hourya slimani
20/04/2012
Si vous voulez savoir d’où vient l’inspiration gaulliste de Mélenchon ,
je vous conseille vivement de consulter le programme présidentiel de François Asselineau en pdf sur le site de l’UPR et vidéo sur you tube et dailymotion.
Vous remarquerez que lors du discours du 30 mars 2012, Mélenchon reprend les idées et arguments qu’ Asselineau a présenté lors de sa candidature officielle du 03 décembre 2011 visible dans son intégralité sur le site de l’UPR .
http://www.u-p-r.fr/presidentielles-2012/le-programme-de-l-upr
Les idées essentielles étaient présentes dans la charte fondatrice de ce parti e mars 2007.
http://www.u-p-r.fr/charte-fondatrice
Asselineau subit en France le même barrage médiatique que Ron Paul aux Etats-unis , il n’existe pas pour la Presse-pravda. Pourtant ses écrits et ses conférences sont lues et vues attentivement par nos ” élites ” politiques et journalistiques mais il est Celui Dont Même Le Nom Ne Doit Pas Être Prononcé ; ” vous vous rendez compte il veut faire sortir la France de l’Euro, de l’Union Européenne et de l’OTAN en vertu de l’article 50 du traité de l’union européenne ” .
Il est sur qu’en matière politique , on ne peut parler de plagiat car le principal est que les idées circulent mais il faut rendre à César ce qui est à César. Asselineau et l’ UPR qui se font connaître essentiellement par internet et le bouche à oreille ,connaissent une croissance exponentielle d’adhérents et sont en train de bousculer le jeu de quille politicien en obligeant les politiciens pseudo-opposants à avoir un discours plus anti-systême
Ce qui est remarquable dans cette affaire , c’est que même absent des élections , Asselineau a gagné car ses idées sont présentes alors que le systême a tout fait pour l’éliminer .cf la vidéo :
http://www.dailymotion.com/video/xpkqpo_declaration-faite-a-l-issue-de-la-collecte-des-500-parrainages-par-francois-asselineau-upr_news#from=embediframe.
Marine Le Pen et Dupont-Aignan parlent de l’article 50 , Mélenchon parle des lettons et de souveraineté,..
Nous n’ avons pas fini d’entendre parler d’ Asselineau dans les temps qui viennent . D’ailleurs pour ceux qui ne le connaissent pas , voci son dernier article concernant la décision argentine de nationaliser la société pétrolière YPF.
” LArgentine prouve quil y a une vie après la « mondialisation inévitable »
Le gouvernement argentin vient de décider, ce 16 avril 2012, dexproprier le groupe espagnol Repsol de sa participation dans la compagnie pétrolière argentine YPF, qui est donc renationalisée.
Cette nouvelle décision fait grimper aux rideaux le gouvernement de Madrid qui y dénonce une attaque contre les « intérêts espagnols ». Mais elle sinscrit en réalité dans une politique de longue haleine, mise en uvre depuis dix ans par le président de la République Nestor Kirchner puis par sa femme qui lui a succédé à ce poste.
Cette politique « néo-péroniste » est approuvée par une très grande majorité du peuple argentin : elle consiste à rendre à la République argentine sa souveraineté et son indépendance nationales, et sa capacité à assurer la justice sociale entre ses habitants. Ses succès sont remarquables.
RAPPEL DE LHISTOIRE RÉCENTE DE LARGENTINE
Tout au long des années 90, lArgentine avait appliqué, sous la présidence de Carlos Menem et à la demande du FMI, une politique ultra-libérale de privatisation à outrance de toute son économie.
Cette politique fut assez comparable à celle dont sont actuellement affligés la France et les pays de lUnion européenne, sous les exigences du même FMI et de la Commission européenne. Dans lArgentine des années 1990, comme dans la France des années 2000-2010, les médias et les politiciens ne cessaient dexpliquer au peuple argentin quil était nul, et que son salut collectif ne viendrait que des « réformes indispensables » consistant à vendre à des groupes privés étrangers tout ce qui appartenait au peuple argentin.
Cette ultra-libéralisation de léconomie argentine a certes provoqué lenrichissement dune partie de la population pendant quelques années, et surtout une débauche de consommation.
Mais elle a aussi et surtout entraîné une autre partie de la population dans la pauvreté (environ 20% de chômeurs officiels vers 1998) , avant de provoquer une hyper-inflation et une crise économique et financière de très grande ampleur à la fin des années 1990 et au début des années 2000.
