de l’Autorité de réglementation du médicament et des produits de santé (MHRA) britanniques à autoriser la vaccination dès le 1er décembre 2020 ne manque pas de surprendre. Le groupement Pfizer BioNTech venait juste par voie de presse de communiquer des résultats intermédiaires, en réalité préliminaires, de la phase qui permet de vérifier l’efficacité de la prévention du vaccin à ARNm. Celle-ci, démarrée début juillet, concernait 43 538 volontaires, parmi elles, 38 955 ont effectivement reçu deux doses à 3 semaines d’intervalle. Les fabricants rechignent à conduire cette étape qui vérifie l’efficacité de médicaments et de dispositifs médicaux car elle est longue et donc coûteuse. De plus en plus, ils l’escamotent en invoquant l’urgence à autoriser leur produit de sorte qu’une fois mis sur la marché, ce sont les organismes de sécurité sociale qui en portent le poids financiers et les patients qui sont recrutés à leur insu pour expérimenter la nouvelle thérapeutique. Pfizer a conclu à une efficacité de son vaccin à 95% le 9 novembre car, sur les 170 cas de Covid-19 symptomatiques, 8 avaient reçu effectivement les injections vaccinales et 162 n’avaient eu que le placebo. Il semble admis que les statistiques sont devenues la science des petits nombres. Cette absence de précaution répond à une demande de la population britannique qui n’est pas vaccino-sceptique (20% d’anti-Vaxx contre plus de 45% en France) confrontée à un système de santé défaillant qui s’est montré encore moins adapté que ceux des pays du continent. Anticipant la rupture des liens avec l’Union européenne effective un mois plus tard, l’Autorité sanitaire britannique a affirmé sa souveraineté vis-à-vis de l’Agence européenne du médicament. (Suite)

La Kanaky, c’est Nickel    14/02/2021

Alors que se dessinent les prémices de l’indépendance de la Nouvelle Calédonie, les indépendantistes kanak ont manqué de gagner le référendum d’octobre de moins de 10 000 voix, l’Etat français parraine la vente de la filière Nickel de Goro, complexe fait d’un port, d’une centrale électrique, d’un gisement de Nickel et de cobalt et d’une usine de traitement,  à un consortium prédateur. L’enjeu est considérable et la manipulation d’importance. Séquence 1 : Petite histoire, qui est le vendeur ? Le géant minier Brésilien Vale avait acquis l’exploitation du site en 2006 en rachetant le groupe canadien Inco Ld. Ces années-là étaient marquées par une activité frénétique de fusions-acquisitions ‘Fusac’ pour les banquiers. Les conseillers financiers encourageaient les concentrations de capitaux car ils ramassaient des commissions énormes quand ils veillaient aux transactions. Ce secteur bancaire est particulièrement parasite et s’est révélé dangereux car il conduit à des situations monopolistiques. L’actuel Président de la République française y a excellé dans le groupe Rothschild car il ne requiert aucune compétence économique particulière en dehors de l’art de la persuasion donc de la séduction qui facilite la négociation. (Suite)

