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Vous connaissiez déjà l'AIPAC, mais connaissez vous le PAC ?

Article lié : Du traité INF menacé à une crise Euromissiles-III

Laurent Demaret

  12/12/2014

L’AIPAC est bien connu, la dépendance du personnel politique à son égard aussi.
Le PAC, Polish American Congress a été fondé pendant la seconde guerre mondiale dans le but, déjà, d’infléchir la politique US

http://en.wikipedia.org/wiki/Polish_American_Congress .

Et l’on découvre que, s’ils ne représentent que 3,2 % de la population US, les américains qui pensent (un peu, beaucoup, passionnément) à la Pologne représentent 10% des électeurs et sont particulièrement importants dans les “Swing States”.

http://en.wikipedia.org/wiki/Polish-American_vote

De quoi leur assurer des lendemains qui chantent.

METAHISTOIRE

Article lié : Vidéo 05 : La dimension métahistorique

eric smith

  12/12/2014

Je voudrais rappeler d’ autres tournants majeurs métahistoriques :
*l’usage du feu dans le cadre de la chasse
*l’abandon de la chasse / cueillette pour l’agriculture/élevage /poterie (stock). =+de feu
* l’abandon de la pierre pour le métal : + de feu
*l’usage de la monnaie (or /argent) dans les échanges (-700 AJC): = + de mouvements (surproduction et transport) = +d’énergie
*le choix du FEU comme énergie (Thermodynamique).

Sans surprise, l’effondrement est le contrepoint de deux stimulants civilisationnels : la monnaie et l’énergie (le feu).

On peut faire correspondre à ces tournants métahistoriques autant de mutations de Sapiens comme de la biosphère

Abyssus abyssum invocat

Article lié : Du traité INF menacé à une crise Euromissiles-III

perceval78

  12/12/2014

La semaine dernière c’était le mémorandum de Budapest qui avait été violé

lien

On notera que c’est celui là même qui l’avait signé coté ukrainien qui refuse toute discussion avec les russes tant que ceux ci ne respectent pas le protocole de minsk

lien

DTN Ukraine ?@DTNUkraine Dec 11
DTN Ukraine: Kuchma: No talks with militants if they don’t observe ceasefire: There should be no further peace… lien

Nous en sommes donc à trois traité ou accord ou mémorandum violés, ça fait beaucoup !!!

lien

On ne comprend pas pourquoi la France ne peut pas vendre des portes hélicoptères hôpitaux aux russes alors que les américains peuvent vendre des missiles nucléaires aux polonais ?

lien oui mais de toute façon ils achètent américain les polonais ...

Merkel sous chantage? est-ce vraiment nécessaire?

Article lié : Le cas significatif de la chancelière Merkel

pierre

  12/12/2014

Bonjour,
en faisant quelques recherches pour un billet, je tombe sur cet article de la revue Horizons et Débat de… 2006. Où l’on dit bien des choses intéressantes au regard de ce qui se passe aujourd’hui, notamment avec Merkel, qui pourrait bien être tout à fait convaincue dans son rôle de principal relais US en Europe..
bien à vous
Pierre

—-
Angela Merkel va-t-elle entraîner l’Europe et le monde dans les prochaines guerres?

Comment les Etats-Unis pourraient tirer leur épingle du jeu sans pour autant renoncer à leurs objectifs

par Erika Vögeli, Suisse, et Karl Müller, Allemagne

La thèse centrale de cet article est qu’il est prévu de faire du gouvernement fédéral allemand et surtout de la Chancelière Angela Merkel l’administrateur le plus puissant des intérêts des Etats-Unis en Europe. Et cela pour résoudre les problèmes résultant du déclin politique de l’actuel gouvernement américain, de la situation catastrophique du budget des Etats-Unis et de la baisse rapide de popularité de la politique américaine dans le monde. Cela serait catastrophique pour l’Europe. Elle n’aurait plus de politique mondiale autonome. Elle serait instrumentalisée pour les guerres déjà prévues et pour une politique de suprématie mondiale.

