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sur le suprématisme européen

Article lié : Notre exceptionnalisme-suprémacisme

Jean-Paul Baquiast

  04/06/2014

Il est certain que celui-ci imprègne toutes nos relations avec la Russie, nous conduisant à considérer tout ce que tente de faire celle ci pour se moderniser avec pitié, sinon avec mépris.
C’est le cas lorsque la presse technique occidentale semble se réjouir intimement de tout échec russe dans le domaine du spatial, alors qu’ils tentent de faire ce à quoi nous-mêmes avons renoncé par incompétence politique.
Ce fut le cas concernant Sotchi, présenté comme un effort manqué, presque attendrissant, de Poutine pour se hisser au niveau des Jeux organisés par les occidentaux - alors nous dit-on que celui-ci en attendait tant pour redevenir fréquentable.
En fait Sotchi fut un exploit technique et humain dont les dégâts sur l’environnement, dénoncés avec emphase, furent moindres que ceux provoqués continuellement dans les Alpes par la fréquentation des skieurs et l’extension quasi infinie des remontées.

Bonne critique, mais quelles propositions

Article lié : La marche de nulle part vers zéro

Jean-Paul Baquiast

  04/06/2014

Vous avez raison, cher Philippe, de souligner la pertinence de la critique mais l’absence de contre-propositions.
Mais l’Amérique le pourrait-elle?  En dehors des BRICS, je pense que les européens pourraint jouer un rôle en ce sens, si les dirigeants les réveillaient de leur addiction au rap, au foot ball et autres.
Quant à moi, j’envisage actuellement avec des amis un projet dont je reparlerai dans Ouverture Libre, s’il prend forme.

Il s’agirait de mettre en place sur Internet un site interactif modéré sous un titre tel que Quatre horizons (ou points cardinaux) pour une nouvelle Europe

L’objectif serait de collecter des propositions dans 4 domaines essentiels:
* redéfinir les objectifs et les méthodes de la recherche scientifique en Europe
* proposer de nouvelles méthodes pour mobiliser et valoriser les épargnes des citoyens européens.
* encourager une ouverture progressive de l’Europe vers les BRICS (le concept d’euroBRICS)
* récupérer une souveraineté numérique.

Le servile corsaire peut changer de nom mais sert la même politique.

Article lié : Notes sur le D-Day de Poutine

Christian Merlinki

  03/06/2014

A Jean-Paul Baquiast,
Tusk a pris le relais de Ioutchenko dans le rôle du mercenaire géostratégique US en Europe. Pour le remplir, il faut conserver le pays dans un courant de communication indépendant pour justifier un semblant de souveraineté. La Grande-Bretagne l’avait déjà expérimenté à la veille de la 2ème guerre mondiale avec la Pologne via son valet français. La répétition exacte. Pourquoi encore étudier l’histoire moderne? Elle s’impose avec régularité, et les outils sont les mêmes.

L'impudence d'Obama

Article lié : Notes sur le D-Day de Poutine

Jean-Paul Baquiast

  03/06/2014

Certes, certes. Mais l’impudence d’Obama n’a cependant rien perdu de son impudence. Voir ma brève concernant sa déclaration en Pologne.
http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1368&r_id= On se demande d’ailleurs ce qu’attend la Pologne pour demander à devenir le Nième Etat des Etats-unis. De nos jours, ce n’est pas la distance géographique qui compte, mais la convergence dans l’uniformité de la pensée.

sport nature

Article lié : Notes sur le D-Day de Poutine

olivier

  03/06/2014

“Il suffit de laisser filer après avoir tenu…”
Poutine ne serait-il pas un amateur de pêche à la mouche ? Après l’aïkido et le hockey sur glace?
Toute en finesse et à la glisse…

Le souffle du Mistral

Article lié : Les élections européennes en France

Sébastien Graugnard

  03/06/2014

Bonjour,

En relation avec l’article “Notes sur le d-day de Poutine”, on constate qu’il est inutile d’attendre le mois d’octobre pour tomber dans l’hystérie ... les polonais le sont déjà ..

http://www.journal-aviation.com/actualites/26944-la-pologne-s-oppose-a-la-livraison-de-mistral-a-la-russie

Cela nous promet quelques franches rigolades à venir.
Cordialement

Le FN, la France et sa chute.

