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AMBIANCE PERVERSE-NARCISSIQUE

Article lié : Notes sur les recommandations du général Clark

eric basillais

  22/07/2015

http://angoulmois.hautetfort.com/archive/2015/03/14/psychiatrie-de-la-fin-du-cycle-5582646.html

Ainsi qu’il était déjà noté dans la note DDE intitulée RAISON SUBVERTIE, le “MONDIALISME” secrète une AMBIANCE perverse-narcissique combinant ou alternant promesses et MENACES.

Pour l’instant, nous CONTEMPLONS surtout des MENACES mais on sait bien que les Promesses viendront, comme un chevalier blanc, au moment de l’officialisation du GRAND GOUVERNEMENT CENTRAL sinon d’une étape décisive.

La fatigue Psychologique est un fait. Mais il provient de la contamination de ce monde par les PN.

Mais chacun peut ( et devrait) établir l’hygiène nécessaire à l’écartement de cette contagion.

le gentleman, le diplomate et les cowboys

Article lié : Notes sur les recommandations du général Clark

perceval78

  22/07/2015

2min07s un gentleman , 4min07s un cowboy lien

Les Etats Unis ont eu une opération Américaine en Plus ... Hubert Védrine 0min45s

Avec tout le respect que je dois au Ministre Français : It’s not correct . Wesley Clark 1min05s lien

Les relations Clinton (Bill Hillary) et Wesley Clark semblent être plus profondes quand on regarde les faits.

On passera sur le fait que Wesley Clark est passé par la French American Foundation lien

1983 comme Hillary, Bill suivra l’année suivante.

Mais si on remonte plus loin dans le temps, on s’aperçoit que Bill et Wesley ont eu tous deux une bourse Rhodes lien

1966 pour le premier 1968 pour le second et en regardant de plus près la biographie du général on constate qu’il n’y serait
passé qu’en Août 1968.

Bill est né en Arkansas , la famille Clark s’y installe, il n’a que 4 ans.

Bill est président et défend Wesley Clark alors Director, Strategic Plans and Policy au Joint Chiefs of Staff

Clark fut photographié en train d’échanger son casque avec Mladic, ce qui provoqua plus tard des controverses aux États-Unis.

...Certains membres de l’Administration Clinton comparèrent la rencontre à une entrevue avec Hermann Göring…Cela n’empêcha pas deux membres
du Congrès de demander son renvoi ...

Clark regretta plus tard publiquement l’échange et l’affaire fut en fin de compte résolue par
Bill Clinton lui-même, qui envoya une lettre au Congrès défendant l’officier.

Clark fut envoyé en Bosnie par le secrétaire de la Défense William Perry pour servir de conseiller militaire à une représentation de négociateurs diplomatiques dirigée par le diplomate Richard Holbrooke.

Clark retourna sur le théâtre d’opérations européen et aux Balkans au titre de USSOUTHCOM quand il fut muté au United States European Command à l’été 1997 par le président Bill Clinton. Il n’était au départ, au même titre que pour le SOUTHCOM, pas le candidat naturel pour le poste

Cette nomination fit également de lui le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), donc de toutes les forces de l’OTAN de la région.

La secrétaire d’État américaine, Madeleine Albright tenta de forcer la Yougoslavie à accepter l’indépendance du Kosovo par le biais de la conférence de Rambouillet, mais ce fut également un échec. Clark avait participé à cette conférence et tenté de convaincre le président yougoslave, Slobodan Miloševic, par ces mots :

il existe un ordre d’activation, et s’ils me demandent de vous bombarder, je le ferai.

Clark lança l’opération Allied Force, nom de code de la campagne de bombardement de la Yougoslavie, le 24 mars 1999 dans le but de faire appliquer la résolution 1199, après le refus de la Yougoslavie d’accéder aux requêtes de la conférence de Rambouillet.

Cependant, certaines critiques ont fait remarquer que la résolution 1199 appelait à la cessation des hostilités et n’autorisait aucune organisation à agir militairement.
... le secrétaire à la Défense William Cohen pensait au contraire, que le fait que Clark ait de puissants soutiens à la Maison-Blanche tels que Bill Clinton et Madeleine Albright lui permettait de contourner les recommandations du Pentagone, et de promouvoir ses propres idées stratégiques.

