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Sur quelques aspects stratégiques

Article lié : Commentaires sur le “Rafale-Ron Paul” en Inde

Michel DELARCHE

  02/02/2012

Il me semble que le renouvellement de leur aviation militaire n’a réellement d’importance stratégique que pour une partie des pays où le Rafale et ses concurrents s’affrontent; c’est évidemment le cas de l’Inde dans le cadre de sa confrontation larvée avec le Pakistan, et aussi des Emirats vis-à-vis de l’arc chiite en formation Iran + Irak + bientôt Barhein (et par rapport auquel les EAU sont géo-stratégiquement en première ligne en tant qu’état-tampon sunnite en recherche de leur autonomie minimale.)
Dans ces deux contextes-ci, la pluralité des missions potentielles à remplir (reconnaissance,  domination de l’espace aérien, attaque au sol…) va amener les décideurs politiques et militaires à reconnaître un certain avantage comparatif au Rafale.
En revanche, compte tenu de leur situation beaucoup plus tranquille ni le Brésil ni la Suisse n’ont vraiment besoin d’avions capables de faire la guerre dans un avenir proche (disons à un horizon de 5-10 ans) contre des voisins proches (compte tenu des ambitions géo-stratégiques globales du Brésil, c’est plutôt leur marine qu’ils auraient intérêt à renforcer en premier lieu.)
Mais là, il s’agit juste d’acheter de nouveaux jouets à leurs aviateurs et n’importe quoi (même le Grippen ou le F16) peut convenir. je parierais donc volontiers sur une signature assez rapide des seuls contrats Indiens et Emiratis.

la première question à se poser

Article lié : Commentaires sur le “Rafale-Ron Paul” en Inde

Francis Lambert

  02/02/2012

“Christian Harbulot, fondateur de l’Ecole de Guerre Economique :
la première question à se poser est de savoir si cette arme de guerre pourra un jour être utilisée contre la France. C’est le premier danger à anticiper.

Quand la France s’est retrouvée en Irak pendant la première guerre du Golfe, elle devait combattre ses propres Mirage. Ceci s’est révélé extrêmement dommageable car l’appareil d’Etat n’avait pas conservé la mémoire relative à ces appareils de guerre.

Au plan économique ensuite, il est primordial de conserver en son sein la partie la plus stratégique de ses technologies. Pour Dassault par exemple, il serait préférable que certaines pièces du Rafale restent fabriquées en France.”

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/rafale-dassault-a-t-il-raison-de-transferer-sa-technologie_281177.html

NB : “l’appareil d’Etat n’avait pas conservé la mémoire”.

Sur marianne 2, après les prudences d'usage.

Article lié : Commentaires sur le “Rafale-Ron Paul” en Inde

GEO

  02/02/2012

(...)  après le Kosovo, le chef d’état major indien, a dit « aujourd’hui on ne se bat plus contre les Etats-Unis sans l’arme nucléaire ». Ce n’est pas un dirigeant iranien,

http://www.marianne2.fr/Inde-le-Rafale-peut-il-encore-manquer-sa-cible_a215144.html

(.....)

Aujourd’hui il y a deux grandes puissances : la Chine –mais en Inde, on ne peut pas le dire publiquement- et les Etats-Unis. Hors, l’allié principal des Etats-Unis dans la région c’est le Pakistan qui est le principal ennemi des Indiens. Donc, les Indiens ne prendront jamais le risque de se mettre sous le risque d’un embargo du congrès américain le jour où ils auraient un conflit avec le Pakistan.
Acheter américain, cela revient à donner le pouvoir au Congrès de décider de suspendre, un jour,  la livraison des pièces, des technologies etc. C’est un risque que l’Inde ne prendra pas.
Donc, ils choisiront un fournisseur non-américain. D’autre part, par rapport au F-35 qui coûte des sommes exorbitantes, le Rafale est un engin bon marché. Presque une Dacia…

M2 : Quelles peuvent-être les conséquences d’un contrat d’une telle importance sur la politique extérieure de la France. Certains observateurs considèrent que les négociations économiques sur le Rafale offrent à New Dehli l’occasion de calmer la France sur certains sujets (L’Iran, l’Arabie Saoudite, Le Pakistan) ?

