Jean-Paul Baquiast
13/12/2013
Les considérations très intéressantes présentées ici devraient - si nous étions gouvernés en France - obliger à repenser la stratégie nucléaire française. Alors que certains irresponsables proposent de ne pas moderniser l’arme, voire de la supprimer, elle sera plus que jamais nécessaire compte - tenu d’abord de l’inévitable prolifération, mais aussi pour nous permettre de refuser d’être de + en + entrainé dans le BMDE américain.
Nous expliquerions tant aux Américains qu’aux Russes que nous sommes assez grands pour avoir notre propre défense, et qu’en conséquence ils devraient respecter notre indépendance. Un peu comme la Suisse, mais à une autre échelle.
Cette posture pourrait être partagée avec d’autres pays européen, afin de mutualiser la bombe française. Encore faudrait-il que ces pays se dégagent de leur servilité à l’égard de Washington
Eric Gaillot
13/12/2013
En effet, une attaque nucléaire russe contre le bloc BAO (pourquoi pas sur l’Europe) pourrait provoquer le choc salutaire pour sauver le monde en précipitant l’effondrement du Système. L’Europe serait sacrifiée mais l’humanité serait peut-être sauvée.
Denis G
12/12/2013
L’analyse de Jacques Sapir du point de vue des intérêts économiques de l’Ukraine, de la Russie et donc du Système en général me semble corroborer celle exprimée dans cet article.
“Les manifestants de Kiev ont certainement de bonnes raisons de manifester. Mais quils noublient pas quils ne représentent ni la majorité de la population ukrainienne ni les intérêts bien compris de cette même population. Sils devaient loublier, ils se prépareraient des lendemains dune grande déception. Quant aux Eurocrates de Bruxelles et aux européistes de tout poil il convient de leur dire « bas les pattes » devant lUkraine. Ne cherchez pas à provoquer une guerre civile aux conséquences géopolitiques incalculables pour la défense de vos intérêts particuliers.”
Jacques Sapir
Stephane Eybert
12/12/2013
du succès économiques
Théo TER-ABGARIAN
11/12/2013
Laffaire Seymour Hersh est proprement stupéfiante. Elle souligne la nature de nos «démocraties », leur faiblesse et leur caducité et elle démontre jusquà quel point le système est vicié, mettant la réalité des faits et des informations sous un embargo total. Non informé, le citoyen ne peut donc rien décider de son destin et tout le dispositif dit «démocratique» devient une vaste farce.
Là, cest énorme. Non seulement une guerre allait allègrement être déclenchée contre la Syrie sur des faits bidonnés mais les faiseurs dopinion nont fait nullement marche arrière mais comme vous le dites sans tout à fait voir en qui cela est énorme : « ils opposent à toutes les vérités une impeccable fin de non-recevoir ».
«Ils opposent à toutes les vérités une impeccable fin de non-recevoir ».
Cest hallucinant. Le Monde, fer de lance du bellicisme médiatique en France va jusquà faire jouer contre Seymour Hersh la petite musique dun «avatar du conspirationnisme», ce conspirationnisme nauséabond (ici faire jouer les images mentales). Ce même journal Le Monde qui, le printemps dernier, avec le service communication du Quai dOrsay, avait bidonné un article censé prouver lusage par Damas de gaz dans le quartier de Jobar. Bobard que les sphères gouvernementales ont soutenu alors contre vent et marée avec cette «impeccable fin de non-recevoir».
Vous dites que cest lopinion américaine qui, finalement, a fait plier la Maison Blanche dans sa volonté daller en guerre, ce serait trop beau. Je pense que cette guerre était mal partie, que seul des grands sous-corticaux comme M. Hollande ou Fabius pouvaient penser que ce serait de la rigolade comme en Libye et que, ma foi, les dégâts seraient limités
Trop dincapacité à secondariser tue la capacité à agir : quon se rappelle leffarant numéro de L. Fabius avec Kerry sur le perron du Quai dOrsay lété dernier, il suffisait de regarder la mine ahurie de Kerry voyant Fabius faisant son numéro de comedia del arte sur les petites victimes des gaz de la Ghouta, gesticulations de mauvais acteur pour comprendre que «ça» ne prenait pas. Kerry semblait à la fois douter de la santé mentale de Fabius, et plus grave de la légèreté avec laquelle ce gars-là lenvoyait droit dans une troisième guerre mondiale comme on va prendre place dans le public à un tournoi de Roland Garros.
