Rose-Marie Mukarutabana
01/05/2015
Selon Richard Ellmann, la deconstruction nest rien dautre que que the systematic undoing of understanding. Et Confucius avait bien averti du sort qui attend le pays ou les choses ne sont correctement nommées, ou le bien et le mal sont pas parfaitement définis: le désordre sinstalle, les avides s’emparent du pouvoir et labrutissement se répand.
Derrida aurait donc, par son obsession, the systematic undoing of understanding, inculquee a lAmérique vec le success que lon sait, ouvert ce pays au mal?
Le président Poutine n’a-t-il pas, lui aussi, mis en garde contre les dangers de leffacement en occident des distinctions entre le bien et le mal…
Franck du Faubourg
01/05/2015
Il semblerait que les russes aient quelques munitions de choc sur le plan médiatique:
http://www.veteranstoday.com/2015/02/10/pravda-putin-threatens-to-release-satellite-evidence-of-911/
Perle piochée via le blog de Martin Armstrong:
http://armstrongeconomics.com/archives/30099
la liste n’est pas exhaustive…
perceval78
01/05/2015
Les Américains sont ils fous ? on peut franchement se le demander par moment, la semaine dernière Marie Harf lien nous apprenait que la source primaire du département d’état était le site PolitiFact
QUESTION: Marie, today the spokesman for the ministry of defense, the Russian minister of defense, refuted what you said yesterday about deploying air defense systems in eastern Ukraine and so on. So you stand by what you said yesterday?
MS HARF: Absolutely.
QUESTION: Well, todays statement wasnt—
MS HARF: So his statements arent always rated true by PolitiFact.
QUESTION: By who?
MS HARF: PolitiFact. Do you not know what PolitiFact is?
Hier Ron Paul nous informait que le Sénateur Tom Cotton avait insulté le MAE Iranien via twitter : Not badge of courage @JZarif lien.
Dedefensa nous parle aujourd’hui du témoignage de Breedlove devant le sénat lien
il s’exprimait ensuite devant les journalistes au pentagone video, verbatim, et il nous en a fait une belle :
QUESTION: vous avez dit ce matin qu’il fallait envoyer des armes offensives en Ukraine
Breedlove: oui il parait que je l’ai dit 2 fois
QUESTION: General: you had some back and forth this morning with Senator Reid about you said that offensive weaponry should be considered, the U.S. should consider arming Ukraine with offensive weapons.
Could you expand on that, sir? What type of offensive weapons are you talking about?
GEN. BREEDLOVE: So thank you for asking that. Two and a half plus hours of one witness testimony this morning, and after I left, I thought it went pretty good. And my staff said, Sir, you said offensive weapons twice.
So thank you for letting me clear the air here. What were talking about is what we have always talked about, which is defensive lethal weapons. I use those words and didnt even know I used them.
perceval78
30/04/2015
On appréciera cette article d’atlantico, qui y croit encore #yeswecan lien.
George Soros et Mediapart se rejoignent sur l’Ukraine et Baltimore : rupture radicale entre ceux qui ont
le pouvoir et ceux qui ne l’ont pas lien, lien.
Open Society dénonce la violence : arme des faibles We in no way condone this destructive behavior. Oui mais alors comment faire ? How to challenge total power and admit the limits of an outsiders influence when that outsider is armed only with the law.
Nous avons besoin d’un sage éclairé, c’est Thomas Hobbes qui le dit lien, certains se verraient ils calife à la place du calife ? On leur conseillera de relire la biographie de Hobbes lien,
révolutionnaire est un métier dangereux, il faut être du coté du pouvoir au début et passer du coté de la révolution au juste moment. Au fait qui détient le pouvoir financier et le pouvoir médiatique ?
J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces,
Et des lointains vers les gouffres cataractant !
lien
Frederic Dedieu
30/04/2015
Bonjour, tout le monde
Juste un petit mot pour dire que cette vidéo sur le déterminisme-narrativiste est exceptionnelle de hauteur d’analyse. C’est extrêmement rafraîchissant de parler de ce sujet complètement fou en video, à l’oral, de ce mensonge/narrative/pavlovisme/fauxdercherie sur l’Ukraine. Fait majeur de notre époque et de son système de communication certes en phase de surpuissance mais complètement délirant, à un point de non retour.