Cela a une importance dans la mesure où les considérations géopolitiques sont un volet traditionnel de l’exportation. Mais la France est une nation indépendante au sens Gaullien du terme, nous sommes maîtres de notre technologie de bout en bout. Nous ne serons jamais soumis à un veto américain si nous décidons de vendre tel avion à tel pays. Que l’Inde fasse passer des messages comme de ne pas trop s’exciter sur l’Iran, c’est possible. Mais l’espace stratégique des indiens, comprend le contrôle de l’océan indien, les problèmes avec le Pakistan et la Chine. Donc qu’ils aillent chercher un fournisseur indépendant c’est un énorme avantage. Ce critère de l’indépendance c’est la dimension première dans le choix des Indiens, c’est sans doute ce qui a fait la différence avec l’Euro-Fighter, outre les performances, les considérations techniques et le prix. Avec l’Euro Fighter vous vous confrontez à quatre fournisseurs (Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre), donc quatre motifs de blocage. L’Inde ne pouvait pas se permettre ça.

(....)

A dedef

Article lié : Le laboratoire grec et l'infamie du Système

GEO

  02/02/2012

Pour un autre son de cloche sur la russie:

http://www.bertrand-renouvin.fr/?p=3307

Pour comprendre la politique économique de la Russie depuis 1998, il faut considérer à la fois l’effondrement du système soviétique et la violence de la thérapie de choc imposée dans les années quatre-vingt dix par les ultralibéraux.

C’est la première fois dans l’histoire de la Russie moderne que le projet économique n’est pas tourné contre le peuple à la manière stalinienne ou figé dans le conservatisme propre aux interminables années Brejnev. Cette remarque de Jacques Sapir éclaire le présent russe, généralement obscurci par des analyses datées ou polémiques. La politique économique amorcée par Evgueni Primakov et poursuivie par Vladimir Poutine est le résultat d’un travail empirique, étranger à la nostalgie de l’Union soviétique et soulagé du poids de l’idéologie ultralibérale. Si cette tendance se confirme, nous pourrions voir se constituer un modèle de développement relativement cohérent qui devrait intéresser les Européens de l’Ouest lorsqu’ils décideront de sortir de l’ultralibéralisme. D’où l’importance, pour nous autres Français, des études de trois économistes russes présentées et commentées par Jacques Sapir.

(....)

Le pays ne vit pas seulement de la rente pétrolière, contrairement à une légende tenace, mais dispose de secteurs industriels dynamiques – ceux de l’armement, de l’aéronautique civile, de la construction navale, des transports… qui bénéficient de l’excellent niveau de ses ingénieurs et de ses techniciens. Le financement des investissements est assuré pour une part décisive par l’Etat qui a su retrouver la confiance des entreprises grâce à la stabilité du pouvoir politique.
Durement éprouvée par les folies elstiniennes, la population a obtenu à la suite de manifestations que les salaires soient régulièrement payés et que les retraites soient un peu augmentées. Les Russes trouvent aujourd’hui normal de choisir librement les biens et les services et de voyager dans le monde entier – quand ils en ont les moyens. Une classe moyenne en voie de constitution, surtout à Moscou et à Saint-Pétersbourg, commence à exprimer des revendications politiques.

(...)

etc…

Population et Russie

Article lié : Le laboratoire grec et l'infamie du Système

Dedef

  01/02/2012

Puisque Francis Lambert - (Fr001[at]operamail.com 30/01/2012)  parle de population:

un extrait de http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/un_entretien_avec_dmitry_orlov.html
concernant la Russie

———————————

Dans un entretien avec Lindsay Curren (No shirt, no shoes, no problem), Dmitry Orlov décrivait la Russie contemporaine ainsi :
La Russie est maintenant un pays assez étrange d’une manière stable, en quelque sorte. Par stable je veux dire qu’elle tiendra encore quelques décennies au moins, parce qu’elle est si riche en énergie et en ressources. Pour aucune autre raison.

Je constate que la société soviétique avait certains avantages en terme de survie à l’effondrement, mais elle s’est désintégrée au cours de cet effondrement.

Ce que nous avons à présent en Russie est ce capitalisme maboul où les revenus du pétrole et du gaz naturel filtrent dans et à travers l’économie par diverses sortes de pots-de-vin, de dessous-de-table et de corruption, et gonfle cette société très urbaine, classe moyenne et prospère qui ne comprend qu’un petit pourcentage de la population totale.

