Charles
29/10/2014
Mon pauvre Roland, allez, au pire, ça fait 3 000 x 12 =36 000 euros, au mieux (de votre point de vue), 2 000 x 12 = 24 000 euros/an. La fortune, quoi. Je comprends que cela vous rende envieux.
Allez donc engraisser Tapie - il n’est pas assez bouffi comme ça - en consolant sa détresse psychologique à hauteur de 54 millions d’euros. Je vous sens bien content de payer cette dîme-là.
Eric Gaillot
29/10/2014
Les ingénieurs russes sont extrêmement précis dans leur rapport. Cela présente cependant un inconvénient pour la compréhension du scénario par des profanes comme nous. Le scénario qu’ils proposent mérite d’être reformulé d’une façon plus épurée car la sophistication de l’attaque est à peine croyable. Voici ce que ça donne:
“L’attaque du MH17 par l’avion de chasse se fait en deux phases, avec, à chaque phase, l’utilisation d’armes différentes. La première phase consiste à tuer les pilotes du MH17 avec des munitions de 30 mm sans détériorer l’appareil, son pilote automatique et sans que les passagers ne se rendent compte de rien. Le MH17, qui n’a plus de pilote pour donner l’alerte, continue de voler en pilotage automatique selon une trajectoire qui a été prédéterminée à l’avance puisque l’avion a été dévié de sa trajectoire normale par la tour de contrôle. Le but est que le MH17 avance jusqu’à un point précis où il doit être désintégré de manière à ce que les débris tombent sur une zone occupée par les rebelles pour pouvoir ensuite les accuser. C’est la seconde phase de l’attaque: l’avion de chasse revient sur le MH17 et lui balance alors un missile air-air qui détruit les moteurs et tout les sytèmes de l’avion. Le MH17 se met en vrille et fini par se briser. Les passagers n’ont quasiment pas le temps de réagir ni de comprendre ce qui se passe. Les débris du MH17 se répartissent au sol sur une surface de plus de 15 km². La conception de cette attaque ne laissait quasiment aucune chance aux pilotes et aux passagers de lancer une quelconque alerte et surtout aucun signalements qui auraient pu prouver la présence de l’avion de chasse.
EG
laurent juillard
29/10/2014
Pour ceux a qui l’article aurait echappe et qui aiment la precision et la rigueur scientifique voici une excellente analyse de l’accident du MH17, trop bien faite pour avoir les honneurs de la presse classique.
On attend encore la meme precision scientifique pour l’enquete menee par les ingenieurs du bloc BAO.
Vous ne la trouverez donc, traduite en francais, qu’ici :
Léon Nappaud
29/10/2014
Votre analyse aboutit à des conclusions tant dans les domaines politique que stratégique ou même psychologique analogues à celles que j’ai pu faire à la relecture de la “Guerre du Péloponnèse “.
Je m’étais borné à relever des analogies frappantes entre USA et Athènes : auréole d’une guerre victorieuse contre un ennemi terrifiant (guerres médiques), leadership militaire d’une alliance de protection mutuelle (Ligue de Délos), maîtrise d’armes de dernière génération (navale), puissance économique dominante par la constitution d’un empire commercial…
Tout ces avantages ayant naturellement entraîné un patriotisme résolu, une arrogance difficilement supportable, et des pratiques hasardeuses de manipulation politique qui, pour protéger des intérêts économiques, ont déclenché un enchaînement irrépressible d’actions-réactions s’achevant par le désastre de Sicile et la ruine de la ville.
La nature humaine reste ce qu’elle est, et l’histoire ne peut que se répéter toutes proportions gardées.
C’est pourquoi nous ne pouvons qu’attendre l’inéluctable “Syracuse” des USA, et la dislocation de l’OTAN, qui ne peuvent que se produire dans un délai relativement proche, compte tenu du niveau technologique atteint.
Avec la Russie tenant le rôle de Sparte et la Chine celui de la Macédoine qui regarde et attend son heure.
perceval78
28/10/2014
perceval78
28/10/2014
GEO
28/10/2014
à savoir Chevènement.
http://www.chevenement.fr/De-l-Alliance-franco-russe-a-la-cooperation_a1669.html
(......)
la France, pour maintenir son indépendance, a besoin dune Russie forte. Inversement la Russie a besoin de trouver, à lOuest de lEurope, un partenaire fiable et amical. Plus que jamais, le grand dessein évoqué jadis par le général de Gaulle dune « Europe européenne » simpose comme une nécessité historique, dans un XXIe siècle qui sera dominé par les Etats-Unis et par la Chine.
Cette « Europe européenne » ne pourra pas exister sans lentente amicale de la Russie et des pays de lEurope occidentale et au premier chef de la France dont cest lintérêt profond.