La crise économique et financière culmina en 2001 et conduisit à des décisions historiques : le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement du président Eduardo Duhalde procédait à un gel total des avoirs bancaires et à une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar. La monnaie argentine continua à baisser très rapidement ensuite, jusquà perdre près de 50% face au dollar.
Après avoir mis en place un plan économique très volontariste, le président Duhalde convoqua des élections présidentielles anticipées en avril 2003. Ce fut le candidat péroniste de centre gauche Nestor Kirchner qui fut élu, sur un programme de restauration de lÉtat et de la souveraineté nationale argentine sur son économie.
Nestor Kirchner a été président de la République argentine de 2003 à 2007. Son bilan est historique :
a) envoyant balader les banquiers, il a « renégocié » la dette du pays en 2005 dune façon expéditive : il a purement et simplement refusé le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure !
b) faisant un bras dhonneur au dogme de lultra-libéralisme et de la prétendue « mondialisation inévitable », il a :
- gelé les tarifs de lénergie et des transports,
- taxé très fortement les importations,
- relancé lactivité économique (+ 50 % en cinq ans !) en la soutenant de façon keynésienne par les dépenses publiques,
- provoqué une forte hausse des salaires,
- et engagé un programme tenace de réappropriation par le peuple argentin des grands services publics du pays qui avaient été bradés à des intérêts privés américains ou européens à la demande du FMI :
- novembre 2003 : Renationalisation de la Poste argentine, qui avait été privatisée en 1997.
- janvier 2004: Renationalisation de la concession de lespace radioélectrique national, qui avait été attribué au groupe français Thales Spectrum, filiale de Thales (ex-Thomson) en 1997.
- mars 2006: Renationalisation de la distribution de leau potable qui avait été attribuée au groupe français Suez en 1993.
- mars 2007: Renationalisation du Chantier naval Darsena Norte, privatisé en 1999. Les employés reçoivent 10% des actions, le reste étant contrôlé par lEtat.
Cest sa propre épouse, Cristina Kirchner qui lui a succédé au poste de présidente de la République le 10 décembre 2007. Réélue il y a quelques mois, en octobre 2011, elle a continué limpressionnante uvre libératrice de son mari :
- novembre 2008 : Renationalisation du système de retraites, qui avaient été privatisées en 1994.
- décembre 2008 : Renationalisation des compagnies aériennes Aerolineas Argentinas et Austral, privatisées et acquises en 1990 par la compagnie espagnole Iberia, puis en 2001 par le groupe espagnol Marsans.
- et enfin, ce 16 avril 2012 : Renationalisation majoritaire (à 51%) de la compagnie pétrolière YPF, qui avait été privatisée et cédée à lEspagnol Repsol en 1992.
CONCLUSION
Tout comme les cas islandais ou vénézuélien, la politique économique, financière, sociale et industrielle menée en Argentine depuis 10 ans est soigneusement censurée dans nos médias asservis à loligarchie financière et industrielle euro-atlantiste.
Cette censure sexplique : tout ce qua décidé le gouvernement de Buenos Aires, avec le soutien massif de sa population, prouve que les dogmes de lultra-libéralisme et de la « mondialisation inévitable » sont des mensonges et des politiques insanes, sur lesquelles un peuple peut et doit parfaitement revenir.
Après avoir failli être détruite par les tenants de la privatisation de la planète au profit dune infime minorité, lArgentine est la preuve vivante que lavenir nest pas dans la destruction des États, mais dans leur résurrection.
Je me permets au passage de voir, dans la politique de renaissance argentine, des points de ressemblance frappants avec le programme de renationalisation des services publics essentiels que javais présenté le 3 décembre dernier.
Ce nest pas parce quune censure médiatique absolue ma empêché de soumettre ce programme présidentiel libérateur au vote des Français quil a perdu de son intérêt et de sa pertinence. Bien au contraire, lexemple argentin montre quil est plus actuel que jamais et que lhistoire finira, tôt ou tard, par lui donner raison. “
Stephane Eybert
20/04/2012
Un joli roman pour voir cette epoque de Mai 68 et la resistance gaulliste face a la collaboration transatlantique.
