Fabrice
21/03/2013
Je suis impressionné par l’analyse globale assez “spot on” de cet homme. Les Russes ont décidément beaucoup à offrir.
Chérif OULD
21/03/2013
J’avais déjà remarqué que dans les écrits de Dedefensa l’humour trouvait toujours une place même lorsque le sujet ne s’y prête guère et hélas les matières traitées dans ce site ne prêtent pas à sourire, c’est le moins que l’on puisse dire !
Aussi votre jolie et fine notation “... CQFD, selon un acronyme inconnu au Pentagone.” m’a beaucoup fait rire , sachant surtout que j’ai été ‘matheux’ dans une autre vie ... Merci ... !
Subotai
21/03/2013
Hé hé hé et c’est ainsi qu’on saperçoit qu’au final l’occidental a un réel problème avec l’usage de son zizi.
Faire du viol le point focal de la relation homme/femme!
John Locke
21/03/2013
Combien vous avez raison: pas “toutes” bien sûr, désirent que l’homme aille jusqu’au bout, etc. Bien sûr. Généralisation abusive.
Nous qui pensons être si bien…
Merci “Ouaille” pour cette petite mise au point à laquelle je souscris bien volontiers.
Cela pour qu’une fois pour “toutes”, DeDefensa soit lavé de “toutes” polémiques.
Je m’arrêterai là.
ZC
21/03/2013
considerez Monsieur que je vous ai lu, et comme il est question ici de se justifier alors souffrez que je le fasse ici:
la plus grande de toutes les perversités est bien celle qui renvoie ses interlocuteurs à leur supposée incapacité à aller au delà des mots.
La problématique que vous exposez dans votre texte était en elle même mal posée, car le viol ne concerne pas seulement les femmes, KLAKI vous l’a bien signifié;le viol s’analyse comme une prise de possession de l’autre et une perte absolue de soi. C’est l’expression la plus aboutie des rapports du dominant au dominé. Et c’est en ce sens que l’appréhension de ce crime ultime par le droit de chaque société est signifiant du degré de civilisation de la société en question.
Ainsi, le premier acte du conquérant est le viol des femmes par la soldatesque. A Abou Graib c’est les hommes qu’on empalait ;
Alors philosopher la répression viol ou sa condamnation comme une évolution ( mal venue) de la modernité des rapports femme eau/homme rocher est de la pensée de café de commerce au mieux, au pire comme une forme de psychologie afolée et pervetie que Dedefensa dénonce à juste titre ,ici.
Quant à ceux qui vous défendent au pretexte, que mieux que d’autres ils ont su déceler la puissance (!) de votre pensée , ils sont piètres défenseurs, car nous réduire à des idiots admirateurs de BHL est juste médiocre, tristement médiocre.
AG
21/03/2013
Tout de même, vos réactions m’indignent quelque peu. Il me paraît plus qu’évident que les réactions outragées de certains lecteurs venait du fait qu’ils avaient été choqués par ce qu’il avaient lus, que cela avait heurté leur sensibilité et probablement réveillé des blessures profondes en rapport avec vos propos. La violence des réactions n’était donc qu’à la mesure de l’agression qu’ils avaient ressentis en vous lisant.
Vous qui avez parfois cité Freud, je suis consterné de voir que vous n’avez pas compris cela, et qu’à votre maladresse initiale, i.e. votre texte sujet à polémique et maladroitement amené, vous puissiez ignorer cela et ne pas dire simplement “je suis désolé de vous avoir blessé, ce n’était pas volontaire de ma part, je me suis mal exprimé”. Votre réaction au contraire est peu respectueuse de la souffrance d’autrui donc vous semblez ne pas avoir conscience.
J’ai aussi pris le temps de relire votre texte, et certains de vos propos sont effectivement douteux voire condamnables. Dire au sujet du viol que “on sait quau fond, la première émotion surmontée, elle nen a cure”, c’est ne rien savoir des conséquences que cela peut avoir sur la vie d’une femme. Je veux bien accepter comme l’ont fait remarquer d’autres contributeurs que parfois la limite est floue entre une relation non consentie et une relation consentie.
Mais une telle agression peut aussi être une agression pure et simple, traumatisante à plus d’un titre, où l’individu agressé se sent humilié, réduit au rôle de simple objet sexuel, et cela peut, littéralement détruire des années d’une vie.
