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Si tu vas dans la voiture de quelqu’un, tu chantes sa chanson.

Article lié : Fin de la McPeace Theory et de la globalisation

perceval78

  14/08/2014

Il est à craindre que Radek Sikorski n’ai pas la lucidité du général du même nom qui signa un traité avec Staline en 1942.

Il est à craindre également que cet homme occupe quelque fonction importante au sein de l’establishment européen,
peut être aura t’ il la sagesse de dévoiler les plans d’attaque US, qui sait ? qu’en pense Georges Friedmann ? génie trop génial pour être compris car qui eut pu prévoir que la Pologne rentrerait en guerre contre la Turquie.

http://fr.wikipedia.org/wiki/W%C5%82adys%C5%82aw_Sikorski

http://www.utsandiego.com/uniontrib/20051225/news_lz1e25nuclear.html

https://www.youtube.com/watch?v=qtykfyU9CqI

Les gardiens du "bien".

Article lié : Fin de la McPeace Theory et de la globalisation

Ilker de Paris

  13/08/2014

Il faudrait analyser ce désir des globalistes à vouloir “le bien du monde”, malgré ce monde lui-même, et cette croyance qu’ils en sont, de ce “bien”, les gardiens et les défenseurs.

Pour ma part, j’y vois, derrière le mascara qui a pour noms “humanisme”, ” démocratie”, “bien” etc et qui légitime toute action, un regard stupide chargé d’un instinct de conservation d’une civilisation occidentale qui a rendu passable toutes ses sociétés et qui pour continuer doit s’exporter(...), de proche en loin.

“Humanitairerie” disait le psychanalyste Jacques Lacan - et le verni finira par lâcher et on verra alors toute la médiocrité et la bêtise des hommes qui dirigent le monde, et qui pour préserver cette médiocrité, dans laquelle ils vivent et respirent, sont tout prêts à tout sacrifier, bel humanisme, généreusement égoïste, sophistiquement(...) bête.

@Laurent Julliard

Article lié : Les sources évoluent : MH17 était-il l’avion de Poutine ?

pierre

  13/08/2014

Merci pour votre billet qui va dans le sens de la réponse de M. Grasset.
Bien à vous
Pierre

coup de chapeau, et non d'entonnoir

Article lié : dedefensa.org et le “désordre généralisé”

pierre

  13/08/2014

Merci pour votre éclairage.
A observer la succession affolante des événements qui nous conduisent à  toujours davantage de désordre avec les risques de confrontation, conflagration et déflagration généralisées qui vont avec, l’esprit humain a désespérément besoin de faire sens et je dois avouer que l’idée d’un Grand Jeu soigneusement appliqué a quelque chose de rassurant, voire de reposant. On sait d’où viennent les coups, pourquoi ils sont portés et dans quels buts.
C’est curieux mais, étant un lecteur de la première heure de votre site, étant donc familier de vos concepts, je me suis aperçu en lisant cet éclairage que j’avais en quelque sorte fait l’impasse, progressivement, presque à l’insu de mon plein gré comme disent les Vaudois d’Helvétie, sur cette notion si centrale d’une “logique qui n’est pas celle des seuls événements humains”, et à laquelle j’adhère pourtant. Curieux.
Je remise mon entonnoir.
En tous cas merci d’avoir pris la peine de ce billet.
bien à vous
Pierre

Anton Tchekov né le 29 01 1860 à Taganrog Crimée

Article lié : dedefensa.org et le “désordre généralisé”

perceval78

  13/08/2014

ÉLÉNA : Il me semble que la vérité, quelle qu’elle soit, c’est tout de même moins terrible que l’incertitude.
SONIA : Non, l’incertitude c’est mieux… il y a l’espoir au moins…
Oncle Vania

Qu’ils étaient heureux, Bouddha, Mahomet, Shakespeare de n’avoir pas de bons parents ni de docteurs pour soigner leurs extases ou leurs inspirations ! dit Kovrine. Si Mahomet avait soigné ses nerfs au bromure, s’il n’avait travaillé que deux heures par jour et s’était mis au régime lacté, cet homme remarquable n’aurait pas laissé plus de traces que son chien. Par les bons soins des docteurs et de braves parents, l’humanité finira par s’abrutir, la médiocrité sera considérée comme le génie, et la civilisation sera perdue. Si seulement vous saviez comme je vous suis reconnaissant ! lança-t-il avec dépit. Le Moine noir

J’avoue et j’espère que je ne vais pas fâcher la rédaction de dedefensa en disant cela, mais je ne lis pas tant dedefensa pour appuyer telle ou telle théorie (enfin pas que) mais surtout par plaisir esthétique à la recherche d’intelligence.