Théo TER-ABGARIAN
11/12/2013
Laffaire Seymour Hersh est proprement stupéfiante. Elle souligne la nature de nos «démocraties », leur faiblesse et leur caducité et elle démontre jusquà quel point le système est vicié, mettant la réalité des faits et des informations sous un embargo total. Non informé, le citoyen ne peut donc rien décider de son destin et tout le dispositif dit «démocratique» devient une vaste farce.
Là, cest énorme. Non seulement une guerre allait allègrement être déclenchée contre la Syrie sur des faits bidonnés mais les faiseurs dopinion nont fait nullement marche arrière mais comme vous le dites sans tout à fait voir en qui cela est énorme : « ils opposent à toutes les vérités une impeccable fin de non-recevoir ».
«Ils opposent à toutes les vérités une impeccable fin de non-recevoir ».
Cest hallucinant. Le Monde, fer de lance du bellicisme médiatique en France va jusquà faire jouer contre Seymour Hersh la petite musique dun «avatar du conspirationnisme», ce conspirationnisme nauséabond (ici faire jouer les images mentales). Ce même journal Le Monde qui, le printemps dernier, avec le service communication du Quai dOrsay, avait bidonné un article censé prouver lusage par Damas de gaz dans le quartier de Jobar. Bobard que les sphères gouvernementales ont soutenu alors contre vent et marée avec cette «impeccable fin de non-recevoir».
Vous dites que cest lopinion américaine qui, finalement, a fait plier la Maison Blanche dans sa volonté daller en guerre, ce serait trop beau. Je pense que cette guerre était mal partie, que seul des grands sous-corticaux comme M. Hollande ou Fabius pouvaient penser que ce serait de la rigolade comme en Libye et que, ma foi, les dégâts seraient limités
Trop dincapacité à secondariser tue la capacité à agir : quon se rappelle leffarant numéro de L. Fabius avec Kerry sur le perron du Quai dOrsay lété dernier, il suffisait de regarder la mine ahurie de Kerry voyant Fabius faisant son numéro de comedia del arte sur les petites victimes des gaz de la Ghouta, gesticulations de mauvais acteur pour comprendre que «ça» ne prenait pas. Kerry semblait à la fois douter de la santé mentale de Fabius, et plus grave de la légèreté avec laquelle ce gars-là lenvoyait droit dans une troisième guerre mondiale comme on va prendre place dans le public à un tournoi de Roland Garros.
Eric Gaillot
11/12/2013
La situation syrienne est certainement très intéressante mais j’aimerais vous partager mon sentiment sur le fait que la situation en France n’est guère meilleure. Certes, nous n’avons pas des bombes qui nous tombent sur la tête. Du moins, pas des bombes lâchées par des avions de combat sauf que nous recevons en permanence des bombes administratives qui s’appelle taxes, impôts, compétitivité, austérité, etc. Ce sont des bombes que l’on peut qualifier de soft mais dont les effets sont aussi destructeurs et dévastateurs que des vraies bombes syriennes.
De mon point de vue, elles le sont même davantage parce que les gens ne se rendent pas compte qu’ils sont bombardés et, donc, ils ne réagissent pas comme s’ils s’attrapaient de vraies bombes qui font cracher le sang.
C’est le pourquoi de la toute puissance du Système. Ce Système a trouvé la solution pour nous exterminer sans que nous nous en rendions compte.
C’est en tout cas ce que je comprends de vos analyses.
Bien cordialement.
Michel
10/12/2013
C’est bien un truc qui me fait exploser.
Comment ça, il y aurait un “Droit de l’hommisme,” à savoir qu’il y aurait un excès dans la défense des “droits de l’homme” ?
