Stephane Eybert
19/11/2014
Bonjour,
A moitie de lecture de cet article, j’en jurais mes petits dieux que le texte n’etait pas de vous mais d’une autre personne. Ceci, car son style semble si different de celui auquel vous nous avez habitue. La, le souffle et l’harmonie ont une signature inattendue, comme s’il s’agirait d’une autre. Moins combattante, resolue toujours, mais detachee. Vos textes sont souvent incisifs et croustillants. On atteint ici un degre superieur. La grace est vivante je me dis.
Cordialement,
Stephane Eybert
Aruna Baoro
19/11/2014
En 1905 déjà Rudolf Steiner avertissait le public qui assistaient à ses conférences à Berlin par une sentence remarquable. (Je donnerai l’extrait à la fin de mon post.) Le progrès technologique s’est produit trop tôt selon lui, il fallait que l’humanité mûrissent davantage parce que l’homme façonne le monde extérieur à son image. Il est courant de penser que le développement de la fission nucléaire était inévitable (entre autres exemples) mais c’est exactement ce qu’il ne faut pas penser. Pour l’anthroposophie de Steiner le progrès technologique est d’abord l’aboutissement de la disparition des Mystères de l’antiquité et la compensation d’un état primordial dont l’humanité est désespérément coupée. La réalité ayant été réduite aux caprices des atomistes et des rationalistes (même avant Platon et Socrate), il en a découlé des aberrations comme l’arme nucléaire. Le progrès technique n’était pas un dénouement logique de l’avancée de l’histoire. Le moteur à explosion aurait pu apparaître dès l’antiquité tardive vers le VIème siècle à Gundishapur dans l’académie éponyme en Perse. Les savants matérialistes et autres atomistes aurait pu y développer les techniques qui sont apparues au cours du XIXème siècle et ceci bien avant le second millénaire. C’est la chute de l’empire sassanide qui a mis fin à la quiétude de l’académie, les princes de l’empire ont été chassés par les arabes musulmans et les dirigeant ont été remplacés. Gundishapur était le plus grande centre intellectuel du monde avant l’époque moderne, l’académie a disparu progressivement avant le X ème siècle. On a aussi retrouvé en Grèce des artefacts d’instruments qui n’était pas censés exister dans l’antiquité. Il est évident qu’il y avait une forme de tempérance et de spiritualité dans l’Antiquité et durant une bonne partie de la Renaissance, rédhibitoire pour les matérialistes, et qui empêchait naturellement le développement de la thermodynamique et du binaire (réduction du monde aux chiffres). La doxa de la modernité méprise ces faits, la vertu des peuples et des nations se juge maintenant à l’aune du progrès technique et technologique. Le monde est pâmé d’admiration devant les prouesses de la Silicon Valley (Apple, Microsoft, etc…). Cette évolution du monde par le progrès technique est en vérité une contre-évolution, c’est l’exclusion des choses spirituelles et à terme l’abolition de l’homme lui-même (sur le même principe évoqué par Pierre Vaudan). Max Weber estimaient que les Protestants anglo-saxons et germaniques (ainsi que les juifs pharisiens) étant plus attachés aux biens terrestres ont aménagé la “vie ici bas” avec plus d’opiniâtreté que les catholiques. Pour la théosophe Alice Bailey le retard technique des peuples d’Inde, de Chine, d’Afrique, etc.. est dû à une orientation éthique conservatrice ou spiritualiste, orientation qu’elle juge excessive puisqu’elle a assuré aux occidentaux la domination matérielle (et surtout matérialistes du monde). Il faut faire remarquer, même si c’est hors sujet, que Ghandi a salué le rôle des théosophes dans la lutte pour l’indépendance de l’Inde ainsi que l’irritation (faite de complot et de coup bas) des britanniques à leur égard. Voici l’avertissement prophétique de Steiner (ancien théosophe) en 1905 :
« L’égoïsme universel émane de la race anglo-américaine. Partant de là, l’égoïsme couvrira toute la Terre. Toutes les inventions qui recouvrent la Terre d’un réseau d’égoïsme viennent d’Angleterre et d’Amérique. A partir de là-bas donc, toute la Terre sera recouverte d’une toile d’égoïsme, de mal. Mais une petite colonie se formera à l’est comme la semence d’une vie nouvelle pour l’avenir. La culture anglo-américaine consume la culture de l’Europe [...] mais la race elle-même va à sa ruine. Elle porte en elle la disposition à être la race du Mal. »
Alain Vité
19/11/2014
Peut-être effectivement que la France est à la cape, comme un navire empêché par une trop grosse tempête, qui ne peut que fermer les voiles pour s’épargner le vent, et espérer être encore en état au retour du calme. Toutes ces agitations du monde sont au delà des capacités d’intervention de la France. Peut-être que les gesticulations des divers dirigeants ne servent qu’à distraire les foules, “rassurer les marchés” [soupir las] et autres conventions de l’époque, avec un théâtre de Guignol permanent en attendant une époque meilleure.
