Trader
22/10/2014
Merci pour ce témoignage de première main.
Ce qui vous est arrivé, à vous et à votre collègue allemand, se produit tous les jours et à tous les niveaux dans le monde du travail en général.
Pour avoir traversé quelques dizaines d’organisations en 20 ans, je peux vous assurer que le virtualisme que vous décrivez est la norme, aussi bien dans le privé que le public.
Aujourd’hui plus qu’hier (on dit pudiquement “l’ambiance s’est dégradée”).
Le pompon revenant (haut-la-main) aux “organismes paritaires”.
François Jéru
22/10/2014
En référence:
la guerre du Golfe dans un contexte régional, comme la suite d’une période d’activisme américain dans la région commencée avec l’époque Kissinger (1969-76)
Pour moi les think Tanks y travaillaient depuis la fabriquée “crise du pétrole” de 1973-74.
perceval78
22/10/2014
L’attaque frontale ayant échoué, il convenait d’utiliser des méthodes éprouvées plus anciennes, comme celle du général fabius maximus contre les carthaginois par exemple lien.Le problème est que cette stratégie payante sur le plan militaire le fut moins d’un point de vue politique, mais passons chaque chose en son temps.
La tactique étant choisi, il convenait de choisir un général, jeune de préférence, pourquoi pas le jeune Mark Leonard qui justement avait participé à la création des jeunes Fabians lien.
Ce jeune général s’était signalé par de nombreux discours sur une nouvelle europe : 1998 Rediscovering europe lien
2002 Re-Ordering the World lien
Il avait même osé en 2005 faire une copie conforme du projet de Kagan : Project for a new American strategy, dont il était un signataire (retardataire certes) lien
Qu’à cela ne tienne, le voici en 2007 devisant aimablement avec Kagan et Ivan Krastev, l’ECFR est né depuis quelques jours, thème : The rise of herbivorous powers lien.
Depuis, les légions se sont étoffés, l’ECFR a joué un rôle non négligeable dans l’opération “Nach Dniepr”.
Attention Europa, une âme trouble oeuvre en ton sein. Prends garde America, Europa perfida veut te supplanter ...
Trader
21/10/2014
Merci pour ce témoignage de première main.
Ce qui vous est arrivé, à vous et à votre collègue allemand, se produit tous les jours et à tous les niveaux dans le monde du travail en général.
Pour avoir traversé quelques dizaines d’organisations en 20 ans, je peux vous assurer que le virtualisme que vous décrivez est la norme, aussi bien dans le privé que le public.
Aujourd’hui plus qu’hier (on dit pudiquement “l’ambiance s’est dégradée”).
Le pompon revenant (haut-la-main) aux “organismes paritaires”.
Jean-Paul Baquiast
21/10/2014
Je pense quand même que les agences ou le gouvernement US préfère soutenir un régime mexicain tel qu’il est aujourd’hui, malgré ses immenses défauts, que laisser s’installer un régime plus indépendant, sinon anti US, ce qui ne manquerait pas d’arriver s’ils relâchaient la pression.
Sans mentionner Cuba et le Vénézuela, voyez les efforts qu’ils font pour déstabiliser Rousseff au Brésil et Kirchner en Argentine. Des Etats maffieux et faillis dans ces pays leur conviendraient davantage
Jean-Paul Baquiast
21/10/2014
Je pense à divers journaux que vous citez souvent vous-même, comme WSWS auquel je me réfère fréquemment. Sont-ils des faux nez de la CIA et autres?
Je pense aussi aux sites “alternatifs” auxquels là aussi nous nous référons souvent, Zerohedge ou The saker. Je ne vois pas comment, en suivant l’analyse que vous faites, ils pourraient survivre sans être manipulés, ne fut-ce que dans la fonction de contestation-système officielle.
Je pense qu’avec votre expérience, vous devriez donner votre avis sur ces points…
Morbihan
20/10/2014
Il est sûr qu’il ne pourra comprendre.
Il suffit, pour s’en convaincre, de l’écouter, le matin, sur Europe 1. Sa vision de l’Europe est très germanique: dilution des états-nation dans un ensemble de régions fédérées autour de l’Allemagne. Le rêve d’Hitler. Pourquoi s’en étonner? l’écologie - et j’adhère pleinement à l’urgente nécessité de respecter l’environnement qui nous permet de vivre - est en tant que doctrine, une émanation du national-socialisme, pour autant que je ne me trompe pas.
D’autre part, je m’interroge depuis longtemps. Comment ce jeune trublion a-t-il pu, en 1968, déglinguer de la sorte la nation française, si ce n’est en bénéficiant d’aides extérieures? La NSA, la CIA? Hypothèse plausible tant De Gaulle était un poil à gratter pour les US. Et tant l’habitude était forte, pour ces services, d’abattre les régimes qui ne leur étaient pas orthodoxes.