Autre point, pour vous dire, cher Dedefensa, car il faut en parler , cette communauté de combat et de personnes qu’est ce site l’exige où du moins l’y incite : si je ne participe pas à vos dons depuis un certain temps c’est que comment dire…je le sens passer l’effondrement du système. A un point où la moindre dépense devient dilemme. Ma situation personnelle n’a pas d’importance à proprement parler (sauf pour moi bien sûr), si je vous en parle c’est que pour les lecteurs elle peut donner quelques éléments du phénomène des “termites” (expliqué par Dedefensa) qui ronge le système économique par mon exemple. Je suis intérimaire et travaille pour une société d’études très importante avec énormément de commande d’Etat et de grands groupes d’entreprises. En moins de 5 mois notre statut d’employés de divers grades précaires statuts intermittents a explosé. Le pôle emploi à bout de souffle vient de baisser nos indemnisations à hauteur d’une baisse de salaire (salire+assedic au final par mois) d’environ 10% par mois depuis Octobre. Et c’est là le phénomène le plus intéressant, la société qui m’emploie voit son activité de certaines de ses branches dont la mienne se trouver en situation catastrophique, sans précédent dans l’entreprise. Commandes d’études annulées (d’entreprises privées ou de ministères et d’institutions publiques), repoussées, vendues à perte, clients partis, activité réduite voire nulle sans visibilité à moyen terme. Du jamais vu…Cette activité étant fortement liée au marketing et l’action publique (et bien entendu à la croissance économique et la confiance) c’est selon moi un signe fort de l’aggravation de la situation générale et de l’effondrement du système.
Ma situation immédiate s’en ressent car je suis à nouveau en recherche d’emploi et en phase de déménagement. Lol ! comme disent les jeunes :/
Alexis Toulet
29/04/2015
Le discours de Hinote concernant l’impact du S-300 est assez mesuré, et surtout il demande à être encore plus nuancé.
- Première remarque, la Russie a annoncé en 2015 qu’elle débloquerait l’exécution du contrat de 2007 qu’elle avait bloquée en 2010 (se comportant à l’époque comme un quelconque Hollande maniant le Mistral, soit dit en passant)... Il reste que les délais d’exécution ne sont pas précisés. Aucune livraison n’avait eu lieu durant les trois premières années du contrat, rappelons-le. Et maintenant, à quand les premières livraisons ? Quels délais de fabrication, quels délais pour la formation des unités ?
Sans compter que si avoir des “S-300 en Iran” sur le feu est une bonne chose pour la Russie, vu le levier de négociation qu’ils procurent dans les relations avec les Etats-Unis… Moscou pourrait ne pas être si pressé de livrer pour de bon, puisque n’est-ce pas cela ferait disparaître le levier.
Autant dire que ce n’est pas demain que l’Iran sera protégé par des S-300.
- Deuxièmement, Hinote souligne lui même que si une défense S-300 rendrait plus difficile l’attaque d’objectifs stratégiques en Iran, elle serait loin de la rendre impossible. C’est tout à fait vrai. “Le S-300 nest pas un mur élevé dans le ciel. Si nous devons le faire, nous pouvons attaquer ce système et le mettre hors dusage.”
Reste sans doute que l’Iran défendant ses installations nucléaires avec des S-300 rendrait encore plus délicate l’option d’une attaque israélienne en solo, laquelle est déjà à la limite extrême de ce que pourrait envisager Israël. Là se situe sans doute le véritable impact stratégique.
- Troisièmement, Hinote nous dit qu’une attaque américaine contre l’Iran, restant tout à fait possible, serait toutefois “plus risquée et beaucoup plus coûteuse”. Ce serait donc un changement notable. Mais ce n’est qu’apparence.