D’un autre côté, peut-être que de Gaulle a été une exception amenée par les circonstances, qu’il a temporairement donné un sursaut à la France et l’a déroutée de sa médiocrité en progression depuis au moins les années 1870. Ce qu’on voit aujourd’hui dans la presse sur la Russie, n’est guère plus bête que ce qu’on lisait à l’époque sur la Prusse. Depuis les années 1970 avec l’après de-Gaulle, le pays retrouve peut-être sa trajectoire d’égaré, avançant sur son erre et précipitant toujours mieux son échouage. La France comme un canard sans tête, qui tient compagnie à Obama le “lame duck”.
D’un autre côté, la pression nord-américaine - fruit démesuré et hors de contrôle de la culture anglaise, né sur une terre trop fertile pour son propre bien - ne nous laissait pas beaucoup de choix sur le long terme.
N’empêche
La Révolution française a été la captation du pouvoir par les boutiquiers du Tiers-Etat, nouvelle aristocratie de parvenus vulgaires, plus qu’un avènement de la démocratie. Il est même possible qu’en coupant autant de têtes de nobles, la France ait privé l’Europe et le monde d’une voie alternative à celle de l’anglo-saxonnisme naissant : les alliances familiales aristocratiques formaient un tissu radiculaire serré, autant dans le pays qu’avec le reste du monde. Ce tissu et ses compétences auraient pu être utilisés par la France pour garder contact et influencer les autres pays, au lieu de les horrifier tous avec nos séances de guillotine, pour déboucher sur Bonaparte, puis Waterloo.
On avait déjà commis, plus tôt, la même erreur d’excès avec les Huguenots, qui sont aller survivre et faire fortune ailleurs avec leur audace et leur inventivité. L’anglo-saxonnisme triomphant doit beaucoup à la France pour ces deux raisons au moins.
Il n’est donc pas sûr que le pays soit dans une période si exceptionnellement mauvaise aujourd’hui. Nous vivons peut-être tout simplement un rattrapage de jeu, comme une machine usée qui retrouve sa position juste. Un rattrapage de jeu est en général rapide et parfois brutal, surtout quand il n’est pas décidé, comme celui que nous connaissons.
Evidemment, tout cela est subjectif et discutable, néanmoins un fait demeure : l’histoire d’un pays est une aventure collective de longue haleine, le fruit de son passé lointain. Tout comme la vie d’un quinquagénaire est le résultat de ses choix de jeunesse, accidents de parcours ou pas, le pays actuel est le prolongement de ces époques-là, et de ses déchirures anciennes avec le reste du monde.
Hollande est là parce que l’histoire des 30 dernières années lui a pavé le chemin. On aurait pu promouvoir quelqu’un d’autre pendant tout ce temps, mais ce fut lui. Nos forces intérieures sont ce qu’elles sont et influencées comme elles le sont. Si nous avions été autrement, tout aurait été différent. Et si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle.
Nous sommes ce que nous sommes et ça vient de très loin, ça n’a pas commencé avec la French American Foundation, ni autre bricole anecdotique à l’échelle d’un pays comme le notre. Nos forces sont là aussi, mais corriger nos pires faiblesses n’en fait pas partie, et ça non plus, visiblement, n’est pas nouveau.
Ilker de Paris
19/11/2014
Les États-Unis n’ont pas d’intérêts directs en Ukraine (c’est plutôt un problème Européen), ce qui signifie que leur grand activisme agressif vis-à-vis de la Russie, dans l’affaire ukrainienne, est d’un ordre idéologique - admis que les Américains ne se battent pas pour l’Europe.
Quelle idéologie ? La démocratie évidemment, c’est-à-dire une grande société de consommation basée sur le dollar. Pour cela il faut qu’il n y ait pas d’alternative, ni au discours capitaliste, ni au dollar.
C’est pourquoi Poutine, qui a bien compris les enjeux, lance des propositions alternatives au système aujourd’hui en place lié au dollar.
Reculer en Ukraine pour les États-Unis signifierait desserrer l’étau du Système sur les pensées, produisant la croyance d’une possible alternative au Systeme-finance-dollar.
La viabilité de cette croyance tient à la résistance de la Russie, ce qui ne signifie pas que la Russie devienne un nouvel étalon pour la marche du monde, non cette résistance porte en elle la possibilité de respirer à un autre rythme que celui imposé par le Système, qui globalise en écrasant, par définition, les différences.