En attendant , il n’est pas déplaisant de relire cet article de Olivier Germain-Thomas sur De Gaulle.

http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/accueil/oeuvres/le-fil-de-l-epee/action-contre-la-decadence-etude-faite-a-partir-du-fil-de-lrsquoepee.php

@ Pierre

Article lié : Kiev-la-folle et la recette Géorgie-2008

laurent juillard

  13/08/2014

La « réalité de situation », comme dirait P. Grasset ne se situe pas « entre les deux » mais plutôt englobe les deux. Il y a effectivement, cela parait tellement évident, tentative de déstabilisation globale, dans la ligne stratégique millénaire du « diviser pour mieux régner » MAIS, par effet boomerang ou karmique, cette force de déstabilisation se retourne contre le comploteur et finit par déstabiliser, puis détruire les fondations de sa propre puissance. Ceci au niveau psychologique (voir l’état des dirigeants occidentaux), au niveau économique (voir l’état de crise et le recours a la planche a billets), au niveau de l’assise populaire (voir le niveau de soutien dans les sondages) et même au niveau technologique (exemple du JFX). Reste plus qu’a attendre, ou mieux encore accompagner, la chute en espérant qu’elle arrivera assez vite pour limiter les dégâts collatéraux.

KNOWING or NOT-KNOWING that is the question

Article lié : Fièvre de guerre...

perceval78

  12/08/2014

Lady Bracknell:...I have always been of opinion that a man who desires to get married should know either everything or nothing. Which do you know? Jack:I know nothing, Lady Bracknell.
Oscar Wilde

Différents intellectuels, de Max Weber à Jürgen Habermas, pensent que ce qui définit précisément la modernité est ce qu’on appelle “la différenciation des sphères de valeurs »,  en particulier l’art, la morale et la science. Alors qu’auparavant ces sphères
avaient tendance à être fusionnées, la modernité permet à chacune d’évoluer à son propre rythme, sa propre dignité, en utilisant ses propres outils, à la suite de ses propres découvertes, sans être perturbé par les intrusions des autres sphères.

Wilber, Marriage of Sense and Soul (traduction très libre)

Il ne s’agit peut être pas comme Brian Hines (cf lien ci dessous) de verser dans le Plotinisme, mais on serait en droit de demander à ces intellectuels de papier de prolonger leur raisonnement et de définir la Supra Modernité comme étant le droit pour chaque individu de vivre en Paix, sans que des intérêts mercantilistes,
des lobbys mal-intentionnés ou des cerveaux surexcités , finissent par remettre en cause la survie de l’espèce dans son entièreté.

http://hinessight.blogs.com/hinessight/files/science_spirit_and_the_wisdom_of_notknowing.pdf

@Roger

Article lié : 100 ans plus tard, la guerre a donc bien lieu

pierre

  12/08/2014

en effet, la propagande atlantiste occupe à peu près tout l’espace lisible et visible, et nager à contre-courant mérite au moins une certaine attention. Au crédit de M. Meyssan, je laisse notamment d’avoir osé affronter, pour ainsi dire seul, le rouleau compresseur médiatique bobo-atlantiste français en dénonçant pour ce qu’elle était la fable officielle du 11 Septembre et de ses trois tours abattues par 2 avions.
Aujourd’hui, ce qui m’intéresse, c’est de confronter deux visions, la sienne, qui évoque un plan d’attaque structuré de Washington contre le Brics (et qui ne manque pas d’arguments), et celle de M. Grasset, qui plaide pour un dérapage général incontrôlé.
Bien à vous
Pierre

Thierry Meyssian

Article lié : 100 ans plus tard, la guerre a donc bien lieu

Roger

  12/08/2014

Si l’on suit les thèses de La Grâce de l’Histoire, son journalisme à contre courant du “Système de la communication”, inciterait plutôt à lui accorder quelque crédit.
A tout le moins, il ne procède pas des grossières campagnes de “comm.” de nos media mainstream…et ça peut nous aider à réfléchir.
Baratineur , magicien, ou pas , il faut qu’il puisse continuer de s’exprimer!