L’erreur est de comparer le coût de la seule attaque aérienne avec S-300 avec le coût d’une attaque sans S-300. Il faut bien plutôt comparer le coût de l’attaque aérienne ***et de la riposte iranienne*** dans l’un et l’autre cas. La différence est alors minime voire inexistante : c’est qu’une riposte iranienne décidée coûterait incomparablement plus que quelques avions abattus !
Nous parlons de tout ou partie des ingrédients suivants : attaque massive au missile balistique précis (type Shahab-3) contre les bases américaines dans le Golfe / guerrilla navale contre les navires américains / guerrilla navale au missile dans le détroit d’Ormuz / attaque massive au missile balistique contre les installations pétrolières du Golfe. Le choix des ingrédients, leur dosage… étant à l’appréciation de Téhéran.
Nous parlons:
- au mieux d’un ralentissement de la croissance mondiale et de pertes importantes parmi les forces américaines,
- au pire d’une crise économique mondiale et d’une guerre obligée des Etats-Unis en Iran même de façon à sécuriser la côte nord du détroit d’Ormuz afin qu’il ne puisse plus servir de base à des attaques contre les pétroliers
Au total, disposer d’une défense S-300, quand (si) l’Iran en disposera, n’aura guère d’effet, ne faisant probablement que retirer de la table l’option “Israël attaque seul”, option qui ne s’y trouve de toute façon pas vraiment vu la menace de riposte iranienne contre les centrales électriques - donc toute l’économie - d’Israël. Toujours ***ces fichus Shahab-3*** que l’Iran produit en nombre, et en toute autonomie, merci pour lui - s’il devait s’en remettre à la Russie, voilà longtemps que ses installations nucléaires auraient été éradiquées !
Ah oui un effet de la grande frayeur S-300, un effet psychologique comme de juste, pourrait être d’augmenter encore la pression pour la mise en service d’armes propres à échapper aux défenses sol-air… voyons des avions furtifs bien sûr ! Voilà qui tombe bien, les F-22 qui du moins marchent pour de bon étant trop peu nombreux, il y a justement un certain F-35 qui certes ne marche pas mais lui peut être produit en grand nombre… une chance, n’est-ce pas ?
perceval78
29/04/2015
je crains que l’on ne puisse compter sur les Russes pour contenir les Chinois,selon des sources à vérifier l’accord pour la livraison de S-400 serait finalisé lien.
Les USA se tournent donc logiquement vers le Pakistan pour contenir, et les Russes, et les Chinois, et les Afghans, et les Iraniens, et cerise sur le gâteau ...improving ties with India lien.
Les Pakistanais, ne sont pas des gens contrariants et reçoivent en grande pompe Xi-Xiping qui lui a un plan pour contenir les USA lien.
dont acte
28/04/2015
Les élites intellectuelles US nont pas attendu Derrida pour déconstruire les esprits, voir les manipulations cybernétiques de lécole de Palo Alto, conférence Macy, etc. Leur influence sur les centres de pouvoir étasuniens était telle que nous faisons nôtre la théorie du complot Ordo ab chaos. Celle-ci ne répond-t-elle pas (trop facilement ?) au questionnement de P. Grasset sur lincohérence de la politique américaine.
Au final, toujours la même interrogation : qui influe le plus sur le cours des choses ? Le hasard ou la nécessité ? La main de fer du complotisme ou lenchaînement inéluctable des évènements avec ses pieds de nez aux espérances humaines ?
Olivier Riche
28/04/2015
Voici la définition donnée par philosciences.com :
” La méthodologie structurale cherche à repérer un ordre présent derrière les faits et leurs variations. La saisie de cet ordre a donné lespoir de sortir la connaissance de lhomme de la « compréhension » et des interprétations subjectives, afin de la faire entrer dans lère de la scientificité. La « structure » ainsi conçue est un modèle explicatif synthétique qui est extrait par abstraction des faits épurés et de leurs transformations dynamiques.”
d’où le prolongement de Philippe Grasset :
“Derrida le dit lui-même, le geste de type déconstructif définit le mouvement philosophique qui se développe à partir des références du structuralisme et du poststructuralisme ; on pourrait donc désigner ce mouvement comme celui de la déconstruction alors que nous serions conduit, pour notre part, à voir dans ce même mot, en partie léquivalent de notre déstructuration-dissolution.”