Défendre une Défense subalterne    14/12/2020

L’annonce par le ministre des Comptes publics Gerald Darmanin d’une coupe globale dans le budget de 2017 de 4,5 milliards se traduisait pour la Défense par une réduction de son budget de 850 millions ce qui revenait à effacer l’actualisation de la loi de programmation militaire votée après les attentats de 2015. De Villiers, amer, exprima devant la commission de la Défense de l’Assemblée sa déception et souligna avec une petite phrase sa détermination à ne pas se laisser ‘avoir’ ainsi. Cette saillie peu protocolaire dite dans la rudesse d’un langage de caserne peut laisser supposer qu’une promesse faite par l’ancien candidat Macron à une fraction de l’armée pour son soutien à la course vers l’Élysée n’a pas été tenue. En effet, le Général De Villiers, alors chef d’état-major des Armées demandait fin 2016 que le budget de la Défense soit rehaussé à 2% du PIB et qu’il passe de 37,5 milliards d’euros à 41 milliards avant la fin de 2022. De Villiers plaidait pour l’accroissement des moyens face au terrorisme ainsi qu’à la menace nouvelle émanant d’États émergents. Cet appel au pays à fournir un effort de guerre fait écho à l’exigence des Usa exprimée auprès de ses alliés de l’OTAN d’augmenter leur budget militaire pour qu’il atteigne…2% du PIB, pour la France, il était de 1,79% en 2016. Le remplacement de matériels obsolescents justifie pour les responsables militaires qu’il faille étoffer les moyens de l’armée, sans cesse rognés, par l’austérité. Néanmoins, l’insertion de la France dans le commandement intégré  de l’Otan pèse dans les choix stratégiques des responsables de la Défense, de moins en moins nationale puisque l’alliance tend à imposer ses orientations y compris dans l’équipement et les efforts financiers.  Au sein de l’union européenne, le ‘couple’ franco-allemand a fait office de partenaires antagonistes qui ont permuté leur position en deux ans face aux  exigences de Trump. Merkel affirmait en 2018 qu’il fallait s’affranchir de la tutelle de défense étasunienne juste avant de prendre (en 2019)  à contrepied Macron qui voulait enterrer l’OTAN en mort cérébrale selon lui. La dépendance étroite du capital et des firmes allemandes vis-à-vis des Usa est trop grande pour revendiquer une quelconque autonomie. La tentative de créer un ‘véhicule’ spécial sans connexion avec le dollar ou les systèmes d’échanges interbancaires étasuniens pour contourner les sanctions étasuniennes prises à l’encontre de l’Iran a vite avorté. Le Ministère de la Justice des Usa a compétence pour étendre la législation des Usa de façon extraterritoriale, les amendes qu’il a extorquées aux entreprises européennes se sont élevées entre 2007 et 2018 à 5 339 milliards de dollars. Les frappes du gendarme du monde sont aussi économiques, elles précèdent dans de nombreux cas les frappes réputées chirurgicales. (Suite)

Un automne bien crispé    24/11/2020

C’était tombé au début de l’automne, en même temps qu’avait chuté la première feuille des platanes qui arborent leurs rousseurs de saison. L’exécutif français qui cumule la fonction de seul émetteur de propositions de lois et celle d’approbateur législatif, a fait savoir qu’il préparait des dispositions légales pour interdire le « séparatisme ». Allait-on sur un ton martial punir un mouvement autonomiste ou indépendantiste séparatiste corse, breton, ou savoyard ? Depuis quelques années déjà, le FLNC est sorti de la clandestinité et a renoncé aux attentats. Education à la sauvage L’exécutif précisait la nouvelle doctrine de l’ensauvagement de hordes musulmanes résidant en France qui insuffisamment contrôlées revenaient à une posture naturelle d’informe, d’incivilisée, de sauvage. Un lexique inadapté prétend découper un nouveau champ politique. Le sauvage emprunte sa pente naturelle, l’isolement, le repli tribal et expose sa progéniture à un enseignement dangereux, celui de l’islamisme radical, opposé par nature à la loi républicaine. La prémisse comme son articulation avec sa conséquence sont fausses. (Suite)

A-t-il échoué ?    12/11/2020

L’Homme orange à la mèche blonde a-t-il réussi à réaliser ses promesses de campagne? Il avait été porté au pouvoir par les Deplorable qui l’ont choisi pour son programme de l’emploi fondé sur la ré-industrialisation du pays et la réduction des interventions militaires dans le reste du monde, consommatrices d’une bonne part du budget fédéral sans bénéfice pour eux. Déficits L’Homme orange avait axé sa politique sur l’augmentation des tarifs douaniers appliqués aux produits importés de Chine. Le déficit commercial des Usa a connu un record en 2018, 621 milliards dont 419, 2 pour la seule Chine soit une hausse de 12% par rapport à 2017. L’inflexion de 1,7% du déficit vis-à-vis de la Chine en 2019, accompagnée d’un recul des exportations étasuniennes, signe davantage un ‘recul d’activité’ qu’un effet tangible des taxes douanières. Les Usa ont importé moins de matériaux destinés à l’industrie manufacturière (-9,3%) illustrant la récession dans cette activité. L’importation des biens d’équipement (informatique et télécommunication)  a diminué, montrant le peu d’empressement des firmes à investir et produire. Ces baisses, très notables, sont donc bien antérieures à la ‘crise’ économique que l’on peut imputer à la pandémie de la Covid-19. (Suite)