Article lié : La crise trouve son centre et son sens

Ilker de Paris

  02/06/2014

Concernant la France, la Révolution avait un double caractère, d’une part elle était universaliste, d’autre part nationaliste.

Ces deux postures sont antinomiques, étant donné que l’une suppose un égalitarisme qui fait fi des différences historiques, culturels, et que l’autre, au contraire, les prend en compte en privilégiant sa propre Histoire.

Même si ce caractère universaliste contenait une forte dose d’hypocrisie et qu’elle a servi à affermir la Nation et ses intérêts - entre autre à travers les expéditions coloniales - le fait est que la France repose sur cette contradiction, ce grand écart qui a fait l’identité et les actions de ce pays comme “patrie des droits de l’Homme” et tout ce que cette identité suppose et entraîne comme actions - d’envergure nécessairement.

Aujourd’hui, dans un monde en mutation, qui devient multipolaire, la France n’a plus les reins assez solides, plus les moyens moraux, financiers, humains ni de ses ambitions nationales, ni de son rôle comme patrie des droits de l’Homme : l’épisode avec la Chine durant les jeux olympiques et les plates excuses (indirectes certes) qui ont suivi en sont un des symboles.

Ainsi, je pense qu’il ne faut plus rien attendre de la France comme prise de responsabilité - contre les politiques américaines en Europe par exemple - afin de défendre les intérêts européens.

Le soutien, contre toute logique, à la Grèce, qui main dans la main avec les banques d’affaires américaines ont mené l’UE dans les sables mouvants de la crise, est ce qu’il reste à la France - restes dont elle devra lentement mais surement se contenter - d’“envergure” - à savoir, des calculs bas de gamme, mesquins : suivre, être un pays satellitaire de tel ou tel autre pays etc

Le score du FN vient, en grande partie, de la médiocrité, la petitessse de la classe politique, si la grandeur, non feinte, donne une certaine éthique même aux canailles, la canaillerie désespère même les plus valeureux - car il ne faut pas s y tromper avec la FN la France perdra.

Il ne s’agit pas ici d’avoir une France qui fait la “morale” bête et méchante, selon les critères automatiques du Système, ce à quoi personne ne prête plus l’oreille, “they don’t care” pour reprendre le terme de Junker, davantage de retrouver une hauteur de vue et une sincérité intelligente dans ses rapports avec elle-même et le monde - pour le moment c’est la chute.

Je suis leur chef donc je les suis où la Mystique (noir c'est noir)

Article lié : Wallerstein, Yeats et l’aprèsSystème

eric b

  02/06/2014

Il est tout à fait possible de penser que ,JAMAIS, aucun pouvoir n’a pu maitriser la situation présente telle qu’elle se présente.
Au jour d’aujourd’hui, ce que vous appelez, à juste titre, le déchaînement de la matière, la “surpuissance”, a très certainement son importance au niveau du sens des choses, dans la mesure justement de son effet sur la perception du “réel” (un genre de refoulement et je pèse mes mots).
D’où on en arrive rapidement et sans fioritudes exagérées à la conclusion que le bouzin évolue tout seul comme un grand et sans aucun contrôle comme un grand qu’il est.
D’où la question : y’a t’il un pilote dans l’avion ?
La réponse étant bien entendu non (USA kaput, Russie trop pauvre, Iran trop barge….) ...que reste t’il?
L’angoisse métaphysique,le néant,  les lumières de la raison…?
Votons pour la troisième solution !!!
Et vive Voltaire!!!

Tricoter les nouilles

Article lié : A propos de Saker

Dominique Fargues

  01/06/2014

@Geo
Confondre le peuple, le territoire et le régime politique ça s’appelle tricoter des nouilles. D’aucuns s’en servent pour leur intérêts propres et c’est la source de tous les ennuis.

à dominique Fargues

Article lié : A propos de Saker

GEO

  01/06/2014

On a écrit ce genre de choses (“I find Israel an abomination whose very existence is a disgrace for all of mankind “) à propos de l’apartheid et non de l’Afrique du sud, et sitôt l’apartheid aboli , l’Afrique du sud a été bénie (de façon d’ailleurs discutable ) dans les commentaires courant.

