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"Changer tout" ? ... Voire

Article lié : Pourquoi le S-300 change tout

Alexis Toulet

  29/04/2015

Le discours de Hinote concernant l’impact du S-300 est assez mesuré, et surtout il demande à être encore plus nuancé.

- Première remarque, la Russie a annoncé en 2015 qu’elle débloquerait l’exécution du contrat de 2007 qu’elle avait bloquée en 2010 (se comportant à l’époque comme un quelconque Hollande maniant le Mistral, soit dit en passant)... Il reste que les délais d’exécution ne sont pas précisés. Aucune livraison n’avait eu lieu durant les trois premières années du contrat, rappelons-le. Et maintenant, à quand les premières livraisons ? Quels délais de fabrication, quels délais pour la formation des unités ?

Sans compter que si avoir des “S-300 en Iran” sur le feu est une bonne chose pour la Russie, vu le levier de négociation qu’ils procurent dans les relations avec les Etats-Unis… Moscou pourrait ne pas être si pressé de livrer pour de bon, puisque n’est-ce pas cela ferait disparaître le levier.

Autant dire que ce n’est pas demain que l’Iran sera protégé par des S-300.

- Deuxièmement, Hinote souligne lui même que si une défense S-300 rendrait plus difficile l’attaque d’objectifs stratégiques en Iran, elle serait loin de la rendre impossible. C’est tout à fait vrai. “Le S-300 n’est pas un mur élevé dans le ciel. Si nous devons le faire, nous pouvons attaquer ce système et le mettre hors d’usage.”

Reste sans doute que l’Iran défendant ses installations nucléaires avec des S-300 rendrait encore plus délicate l’option d’une attaque israélienne en solo, laquelle est déjà à la limite extrême de ce que pourrait envisager Israël. Là se situe sans doute le véritable impact stratégique.

- Troisièmement, Hinote nous dit qu’une attaque américaine contre l’Iran, restant tout à fait possible, serait toutefois “plus risquée et beaucoup plus coûteuse”. Ce serait donc un changement notable. Mais ce n’est qu’apparence.

L’erreur est de comparer le coût de la seule attaque aérienne avec S-300 avec le coût d’une attaque sans S-300. Il faut bien plutôt comparer le coût de l’attaque aérienne ***et de la riposte iranienne*** dans l’un et l’autre cas. La différence est alors minime voire inexistante : c’est qu’une riposte iranienne décidée coûterait incomparablement plus que quelques avions abattus !

Nous parlons de tout ou partie des ingrédients suivants : attaque massive au missile balistique précis (type Shahab-3) contre les bases américaines dans le Golfe / guerrilla navale contre les navires américains / guerrilla navale au missile dans le détroit d’Ormuz / attaque massive au missile balistique contre les installations pétrolières du Golfe. Le choix des ingrédients, leur dosage… étant à l’appréciation de Téhéran.

Nous parlons:
- au mieux d’un ralentissement de la croissance mondiale et de pertes importantes parmi les forces américaines,
- au pire d’une crise économique mondiale et d’une guerre obligée des Etats-Unis en Iran même de façon à sécuriser la côte nord du détroit d’Ormuz afin qu’il ne puisse plus servir de base à des attaques contre les pétroliers

Au total, disposer d’une défense S-300, quand (si) l’Iran en disposera, n’aura guère d’effet, ne faisant probablement que retirer de la table l’option “Israël attaque seul”, option qui ne s’y trouve de toute façon pas vraiment vu la menace de riposte iranienne contre les centrales électriques - donc toute l’économie - d’Israël. Toujours ***ces fichus Shahab-3*** que l’Iran produit en nombre, et en toute autonomie, merci pour lui - s’il devait s’en remettre à la Russie, voilà longtemps que ses installations nucléaires auraient été éradiquées !

Ah oui un effet de la grande frayeur S-300, un effet psychologique comme de juste, pourrait être d’augmenter encore la pression pour la mise en service d’armes propres à échapper aux défenses sol-air… voyons des avions furtifs bien sûr ! Voilà qui tombe bien, les F-22 qui du moins marchent pour de bon étant trop peu nombreux, il y a justement un certain F-35 qui certes ne marche pas mais lui peut être produit en grand nombre… une chance, n’est-ce pas ?

il y a quelque chose qui cloche

Article lié : Pourquoi le S-300 change tout

perceval78

  29/04/2015

je crains que l’on ne puisse compter sur les Russes pour contenir les Chinois,selon des sources à vérifier l’accord pour la livraison de S-400 serait finalisé lien.