Le programme de Monarc 1er, suite    19/10/2020

La France s’est trouvée confrontée au début de l’année 2020 avec l’épidémie du Sars-Cov-2 à une pénurie en moyens hospitaliers, particulièrement insuffisants en réanimation. Accueillir un flux de patients nécessitant des soins intensifs spécialisés, élevé brutalement, a été impossible. La capacité en lits de réanimation est connue, 5000 pour toute la France, soit 7,5 lits pour 100 000 habitants. Trois fois moins que l’Allemagne dotée de 29 lits pour 100 000 habitants.  Or cette capacité d’accueil s’est réduite en quelques décennies. Des réformes du système des services publics gouvernées par une  politique managériale de ‘réduction des coûts’ et de rentabilité l’ont progressivement diminuée. L’insuffisance du nombre de lits et de soignants est dénoncée régulièrement lors de mouvements sociaux. Ils dénoncent le séjour des heures voire des jours de patients sur des brancards où il arrive qu’ils soient oubliés surtout en hiver lors des pics de grippe. Des économies avec effet Le directeur d’établissement hospitalier organise des départements et en désigne les responsables chargés d’atteindre des objectifs économiques qui leur sont assignés depuis la réforme de 1983. Le financement global remplace la tarification à la journée d’hospitalisation. En 2004, une tarification à l’acte intervient pour corriger les distorsions qui se seraient introduites par la dotation globale qui ne financerait pas assez les hôpitaux à forte activité.  En valorisant les actes techniques rentables, la finalité du service public a été perdue de vue. La loi HPST, Hôpital Patient Santé Territoire a obligé en 2009, complétée par celle de 2016,  les hôpitaux à mutualiser leurs ressources et leurs capacités en adhérant à un groupement hospitalier de territoire. La masse salariale s’en est trouvée amoindrie.  La réponse tardive de l’exécutif français à la pandémie ne put se faire qu’en usant d’un moyen autoritaire, le confinement, pour enrayer les contaminations. Elle s’est imposée car le nombre de malades graves et de décès s’élevait de manière exponentielle, impossible à camoufler. Il importe de souligner que cette décision a été assortie d’une coercition qui a mis en jeu des amendes dissuasives et des interventions musclées de la police le plus souvent arbitraires, spectaculaires visant les habitants des quartiers populaires.  Deux autres mesures lui ont été associées. Les patients à réanimer ont été sélectionnés selon leurs chances de survie théorique, il a  donc été procédé à un triage des personnes à secourir en faisant des choix, comme on y a recours en médecine de guerre ou de catastrophe. Par ailleurs, certains patients furent transférés dans des TGV réaménagés depuis les épicentres de l’épidémie vers des structures de soin non saturées. (Suite)

Barkhane dégage !    16/10/2020

Des milliers de personnes se rassemblaient en novembre 2019 place de l’Indépendance à Bamako pour exiger le départ de ce que les Maliens considèrent comme une armée d’occupation. Les mêmes slogans ont été scandés à Niamey en mai 2019 et à Ouagadougou en octobre 2019. La jeunesse africaine n’a jamais été dupe quant à la nature de l’ingérence militaire française, elle ose désormais le proclamer en manifestant. Le délitement de l’Etat, amaigri par le service de la Dette, la tutelle monétaire française et la prédation des hommes politiques au pouvoir soucieux de détourner l’argent public et les aides internationales à leur profit, est tel qu’il n’assure aucun service, même le minimal, la sécurité des personnes et des biens. L’exigence du départ de l’armée française est vitale. La rébellion dans le Nord du Mali est endémique depuis des décennies pour des raisons d’accès aux ressources, aires de pâturage restreintes par la crise climatique, les nomades sont délaissés et ne bénéficient pas de moyens éducatifs ni de santé. Elle réclame le désenclavement et l’intégration à la nation. Différents accords et pactes ont ponctué et conclu les cinq insurrections survenues depuis l’indépendance. Le mouvement autonomiste est récent, il s’est officialisé avec la création du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad en 2010 qui ne représente que quelques tribus touarègues dans l’Est et le Nord Est. Le MNLA est parrainé diplomatiquement par l’Etat français. (Suite)