Dans la plupart des Etats européens, on est actuellement persuadé que le gouvernement des Etats-Unis est au bout du rouleau à cause de l’échec de sa guerre en Irak et de ses difficultés croissantes en Afghanistan. La réputation de la politique intérieure comme de la politique extérieure américaine est tellement mauvaise qu’on peut tranquillement attendre en Europe que le problème se résolve quasiment de lui-même en une sorte d’implosion silencieuse.

On oublie cependant que le gouvernement des Etats-Unis et plus encore les stratèges qui agissent en coulisse adaptent sans cesse leurs tactiques aux changements de la politique et de l’opinion publique mondiales sans pour autant oublier leur objectif de domination du monde.

Il est exact que le gouvernement actuel des Etats-Unis subit d’énormes pressions. Il souffre d’une perte considérable de prestige aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays et le parti du président actuel risque, d’après divers sondages récents à propos des élections de mi-mandat du début novembre de perdre la majorité à la Chambre des représentants et peut-être aussi au Sénat. A cela s’ajoute une faiblesse financière permanente, que des cours boursiers gonflés et les chiffres enjolivés de la situation économique ne sauraient dissimuler. Le château de carte américain ne tient debout actuellement que grâce au soutien d’autres Etats et il peut s’écrouler totalement dès que ceux-ci auront trouvé un moyen de ne plus jouer le jeu.

Le gouvernement des Etats-Unis s’achemine vers une dictature de guerre

Le gouvernement se trouve actuellement au pied du mur, contrairement aux premières années consécutives au 11-Septembre, et se transforme en une véritable dictature de guerre. On ne peut pas expliquer autrement l’adoption par le Congrès américain d’une loi qui supprime radicalement tout ce que les Etats-Unis prétendent défendre. Le fondement de toutes les libertés civiles, la protection contre les actes arbitraires de l’Etat ont été supprimées par la «Loi sur les commissions militaires» de 2006. Dès que quelqu’un a été déclaré «ennemi combattant», il peut être arrêté et mis en prison sans inculpation et ne peut pas contester sa détention préventive. Ce ne sont plus des tribunaux réguliers qui sont compétents, mais des «commissions militaires» instituées par le président. L’interdiction des traitements «cruels et inhumains» est abolie, et cela rétroactivement. Autrement dit: l’arbitraire de l’Etat et la torture reviennent et les crimes resteront impunis!

Au vu de la baisse de popularité et du fait que de plus en plus de diplomates, de militaires, d’agents des Services secrets, d’anciens membres du gouvernement, tous de haut rang, se posent des questions à propos du 11-Septembre – justification de toutes les guerres du gouvernement Bush – et à propos de tous les autres arguments en faveur des guerres, au vu des violations des droits de l’homme toujours plus évidentes, du scandale des tortures, etc. il faut, avant un changement possible de gouvernement, faire en sorte au plus vite que tous les responsables, le président en fonction et son équipe gouvernementale, obtiennent une amnistie générale pour tous les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les violations des droits de l’homme qu’ils ont commis. Une guerre d’agression remplit à elle seule tous ces critères.

Il n’y aura pas de différence fondamentale entre «démocrates» et «républicains», mais il faut s’attendre à un changement de stratégie

Il ne faut cependant pas oublier que jusqu’ici la politique américaine, malgré la propagande de la campagne électorale actuelle, a en principe toujours été soutenue par les deux grands partis. Les résultats des votes des deux Chambres du Congrès en disent long là-dessus. Le Congrès ne s’est véritablement opposé ni à la politique belliqueuse du gouvernement, ni à l’exorbitant budget militaire, ni à l’abolition de la démocratie. Les deux grands partis se comportent comme une simple chambre d’enregistrement du programme gouvernemental et il faut supposer qu’un changement de majorité au Congrès n’apportera pas de vrai changement politique. Les Etats-Unis sont devenus une dictature de guerre. Les résultats du vote sur le «Military Commissions Act» en témoignent. Un éventuel changement de gouvernement n’aura guère d’influence sur les objectifs fondamentaux de la politique mondiale des Etats-Unis.