@François Jéru

Article lié : 100 ans plus tard, la guerre a donc bien lieu

pierre

  12/08/2014

Oui, d’accord, je connais le bonhomme et son propos.
Mais une critique du fond m’intéresserait davantage.
Même les pendules arrêtées donne l’heure juste au moins deux fois par jour….
bien à vous
Pierre

Thierry Meyssan

Article lié : 100 ans plus tard, la guerre a donc bien lieu

François Jéru

  11/08/2014

pur baratineur-dupeur
mauvais “magicien” impossible de croire à ses balivernes

Les bras du destin

Article lié : La stratégie par la Résistance

marc gébelin

  11/08/2014

« Ils sont, littéralement, ces Russes et la Russie, le bras du destin ». Je commence par cette fin. Nous entrons effectivement dans une période d’accélération de l’histoire. Mais l’expression est faible, il s’agit davantage d’une course en avant qui impose à l’Histoire de se dépasser elle-même, une accélération dans l’accélération. Ce que nous avons le droit d’appeler une « métahistoire » où le cours habituel du temps historique ne se déploie plus dans l’acte de Chronos dévorant patiemment ses enfants. Des dieux sont en train de mettre de gros cailloux à la place et les vomissements sont en route. Il y a un siècle de cela, un penseur allemand affirmait que la Russie serait l’avenir de la prochaine civilisation mais ne situait pas cet avenir si proche qu’il semble à nos yeux d’aujourd’hui. A l’époque de cette « prophétie » on était dans la période qui va des prémices de la 1ere guerre (1909) aux pourparlers qui avaient eu pour but de bâtir une paix qui soit bonne pour à peu près tout le monde (1919-22). On sait ce qu’il advint et combien la mésintelligence des hommes, les égoïsmes et les cupidités diverses préparèrent, en secret, la 2e guerre. Là une remarque s’impose à ceux qui connaissent la folie qui présida au traité de Versailles et les évènements qu’elle contribua à faire naitre et qui aboutirent au premier septembre 1939. Le contenu de cette remarque je l’annonce par le mot secret que je viens d’employer. Elle vise ceux qui croient intuitivement ou contestent raisonnablement, la fameuse théorie du complot dont nous entendons parler depuis l’inside job qu’a constitué le 9/11 et dont personne y compris Poutine ne veut parler pour la raison bien connue que plus les mensonges sont gros plus il passent, mais que, paradoxalement, lorsque leur grosseur a dépassé la grosseur habituelle, on se heurte à la contre théorie qui dit que si plus que gros ils sont ENORMES, alors personne ne les laisse plus passer. Too big to fail ? Obama dirait que le 9/11 est un complot personne aujourd’hui ne le croirait. Cette période donc qui va 1919-1939 fut en effet un énorme complot au sens de la métahistoire. Des forces profondes dont les individus ne furent que les interprètes adroits ou maladroits préparèrent une horreur plus massive encore que celle de la Grande Guerre. Ceux qui ignorent ou font semblant d’ignorer ces forces profondes sur lesquelles l’humain ordinaire n’a pas de prise, sont précisément ceux qui raillent la théorie du « complot » et sont bien évidemment ceux qui doutent que la Russie, le peuple russe soient les bras du destin. Pensez donc, ces « moujiks » ! Cette « Haute Volta équipée d’armes nucléaires » !