Retour sur des caricatures    23/09/2020

Un Monarc sociétal Le chef de l’exécutif français a le temps de dispenser ses encouragements à Eric Zemmour, ‘violemment’ insulté dans la rue par un passant qui a reconnu le préposé médiatique à l’islamophobie. Il a n’a pas non plus été avare de ses consolations à la députée Danièle Obono, dessinée dans le journal Valeurs Actuelles entravée d’une chaîne d’esclave au cou. Le syndicaliste Anasse Kazib, très actif dans l’organisation des grèves de l’hiver 2019 contestant la contre-réforme des retraites, a été menacé de mort par des militants de l’extrême-droite. Il n’a bénéficié de la part du Président de la République ni d’un coup de fil ni d’une déclaration publique qui font office de guérison d’écrouelles symboliques. Cette présence appuyée d’un chef d’Etat dans l’espace médiatique sociétal fait douter du sérieux du juvénile créateur d’un parti ‘instantané’ au nom choisi selon ses initiales. Depuis des décennies, l’essentiel du discours politique a été séquestré dans l’étroite niche de l’insupportable « atteinte aux valeurs de la République » par une horde d’étrangers venus du Sud, inassimilables. Le corpus discursif a été sérieusement enrichi sous la présidence de Sarközy avec son Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement. Il fallait au moins ce grossier artefact pour dissimuler le déni de démocratie commis par l’invalidation du Non au référendum de 2005 qui récusait la Constitution de l’Union européenne sous la forme d’un acquiescement à un libéralisme qui efface les contours d’une nation avec ses frontières économiques et son budget indépendant. Les débats sur la nature et la définition de l’identité nationale menés sur de nombreux mois ont occulté le sens de l’intégration de la France au commandement intégré de l’OTAN, à savoir, une politique étrangère et une défense asservies à la puissance étasunienne. (Suite)

Température d’une guerre    29/08/2020

Battre campagne Une armée d’avocats va se pencher sur l’affaire. Les Démocrates contestent la présence du Secrétaire d’Etat Mike Pompeo à la Convention républicaine, il était venu en soutien à la candidature de Trump. Jusqu’ici, il est vrai, aux membres de ce rang dans l’administration, s’imposait un devoir de neutralité dans les compétitions électorales. La pléthore de juristes formés à grand frais dans les universités privées encombre les travées des institutions représentatives. Elle va donc être employée à scruter dans les sédiments  déposés par les réglementations successives des raisons de destituer Trump.  Pompeo, a déployé l’argumentmaître qui devrait mener son champion à la victoire, il serait le seul rempart possible contre les menaces extérieures et les intentions prédatrices du Parti communiste chinois. Trump et Donald Trump Jr ont amplifié le thème d’une annexion certaine des Usa par Pékin sous la présidence de Biden, renommé pour l’occasion Biden Beijing. En appui à ce plaidoyer sont  citées la guerre commerciale impitoyable entamée sans l’accord en amont de la Chambre de Commerce par le Président Trump et l’implication du fils Biden dans des transactions commerciales avec la Chine.  L’équipe exécutive, soumise à un turn-over vertigineux, du jamais vu sous aucune administration, ne peut pas se prévaloir de résultats satisfaisants en matière de chômage. Le taux des demandeurs d’emploi s’établit à 10,2%  pour le mois de juillet alors qu’en juin il était de 11,1% contre 3,5% en févier. Les mouvements sociaux à la suite de l’étouffement de George Floyd par un policier à Minneapolis,  le 25 mai dernier, ont connu une ampleur et une durée inédites depuis des décennies. Dans des dizaines de villes, la colère contre les crimes racistes de la police a donné lieu à des émeutesavec pillages et incendies volontaires. Les gouverneurs des Etats concernés ont fait appel à la Garde nationale. Les manifestants n’étaient pas majoritairement « de couleur », ce qui traduit que la contestation outrepasse de simples revendications locales et raciales. La jeunesse sans emploi, même après une formation universitaire, endettée et sans perspectives avec la récession liée aux confinements s’est mobilisée. (Suite)