Olivier
20/04/2012
Je me pose cette question dont la réponse me dépasse. Ces politiques, ces élus n’aiment pas à ce point leur pays pour avoir de telles décisions et être influencés de la sorte.
C’est eux qu’il faut priver de leur droit civique.
Franck du Faubourg
20/04/2012
Il n’y a - a mon humble connaissance, aucun journal, blog, ou “papier” qui n’ait pas à un moment ou un autre fait la faute d’orthographe! En 2 mots : l’important n’est pas (forcément) là!
Très bon discours , celui de Mélenchon…
Quelques éléments gènants:
- pourquoi diaboliser sans justification l’Iran? S’il y a bien un pays qui n’ait jamais “attaqué” ses voisins, c’est bien celui-là.
OK; suis-je sans doute influencé par les analyses d’un ami grec (fin connaisseur des iraniens) me résumant les Perses - pardon: iraniens- comme des “Seigneurs”..
En toute logique, la France devrait respecter l’Iran dans sa recherche d’indépendance non agressive et souveraine…
- Pourquoi être pratiquement muet sur la réalité des mécanismes et manipulations liées à la finance et la monnaie? : c’est la BASE , l’outil essentiel des gens que Mélenchon dénonce!
Parler de Souveraineté sans aborder ce point particulier, c’est comme parler de la santé sans évoquer celle d’un empoisonnement possible du sang!
Pour remettre les choses à plat: les USA - légitimement accusés d’ètre le Suppot du Satan du jour- sont nés de leur refus d’ètre assujettis à la Finance de la City. Les USA ont perdus leur souveraineté en décembre 1913, avec la naissance de la FED..
Ils sont désormais devenus la plate-forme de ce pouvoir redoutable qui est celui qu’on appelle la “finance internationale”
Ceci n’enlevant rien à leurs dérives culturelles spécifiques, évidemment.
L’existence - et la popularité - d’un Ron Paul devrait pourtant servir de référence, dans le cadre des USA…
Parler de souveraineté sans aborder la souveraineté financière - ou monétaire - n’a aucun sens pratique.
Philippe Grasset
20/04/2012
Bien évidemment, cela est du à une faiblesse du matin. Il est vrai que nous avons parfois quelques embarras dus à des confusions catastrophiques de type mnémotechnique absolument primaire, qui nous font prendre un mot pour un autre (il y eut
), et dans ce cas une lettre pour une autre (Mélanchon pour Mélenchon). Le cas est si remarquable que nous avions initialement corrigé plusieurs Mélenchon en Mélanchon dans le texte…
Il y aura donc de plates excuses présentées pour cette confusion d’une lettre. Pour autant, il ne nous semble pas nécessaire de convoquer le tribunal de la Sainte Inquisition; un psy, peut-être…
PhG
Frédéric GUILLIEN
20/04/2012
Bonjour,
J’ignore comment cette modification peut avoir lieu, mais un certain nombre de personnes, en général les plus méprisantes à l’égard du bonhomme, ne parviennent pas à orthographier son nom convenablement.
Ma foi pourquoi pas. Mais je vous préviens : pour le moment, je n’avais vu cette sorte d’interversion que chez des bas du front d’extrême droite.
Cordialement :-)
Claude Animo
20/04/2012
D’accord sur le fond.
Sur la forme, Mélanchon sorthographie Mélenchon.
Morbihan
19/04/2012
... du petit bout de ma lorgnette, et pour avoir vécu au Bénélux plus de 20 ans, cette hypothèse n’a rien pour me surprendre.
En effet, les Néerlandais, douloureusement surpris en mai 1940 - ont-ils, depuis, oublié leur neutralité d’alors - attendaient le secours d’une armée française - “la plus forte du monde”, telle qu’imaginée alors - dont ils ne voulaient pas qu’elle se prépositionne sur leur territoire. Idem d’ailleurs pour la Belgique.
Je ne reviendrai pas sur le désastre, alimenté tant par ces refus, que par l’incompétence des décideurs français, ainsi que par le sabotage des communistes d’alors (lisez l’hebdo du PSB Parti Socialiste Belge -, “Germinal”, dans les années 1956-1960, tout y est décrit, à froid, et sans langue de bois. Une fois n’est pas coutume). II faudra attendre Barbarossa en 1941 pour qu’ils comprennent leur erreur, et se présentent ensuite comme le"parti des fusillés”. Un mensonge de plus mais, dans notre système virtuel, quelle importance?
