Richard RUTILY
22/07/2012
Bonjour David,
Il me semble que l’explosion que vous décrivez d’un méthanier ne pourrait pas avoir lieu de manière aussi violente. L’oxygène nécessaire ne serait pas disponible en quantité suffisante dans un temps suffisemment bref. Mais ce serait quand même une belle explosion.
Laurent Demaret
22/07/2012
Phillipe Girardi : antisémite, cinglé d’extrème droite.
Tel est le résumé d’un lecteur du Guardian suite à cette publication :
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/jan/17/syrians-support-assad-western-propaganda
“No reporters have followed up on a significant recent article by Philip Giraldi, a former CIA officer who now writes for the American Conservative
The reason no reporters have followed up on this article by Philip Giraldi is because Giraldi is no “conservative.” He is an extreme right-wing fringe conspiracy fanatic with a viciously anti-Israel obsession who will inevitably blame a Zionist-neocon conspiracy for whatever goes wrong in Syria.
No mainstream journalist will touch anything Giraldi writes. Furthermore, any claim by Giraldi should be taken with a grain of salt.”
PS : j’ai découvert cet article en tapant “Philippe Girardi” dans un champ de recherche qui est tout ce qui s’affiche quand on clique sur le lien http://findarticles.com/p/articles/mi_7060/is_7_11/ai_n58666255/?tag=content;col1 censé nous amener sur le site de “the american conservative” depuis le texte de l’article de dedefensa.
laurent juillard
22/07/2012
Parmi les nombreux signes augurant dun sentiment dautodestruction qui habite la conscience collective étasunienne celui ci :
En vingt ans, le pourcentage d’Américains qui soutiennent des lois “plus sévères” s’est équilibré, passant de 78% en 1990 à 44% en 2010, selon un sondage de l’institut Gallup, tandis que 32% des foyers américains possèdent une arme à feu, selon Jim Kessler, ancien responsable d’Americans for Gun Safety, un groupe favorable au contrôle.
La perte d’influence des partisans du contrôle des armes se traduit aussi financièrement. Les revenus du Brady Center, l’organisation la plus importante en faveur du contrôle, atteignaient 5,9 millions de dollars en 2010 (4,7 millions d’euros), alors que la National Rifle Association (NRA), le lobby le plus connu du camp opposé, a réuni 253 millions de dollars (202 millions d’euros) la même année.
http://fr.news.yahoo.com/le-contrôle-des-armes-sujet-tabou-avant-la-140208442.html;_ylt=Auc9RfQ.USCxTx04U.j2sw7.fcl_;_ylu=X3oDMTNrbzdrcDg2BG1pdANNZWdhdHJvbiBGUARwa2cDYWU2MTNlZjQtNWYxMC0zMDhiLTg0NjgtOTkyYTdkMTQyNmJjBHBvcw
Ce besoin inconscient dautodestruction qui doit etre la source de cette paranoia collective.
Autre signe de temps de crise, lorsque les dissensions internes apparaissent au grand jour :
Le géant américain de l’aéronautique Boeing a engagé des poursuites en justice contre le Pentagone pour obtenir le remboursement de plus de “380 millions de dollars”
Deux petites nouvelles qui meme si elles ne seront jamais reprises par les medias constituent autant dactes manqués indicateurs de létat psychique inconscient du peuple etatsunien
Et bien sur, depassant largement le niveau d’actes manqués, les incessantes tueries qui endeuillent ce pays est le signe le plus visible du stress dans lequel se trouve cette ame collective étasunienne.
Jean-Paul Baquiast
21/07/2012
En reprenant ma réaction au précédent article, et en m’appuyant sur celui-ci, qui la renforce, je crois vraiment qu’aucune intelligence humaine, face à une crise qui s’élargit en permanence, n’est 1. capable de comprendre ce qui se passe et 2. capable de réagir intelligemment en conséquence. Nous sommes en face de phénomènes anthropotechniques dépassant les capacités de l’homo sapiens, même lorsqu’il se réunit en think tank poly-informé.
C’était sans doute ce qui s’était passé, par exemple avant que n’éclate la guerre de 14. Mais alors les sciences dites stratégiques étaient inexistantes.
Jean-Paul Baquiast
21/07/2012
Compte-tenu de ces divers éléments, il est à peine croyable que les Européens, et plus particulièrement la France (Fabius, Hollande) continuent à pousser comme des boeufs en faveur de la chute de El Assad…comme si ils ne pouvaient pas prévoir ce qui s’ensuivrait après. Ils devraient être au moins aussi informés que vous, cher DD
David Cayla
21/07/2012
Je me faisais dernièrement la réflexion que contrairement à leurs alter ego de l’Armée de Libération Syrienne, les Kurdes du PKK ou les Talibans se montraient diablement efficaces en s’attaquant au talon d’Achille des forces des pays membres de l’OTAN, à savoir leur précieux entre tous approvisionnement en carburant, plaçant les forces de l’OTAN face à un cruel dilemme : comment protéger ses convois de camions citernes, étant entendu que les faire voyager isolément est hors de question ?