On suffoque aujourd’hui de respirer au rythme d’un pays dont les fondements historiques sont artificiels. Résister à cela est présenté par les médias-Système comme étant le “Mal”, d’où le cercle vicieux : globalisation-culpabilisation-globalisation.
Or, combattre le Système, comme le fait la Russie aujourd’hui est peut-être le seul acte vraiment de résistance humaine contre un a-venir qui s’annonce pour le moins invivable.
Hédi Dhoukar
19/11/2014
Les grands changements (les changements d’ère) ne sont pas les conséquences d’une évolution technique, celui d’un système économique et encore moins le produit d’une élite. Tous ces facteurs jouent certes un rôle plus ou moins important dans le changement sans pour autant déterminer l’enfantement de l’ère nouvelle. Celui-ci se produit quand des logiques à l’uvre dans la société humaine entrent en crise en finissant par verser dans leur exact contraire (Cf. Yvan Illich), indiquant qu’une orientation psychique collective en l’occurrence l’orientation-pensée reposant exclusivement sur la raison et sur l’activisme volontaire a abouti partout à des impasses.
“Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve”, écrivait Hölderlin, et, “ce qui sauve” n’a pas encore de visage, même pas celui de Poutine qui est lui-même le produit de la crise présente et dont l’effort réside moins dans la volonté d’incarner une nouvelle “élite” que celui de se différencier des élites BAO, y compris russes.
marc gébelin
18/11/2014
Quand vous dites monsieur Kara :
“La société russe a-t-elle vraiment surmonté son traumatisme extraordinairement profond de la décomposition des années 80 (c’est notre stade actuel à nous autres Occidentaux), puis la Grande Prostitution du pays (littéralement, à échelle familiale, avec l’exode de leurs belles filles vers l’Occident et l’occidentalisation avide des restantes), pour aboutir finalement dans le même univers déconnecté smartphone-facebook-playstation-extasy que tous les autres ?...”
je vous suis hélas!... Etant allé trois fois en Russie ces dernières années j’ai pu assister au désir de “grande prostitution”, à l’exode des belles filles (juives et non juives, j’en connais quelques unes), quant à la “quadripartition” Smartphone-Facebook- Play-station-extasy, je confirme même si je n’ai jamais vue l’extasy parce que je ne fréquente pas le club. En revenant en juillet 2013 j’écrivais ceci: “En voyageant en Russie on se demande ce que demande maintenant le peuple ? Des supermarchés après que les boutiques soviétiques aient été aux trois quart vides ? On peut en douter. Fidèle au principe du capitalisme, on assiste déjà à un écrasement de la qualité au profit de la quantité. Au supermarché, fruits et légumes sont dans ces caisses énormes sur palettes posées en plein milieu des allées. Vers dix sept heures la température des pommes indique quelles sortent de la chambre froide, quelles ne viennent pas dà côté (les pommes sibériennes sont délicieuses), que la grande consommation est en plein essor, que les flux sont tendus et quil faut que « ça se vende ». La foule, qui avant faisait la queue devant les magasins vides fait maintenant la queue aux caisses des pleins. Cest le progrès? Aucun humain intelligent naura donc eu lidée, les moyens politiques et le courage de mettre en uvre une alternative qui aurait évité de passer dune société du besoin insatisfait à une société des faux besoins? Cest la question que loccidental que je suis se pose. La politique de loffre par définition supérieure à celle de la demande, le t.i.n.a de Thatcher ? Produire pour produire et vendre pour produire encore avec cette idée idiote que le commerce rapproche les peuples, amène la paix, alors que cest linverse”.
Pour ce qui est de la “grande prostitution” je serais charitable parce que chez nous je vois la même mais dans un style plus agressif. A une remise de diplômes universitaires je me serais cru dans le Middle West avec pom-pom girls, grand écran filmant ce qui se passe alors que la salle fait à peine 20 mètres de long sur 7 de large, et ne parlons pas des diplômées, 90% de femmes et dans une tenue qui ferait plus croire plus à un défilé de mode ou à un concours de miss Tiumen qu’à une remise de diplômes…
Je m’arrête parce que j’aime bien les Russes et la Russie. J’espère seulement que dans les mois et années à venir le désir soutien à Poutine sera plus fort que le désir d’Ouest.
MarcPier Lecocq
18/11/2014
Pour rappel, nous avions souligné il y a 5 semaines, le 10/10 que l’embargo-système craquait sous le principe de réalité, puisque le “Grand-Prix” F1 de Socchi se déroulait sous nos yeux encore
émerveillés par les J.O. d’hiver d’ il y a moins d’un an, in-tempore- non-suspecto !