L’opération Allied Force rencontra une autre difficulté avec le bombardement de l’ambassade de Chine à Belgrade par les forces de l’OTAN le 7 mai 1999 ...
L’officier chargé du renseignement appela alors Clark pour lui offrir sa démission, mais celui-ci la déclina, affirmant que ce n’était pas directement sa faute

Une des décisions de Clark les plus controversées durant son commandement en tant que SACEUR, fut sans doute sa tentative d’attaque contre les troupes russes à l’aéroport international de Priština, immédiatement après la fin de la guerre du Kosovo…

À la suite des audiences du Sénat des États-Unis, il fut suggéré de qualifier l’attitude de Jackson d’insubordination, le sénateur John Warner appelant à la tenue de nouvelles audiences afin de décider si le refus avait été illégal, ou si les règles hiérarchiques de l’OTAN devaient être modifiées…

Clark a affirmé qu’il n’avait envisagé sérieusement une possible carrière politique, qu’après sa retraite militaire, au moment de l’élection présidentielle américaine de 2000 que gagnera par George W. Bush. Clark avait eu alors une conversation avec Condoleezza Rice qui lui dit que la guerre du Kosovo n’aurait jamais eu lieu sous l’administration d’un Bush. Clark, qui avait été sélectionné pour le poste de SACEUR justement parce qu’il était partisan d’un plus grand interventionnisme, tout comme l’était Bill Clinton, trouva cette vision des choses
inquiétante.

Clark fut désigné comme un candidat potentiel à l’élection présidentielle américaine de 2008 et était, selon des sondages réalisés sur Internet, considéré comme l’un des meilleurs candidats démocrates. Il annonça cependant son soutien officiel à Hillary Clinton

lien

Article lié : D’un IVème Reich

D.M.

  21/07/2015

Texte brillant, dont la dernière citation résonne comme une signature.

C'était une cacophonie de souffles infects.E Zola

Article lié : Washington & l’Iran : accord signé, attaque possible

perceval78

  20/07/2015

Bis répétita, la semaine dernière c’est Obama qui avait remercié Poutine, cette fois ci c’est Zbigniew Brzezinski
qui en remet une couche, que se passe t’il ?... la situation au moyen orient est elle donc si grave ?

Zbigniew Brzezinski @zbig Jul 16
In dealing with Iran, the US, Russia, and China cooperated. We will need even more of that for Mideast stability lien

On voit clairement que Tom Cotton n’est pas d’accord avec le vieux Lion, ni sur la Russie, ni sur l’Iran et il le dit partout haut et fort

Face The Nation @FaceTheNation Jul 12
@SenTomCotton: “I think Russia is a serious threat”

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article a lire

Article lié : La Hongrie face à Pravy Sektor

ektor

  20/07/2015

un bel article a lire, avec les propos rapportes du chef de l’espionnage hongrois

extraits :
“he government and the Information Office are convinced that the future of Hungarians living in the Transcarpathia (southwestern Ukraine) will be a serious issue in the coming decade”

ils parlent aussi de la Roumanie :
“We know that the United States is actively taking part in Romania’s domestic politics. Currently, we can’t figure out whether [Romani’s anti-Hungarian] activities are the result of Romania’s collaboration with the United States”

http://budapestbeacon.com/public-policy/hungary-to-invest-in-espionage/25189

A Alain Vité (bis)

Article lié : Si Hollande était de Gaulle

Jean-Paul Baquiast

  20/07/2015

Cette nouvelle réflexion vous conviendrait-elle mieux. http://www.europesolidaire.eu/articletype.php?t=7&r_id=
Personnellement, je ne sais entre laquelle choisir. Mais je pense que notre ami Grasset n’acceptera pas mon dernier point de vue.

"Comme toute métaphore, celle-ci a sa limite"... ou pas ?

Article lié : Notes sur l’Orque après la bataille et avant la bataille

David Cayla

  20/07/2015

Je reprends le texte de Frédéric Lordon, avec sa métaphore du cinglé allemand suicidaire enfermé dans la cabine de pilotage de l’avion européen.

“(...) À ce moment, vient immanquablement à l’esprit l’image du cinglé enfermé dans le cockpit de l’Airbus, toutes manettes bloquées en mode descente (l’avion était un modèle européen, et le pilote allemand, on ne le fait pas exprès, c’est comme ça) ; le monde entier tambourine au-dehors (« ouvre cette putain de porte ! ») — mais comme on sait la conséquence annoncée n’était pas de nature à entamer la détermination de l’intéressé.