En revanche, la stratégie peut se modifier et l’on en perçoit déjà, en particulier en ce qui concerne l’Europe, les signes inquiétants. Les milieux américains du pouvoir et de la finance cherchent des stratégies visant à assujettir politiquement et financièrement d’autres gouvernements afin de se défaire du rôle d’uniques impérialistes. Un signe évident en est le transfert d’une partie importante des responsabilités militaires américaines à l’OTAN et par conséquent à la plupart des Etats européens, tout en conservant en fait le commandement. L’engagement accru de l’OTAN en Afghanistan et au Proche-Orient en sont deux exemples. Avec sa Force de réaction, mise sur pied essentiellement sous la pression des Etats-Unis, l’OTAN dispose d’une troupe d’intervention rapide.

Le rôle du gouvernement allemand et d’Angela Merkel consiste à faire accepter ce qui est planifié aux Etats-Unis

Un rôle spécial dans ce transfert des basses besognes échoit certainement à l’Allemagne de la Chancelière Angela Merkel. Quelques années avant les dernières élections du Bundestag déjà et surtout depuis le début de son mandat, Merkel est courtisée par l’establishment politique et financier des Etats-Unis et elle est de son côté toute disposée à écouter le chant des sirènes américaines. Elle a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère allemande et écarté les timides avancées de Schröder visant à créer un contrepoids à l’unilatéralisme américain. Cela se manifeste déjà dans l’accord de coalition du gouvernement qui met beaucoup plus l’accent sur les engagements transatlantiques que le gouvernement précédent et également dans la politique du gouvernement qui s’aligne tout à fait sur la politique américaine malgré quelques remarques apparemment critiques sur des détails. Mais Angela Merkel est plus qu’une simple marionnette du président des Etats-Unis. Tout porte à croire qu’on va la pousser à être un Bush européen qui devra faire appliquer en Allemagne et en Europe ce qui est planifié aux Etats-Unis. Cela correspond en grande partie à la personnalité de la Chancelière, à sa biographie politique et aux conceptions du rôle de l’Allemagne en Europe formulées par des stratèges comme l’ancien conseiller à la sécurité du gouvernement des Etats-Unis Zbigniew Brzezinski.

Brzezinski: L’Allemagne, tête de pont des Etats-Unis en Europe

Dans son livre «Le grand échiquier» paru en 1997, Brzezinski concevait un projet d’hégémonie mondiale des Etats-Unis dans lequel la domination du continent eurasien, l’Europe et l’Asie, joue un rôle central. Pour Brzezinski, l’Europe doit être l’indispensable tête de pont géostratégique de l’Amérique sur le continent eurasien. Pour l’Amérique, celui-ci présente un intérêt géostratégique considérable. L’Europe occidentale et centrale reste dans une large mesure un protectorat américain et la situation des Etats alliés rappelle celle des vassaux des anciens empires. Brzezinski traite en détail du rôle attribué à l’Allemagne. Contrairement à ce qui s’est passé après la Seconde Guerre mondiale, où les Etats-Unis avaient attribué un rôle de leader à la France pour construire l’Europe telle qu’ils la souhaitaient, il faut maintenant que l’Allemagne joue un rôle central pour empêcher l’aspiration de la France à une position de force indépendante des Etats-Unis. Toutefois, l’axe franco-allemand est également nécessaire car une Allemagne agissant seule susciterait trop la méfiance des autres pays européens. Cela ne serait bien sûr pas un axe comme l’entendent les Français mais un garant de l’emprise américaine sur le continent eurasien. Pour que l’Allemagne puisse donner le ton, sa position devra être renforcée. C’est pour cela que le gouvernement des Etats-Unis, notamment sous l’influence considérable de l’actuelle ministre des Affaires étrangères Condoleezza Rice, a soutenu le processus de réunification – contre les réserves du gouvernement français d’alors qui craignait déjà à cette époque – et à juste titre, comme on le voit aujourd’hui – une hégémonie de l’Allemagne en Europe.