En piochant Renée Guénon dans ‘La crise du monde moderne’
“Les doctrine orientales, et aussi les anciennes doctrines occidentales, sont unanimes à affirmer que la contemplation est supérieure à laction, comme limmuable est supérieur au changement. Laction, nétant quune modification transitoire et momentanée de lêtre, ne saurait avoir en elle même son principe qui est au delà de son domaine contingent,elle nest qu’ une illusion…”
et dans ‘L’ésotérisme islamique et le taoïsme’ :
“Nous avons eu souvent loccasion de faire remarquer combien la conception des « sciences traditionnelles » est, dans les temps modernes, devenue étrangère aux Occidentaux, et combien il leur est difficile den comprendre la véritable nature. “
Et concluons sur la dissolution des esprits, une psychologie affaiblie et déstructurée dans un monde moderne se sabordant laissant s’introduire l’intuition haute comme vecteur de la Tradition.
Rose-Marie Mukarutabana
28/04/2015
Voici un profil de Poutine par le journaliste chinois Shui Junyi (CCTV) - “un homme ferme et chaleureux”:
“Putin is a very calm, self-controlled person
You feel him to be very tough. His eyes are very sharp, and very few people can look into his eyes for any length of time.”
“At every interview, I try to interpret his heart from his eyes, but I find it is difficult to prize out any clues from them.
His speech is always very logical. Our director [at the CCTV] says that Putins interviews are often most difficult to cut during post-editing. As a rule, clips make an interview more exciting, but with Putin, any word that is cut out takes much away, and changes the tone and feel of the interview. ”
Evoquant une accolade chaleureuse de Poutine qui l’avait ému, à l’issue d’une interview qui eut lieu juste avant les jeux olympiques de Sochi:
After the interview, [he came to me and] said our two countries were good friends
And as he said this he suddenly stretched out his arm and gave me a warm hug. Everyone there, including the Presidents people, was a little surprised.
I was moved by his warmth.
http://www.enews163.com/2014/06/13/media-interview-shui-junyi-i-embrace-putin-politically-motivated-figure-14459.html
Hédi Dhoukar
28/04/2015
Le témoignage de Jacques Derrida met en évidence deux aspects opposés de la personnalité : la personnalité consciente qui « fait ce quelle doit faire » mue par la volonté vers laction, et dirigée par la raison vers des fins, et la personnalité qui est immergée dans linconscient, lequel, la nuit, nous fournit souvent des rêves explicites ayant tous les airs de la réalité, et qui est la plupart du temps semi-inconsciente car mue par des réflexes et des automatismes psychologiques. Cest une illustration de la fameuse dualité de lêtre humain mise en évidence par des psychologues français comme Pierre Janet et Théodore Flournoy, et qui influença Sigmund Freud et Carl Gustav Jung.
Dans son témoignage, Jacques Derrida avoue son désarroi en constatant que son état de semi-inconscience lalerte contre ce quil écrit : il comprend quune part de lui-même désavoue lautre part et se révolte. En raisonnant psychologiquement, cela veut dire que sa part individuelle, son moi intime, est en désaccord avec son moi public et son être social, ou, pour le dire comme Jung, que son anima (âme) ne se reconnaît pas dans sa persona (le masque porté en public).
Cette dualité avouée et reconnue comme telle par Derrida rejoint ce que Philippe Grasset a développé en mettant en évidence le divorce constant entre les valeurs proclamées par le bloc américano-occidental et qui sont toutes vertueuses (démocratie, paix, développement, liberté, etc.), et laction qui est la sienne aujourdhui, que résume ce mot de « déconstructuration qui voit les Etatsuniens essayer de défaire la plupart des acquis que lhumanité a réalisé en vue datteindre la sécurité, la paix et le développement
, pour instaurer le chaos et menacer même la vie sur terre.
La dualité éprouvée par Derrida nest pas un phénomène purement personnel. Il y a des périodes historiques où ce que la collectivité entreprend, elle le fait emportée malgré elle par des phénomènes profonds échappant à son contrôle, comme ce qui s’est passé pendant la Révolution française aux yeux d’un Philippe de Maistre.