Le reste du pays est en train de disparaître. Les Russes en tant que peuple sont en train de disparaître. Il y aura de moins en moins de grande villes. La campagne est grandement dévastée et vide. Et par dessus cela il y a beaucoup de désastres environnementaux qui approchent et qui pourraient faire de la production de nourriture en Russie une entreprise aussi aléatoire qu’ailleurs.

Donc la Russie, en tant que pays, est en train de se ratatiner doucement. Il n’y a plus de frontière entre la Russie et la Chine. Je pense qu’il y a des accords en préparation dans lesquels toute la partie orientale de la fédération de Russie sera finalement louée à la Chine pour divers usages. De grand morceaux le sont déjà.

http://transitionvoice.com/2011/08/no-shirt-no-shoes-no-problem-interview-dmitry-orlov/
——————————

Dur, dur comme d'hab

Article lié : Un marché de durs

Francis Lambert

  01/02/2012

Mais EADS, dont l’Eurofighter (fabriqué en consortium avec le britannique BAE Systems et l’italien Finmeccanica) a pourtant été battu par le Rafale, n’a pas tout perdu.
“Nous voyons aussi des conséquences indirectes [...], surtout avec d’importants débouchés commerciaux pour MBDA, dont le sytème d’armes est déjà intégrée dans [le] Rafale”, font ainsi remarquer les analystes d’Exane BNP Paribas. Le broker fait remarquer que “cela pourrait bénéficier aux trois actionnaires de MBDA : EADS (37,5%), BAE Systems (37,5%) et Finmeccanica (25%).
Extraits de :
Eads : Profite indirectement du contrat indien pour le Rafale
http://www.tradingsat.com/actu-bourse-215174-EAD.html
(mes NB :
• il serait peut-être plus efficace de souligner l’importance de cette convergence européenne et de la favoriser plutôt que d’isoler splendidement la France à nouveau ... les Suisses et les Brésiliens observent ... parmis d’autres.
• EADS est aussi Français. La France est partie prenante dans l’Eurofighter depuis l’origine ... pourquoi se tirer à ce point une balle dans le pied et relancer nos divisions plutôt que de rassembler sur de nouvelles opportunités ? )

En 2007, l’Inde avait ainsi annulé un appel d’offres de 600 millions de dollars remporté par le fabricant européen d’hélicoptères Eurocopter
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/01/rafale-paris-espere-conclure-les-negociations-avec-l-inde-dans-dans-les-6-ou-9-prochains-mois_1637390_3234.html#mf_sid=475061076

Rafale en Inde : on se calme ! Jean Guisnel
L’annonce par l’Inde de son choix en faveur du Rafale est une bonne nouvelle. Mais le contrat, c’est pour plus tard. Peut-être… L’annonce faite ce matin par l’Inde n’est pas celle d’un contrat. (...)
Enfin, comment les Français ont-ils géré la corruption endémique dans ce pays, l’un des plus corrompus au monde
(ma NB : dans un contexte électoral ! Celà évoque facheusement le scandale des corvettes de Taiwan, ou encore celui des sous-marins Pakistanais. Rendez-vous dans 10 ans ?)
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/rafale-en-inde-on-se-calme-31-01-2012-1425849_53.php

“A long terme, l’Inde a besoin de 300 nouveaux avions de combat et il n’est pas impossible que les commandes de Rafale soient augmentées”, estime Shiv Aroor, spécialiste indien du secteur la défense. (...)
(Ces négotiations) s’annoncent longues et délicates dans le contexte économique difficile que traverse le pays, surtout après que la monnaie du pays, la roupie indienne, a chuté face au dollar, en 2011. (...)
New Delhi devra relever le défi de la production sur son sol
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/01/new-delhi-devra-relever-le-defi-de-la-production-sur-son-sol_1637234_3234.html#ens_id=1636502

En cas de vente à l’étranger, il est donc certain que le Rafale ne se vendrait pas 152 millions d’euros l’unité (...)
Rafale: l’avion qui coûte cher au contribuable, Julie de la Brosse
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/rafale-l-avion-qui-coute-cher-au-contribuable_274236.html

Le contrat s’élèverait à 10,4 milliards de dollars (7,9 milliards d’euros), d’après le Times of India

(mes NB:
• je calcule un prix de vente de 63 millions € /unité, actuellement le Rafale coôte 152 millions/unité ... )
• la France reprendra t’elle des Mirage-2000 ? Un des meilleurs arguments de vente de Dassault ... mais à quel coût ? Plus quel coût de mise à niveau pour quel client ?)