Toutefois il faut bien souligner que les hommes politiques, intelligents ou médiocres, ne tiennent pas compte des « bras du destin », ne peuvent pas en tenir compte. Ils sont pris comme le vulgum pecus dans le même maelstrom et souvent leur intelligence, leur formation de haut niveau, leur barda de diplôme et leur vaste expérience à la tête du pouvoir, ne les aident en rien. Poutine est dans ce cas. Même si son intelligence est certaine, elle ne doit pas pour autant faciliter son sommeil. Sa formation, son expérience, son « occidentalisme » (fortement déçu), ne lui laisse pour l’instant d’autre choix que de se tourner vers l’Est aussi longtemps que la tactique du bloc BAO le lui imposera. Ma conviction est que ce n’était pas son projet. Capitalisme? libéralisme? libre entreprise? Oui, mais pas à la façon de la Chine qui, pour la doxa des Chicago boys n’est pas un pays capitaliste, un pays « libéral », juste un goulag un peu moins sibérien que le russe. Poutine, en homme du KGB (je n’y ai jamais travaillé je m’empresse de le préciser), ne peut se défaire de sa théorie marxiste mâtinée d’une pincée de libéralisme (un historien, je ne sais plus lequel, a dit que Staline aurait voulu introduire du capitalisme en Russie, c’est la bêtise congénitale des Churchill, Roosevelt et autre anglo-saxons aveuglés par leur anticommunisme viscéral qui ont fait que l’Urss ne puisse plus franchir leur « iron curtain »). Il faut aller passer quelques semaines dans les grandes villes russes pour voir l’empire publicitaire et son impact sur les masses. La télé russe est un cloaque publicitaire bien pire que le nôtre, on y vend des parts de cerveaux mieux qu’à TF1. Beaucoup de russes qui ont connu l’Urss et la plupart de ceux qui ne l’ont pas connue, aspirent à l’ouest, à ce qu’ils appellent « la liberté ». Ils ne savent pas ce qui les attend mais ils y aspirent comme les DDR ont aspiré à la destruction du mur de Berlin et au deutsche Mark. Ils ont vu ensuite comment leur DDR fut traitée et l’est encore vingt ans après la réunification, qui fut en fait l’annexion de la DDR par la BRD. Poutine a « annexé » la Crimée ? Diable, j’aurais fait comme lui! Voyez si un jour les Bretons font sécession, si Paris leur laissera l’Ile Longue au nom du respect de l’expression démocratique. Poutine voulait de l’ouest dès le départ. Il a accueilli Bush en pote en imaginant que le 9/11 était une Tchétchénie newyorkaise. Les tchéchènes de Wall Street lui ont coulé son Koursk en 2000. On aimerait savoir s’il a fait des commentaires. L’armée russe semble aujourd’hui mieux équipée et mieux dirigée. Mais même trois fois plus puissante ce n’est pas elle qui déclenchera la guerre. La Russie a toujours attendu l’agresseur et l’a toujours vaincu. Pour l’instant la Chine est amie. Elle devrait comprendre que son intérêt à moyen terme comme à long terme est de le rester mais les Chinois sont d’abord des marchands et Lénine disait déjà que la politique d’un marchand c’est celle de son tiroir caisse.
Pour que les Russes et la Russie soient les bras du destin, il faut qu’ils continuent à s’opposer à l’impérialisme anglo-sioniste avec intelligence. D’abord qu’ils se mettent à faire sérieusement des enfants, qu’ensuite ils investissent dans les infrastructures insuffisantes pour un pays aussi immense, notamment en Sibérie, quitte à la « partager » un peu avec les Chinois afin que région vierge du monde elle ne reste pas ce désert richissime qu’elle est. Trouver un nouveau modèle? Oui, c’est ce qu’il faudrait, un « contre-modèle » à celui obsolète et criminel de l’ouest mais là les imaginations et les audaces manquent et les dangers sont grands qu’elles y échouent. Le socialisme bureaucratique s’est effondré en 1991, cinq ans après Tchernobyl, l’ultra libéralisme est en train de faire pareil, on attend son tsunami. Sa notion de concurrence tout azimut comme seul principe de réalité fait perdre des richesses énormes à toute l’humanité et prépare les guerres qui viennent. Quels seront les hommes en Russie, aux Indes, au Brésil, en Chine et ailleurs qui voudront s’unir pour éviter la grande catastrophe? Existeraient-ils, en auraient-ils encore le temps?