La tâche est herculéenne, et les Kurdes du PKK comme les Talibans ne s’y sont pas trompés, s’offrant même le luxe de laisser les chauffeurs repartir en vie… Ce qui ne contribue sans doute pas peu au succès des opérations au cours desquelles plusieurs dizaines de camions citernes se retrouvent régulièrement incendiés sur des aires de repos. Ce n’est même pas la peine de s’enfuir avec le butin pour le soustraire aux forces de l’OTAN : le carburant brûle très bien, et les camions avec.
Ce qui m’amène à évoquer maintenant le cas du Qatar, grand exportateur de gaz naturel liquéfié. Tout le monde aura remarqué que si les camions citernes brûlent très bien, c’est une toute autre histoire en ce qui concerne les pétroliers, encore plus maintenant qu’ils se retrouvent à voyager chargés de pétrole brut lourd, soufré, difficilement inflammable. En d’autres termes, les craintes d’un blocage du trafic de pétroliers qui transitent par le détroit d’Ormuz sont sans doute surestimées, le risque me semblant surtout tenir à la nature polluante des marées noires.
Le sort qui serait réservé aux méthaniers en cas de conflit ouvert me semble en revanche autrement plus préoccupant, et rejoint la thématique de la proximité entre surpuissance et (auto)destruction abondamment couverte ici, pour la bonne et simple raison que les méthaniers sont des bombes flottantes, d’une puissance comparable à celle de plusieurs dizaines de bombes atomiques comme celle qui a été larguée sur Hiroshima en 1945 (en gros, une explosion de gaz géante, avec plus de 100 000 tonnes de gaz à bord…), avec dans le rôle du détonateur un missile anti-navire atteignant sa cible.
Si on veut s’imaginer l’ampleur du désastre potentiel, il faut s’imaginer un boule de feu de plusieurs kilomètres de diamètre (cinq kilomètres environ), avec des effets s’étendant sur un cercle de vingt kilomètres de diamètre environ, les radiations en moins. S’il y a des navires à proximité, au hasard des bâtiments d’escorte américains, ils seront au mieux hors service pendant une paire de mois (non compris le temps nécessaire pour les remorquer au pays). S’ils naviguaient en convoi, c’est la destruction complète du convoi d’assurée (et on pourra faire confiance aux missiles pour cibler les proies les plus appétissantes… et qui plus impossibles à rater au radar dans le cas de méthaniers). En bref, un cauchemar absolu à tous points de vue.
A ce compte-là, il ne serait même plus question d’une hausse catastrophique des primes d’assurance, mais d’un arrêt complet du trafic tout court, parce que personne ne voudrait ni assurer pareil risque, ni même embarquer sur de tels navires. Et d’ailleurs, personne ne voudra jamais organiser de convois où figureraient des méthaniers. Ces monstres-là sont “trop dangereux pour pouvoir être seulement protégés”... Comme les banques devenues trop grosses pour pouvoir être sauvées ?
Mais revenons au Moyen-Orient et au Golfe persique. Plus encore qu’en Libye, les Etats-Unis ont surtout mis en avant leurs supplétifs, à commencer par leurs alliés qataris et saoudiens qui fournissent hommes, cash, et équipement, et qui sont (surtout les Saoudiens) en situation pré-révolutionnaire, juste au moment où le couperet vient de tomber sur HSBC, la première banque britannique, pour sa contribution au financement des réseaux terroristes de Al-Qaïda avec l’argent de l’Arabie Saoudite, grand financeur par ailleurs de l’extrêmisme sunnite. Et si la véritable cible des Etats-Unis, c’était ce régime corrompu qu’il pourrait devenir opportun de lâcher ? Par exemple si la situation devait tourner à l’aigre pour les faux révolutionnaires et vrais mercenaires de l’Armée Libre Syrienne ? Cela au moment où on assiste à une amorce de grand déballage sur la véritable nature de cette Armée Libre Syrienne ?