Alain Vité
28/10/2014
Dans le même sens, une info trouvée sur le site “les-crises.fr” :
V. Poutine a prononcé récemment - 23 ou 24/10 - un long discours détaillé sur le nouvel ordre mondial, les enjeux, rapports de forces et sujets graves. Le titre de son discours est “De nouvelles règles ou un jeu sans règles ?”
Sans se départir de son style réservé habituel, cette fois ci Poutine rentre dans le tas. Au lieu de jouer sur les demi-teintes du langage diplomatique russe habituel, il projette sur le monde une lumière crue, désignant les USA comme les grands fouteurs de m…, qui refont inlassablement la même chose en attendant un résultat différent (la définition de la folie) Il illustre d’exemples nommés et circonstanciés, reprend l’Histoire depuis la fin de la Guerre Froide, les crises, les chantages voilés ou frontaux sur tous les pays qui le “nécessitent”, le terrorisme financé par Washington qui le combat ensuite, etc.
Et aussi les solutions à étudier - il insiste beaucoup sur la difficulté du chantier et les incertitudes à identifier et à surmonter - la dédollarisation nécessaire, la coopération à installer entre pays de bonne volonté et dans quelles directions, dans le respect du droit international et de la souveraineté.
C’est net, clair, continu - très judoka, en fait, comme d’alourdir la prise sur le kimono de l’adversaire pour le raidir dans sa garde, sans forcer, mais sans arrêter. Pas d’agressivité, mais comme le signal d’un changement de fond dans la conduite des situations. Signal probablement destiné à ses partenaires plus qu’à ses adversaires, en tout cas à qui voudra entendre : “les gars, on y est, on y va”.
Cette coopération avec l’Iran contre EI, le discours de Poutine, la réélection de Rousseff au Brésil - ultérieure à ce discours - supposent fortement que quelque chose de profond a changé, et apparemment, dans un certain ordre, même si avec souplesse (c’est peut-être même ça, le plus gros changement, non ?) Avec en corollaire que de plus en plus de pays commencent à faire fi de la Grande République dans leurs projets et actions.
http://www.les-crises.fr/nouvel-ordre-mondial-de-nouvelles-regles-ou-un-jeu-sans-regles/
HERVE Jean
27/10/2014
J’ai noté au passage une intéressante réflexion sur le rôle de la DIA dans l’affaire des tueurs du brabant qui a ensanglanté la Belgique dans les années 1980. Il faut se souvenir que Paul Latinus a déclaré à René Haquin qu’il avait été recruté par la DIA et que Guillaume Vogeleer (dont parle François Raes dans “Un gendarme don Quichotte”) a travaillé pour la DIA à son arrivée en Asie. A cela s’ajoute le fait que la DIA a été créée par Lyman Lemnitzer, l’homme de “l’opération Northwoods”...
dominique
27/10/2014
On parle de Dedefensa dans la conclusion de cet article:
Mais lévêque dirige sa réflexion vers un point névralgique qui permet de démêler le nud. « Le crime organisé a aidé au contrôle de la société et cest pourquoi cest un associé de la classe politique. Ils ont obtenu que le peuple ne sorganise pas, ne progresse pas ». Dans les plus ou moins même termes, cest que le sous-commandant Marcos a signalé.
Enfin, il ne sagit pas dune coïncidence fortuite, mais dune stratégie. Lun de ses constructeurs sur le terrain, est le général Oscar Naranjo, qui a été lun « des architectes les plus remarquables de la narcodémocracie colombien actuelle » sous le gouvernement dÁlvaro Uribe, comme le dénonçait, Carlos Fazio (La Jornada, 30 juin 2012). Naranjo, un protégé de la DEA et « produit dexportation » des États-UnisdAmérique pour la région, est devenu le conseiller du gouvernement de Peña Nieto.
Fazio souligne une information du The Washington Post où le quotidien assure que « sept mille policiers et militaires mexicains ont été entraînés par des conseillers colombiens ». Il ne faut pas avoir beaucoup dimagination pour découvrir où on a commencé à fabriquer lÉtat failli mexicain.
Mais il y a plus. « Le gouvernement des États-Unis a aidé plusieurs cartels à travers de lOpération choc et effroi » (de langlais Shock and Awe), pour la quelle « involontairement deux mille armes sont tombées dans les mains des narcos », rappelle la page antiwar.com. Cest possible, comme le pensent des sites consacrés à lanalyse stratégique tel le site européen dedefensa.org, que le chaos mexicain est favorisé par la paralysie croissante de Washington et la cacophonie émise par ses divers et contradictoires services. Cependant, tout indique quil y a quelque chose de délibéré. Qui cela peut revenir en boomerang à travers sa frontière poreuse et étendue, ne devrait pas non plus être mis en doute.