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/01/31/dassault-parvient-enfin-a-exporter-ses-rafale_1636901_3234.html#mf_sid=474565939

Une cerise sur le gâteau indien

Article lié : Un marché de durs

steph steph

  01/02/2012

Je vous rejoins partiellement sur votre perception de ce contrat du siècle.
Les indiens ont peut-être froissé les USA en choisissant le Rafale, mais ils avaient pris leurs précautions bien avant, en préparant avec soin le terrain.
En effet :

1. Tout d’abord l’Inde est un client historique, dans le sens de l’histoire (première commande export d’un chasseur français à réaction dans les années 50, affront sans doute destiné à l’ancien colonisateur britannique ). Depuis, ils complètent régulièrement leur dotation avec des chasseurs français : mystère, jaguar (franco-anglais), mirages 2000.

2. C’est un client satisfait (c’est peut-être idiot de le dire, mais c’est une vérité ). Le comportement et les qualités au combat des mirages 2000 lors de l’affaire de Kargil ont été jugés excellents. C’est un fait : l’Armée de l’Air Indienne aime ses mirages.

3. Les indiens ont suivi la voie de la sagesse :
- Des avions de combat de haute-performances avec la Russie (Su-30 / T-50 )
- Un méga-contrat pour les USA pour des c-17, des c130 et des P8 Posseidon (pour se faire pardonner en avance ?).
L’Inde a donc très largement choyé et servi l’industrie américaine qui serait bien mal inspirée de faire la fine bouche.
Les indiens ont été pendant un moment, le père-noel des américains en octroyant ces contrats dont les annonces ont fait le tour des médias anglo-saxons.

4. En conséquence on peut affirmer que l’Inde a préparé le terrain de son relatif affront, celui du choix du MMRCA (pour Multi-rôle Médium Range Combat Aircraft). Un choix européen.

5. L’appel d’offres a été plutôt exemplaire, même si il est pas dénué de fondements politiques (notamment au départ avec le forcing US sur le F16IN et le F35 dans un sens d’ailleurs assez ubuesque : nous vous autorisons à intégrer le F35 dans l’appel d’offres).

6. Le niveau d’engagement de la France a été constant depuis des années sur les relations indiennes (qu’on passe sous silence). Rappelez-vous : Agapanthe 2006, 2007, 2010… l’invitation des Su-30MKI en France. Les exercices entre les deux forces armées sont réguliers, les liens tissés en ces occasions sont forts.
Il y a aussi le contrat des Scorpènes (certes en retard).
De nombreuses entreprises de défense française sont implantées en Inde, qui aident notamment les industriels locaux sur le kaveri (moteur du Tejas).

7. Il existe un terreau franco-indien, qui remonte à loin. Et l’Inde est un des pivots de la stratégie française en Océan Indien qui est devenu le centre de l’axe des crises. L’autre point d’ancrage est les Émirats (le Rafale y est aussi proposé).

8. L’affaire libyenne est aussi passée par là. Comme le dit un responsable indien : ” Nous avons besoin d"un avion qui fait la guerre “. En une phrase, il a tout dit.

9. Durant les compétitions qui ont opposé les Rafales à ses concurrents aux EAU et en Corse (Solenzara), le coucou français a envoyé 9 fois au tapis le canard anglais. Ça suffit pas pour vendre, certes, mais ça marque les esprits. Quand on est à ce point de détail entre deux appareils, ces petites broutilles prennent une autre dimension.

10. Le choix d’un avion de combat relève de la perception de puissance, de la psychologie. Dans le cadre du MMRCA, on peut apprécier l’importance du cumul de toutes ces petites perceptions, parce que lorsqu’on les assemblent et qu’on les place dans un certain contexte : tout s’éclaire.

Le Rafale a largement mérité sa place de cerise, bien au sommet du gâteau indien. La plus belle place.

Rafale wins MMRCA - première annonce

Article lié : Pétrole, dollar, or, Iran : qui isole qui ?