Simplement, depuis, les Néerlandais sont devenus les supplétifs des Britanniques, donc des USA.
Sérieusement, imagineriez-vous la KLu voler sur un Rafale? Soyons sérieux. Mieux vaut un splendide fer à repasser: le F35.
Stephane Eybert
19/04/2012
@Mathieu
Cette information est relatee dans le livre de Webster Griffin Tarpley
http://www.amazon.co.uk/11-Synthetic-Terror-Made-USA/dp/0930852370/ref=sr_1_sc_1?ie=UTF8&qid=1334820701&sr=8-1-spell
Il y a aussi les livres de David Ray Griffin.
Ces deux auteurs ont aussi de nombreux documentaires et conferences sur YouTube.
Cordialement,
laurent juillard
19/04/2012
Et dans leur habituel technique pour detourner l’attention du public des vrais problemes, la seul chose qui ressort de ce sommet dans la presse pravda est un soi disant scandale parce que quelques gardes du corps se seraient offert des prostitues. Non, comment est ce possible ??
Stephane Eybert
18/04/2012
Pour cela :-)
“... et qui apparaîtront alors comme une surprise considérable et comme linjustice dun destin qui aurait oublié de prendre en compte la vertu de la cause défendue en Afghanistan par le bloc BAO.”
Bilbo
18/04/2012
Bonjour,
Pour compléter cette analyse, je vous propose un peu de lecture :
Tout d’abord cet article (en français) de Ria Novosti qui parle de l’élargissement de l’autorisation accordée par la Russie pour l’utilisation de la base aérienne d’Oulianosk par les forces de l’ISAF. Ca fait tourner l’économie russe.
http://fr.ria.ru/tribune/20120418/194349422.html
Ensuite un lien vers un site spécialement dédié au retrait des forces en Afghanistan en 2012 :
http://www.talkingproud.us/AfghanWithdrawal/AfghanWithdrawal.html
Voici un extrait de ce site concernant le retrait des forces allemandes. On appréciera le volume de matériel par rapport au nombre d’hommes concernés (article paru le 04 avril) :
“Germans military concerned about impending withdrawals
Der Spiegel German magazine reported on April 3, 2012 that the German military will withdraw from a northeastern base at Faizabad within the next few months but has numerous concerns about this and the overall withdrawal. While there are only 500 german Army soldiers there, the Germans see departure as a massive undertaking. Ulrike Demmer and Matthias Gebauer said this: The Germans are taking inventory in Afghanistan at the moment. About 6,000 containers of material, 1,200 armored vehicles and 500 non-armored vehicles need to be brought back to Germany. Furthermore, there are also many unanswered questions: Which forces will be withdrawn, and when? Which soldiers are organizing the withdrawal? What must be brought back to Germany? What happens after 2014? The Germans, like the Dutch before them, will have to send in more forces to help withdrawal those already there. They are also worried about the future of all those who have helped them. (040412)”
Enfin un article de M. Bhadrakumar paru le 9 avril qui aborde ce même sujet sur le retrait des forces mais pour la Grande Bretagne en se focalisant sur les contorsions que devra faire la diplomatie britannique et la Couronne vis à vis de l’Ouzbékistan.
http://indrus.in/articles/2012/04/09/tashkent_demands_place_in_the_sun_15401.html
Francis Lambert
18/04/2012
“Alors que Londres vit à l’heure de la rigueur, la facture des JO, prévus dans 100 jours (27 juillet-12 août), passe mal. La grogne monte chez les Anglais.
Pour sa défense, le gouvernement assure que l’événement planétaire sera bénéfique à l’économie locale. 1500 entreprises se seraient partagé un pactole de 9 milliards d’euros de contrats. Mais les experts estiment à moins de 1 % du PIB le gain net de croissance généré par les JO sur plusieurs années. ()
La note de l’organisation des JO pour les contribuables anglais n’a cessé de s’envoler depuis le chiffre initial de 3 milliards d’euros lorsque Londres a remporté la compétition en 2005. Le comité d’organisation travaille maintenant sur un budget de 11 milliards, mais un rapport parlementaire estime que la facture risque d’atteindre plutôt 13 milliards. Et même 29 milliards si l’on prend en compte les coûts indirects pour les services publics, dont la présence policière et militaire.”
