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Rumsfeld et Bush ne faisaient pas le poid

Article lié : Rumsfeld et la “psychologie terrorisée”

Stephane Eybert

  17/04/2012

Souvenons nous du premier discours de Bush, au matin du 11 septembre, juste apres les attaques. Il parle d’une attaque contre la societe americaine plus que d’une attaque venant de l’exterieur et encore moins de l’etranger. S’il a ete pris de stupeur par l’attaque, ce que l’on peut voir par son immobilisation lors de sa visite a une classe d’eleves, faisant semblant de lire un livre ouvert a l’envers, cette stupeur doit etre regardee pour ce qu’elle est. Et elle n’est certainement pas une legerete et encore moins une incomprehension de l’evenement en cours.

A ce moment la, Bush comprend fort bien ce qu’il se passe. Il se sait vulnerable sinon presque impuissant. Il sait qu’il peut s’attendre a etre liquide sous peu, ce qui apparemment a ete tente par une fausse equipe de journalistes ce jour la. Cependant, il va rester en place en tant que president, peut-etre au chagrin de son vice-president.

Et son premier discours est conforme a sa comprehension de l’evenement. Il parle bien d’une attaque contre la societe americaine, et sans pouvoir dire les choses trop ouvertement, il indique bien l’origine interieure de l’attaque.

S’ensuit pour lui, une journee de mouvements qui semblent incomprehensibles. C’est sa tentative de garder le controlle de l’appareil de securite. Avec son avion il rejoint le commandement des forces strategiques pour couper court a toute eventuelle attaque de cette ordre. Il resiste ainsi pendant plusieurs heures, mais abdique quand on lui fait parvenir le code secret de son identite du jour, message qu’il comprend parfaitement: nous avons le controle au plus haut niveau. C’est la fin de sa presidence, et le debut de sa tragedie.

Souvenons nous que lors de la premiere annee de son mandat, son discours etait de faire rentrer les forces armees a la maison.

Maintenant il sera aux ordres. On va alors le voir en public, soumis a des tensions psychologiques extraordinaires, provoquant des comportements de sa part, qui ne peuvent qu’inspirer la pitie et l’incredulite. Voila un homme dont la souffrance est evidente. Cela a du etre d’autant plus difficile pour une psychologie comme la sienne, qu’il n’est pas un calculateur froid et professionel comme ont pu l’etre un Kissinger ou un Zbig. Ce roublard, ce petit filou n’est pas un tueur.

Il fait alors un deuxieme discours, dans la meme journee, probablement a l’injonction des nouveaux maitres du jeu. Et cette fois ci, il s’aligne completement sur la narative qu’on lui impose, origine de l’attaque etrangere, motivation terroriste, etc.. on a vite nous aussi appris la chanson.

Bush, sans etre une lumiere, etait quand meme un realiste, non pas grace a sa capacite d’analyse, mais du fait de sa simplicite de vue.

Rumsfeld etait aussi un realiste, Mais lui avait une vrai intelligence, qu’il savait activer pour la cause americaniste. Voila un homme qui a l’intellect et la psychologie pour faire son discours du 10 septembre.

Mais comme Bush, il ne peut rien faire face a la vague qui l’emporte. La puissance de l’evenement s’impose a tous, C’est un tsunami. Qui emportera presque toutes les psychologies, et fera taire les rares restes lucides.

Le terrorisme, inventé par la révolution française

Article lié : LEUR psychologie terrorisée

Laurent Caillette

  16/04/2012

Selon le Petit Robert : [Les `//` encadrent des italiques.]

Terrorisme (1794 ; de //terreur//).
1. //Hist.// Mot employé dans la période qui suivit la chute de Robespierre pour désigner la politique de //terreur// des années 1793-94.
2. Emploi systématique de mesures d’exception, de la violence pour atteindre un but politique (prise, conservervation, exercice du pouvoir…), et //spécialt//. Ensemble des actes de violence (attentats individuels ou collectifs, destructions) qu’une organisation politique exécute pour impressionner la population et créer un climat d’insécurité. “Le terrorisme peut être une méthode de gouvernement” (Romains)

Voilà qui rapproche joliment, et en économisant toutes sortes de théories, les auteurs de l’attentat du 11 septembre 2001 et ceux qui en tirèrent les principaux bénéfices.

