René M
28/11/2014
En vous lisant.
” Enfin, un président [Africain-Américain] au bout du compte, pour placer au plus haut la cerise sur le gâteau.”
Cette phrase peut, compte tenu de l’analyse que vous développez dans cet article et de tout votre travail en fait, amener le lecteur surtout le lecteur de longue date de votre site, à la lire en faisant volontairement le lapsus : “Crise sur le gâteau”.
En effet par l’élection d’un président Africain-Américain qui par suite du problème identitaire aux USA et de la nature du Système qui inconsciemment ou consciemment a fait tout son possible pour qu’il soit parvenu là ou il est mais en condition de paralysé, impuissant, ligoté par le Système, devenu otage du Système, sa caution (certains pourront penser même sa marionnette…. je leur laisse le choix de cette vision ! ) bref aux ordres de l’oligarchie. Quoi qu’il en soit, ce couronnement de la puissance du Système a suscité chez les Africains-Américains un espoir, mais trompé, un rêve aujourd’hui déçu,par conséquent la frustration actuelle qui en résulte est à là mesure de l’impuissance constatée et de la tromperie . C’est donc bien là en ce sens La Crise sur le gâteau.
perceval78
27/11/2014
Cette polémique a connu quelques effets collatéraux en France, notre ministre de la justice s’est fendue de plusieurs tweets sur l’affaire de Ferguson.
Le SYSTEME ne pouvait pas laisser passer cet affront, vous pensez , attaquer la mère Patrie ..., enfin je veux dire les USA ...
Elle aurait critiqué la France, cela n’aurait posé aucun problème, sauf parmi ses opposants bien sur, mais la il y avait crime de lèse majesté, nous réclamons la peine de mort médiatique, Madame Taubira vous êtes coupable de Haute trahison envers le SYSTEME ...
lien
AG
26/11/2014
Il me paraît évident que “Inverti” ici est lié au verbe “Invertir”, i.e. “Renverser symétriquement”. L’autre interprétation me paraît tellement déplacée et hors de contexte qu’il suscite une certaine incompréhension, voir un choc, chez moi, lecteur de ce commentaire.
perceval78
26/11/2014
Pour ceux qui n’ont jamais vu Kagan, on le voit ici en débat avec AM Slaughter et Fareed Zakharia au début du mois.
Sujet du débat : la politique étrangère d’Obama.
dont acte
25/11/2014
Pour ces minorités “activistes”, la soif de pouvoir politique passe par ce genre de remontrances de dames patronnesses, faisant les gros yeux au moindre soupçon de déviance de ce politiquement correct de pacotille. Cette bêtise est insupportable. Elle pourrit la vie politique et nest quun hochet pour manipulés. On divise le peuple pour mieux le soumettre, le sociétal contre le social, etc.
Fred., de L.
25/11/2014
Bonsoir,
Petite altercation ce soir avec un lecteur choqué par l’utilisation du mot “inverti” en lieu et place de “inversé”.
inverti, ie n. Vx Personne qui éprouve une attirance sexuelle exclusive pour les individus de son sexe.
invertir v. tr. Vx Renverser symétriquement. . Pp. adj. CHIM Sucre inverti, qui a subi une inversion.
L’accusation d’homophobie a même été évoquée.
Auriez-vous un commentaire sur ce sujet, afin, le cas échéant, de dissiper le malentendu ?
Merci d’avance !
dont acte
24/11/2014
Changement dattitudes. Les USA sur le déclin, fauve blessé et dangereux auraient des exigences de plus en plus irréconciliables avec leurs vassaux de toujours. Grande nouveauté, ceux-ci oseraient tenir tête à leurs maître qui se fait père fouettard comme jamais.
Dernier exemple en date, le Mexique. Dans la préparation du dépeçage du pétrolier national PEMEX en faveur des gringos, ceux-ci seraient de plus en plus voraces et intraitables à moins que ce soit le PRI, parti au pouvoir qui deviendrait trop gourmand pour sa commission et se trouve châtié par lÉtatsunien ? Le FBI provoque larrestation de lancien chef de campagne électorale de lactuel président lié bien sûr au narcocartel de Sinaloa. Ça ne se serait jamais passé avant. Des deux côtés, la nervosité grandit. Pas quau Mexique ?
Voir au 10ème § : http://www.rebelion.org/noticia.php?id=192332
jeanny Segret
24/11/2014
Ne soyez pas trop severe monsieur “di nando”(?)
Merci Dimitri! De tout coeur avec vous! !
Guillaume Simonin
24/11/2014
“pratiquement personne ne dénie cela et je dirais même que personne ne le nie. Apparemment, d’après mes recherches en ligne, la langue anglaise emploie “deny” à la fois au sens de dénier et de nier, mais le Français fait une distinction.