PS : Je ne dis pas que cela ferait partie d’un “grand plan” élaboré à l’avance vu l’insistance des Etats-Unis et surtout de leurs alliés à renverser Assad, plutôt la manifestation de la très grande paranoïa des Américains, qui les conduit à tâcher de ne pas mégoter sur la quantité de fusibles disponibles si jamais les choses devaient tourner au vinaigre… Un peu comme les grandes banques dont les dirigeants affirment systématiquement découvrir en même temps que nous l’ampleur des turpitudes de leurs salariés… Mais la ficelle commence à être quelque peu éculée, ce qui est une autre histoire, celle des limites inhérentes à toutes les manipulations. Et je ne sais d’ailleurs pas si un tel “revirement de situation” se produira, en tout cas ce n’est pas le matériel qui manquera sur place si cela devait se produire. Et on pourrait compter sur la gracieuse neutralité de l’Iran en pareil cas, le même genre de neutralité qui a conduit à ce que les Etats-Unis finissent par leur confier discrètement les clés de l’Irak ?
Franck du Faubourg
21/07/2012
Il y a une note de bas de page éclairante:
”
L’UE serait a priori le médiateur typique pour réaliser un tel « miracle » mais sa direction est encore trop fortement marquée par
l’ « occidentalisme » de ces dernières deux décennies pour pouvoir concevoir une politique originale, proprement européenne. C’est seulement à partir de l’automne 2012 que la diplomatie de l’Euroland va pouvoir commencer à sortir de cet occidentalisme. Hélas, ce sera trop tard pour la question iranienne. Washington a tout fait jusqu’à présent pour empêcher l’Iran de trouver une porte de sortie lui permettant de sauver la face. Bien au contraire, comme le décrit remarquablement l’article de Rober Wright dans The Atlantic du 14/06/2012 (à lire absolument pour comprendre le processus en cours), en se soumettant totalement aux « faucons israéliens » (la même analyse est développée dans Asia Times du 30/05/2012) la diplomatie US a rendu impossible un accord puisque l’Iran a été
sommé de faire des concessions majeures sur l’enrichissement sans qu’aucune des sanctions majeures (pétrole, banques, etc
) ne soit même mises dans la balance. Comment faire croire à une négociation tout en rendant un accord impossible ! L’Histoire a connu nombre de ces situations. En général, elles se terminent très mal car elles dénotent mépris et arrogance, deux traits de caractère qui sont incompatibles avec la compréhension de la réalité. “
En deux mots: certains la veulent, cette guerre!
Lotfi Meskini
20/07/2012
Une source officielle iraquienne (Adnene Asdi Sous directeur au ministère des affaires étrangères iraquienne) a indiqué hier que les postes de contrôle douaniers syro-iraquiens sont tombés entre les mains des rebelles.
Plusieurs sources dinformations indiquent également que des territoires syriens dont létendu varie dune source à lautre, sont hors contrôle du régime..
Il est aussi clair et certains que la capitale est le siège de combats de rue..
Je pense que ces éléments nous obligent à admettre que le régime syrien est dans une très mauvaise posture et que la courbe générale des événements va dans le sens de son désavantage.
Plusieurs articles sur le net avancent lhypothèse que lattentat contre le haut commandement syrien est luvre du régime.. il faudra préciser la source de Beyrouth ceci pourra nous aider à analyser cette hypothèse, dautre part si cette hypothèse savère vrai ceci constitue un élément de plus en faveur de la précarité du régime plutôt que le contraire car les luttes interne dun système sont toujours les plus létales que les attaques extérieures.
Cette rébellion nest pas luvre des occidentaux, oui il y a des infiltrations, mais sur le terrain la situation est hors de contrôle..
Olivier PICCIN
20/07/2012
Trouvé dans DefenceAerospace.com :
Un clou de plus dans le cercueil ...
Emile Pertuis
20/07/2012
Dans le sens de la responsabilité-BAO, on trouve Thierry Meyssan, cela va de soi :
http://www.voltairenet.org/La-bataille-de-Damas-a-commence
Le caricaturiste Steve Bell, soupape du Guardian, va plutôt dans le sens du boulot interne :
http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cartoon/2012/jul/18/syria-damascus-bomb-attack-cartoon
tino candela
20/07/2012
Bonjour, je voudrai avoir une idée même vague de quelle genre de source il s’agit, merci.
marc gébelin
20/07/2012
Cela ne serait pas la première fois que des Juifs tuent d’autres Juifs dans “l’intérêt des Juifs” ! On a connu ça à Bagdad il y a plus de 60 ans quand les services secrets juifs plastiquaient les synagogues afin d’inciter les Juifs iraniens à venir en Israël.
Si l’attentat de Bulgarie est de la même eau on peut s’attendre en effet à une “réaction” israélienne. Peut-être veulent-ils forcer la main aux Yankees avant l’élection de novembre. Obama se révèlerait alors pire que Bush, un faux cul parlant de paix et préparant la guerre.
Francis Lambert
19/07/2012
“Ce qui est exigé des banques consultées dans la détermination du LIBOR est très loin dêtre indifférent de leur propre point de vue, linformation demandée étant en fait extrêmement sensible.