Rebelotte, la semaine passée, annonce en fanfare par la FIFA qu’il n’est en aucun cas question de suspendre la Coupe prévue à Moscou en 2018…
Et en fin, last but not least, côté Sport cérébral, rappelons que nous
sommes de ces jours-ci en plein coeur du Challenge ANAND vs
CARLSEN suivi par des millions de chessplayers, (prescripteurs éduqués) durant ces Championnats du Monde de…. Socchi !!!
Le Pdt. Poutine est un fin joueur d’échecs, parait-il !
NB: été 2008, tout baignait lors des resplendissants J.O. de Pekin;
que s’est-il encore passé à la rentrée ? J’offre une sub-prime à qui
se souviendra…
Bernard Scaringella
18/11/2014
Mon dieu, mais quel tas d’âneries ... Ce Mr Lewis entasse
allègrement les poncifs. Son opinion est ce qu’elle est
une opinion parmi tant d’autres tout aussi braillardes.
Ignorant, incompétent etc ....
Le simple fait d’écrire “morale universelle” signe l’auteur
à ne surtout pas lire.
Jean-Paul Baquiast
18/11/2014
Vous écrivez:
” Poutine na guère pris de mesures contre les oligarques économiques, ceux qui navaient pas de projet politique et se sont rangés du côté du pouvoir poutinien. Aujourdhui, ces oligarques économiques sont en difficultés ou deviennent suspects du point de vue politique, parce que lessentiel de leurs fortunes est investie dans le bloc BAO. Finalement, la méthode poutinienne na pas été très différente pour léconomie russe elle-même, et elle montre aujourdhui sa faiblesse à cause des liens de dépendance économique établis avec le bloc BAO. Voici comment Petras conclut cette longue analyse de la situation russe face aux sanctions, ou comment sen sortir… “
Je partage évidemment votre avis, mais ne confirme-t-il pas l’analyse pessimiste selon laquelle ce que vous avez nommé le Système a pénétré la Russie depuis longtemps et n’est pas près de la lâcher?
Plus généralement, l’analyse d’Alex Kara, que je partage aussi, rappelle que les Brics aussi n’échappent pas au Système.
Pour que la Russie, et pas seulement Poutine, puisse faire tout ce que recommande à juste titre le professeur Petras, il faudrait qu’elle dispose, comme la France à la Libération, d’élites techniques et administratives capables d’engager la France dans les 30 glorieuses. Elle ne les a pas, me semble-t-il.
Contrairement à l’Amérique qui dispose des milliers de super-cerveaux formés au MIT et ailleurs. Ecrivant sur la science, je constate chaque jour que d’eux viennent toutes les idées neuves dont sera fait le monde de demain…y compris des cerveaux chinois complétement américanisés qui travaillent en liaison avec les américains dans ces universités.
Bernard Scaringella
18/11/2014
Pov Poutine .....
Rappel politico-hirtorico-economique: république moderne(US,FR ..)
et démocratie moderne (les mêmes + Inde, Russie ...) sont capitalistes car fondée par et pour les affairistes/capitalistes.
Poutine est dans le coin, les coups pleuvent et c’est normal car il ne
veut pas du capitalisme mais veut les structures politico-economique de ce même capitalisme.
Ou il en sort ou le même chemin que celui de l’urss attend la russie.
Et les prières n’y changeront rien.
Alex Kara
17/11/2014
Il y a quelques mois, j’avais écrit ici que les BRICS étaient une optimisation de la globalisation, suivant une progression régulière à travers les siècles, tout comme finalement l’Angleterre du XVIIème siècle optimisait la globalisation ibérique avant de la supplanter.
Il ne faut pas idéaliser les BRICS car comme tout système organisé, il travaille pour ceux qui l’ont mis en place, ceux que l’on qualifie d’élites.
En parlant des oligarques, James Petras rappelle un point essentiel, que l’on occulte trop rapidement lorsqu’on évoque les BRICS, pressés que nous sommes à nous nettoyer de notre bloc BAO en pleine décomposition : pour qui travaillent les BRICS ? Les élites des BRICS sont-elles d’une meilleure nature que celles du bloc BAO ?
Certes, pas ici d’analyse approfondie, mais des stéréotypes peut-être pas si loin du compte :
Elites chinoises : construisent des mégacités vides, sans doute pour y parquer les 250 millions de paysans bientôt chassés de leurs terres par l’agriculture mécanisée. Salaire & conditions de travail chinois.
