Pascal B.
23/10/2013
un improbable sociétalisme !
D’où une nouvelle grille de lecture tactico-théorique qui conduit à résumer “lessence même de la crise du monde ” à ceci : “faut-il ou non garder expulsée Léonarda ?”
Jean-Paul Baquiast
22/10/2013
J’avais écrit moi-même si je peux me citer
Qui veut vraiment la « désaméricanisation » du monde?
Nous étions pour notre part persuadés que tous les avertissements abondamment propagés par les institutions politiques et financières américaines relativement à un défaut de paiement des Etats-Unis relevaient de la manipulation.
Il était bien évidemment qu’au dernier moment, par miracle, un accord rapprocherait Démocrates, Républicains et Maison Blanche afin que le Système continue à fonctionner comme il l’a toujours fait. On peut penser que les proclamations du Tea Party faisant suite à cet accord, comme celles émanant des groupes prétendant vouloir faire sécession, ne sont que de facade. Chacun sait bien qu’en dehors de la Fédération et du dollar-roi, il ne resterait pas grand chose de la puissance américaine. La question se pose dans les mêmes termes en Europe, vis-à-vis de ceux qui prétendent vouloir sortir de l’euro.
Ce serait plutôt au « reste du monde » qu’il appartiendrait de vouloir échapper à la domination du dollar. Il semblait ces jours-ci que la Chine devait prendre la tête de ce que ses médias appellent la nécessaire « désaméricanisation du monde ». On a beaucoup commenté une déclaration de l’Agence d’informations Chine Nouvelle Xinhua qui déclarait: « Alors que les hommes politiques américains échouent à trouver un accord viable pour refaire fonctionner normalement les institutions politiques dont ils sont si fiers, c’est peut-être le bon moment pour une planète mise en danger de commencer à envisager la construction d’un monde désaméricanisé ».
Chine Nouvelle précisait que « Les économies émergentes doivent avoir davantage leur mot à dire dans les institutions financières internationales ». Elle évoquait à nouveau la création d’une « nouvelle devise de réserve » pour remplacer le dollar, complétée d’une évolution du Fonds monétaire international (FMI). »
Ceci est bel et bon, mais quand on sait que la Chine est la première détentrice de la dette américaine, avec 1,280 milliards de dollars en bons du Trésor, on peut se demander comment elle fera pour se désengager du piège dans lequel l’a mise son mercantilisme. Il en sera de même des autres membres du BRICS, s’ils ont l’intention de suivre la Chine, comme ce serait indispensable, dans ce désengagement. Il leur faudrait accepter des sacrifices considérables pour reconvertir leurs économies, sur la base d’investissements financés à partir de leurs propres ressources, c’est-à-dire d’économies qu’ils s’imposeraient à eux-mêmes.
Ne parlons pas de l’Europe dont les institutions financières se trouvent très bien de « coller » au dollar et dont la grande ambition est aujourd’hui de signer un contrat géant de libre échange avec l’Amérique du Nord, ceci malgré les conséquences désastreuses qui en résulteraient dans beaucoup de secteurs légitimement protégés.
Aussi attardés en termes de bonne gestion du monde que soient les débats entre Sénat, Chambre des Représentants et Obama, on peut donc penser que les médias atlantistes continueront longtemps à nous accabler de leurs échos, nous empêchant ainsi de réfléchir à nos propres besoins de réforme.
Théo TER-ABGARIAN
21/10/2013
Les années à venir vont être passionnantes, le système américaniste semble la proie de forces centripètes et centrifuges de plus en plus fortes à tel point qu’on sent qu’il va se passer quelque chose…
On est à deux doigts de. En termes médicaux, il y a quelque chose qui ressemble à ça : l’ICFEP ( l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée), grosso modo le coeur sénile, sur le papier la fonction systolique est normale, en fait la réserve d’adaptation est nulle, et pouf, OAP flash !
pierre
21/10/2013
rebonjour,
un nouveau scandale dont est coutumier l’industrie agro-alimentaire nous donne une petite idée de la profondeur abyssale dans laquelle nous pataugeons aujourd’hui.
