Arrou Mia
11/02/2012
@ Daniel
il serait sans doute vain de rappeler qu’en 1929 les Usa n’étaient pas socialistes avec leur taux de chômage à 40%
que sous Bush et Obama ils ne le sont pas davantage
les réflexes idéologiques quels qu’ils soient introduisent une vision astigmate du réel social
Pascal B.
11/02/2012
Taguieff semble toujours en mission commandée pour venir en aise au système en discréditant soigneusement tous les ferments de contestation du système par ceux qui parlent du point de vue des “perdants” de celui-ci. Son instrument de prédilection semble être l’amalgame : mélanger le pire avec le meilleurs et assimiler le second au premier.
Par exemple, parler des démocraties à tendance socialo-bolivarienne d’Amérique du sud comme de ” régimes autoritaires latino-américains” classés dans le même sac que les “droites radicales européennes”, dont on connaît les liens qu’elles entretiennent encore avec les nostalgique du IIIe Reich, ainsi qu’avec “certaines théocraties islamistes” constitue de ce point de vue une manoeuvre doublement traitresse : primo elle ose un parti pris scandaleusement mensonger en diffamant les états question. Secundo, elle les compare à des régimes diabolisé.
Ce procédé dont Taguieff est coutumier est un déshonneur pour le travail des intellectuels. Ceci étant posé, cet extrait, en dépit encore une fois de son aspect tendancieux, présente un certain intêret de par le recours à la notion de religiosité qui habite les différents acteurs qu’ils convoquent dans cette analyse.
Daniel
10/02/2012
> imaginer que ce conflit est d’essence religieuse est une pure insulte à l’intelligence
Qu’est-ce qu’une religion ?
Un lien avec Dieu, étymologiquement.
Ce lien, en tant qu’opinion, peut être responsable d’une bagarre entre tenants de religions différentes, sans plus.
Certaines religions ont été inventées pour solidifier la société (paganisme, religion des ancêtres, shintoïsme, animisme), l’hindouisme pour faire admettre calmement aux Dravidiens la présence des Aryens, mais le judaïsme a servi, dès le départ, à définir des autres, que, par hypothèse, on peut haïr, envahir et massacrer.
Mais c’est aussi un mèmeplexe : un complexe de mèmes qui tient des gens et leur fait éventuellement commettre des ignominies.
Il est d’autant plus efficace qu’il se reproduit mieux (d’où l’interdiction de se convertir chez les musulmans, l’obligation de couper le prépuce chez les juifs, la nourriture halal ou casher ainsi que le ghetto (réclamé par les rabbins aux autorités italiennes afin de garder “leurs” jeunes hommes - toute autorité religieuse vit aux dépens de celui qui la considère comme telle - à l’abri de la tentation des belles italiennes) pour les isoler des autres et la femme à la maison pour lui donner envie d’avoir des enfants… et n’a finalement plus rien à voir avec une libre opinion religieuse, ce qui explique les guerres et qu’un athée puisse se battre pour Israël.
En fait, la religion agit comme la part non régalienne (donc superflue) de l’état, un parasite de l’humanité la compartimentant pour la faire s’entretuer, pour le bénéfice provisoire des parasites, polytocards, ponctionnaires ou religieux.
Alors oui, ce conflit est d’essence religieuse, étatique, donc le reflet de la préhistoire qui est encore en nous.
> Si religion il y a , elle est du côté des évangélistes chrétiens
Le christianisme est ignominieux à proportion qu’il est proche de l’ancien testament…
Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un bon côté ; même un antichrétien comme Louis Rougier pensait que si Héron d’Alexandrie n’avait pas inventé la machine à vapeur, ce n’était qu’à cause du faible coût du travail des esclaves, alors que le christianisme avait, lui, suffisamment fait progresser moralement la société pour que ça en vaille la peine pour Denis Papin et Carnot.
Une autre religion, celle des Incas, s’est approché de cette ignominie (lisez le livre d’Esther !) en prétendant qu’il fallait tuer un homme chaque soir pour que le soleil se lève le lendemain, merveilleux soutien à l’impérialisme !
Daniel
10/02/2012
> potentialité de prospérité dans l’arc sacré du pétrole.
Comme le dénonce Ron Paul dans un article précédent,
http://www.lewrockwell.com/paul/paul303.html ,
il y a volonté de l’impérialisme US de continuer la vente du pétrole en $ qui explique une partie de l’agressivité contre Saddam Hussein et Khadafi et l’Iran ; mais ce n’est pas le seul élément de déstabilisation du proche orient…
Daniel
10/02/2012
Quand on s’est trompé, ne faut-il pas réagir, être réactionnaire ?
Et revenir sur ses pas, en arrière ?