Merkel a un programme athée

La Chancelière allemande n’a pas grandi dans le milieu politique de l’Allemagne de l’Ouest de l’après-guerre dont les principes étaient de ne plus pratiquer de véritable politique de force, de soumettre la politique à des valeurs chrétiennes, humaines et sociales ainsi qu’au droit, de veiller au maintien des libertés et de l’Etat social et d’éviter tout conflit militaire. Merkel a grandi en RDA dans un milieu athée et – d’après ce qu’on sait aujourd’hui – elle s’est accommodée du régime et elle était prête, là où cela servait sa carrière, à occuper des fonctions officielles dans la dictature. Depuis quelques années, il semble quelle suive un programme athée, bien que présidente d’un parti «chrétien», l’Union chrétienne démocrate (CDU). Le thème de la conférence qu’elle a organisée à l’occasion de son 50e anniversaire en 2004, a attiré l’attention: «Le cerveau, un exemple d’organisation autonome de systèmes complexes». La Frankfurter Allgemeine Zeitung, d’habitude proche de la CDU, a écrit à l’époque: «Le fait qu’un orateur officiel de la CDU considère le christianisme comme une pensée dépassée marque une date historique.»

Merkel est soutenue par les médias du groupe Springer et Jeffrey Gedmin lui fait un «briefing» quotidien

Au sein du parti, on sait que Merkel n’a pas les partisans habituels de la CDU, qu’elle n’est pas vraiment ancrée dans son parti. Elle est restée une étrangère surtout soutenue sans réserve par la puissante presse Springer. Le fondateur du groupe, Axel Cäsar Springer, défendait déjà sans réserves dans ses médias une politique proaméricaine et proisraélienne et n’autorisait aucune critique vis-à-vis des Etats-Unis et d’Israël. Aujourd’hui, le groupe Springer est étroitement lié aux intérêts des Etats-Unis. Dans le quotidien modèle Die Welt, Jeffrey Gedmin, conseiller officieux de la Chancelière, écrit presque chaque semaine de longs articles politiques. Fidèle à la ligne néo-conservatrice, il n’est pas avare de conseils à l’intention d’Angela Merkel. Il appartient au premier cercle des néo-conservateurs, collabore étroitement avec Richard Perle et John Bolton au sein de l’American Enterprise Institute et dirige, depuis la fin de 2001, donc depuis le début de la «guerre mondiale contre le terrorisme», la filiale berlinoise de l’Aspen Institute présent dans le monde entier. Il est intéressant de savoir que Gedmin lui-même évoque de temps en temps son passé communiste et qu’il a, selon ses dires, étudié une année en RDA, en 1984–1985, avant de se tourner vers la politique et de se détourner du communisme, biographie typiquement néo-conservatrice. Gedmin «briefe» quotidiennement la Chancelière, or c’était justement le rôle des «Führungsoffiziere» de la Stasi [Sûreté est-allemande]. Si l’Allemagne veut continuer à prétendre être une démocratie, il faudrait que Merkel soit contrainte de révéler au pays le contenu de ces «briefings» quotidiens. Dans d’autres pays, il existe une loi pour cela appelée «freedom of information act». Le conseiller officiel de la Chancelière en matière de politique étrangère, Echard von Kaeden, est, au sein du groupe parlementaire de la CDU, un faucon acquis à la politique étrangère américaine. L’ancien président de la CDU Wolfgang Schäuble est aussi un atlantiste. Il est lui aussi, comme le ministre de la défense Jung (CDU), favorable aux engagements militaires à l’intérieur de l’Allemagne. Le ministre des Affaires étrangères Steinmeier (SPD) est, en tant qu’ancien ministre et chef de la Chancellerie, trop menacé de scandales pour pouvoir mener une politique autonome.