Les USA se tournent donc logiquement vers le Pakistan pour contenir, et les Russes, et les Chinois, et les Afghans, et les Iraniens, et cerise sur le gâteau ...improving ties with India lien.

Les Pakistanais,  ne sont pas des gens contrariants et reçoivent en grande pompe Xi-Xiping qui lui a un plan pour contenir les USA lien.

Ordo ab chaos ou bien le hasard, enfant de Bohème ?

Article lié : La révélation de Jacques Derrida

dont acte

  28/04/2015

Les élites intellectuelles US n’ont pas attendu Derrida pour déconstruire les esprits, voir les manipulations cybernétiques de l’école de Palo Alto, conférence Macy, etc. Leur influence sur les centres de pouvoir étasuniens était telle que nous faisons nôtre la théorie du complot Ordo ab chaos. Celle-ci ne répond-t-elle pas (trop facilement ?) au questionnement de P. Grasset sur l’incohérence de la politique américaine.
Au final, toujours la même interrogation : qui influe le plus sur le cours des choses ? Le hasard ou la nécessité ? La main de fer du complotisme ou l’enchaînement inéluctable des évènements avec ses pieds de nez aux espérances humaines ?

Cela voudrait dire...

Article lié : La révélation de Jacques Derrida

Olivier Riche

  28/04/2015

Voici la définition donnée par philosciences.com :
” La méthodologie structurale cherche à repérer un ordre présent derrière les faits et leurs variations. La saisie de cet ordre a donné l’espoir de sortir la connaissance de l’homme de la « compréhension » et des interprétations subjectives, afin de la faire entrer dans l’ère de la scientificité. La « structure » ainsi conçue est un modèle explicatif synthétique qui est extrait par abstraction des faits épurés et de leurs transformations dynamiques.”

d’où le prolongement de Philippe Grasset :
“Derrida le dit lui-même, – le “geste de type déconstructif” définit le mouvement philosophique qui se développe à partir des références du structuralisme et du poststructuralisme ; on pourrait donc désigner ce mouvement comme celui de “la déconstruction” alors que nous serions conduit, pour notre part, à voir dans ce même mot, en partie l’équivalent de notre “déstructuration-dissolution”.”

En piochant Renée Guénon dans ‘La crise du monde moderne’
“Les doctrine orientales, et aussi les anciennes doctrines occidentales, sont unanimes à affirmer que la contemplation est supérieure à l’action, comme l’immuable est supérieur au changement. L’action, n’étant qu’une modification transitoire et momentanée de l’être, ne saurait avoir en elle même son principe qui est au delà de son domaine contingent,elle n’est qu’ une illusion…”

et dans ‘L’ésotérisme islamique et le taoïsme’ :
“Nous avons eu souvent l’occasion de faire remarquer combien la conception des « sciences traditionnelles » est, dans les temps modernes, devenue étrangère aux Occidentaux, et combien il leur est difficile d’en comprendre la véritable nature. “
Et concluons sur la dissolution des esprits, une psychologie affaiblie et déstructurée dans un monde moderne se sabordant laissant s’introduire l’intuition haute comme vecteur de la Tradition.

Du bon usage de Poutine

Article lié : Du bon usage de Poutine

Rose-Marie Mukarutabana

  28/04/2015

Voici un profil de Poutine par le journaliste chinois Shui Junyi (CCTV) - “un homme ferme et chaleureux”:
“Putin is a very calm, self-controlled person… You feel him to be very tough. His eyes are very sharp, and very few people can look into his eyes for any length of time.” 
“At every interview, I try to interpret his heart from his eyes, but I find it is difficult to prize out any clues from them.
His speech is always very logical. Our director [at the CCTV] says that Putin’s interviews are often most difficult to cut during post-editing. As a rule, clips make an interview more exciting, but with Putin, any word that is cut out takes much away, and changes the tone and feel of the interview. ”
Evoquant une accolade chaleureuse de Poutine qui l’avait ému, à l’issue d’une interview qui eut lieu juste avant les jeux olympiques de Sochi:
“After the interview, [he came to me and] said our two countries were good friends… And as he said this he suddenly stretched out his arm and gave me a warm hug. Everyone there, including the President’s people, was a little surprised.
I was moved by his warmth.”
http://www.enews163.com/2014/06/13/media-interview-shui-junyi-i-embrace-putin-politically-motivated-figure-14459.html