Des feux d’artifice de trop    24/08/2020

C’est juste trop Depuis une dizaine de jours, l’armée du régime de Tel Aviv bombarde Gaza et toutes les nuits, le ciel au-dessus des deux millions de Palestiniens vivant dans cette enclave coupée du monde flamboie de couleurs vives. Ils sont certes habitués depuis le blocus institué en 2007 pour les punir d’avoir voté pour le Hamas à subir des interruptions de courant régulières. Mais l’actuelle restriction à trois heures d’électricité par jour leur est particulièrement pénible en plein été sous le feu constant de l’ennemi. La seule centrale électrique a cessé de fonctionner faute d’un carburant que leurs geôliers interdisent d’importer. La mise sous barbelés de Gaza, – dont les échanges avec l’extérieur sous le contrôle d’Israël et de l’Egypte sont très limités, – l’a rendue quasi-imperméable à la pandémie du Covid-19. Dix huit cas enregistrés dont neuf cette dernière semaine. L’asphyxie économique en revanche assurera une longue agonie  La presse occidentale garde un mutisme obstiné sur cette nouvelle agression en cours, occupée qu‘elle est à pleurnicher sur les Biélorusses manifestant en robe blanche, fleurs au poing, portant un drapeau de l’époque de l’occupation nazie. (Suite)

Les Hommes Bleus    07/07/2020

Beaucoup d’argent D’énormes quantités d’argent public ont été mises à la disposition de nombreuses équipes de recherche pour la mise au point de vaccins contre le Sars-Cov-2. Parmi les cent cinquante candidats, une dizainea franchi l’étape des essais cliniques de phase 1 et pour certains de phase 2. L’engouement pour la variété en cours d’élaboration par la firme étasunienne Moderna fut bref. La bouffée d’intérêt suscitée sur les marchés financiers par des annonces savamment distillées est vite retombée une fois que les responsables scientifiques se soient délestés des actions de leur propre entreprise. Le pari que la séquence génétique codant pour la protéine d’attachement du virus aux récepteurs cellulaires de l’hôte mise dans un sac de nanoparticules lipidiques une fois injectée puisse induire une réponse immunitaire protectrice semble n’avoir pas donné le résultat escompté. Moderna a déjà pris du retard pour le lancement de la phase 2 du vaccin contre le Cytomégalovirus, fabriqué selon le même principe, de l’ARN dans une enveloppe nanoparticulaire lipidique, un virus responsable de mort et de malformations fœtales, en particulier de surdité chez l’enfant, quand il est contracté par la femme enceinte. Les données intermédiaires de la phase une, vérification de l’innocuité et de l’immunogénicité du produit, datent de septembre 2019. Les résultats de la phase deux attendus pour janvier 2020 sont retardés pour le troisième trimestre2020. Des changements survenus également dans la chronologie du déroulement des différentes étapes de validation du vaccin présumé contre le COVID-19  ont malmenéla cotation boursière de la firme en ce début juillet. (Suite)

Les forces de l’ordre tuent    18/06/2020

Les statistiques officielles de l’Etat fédéral étasunien donnent le chiffre d’environ mille morts par an de civils tués par la police. Ce chiffre est largement sous-estimé car les prouesses des polices locales ne sont pas toujours recensées dans les registres. Les Départements de police n’ont pas l’obligation de fournir leurs données. Après l’assassinat de Michael Brown, un jeune afro-américain de 18 ans à Ferguson dans le Missouri qui avait suscité d’énormes manifestations, le Washington Post avait entrepris un  décompte  en puisant dans la presse locale et nationale et les réseaux sociaux en particulier. Le chiffre des décès dus à une intervention policière s’élèverait selon le Washington Post à 5000 décès entre 2015 et 2017, soit deux fois plus que les statistiques officielles, et, pour la seule année de 2019, à celui de 1033. Un consortium de journalistes a entrepris en 2012 le projet de consigner  les morts par violences policières  depuis 2000. La base de données est collaborative et les quelques défauts des enregistrements sont connus et signalés par les responsables du site. Depuis 2000 jusqu’à la date du 27 mai 2020,  fatalenconters.org   a alors enregistré 28 139 décès des mains de la police dont 26% sont imputables à des raisons raciales. Le diagramme qui présente le nombre de morts annuelles montre clairement une augmentation progressive avec deux pics pour 2013 et 2018. Les États où la police tue le plus sont la Californie et le Texas et c’est là aussi qu’il y a le plus de morts Afro-Américains. Moins de la moitié des victimes étaient armées. Une sur quatre souffrait de troubles psychiatriques. Le nombre des 7 612 Afro-américains tués en une vingtaine d’années par la police manifeste leur surreprésentation car ils ne forment que 13% de la population totale selon le recensement de 2005, soit une proportion deux fois plus importante qu’elle ne devrait l’être. En 2016, un conducteur arrêté pour un phare cassé a été abattu par la police alors qu’il cherchait ses papiers. La scène de l’agonie du jeune de 32 ans employé d’une cantine scolaire a été filmée par sa compagne qui était à ses côtés, elle a été vue des millions de fois. A cette occasion déjà, le gouverneur du Minnesota déclarait que la réaction de la police était “démesurée” et qu’il s’agissait bien d’un  crime raciste. Depuis quelques années, les meurtres par la police d’Afro-Américains donnent lieu à des protestations de la part de la communauté noire. L’une des plus récentes a eu lieu après celui de Michael Brown en août 2015 sans passé judiciaire alors qu’il s’apprêtait à poursuivre des études supérieures. Il fut abattu de 6 balles à Ferguson dans le Missouri.  Plusieurs jours  de manifestations et d’émeutes avaient conduit le gouverneur à déclarer l’état d’urgence, à imposer le couvre-feu et demander l’aide de la Garde nationale. (Suite)