Ainsi, votre texte est une généralisation abusive qui renvoie en fait à des cas particuliers d’agressions “floues”, et, définitivement, je n’adhère pas à votre propos.
Ouaille
21/03/2013
John Locke propose une lecture du texte de MG intéressante, mais se permet une généralisation de niveau micro-trottoir “Toutes les femmes le disent : “Jaime les hommes qui savent ce quil veulent, entreprenants, qui vont au bout de leur désir de moi ” “. Une telle affirmation (“Toutes”) absolument non étayée me semble déconsidérer largement le propos si celui-ci prend appui sur elle.
Je me permets par ailleurs de vous signaler quelques articles intéressants sur les cultures enclines au viol et les cultures sans viol.
- Partie 1 : les études interculturelles
http://antisexisme.wordpress.com/2013/01/09/cultures-du-viol-1/
- Partie 2 : le cas de la culture occidentale
http://antisexisme.wordpress.com/2013/02/17/les-cultures-enclines-au-viol/
Pilo
21/03/2013
...Où comment sortir par le haut d’une situation où le risque fut grand, un moment, de sombrer dans le vulgaire.
Merci aussi à M. Grasset d’avoir eu le courage de rester en retrait de cette petite passe d’armes et de faire confiance à ses lecteurs (encore une bonne intuition sans doute…).
Décidément, dedefensa élève.
Bien à vous tous
Pilo
François Jéru
21/03/2013
A propos de la dernière ligne Jean-Paul Baquiast (le 20/03/2013)
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” sous l’aile de WallStreet et Washington “
Sur cette expression, sûrement écrite trop vite à la fin, deux points m’apparaisssent vitaux :
1/ S’agissant des Normes de Comptage au niveau planétaire, ne pas confondre “la carte” et “le territoire”
2/ être précis quand on cherche à évoquer la topFinance supraImpériale, supra_G20. Citer “Wall Street” comme pendant le continuum WWI-WW2 (1907-1917-1947) est une erreur, ce qui finit par tromper l’attention, l’analyse, la synthèse.
Pour le XoffSystem monetaro-cosmofasciste (supra_G20), il n’y a pas beaucoup beaucoup plus d’emplois à sauvegarder absolument au sein des Pôles d’Excellence (numériques et industriels) du territoire nord-américain qu’au sein des Pôles d’Excellence retenus dans les “Archipels solvables” des pays BRIC ou d’Europe Continentale
3/ City-of-London comprend notamment la Machinerie V-eb avec ses Ordres et Décorations,
mais aussi d’autres machineries corrélées aux Gladios d’Europe continentale [ Basel, Brussels, Frankfurt, Hamburg, Lxb, Zurich, etc. je fais court]
Washington est la Machinerie R-ab avec ses ailes et serres [ Machinerie militairement et “poli-ti-queMent” importante, certes ]
WallStreet est la Machinerie V-ab avec ses ailes et serres; ce ne sont pas les mêmes
4/ Ne parler sans cesse que de nations, par exemple en fusionnant ainsi WallStreet-Washington avec prétendument “Les USA” (mot dénué de toute signification) est TRES TRES dangereux, mortel . . . pour le 99.999% s’entend
marc gébelin
21/03/2013
A quelque chose malheur est bon ou
le contraire. Bref, ça fait des vagues et je men réjouis. Les petits esprits qui navaient dautre choix que linsulte se sont rapetissés. Tant mieux pour eux, on nest pas là pour les sauver. Ceux qui sont plus grands en sortent grandis et je grandis avec eux.
Faisant preuve dimmodestie je dis à tous les intervenants : lisez-moi. Ce nest pas le premier article que jécris sur le site. La pensée développée rapidement dans « Talleyrand aurait dit », ne diffère pas de la pensée développée dans mes autres articles auxquels je me permets de renvoyer mes lecteurs. Ceux qui savent lire la pensée concentrée en feront leur miel, ceux qui se nourrissent du Point, des éditos de BHL ou des émissions dYves Calvi (ce content-de-soi-souriant-qui-joue-les-ignorants et qui nest pourtant pas si bête dans sa défense du Système) sont dès le départ disqualifiés.