De même que la France a transféré en quelque sorte aux Etats-Unis, les idées qui ont permis à ces derniers de faire leur révolution comme laristocratie, la Cour et la bourgeoisie la rêvaient, sans oser réaliser les réformes nécessaires, de nos jours, des philosophes français sont plus connus aux Etats-Unis quen France, parce que leurs idées sont en phase avec un monde en voie de destructuration sous leffet du « déchaînement de la matière »; monde dans lequel la France, pays de ces philosophes, ne peut pas se reconnaître, mais quelle subit parce quil la contrôle et qu’elle n’a aucun contrôle sur lui.
Pour finir, dans la dualité mise à jour par Derrida, presque avec effroi, on retrouve aussi lopposition entre « lidéal de perfection » et la « volonté de puissance ». Le premier, chez Jacques Derrida, qui sexprime dans lintimité de la semi conscience sinsurge contre le second qui évolue en public avec assurance, et lui dit : ce que tu fais est i-na-dmi-ssible! A travers ce cri du moi profond du philosophe, sexprime toute la conscience de son temps. De notre temps.
Rose-Marie Mukarutabana
28/04/2015
Elle-Ukraine est poursuivi pour robe aux couleurs “pro-russes.” Mais voici la reine Elisabeth II grossièrement insultée par Oleh Lyashko sur sa page facebook, au motif que sa robe bleue et son bouquet de jonquilles montrent que vraie-fausse “bandérite” qui ne se fait passer pour telle que pour boire du sang de bébés du Donbass. http://english.farsnews.com/newstext.aspx%3Fnn%3D13940207001131
Et comme pour la robe de Elle, tout le monde est obligé de se soumettre. Personne, y compris les soldats de Sa Majesté campés en Ukraine, ne peut rien contre Lyashko. Le génie est sorti de la bouteille…
Quant aux propos de ce Vaclav Bartuska, ils témoignent d’une forme de folie aujourd’hui en voie de généralisation dans le camp anti-russe. On retrouve le meme phénomène d’incohérence caractérisée chez Poroshenko, Yatsenyuk (qui se demande pourquoi le Donbass ne verse pas les $3 milliards d’impot qu’il doit à l’Etat) ou encore Breedlove, voire meme Obama…
Serait-ce l’effet de leurs mensonges - un coup de dissonance cognitive?
Claude Crouail
28/04/2015
Ces messieurs abusent un peu de la confusion russe/soviétique. Il n’y a pas (il n’y avait pas, j’ai vécu 21 ans là-bas), à ma connaissance, de “tradition russe” de ce type. Il y avait bien des phrases “injurieuses” sorties de tel ou tel film. Mais je n’ai pas souvenir que le mot “fascite” ait été d’un usage très courant en dehors de ça. Mais il est sûr que les baltes ont dû en entendre plus que moi !!!!
Bon, mais à part ça, rien ne va plus. Je reçois une pub intolérable pour une voiture “mini” célèbre: que vois-je ? orange avec deux bandes noires !!! Complot ? Provocation ?
Alexis Toulet
28/04/2015
@Perceval 78,
Heisbourg quels que puissent être ses défauts semble au moins être le plus raisonnable et réaliste de ces interlocuteurs :
- Que le gouvernement actuel de l’Ukraine se dirige vers l’effondrement est assez clair, entre crise économique aggravée, menace de faillite publique et groupes extrémistes armés avec leur propre politique indépendante de celle du gouvernement - c’est clair, mais encore faut-il accepter de le dire, et Heisbourg est le seul à en avoir parlé
- Sur la scène mondiale, plusieurs commentateurs américains avaient déjà remarqué dès début 2014 que la politique américaine d’agression sur les marches de la Russie était une erreur grave par rapport aux intérêts même de l’Amérique car c’était pousser la Russie dans les bras de la Chine, laquelle est le véritable concurrent de l’Amérique visant à devenir la première puissance mondiale avec le statut et l’influence associés - là encore, “reconnaître les Russes pour contenir les Chinois”, même si c’est peu clair, est au moins la prise de conscience de ce sujet
Ce qui est absolument, totalement aberrant, comme le souligne Philippe Grasset, c’est bien que l’on en soit encore, partout dans ce qui compte de la direction politique et stratégique euro-américaine, aux moyens de “résoudre” ou de “gagner” le conflit. La situation réelle est en fait que le conflit ***est déjà résolu*** ! C’était bien l’objet de l’accord Minsk-2 et c’est ce qu’il a accompli.