Comme toute métaphore, celle-ci a sa limite : l’Allemagne n’a pas le projet de pulvériser l’union monétaire.  Elle est juste obsédée par l’idée de continuer à y maintenir les principes qui lui ont réussi quand elle était seule, dont elle a fait une identité nationale de substitution, et dont rien au monde ne pourra la détacher — et certainement pas le renvoi d’un peuple entier, ou de plusieurs, au dernier degré de la misère. (...)”

A cet égard, on pourra se rappeler opportunément que l’élément majeur qui a enclenché la descente suicidaire de ce pilote, c’était la peur panique qu’on le sorte du cockpit, avec interdiction absolue et définitive d’y remettre un jour les pieds, pour cause de vision défaillante, de sorte “[qu’à] ce moment, vient immanquablement à l’esprit l’image [de ces autistes] enfermé[s] dans leur [salle de réunion, tandis] que le monde entier tambourine à la porte”...

Voyons

Article lié : Si Hollande était de Gaulle

David Doumèche

  20/07/2015

Je suis effectivement estomaqué par l’avilissement français et notamment celui des vichychois à vouloir “s’allier” avec une puissance étrangère, alors que ce que Mr Grasset nous explique depuis des années, c’est que la France n’est grande que quand elle existe en tant que puissance souveraine.

Nous alliez avec l’Allemagne ? l’Allemagne ne peut pas nous voir, et nous ne sommes plus pour eux qu’un partenaire mineur qui a toujours été trahis au profit des relations américaines.
Pour l’instant, a part nous avoir coûté des milliards d’euros et mis sur la carreau un quart de nos entreprises, l’Urope ne nous a rien apporté. La paix, ce sont les bombinettes américaines et les forces armées russes qui la font.
Et vous avez vu comment Moscou impose sa paix, c’est d’une autre tenue.

Qu’est ce que nous a rapporté notre “alliance” avec l’Allemagne de Schroëder, qui a finalement signé un partenariat stratégique avec les USA… pour partir faire carrière en Russie.
La bérézina et l’infamie d’avoir un agent d’influence à la tête de l’état.

Au moins, Viktor Orban n’est -il pas de cette trempe.

Le problème est que des unionistes comme vous collaborent à la destruction de la Nation et sont donc au moins aussi dangereux sinon plus que les néoconservateurs.

Away With Traitors in Power! Pravyi Sektor

Article lié : La Hongrie face à Pravy Sektor

perceval78

  20/07/2015

Tout ceci se passe en Transcarpathie région qui s’était distingué l’année dernière par le refus de la conscription lien

Au début du siècle on parlait de Hongro-Russes lien

Ce fut quand les rois de Hongrie, à la faveur d’un renforcement de leur Etat, s’efforçaient de passer la cime
des Carpathes et de s’annexer la Galicie; où, encore, lorsqu’ utilisant la faiblesse de la Hongrie, les maîtres de la Galicie s’efforçaient d’y unir les terres russes du Transcarpathe. Mais à la fin du XIVe siècle, après l’échec des projets de Louis d’Anjou, le sort de la Hongro-Russie fut fixé; et la crête des Carpathes la sépara pour une longue suite de siècles de sa base ethnique

Les habitants sont des uniates, ce qu’ils n’étaient pas forcément au départ ...

Dans son rapport à, la Congrégation du 2 Juillet 1654,
de Propaganda Fide le primat de Hongrie, George Lippaï, ne se gênait pas de déclarer que, par l’«Union» ainsi comprise, «Un peuple de deux cent mille âmes (Hongro-Russes), ignorant dans les choses divines, peut insensiblement être ramené à la foi catholique à l’aide de ses prêtres convertis». On comprend qu’avec une telle absence de bases morales,l’«Union» devait donner lieu à un conflit permanent entre pasteurs et ouailles

Le facteur religieux joue un rôle non négligeable dans le conflit Ukrainien, il y a pas moins de trois églises gréco catholique lien, trois églises orthodoxes lien

Andrew Lorybko a fait 2 articles sur le rôle du Vatican en Ukraine lien, lien

Tout ceci est bien compliqué pour les pauvres téléspectateurs Français, surtout qu’on ne les informe pas vraiment sur les pseudos experts qui passent à la télé, ainsi Antoine Arjakovsky est présenté comme étant historien, directeur des Bernardins, point barre ...