La raison en est celle-ci : le taux exigé dune banque pour lui prêter comprend une prime de risque qui peut constituer quand les choses vont mal, la part prédominante de ce taux reflétant de manière généralement assez fidèle le degré de confiance que lui accordent ses prêteuses quant à sa capacité, non seulement de rembourser la somme empruntée, mais aussi de verser les intérêts qui ont été promis contractuellement. Plus la perception est forte quil existe un risque de non-remboursement, plus la prime incluse dans le taux réclamé sera élevée.
En étant entièrement franche quant aux taux dintérêt quon exige delle pour lui prêter, une banque révèle donc la confiance que lui accordent ses consurs.
La question pourrait être relativement indifférente si nexistait un instrument financier dérivé appelé Credit-default Swap (CDS) qui permet à un prêteur de sassurer contre le risque de non-remboursement mais que peut également acquérir un simple spéculateur pour parier sur la détérioration de la situation financière dune firme, permettant que si elle semble en difficulté, ses concurrentes auront la possibilité, non seulement de parier sur sa chute mais aussi, ce faisant, de provoquer celle-ci (cela sest vu en particulier en 2008).
()
“On aura donc compris que la manière dont avait été défini le mécanisme de détermination du LIBOR contenait une erreur logique flagrante : elle encourageait les firmes impliquées à mentir aussitôt que le contexte économique cessait dêtre optimal.
Ceci souligne que comme cest malheureusement le plus souvent le cas en finance la question navait été que très imparfaitement conceptualisée par les intervenants, confirmant une fois encore que lincompétence des financiers constitue dans la plupart des cas un péril plus sérieux que leur volonté délibérée de nuire. Nous trouvons bien entendu beaucoup plus excitant dinvoquer la malveillance des intervenants plutôt que dêtre forcé de constater leur stupidité, les faits nen demeurent pas moins les faits.”“
GEO
17/07/2012
Du mammifère au microbe, les animaux occupent une place croissante dans les représetations de la crise:
http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/07/cargo-mixte.html#more
( ..)
Dans la rue, on rencontre encore des hommes, des bêtes et leurs histoires croisées. Dans un quartier central, devenu « difficile », on vend désormais de l’immobilier, pour mille euros le m², mais il y aurait peut-être à manger et à boire dans ces affaires. Justement, à ce même quartier, Kitsos, un chat de gouttière, trouve à manger et à boire tous les matins, devant une boutique spécialisée dans les produits pour animaux. La femme qui tient la boutique et qui pense nourrir Kitsos est si formelle dans ses propos : « Notre vie et celle des bêtes n’est plus comme avant. Ils sont de plus plus fréquemment les victimes d’une violence gratuite, allant jusqu’à leur mise à mort. Le pire c’est que des immigrés clandestins les tuent pour ensuite consommer leur viande, les chiens en sont les premières victimes, viennent ensuite les chats…. à quand notre tour ? Notre société se mangera entre elle ».
Après avoir franchi deux avenues pratiquement englouti dans un bitume fondant sous la chaleur, j’ai été témoin rue Fylis, d’une autre petite musique, orchestrée par notre temps présent. Un homme, relativement âgé, visiblement propriétaire d’un appartement situé au premier étage d’un de ces immeubles exclusivement habités par des immigrés, était en train de jeter depuis le balcon et vers la rue, les affaires, habits et matelas, d’un ancien locataire. En même temps, le nouveau locataire, un Pakistanais découvrait les lieux. Une passante a aussitôt violemment interpelé le propriétaire de l’appartement : « Pourquoi les jetez-vous ainsi, toutes ces affaires, c’est ignoble, elle brassent toute la saleté et la maladie véhiculées par ces gens, il y en a assez, nous ne pourrons plus supporter longtemps cette situation je vous préviens. » L’homme, gêné, répondit aussitôt, pratiquement sans animosité : « Mais Madame, je descendrai pour mettre tout cela dans les bennes en face, laissez-nous terminer, c’est déjà assez pénible. »
( ..)
Pas toujours pour le meilleur comme on voit. Nous allons de fable Hobbesienne en fable pasteurienne , ou Darwinienne. Avec un peu de chance, on se souviendra de La Fontaine, la poésie y gagnera.
Pascal B.
17/07/2012
http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/combler_le_retard_d_effondrement.html
Extrait :
“J’ai vu l’Union soviétique s’effondrer.
[... ]
Mon exposé de ce soir a pour sujet le manque de préparation à l’effondrement ici, aux États-Unis. Je comparerai cela à la situation en Union soviétique, avant son effondrement. Le moyen rhétorique que je vais utiliser est le « retard d’effondrement1 », pour aller avec le « retard nucléaire » et le « retard spatial », et divers autres retards entre superpuissances qui étaient à la mode durant la guerre froide.
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