Daniel
21/03/2012
> Israël (...) extrêmement réticent sinon adversaire des mouvements de déstructuration de la Libye et de la Syrie
Êtes-vous sûr ?
La destruction de la Libye est le fait de BHL, Juppé - pourtant le ministre en exercice ! - n’aurait rien fait de lui-même, échangeant son silence contre une place de premier sinistre en cas de victoire de Sarközy.
Et BHL se vante d’agir en tant que sioniste !
Israël - en tout cas les plus mabouls du Likoud - ne préfère-t-il pas une mosaïque de petits états bien haineux qu’il est facile de dresser les uns contre les autres et de diaboliser encore plus pour s’assurer du soutien perpétuel des USA ?
Jack v.
21/03/2012
L’article montre que dans cette affaire la faction salafiste continue de faire avancer ses pions et enregistre ce qu’elle considère comme des victoires alors que le reste des factions qui soutiennent l’interventionnisme du bloc BAO interprète la chute de certains régimes de pays comme la Libye et l’Egypte comme des reculs de l’Islam. Ce dernier, notamment dans sa version salafiste n’a pourtant que faire des Etats-Nations.
Il me semble que les guerres du Moyen-Orient sont le fruit d’une alliance contre-nature entre plusieurs courants politico-religieux ou factions qui espèrent chacun tromper les autres et tirer les marrons du feu. Ces courants me paraissent être les suivants :
- Les sionistes qui rêvent toujours du Grand Israël expansionniste qui serait délimité par les fleuves Nil et Euphrate comme l’indique la présence des deux bandes bleues dans le drapeau israelien.
- Les néoconservateurs US qui tout en paraissant promouvoir les intérêts énergétiques et géopolitiques des US et soutenir le projet expansionniste des Israéliens, travaillent à répandre le chaos et à saper les fondements de tous les états, y compris ceux dont ils sont citoyens, et ceci pour accréditer la thèse de la nécessité de la fondation d’un état mondial.
- Les islamistes ou salafistes, appelez-les comme vous voudrez, dont le but est de montrer à l’ensemble des Musulmans qu’en l’absence d’un commandement militaire unifié ( Khilafah) et d’une réunion des peuples de la Oumma musulmane, le musulman continuera de se faire massacrer en toute impunité et à voir les ressources de son pays spoliées.
- Les malthusiens Anglo-Saxons qui travaillent à empêcher que les pays du tiers monde accèdent à la modernité et dont la marque se retrouve dans la façon dont les installations tant militaires que civiles de ces pays sont systématiquement détruites lors des interventions militaires du bloc BAO, l’objectif semblant, à terme, de faire croître le taux de mortalité, notamment infantile, dans les pays visés à défaut de ramener ces derniers à l’âge de pierre.
- Les nostalgiques de l’Empire Britannique (et des autres empires coloniaux), qui ne désespèrent pas de rétablir leur souveraineté sur leurs anciennes possessions, voire d’y adjoindre un bon morceau de Sibérie, si cette dernière s’avère mal défendue par une Russie affaiblie..
- Des groupes opportunistes qui se chargent du sale boulot de déstabilisation des états visés par les intérêts susmentionnés et qui fourniront, le moment venu, les futures “élites” corrompues du pouvoir qui sera mis en place après la destruction du régime visé.
Une telle alliance ne peut ni durer ni déboucher sur une politique rationnelle prévisible. Les différentes tendances qui la composent sont condamnées à s’affronter un jour ou l’autre et en attendant chacune travaille à saper les efforts des autres, pour améliorer sa propre position au fur et à mesure que son but lui semble proche, ce qui donne à l’action globale de cette alliance
un aspect erratique, irrationnel et déjanté qui caractérise l’uvre du bloc BAO depuis la chute de l’URSS.
A mon avis les convulsions épileptiques qui semblent agiter le bloc BAO ne sont pas les signes de son agonie prochaine mais indiquent plutôt que les lobbies qui le contrôlent luttent de façon féroce.
Il ne devrait pas être trop difficile à un pouvoir disposant de moyens d’information, d’analyse et d’action suffisants, comme par exemple celui du tandem Poutine-Medvedev, de semer la zizanie dans ce patchwork de factions pour déclencher une guerre entre elles.
olivier taurisson
21/03/2012
Bonjour à la compagnie dedefensa
Je vous lis assidument depuis quelques mois et j’apprécie beaucoup vos analyses de haute volée…je suis ennuyé pour vous de constater chaque mois vos difficultés à récolter les fonds nécessaires à votre oeuvre mais j’espère toujours que mon humble don vous aidera encore à tenir la route !
et merci encore pour votre éclairage dans la “ténèbre” des destructions systémiques…
Arrou Mia
20/03/2012
un pas en avant, deux ou trois en arrière
Richard RUTILY
20/03/2012
Les USA bloquent la vente par les Anglais des bombes guidées Paveway IV à l’Arabie Saoudite. Ils ont pourtant (les USA) vendus il y a à peine quelques semaine des F15 Silent Eagle pour un montant de 30 milliards de $. Ambiance au plus haut niveau entre Londre et Washington.