Plan ou désordre

Article lié : Kiev-la-folle et la recette Géorgie-2008

pierre

  11/08/2014

Cher M. Grasset
Je sais que vous privilégiez la thèse d’un désordre généralisé dans lequel Washington se débat plutôt que l’hypothèse d’un plan de destabilisation global destiné à contrer l’émergence du Bloc concurrent Brics - OCS.
Mais je dois avouer que je suis partagé entre les deux et, comme on dit, la vérité est peut-être au milieu…
voici en tout cas un court papier de Voltaire.org qui soutient la thèse inverse à la vôtre, et qui est relativement convainquant, même s’il est toujours facile d’assembler les morceaux a posteriori j’en conviens.
Néanmoins une petite critique de la chose de votre part ne serait pas inutile à vos lecteurs me semble-t-il, et en tous cas à moi égoïstement.
Bien à vous et comme toujours merci pour vos lumières et votre inspiration.
Pierre

Le début du basculement du monde
par Thierry Meyssan
L’agression des Anglo-Saxons contre la Russie prend la forme d’une guerre financière et économique. Cependant Moscou se prépare aux hostilités armées en développant l’autarcie de son agriculture et en multipliant ses alliances. Pour Thierry Meyssan, après la création du califat au Levant, Washington devrait abattre une nouvelle carte en septembre à Saint-Petersbourg. La capacité de la Russie à préserver sa stabilité intérieure déterminera alors la suite des événements.

RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 11 AOÛT 2014
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L’Organisation de coopération de Shanghai représentera, à partir de son élargissement probable en septembre 2014, 40 % de la population mondiale
L’offensive menée par les Anglos-Saxons (États-Unis, Royaume-Uni et Israël) pour dominer le monde se poursuit sur deux lignes simultanées : à la fois la création du « Moyen-Orient élargi » (Greater Middle East) en attaquant simultanément l’Irak, la Syrie, le Liban et la Palestine, et la séparation de la Russie de l’Union européenne à travers la crise qu’ils ont organisée en Ukraine.

Dans cette course de vitesse, il semble que Washington veuille imposer le dollar comme monnaie unique sur le marché du gaz, la source d’énergie du XXIe siècle, à la manière dont il l’a imposé sur le marché du pétrole [1].

Les médias occidentaux ne couvrent presque pas la guerre du Donbass et leur population ignore l’ampleur des combats, la présence des militaires US, le nombre des victimes civiles, la vague des réfugiés. Les médias occidentaux traitent par contre avec retard les événements au Maghreb et au Levant, mais en les présentant soit comme la résultante d’un prétendu « printemps arabe » (c’est-à-dire, en pratique, d’une prise de pouvoir par les Frères musulmans), soit comme l’effet destructeur d’une civilisation violente en soi. Plus que jamais, il serait nécessaire de venir en aide à des arabes incapables de vivre paisiblement en l’absence de colons occidentaux.

La Russie est aujourd’hui la principale puissance capable de conduire la Résistance à l’impérialisme anglo-saxon. Elle dispose de trois outils : les BRICS, une alliance de rivaux économiques qui savent ne pouvoir grandir qu’avec les autres, l’Organisation de coopération de Shanghai, une alliance stratégique avec la Chine pour stabiliser l’Asie centrale, et enfin l’Organisation du Traité de sécurité collective, une alliance militaire d’anciens États soviétiques.

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Les dirigeants des BRICS : Dilma Rousseff (Brésil), Vladimir Poutine (Russie), Narendra Modi (Inde), Xi Jinping (Chine) et Jacob Zuma (Afrique du Sud)
Au sommet de Fortaleza (Brésil), qui s’est tenu du 14 au 16 juillet, les BRICS ont franchi le pas en annonçant la création d’un Fonds de réserve monétaire (principalement chinois) et d’une Banque BRICS, comme alternatives au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale, donc au système-dollar [2].

Avant même cette annonce, les Anglo-Saxons avaient mis en place leur réponse : la transformation du réseau terroriste Al-Qaïda en un califat afin de préparer des troubles parmi toutes les populations musulmanes de Russie et de Chine [3]. Ils ont poursuivi leur offensive en Syrie et débordé à la fois en Irak et au Liban. Ils ont par contre échoué à expulser une partie des Palestiniens vers l’Égypte et à déstabiliser plus profondément encore la région. Enfin, ils se tiennent à l’écart de l’Iran pour donner au président Hassan Rohani la chance d’affaiblir le courant anti-impérialiste des khomeinistes.