La sortie se dessine....

Article lié : Fidel si, BHO no

Olivier

  16/04/2012

Le jour suivant le sommet, l´Argentine annonce la nationalisation de 51% de la filiale argentine de la société espagnole Repsol…. Il est vrai que les rumeurs allaient bon train, mais Kirchner a profité du sommet pour s´assurer l´appui des autres pays sud-américains….
Le sommet des amériques: BAO contre Amériques du Sud (BRICS??)
Attendons un peu plus….

Cartagenas de Indias

Article lié : Fidel si, BHO no

Olivier

  16/04/2012

Carthagène des indes… Quel lieu pour ce sommet….

Juste après la rencontre, les médias pro-système parlent d´une réussite ou d´un non échec. Voyons dans quelque temps quelle sera la réelle sortie de ce sommet…

En tout cas l´Histoire possède un humour qui laisse pantois …

Inversion des priorités...

Article lié : Euro: le sauve qui peut sera facile (The Economist)

Morbihan

  15/04/2012

... non seulement il (l’abandon de l’€) est possible, mais il est souhaitable (cf le texte qui inverse les termes)

Google politics pour suivre les élections

Article lié : In extremis

Francis Lambert

  14/04/2012

avec/sans sélection de candidat
http://www.google.fr/elections/ed/fr

Mainmise sur le Rimland

Article lié : Iran, Syrie et l’avancement de la crise haute

Morbihan

  14/04/2012

Pour “contenir” le Heartland (Allemagne, Russie essentiellement), tout comme pour s’octroyer les réserves de pétrole au détriment des concurrents (Europe continentale, Chine, Inde…), la géopolitique anglo-saxonne cherche à dominer le Rimland, constitué par le Moyen-Orient, les Balkans, L’Afghanistan, le Pakistan… L’Irak, l’Iran et la Syrie.
D’où ces jeux dangereux, en facilitant la montée d’un extrémisme musulman, en Perse dans les années 1970, en Yougoslavie ensuite, en Afghanistan, enfin.
Mais la Perse étant ce qu’elle est, une civilisation millénaire, n’est pas entrée dans ce jeu, tout comme la Syrie.
D’où ces manipulations, désinformations médiatiques.
Pauvre France, qui se fait berner à qui mieux mieux. Et qui sert de piétaille supplétive à ses pires ennemis. Vivement le prochain coup de balai, et que l’on mette à l’Elysée quelqu’un ayant un minimum de vision géopolitique. On peut rêver?

Paul Jorion vient d'écrire un article historique.

Article lié : In extremis

BRUNO ARFEUILLE

  14/04/2012

Samedi 14 avril 2012 :

Sur son blog, Paul Jorion écrit :

L’ÉCLATEMENT DE LA ZONE EURO : L’INSTANTANÉ.

Ce que vous voyez sur ce graphique produit par l’agence de presse Bloomberg, c’est l’éclatement de la zone euro. Sous la ligne horizontale, on voit les sommes qui quittent de mois en mois différents pays tandis qu’au-dessus de la ligne horizontale, on retrouve les mêmes sommes ventilées par pays où ces sommes aboutissent.

Les gagnants :  1. Allemagne, 2. Pays-Bas, 3. Luxembourg.

Les perdants (les plus tristes en premier) : 1. Italie, 2. Espagne, 3. Irlande, 4. Grèce, 5. Portugal, 6. Belgique.

Le graphique a été produit par la rédaction de Bloomberg à partir des données fournies par les banques centrales des différents pays de la zone euro. Un pays dont l’argent sort, en signale les montants. De même pour un pays qui le reçoit, la réglementation intérieure de la zone euro obligeant le pays receveur de prêter le même montant au pays donneur.

Si des sommes quittent un pays, c’est bien sûr que leurs habitants (riches) craignent de se retrouver du jour au lendemain en possession de lires, pesetas, punts ou Irish pounds, drachmes, escudos, francs belges, dévalués.

Pour donner un ordre de grandeur, en mars, par exemple, 65 milliards d’euros ont quitté l’Espagne.