Une illustration de la dualité

Article lié : La révélation de Jacques Derrida

Hédi Dhoukar

  28/04/2015

Le témoignage de Jacques Derrida met en évidence deux aspects opposés de la personnalité : la personnalité consciente qui « fait ce qu’elle doit faire » mue par la volonté vers l’action, et dirigée par la raison vers des fins, et la personnalité qui est immergée dans l’inconscient, —lequel, la nuit, nous fournit souvent des rêves explicites ayant tous les airs de la réalité—, et qui est la plupart du temps semi-inconsciente car mue par des réflexes et des automatismes psychologiques. C’est une illustration de la fameuse dualité de l’être humain mise en évidence par des psychologues français comme Pierre Janet et Théodore Flournoy, et qui influença Sigmund Freud et Carl Gustav Jung.
Dans son témoignage, Jacques Derrida avoue son désarroi en constatant que son état de semi-inconscience l’alerte contre ce qu’il écrit : il comprend qu’une part de lui-même désavoue l’autre part et se révolte. En raisonnant psychologiquement, cela veut dire que sa part individuelle, son moi intime, est en désaccord avec son moi public et son être social, ou, pour le dire comme Jung, que son anima (âme) ne se reconnaît pas dans sa persona (le masque porté en public).
Cette dualité avouée et reconnue comme telle par Derrida rejoint ce que Philippe Grasset a développé en mettant en évidence le divorce constant entre les valeurs proclamées par le bloc américano-occidental et qui sont toutes vertueuses (démocratie, paix, développement, liberté, etc.), et l’action qui est la sienne aujourd’hui, que résume ce mot de « déconstructuration qui voit les Etatsuniens essayer de défaire la plupart des acquis que l’humanité a réalisé en vue d’atteindre la sécurité, la paix et le développement…, pour instaurer le chaos et menacer même la vie sur terre.
La dualité éprouvée par Derrida n’est pas un phénomène purement personnel. Il y a des périodes historiques où ce que la collectivité entreprend, elle le fait emportée malgré elle par des phénomènes profonds échappant à son contrôle, comme ce qui s’est passé pendant la Révolution française aux yeux d’un Philippe de Maistre.
De même que la France a transféré en quelque sorte aux Etats-Unis, les idées qui ont permis à ces derniers de faire leur révolution comme l’aristocratie, la Cour et la bourgeoisie la rêvaient, sans oser réaliser les réformes nécessaires, de nos jours, des philosophes français sont plus connus aux Etats-Unis qu’en France, parce que leurs idées sont en phase avec un monde en voie de destructuration sous l’effet du « déchaînement de la matière »; monde dans lequel la France, pays de ces philosophes, ne peut pas se reconnaître, mais qu’elle subit parce qu’il la contrôle et qu’elle n’a aucun contrôle sur lui.
Pour finir, dans la dualité mise à jour par Derrida, presque avec effroi, on retrouve aussi l’opposition entre « l’idéal de perfection » et la « volonté de puissance ». Le premier, chez Jacques Derrida, qui s’exprime dans l’intimité de la semi conscience s’insurge contre le second qui évolue en public avec assurance, et lui dit : ce que tu fais est i-na-dmi-ssible! A travers ce cri du moi profond du philosophe, s’exprime toute la conscience de son temps. De notre temps.

Après Elle-Ukraine, le tigre changera-t-il de robe ?

Article lié : Après Elle-Ukraine, le tigre changera-t-il de robe ?