Guerres virales    31/05/2020

Les études précliniques des médicaments et des éventuels vaccins menées pour le COVID-19 ont souffert jusqu’à présent du manque de modèles animaux valables. Idéalement, des animaux à reproduction rapide susceptibles de faire la même maladie que l’homme dans des conditions analogues permettent des essais en grand nombre et éliminent des candidats à l’évidence nocifs et/ou inefficaces. Ces essais précèdent l’expérimentation sur les primates non humains. Des souris humaines Une équipe de l’Institut de Microbiologie et d’Epidémiologie de Pékin a mis au point une  souris transgénique stable humanisée chez laquelle le gène ACE2 humain a été inséré de façon à éteindre la fonction du gène murin tout en étant sous le contrôle du promoteur du gène d’origine murine. L’ACE2 est l’enzyme de conversion de l’angiotensine de type 2 retrouvé à la surface de nombreuses cellules de l’organisme qui offre par une partie de sa structure externe par rapport à la membrane cellulaire le site de liaison du Sars-CoV-2. L’affinité de liaison pour l’ACE2 du coronavirus responsable de l’actuelle pandémie  est 10 à 20 fois plus puissante que celle du virus de la pandémie de 2002-2003. Cet attachement va être suivie d’une fusion membranaire et de l’entrée du virus. Des travaux antérieurs avaient montré  dès 2007 que des souris transgéniques exprimant l’ACE2 humaine étaient hautement susceptibles à l’infection par SARS-CoV. Ici la technologie dite CRISPR/Cas9 utilisant une protéine de coupe d’ADN trouvée chez une bactérie par une  équipe de Berkeley en 2012 a permis une grande précision dans le lieu de l’insertion du gène humain. (Suite)

Les masques de Monarc 1er    24/05/2020

Déni cauteleux Il faut l’entendre s’essayer à zézayer que des masques nous n’en manquions point.   Monarc 1er n’a eu de cesse sur un mode dénégatoire de revenir sur la pénurie criante et attestée de matériel basique qui eût pu dispenser d’une mesure archaïque, le confinement. Lui et ses communicants qui pas plus tard qu’hier affirmaient la complexité technique de filtrer par une bavette les flux respiratoires entrant et sortant s’en viennent sans gêne aucune à pérorer que oui que non, le pays n’en a pas manqué. L’arrogance des fondés de pouvoir de quelques ploutocrates se mesure à ce qu’ils ignorent que leur public ne leur est plus acquis. Il reste imprégné d’une gravure mentale indélébile, les appels désespérés du personnel hospitalier et de tous les travailleurs ‘indispensables’ invoquant leurs besoins insatisfaits en protection. Le dol n’est pas seulement l’outrage fait à l’intelligence de ceux qui n’sont rien. (Suite)