La réaction des Indiens :
“If we had any plan to buy F-18 or F-35 for MRCA or Navy ... I think that this new US embargo, towards the biggest US ally in that area, is a proof that India wouldn’t never be military independent with any US fighter (without speaking of sensible ToT).
At least Rafale can fire french weapons (Hammer GPS and future laser or EM guided bombs), thus ensuring total independence and full autonomy (of course bombs’ unit price should be a bit more expensive).”
Christian Merlinki
20/03/2012
Je rappelle qu’Ahmadinejad fut reçu très officiellement en chef d’Etat chiite par les autorités irakiennes en 2008. Ce qui était déjà perçu comme un camouflet pour Israël et les USA. L’Irak est dirigée par les Chiites et les Kurdes et très moyennement par des sunnites minoritaires n’ayant aucun portefeuille stratégique. Les autorités d’Irak n’ont aucun intérêt à encourager une déstabilisation chez leurs voisins; d’une part pour le chiisme qui est ciblé par la Ligue Arabe sunnite (pan religieux majoritaire en Irak), et d’autre part pour l’autonomie Kurde qui trouve dans le régime de Bachar El-Assad une protection efficace contre les salafistes qui pourraient compromettre les pénibles avancées dans leur lutte pour l’élaboration d’un futur Etat Kurde régional.
Jean-Paul Baquiast
19/03/2012
Vous écrivez “Le dernier facteur à considérer, comme un autre élément peu habile et peut-être potentiellement catastrophique pour le bloc BAO, cest lalliance très activiste de lArabie et du Qatar. Ces deux pays se sont transformés en de redoutables interventionnistes, poussés autant par lambition colorée dactivisme religieux que par une fuite en avant pour contenir leurs propres désordres intérieurs (cela, pour lArabie, essentiellement)”.
Je pense en effet que linconscience manifestée par l’occident ( y compris par la France) concernant le rôle destructeur pour nous de ces deux “gulfies” est sidérante. On s’est appuyé sur eux pour détruire Khadafi avec le résultat d’une islamisation terroriste de toute la région. On cherche à faire de même en Syrie. On aura le même résultat.
Est-ce pour protéger nos sources d’approvisionnement en pétrole venant d’Arabie ou du Qatar, ou pour d’autres raisons plus obscures (y compris sans doute le fait que ces royaumes achètent avec force pétrodollars les gens d’influence chez nous). Résultat: conforter des “impérialismes” religieux qui détruisent non seulement le grand moyen orient mais nos propres sociétés, via les banlieues.
L’Iran en comparaison parait bien moins dangereuse, que ce soit aujourd’hui ou demain. Et la politique à son égard, comme à légard de la Syrie, de la Russie et de la Chine infiniment plus sage. Peut-on espérer que François Hollande, s’il est élu renversera enfin (comme vous le suggérez dans un autre article) l’irresponsable politique de NS consistant à suivre aveuglément Washington ?
Daniel
19/03/2012
Que les civilisations musulmanes et chrétiennes se soient côtoyées, je n’en doute pas.
Ce qui a déterminé la Renaissance, c’est, outre l’arrivée des savants et de leurs textes des grecs anciens en Italie, le fait, qu’ayant - enfin - chassé les musulmans d’Espagne, celle-ci a pu, pour le bien (dont débarrasser le monde de la religion inca) comme pour le mal, aller découvrir les Amériques.
Quant au comportement des musulmans en Albanie, en Grèce, en Bosnie (au pourtant si beau drapeau angevin !) au Timor, ou entre eux en Libye et en Syrie, il est pour le moins révélateur d’une barbarie renforcée par une religion qui n’est qu’une machine de guerre.
Quelques livres pour vous nettoyer la tête de la propagande multiculturelle actuelle du système oligarchique :
Daniel
19/03/2012
Sur l’esclavage : http://www.amazon.fr/n%C3%A9griers-terre-dislam-premi%C3%A8re-VIIe-XVIe/dp/2262027641/ref=pd_sim_b_31
De toutes façons, là n’est pas mon propos ; même si ces gens n’étaient pas parmi les pires barbares, il ne sont pas chez eux chez nous ; l’Europe au Européens ! L’immigration est LA façon pour l’oligarchie de contrôler des peuples désunis et désinformés.
Jack v.
19/03/2012
@Daniel
Vous êtes dans l’erreur. Vous lirez avec profit une histoire de la Terre Sainte, ou de l’Espagne ou de tout autre lieu où les deux civilisations se sont côtoyées.
Francis Lambert
19/03/2012
... pourquoi pas, je vais lire et relire ça attentivement. Mais au trois premières lignes je suis déjà sidéré.