Ne voyez-vous donc pas que toutes les idées de 1968 sont à jeter ?
ZC
10/02/2012
entièrement d’accord avec Tino; le desorde si souvent décrit ici de ce monde, n’est pas le produit d’aveuglement ou d’entêtement dans l’erreur, mais une volonté claire et déterminée de détruire toute potentialité de prospérité dans l’arc sacré du pétrole.
soit une soumission sans discussion aux règles du système qui autorise une pseudo prospérité (emirats/arabie) soit l’anéantissement pour quelques siècles pour les autres.
tino candela
10/02/2012
Je ne crois pas qu’il s’agisse de stupidité et d’aveuglement. Quand toutes les actions d’un individu ou d’une organisation tendent toutes vers le même but, ce n’est pas du hasard, c’est une intention délibérée.
Il était de l’intention du système de détruire l’Irak et la Libye, il est de son intention de détruire la Syrie et l’Iran.
Pas de changer le gouvernement de ces pays-cible, non, de les détruire, d’anéantir les nations.
Pourquoi ? Parce que n’importe quel peuple conscient d’en être un, n’importe quelle nation structurée est une menace contre le système. D’habitude on détruit par la propagande et la décadence, quand ça ne marche pas on bombarde, on assassine les élites (les vraies, pas les “peoples”) et on divise en fractions qui se combattent.
Et jusqu’ici c’est une franche réussite et non pas un échec catastrophique…
Fabrice
10/02/2012
Apres lecture de l’article et filtrage des pures opinions idéologiques j’ai encore plus de respect pour cet homme (Ron Paul).
A ce tarif là je veux bien être labellisé “Réactionnaire”.
PEB
10/02/2012
Il est évident que l’Iran, puissance chiite et l’Inde, puissance hindoue ont un adversaire commun: le Pakistan sunnite, suppôt anglo-américain historique et héritier de l’empire Moghol. Cela resserre les liens.
Le simple fait de payer en roupies indiennes permet de contourner l’embargo du BAO. En effet, dans un marché libellé en dollars, le vendeur doit posséder un compte libellé en cette monnaie. De fait, l’opérateur bancaire doit compenser cet avoir en devise par un compte aux Etats-Unis qui se traduit par une ligne dans le bilan de la Fed. Le blocage des avoirs en Amérique permet donc de geler toute possibilité de commerce international.
Dans le cas d’un paiement en devise locale, au cas particulier la roupie indienne, l’Iran disposera d’un compte en Inde. Les iraniens pourront donc directement se fournir en technologies et marchandises indiennes sans aucun intermédiaire.
Ce simple fait accentue la dislocation géopolitique de l’économie mondiale puisque des échanges effectués systématiquement en devises nationales hors dollar désintègrent le marché global mondialisé sous l’égide de Wall Street et de la City.
Le système de contrôle du BAO en est évidemment affaibli. Ces affaires prouvent aussi que la République islamique est une démocratie théocratique bien plus solide que le régime autoritaire du Shah et que l’Union Indienne, plus grande démocratie du monde, est peu perméable aux injonctions occidentales. Son indépendance procédait d’un rejet viscéral de la domination impériale de la Grande-Bretagne même s’ils en ont conservé quelques délicieuses traditions.
L’abandon du paiement en or est dû, entre autres aux difficultés physique de la livraison car il faut transporter le stock avec tous les risques que cela comporte. En revanche, rien ne dit que le solde des 55% en roupies soient du dollar en totalité. Ce peut être un panier de devises diverses: un peu d’euro (mais l’UE est rattachée peu ou prou au bloc BAO), du rouble, éventuellement du yuan (il faut bien se fournir en Chine aussi!), plus probablement du réal brésilien, du peso mexicain… L’idée étant de diversifier ses fournisseurs possibles au maximum.
Jean-Paul Baquiast
09/02/2012
Cet article du NYT http://www.nytimes.com/2012/02/06/us/politics/for-ron-paul-a-distinctive-worldview-of-long-standing.html?_r=1&scp=2&sq=ron%20paul&st=cse
ne donne pas de Paul une image bien positive (à mes yeux tout au moins). Il est peut-être anti-Système, mais dans le sens d’un retour en arrière (pré-Système) affreusement réactionnaire.
Arrou Mia
09/02/2012
d’après le site Debka, Britanniques et Qataris sont déjà sur le sol syrien, prodiguant armes et conseils.
Ingérence étrangère manifeste il y a.
Arrou Mia
09/02/2012
@ Daniel
Les lecteurs éclairés de ce site se doivent de savoir qu’entre eux se sont immiscés des tas de soutien à Israël.