Merkel est au service des milieux financiers internationaux

Merkel a fait ces dernières années des concessions importantes aux milieux financiers. Dans son allocution «Quo Vadis Deutsch-land?», prononcée à l’occasion de la Journée de la réunification en 2003, elle a défendu un programme néolibéral pour la CDU et en a retiré ce qui relevait de la doctrine sociale catholique. Encore une date historique! Depuis son entrée au gouvernement, la politique financière et économique n’est pratiquement plus orientée vers le bien commun. Des hausses d’impôts pour les consommateurs et la diminution des prestations sociales doivent permettre une politique néolibérale et une augmentation du budget militaire. On dit qu’avant son élection, Merkel avait promis au président des Etats-Unis que les investisseurs financiers extrêmement louches seraient toujours les bienvenus en Allemagne sous son gouvernement. Merkel a déclaré que l’un de ses objectifs les plus importants lorsqu’elle serait présidente de l’UE à partir du 1er janvier prochain, sera d’encourager la libre circulation des capitaux.

L’Allemagne est aussi en passe de devenir une dictature de guerre

Avec l’adoption du «Military Commissions Act» par les deux Chambres du Congrès des Etats-Unis, ceux-ci ont quitté le club des Etats de droit occidentaux.

Le CICR a critiqué la nouvelle loi américaine. Selon des sources russes, il y a un an déjà, le CICR a commencé d’établir un dossier sur les crimes de guerre en Irak, sur les crimes contre l’humanité dont sont responsables le président des Etats-Unis, son vice-président, le ministre de la Défense, les commandants des forces armées américaines et de nombreux membres du Congrès. Ce serait la première fois depuis 1943, lorsque le CICR avait établi un dossier sur les crimes de guerre de Hitler. Le monde devrait s’en inquiéter!

Le gouvernement allemand, par contre, n’a pas du tout critiqué la nouvelle loi américaine. Au contraire: presque en même temps, il a voté une nouvelle loi contre le terrorisme qui prévoit la création d’un prétendu fichier antiterroriste calqué sur celui des Etats-Unis pour contrôler les citoyennes et les citoyens. L’année dernière, Angela Merkel a déclaré dans un discours prononcé à l’occasion du 60e anniversaire de la CDU que les Allemands «ne jouissaient pas pour l’éternité du droit à la démocratie et à l’économie sociale de marché». En disant cela, elle portait atteinte à la Constitution allemande dont l’article 20 («La République fédérale d’Allemagne est un Etat fédéral démocratique et social.»), en liaison avec l’article 79-3, affirme l’existence de ces droits. Encore une date historique!

La « raison d’Etat militaire» de Merkel enfreint la Constitution

Pour Merkel, ce n’est plus la Constitution allemande qui fonde la raison d’Etat allemande, ce n’est plus le respect de la loi, donc de la justice et de la paix, mais le «partenariat transatlantique» et la défense du «droit d’Israël à exister». C’est ce qu’elle a également affirmé lors de cet anniversaire de la CDU. Des idéologues néo-conservateurs ne pourraient pas dire mieux. La protection d’Israël est pour les néo-conservateurs un des prétextes les plus importants à leur «guerre mondiale contre le terrorisme» et «partenariat transatlantique» signifie pour eux vassalisation de l’Allemagne et de l’Europe. Le gouvernement allemand a montré avec sa politique et ses prises de position sur la guerre et les crimes de guerre perpétrés par Israël au Liban et en Palestine qu’il veut imposer cette nouvelle raison d’Etat malgré l’opposition des autres gouvernements européens. Tandis que d’autres Etats européens comme la France ne veulent plus participer à la guerre permanente en Afghanistan organisée par les Etats-Unis, le gouvernement allemand est en train de s’installer durablement en Hindou Kuch et de remplir de plus en plus de missions dans cette guerre. Ce faisant, l’Allemagne contribue à développer le front de l’Est contre l’Iran et à rapprocher ce grand front militaire de la Chine. Il en va de même à l’Ouest pour le commandement de l’important engagement international de la marine au large du Liban et pour celui de l’engagement – mal connu – à la frontière de la Syrie.