Extrait de “Le vrai coût des JO de Londres” http://www.lefigaro.fr/sport-business/2012/04/17/20006-20120417ARTFIG00685-le-vrai-cout-des-jo-de-londres.php
NB : l’art de camoufler ses propres problèmes derrière ceux des autres : la grande spécialité anglo-saxonne.
Londres suit la Grèce et accélère encore avec cette facture olympique déjà plus élevée (dont les recettes ne sont que des espoirs).
Cela dans la pire austérité parmis les “grands” pays d’europe !
Trentesaux Mathieu
17/04/2012
“Il sait qu’il peut s’attendre a etre liquide sous peu, ce qui apparemment a ete tente par une fausse equipe de journalistes ce jour la”
“Il resiste ainsi pendant plusieurs heures, mais abdique quand on lui fait parvenir le code secret de son identite du jour, message qu’il comprend parfaitement: nous avons le controle au plus haut niveau”
Stephane, c’est bien la première fois que je lis une telle interprétation des suites du 11/9. Auriez vous quelques sources pour, sinon étayer, du moins éclairer cette vision des choses, qui m’intrigue beaucoup.
Cordialement
Stephane Eybert
17/04/2012
Souvenons nous du premier discours de Bush, au matin du 11 septembre, juste apres les attaques. Il parle d’une attaque contre la societe americaine plus que d’une attaque venant de l’exterieur et encore moins de l’etranger. S’il a ete pris de stupeur par l’attaque, ce que l’on peut voir par son immobilisation lors de sa visite a une classe d’eleves, faisant semblant de lire un livre ouvert a l’envers, cette stupeur doit etre regardee pour ce qu’elle est. Et elle n’est certainement pas une legerete et encore moins une incomprehension de l’evenement en cours.
A ce moment la, Bush comprend fort bien ce qu’il se passe. Il se sait vulnerable sinon presque impuissant. Il sait qu’il peut s’attendre a etre liquide sous peu, ce qui apparemment a ete tente par une fausse equipe de journalistes ce jour la. Cependant, il va rester en place en tant que president, peut-etre au chagrin de son vice-president.
Et son premier discours est conforme a sa comprehension de l’evenement. Il parle bien d’une attaque contre la societe americaine, et sans pouvoir dire les choses trop ouvertement, il indique bien l’origine interieure de l’attaque.
S’ensuit pour lui, une journee de mouvements qui semblent incomprehensibles. C’est sa tentative de garder le controlle de l’appareil de securite. Avec son avion il rejoint le commandement des forces strategiques pour couper court a toute eventuelle attaque de cette ordre. Il resiste ainsi pendant plusieurs heures, mais abdique quand on lui fait parvenir le code secret de son identite du jour, message qu’il comprend parfaitement: nous avons le controle au plus haut niveau. C’est la fin de sa presidence, et le debut de sa tragedie.
Souvenons nous que lors de la premiere annee de son mandat, son discours etait de faire rentrer les forces armees a la maison.
Maintenant il sera aux ordres. On va alors le voir en public, soumis a des tensions psychologiques extraordinaires, provoquant des comportements de sa part, qui ne peuvent qu’inspirer la pitie et l’incredulite. Voila un homme dont la souffrance est evidente. Cela a du etre d’autant plus difficile pour une psychologie comme la sienne, qu’il n’est pas un calculateur froid et professionel comme ont pu l’etre un Kissinger ou un Zbig. Ce roublard, ce petit filou n’est pas un tueur.
Il fait alors un deuxieme discours, dans la meme journee, probablement a l’injonction des nouveaux maitres du jeu. Et cette fois ci, il s’aligne completement sur la narative qu’on lui impose, origine de l’attaque etrangere, motivation terroriste, etc.. on a vite nous aussi appris la chanson.
Bush, sans etre une lumiere, etait quand meme un realiste, non pas grace a sa capacite d’analyse, mais du fait de sa simplicite de vue.
Rumsfeld etait aussi un realiste, Mais lui avait une vrai intelligence, qu’il savait activer pour la cause americaniste. Voila un homme qui a l’intellect et la psychologie pour faire son discours du 10 septembre.
Mais comme Bush, il ne peut rien faire face a la vague qui l’emporte. La puissance de l’evenement s’impose a tous, C’est un tsunami. Qui emportera presque toutes les psychologies, et fera taire les rares restes lucides.
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