Dedef

  01/02/2012

Rafale wins MMRCA
NEWSJanuary 31, 2012

http://www.stratpost.com/rafale-wins-mmrca-3

The French Dassault fighter aircraft Rafale has been selected to be the Medium Multi Role Combat Aircraft (MMRCA) of the Indian Air Force (IAF).

Dassault beat the four-nation consortium’s Eurofighter on price, with the fighter being identified as L1, or the lowest technically qualified bid.

StratPost understands that Dassault has been issued a letter from the Ministry of Defense, communicating their selection.

Three representatives of the Eurofighter consortium were also summoned to the Ministry of Defense at South Block on Tuesday afternoon, when they were informed of their loss in the competition.

The bid was originally estimated to be worth USD 10.4 billion, as per the budget estimate approved in 2007, but it is likely to have faced a substantial escalation in cost, keeping in mind inflation and the fall in the value of the Indian Rupee.

Voir aussi:
http://www.bbc.co.uk/news/world-asia-india-16809532
http://in.reuters.com/article/2012/01/31/india-defence-rafale-reaction-idINDEE80U0DO20120131

False flag

Article lié : Du USS Enterprise au USS Ponce, un état de la puissance

Taurus Scorpio

  31/01/2012

une théorie circule qui dit que les US auraient envoyer le USS enterprise au Golf pour s’en servir dans une opération False flag. Le démantèlement étant apparemment très cher, ils pourraient faire d’une pierre 2 coups.
http://www.youtube.com/watch?v=233vyuaJGOk

Une balle dans le pied.

Article lié : L’“embargo” iranien vers l’UE dès la semaine prochaine ?

Jack v.

  30/01/2012

Grand moment de solitude à prévoir pour ceux qui comptent organiser un embargo pétrolier contre l’Iran. Les asiatiques doivent se frotter les mains.

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/

« La production des champs existants décline de 5 % par an à mesure que les réserves s’épuisent, si bien qu’il faudrait que le monde ajoute l’équivalent de quatre Arabie saoudite (sic) ou de dix mers du Nord dans les dix prochaines années rien que pour maintenir l’offre à son niveau actuel, avant même un quelconque accroissement de la demande. »

Peter Voser, PDG de Shell.

@ Franck du Faubourg

Article lié : De l’amiral Fallon au USS John C. Stennis

Vincent .

  30/01/2012

Que voulez vous que je réponde à ” J’imagine que ...” quand les mots sont là ? Que vous avez de l’imagination, mais que vous l’employez au mauvais moment ?

Alors que vous imaginez un sens différent des mots que vous lisez, bête que je suis, je me contente de lire les mots et de les interpréter selon leurs définitions communément admises. Durant la lecture sur l’actualité, c’est avant tout l’attention et l’esprit critique que je tente de mettre en œuvre.

Et cette phrase m’est apparue comme suffisamment ambigüe pour la mettre en lumière. Un auteur,  dont la maitrise et la précision du verbe n’est plus à démontrer, ne peut, à mon humble avis, laisser passer cela sans arrière pensée.

Est-il écrit, oui ou non, que c’est l’Iran et non les USA et/ou Israël qui cherchent l’affrontement ?

Je vous remets la phrase : ” Un de nos lecteurs a déjà signalé le texte de DEBKAFiles du même 3 janvier 2012, qui voit dans l’actuelle situation les possibles prémisses d’un affrontement, d’ailleurs recherché par l’Iran sur ce cas précis ”

Ne pensez vous pas que la ficelle est un peu grosse ? Prétexter les mots d’un autre, autrement dit, user du principe de citation, pour faire passer une idée fallacieuse, cela m’a toujours alerté. Ce n’est pas la première fois que je décèle ce genre de drive.

Si l’on s’en tient aux faits et aux textes, je ne comprend pas ce qui a justifié votre remarque, sauf peut-être la béatitude et l’admiration.

Enfin , pour répondre à votre imagination, je vous oppose la mienne puisque j’ai trouvé une vidéo qui la met en lumière : http://www.youtube.com/watch?v=esFMtPngz9g&feature=g-all-u&context=G213c717FAAAAAAAABAA

@Daniel

Article lié : Notes sur la transaction or contre pétrole

Francis Lambert

  30/01/2012

Partager un article ne signifie pas y adhérer ... c’est simplement rappeler la complexité, l’importance du doute.
La liberté inconfortable à re/vivre.
La lecture de l’article vous aurait montré les contradictions qu’il porte : j’aurais pu extraire quasi l’inverse.

