Philippe Grasset
27/03/2013
Comme monsieur John Dee nous dit Non, nous disons Non à monsieur John Dee. Bien entendu, nous argumenterons ce non comme il argumente le sien.
Nous préférons le faire sous forme d’article, n’ayant jamais goûté la formule-Forum pour l’argument et la réflexion. Nous interviendrons très rapidement dans la rubrique
, en réponse à monsieur John Dee, par ailleurs sur ce sujet qu’il soulève qui est du plus grand intérêt, qui n’est rien de moins, pour nous, que celui de l’essence du capitalisme, si essence il y a.
PhG
John Dee
26/03/2013
Vous dites “Cette formule, à la fois arbitraire, éventuellement totalitaire, et en essence anti-capitaliste après tout (de type soviétique observe Medvedev), affole les sacro-saints marchés («Dijsselbloem’s U-turn creates chaos in the markets») et soulève des vagues de critiques dans le camp opulent des économistes et dirigeants économistes, au cur du Système.”
Non la formule n’a rien d’arbitraire ou de totalitaire, elle est tout à fait “dans les clous” du fonctionnement du capitalisme. Votre interprétation des réactions plus ou moins hostiles des Medvedev et Weber est erronée, leurs critiques viennent d’ailleurs.
C’est plutot la situation de “bailout” permanent du systeme économico-financier mondial par les états qui était arbitraire; et politiquement elle devenait difficilement acceptable lorsque les “risques” financiers transférés au secteur public se muaient en coupes et appauvrissement. L’exemple des populations atteintes par les répercussions des politiques d’austérité a fini par faire accepter que ces sauvetages ont des couts et cette fois les européens se sont rapprochés de la logique capitaliste (faire payer dans l’ordre les actionnaires puis les créanciers puis les déposants qui ne sont qu’une forme de créanciers) au détriment de la logique systemique qui a prévalu pendant ces 5 dernières années.
Voici un extrait de l’itw donnée par le ministre néerlandais
“Q: To what extent does the decision taken last night end up setting a template for bank resolution going forward?
A: What we should try to do and what weve done last night is what I call pushing back the risks. In times of crisis when a risk certainly turns up in a banking sector or an economy, you really have very little choice: you try to take that risk away, and you take it on the public debt. You say, Okay, well deal with it, give it to us.
Now that the situation is more calm and the financial markets seem to have become more steady and easier, we should start pushing back the risks. If there is a risk in a bank, our first question should be: Ok, what are you the bank going to do about that? What can you do to recapitalise yourself? If the bank cant do it, then well talk to the shareholders and the bondholders. Well ask them to contribute in recapitalising the bank. And if necessary the uninsured deposit holders: What can you do in order to save your own banks?
In other words, taking away the risk from the financial sector and taking it onto the public shoulders is not the right approach. If we want to have a healthy, sound financial sector, the only way is to say: Look, there where you take on the risks, you must deal with them. And if you cant deal with them, you shouldnt have taken them on and the consequence may be that its end of story. That is an approach that I think we should, now that were out of the heat of the crisis, consequently take.
Ive tried to do so as far as I could in nationalising the SNS bank in the Netherlands. Weve completely wiped out the shareholders and the junior bondholders. We have to bring down the tab to be picked up by the taxpayers.
Q: What does that say for other countries in the eurozone that have very highly-leveraged banking sectors, Luxembourg, Malta even? Much larger than Cyprus.
A: It means: deal with it before you get in trouble. Strengthen your banks, fix your balance sheets, and realise that if a bank gets in trouble, the response will no longer automatically be well come and take away your problems. Were going to push them back. Thats the first response that we need. Push them back. You deal with them.”
Ouaille
26/03/2013
“Syrie: l’opposition demande aux USA d’utiliser les missiles Patriot”
http://fr.ria.ru/world/20130326/197904271.html
Franck du Faubourg
26/03/2013
Il manquait juste un scandale, pour parfaire le tableau:
les filiales londoniennes de Laiki et bank of Cyprus (ainsi que toutes les autres opérant à Chypre ) n’auraient jamais été fermées!
http://www.zerohedge.com/news/2013-03-25/have-russians-already-quietly-withdrawn-all-their-cash-cyprus
Il faudra bien que les technocrates fous de Bruxelles (ou Francfort) finissent par s’expliquer sur le sujet..
Le chypriote de base risque d’ètre pas vraiment content quand il apprendra la manip!
René M
25/03/2013
Les Paradis nouveaux sont arrivés
Il est bien connu que l’enfer est pavé de bonnes intentions, ce paradis que nous pronostique mister “Yes We Can” serait-il alors pavé de mauvaises intentions ?
Et risquerai-je cet oxymore un Infernal Paradis ?
François Jéru
25/03/2013
C’est autrement que cela se fera; c’est prématuré;
plus tellement prématuré, mais toutefois prématuré.
Des mots manquent : FranceA & FranceU - EuropA & EuropU
Brics_A & Brics_U. Il n’y a pas lieu de trop se préoccuper des gouvernements européens; à ce stade, il n’y a absolument rien de positif à en attendre qui puisse contribuer à une véritable stratégie.
Ce qui est intéressant c’est l’utopie factible, jouable sans délai, apte à mobiliser 99,99% avec l’organisation et l’ingénierie générale opérationnelle ad hoc.
André Lamargelle
25/03/2013
ils font ce quils veulent parce quils ne savent pas ce quils font implique : s’ils savaient ce qu’ils font, ils ne le feraient pas.
Jésus : ils ne savent pas ce qu’ils font.
Socrate : on n’est méchant que par ignorance tant le bien est aimable.
Jack v.