Rose-Marie Mukarutabana

  28/04/2015

Elle-Ukraine est poursuivi pour robe aux couleurs “pro-russes.” Mais voici la reine Elisabeth II grossièrement insultée par Oleh Lyashko sur sa page facebook, au motif que sa robe bleue et son bouquet de jonquilles montrent que vraie-fausse “bandérite” qui ne se fait passer pour telle que pour boire du sang de bébés du Donbass. http://english.farsnews.com/newstext.aspx%3Fnn%3D13940207001131
Et comme pour la robe de Elle, tout le monde est obligé de se soumettre. Personne, y compris les soldats de Sa Majesté campés en Ukraine, ne peut rien contre Lyashko. Le génie est sorti de la bouteille…
Quant aux propos de ce Vaclav Bartuska, ils témoignent d’une forme de folie aujourd’hui en voie de généralisation dans le camp anti-russe. On retrouve le meme phénomène d’incohérence caractérisée chez Poroshenko, Yatsenyuk (qui se demande pourquoi le Donbass ne verse pas les $3 milliards d’impot qu’il doit à l’Etat) ou encore Breedlove, voire meme Obama…
Serait-ce l’effet de leurs mensonges - un coup de dissonance cognitive? 

Complot

Article lié : Après Elle-Ukraine, le tigre changera-t-il de robe ?

Claude Crouail

  28/04/2015

Ces messieurs abusent un peu de la confusion russe/soviétique. Il n’y a pas (il n’y avait pas, j’ai vécu 21 ans là-bas), à ma connaissance, de “tradition russe” de ce type. Il y avait bien des phrases “injurieuses”  sorties de tel ou tel film. Mais je n’ai pas souvenir que le mot “fascite” ait été d’un usage très courant en dehors de ça.  Mais il est sûr que les baltes ont dû en entendre plus que moi !!!!

Bon, mais à part ça, rien ne va plus. Je reçois une pub intolérable pour une voiture “mini” célèbre: que vois-je ? orange avec deux bandes noires !!! Complot ? Provocation ?

Situation réelle, et action contraire

Article lié : L’UE : “Dieu, que la guerre est jolie”

Alexis Toulet

  28/04/2015

@Perceval 78,

Heisbourg quels que puissent être ses défauts semble au moins être le plus raisonnable et réaliste de ces interlocuteurs :
- Que le gouvernement actuel de l’Ukraine se dirige vers l’effondrement est assez clair, entre crise économique aggravée, menace de faillite publique et groupes extrémistes armés avec leur propre politique indépendante de celle du gouvernement - c’est clair, mais encore faut-il accepter de le dire, et Heisbourg est le seul à en avoir parlé
- Sur la scène mondiale, plusieurs commentateurs américains avaient déjà remarqué dès début 2014 que la politique américaine d’agression sur les marches de la Russie était une erreur grave par rapport aux intérêts même de l’Amérique car c’était pousser la Russie dans les bras de la Chine, laquelle est le véritable concurrent de l’Amérique visant à devenir la première puissance mondiale avec le statut et l’influence associés - là encore, “reconnaître les Russes pour contenir les Chinois”, même si c’est peu clair, est au moins la prise de conscience de ce sujet

Ce qui est absolument, totalement aberrant, comme le souligne Philippe Grasset, c’est bien que l’on en soit encore, partout dans ce qui compte de la direction politique et stratégique euro-américaine, aux moyens de “résoudre” ou de “gagner” le conflit. La situation réelle est en fait que le conflit ***est déjà résolu*** ! C’était bien l’objet de l’accord Minsk-2 et c’est ce qu’il a accompli.

Que la mise en place de la résolution soit bloquée parce que le gouvernement de Kiev refuse de négocier avec les insurgés la forme politique de l’accord institutionnel pan-ukrainien, c’est un fait, mais rien n’empêcherait les Européens quant à eux de mettre en place la résolution sur leur échelle à eux - qui est continentale - et de négocier avec la Russie la normalisation des relations. Et l’annulation réciproque des sanctions et contre-sanctions, pour commencer.

Ceci, que les Ukrainiens de Kiev et de Donetsk aillent plus ou moins vite de leur côté pour mettre en place l’accord de Minsk-2. Ce à quoi il serait d’ailleurs raisonnable de les inciter, voire de les inciter “fortement”... qui finance Kiev, déjà ?

Mais voilà, un conflit résolu, une normalisation… cela n’arrange pas tout le monde. Et alors même que le récit - la “narrative” - des événements automne 2013 - hiver 2015, aussi déformé soit-il par rapport à la réalité, pourrait très facilement être continué dans un sens d’apaisement et de normalisation, c’est dans le sens guerrier et anti-russe qu’on choisit de le poursuivre.