En effet, en Europe, nous mangeons désormais parfois des anus de porc à la place de calamars…
Métaphore parfaite, me semble-t-il, de la diarrhée cosmique dans laquelle nous a plongée la modernité...
On pourrait presque en rire.
Presque.
pierre
21/10/2013
merci pour ce sublime texte, très personnel mais dans lequel je pense que beaucoup d’entre-nous se seront reconnus
Arrou Mia
21/10/2013
un paysage, un site, cela se refaçonne.
c’est la perte irréversible du sentiment d’empathie qui fait tenir l’humain qui est à craindre
c’est là et ça c’est plus que moche;
Disciple égaré
20/10/2013
Merci pour ce bel article, dans la lignée de celui de janvier et de tant d’autres. Son auteur aime encore assez le monde pour lui tenir un langage de vérité. Pour cela aussi, merci.
Théo TER-ABGARIAN
20/10/2013
Jai lu, Monsieur Philippe Grasset, avec beaucoup de plaisir votre lettre sur le désamour du monde. Jai fait le rapprochement immédiatement avec linterview de Finkielkraut il y a quelques jours par un journaliste de France-Inter dont je nai pas retenu le nom. Evidemment, ce malheureux journaliste nétait pas à la hauteur de ce qui lui était dit, une seule chose le préoccupait essayer de déconsidérer Finkielkraut à laune de ses clichés de leur idéologie de plomb, le renvoyer à la mélancolie, à lamour des morts, au culte du passé. Voilà donc enfin clairement énoncé que le Beau, le Bien, le Juste des Mazdéens est à balancer aux débarras des accessoires périmés. Car, soyons lucides, le culte du moche, du con, du violent, cest leur société. Et ils nous limposent comme LA modernité. A cela Barbey dAurevilly qui a eu à subir la bêtise de son temps avait répondu magistralement : «je ne suis pas moderne, je suis vivant».
Car voilà le paradoxe, le journaliste de France Inter qui se faisait hérault de la modernité face à Finkielkraut, navait, en fait, rien dun être vivant. Vivant = vibrant. Barbey dAurevilly vibrait. Ces «agresseurs furieux» qui nous imposent ce monde hallucinant de médiocrité et de mocheté, mocheté des Zones Commerciales dentrée de villes, mocheté des plateaux télés, mocheté des programmes électoraux, mocheté des grouillances humaines qui ont choisi (oui, choisi) de survivre dans un univers sans cesse envahissant de mocheté et de bêtise. « Cest quoi ton problème ? », cest la réplique lancinante à ça sur les forums dInternet. Syndrome de Stockholm des ovins parqués à vie dans le laid, le con, linepte. « Mon problème ? » cest quils nous imposent leur mode de vie sans vie, ce sont eux les mortifères. Voyez comme le monde agréable à vivre se réduit comme une peau de chagrin. Brèves-sur-Yonne, Nièvre, 2013, un site immaculé à côté de léglise, des prés, des tilleuls centenaires, tout cela détruit en un clin dil par un crétin qui a gagné le gros lot à la Française des Jeux, et maintenant là se dresse, monstrueuse, en placoplâtre, une réplique de la villa d «Autant en Emporte le Vent ». Cest ça, lavancée irrémédiable de la connerie toute puissante.
On nous renvoie à la nostalgie. On pense aux Lamentations dIpw-Wr, un des plus anciens textes qui est la nostalgie dun homme à la fin de sa vie sur le passé. Ce texte il faut le lire parce quil nest pas de cela que vous évoquez ni ce quévoque Finkielkraut et que feignait de croire le garde-chiourme de France-Inter, le nud du problème actuel : cest que les horizons sont maintenant fermé. Quelque chose dirrémédiable sest perdu parce que nous sommes 7 milliards dindividus qui avons quadrillé cette Terre où les espaces vierges ne sont plus, où le ciel la nuit na plus détoiles visibles (ce que ne pouvait pas dire Ipw-Wr) et où le monde immonde a tellement infiltré les lieux quil ny a plus de replis possible nulle part, à moins davoir fait son deuil des lieux et de se résoudre, sur injonction des garde-chiourme, à se faire parquer en stabulation betonnée. La qualité de la vie sera un combat, ne comptons pas sur les écologistes pour ce combat-là, ils sont trop obsédés de croissance.