Les deux sont vrais, relativement.
Comme toujours une pièce de monnaie a deux faces. Elle ne représente rien en dehors de la culture qui l’utilise, de la société, de l’individu lui-même. Ainsi vont les banques, le capitalisme et tant de nos autres fariboles tellement fragiles.

Merci pour le lien.

le concept de “souveraineté nationale”

Article lié : Le laboratoire grec et l'infamie du Système

Francis Lambert

  30/01/2012

Comme les royaumes, les empires européens ont disparu, le dernier effondrement étant soviétique.

Cela évolue en fonction de la globalisation, de la science et des nouvelles menaces.
Un facteur majeur est aussi la population.
Tout le monde veut oublier le suicide séculaire de nos Nations. C’est devenu moins important car les autres forces l’emportent ... quoique nos haines Nationales restent une lourde tare (Irlande, Basques, Ecossais, Balkans, Ligue du Nord Italienne, Flamands, divisions etc.)
La population européenne s’est relativement effondrée (moins de 7% de la population mondiale), son vieillissement est spectaculaire ... sa souveraineté relative tend ainsi à s’invertir.
Sa soumission au bloc BAO est autant dans son histoire impériale binaire : dominant/dominé.
L’immigration, notre bouée de secours, est devenue spectaculaire, nos identités se continentalisent dans un schéma de révolution “planétaire”.
L’espace a explosé infiniment en une génération ... la télévision éclaire la moindre hutte africaine. La terre se conçoit comme notre seul vaisseau orbital, les politiques ne peuvent qu’être mondiales, et bientôt probablement dans la panique.

Internet me semble illustrer particulièrement cette révolution ... la souveraineté s’y balbutie en hadopis/hadopas, dans la déroute entrepreneuriale de nos Nations qui importent ... tout. Souverainement ...

Il y a aussi des contre-force en oeuvre.
La déplétion des ressources est anti-globalisation par son effet sur les transports : il y a - aura - un “peak” des transports, et une re-localisation relative.

Par contre les menaces de pandémie augmentent géométriquement ... jamais les microbes n’ont été aussi résistants. (Rappelons que la “grippe espagnole” avait tué bien plus que 14-18 ! ) La lutte ne peut qu’être globale.

Finalement la souveraineté se réfugie dans les guenilles de la fiscalité et se perçoit de plus en plus oppressive et de plus en plus injuste.
Des sentiments de plus en plus globaux.
Irlandais, Islandais, Grecs, Britanniques, Espagnols, Italiens etc en témoignent.

De la souveraineté ne restent que l’oppression et l’injustice ?

@ Francis Lambert

Article lié : Notes sur la transaction or contre pétrole

Daniel

  29/01/2012

Que l’€ soit plus répandu que le $, peut-être.
Il n’en demeure pas moins que le $ enrichit l’empire US alors que l’€ ruine l’Europe !
Lisez donc ce site pour savoir dans quelles banques ne pas laisser vos sous :
http://chevallier.biz/2012/01/banques-systemiques-usa-et-le-reste-du-monde-en-2011/
et ici pour vous rendre compte à quel point la BC€ va nous couler :
http://chevallier.biz/2012/01/bce-fed-et-us/

Foreign Affairs

Article lié : Le désordre, la guerre et ceux qui n’en veulent pas

Michel DELARCHE

  29/01/2012

Dans le même numéro de F.A. on peut lire sous la plume de Z. Brzezinski un article-programme “Balancing the East, Upgrading the West” (la modestie n’a jamais étouffé ZB…) qui contient la phrase suivante: “First the United States should reassess its reconnaissance operations on the edges of Chinese territorial waters, as well as the periodic US Naval patrols within international waters that are also part of the Chinese economic zone. They are as provocative to Beijing as the reverse would be to Washington.”
Cette dernière phrase est particulièrement intéressante: peu de (géo-)politiciens américains (vous avez déjà cité Ron Paul à propos de l’Iran) sont aujourd’hui capables d’un tel accès de lucidité empathique.