N.B. : La Suisse n’étant pas dans la zone euro, les mouvements de capitaux vers la Suisse n’apparaissent pas sur le graphique.

http://www.pauljorion.com/blog/?p=35925

Mélenchon encore plus direct chez Mermet (France Inter)

Article lié : In extremis

Coli

  13/04/2012

Le père Mélenchon est un vieux roublard qui sait calibrer son discours pour être en accord avec les images qu’il veut convoquer : la narrative de la révolution française et des lumières sacralisées, avec lui même bien sûr, digne héritier prêt à reprendre le flambeau, non pas des lumières réelles, libérales et déstabilisatrices, mais celles plus folkloriques du renversement de la tyrannie, de la libération du peuple et de la naissance de l’esprit français, enfin libre et indépendant.

Mais il n’est pas dupe de ces images et connait bien son affaire et son histoire. Lors d’une émission sur France Inter en 2010 (1) où il avait un ton moins policé que dans les interventions citées dans Dedefensa, il comparait la nécessité de chercher aujourd’hui des alliances avec des pays sérieux, stables, en dehors de nos alliances avec les USA et l’Europe, avec l’exemple historique de François 1er et son alliance avec le sultan turc contre le Saint empire.

Extraits du passage de l’émission sur la politique étrangère :

[...] Le cœur du monde, les Etats Unis d’Amérique, sont la cause principale de l’infection générale du monde [...] si on coupe le canal par lequel le fric du monde entier arrive jusqu’à eux, car ils vivent au crochet du monde, ils sont morts (il hausse le ton pour dire : morts).

Moi je propose qu’on ne s’entende pas avec les américains, ils sont un bateau pourri en train de couler et il est grand temps de sortir notre barque de secours.

[...] En politique internationale il faut avoir des partenaires et non des amis ou des faux amis, moi je propose qu’on s’entende avec des gens sérieux [...] et ça tombe bien car quand on regarde notre histoire longue, en France on a l’habitude, car déjà du temps de François 1er, le roi s’est entendu avec le sultan contre le Saint Empire et toute l’Europe hystérique a hurlé à la trahison, mais moi je dis : et alors !!!

[...] il y a un problème plus important que celui qu’on nous met sous le nez (il parle de la crise grecque) qui s’appelle les Etats Unis d’Amérique, les américains sont le problème du monde. Si ce pays devait être soumis aux même normes que celles auxquelles on est en train de soumettre la Grèce, ils devraient bosser 200 ans sans bouffer ni s’habiller pour produire l’équivalent de tout le fric pourri dont ils ont inondé le monde entier et qui n’a aucune contrepartie.

Aujourd’hui ce fric pourri est absolument partout, ça veut dire que nous sommes à la merci d’un incident mineur qui peut faire que tout peut s’écrouler en quelques heures [...]

[...] Alors oui, on va me dire que je fais de l’anti-américanisme primaire, et bien moi je ferai de l’anti-américanisme supérieur quand il existera un américanisme supérieur, d’accord !!!

(1) Là bas si j’y suis avec Daniel Mermet.

Aucune intelligence humaine

Article lié : L’Iran et la thèse de “la crise sans fin”

Jean-Paul Baquiast

  13/04/2012

Je pense en effet qu’aucune intelligence humaine consciente et organisée n’est capable de prendre la mesure complète de la situation (de la crise) et moins encore de la piloter à son profit. Ceci pas plus aux USA qu’ailleurs. malgré leurs potentiels d’observation et d’action
Ceci n’empêche pas certaines de ces intelligences de tenter de manipuler la situation au service de ce qu’ils considèrent être leur intérêt.

Un logiciel totalement incontrôlable

Article lié : L’aveu : le JSF “sur les genoux”...

Jean Lemoine

  13/04/2012

En général, un logiciel rend service ou pas. Il fait son travail, ou il plante, ou il fait n’importe quoi.

Lorsque, techniquement, un logiciel fonctionne parfaitement bien mais ne remplit pas la tâche qu’on attend de lui, un informaticien dira ironiquement que le logiciel « works as designed ». Entendre : le logiciel fonctionne bien, c’est le rédacteur du cahier des charges qui s’est trompé.