Inventivité démocratique    15/05/2020

L’entité sioniste a résolu de façon originale une interminable saison d’élections législatives anticipées, trois ont été tenues depuis avril 2019. Depuis plus d’un an, ne se dégageait pas de majorité parlementaire qui eût pu trancher pour la désignation d’un prochain chef de gouvernement. Cette crise institutionnelle perpétuait de fait le pouvoir de Netanyahu qui n’a cessé d’innover et d’enrichir l’oppression des Palestiniens et d’offrir aux ultras de son camp des preuves de sa détermination à mettre fin aux illusions d’Oslo.  Un pacte a été signé entre les deux parties rivales. Le Likoud après un gouvernement de 18 mois cèdera la place à la coalition centriste Blanc-Bleu de Gantz qui assurera le rôle de Premier Ministre à son tour pour la même durée. La mandature ainsi départagée durera 3 ans au lieu des quatre inscrits non dans la Constitution car cette entité ne s’en est pas dotée mais dans les lois fondamentales.  Elle s’est montrée pionnière en matière de répression d’émeutes ou guérillas urbaines en expérimentant armes et techniques de contre-insurrection et a exporté volontiers son savoir-faire. Le modus operandi donné à Sarkozy par le ministre de la sécurité intérieure israélienne  en 2005  venu à sa demande le conseiller, continue de produire ses effets jusqu’en 2015, perquisitions violentes et assignations à résidence par milliers, puis aux éborgnements des Gilets Jaunes et leur emprisonnement.  (Suite)

Immunité et vaccins ?    11/05/2020

Deux mois à peine après l’identification du virus Sars-CoV-2, de très nombreuses équipes se sont lancées en Chine, en Europe et aux Usa pour trouver une solution vaccinale à l’épidémie. Actuellement, plus de cent vaccins potentiels sont en cours de développement et cinq d’entre eux sont au stade d’essai clinique en phase dite une. Or les facteurs qui gouvernent la physionomie de l’épidémie sont toujours en cours d’évaluation. La maladie est-elle immunisante ? La question essentielle de l’acquisition d’une immunité par la maladie n’est pas tranchée. Si toutefois elle était conférée par une forme clinique apparente ou on, celle de sa durée importe également. Un travail épidémiologique  avait été mené sur les rhumes saisonniers, conduit depuis l’automne 2016 jusqu’à 2018 par une équipe de l’université Columbia de Manhattan. Le but en était d’établir une cartographie des virus respiratoires bénins, les symptômes et la durée de l’immunité acquise une fois l’épisode infectieux terminé. On a suivi des écoliers, des enseignants et des travailleurs aux urgences médicales. Il leur était demandé de noter les épisodes de d’éternuements et de maux de gorge. Les prélèvements par écouvillonnage dans l’oropharynx ont recherché 4 coronavirus saisonniers qui circulent largement dans la population. Les résultats montrent que l’on peut se faire réinfecter plusieurs fois, dans certains cas au cours de la même année, par le même virus. Douze volontaires parmi les 191 de l’étude ont eu une infestation avec manifestations cliniques 2 à 3 fois par le même coronavirus. Il en a été conclu que l’immunité conférée n’était pas durable, contrastant avec celle acquise pratiquement à vie par la rougeole et la varicelle.  Cette étude portant sur des virus peu agressifs n’est pas anecdotique car elle renseigne sur des ‘stratégies’ virales empruntées pour continuer à circuler. Ils ne suscitent pas des réactions immunitaires neutralisantes. Il importe donc de le considérer et de tempérer les anticipations faites sur une hypothétique immunité de groupe. (Suite)

Une guerre est déclarée    06/05/2020

Déclaration L’Homme à la Mèche Blonde et son Secrétaire au Département d’Etat se sont lancés dans une déclaration contre la Chine. Ils l’accusent tour à tour d’avoir mis au point le Sars-CoV-2 dans un laboratoire de mauvaise qualité, de l’avoir laissé s’en échapper, de n’avoir pas empêché l’expansion de l’épidémie en permettant des voyages à l’étranger depuis le foyer initial de l’épidémie. Pour en venir au principal, ils mettent au point un train de mesures pour la « punir ». La dernière harangue de l’Homme à la Mèche ce dimanche signifiait aux dirigeants chinois leur obligation de respecter les termes du dernier accord sur les tarifs douaniers. Il faisait obligation à la Chine d’acheter sur deux ans pour $200 milliards de marchandises aux Usa dont 40 dans l’agro-alimentaire en échange d’une réduction des taxes sur $120 milliards de produits chinois importés. La baisse drastique de l’activité économique liée à la pandémie a en effet entravé les échanges commerciaux au niveau planétaire et donc annulé ou retardé les achats chinois.  Les  menaces étasuniennes que les Usa se proposent de déployer concernent des sanctions économiques, une nouvelle politique commerciale et l’annulation des avoirs chinois investis dans la dette américaine.  Le rédacteur en chef de la revue scientifique  The Lancet est intervenu pour réfuter toutes ces allégations fallacieuses, l’imbécile attribution à une origine humaine du virus est écartée par tous les virologues sérieux. Il a insisté au contraire sur l’intérêt des publications chinoises, riches en données, qui ont précocement mis en alerte. Il a de plus reproché leur inertie à nombre de pays qui n’ont pris aucune mesure pendant les mois de janvier et février face aux avertissements émis par les autorités chinoises. Mais que peut une main accrochée au continent englouti de la réalité quand d’aucuns professent que seule la leur, celle qu’ils créent par leur propagande est de bon aloi. Quand de plus, tout doute sur la réalité fictionnelle est frappé du signe infâme du complotisme, les esprits les plus sains chavirent. Le vrai n’est plus alors qu’un attribut du faux. (Suite)