Elites russes : élite comprador (merci The Saker) d’une loyauté douteuse (Cf. Petras)
Elites indiennes : on pense à l’humaniste Mittal, mais le bidonville indien va-t-il vraiment disparaître ou au contraire prospérer ?
Elites brésiliennes : là aussi des bidonvilles très pittoresques, mais aussi la déforestation à marche forcée, l’extinction des espèces, le sciage de la branche etc.
Elites sud-africaines : combien étaient déjà là sous l’apartheid ?
Bref, ce n’est pas en étant bon voire transcendant qu’on devient quelqu’un qui compte dans l’économie mondiale, donc ne nous attendons pas à un monde meilleur avec le BRICS, seulement moins décomposé qu’avec notre BAO-Tordesillas. Tout ça pour ne plus avoir à subir les Femen, les BHL et le Sapin Anal sur nos écrans vespéraux.
Je cite à nouveau le texte : ré-industrialiser, diversifier et développer ses hautes technologies dans une économie rénovée.
Dans l’état actuel de la technologie, ça signifie les robots, et c’est normal.
Les tracteurs kolkhoziens chassèrent les paysans de leurs terres, tout comme les tracteurs de la Grande Dépression. La méthode diffère, mais pas la Technologie sous-jacente… ni même le modèle, le Stalinets-60 étant la copie du Caterpillar 60 ! ( https://de.wikipedia.org/wiki/Stalinez_65 )
Aujourd’hui point de T34 et de Sherman, mais que le robot (ouvrier) ou le drone / robot de combat (soldat) soit chinois au lieu d’être Etats-unien, la belle affaire.
Alors, oui, la narrative de Poutine est plus spirituelle que celle du BAO (le pope au lieu de la Pop) (ha ha) , mais n’est-elle pas finalement tout aussi bidon ? La société russe a-t-elle vraiment surmonté son traumatisme extraordinairement profond de la décomposition des années 80 (c’est notre stade actuel à nous autres Occidentaux), puis la Grande Prostitution du pays (littéralement, à échelle familiale, avec l’exode de leurs belles filles vers l’Occident et l’occidentalisation avide des restantes), pour aboutir finalement dans le même univers déconnecté smartphone-facebook-playstation-extasy que tous les autres ?
Le problème n’est pas résolu avec le BRICS parce que le problème n’est pas le bloc BAO (même si ça sens très mauvais) mais ce qui l’a crée. Finalement, si on n’arrive pas à résoudre le problème de fond, aussitôt après la décomposition finale du BAO le BRICS nous construira sa propre désillusion, version russe ou chinois (ou brésilienne !) de cette phrase immortelle : We’re an empire now, and when we act, we create our own reality , les mêmes causes menant aux mêmes effets.
dedefensa.org
17/11/2014
Si erreur/coquille/etc. il y a, la possibilité la plus évidente concerne les données chiffrées de samedi, car elles sont de seconde main pour nous. Les chiffres du dimanche ont été relevés directement sur le graphique du Figaro (près avoir voté, pour le premier accès…).
Coquille ou complot, qui le sait? Reste que les chiffres les plus significatifs sont bien entendu ceux du dimanche, avec arrêt du décompte à 13H12.
dedefensa.org.
Trader
17/11/2014
tino candela
17/11/2014
Hé bien quelque chose ne colle pas :
le 15 novembre à 22H00 : 59% de oui, 41% de non, avec 108 067 réponses.
Je sors ma calculette, ça fait environ 44310 “non”
le 16 novembre à 10H00 : 77% de oui, 23% de non, avec 167 133 réponses.
Calcul fait, 23% de 167133, il y a donc environ 38440 “non”.
Ou sont passé ces milliers de “Non” du 15 au 16 ? Y a-t-il une coquille quelque part, ou bien les sondages sont-ils truqués de plus en plus grossièrement ?
perceval78
17/11/2014
On notera que 4 membres, au minimum, de l’ECFR lien se sont positionnés contre la vente du Mistral
blog secret défense ?@SecretDefense 27 juil.
Arnaud Danjean : «Le contrat Mistral avec la Russie ? Une connerie ! »: http://bit.ly/1tQ7zHl
Laurence Parisot ?@LaurenceParisot 17 juil.
La France ne doit pas livrer les Mistral. #MH17
sylvie kauffmann éditorialiste du monde
Ils sont peut être sincères, peut être pas, le fait est que l’ECFR est subventionné par le plus grand spéculateur de la Planète
onglet our supporters
ECFR remains grateful to its current supporters for their generous contribution over the past years. It has been their support which has enabled us to yield concrete results when promoting Europes values and interests on the world stage. ECFR is most thankful for its anchor funding from the Open Society Foundations
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