Vous préférez quoi ? Qu’on traite les humains selon leur origine ? Leur couleur ? Leur revenus ? Leur pays d’origine, évidemment, Parce que VOUS êtes du pays et L’AUTRE vient d’ailleurs ?
Qui décide de ce qui est “bon pour certains humains” par rapport à ce qui serait “bon pour d’autres.”
Les droits de l’homme sont une avancée politique et sociale.
Comme il y a dans le même temps beaucoup d’autres problèmes politiques et économiques, on préfère taper sur ces Principes que sur, au hasard, les inégalités dans la répartition des richesses.
C’est tellement plus facile, au fond: on peut avoir des cibles pratiques dans son environnement immédiat pour quelque bastonnade vespérale et délassante d’un “bronzé” de passage, ce que ne risque aucun des représentants des 1% qui profitent bien de cette division leur facilitant le règne, merci pour eux.
eric smith
10/12/2013
Ce premier message est un commentaire du texte ” la tendance génocidaire en action”.
Cet article fourmille d’exemples précis du concept de “génocide”, de plus en plus employé sur la blogosphère observatrice de l’époque.
L’extension finale à la Nature renvoie à la problématique fort ancienne maintenant étiquetée écologie ou survie.
L’intérêt est de globaliser les visions partielles et de restituer en réalité un “Biocide” ou encore un Nihilisme réel, finalement pas si mal vu par les punks de mon adolescence et les punks à chiens actuels.
Le plus troublant dans cette rhétorique est cette question du “Déchaînement de la Matière”. Déchaînement renvoie bien à l’archétype de Prométhée. Mais la Matière renvoie au Manichéisme ou à quelque gnosticisme équivalent.
On obtient une nouvelle synthèse Hellénistique finalement assez cosmopolite dans sa conception. N’est-ce pas étonnant ?
Sans doute l’époque commande-t-elle finalement d’elle-même ce renouveau conceptuel. Néanmoins, la fascination que procure ce concept magique de force sui generis de la Matière, dans le contexte historique actuel, m’oblige à acquiescer avec tant de force que j’en éprouve comme une méfiance pour moi-même.
Car ce qui est arraché au passage, c’est le côté généralement neutre, Démocritien ou Aristotélicien, attribué à ladite Matière, dans le discours scientifique moderne. On frise alors le changement de paradigme, ce qui achève de nous saouler intellectuellement.
Quelle sorte d’Esprit nous sortira des griffes d’une telle ensorceleuse ? Un Cernuros, un Shiva ?
Surtout quelle “Discipline” ou “Auto-discipline” nous conduira (et collectivement ? ou individuellement ?) des milliards de bras de cette nouvelle Hécate ou Kâli vers un Cosmos régénéré ?
Autant de questions auxquelles l’urgence même de la situation terminale décrite par l’auteur invite à répondre.
François Cartan
10/12/2013
En passant par les actus d’Orange pour voir mes mails, voici le lien du seul article sur lequel j’ai eu envie de cliquer :
* Il y en a déjà deux personnes dans le texte de Philippe grasset. En voici une autre.
C’est pourtant simple. Mais c’est un combat perpétuel surtout contre les autres qui n’en auront pas ...
En passant.
Eric Gaillot
10/12/2013
“... Le fait est, selon nous, quil ne sagit pas ici dune prévision relevant dun catastrophisme quelconque [l’effondrement du Système via le déchainement de la matière] mais bien de lobservation de la situation en cours, sous nos yeux. “
Je ne peux que confirmer cette conclusion.
Je souhaite cependant témoigner qu’il y a quelques personnes qui tentent de s’évader de ce Système comme certains prisonniers des camps ont essayé de s’évader pour retrouver la liberté.