D’abord toute l’Internationale socialiste depuis même avant 1948.
la France de Guy Mollet a fourni l’arme atomique et il semble que c’est Israël qui continue JUSQU’À CE JOUR à imposer ses vues au CEA et selon certains c’est la France donc vos impôts qui continue à lui fournir de l’uranium enrichi.
Sans même parler de toutes mes mesures récentes d’élargissement de la coopération Union Européenne Israël qui consiste à fournir de l’aide à la recherche scientifique. Entendre par aide délivrance à sens unique de tous les résultats des laboratoires du CNRS biologie, informatique, neurosciences susceptibles d’intéresser le donneur d’ordres.
Continuer à imaginer que ce conflit est d’essence religieuse est une pure insulte à l’intelligence.
Pas plus athées que les Ben Gourioun, Meir, Sharon, Olmert et Cie.
Si religion il y a , elle est du côté des évangélistes chrétiens, des millions aux Usa.
Dans ce cadre, le entre eux implique beaucoup, beaucoup de monde.
Richard RUTILY
09/02/2012
LONDRES, le 8 février. (TASS).
L’Arabie Saoudite et le Royaume-Uni ne peuvent pas encore convenir de la livraison de 48 avions supplémentaires “Eurofighter”.
Les 24 premier avions de combat polyvalents, comprenant 18 monoplaces et 6 doubles pour l’entraînement, construits au Royaume-Uni par “BAE des Systèmes”, ont été livrés l’année passée.
Selon l’hebdomadaire “Aviation Week and Space Technology” les négociations sur la production et la livraison de 48 nouveaux “Typhoon” ont des problèmes du fait des prix qui ont augmentés par rapport à ceux de l’offre originale correspondant à la livraison des 24 premiers.
Le consortium “Eurofighter”, qui inclut “BAE Systems” a finalisé en 2011, le contrat d’une valeur de 4.4 milliards de fn.st d’Arabie Saoudite ($ 6.8 milliards) en produisant au Royaume-Uni et en livrant 24 “Typhoon”.
Le contrat comprend aussi la production des 48 autres avions de chasse prévue en Arabie Saoudite par la société “Alsalam Aircraft Company"dans la ville de Taif dans la partie du Sud-ouest du pays. Maintenant, “BAE Systems” propose de faire l’assemblage des avions restants en Europe.
http://arms-tass.su/?page=article&aid=103458&cid=25
GEO
09/02/2012
http://descartes.over-blog.fr/article-pour-qui-sonne-le-glas-98769567.html
Du bloggeur qui signe “Descartes:
Les dirigeants européens s’inquiètent des conséquences de la crise sur la démocratie. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est le “journal de référence” (daté du 7 février 2012) autrement connu comme “Le Monde” dans le titre d’un article dont le sous-titre est encore plus explicite: “L’austérité prônée par l’Allemagne est de plsu en plus critiquée dans l’UE”. Et si Le Monde le dit, cela doit sûrement être vrai…
(......)
par exemple, Mario Monti s’étonne que l’Italie ait confié à un technicien le soin de piloter le pays dans la tempête, “comme si la démocratie n’était pas le système le plus à même de résoudre les problèmes”, alors qu’un pays au régime autoritaire, la Chine, va de succès économique en succès économique. Peer Steinbruck, si l’on croit la encore le journal, déclare que “les gens ont à la fois l’impression que le contribuable finit toujours par payer la facture, mais aussi que les politiques ne maîtrisent pas la situation”. Et il conclut dans la même veine: “Aura-t-on une crise des systèmes démocratiques ? Beaucoup de gens pensent que ces systèmes ne protègent plus leur vie”.
Ces remarques sont intéressantes parce qu’elles posent le problème non pas au niveau des faits, mais au niveau de la perception. Ce que Monti et Steinbruck disent d’une manière légèrement différente est que le problème ne se situe pas au niveau de la capacité réelle du système qu’ils appellent “démocratique” - en cette espèce si particulière de “démocratie” qui est celle associée à la construction européenne - de répondre aux problèmes, de répartir correctement les factures, de maîtriser la situation et de protéger la vie des gens. Le problème, pour ces dirigeants, se situe au niveau de la perception que les gens ont de ces capacités. La conséquence évidente de ce raisonnement est qu’il n’y a rien à retoucher dans le processus institutionnel lui même: il suffit de mieux communiquer, afin que les européens perçoivent le système dans toute sa perfection, au lieu de se laisser berner par la réalité.
(.....)
georges dubuis
08/02/2012
Rassurez-vous: je n’ai rien d’un antisémite, plusieurs de mes amis les plus proches sont de confession juive.
Moa, je suis carrément anticesmythes.
” Voulez vous être témoin de Jéhovah, non, je n’ai rien vu de l’accident, juste le carnage incarné”
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