Un exemple de ce qui pourrait être dit “La pression économique européenne a permis de contrer l’agression russe contre l’Ukraine en faisant renoncer Moscou à l’annexion du Donbass, succès acté par les accords de Minsk-2. La situation légale de la Crimée est quant à elle aussi insatisfaisante que celle de Chypre-Nord, occupée par la Turquie depuis 1974 illégalement mais de façon stable. Nous aurons avec la Russie les mêmes relations normales et apaisées qu’avec la Turquie”. Voilà qui serait certes en partie faux - exigence de cohérence avec le discours passé - mais qui ouvrirait sur une politique satisfaisante.

Le fait que même le discours faussaire tenu jusqu’ici sur la crise ukrainienne pourrait être facilement continué en une politique réaliste et pacifique envers la Russie, ***sans*** risquer une contradiction apparente, me fait penser que Philippe Grasset surestime peut-être les contraintes logiques subies par les Européens et les Américains du fait de leur discours ou “narrative” passé. A mon avis, il y a bien une ***série de décisions*** de continuer et à vrai dire d’étendre et approfondir le conflit. Non pas une seule décision passée dont les gens du BOA ne seraient pas vraiment en mesure de se défaire, mais une décision qui est renouvelée à plusieurs occasions, faudrait-il dire régulièrement…

Que les besoins psychologiques, notamment de tous ceux qui ne s’ancrent pas dans la réalité, besoin de se trouver un ennemi, besoin de se faire une image valorisante de soi et de son pouvoir, besoin de s’étendre toujours “plus oultre” toujours plus loin… entrent en jeu dans cette série de décisions, oui c’est fort probable. Si c’étaient des calculs seuls, des calculs à froid motivés par une vision d’un intérêt général à moyen/long terme, alors les Européens rechercheraient en la Russie un partenaire économique précieux et les Américains un partenaire stratégique précieux.

Mais il est vrai que cela fait trois hypothèses, trois conditions :
- réflexion à froid
- pour l’intérêt général
- pour le long terme
Il est permis de se demander qui réunit ces trois conditions dans la direction euro-américaine actuelle, politiques, journalistes et activistes mêlés… il est même permis de se demander qui n’en satisfait ne serait-ce qu’une seule

Un malade de plus qui sert de référence à la modernité.

Article lié : La révélation de Jacques Derrida

Matthieu

  28/04/2015

En gros, Derrida, comme les autres promoteurs de ce système, est un malade mental plus ou moins possédé (“il y a une espèce de nécessité, une espèce de force, plus forte que moi”)

Il aurait eu toute sa place entre Kant & Rousseau.

https://www.youtube.com/watch?v=nn5DhjgGZFs

théorie de chaos ... mais peut-être bien très contrôlée ?

Article lié : Le A-10 succédera-t-il au JSF ?

Olivier_47

  28/04/2015

Après Elle-Ukraine, le tigre changera-t-il de robe ?

Le chaos en Ukraine serait-il quelque chose de, somme toute, très bien organisé, ce par nos indéfectibles amis et alliés nord-américains ? Personnellement, je n’en doute pas, et le dernier post de Th. Meyssan sur Réseau Voltaire me conforte dans mon opinion. Hélas.

Voici le lien :

http://www.voltairenet.org/article187402.html

Bien à vous,

Když to neuděláte, tak máte válku. To je celé

Article lié : Après Elle-Ukraine, le tigre changera-t-il de robe ?

perceval78

  28/04/2015

Pour l’instant le système nous disait (cf Anton Shekhovtsov - Lennart Merri conférence) que c’est une vieille tradition Russe de traiter de fascistes ceux qui ne sont pas d’accord avec vous

Its traditions go back to the Soviet time when the term “fascism” was a synonym for anti-Sovietism

lien

Mais il y a des limites à la propagande lien et la ligne de défense
explose déja lien, ça fuit de partout, la cuve informationnelle ne doit pas être étanche ...