25/03/2013
Jean-Paul Baquiast
24/03/2013
Dans la perspective évoquée par Poutine, le refus des gouvernements européens de se rapprocher stratégiquement du Brics, comme le recommandent certains d’entre nous, est une grave erreur. Un euro-brics, même un peu utopique, serait pour les européens un début d’émancipation à l’égard du bloc BAO. Mais qui veut vraiment cette émancipation en Europe (sans mentionner la France)?
Max JAMES
24/03/2013
@ Perside Delenda Est
@ Laurent Demaret
@ 23/03/2013
Lié à l’article «La stratégie de la Marne»
....
Le système est lancé et court sur son erre : l’Iran doit être détruit (et donc la Syrie d’abord).
Je ne pense pas qu’ils puissent s’attaquer a l’Iran sans avoir au préalable neutralisé le Hezbollah.
donc syrie+hezb.
Nick Andol
23/03/2013
“Sur la pénible impression de la défaite de Gumbinnen, Moltke commet alors l’erreur de prélever deux corps d’armées au complet du front de France où les masses allemandes ont commencé de déferler et les transfère précipitamment en Prusse-Orientale. C’est l’origine de l’arrêt des troupes allemandes à la bataille de la Marne”.
Laurent Demaret
23/03/2013
Le site du réseau voltaire fait la promotion d’un livre qui, parlant de l’Iran convient tout autant à la malheureuse Syrie : http://www.voltairenet.org/article177936.html et entre en résonance avec cet article en particulier et tout le travail de dedefensa.org en général.
Le système est lancé et court sur son erre : l’Iran doit être détruit (et donc la Syrie d’abord).
“« Nous qualifierons cette logique systémique de logique inertielle en ce quaucune décision humaine ne peut en abolir les contraintes dynamiques et les conséquences à terme. »”
Jack v.
22/03/2013
L’idéologie qui a cours dans les instances dirigeantes du Qatar mériterait une étude approfondie et dénuée d’à priori.
Il ne me semble pas qu’on puisse se contenter de dire qu’on n’ait là qu’une quête de pouvoir ou qu’une exécution servile d’ordre venus de Washington ou de Tel Aviv (ou même - qui sait ? - de Téhéran ).
Les Qataris ont une idée derrière la tête et les moyens de la mettre en uvre et ils suivent manifestement un plan conçu de façon fort intelligente et qui a l’air de s’exécuter sans couac notable.
Comment font-ils pour convaincre les Occidentaux de leur laisser les coudées franches tout en les protégeant alors même qu’ils répandent le désordre et sapent les positions occidentales ? Le Système serait-il devenu adepte des coups de poker ?
André Lamargelle
22/03/2013
Au cours des 10 années écoulées depuis la guerre en Irak, la vision du monde de Poutine sest seulement renforcée et élargie. Maintenant, il estime que les puissants peuvent non seulement faire ce quils veulent, mais aussi ne parviennent plus à comprendre ce quils font. Du point de vue des dirigeants russes, la guerre en Irak ressemble maintenant au début de la destruction accélérée de la stabilité régionale et mondiale, sapant les ultimes principes dun ordre mondial stable. Tout ce qui sest passé depuis y compris flirter avec les islamistes pendant le printemps arabe, les politiques américaines en Libye et ses politiques actuelles en Syrie est la preuve de linsanité stratégique qui sest emparée de la seule superpuissance restante.
La fermeté de la Russie sur la question syrienne résulte de cette perception. La raison de cette fermeté nest pas la sympathie pour le dictateur de la Syrie, ni les intérêts commerciaux, ni des bases navales de Tartous. Moscou est certain que si lécrasement continu des régimes autoritaires laïques a lieu parce que lAmérique et lOccident soutiennent la « démocratie », cela conduira à une déstabilisation telle quelle emportera tout, y compris la Russie. Il est donc nécessaire pour la Russie de résister, dautant plus que lOccident et les États-Unis eux-mêmes sont saisis de doutes croissants.
Une autre leçon que la Russie a appris des événements en Irak est que rien nest irréversible dans la politique mondiale. Au printemps 2003, quand les foules de Bagdad fracassèrent les statues de Saddam Hussein, il semblait que lère des relations entre la Russie et lIrak prendrait fin pour toujours, et que les entreprises russes seraient évincées du marché en particulier parce que les Américains nenvahiraient pas lun des pays du Moyen-Orient les plus riches en pétrole afin de partager ce trophée avec quelquun dautre. Au lieu de cela, aujourdhui, lIrak est dirigé par un gouvernement qui est loin dêtre pro-américain, et la Russie discute dimportantes transactions pour la vente darmes et pour le retour des compagnies pétrolières russes. Le processus est plein de rebondissements et de détours, ainsi le fameux deal de lannée dernière (4,2 milliards de dollars darmes) demeure suspendu mais il y a une concurrence normale, et le marché continue dexister. Sur la question syrienne, cela renforce ceux qui pensent que faire des concessions à lopposition ou changer de camp pour des raisons de dividendes futurs, na pas de sens. Peu importe, tout va changer à plusieurs reprises. Cest sans doute la principale leçon de lIrak, dix ans après la guerre: dans le monde daujourdhui, tout change très vite, et dans des directions inattendues qui ne correspondent pas nécessairement à des calculs préliminaires.
Alain Vité
22/03/2013
qu’un acronyme “inconnu du Pentagone”, c’est presque aussi probable que de la pluie sans eau.
Ses dirigeants se sentiraient bien plus menacés par un TNPA (*) que par n’importe quelle réduction budgétaire.
Des fois, on croirait que leur vraie occupation, c’est de jouer au Scrabble, dans une version dyslexique sous acide où tout le monde aurait toujours juste, comme à l’Ecole des Fans.
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(*) Traité de Non Prolifération des Acronymes
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