Arrou Mia
20/10/2013
Ce monde-ci est en train de s’achever.
À chacun de contribuer avec
vaillance
prudence
ténacité
amour
oui avec foi
à l’élaboration de celui qui tarde à naître car justement désespérer est un péché mortel.
olivier taurisson
19/10/2013
Si ce monde-là a plus du venin que d’une substance nutritive, il provoque sans nul doute toutes les nuisances d’une drogue; il est porteur de nombreuses addictions, et pléonasme compris, ” insidieuses”, et “pernicieuses”. Je partage votre sentiment: je n’aime guère le monde dans lequel je vis.
Corinne FALCONE D'ASTI
19/10/2013
Jusqu’où ira la “crise” économique-fiancière (et systémique)...?
La video du documentaire d’Arte sur Goldman Sachs et le communiqué du député Jacques Myard nous rappellent un peu à la réalité , au dessus du brouhaha permanent et abrutissant des médias et des discours politiques quotidiens…
Quelques liens:
Video Goldman Sachs
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3995
COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député de la Nation
Maire de Maisons-Laffitte
Président du Cercle Nation et République
Le 17 octobre 2013
A/S : Mario Draghi est-il un agent américain ?
Cest avec une totale stupéfaction que Jacques Myard prend connaissance de la décision de la BCE, présidée par Mario Draghi, de confier au cabinet américain Oliver Wyman la mission deffectuer lappréciation des bilans de 130 banques de la zone euro préalablement à létablissement de lunion bancaire.
Voilà une décision qui permettra aux autorités américaines de tout connaître sur les banques européennes, à charge de passer les informations à leurs concurrents dOutre-Atlantique.
Une telle naïveté laisse pantois et ne sexplique que par les relations anciennes et ambivalentes de Mario Draghi et de quelques autres membres du Conseil des gouverneurs de la BCE avec les milieux bancaires américains, dont lineffable banque Goldman Sachs !
*
Cette décision est inacceptable et la BCE ne peut se retrancher derrière son indépendance. Cest une question de sécurité nationale.
Jacques Myard demande au Gouvernement dinscrire cette affaire au prochain Conseil européen afin que le Conseil exige le retrait de cette décision.
A défaut, le gouvernement français doit interdire aux banques françaises douvrir leurs comptes à ces agents étrangers.
« Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial »
par Michel Raimbaud, ancien Ambassadeur
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3973
Jean-Paul Baquiast
19/10/2013
J’ai peine à croire pour ma part que des actions offensives sérieuses et massives puissent être menées avec des drones. Les capacités adaptatives de ceux-ci me semblent insuffisantes.
Richard RUTILY
18/10/2013
Deux document pour mesurer les effets de la séquestration sur l’évolution des armées US :
http://bipartisanpolicy.org/sites/default/files/full%20deck%2010%2010%2013.pdf
http://secondtonone.org/wp-content/uploads/2013/10/Sequester-Defense-Budgets-and-the-Industrial-Base.pdf
Corinne FALCONE D'ASTI
18/10/2013
F-35 : après les Pays-Bas, la Belgique ?
Michel Cabirol | 17/10/2013
LA TRIBUNE
Alors qu’il existe trois avions de combat européens disponibles, la tentation de la Belgique d’acheter l’avion de combat de Lockheed Martin est très forte. Une décision devrait être prise en 2015. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian reçoit ce jeudi son homologue belge Pieter de Crem, très favorable à l’achat du F-35.