L’Allemagne est le pays le plus peuplé et économiquement le plus fort d’Europe. Les Allemands voudraient vivre en paix et dans une aisance relative et ils sont prêts à s’engager en faveur d’un monde plus juste et plus pacifique. Leur gouvernement poursuit une autre politique, une politique qui ne tient pas compte de la volonté du peuple. Il s’agit là d’une sorte de coup d’Etat qui s’opère aux dépens des Allemands eux-mêmes et des Européens qui ont fait d’amères expériences avec la mentalité dominatrice allemande. En conséquence, plus le nouveau rôle de l’Allemagne sera connu dans le monde, plus la face hideuse de la nouvelle dictature de guerre apparaîtra clairement. Il convient de mettre en garde contre cette très inquiétante évolution.        •


(Horizons et débats, numéro 41, novembre 2006)
mise à jour le 19/11/06

Les différentes techniques.

Article lié : Face-à-face, et face à la catastrophe

Ilker de Paris

  11/12/2014

La technique d’attaque du système de communication est bien connue et rodée : diabolisation -> exposition à l’opprobre des opinions publiques -> isolation -> légitimisation des sanctions -> sanctions.

Les manoeuvres de Poutine consistent à ne pas se laisser entraîner dans ce processus, donc à ne pas se laisser isoler, se faisant mou là où le système est dur et dur là où il est mou, créant parfois des effets de rupture avec la “narrative”, attaquant à son tour en mettant à jour les bassesses et les manipulations du système etc

Ceci est pour le moment un jeu de communication, on verra ce qu’il va advenir lorsque les choses deviendront sérieuses.

J'ai des doutes

Article lié : Face-à-face, et face à la catastrophe

eric smith

  11/12/2014

J’ai des doutes:
Non sur la fracture entre “blocs”.
Non sur la sortie du modèle suprématiste unipolaire.

J’ai des doutes sur l’alternative de civilisation.

Derrière toutes les phrases discordantes, il y a une unité :
1/ l’effondrement
2/l’origine de cet effondrement (sa cause)
3/ la nécessité de renforcer, pour chaque bloc, les valeurs de cohésion, quitte à jouer sur le clivage pour leur donner du poids.

Le bateau coule et les enjeux sont d’éviter la panique et de boire la tasse avec calme.

Les systèmes militaro_industriels sont identiques (robots, laser, atome,...). Peut être s’agit-il de sauver cette contre-civilisation AU MOINS dans un morceau du globe, au détriment de l’autre. Gagner du temps (encore et encore).

Mais il me semble que le temps est venu.

L’effondrement sera “au final” ( siècle, décennie ?) général.

Tout dépend de l’ENERGIE réellement disponible, sous toute forme technique.

...sans oublier la FEMA

Article lié : Avec la CIA, entre Gestapo et Guantanamo

Schlachthof 5

  11/12/2014

F(ail)-35 : Le feuilleton continue

Article lié : Stephen Hawking et la fin de l’espèce (la nôtre)

Sébastien G.

  11/12/2014

Bonjour,

Le Fail-35 étant un peu moins à la mode en ce moment, il n’en continue pas moins ses tribulations. Je vous livre la dernière que je viens de découvrir ce matin. L’ USAF est obligé de repeindre ses camions citernes en blanc pour que le carburant ne chauffe pas trop, sinon la merveille technologique .... cale !!!

Gênant si on fait la guerre en plein désert ... (il est ou le théâtre d’opération actuel ?) Encore plus gênant pour le camouflage vu que les camions de ravitaillement vont se faire repérer de plus loin ^^

Peut-être inventeront-ils de camions réfrigérés qui consommeront le carburant qu’ils viennent livrer à cette (fragile) merveille ...