Daniel
19/03/2012
> les Alliés ont été petit à petit conduits à renoncer à tout ce qu’ils prétendait défendre, pour en arriver à ce que leurs soldats commettent des atrocités qui n’ont aucun équivalent dans le camp d’en face.
Certes, mais ne vous leurrez pas : c’est uniquement par manque d’occasion ; le comportement d’une armée musulmane d’occupation ne manquerait pas de rehausser le niveau d’ignominie…
Bilbo
19/03/2012
Le nombre de dirigeants de grandes banques quittant leur poste depuis quelques mois est assez hallucinant. 153 au total depuis début septembre 2011 comme le montre l’article ci-dessous :
Les raisons de ces départs ne sont pas toutes connues, mais un tel volume est assez stupéfiant.
Stephane Eybert
19/03/2012
“du Système qui le soumet, et du discours que cette soumission suscite chez lui pour navoir pas trop lair soumis”
Jack
18/03/2012
There will be moments like this when you’re searching for the meaning of this loss, Allen continued. There will be moments like this, when your emotions are governed by anger and a desire to strike back. Now is not the time for revenge, now is the time to look deep inside your souls, remember your mission, remember your discipline, remember who you are.
...
«Dans son règne rationnel sur toute la planète, la civilisation européenne na pas dissous la barbarie en conquérant de lointaines steppes ou de nouveaux déserts ; elle la introduite en son sein et sest laissée gagner par son propre processus de dissolution, irriguant de son sable ses déserts intérieurs.» Le terme est bien justement employé par Mattei, que nous employons souvent nous-mêmes tant il définit cette évolution intérieure des psychologies entraînées par le Système dans son propre processus dautodestruction : la dissolution de soi-même.
La civilisation européenne ritualisé la barbarie et en même temps elle l’a quand même portée à un degré jamais atteint auparavant.. Pour tuer plusieurs dizaines de millions de personnes en 6 ans pendant la deuxième guerre mondiale, il fallait être sacrément barbare et l’ensemble des Européens s’est complu dans cette barbarie, qui d’ailleurs fut prolongée par celle des guerres coloniales puis des guerres impérialistes.
Le barbare du temps jadis était violent et cruel mais il obéissait à sa propre conscience, ce qui n’est plus le cas du soldat moderne. On demande à ce dernier d’obéir sans réfléchir, c’est à dire de faire taire sa conscience et de faire parler ses tripes sur commande. Pour faciliter cela, on a normalisé les signes de la barbarie : les grades, insignes, barettes, médailles et tout le clinquant militaire ont remplacé les plumes, peintures de guerre, crânes, scalps mais l’inspiration reste la même. Toutefois, le guerrier Amérindien ou Zoulou devait conquérir et récolter lui-même les insignes de son courage et de sa valeur et se les attribuer seulement s’il les méritait alors que le soldat moderne doit mériter, à force d’abnégation, d’obéissance, et d’oubli de soi, l’assentiment de ses maître avant de se voir attribuer le droit d’arborer sa récompense, une médaille, par exemple. Il est donc plus proche par l’esprit, d’une espèce de moine-soldat que d’un barbare véritable.
Le barbare d’antan exerçait sa barbarie librement. Le soldat d’aujourd’hui n’est plus qu’un outil entre les mains d’autres hommes, les vrais barbares d’aujourd’hui, ceux qui le sont par l’esprit, et qui s’en servent pour terroriser et opprimer.
C’est un outil qui finit par avoir conscience (à nouveau) de ce qu’il est devenu et qui parfois, se révolte contre cette dégradation qu’il perçoit comme le fruit d’une tromperie. Ce soldat qui a tué pour son compte a retrouvé l’esprit des barbares d’antan. Du moins, il a essayé d’opérer pour son compte. Il s’agit d’un acte de résistance qui ne présage rien de bon pour les armées de l’OTAN.
Ce qu’il a fait n’est en rien honorable, mais si on considère qu’en le faisant, il a porté un coup à la source de son oppression, le système qui s’est servi de lui, alors force est de reconnaître qu’il a fait un pas vers sa libération. Si d’autres l’imitent, et ce sera le cas, c’est toute la construction impérialiste qui s’effondrera.
Si on examine la situation sous cet angle, la victoire des Talibans est totale, y compris et surtout sur le plan moral et d’une façon qui ne laisse plus aucune place au doute.
Venus paraît-il lutter contre ce qu’ils présentaient comme une forme de barbarie ( par exemple dynamiter les fameux Bouddhas de Bâmiyân) les Alliés ont été petit à petit conduits à renoncer à tout ce qu’ils prétendait défendre, pour en arriver à ce que leurs soldats commettent des atrocités qui n’ont aucun équivalent dans le camp d’en face.
Que leur reste-t-il ? Changer de théâtre pour aller tenter de faire oublier ailleurs (en Syrie, par exemple) cette prestation minable et faire un pas de plus vers la dissolution ?
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