Dedef
20/10/2014
Le discours prononcé en 1978 à Harvard : le déclin du courage en Occident
Traduit en francais
ici:
En hommage à Alexandre Soljenitsyne : Lundi 4 août 2008
http://uranopole.over-blog.com/article-21733673.html
et ici: Adieu, Alexandre Issaïevitch mort hier à Moscou : 04.08.2008
http://plunkett.hautetfort.com/archive/2008/08/04/adieu-alexandre-issaievitch.html
L’original est ici: A World Split Apart - An Address by Aleksandr Solzhenitsyn Harvard College June 1978
http://www.uncg.edu/~danford/solz.html
Vincent
20/10/2014
Pourrait-on y voir, comme un clin dil cruel de l’Histoire un parallèle avec Alexandre Arbatov qui disait aux Américains en 1989 :
” Nous allons vous faire ce qu’il y a de pire, nous allons vous priver d’ennemi “
On peut imaginer que Kagan, bien implanté dans les arcanes washingtoniens, est un témoin de première main de l’état de décomposition du Système, et dans un moment de vérité, s’est laissé envahir par le découragement et s’ouvre à quelques confidences riches en informations.
Mais le parallèle s’arrête là, heureusement, car si, en 1989, la phrase du russe laisser s’ouvrir une parenthèse de 10/15 ans sur l’effacement temporaire de la nation russe, au profit d’une idéologie de puissance, ce que laisse entrevoir les mots de Kagan est à l’inverse l’espoir d’un effondrement proche de cette même idéologie, au profit cette fois, et de manière que l’on peut espérer définitive du retour de la nation, pas seulement russe mais de lÉtat Nation.
Que cela soit la Russie qui montre le chemin, est juste la cerise sur le gâteau.
perceval78
20/10/2014
...and the political correctness of the nanny state (coucou la France) , même Bill Kristol semble partager ce pessimisme, les USA sont en train de mourir de bureaucratite aigüe
lien
On y apprend au passage le retour des états nations :
It turns out the global world cant substitute for the nation-state
Nicolas Piot
19/10/2014
»the historic mission of Russia is to lead the way to human unification. Russia would transcend secularism and atheism and create a unified spiritual kingdom. The Russian messianic conception, said Berdyaev, always exalted Russia as a country that would help to solve the problems of humanity.
Autant je suis content que la Russie retrouve la place qu’elle mérite sur la scène internationale, et je suis rassuré par son role actuellement stabilisateur, mais de tels propos ne me rassurent pas particulièrement pour la suite.
Je connais un autre gouvernement qui a une conception messianique, et qui cherche soit disant à résoudre les problèmes de l’humanité pour le bien de tous, on ne peut pas dire que ce soit un succès.
Qui nous dit qu’une Russie devenue réellement puissante, sache user de cette puissance avec sagesse?
L’hybris n’est il pas une conséquence de la puissance, à mon avis inévitable au niveau actuel de développement de l’humanité?
Bref, je trouve cette vision inquiétante.
De l’hybris et de la puissance, et de l’oeuf ou de la poule, voilà un bon sujet de philosophie.
Nicolas
Stephane Eybert
19/10/2014
Cet ecrasement des psychologies, jusqu’a leur implosion, est illustre dans Dr Strangelove comme la conclusion de l’affrontement. On a bien: l’hysterie de tous (un simple commandant de base), l’agression en mode automatique et ineluctable (les bombardiers qu’ont ne peut rappeler), la patience et la naivete chez l’adversaire (le representant russe se faisant insulter et prenant des photos en cachette), et enfin la cassure des psychologies chez nos maitres du monde (le docteur redevenant nazi et regressant dans le monde lubrique et le pilote de bombardier l’enfant cowbow sur sa bombe).
perceval78
18/10/2014
Dans les faits il n’y a pas eu de traité, il n’y a donc aucune empreinte permettant d’identifier les coupables. Et pourtant tout indique qu’un deal a été conclu pour que l’allemagne puisse rester dans l’OTAN :
Gorbachevs Consent to Unified Germanys Membership in NATO 2006 lien
Earlier in the conversation, Baker had given assurances to Gorbachev that were to play an important role several years later in the vehement Russian opposition to any further eastward expansion of NATO to include former members of the Warsaw Pact and even former Soviet republics like the Baltic States. If Germany were to remain part of NATO, Baker said, there would be no extension of NATO’s jurisdiction for forces of NATO one inch to the east.
Source : Zelikow and Rice, Germany Unified
Mais bientôt cette promesse s’est transformée en mythe :
Mark Kramer The Myth of a No - NATO - Enlargement Pledge to Russia Avril 2009 lien“The option of adding new members to NATO, Zelikow wrote, was not foreclosed by the deal actually made in 1990.”
Anne Applebaum nous le re-confirme aujourd’hui :
For the record: No treaties prohibiting NATO expansion were ever signed with Russia. No promises were broken. Nor did the impetus for NATO expansion come from a triumphalist Washington lien
le Washington Post en veut pour preuve les étapes d’accession à l’OTAN de la Pologne lien
IL n’en reste pas moins qu’aujourd’hui certains commencent à comprendre qu’ils ont peut être créer un GROS problème ...
Uli Speck @uli_speck (Carnegie Europe) · 5 h il y a 5 heures
Russia is creating the space in the international system that China is going to use. The challenge in Ukraine is systemic.
Jean-Paul Baquiast
18/10/2014
Pourquoi les Etats-unis veulent ils la guerre http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1534&r_id=
Stephane Eybert
17/10/2014
Je trouve que Laurent Demaret a un fort joli style d’ecriture. Et qu’il est dommage qu’on n’ai pas la chance de le lire plus. C’est dit sincerement.
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