Un haut fonctionnaire tchèque, Vaclav Bartuska, s’exprime :
“Des groupes de civils — hommes, femmes, enfants — occupent des bâtiments administratifs et commencent à s’armer pendant deux jours. Puis, les femmes et les enfants partent, alors que les hommes armés restent. Si vous leur opposez rapidement une riposte, comme on l’a fait à Odessa où ils ont été brûlés vifs, ou à Dniepropetrovsk où ils ont tout simplement été tués et enterrés au bord d’une route, tout sera calme. Mais si vous ne le faites pas, vous aurez la guerre. C’est comme ça”, a déclaré le diplomate.

Ce n’est pas un acte néo-nazi mais une pensée à caractère légèrement teintée de fascisme aggravée.
Když to neudeláte, tak máte válku. To je celé
Si vous ne le faites pas, vous avez une guerre. C’est tout.

Le Ministre des Affaires étrangères de la république tchèque Lubomir Zaoralek a vivement critiqué son commissaire pour la sécurité énergétique, non mais ...
lien.

L’interview complet de Vaclav Bartuska est ici, la traduction google
ici.

Qu'est-ce que tout cela voudrait dire?

Article lié : La révélation de Jacques Derrida

Hashem Sherif

  28/04/2015

Pourriez-vous résumer pour le commun des mortels?

Ere glaciaire

Article lié : L’UE : “Dieu, que la guerre est jolie”

Claude Crouail

  27/04/2015

On peut en effet s’interroger sur la santé mentale de tous ces personnages. D’un côté des officiers supérieurs qui sont du niveau des BD de Tintin (mais ils ne dépareraient pas dans Tartarin de Tarascon), d’un autre côté des politiques qui rêvent d’imposer leurs “valeurs essentielles de la démocratie” à coup de bombes atomiques.
Quelles valeurs restera-t-il après la bombe ?
Je commence à comprendre pourquoi des savants s’acharne à restaurer le génome du mammouth. Il restera au moins sur terre un produit de l’ère des valeurs essentielles.

La Canonnière du Yang-Tse

Article lié : L’UE : “Dieu, que la guerre est jolie”

perceval78

  27/04/2015

Il y avait deux réunions faucons ce weekend , la Lennard Merri conférence en Estonie agenda, videos, verbatim et la réunion de l’International Crisis Group à New-York lien.

On notera la présence massive de membres de l’ECFR à ces deux réunions : 10 à Tallinn , 3 à New York, ECFR et International Crisis Group, rappelons le, financés par George Soros.

Très peu d’officiels européens (Riina Kionka conseiller de Tusk), beaucoup d’anglo saxon : du coté de l’OTAN Alexander Vershbow, de l’US army Frederick Hodges du département d’état : Tod Leventhal Head of Counter-Disinformation Team, Celeste Wallander lien.

Impossible de résumer autant de réunions mais on sent bien que tout le monde est excédé et fatigué , ISIS et les Russes c’est Pareil (Sikorski)

@DamonMacWilson Why did EU not impose sanctions on Gazprom, Russia Today? These are Russia’s weapons in this hybrid war says

@ICDS_Tallinn “Offensive Cyber”, No longer taboo, many European countries have started developing military cyber attack capabilities

Igor Smeshko ancien chef des services Ukrainien, dont on sait plus si c’est un agent double ou triple ou plus était forcément le plus apocalyptique puisque Ukrainien lien But it’s absolutely possible to provoke a conflict on the global scale and bring on World War Three.

François Heisbourg nous dit que les Allemands sont convaincus que l’Ukraine va s’écrouler avant la Russie 1h14min30s,
hors de question dans ce contexte de leur donner un drachme.Les Russes font chier alors que le vrai problème c’est la Chine, la Revue Foreign Affairs (publié par le CFR qui organisait le forum de l’ICG) nous le dit bien avec Mark Leonard (ECFR) et Ivan Krastev (ECFR) lien, oui mais voila il y a les Russes.

François Heisbourg essaye de résumer cette problématique insoluble, mais il est incompréhensible, sans doute parce qu’il est lui même dans le Fog 53min30

L’Europe doit penser globalement dans un triangle USA Russie Chine
pas de défense de l’Europe sans les USA
reconnaître les Russes pour contenir les chinois
il faut penser comme au 19e siecle

Nous voici revenu au bon vieux temps de la canonnière lien, pourquoi ne pas revenir plutôt au 16ème siècle cela nous donnerait plus de temps pour réfléchir à nos errements…