Deux jours après l’annonce des BRICS, les États-Unis ont accusé la Russie d’avoir détruit le vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus du Donbass, tuant 298 personnes. Sur cette base, purement arbitraire, ils ont imposé aux Européens d’entrer en guerre économique contre la Russie. Se plaçant comme un tribunal, le Conseil de l’Union européenne, a jugé et condamné la Russie, sans la moindre preuve et sans lui donner l’occasion de se défendre. Il a promulgué des « sanctions » contre son système financier.

Consciente que les dirigeants européens ne travaillent pas pour les intérêts de leurs peuples, mais pour ceux des Anglo-Saxons, la Russie a rongé son frein et s’est interdite jusqu’à présent d’entrer en guerre en Ukraine. Elle soutient en armes et en renseignements les insurgés, et accueille plus de 500 000 réfugiés, mais s’abstient d’envoyer des troupes et d’entrer dans l’engrenage. Il est probable qu’elle n’interviendra pas avant que la grande majorité des Ukrainiens ne se révolte contre le président Petro Porochenko, quitte à n’entrer dans le pays qu’après la chute de la République populaire de Donetsk.

Face à la guerre économique, Moscou a choisi de répondre par des mesures similaires, mais concernant l’agriculture et non pas les finances. Deux considérations ont guidé ce choix : d’abord, à court terme, les autres BRICS peuvent pallier aux conséquences des prétendues « sanctions » ; d’autre part, à moyen et long terme, la Russie se prépare à la guerre et entend reconstituer complètement son agriculture pour pouvoir vivre en autarcie.

En outre, les Anglo-Saxons ont prévu de paralyser la Russie de l’intérieur. D’abord en activant, via l’Émirat islamique (ÉI), des groupes terroristes au sein de sa population musulmane, puis en organisant une contestation médiatique lors des élections municipales du 14 septembre. Des sommes d’argent considérables ont été apportées à tous les candidats de l’opposition dans la trentaine de grandes villes concernées, tandis qu’au moins 50 000 agitateurs ukrainiens, mêlés aux réfugiés, sont en train de se regrouper à Saint-Petersbourg. La plupart d’entre eux ont la double nationalité russe. Il s’agit à l’évidence de reproduire en province les manifestations qui ont suivi à Moscou les élections de décembre 2011 —la violence en plus— ; et d’engager le pays dans un processus de révolution colorée auquel une partie des fonctionnaires et de la classe dirigeante est favorable.

Pour ce faire, Washington a nommé un nouvel ambassadeur en Russie, John Tefft, qui avait préparé la « révolution des roses » en Géorgie et le coup d’État en Ukraine.

Il importera pour le président Vladimir Poutine de pouvoir faire confiance à son Premier ministre, Dmitry Medvedev, que Washington espérait recruter pour le renverser.

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Narendra Modi
Considérant l’imminence du danger, Moscou serait parvenu à convaincre Pékin d’accepter l’adhésion de l’Inde contre celle de l’Iran (mais aussi celles du Pakistan et de la Mongolie) à l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). La décision devrait être rendue publique lors du sommet prévu à Douchambé (Tajikistan) les 12 et 13 septembre. Elle devrait mettre un terme au conflit qui oppose depuis des siècles l’Inde et la Chine et les engager dans une coopération militaire. Ce retournement, s’il est confirmé, terminerait également la lune de miel entre New Delhi et Washington, qui espérait distancier l’Inde de la Russie en lui donnant accès notamment à des technologies nucléaires. L’adhésion de New Dehli est aussi un pari sur la sincérité de son nouveau Premier ministre, Narendra Modi, alors que pèse sur lui le soupçon d’avoir encouragé des violences anti-musulmanes, en 2002, au Gujarat dont il était le ministre-chef.