La liberté , aujourd’hui, n’est pas une question de franchir des murailles en fils de fer barbelés et électrifiées mais de franchir une muraille psychologique. C’est à dire de ne pas avoir peur du Système, donc de ne pas avoir peur de se retrouver sans compte bancaire, de se retrouver avec des huissiers sur le dos, de se retrouver à faire la queue aux restos du coeur, de se retrouver sans électricité, sans téléphone, etc. Toutes ces menaces ne sont que les armes de terreur qu’utilise le Système pour nous neutraliser. Le Système ne peut pas nous exterminer ouvertement et concrètement car, effectivement, il dévoilerait sa vraie nature génocidaire ce qu’il ne peut pas faire sans ce suicider.
dominique
10/12/2013
Le niveau des émissions politiques sur la TV d’état est généralement très mauvais sauf quand par miracle, s’y trouve invité un de ces électrons libres qui en sont généralement soigneusement tenus à l’écart. Hier soir, Emamnuel Todd était invité à Mots Croisés et donc j’ai regardé. Et je n’ai pas été déçue!
Il a piqué une colère qu’il a qualifiée lui-même de désespérée devant la sottise aveugle des politiciens (UMP, PS, Verts) en présence (plus l’idiot utile de Terra Nova).
Il a expliqué que l’UE ni l’Euro ne fonctionnaient et qu’il fallait s’en débarrasser avant qu’il ne soit trop tard et à chaque fois, UMP, PS, ou Terranova lui ont resservi, comme en transes, le même discours creux et insensé que l’on entend depuis 10 ans : UE = paix, prospérité, égalité, démocratie, justice, (bref tout le contraire de ce qu’elle est en réalité), la nouvelle présidente des Vert, Cosse, je crois, s’est distinguée en expliquant qu’elle voulait une UE fédérale, sans patries, qui regrouperait tous les pays qui le souhaitent, en somme une “Europe pour tous”; elle n’a même pas profité de sa présence à la TV pour parler d’écologie ni de développement durable ni rien, montrant s’il en est besoin que les Verts ont abandonné ce combat pour devenir le fer de lance de l’idéologie droit de l’hommiste en place, ce qui explique, à mon sens, pourquoi on les garde au gvt.
dominique
10/12/2013
Cet article a été repris par Oulala: http://www.oulala.info/2013/12/desarroi-de-la-france-neocon/
Stephane Eybert
09/12/2013
http://kitmantv.blogspot.com/2011/09/nelson-mandela-kill-whites-anc-songs.html
Ce document dit il vrai ?
J’aimerais bien le savoir.
Stephane
Jean-Paul Baquiast
09/12/2013
J’écris ceci, de mon côté:
Ce que l’on dira pas aux obsèques de Mandela
Dans un excellent article, un de plus (lien), Philippe Grasset rappelle ce que fut exactement Mandela, ce que l’histoire telle que nous nous la racontons à nous-mêmes ne dira pas, et oubliera aussi vite.
Ce fut jusqu’au bout, et bien qu’affaibli par l’âge, un combattant de l’anti-américanisme, sans plus de considération pour Obama qu’il n’en avait pour Bush. Il a toujours dit « «If there is a country that has committed unspeakable atrocities in the world, it is the United States of America. They don’t care for human beings…» Pas besoin de traduire.
Il a toujours soutenu le combat de Fidel Castro, et même celui de Khadafi. Il a presque jusqu’à ses derniers mois été présenté par Washington comme un terroriste. Il a toujours condamné la prétendue guerre contre la terreur, menée par les Etats-Unis pour terroriser le monde. Il a toujours dit que des civilisations acceptant la pauvreté, la pire des façon pour dégrader l’être humain, n’étaient pas humaines. Mais tout cela, il le disait de plus en plus faiblement, affaibli par l’âge et par ceux qui en le transformant en champion de toutes les qualités humaines voulaient le faire taire. Sans doute d’ailleurs, les bonnes âmes de la révolte en chambre lui reprocheront de s’être laissé momifier sous les honneurs de façade.
Les Européens, et plus particulièrement nos deux présidents de la République, l’ancien et le nouveau, qui se rendront demain aux obsèques de Mandela, se garderont bien de rappeler ce que fut le vrai Mandela, bien qu’ils le savent parfaitement. Nous sommes tous complices de cette énorme entreprise visant à laver plus blanc que blanc. Sous le sourire idiot que les media avaient fini par associer indélébilement à son visage, c’est notre propre duplicité qui se cache.
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