Attention aux anglicisme lié au fait que vous lisez beaucoup de contenus en anglais pour les besoins de votre travail. Cela fini par interférer dans vos rédaction en français sans que vous en soyez conscient. D’ailleurs, je suis un peu agacé par vos insertions systématiques de paragraphes entiers en anglais, même si je comprends bien que cela est lié au manque de temps. A force de ne plus traduire, on finit par ne plus être tout à fait capable de penser dans sa langue.
Vous savez bien mieux que moi qu’un langue n’est pas neutre et que l’hyperdomination de l’anglais est un des aspects les importants de la force du “Système” que vous combattez. La domination linguistique et culturelle qui va avec est d’ailleurs sa seule grande force encore incontestable, La langue anglaise est une rente extraordinaire qui dissimule laffaiblissement du reste du système mais contribue aussi à son maintien.
On ne peut pas s’en passer à l’heure actuelle, et je n’ai rien contre cette langue en elle-même, mais il faut essayer de ne pas suivre la pente naturelle du tout anglais et faire preuve d’un peu de “protectionnisme raisonnable” . Le libre-échange conduit toujours à la domination du plus fort, quel que soit le domaine. Le fort ne respecte pas ceux qui n’ont pas un peu d’estime de soi qui est le commencement d’une relation saine et équilibrée vis-à-vis des autres.
Cordialement et félicitation pour votre travail.
Ni Ando
22/11/2014
On ne voit jamais que ce que l’on veut voir. Avec sa génération, Dimitri Sokolov-Mitrich a vu ce qu’il voulait voir et la mesure de sa déception en dit davantage sur l’état de la Russie elle-même que sur ce que sont les Etats-Unis. Emmanuel Todd date du milieu des années 70 le début de l’effondrement intellectuel, éducatif, des Eats-Unis. Ce processus d’appauvrissement, de “bétification” collective (la bêtise mère de tous les crimes) était donc déja bien avancé lorsque Dimitri se prit d’admiration pour son modèle. Mais peut-être que Dimitri a oublié, ou ne sais pas, le rôle substantiel que jouèrent en 1917 les banques de son modèle dans l’avènement du bolchevisme dans la Russie impériale et libérale du début du vingtiéme siècle (le doux et inoffensif Nicolas II était alors l’homme à abattre et derrière lui une Russie impériale en plein essor démographique, culturel, économique), ou le soin attentif avec lequel son modèle attendit le tout dernier moment pour ouvrir enfin un second front en Europe en 1944 faisant sciemment peser au moins les trois quarts de l’effort surhumain de la victoire de 1945 sur les épaules du peuple russe (après les hécatombes des années de guerre on confiait le grade de capitaine à des gamins de 17 ans dans l’Armée rouge). Mais les vilénies de l’“Amérique”, sa bêtise profonde, rempliraient des bibliothèques et la question n’est plus vraiment là. Le modèle était déjà épuisé en 1991. Il n’avait plus rien à offrir que du cynisme, de la guerre, de l’arrogance, du dollar. L’admiration de Dimitri n’était que la conséquence du dégoût de ce qu’était devenue l’Union soviétique en 1989, sa colère d’aujourd’hui est la conséquence de ce que la Russie est en train de redevenir depuis la fin des années 90. Mais merci Dimitri pour ta franchise et ton honnêteté. Je retrouve bien là les Russes que j’aime.
christophe
21/11/2014
François Hollande est lui-même ce moment T de l’oeil du cyclone.
Moment de répit ou tous, nous nous s’apercevons que l’oeil fait bien parti du cyclone.
Moment de vent léger qui permet à tous, passé la stupeur de la 1er vague de tempête, de constater les dégâts, de reprendre conscience de nous-même et d’envisager notre survie face au 2sd passage du cyclone qui vient.
Je repense maintenant à ce tout petit livre, publié en 2007, écrit par quelques anarchistes français nommé “Comité invisible”. Le titre de l’ouvrage est “L’insurrection qui vient”. Son contenu relève bien de la subversion et du principe de réalité : les liens humains plutôt que la marchandise, l’Amérique et les bourgeois (libertaires forcement) comme bras armé de la soumission et du nihilisme de la vie.
Au delà de ce groupe, la France bouillonne d’idées et de contre-idées. Les français se retiennent.
Ils sont au bord de quelque chose. Des choses
foudroyantes :
“(La France a toujours été comme ça, en avance sur les autres, on ny peut rien elle est ainsi faite ; en avance sur les autres pour les catastrophes épouvantables comme pour les choses les plus sublimes.)” PhG.