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Ayatollah Ali Khamenei
En outre, l’adhésion de l’Iran, qui représente une provocation face à Washington, devrait apporter à l’OCS une connaissance précise des mouvements jihadistes et des moyens de les contrer. Là encore, si elle était confirmée, elle réduirait la volonté iranienne de négocier une pause avec le « Grand Satan » qui l’avait conduit à élire cheik Hassan Rohani à la présidence. Ce serait un pari sur l’autorité du Guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei.

De fait ces adhésions marqueraient le début du basculement du monde de l’Occident vers l’Orient [4]. Reste que cette évolution doit être protégée militairement. C’est le rôle de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC), constituée autour de la Russie, mais dont la Chine ne fait pas partie. À la différence de l’Otan, cette organisation est une alliance classique, compatible avec la Charte des Nations unies puisque chaque membre conserve le choix d’en sortir s’il le veut. C’est donc en s’appuyant sur cette liberté que Washington a tenté, au cours des derniers mois, d’en acheter certains membres, notamment l’Arménie. Cependant, la situation chaotique en Ukraine semble avoir refroidi ceux qui y rêvaient d’une « protection » états-unienne.

La tension devrait donc s’accroître dans les prochaines semaines.

Iunctis viribus

Article lié : La stratégie par la Résistance

perceval78

  11/08/2014

Il est tout de même difficile pour la Russie d’y aller seule.Mais ses alliances sont elles sures, la Chine est elle sure ? la problématique des bons du trésor est elle la même pour elles deux, les USA seraient ils capables de passer une alliance ponctuelle avec les chinois pour isoler la Russie ? L’histoire en a vu d’autres. Que disait on dans en Chine après la signature du pacte molotov ribbentrop le 23 08 1939 ?

Dans son éditorial du 23-8, le Kong chang je pao écrit qu’en
s’entendant entre elles comme elles viennent de le faire, l’URSS
et l’Allemagne ont, l’une tout comme l’autre, renié leurs principes. Si l’intérêt commande tout dans la vie internationale, que deviennent les principes ? Le journal n’en veut pas à l’URSS d’agir dans son intérêt national, mais il déplore et critique vivement l’insuffisance de la diplomatie chinoise, qui n’a rien su prévoir et se laisse porter par les événements « comme un cadavre roulé par les flots ». Maintenant, plus que jamais, la prévoyance s’impose.

L’hebdomadaire américain China Weekly Review du 26 08 1939 craint aussi que le pacte germano-soviétique n’ait pour la Chine les suites les plus fâcheuses.

Dans la revue, la Politique de Pékin du 01 09, M. Monestier souligne « l’affreux dilemme » où se trouve Tsiang Kiai-che, » de cœur avec les puissances démocratiques, mais retenu par l’aide qu’il reçoit de la Russie ». S’il reste seul avec Moscou comme allié,
c’est la main-mise de Moscou sur Tch’ ong-k’ ing, et la guerre entre les Soviets et le Japon sur territoire chinois.

le journal Che sin pao, de Tch’ong-k’ing du 02 09 1939 rapporte les propos de Alexandre Semionovitch Panaouchkine, nouvel ambassadeur de l’URSS en Chine :
...
Dans les conjonctures actuelles d’exceptionnelle tension internationale, la politique pacifique de l’URSS tend à aider amicalement les peuples victimes de l’agression, afin de les grouper en un seul corps. Le peuple et le gouvernement chinois savent bien que l’aide apportée par l’URSS à la lutte héroïque de la Chine pour sa liberté et son indépendance est un fait, et qu’il ne s’agit pas seulement d’une bienveillance verbale
...

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6413220t/f34.image.r=pacte%20AND%20molotov%20AND%20ribbentrop%20.langFR

http://www.treasury.gov/ticdata/Publish/mfh.txt

Fautes dans Kiev la Folle...

Article lié : Kiev-la-folle et la recette Géorgie-2008

MarcPier

  10/08/2014

Post littéralement “Sidérant”, comme toujours,
vu le nombre de réactions habituelles…
Les Lecteurs s’accrochent à la Compaction du Temps
délivrée par DeDefensa, digne des “Montagnes-Russes”

10 lignes avant la fin: 1M manquant;
  5 l.  ”      ”      ”  1S en trop.

B. à Vous Tous; accrochons Nous.      MarcPier.