Vouer l’Afrique du sud à la destruction , c’eut été vouer au génocide une majorité de noirs par antiracisme, performance discursive décourageante, non?

Antisemitisme

Article lié : A propos de Saker

Laurent Demaret

  01/06/2014

Un des lecteurs du Saker a donné une définition, que je trouve très juste, du terme “antisémite” :
“Utilisé autrefois pour désigner ceux qui n’aimaient pas les juifs, et, de nos jours, pour désigner ceux que les juifs n’aiment pas”.

Inadmissible?

Article lié : A propos de Saker

Dominique Fargues

  31/05/2014

“”“Il est inadmissible d’écrire “I find Israel an abomination whose very existence is a disgrace for all of mankind “. “”“
—————————
Inadmissible?
On l’a pourtant écrit au sujet de l’Afrique du Sud en d’autres temps…
Et si on l’écrit pas au sujet des principautés d’Arabie c’est uniquement pour une odeur de pétrole. L’Or noir achète beaucoup de consciences…

Désolé, mais l'auteur du Saker déraille

Article lié : A propos de Saker

Jean-Paul Baquiast

  31/05/2014

Il est inadmissible d’écrire “I find Israel an abomination whose very existence is a disgrace for all of mankind “. Ce n’est pas ainsi que l’on fait de la géopolitique. Dit-on la même chose des Etats-Unis? Dit-on la même chose du Vatican? Et si un mouvement wahhabite conquérant s’installait sur le territoire d’Israël dont il aurait chassé les Juifs, serions nous heureux?
Et quel fut le passé de l’auteur du Saker? Ne cherche-t-il pas à se dédouaner à coups d’outrances. Je fait beaucoup plus confiance à Snowden et ses amis.

Le rapport de "Juan" du 30.05

Article lié : A propos de Saker

Bertrand Du déclin

  30/05/2014

Pour ceux qui ont du mal avec l’anglais, j’ai fait une traduction rapide du dernier rapport de “Juan” publié par le Saker sur la situation ukrainienne sur le terrain. http://gaideclin.blogspot.fr/2014/05/ukraine-jounee-du-30052014-larmee.html

outil conceptuel

Article lié : A propos de Saker

Hédi Dhoukar

  30/05/2014

Il me semble que l’expression anglo-sionisme est tout d’abord un outil conceptuel pour établir les contours d’un acteur politique mondial. Sur le plan historique, l’épisode du terrorisme de l’Irgoun contre l’occupant britannique est la preuve même de la pertinence de cet outil dans la mesure où ce fait est une répétition israélienne de la “révolution américaine” contre ce même occupant britannique. Les Israéliens appellent cela leur “guerre d’indépendance”. Sans parler des intérêts communs au trio USA-Grande-Bretagne-Israél qui s’incarnent dans le soutien inconditionnel et multiforme de l’État sioniste, la justification la plus pertinente de cet outil conceptuel réside dans la référence commune de ces trois acteurs à l’Ancien Testament : l’exceptionnalisme US n’est pas sans rapport avec le concept de “peuple élu”, sans parler de la “terre promise”(pour les USA, c’est la terre entière!). Les Britanniques, comme le rappelle William Pfaff dans “Le réveil du vieux monde” se considèrent par ailleurs comme le seul peuple libre, car “héritant” de la liberté. Pour le familiers de l’historien Arnold Toynbee, les références à l’Ancien Testament sont récurrentes dans A Study of History, notamment dans sa façon d’utiliser le terme d’“idôle” pour caractériser le nationalisme, tout en considérant les nations comme des “tribus”… Il est évident que lorsqu’on prend en ligne de compte ces profonds soubassement idéologiques, l’animosité latente à l’égard de l’orthodoxie, du catholicisme ou même de l’islam, peut être perçue comme un puissant facteur idéologique dans les agressions en cours qui associent nos trois compères et dont les victimes sont majoritairement des peuples qui n’ont pas cet attachement aux mythes de l’Ancien Testament.