Du toc dans les médocs    03/05/2020

Premier essai Depuis le début de la pandémie du COVID-19, près d’une trentaine de médicaments ont été expérimentés, dix sont encore en cours d’essai clinique. La première publication d’un essai randomisé sur des patients concerne l’association lopinavir-ritonavir. Elle a été tentée dès la première semaine après l’identification du virus. Ce sont des anti-protéase (*), mises sur le marché en 2001, catégorie de molécules mises au point pour l’HIV où elles se sont révélées très efficaces. Le protocole a été entrepris dans l’épicentre du foyer au Hubei malgré toutes les incertitudes. L’équipe soignante qui espérait trouver rapidement une solution simple pour le virus émergeant à travers un virucide dont on peut disposer à volonté a été vite déçue. La drogue  n’a pas permis  de modifier favorablement le cours de la maladie comparativement au groupe témoin qui recevait par ailleurs lui aussi d’autres médicaments nécessités par chaque situation clinique. Dans la discussion des résultats, on peut noter, dès ce stade, la difficulté d’interpréter les tests virologiques, ce qui souligne l’absence de leur pertinence pour juger de l’efficacité du traitement voire même du diagnostic de la maladie. 35% des patients positifs pour la recherche du virus par écouvillonnage dans les fosses nasales et l’arrière-gorge se sont révélées négatifs au premier jour de leur incorporation dans le protocole. Technique de prélèvement imparfaitement reproductible, tests de mauvaise qualité ou disparition liée à l’évolution naturelle de la maladie ? 48% étaient encore positifs au 28ème jour. L’hypothèse que soit détecté du matériel génétique viral non infectieux n’est pas à écarter. On sait que la Chine a revu la sensibilité des tests employés en début de crise, elle est estimée à 70% avec une bonne sensibilité.  (Suite)

Moutures    27/04/2020

Ordonnances médicales L’Homme Orange  sur les conseils  d’un fabricant de détergents et archevêque d’une secte qui guérit toute les maladies avec des désinfectants a innové en thérapeutique. Il a prescrit, deux semaines après avoir recommandé lui aussi le dérivé d’un anti-malarique, la molécule d’hydroxychloroquine devenue fameuse en France, le nettoyage du poumon à grand renfort de lavage par des solutés à l ‘hypochlorite de soude. Le lendemain de cette ordonnance médicale, un pic d’appels à certains centres antipoison a été enregistré. Il fut modeste, les patients potentiels se sont montrés peu compliants. Il est vrai que cette pandémie a été l’occasion d’innovations en manière de prescriptions médicales. Elles se font par voie de décrets, de pétitions, de vidéos postées, de tribunes et bientôt de référendums. Le tout magnifié et amplifié par les réseaux sociaux, chacun palpant une partie de l’éléphant, y va et multiplie commentaires et révélations. Les passions se déchaînent alors que se perdent de vue de simples mesures de bon sens appliquées au Vietnam, pays plutôt dépourvu en ressources diagnostiques, port de masques respiratoires protecteurs et mise en quarantaine des personnes diagnostiquées et de tous leurs contacts. Pour contraignantes qu’elles soient car elles impliquent un traçage sérieux du fil potentiel contaminant, elles sont moins coûteuses socialement et économiquement qu’un confinement, synonyme de paralysie et de sidération. (Suite)