Voici le lien (en anglais) : http://theaviationist.com/2014/12/10/luke-afb-fuel-trucks/

Cordialement

Je vous laisse le plaisir d’aller consulter le lien

ANIMUS MEMINISSE HORRET

Article lié : L’incommensurable “grandeur orwellienne” des USA

perceval78

  11/12/2014

On devrait peut être refuser de prendre comme journaliste quelqu’un qui n’a pas expérimenté la douleur au moins une fois dans sa vie
lien

Mc Cain que l’on ne peut soupconner d’être une colombe, semble vraiment authentique pour une fois
lien

Mais business is business, les intérêts des Etats-Unis et de l’Allemagne sont tellement convergents qu’on ne voit pas ce qui pourrait arrêter le rouleau compresseur en marche. Le heartland US et le heartland UE ne font qu’un

lien.

On peut compter sur le German Marshall Fund pour arrondir les angles, on remarquera au passage
que Federica Mogherini fréquente décidemment beaucoup cette institution
lien.

Surpuissance Autodestruction

Article lié : Avec la CIA, entre Gestapo et Guantanamo

AG

  10/12/2014

Ce chantage porté sur Merkel, dont l’information commence à devenir connue, cela ressemble encore à un acte qui va produire son contraire. Car c’est encore une mise en évidence flagrante de l’infamie du système qui est mise à jour au vu et au sus de tous ...

deutsche Einheit und ihre Folgen für Deutschlands Außenpolitik

Article lié : Leçon de choses diverses pour Frau Menkel

perceval78

  09/12/2014

La toile s’est acharnée sur Mélenchon qui engueulait Merkel en Allemand, cela permet d’éviter de parler du fond. JL Mélenchon et Sarah Wagenknecht sont très proches idéologiquement, plus proches certainement que ne le sont Merkel et Hollande. Tous les 2 contre la guerre qui vient.

Que disait il sur l’allemagne l’année dernière lien

Il serait peut être plus important de s’alarmer des propos de Joschka Fisher membre de l’ECFR comme Cohn Bendit lien

Le retour d’une allemagne anti-russe ne nous intéresse absolument pas , NEIN DANKE.

Le dollar comme virus hégémonique.

Article lié : De la guerre contre la Russie au rituel des Apaches

Ilker de Paris

  08/12/2014

Les États-Unis vivent à credit, le déficit public s’élève à 649 milliards de dollars en 2014 et est prévu à 564 milliards en 2015,  le déficit commercial lui s’élève à plus de 600 milliards pour 2015.

Il faut donc qu’ils refourguent leur dollar, en tant que dette, réserve de devises, monnaie d’échange de manières premières, et que les clients-dollar ne rechignent pas, et ne pensent pas à utiliser autre chose que du dollar.

Situation que la Russie veut changer d’où les pressions actuelles, ce n’est pas pour les beaux yeux des Ukrainiens que les dirigeants américains se battent mais pour sauvegarder un système hégémonique dont le dollar est la colonne vertébrale bien plus que les expéditions militaires.

Seine Hände in Unschuld waschen

Article lié : De la guerre contre la Russie au rituel des Apaches

perceval78

  08/12/2014

A noter que le sénateur Jim Moran dont parle RT est senior member of the Defense Appropriations Subcommittee, un comité chargé d’allouer les budgets défense lien...

Plus sérieusement on trouve un résumé du 2015-defense-bill   ici

2 phrases m’ont interpellé :

Prohibits U.S. military cooperation with the Russian military until the secretary of Defense certifies the Russian military is no longer illegally occupying Crimea

Retains all 450 intercontinental ballistic missile silos in at least a “warm” status that enables them to become operational at a future date.

Si on ne coopère plus avec les Russes jusqu’à ce qu’ils aient évacués la Crimée et si les armes sont maintenues HOT, ça veut dire qu’on y est .......

Vacuité...

Article lié : La “diplomatie ouverte”, arme absolue

Jack v.

  08/12/2014

La Grèce s'enflamme

Article lié : Lavrov : “Ils parlent en bloc, – et ils en souffrent”

Pierre de Callonne

  06/12/2014

La Grèce s’enflamme, et cette fois ci, il n’apparait pas que ce soit la CIA qui tienne les manettes !
http://lesmoutonsenrages.fr/2014/12/06/infos-importantes-sur-la-situation-en-grece/