Ah l’Europe de la Défense Après la Grande-Bretagne, l’Italie, la Norvège et les Pays-Bas, la Belgique est fortement tentée de s’offrir, sans même lancer un appel d’offres international, l’avion de combat américain F-35, qui est pourtant aujourd’hui un gouffre financier et est confronté à nombreux problèmes techniques. Pourtant trois avions européens sont disponibles : l’Eurofighter, du consortium européen formé par BAE Systems, EADS et l’italien Finmeccanica, le Gripen de Saab et, enfin, le Rafale de Dassault Aviation.
Un choix que le ministre de la Défense, Pieter de Crem, pourrait expliquer à son homologue français, Jean-Yves Le Drian, qui le reçoit ce jeudi à Paris en compagnie de Roman Jakic, ministre de la Défense de la Slovénie, et Vlastimil Picek, ministre de la Défense de la République Tchèque. Les Belges ont besoin de renouveler leur flotte de F-16 modernisés au-delà de 2020. Dans ce cadre, la Belgique envisagerait d’acquérir de 35 à 55 avions de combat, selon Reuters.
Pourquoi la Belgique roule pour le F-35 ?
Bruxelles est très tentée par le F-35. Pourquoi ? Parce que l’armée de l’air belge est équipée actuellement de 59 F-16 AM/BM. Après l’achat de Mirage 5 en 1968 et d’Alpha Jet en 1973, deux avions de Dassault Aviation, Bruxelles avait fini par choisir le F-16A/B de Lockheed Martin en 1975 au détriment du Mirage F1. La Belgique se ralliait ainsi au choix des Pays-Bas, de la Norvège et du Danemark pour le F-16 et signait un chèque à Lockheed Martin pour 116 F-16A/B. Car ces quatre pays de l’OTAN avaient décidé de faire un choix commun pour leur futur avion de combat. En 1983, elle avait signé un nouveau chèque à Lockheed Martin pour l’achat de 44 F-16A/B supplémentaires. Soit au total 160 F-16A/B.
Aussi, la Belgique devrait être naturellement tentée de reformer le club des quatre (Belgique, Pays-Bas, Norvège et Danemark). D’autant que selon l’agence Reuters, une délégation officielle américaine a même présenté en septembre le F-35 aux Belges. Contrairement à son prédécesseur, André Flahaut, Pieter de Crem est très favorable à un tel achat sur étagère ainsi que le chef d’état-major des armées, le général Gérard van Caelenberge. Bref, la messe semble dite. Et la Belgique devrait tourner une nouvelle fois le dos à la préférence européenne.
Le Rafale a-t-il des chances d’espérer ?
Face au rouleau compresseur des Etats-Unis, la France devrait crânement jouer ses quelques atouts. Tout d’abord la société belge SABCA, qui a assemblé dans ses ateliers les Mirage 5, puis les Alpha Jet, et enfin les F-16A/B de l’armée de l’air belge, est une filiale de Dassault Aviation (53,28 %), le solde étant détenu par Stork (43,57 %) et par Euronext (3,15 %).
En outre, Paris et Bruxelles ont lancé en 2004 une coopération pour la formation des pilotes de chasse, nommée l’AJeTS (Advanced Jet Training School). Un officier belge, le lieutenant-colonel Guy Jacquemin, a même pris les commandes de l’école de transition opérationnelle (ETO) de Cazaux en septembre 2010. C’est le premier officier étranger commandant une unité aérienne française. Depuis il a été fait chevalier de l’ordre national du Mérite en 2012.
C’est dans ce cadre que Paris est prêt à proposer à la Belgique une coopération très large sur le Rafale.
Des partisans de la préférence européenne
La Belgique compte aussi malgré tout des partisans de la préférence européenne, à l’image de l’ancien ministre de la Défense, aujourd’hui président de la Chambre des représentants depuis 2010 et ministre d’Etat depuis le 7 décembre 2009.
C’est lui qui avait décidé de ne pas lancer la Belgique dans le programme F-35, contrairement aux Pays-Bas, à la Norvège et au Danemark. Peut-être une chance pour un avion de combat européen Mais il sera difficile de dénouer les liens opérationnels très forts entre les armées de l’air néerlandaise et belge.
dominique
18/10/2013
L’article est sur http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14098 avec les parties en Anglais traduites.
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