Raul Zibechi
http://www.mondialisation.ca/mexique-un-etat-failli-planifie/5409989
Alain Vité
27/10/2014
Ca peut sembler sans rapport avec Dedefensa, et pourtant, en écoutant la conférence citée en lien ci dessous, il est impossible de ne pas faire le parallèle avec ce qu’on lit ici jour après jour, “fin de l’Histoire” comprise.
Il s’agit d’une conférence sur la musique atonale, son incapacité à rencontrer le grand public et son évolution inéluctable en cours, donnée au Collège de France fin 2012 par Jérôme Ducros, un pianiste contemporain français et une pointure mondiale. Ca dure environ une heure et c’est brillant, d’une variété d’exemples et d’une pertinence de documentation qu’on ne rencontre pas si souvent, même à ce niveau de compétence.
Cette conférence a provoqué un scandale ahurissant dans le monde musical contemporain, et des péripéties presque aussi passionnantes que la prestation elle-même (lien Wikipedia en bas, vous verrez) Jérôme Ducros s’est fait traiter de nazi, de Hitler, de révisionniste, de négationniste, tout y est passé : il a posé la question qui fâche.
Encore plus significatif, ses accusateurs écument de rage, mais l’accusent lui de haine, on aurait cru des journalistes parlant de Poutine. On peut d’ailleurs filer l’analogie car les réactions du pianiste ont été tout à son honneur.
Et en plus, c’est un cours de musique, un vrai.
Roland B
26/10/2014
toujours du blabla, c’est plus fort que vous. La seule chose intelligente aurait été de transcrire ce discours afin que chacun puisse se faire juge au lieu de la logorrhée habituelle. Comme d’habitude, ce n’est pas ici qu’on trouvera une info, et je vois que Baquiast a déjà pollué le fil, comme tout ce qu’il touche.
Pour finir, comme tous les mois vous persévérez dans vos tentatives de racket en vous prétendant la pointe de je ne sais quel combat alors qu’il est évident que vous allez à la soupe pour remplir vos petits bidons et gamelles. Vous n’êtes absolument pas des résistants, juste de confortables commentateurs intéressés. Alors ça suffit avec vos demandes incessantes d’argent.
Mr Tchang
25/10/2014
Equalizer est un film américaniste projeté actuellement dans nos (ou leurs) salles. Toute personne saine d’esprit, et les lecteurs de dedefensa en sont, devrait éviter d’aller le voir. J’ai malheureusement cédé à ces deux heures d’ennuis mais ce film est, tout de même, remarquable.
La trame est la suivante : un ancien employé de la CIA, retourné à la vie civile, s’émeut du sorte d’une prostituée russe tabassée par ses proxénètes, russe aussi. S’ensuit une cabale de cet ex-agent (Denzel Washington) contre les proxénètes, puis contre leurs patrons venus de Russie pour le mettre hors d’état de nuire. Mais bien sûr, guidé par sa vertu, le gentil assassine un à un tous les méchants. Manichéisme, primauté de la force sur le droit, violence, extra-territorialité du “droit” US (cf plus bas) tout y est mais ça, on connaît.
En revanche le scénariste innove sur la fin, et on sent bien que c’est l’inconscient américaniste qui parle.
Le gentil se rend donc en Russie pour achever sa Vendetta, et assassiner le grand chef, logeant dans une villa luxueuse de Moscou (on comprend que c’est la capitale de l’empire du mal). Avant que le gentil n’assassine le Grand Méchant, ils ont cette discussion :
« Méchant Que voulez-vous ? De l’argent ?
Gentil Non, vous tuer.
Méchant Qu’est ce que ça vous apportera de me tuer ?
Gentil La paix »
Le lecteur assidu de dedefensa n’a pu s’empêcher de faire le parallèle avec les anciennes entreprises de légitimation de la GWOT, à l’époque où les terroristes étaient les méchants. D’un côté c’était effrayant.
La salle était ravie.
Dedef
25/10/2014
L’ article de Dmitry Orlov, en francais, ici:
http://www.vineyardsaker.fr/2014/10/25/comment-commencer-guerre-perdre-empire-dmitry-orlov/
Jean-Paul Baquiast
25/10/2014
A la question de Poutine, je répondrais: ils (les Américains) font cela parce qu’ils veulent la dislocation de l’Etat russe, qui a le seul inconvénient de posséder un armement nucléaire et terrestre à peu près équivalent au leur.
Mais comme ils n’osent pas encore attaquer directement la Russie (ce qui viendra peut-être comme vous le soulignez dans un autre de vos articles), ils prennent des voies détournées, dans lesquelles nous français nous précipitons tète première. Le discours de l’ambassadeur de France, cité par ailleurs, est à mon sens un pur scandale…et il le demeurerait même si ledit ambassadeur avait agi sur ordre.
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