Ma façon décrire est celle de Montesquieu. A son époque peu savaient lire mais ceux qui lisaient navaient pas besoin quon leur « tienne la comprenette ». « Pour bien écrire, il faut sauter les idées intermédiaires, assez pour ne pas être ennuyeux, pas trop de peur de ne pas être entendu », disait-il. Complétons par Nietzsche que tout le monde lit puisquil encense le surhomme : « J’aime celui qui jette des paroles d’or au-devant de ses actes et qui tient toujours plus qu’il ne promet ». (Ainsi parlait Zarathoustra).
Enfin, pour les curs tendres qui « se brisent au lieu de se bronzer » (ceux qui sont allés à lécole et qui continuent dy aller sauront de qui vient la formule) je suggère cette remarque en passant dOscar Wilde : « Car tout homme tue ce qu’il aime. Pourtant chacun n’a pas à en mourir ».
A bientôt sur Dedefensa. Lorsquon aperçoit la fin dans le commencement, on va plus vite que le temps.
John Locke
20/03/2013
DeDefensa est un site exceptionnellement riche. Larticle de monsieur Gébelin apporte lecture dun sujet chargé démotion mais en effet situé sur ces carrefours multiples où se rencontrent, dans un désordre au cur de lintérêt des lecteurs, les flux de la modernité.
Larticle pourrait donc apparaître comme hors sujet : il ne lest bien sûr pas.
Son contenu est intéressant, polémique, peut-être affaibli par des ordres de mots qui auraient mérité de la part de leur auteur un peu plus de temps ; mais nous ne sommes pas à lAcadémie et nous avons compris, en adultes, largument. La discussion pourrait être honorable.
Elle ne lest pas suffisamment quand on entend salaud, punir, ordure, saisir
Dès lors que pris dans les contradictions dun débat dont cest la vocation dopposer des idées, un ou deux lecteurs commencent à menacer, à exiger la censure, à « violer » la pensée de lautre, nous ne sommes plus sur DeDefensa, nous sommes au Café du Commerce.
Une femme violée est un drame complet : souffrances, traumatismes, nécessité de retrouver une dignité blessée, dobtenir réparation. Un homme qui veut obtenir les faveurs dune femme doit exercer une pression, agir, bousculer lordre normal du lien antérieur. Toutes les femmes le disent : “Jaime les hommes qui savent ce quil veulent, entreprenants, qui vont au bout de leur désir de moi ”
Le degré en-deçà duquel lhomme entreprend et flatte par sa détermination; et au-delà duquel il force, nest pas aussi fixe quon le prétend : il est une brèche pour les hommes qui peuvent se tromper, qui ont des problèmes psychologiques, qui manquent peut-être déducation ou dont les références éthiques sont insuffisantes ; ce degré-là est aussi une brèche pour les femmes dont la passivité ou la résistance peuvent manquer de clarté, qui ont des problèmes psychologiques, qui manquent de léducation suffisante pour leur faire mesurer les limites de la séduction, ou dont les références éthiques sont insuffisantes.
Ce qui est sûr, cest que la souffrance peut être partout. Le viol est devenu un débat social et moderne. Il fait consensus. La douleur des hommes qui sont repoussés, souvent, ou qui vivent « lagir » et les gestes premiers (et parfois bizarres!) de linvestissement du corps de lautre, de létrangère, écartelés entre peur dêtre timides, humiliations à répétition et échecs affectifs et sexuels, nest objet daucun débat moderne. Est-ce sain ? Et « juste » ?
Cest pour toutes ces raisons, évidemment connectées au débat mené par DeDefensa tous les jours sur la fatigue psychologique, sur la narrative, sur la dangerosité de la pensée unique, que larticle de monsieur Gébelin est intéressant.
«Le viol rabaisse plus lhomme que la femme», nous dit-il. «Violée, une femme reçoit la sympathie, le mâle lopprobre», ajoute-t-il encore pour passer le plus vite possible sur les jugements éthiques, graves, mais dont on sait déjà qu’ils sont élémentaires. Il soulève bien sûr une problématique plus subtile que cela: elle porte sur le pouvoir, sur les rapports bouleversés entre la version emblématique taoïste de la femme-eau contre lhomme-rocher, structure culturelle et sociale qui vaut ce quelle vaut mais qui a le mérite double de la durée et du ciment social). Il s’agit d’un modèle où les apparences montrent le pouvoir de lhomme mais où la réalité démontre celui de la femme. Equilibre. Unité.