Que la mise en place de la résolution soit bloquée parce que le gouvernement de Kiev refuse de négocier avec les insurgés la forme politique de l’accord institutionnel pan-ukrainien, c’est un fait, mais rien n’empêcherait les Européens quant à eux de mettre en place la résolution sur leur échelle à eux - qui est continentale - et de négocier avec la Russie la normalisation des relations. Et l’annulation réciproque des sanctions et contre-sanctions, pour commencer.
Ceci, que les Ukrainiens de Kiev et de Donetsk aillent plus ou moins vite de leur côté pour mettre en place l’accord de Minsk-2. Ce à quoi il serait d’ailleurs raisonnable de les inciter, voire de les inciter “fortement”... qui finance Kiev, déjà ?
Mais voilà, un conflit résolu, une normalisation… cela n’arrange pas tout le monde. Et alors même que le récit - la “narrative” - des événements automne 2013 - hiver 2015, aussi déformé soit-il par rapport à la réalité, pourrait très facilement être continué dans un sens d’apaisement et de normalisation, c’est dans le sens guerrier et anti-russe qu’on choisit de le poursuivre.
Un exemple de ce qui pourrait être dit “La pression économique européenne a permis de contrer l’agression russe contre l’Ukraine en faisant renoncer Moscou à l’annexion du Donbass, succès acté par les accords de Minsk-2. La situation légale de la Crimée est quant à elle aussi insatisfaisante que celle de Chypre-Nord, occupée par la Turquie depuis 1974 illégalement mais de façon stable. Nous aurons avec la Russie les mêmes relations normales et apaisées qu’avec la Turquie”. Voilà qui serait certes en partie faux - exigence de cohérence avec le discours passé - mais qui ouvrirait sur une politique satisfaisante.
Le fait que même le discours faussaire tenu jusqu’ici sur la crise ukrainienne pourrait être facilement continué en une politique réaliste et pacifique envers la Russie, ***sans*** risquer une contradiction apparente, me fait penser que Philippe Grasset surestime peut-être les contraintes logiques subies par les Européens et les Américains du fait de leur discours ou “narrative” passé. A mon avis, il y a bien une ***série de décisions*** de continuer et à vrai dire d’étendre et approfondir le conflit. Non pas une seule décision passée dont les gens du BOA ne seraient pas vraiment en mesure de se défaire, mais une décision qui est renouvelée à plusieurs occasions, faudrait-il dire régulièrement…
Que les besoins psychologiques, notamment de tous ceux qui ne s’ancrent pas dans la réalité, besoin de se trouver un ennemi, besoin de se faire une image valorisante de soi et de son pouvoir, besoin de s’étendre toujours “plus oultre” toujours plus loin… entrent en jeu dans cette série de décisions, oui c’est fort probable. Si c’étaient des calculs seuls, des calculs à froid motivés par une vision d’un intérêt général à moyen/long terme, alors les Européens rechercheraient en la Russie un partenaire économique précieux et les Américains un partenaire stratégique précieux.
Mais il est vrai que cela fait trois hypothèses, trois conditions :
- réflexion à froid
- pour l’intérêt général
- pour le long terme
Il est permis de se demander qui réunit ces trois conditions dans la direction euro-américaine actuelle, politiques, journalistes et activistes mêlés… il est même permis de se demander qui n’en satisfait ne serait-ce qu’une seule
Matthieu
28/04/2015
En gros, Derrida, comme les autres promoteurs de ce système, est un malade mental plus ou moins possédé (“il y a une espèce de nécessité, une espèce de force, plus forte que moi”)
Il aurait eu toute sa place entre Kant & Rousseau.
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