L’Amérique le sait, c’est pour cela qu’elle s’emploie à nous émasculer consciencieusement depuis des décennies.
Entre l’énervement des peuples - des français en particulier, peuple qui rumine fort et tragiquement- et la colère hystérique d’un empire des bourgeoisies-unis qui sont prêts à tout pour survivre et prospérer, je ne fait aucun pari car je suis aussi dans l’oeil du cyclone, un peu groggy, je reprends modestement conscience du réel et du spectacle du réel.
Je ne me considère pas comme quelqu’un d’intelligent et mon quotidien est très très modeste. J’ai compris, pourtant, qu’on ne me parlait pas comme à un homme, mais comme un enfant.
Nous sommes aujourd’hui nombreux à comprendre cette supercherie.
Nous sommes nombreux à percevoir qu’on veut que nous nous détestions entre frères et soeurs. que nous ayons la haine de nous même.
J’ai entr’aperçu cela dès la fin des années 80 à la télé -j’avais à peine 20ans- je ne comprenais pas ce masochisme.
“Le cercle de minuit” de Michel Field était l’endroit parfait pour exprimer la haîne de la France, Laure Adler lui succèda…
On connait tous le parcours professionnel de Michel Field à TF1.. et de Laure Adler à France cul.
Aujourd’hui cela est bien loin du monde dans lequel nous vivons, cependant, ce qui passait à 23h30 en 1988 est la norme aujourd’hui de 23h à22h.
Claude Crouail
21/11/2014
Vous avez tout à fait raison de souligner que le système BAO ne “veut” pas attendre et qu’il souhaite un conflit avec la Russie. En effet, pour ce qui concerne l’Ukraine, il aurait suffi d’attendre une année et Yanoukovitch aurait sans doute été débarqué sans heurts, mais probablement pas par ceux qui sont aujourd’hui aux manettes, tout au moins un gouvernement plus équilibré aurait pu être mis en place.
La même chose ou presque vaut pour la Russie: quand on pense aujourd’hui aux énormes manifestations organisées contre le retour de Poutine en 2012 (Bolotnaia), on peut se demander si le fruit ne serait pas tombé de lui-même dans deux ou trois ans.
Alors, on peut se demander pourquoi cette précipitation ? Vérifier “l’état des troupes” ? C’est “réussi” si on considère dans quel trente-sixième dessous sont tombés les Nemtsov, Kasparov ou autres et à quel niveau de popularité est remonté Poutine. Comme vous le dites bien, dans le cas de la Russie (notamment), l’agression extérieure est une sorte de catharsis qui fonctionne indéfectiblement.
“Donner du temps au temps” n’est pourtant une stratégie absurde. Alors pourquoi cette précipitation ? Y a-t-il à ce point le feu à la maison BAO ?
Laurent Caillette
21/11/2014
Ces mots-là, qu’on trouve dans l’article “Le double jeu de Poutine” et qui s’appliquent à la Russie, sont lumineux : “un avantage paradoxal de son fatalisme qui lui évite le désespoir”. On pourrait essayer de réduire le mot de fatalisme à une forme d’acceptation passive et résignée, mais cette réduction apparait vite comme une tricherie flagrante qui ne dure que ce que dure un éditorial du Monde.
En considérant le fatalisme comme une vertu édificatrice on met à nu tout le caquetage hystérico-atlantiste, ce vertige égotique basé sur l’aversion du vide qui constitue pourtant sa substance principale.
Et pourquoi ne pas étendre cette description au Système, le rejeton monstrueux d’une tentative de ramener tout ce qui peut l’être à une dimension intentionnelle, au nom de la flatterie d’un ego qui lui-même n’est qu’un produit manufacturé. Il faut voir la valeur accordée à des mots comme “innovation” et “changement de paradigme”. Bon aujourd’hui quoi de plus lassant que l’innovation et les changements de paradigme ? Le fatalisme c’est frais, naturel et reposant, il faut en importer des tonnes, en riant haut et fort de l’incapacité uniopéenne à imposer un embargo là-dessus.
Accessoirement, la caractéristique fataliste fournit une ligne de partage entre les démarches au service du Système, et celles susceptibles de s’y opposer.
Morbihan
20/11/2014
... de nous permettre d’écouter - et d’entendre - ce qu’a dit Emmanuel Todd sur Europe 1.
Tout y est dit de la vacuité de nos “élites”.
Tout y est dit de l’Ukraine, de la Russie, de l’Allemagne.
Merci, une fois encore.
pierre
20/11/2014
@Bernard Scaringella
Bravo pour l’intensité et la profondeur de votre argumentation.
Voilà bien ce qui s’appelle une critique constructive.
Chapeau bas. Mais alors très très bas.
bien à vous
Pierre
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