Si jai bien compris, à ce modèle, la modernité triomphante est en train de lui substituer celui du pot de terre contre le pot de verre, sans imprévu, modèle où la femme-verre se brisera devant lhomme-fer, où le fer sera donc cabossé voire percé, où non seulement léchange symbolique naura ainsi plus court, mais où léquilibre donc lunité auront aussi été brisés, sans parler de la poésie, peut-être
Alors messieurs, mesdames, de grâce, malgré les émotions, malgré les droits de lhomme (pardon: et de la femme) et malgré la justice de la République laïque et indivisible : « Gardez le débat où DeDefensa et monsieur Gébelin lont mis : au-dessus. La souffrance du monde (et des femmes bien sûr) est une composante du travail que nous faisons en conscience. Lorsquelle aveugle trop, elle quitte le domaine du débat et bien sûr se multiplie.
Christian
20/03/2013
Oui, oui et oui!
Complètement!
Merci pour écrire tout cela et le mettre à disposition de tous.
“Ce qui a été vu est le chemin”,
comme le dit une vielle légende Innu.
C’est le chemin, parce que cela a été vécu (découvert), et que cela est revécu (recherché, retrouvé, reçu à nouveau, approfondi), et que cela pourra être revécu (reçu à nouveau, continué, déployé, transmis - au-delà des combats concrets et harassants de notre contexte socio-historique, métahistorique, qui nous fait passer par ces phases de dépression-résilience).
(cela: l’harmonie,
bien sûr)
Puisse donc mon don s’effectuer et être reçu aussi harmonieusement que le soleil s’est couché et la lune levée ce soir, entre des nuages sauvages et des averses filantes qui ont créés de magnifiques lumières sur les collines du Jura, les espaces du Léman et les reliefs des Préalpes…
Christian
(1) Les Innus: une culture cosmopoétique, - littéralement: faiseuse de kosmos: d’harmonie -, comme celle des Grecs (on l’oublie trop souvent) qui nous ont laissé ce mot (cosmos) et ce sens (tout harmonieux). “Faiseuse de cosmos”, ou laissant advenir le cosmos, favorisant le cosmos, autorisant (par connivence, par participation) le cosmos…
marc gébelin
20/03/2013
Il y a trois contributions intéressantes. Celle de Pillo qui semble être de sexe masculin, de AG, idem, et de B1 qui semble être de sexe féminin. Comme par hasard c’est la femme qui a le mieux compris et qui donc me confirme dans le bien fondé de ma démarche. Merci B1 et si le destin nous offrait de nous rencontrer, je suis sûr que notre conversation et nos échanges épistolaires seraient riches. Aragon a raison : « la femme est lavenir de lhomme » et jajoute réciproquement.
Pour aller dans le sens de AG, j’avoue aussi que jai écrit vite sous limpact du film. Il aurait pu être mieux compris si j’avais pris la peine de diluer, d’expliquer, d’amener progressivement mon idée, mea culpa sil faut absolument que je m « excuse ».
Par ailleurs, on me demande des éclaircissements. Je serais prêt à les fournir mais jai quand même une crainte car des lecteurs déséquilibrés me traitent pas de “parfaite pourriture” montrant par là un manque de sang froid et une impolitesse que Talleyrand aurait désavouée. Je ne pense pas que si jalignais encore deux ou trois pages sur la question laccueil serait meilleur !
J’arrête donc la “dispute” ici car en plus certains indélicats en profitent pour cracher sur dedefensa. Que ceux-ci se mettent plutôt à la hauteur de ce site qui (sans doute ces indélicats ne l’ont pas compris) n’est pas spécialisé dans la géopolitique ni dans la défense du rafale, meilleur avion du monde par ailleurs avec le Sukkhoi juste derrière (encore un russki !).
Merci à tous et surtout à B1, féminisme oblige.
Jean-Paul Baquiast
20/03/2013
Je complète ma réaction précédente par ce texte plus argumenté:
............