Mais alors, dire « [...] flight tests demonstrate that the software is working as developed. », ça, j’avoue que je ne m’y attendais pas ! Cette expression dit tout simplement que le logiciel est totalement incontrôlable, puisqu’il fait ce que le programmeur lui a dit de faire (ce qui est l’évidence même), que le résultat soit bon ou mauvais, ou qu’il n’y ait pas de résultat pour cause de bug !

In extremis…

Article lié : In extremis

Maurice Lecomte

  13/04/2012

L’intervention de Mélanchon est très intéressante, ...
mais en totale contradiction avec son appui déclaré à l’intervention française en Libye.
C’est vraiment dommage…

Ironie

Article lié : In extremis

Pascal B.

  12/04/2012

le pauvre Mélenchon, pour une fois pris en flagrant délit de naïveté au nom de sa foi dans “la gauche”, – car c’est bien mal connaître qui est réellement Cohn-Bendit et ses acolytes, – Mélenchon presque douloureusement surpris de ces attaques (dans Le Monde du 10 avril 2012 : «Il a parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec moi mais pour quelqu’un de gauche, l’urgence serait plutôt de taper sur l’extrême-droite, surtout au moment où moi, je fais tout ce que je peux pour la faire passer derrière moi [Marine Le Pen]. Il pourrait donner un petit coup de main utile mais il veut pas, il veut pas…»)

==> Ironie qui consiste à prêcher le faux censé être le vrai en sachant pertinemment que c’est faux pour mieux souligner les contradiction du locuteur au sujet duquel on feint de s’étonner !!

Les perdants magnifiques

Article lié : In extremis

Michel DELARCHE

  12/04/2012

S’il est une catégorisation commune qu’on peut appliquer à Mélenchon et à Ron Paul c’est bien celle-ci. Servis tous deux par une conjoncture qui entre en résonance avec leur instinct politique, ils servent seulement d’incubateurs à des demandes politiques confuses toujours en attente d’une offre cohérente.
Depuis le retrait-surprise de Santorum (pas si surprenant que cela en fait: les pressions des caciques républicains sur ses parrains financiers—et j’emploie à dessein le mot “parrain” avec toutes les connotations désobligeantes que votre mauvais esprit voudra bien leur donner—ont produit leur effet et fait ressortir sa faiblesse intrinsèque: contrairement à Ron Paul, Santorum n’était qu’un pur produit “extrémisé” du nationalisme hystériquement bigotisé qui caractérise aujourd’hui le parti républicain) Ron Paul va retrouver marginalisé: la probabilité que vous évoquiez qu’il devienne un faiseur de roi voire un 3ème candidat indépendant est maintenant réduite à zéro (ceci dit sachant que la théorie mathématique nous enseigne qu’un événement de probabibilité nulle peut tout de même se produire…)
De même, le citoyen Mélanchon (qui à l’instar d’un Jospin commença sa carrière d’apparatchik comme sous-marin lambertiste au PS) restera voué à la marginalité improductive comme son homologue allemand Oskar Lafontaine; et contrairement à ce que prévoient les sondages, il me semble peut probable qu’il dépasse Le Pen.
Certes ces politiciens “à l’ancienne” comme on dit avec condescendance dans les médias ne manquent pas d’élan, mais cela ne suffira pas: il faudra que la crise s’aiguise encore bien davantage avant que des dirigeants parlant à la fois juste et vrai n’atteignent le coeur des peuples, s’ils y parviennent jamais.
Pour terminer, une notule historique: comme vous le relevez, il est exact que les contradictions entre les exigences d’une politique nationale et le “Parti de l’étranger” n’ont pas attendu les Lumières pour se manifester; la cordiale détestation gallicane de l’aristocratie française envers les Jésuites et autres suppôts de l’ultramontanisme en est un bon exemple (même si s’y greffaient des revendications plus matérielles que spirituelles touchant aux évêchés, monastères et autres prébendes… nul n’est parfait…)

Qui est Cohn-Bendit ?

Article lié : In extremis

Julien

  12/04/2012

“Car c’est bien mal connaître qui est réellement Cohn-Bendit et ses acolytes.”

Le qui que vous avez pris la peine de souligner a attisé ma curiosité. Je serais intéressé par d éventuels développement de votre part sur ce point.