Un lecteur du site Dedefensa, Jack V. écrit ceci, auquel nous sommes tentés de porter la plus grande attention
« On sait que les Américains vivent à crédit alors que les Européens préfèrent épargner.
Cette dissymétrie pourrait paraître gênante aux politiciens et financiers, de part et d’autre de l’Atlantique, occupés de rendre viables un futur grand marché transatlantique, puis une union transatlantique.
Si on exclut que ces décideurs soient totalement naïfs et qu’ils ne font que subir les soubresauts du système, comment ne pas penser qu’ils soient tentés par l’idée de profiter de la crise bancaire, décidément fort opportune, pour ponctionner directement l’épargne européenne (à commencer, et à titre expérimental, par celle des Chypriotes) dans l’espoir d’homogénéiser les comportements (et les patrimoines) en matière d’épargne dans la zone atlantique ? »
Les interprétations de la crise de Chypre, qui est aussi une crise de l’Euro, de l’Union européenne et last but not least - des relations euro-russes, peuvent être nombreuses. La plupart sont d’ailleurs justes. On y verra par exemple le résultat d’une capitulation des autorités européennes devant leurs banques. Plutôt que limiter les pouvoirs de celles-ci, sanctionner l’impéritie des dirigeants et des actionnaires face à la bulle bancaire, on préfère faire payer les déposants, les petits d’ailleurs bien plus que les gros, qui n’ont pas attendus pour se replacer dans d’autres paradis fiscaux. On pourra y voir aussi l’impéritie des gouvernements européens qui ont accepté dans l’eurogroup des pays incapables d’en accepter la discipline (qui se préparent d’ailleurs à y faire entrer d’autres, tout aussi suspects).
Plus généralement, on y verra la capitulation des grands Etats européens régaliens (y compris en Allemagne) devant les spéculations déchainées des oligarchies financières. Quand on laisse, selon l’expression, les géostratégies d’un continent jusque là aussi important que l’Europe, se décider à la corbeille (à la Bourse), voilà ce qui arrive.
On pourrait aussi, d’une façon plus systémique, voir dans la crise à Chypre le résultat de l’incapacité des institutions européennes actuelles, tant publiques que privées, à comprendre et par conséquent à maîtriser un monde devenu trop complexe. On pourrait expliquer plus généralement encore, que les humains sont devenus trop faibles, où que ce soit dans le monde, face aux forces que libère la mondialisation, pour se fier aux anciennes recettes, et bien entendu pour concevoir des modes de gouvernance plus efficaces.
Toutes ces explications, et d’autres que nous ne citons pas, sont valables. Nous ne refusons pas pour notre part d’y faire appel. Mais il ne faudrait pas que les différentes recherches à mener dans ces diverses directions nous cachent l’essentiel, l’explication grosse comme le nez au milieu du visage, celle à laquelle faisait allusion le lecteur de Dedefensa cité en introduction de cet article, et que nous ne reprendrons pas ici….
On nous dira que le propos de ce monsieur, que nous approuvons à 100%, relèvent d’un conspirationnisme anti-américain qui n’a aucun fondement. Ce n’est pas notre avis. L’empire américain, appuyé par le FMI, continue à combattre par tous les moyens occultes à sa portée la construction de l’Union européenne. Le succès d’une fédération européenne indépendante serait pour lui un insupportable défi, aussi inacceptable que l’aurait été en son temps un triomphe de l’Union soviétique, ou que sera le renforcement des pays du BRIC. Mais peu en Europe, pénétrés qu’ils sont de l’idéologie atlantiste, sont capables de s’en rendre compte. Si la crise à Chypre s’étendait, ils seraient tout heureux de se réfugier sous l’aile de Wall Street et Washington.
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Jean-Paul Baquiast
20/03/2013
Je partage assez l’idée exprimée par Jack V dans le message précédent. Plutôt qu’impliquer la crise de Chypre et ses suites à des acteurs anonymes du système, ayant perdu la tête, pourquoi ne pas y voir un complot délibéré des intérêts US et de leurs représentants, au FMI et dans l’UE? Ils désorganisent ce faisant la zone euro, qu’ils détestent, et l’UE en général. Cerise sur le gâteau, ils ruinent les relations de confiance relative qui s’installaient entre l’Europe et la Russie.
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