L’Institut d’études œcuméniques a été créé au sein de l’Université catholique d’Ukraine en juin 2004 par le père Ivan Dacko, prêtre grec-catholique ukrainien, et moi-même, laïc chrétien orthodoxe français, en vue de pacifier les relations entre les différentes Eglises en Ukraine et de proposer de nouvelles formes de témoignage commun des chrétiens en Ukraine et dans le monde lien

On ne précise pas non plus qu’Antoine Arjakovsky est très remonté contre le patriarcat de Moscou lien

et contre le Pape, ce qui fait quand même beaucoup ...

Le pape François n’évoque jamais le rôle déstabilisateur de la Russie dans le Donbass et il déçoit ainsi les millions de catholiques ukrainiens (massivement présents à l’Ouest) qui sont les plus fervents soutiens de la politique de Kiev. Ils se disent blessés par le mot de «guerre fratricide» que François donne à leur combat contre les agressions russes.

«Les Ukrainiens attendent davantage de fermeté de la part du Saint-Siège», affirme l’universitaire Antoine Arjakovsky
lien

On remarquera aussi qu’il fait partie de l’International Supervisory Council de la chaine d’information UaToday
en compagnie de David Kramer – USA (Institut Mc Cain) et Andrew Wilson - UK (ECFR - Soros) lien

Quelles sont les dernières nouvelles de la chaine ?

1) la hongrie alimente le séparatisme dans l’ouest Ukrainien
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2) Yarosh prépare un rassemblement à Kiev le 21 juillet
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HUMOUR anti-SYSTEME

Article lié : Chronique du 19 courant... Ballade au bord des abysses

eric basillais

  20/07/2015

Que ce soit le roman de M. GRASSET, imaginant une scène élyséenne ou celui de PERCEVAL, je trouve un air guilleret aux derniers billets….un humour goguenard anti-SYSTEME je dirais….
je dirais donc :
FRANCISKT UBER alles !

A Alain Vité

Article lié : Si Hollande était de Gaulle

Jean-Paul Baquiast

  19/07/2015

Bien sûr, je ne pensais pas à Hollande. J’imaginais qu’un homme politique français puisse surgir du désastre comme DG en 40, et proposer le programme évoqué dans cet article. Mais quel homme (ou femme), pour le moment je ne vois pas. Vous êtes donc fondé à me reprocher de rêver…
Sur le fond du problème, connaissant bien les bases technoscientifiques de la puissance américaine, je suis persuadé qu’ils domineront de + en + le monde. Ils sont en train de mettre en place un global brain dont ils sont et demeureront le cortex associatif. Les post-humains ce sera eux. Le Brics ne sera jamais de taille à faire contrepoids.
Faut-il pour autant capituler d’avance? Ce n’est pas dans la nature humaine, même chez les sous-hommes que nous sommes en train de devenir.

France à maqué.

Article lié : Si Hollande était de Gaulle

christophe

  19/07/2015

Je suis toujours étonné par la propension française à vouloir absolument maquer son pays avec l’Allemagne. D’autres la voient en concubinage avec les italiens ou les russes, mais pour le moment elle est au tapin pour l’Amérique.
Il semble que le nouvel hymne national “L’appel de la morue au maquereau” ravage même les têtes biens faites.

Le rêve américain

Article lié : D’un IVème Reich

Auguste Vannier

  19/07/2015

Courage! Elites élues ou pas, la voie de la vie à l’américaine vous tend les bras. Encore un effort pour garder une colonie grecque et faire faire une petite guerre contre la Russie, et Nuland vous offrira la vaseline…

Passion allmande, mystère Français: la vision de Lordon.

Article lié : Notes sur l’Orque après la bataille et avant la bataille

GEO

  19/07/2015

http://blog.mondediplo.net/2015-07-18-La-gauche-et-l-euro-liquider-reconstruire

(…......)

Un pays, l’Allemagne, a imposé ses obsessions monétaires à tous les autres. Tous les pays vivent avec les obsessions de leur roman national, c’est bien leur droit, en tout cas à court et même moyen terme il n’y a rien à y faire. C’est qu’un pays exige d’autres qu’ils vivent sous ses propres manies, quand ces manies-là ne sont pas les leurs, qui est le commencement des problèmes. Contrairement à ceux qui ne peuvent pas penser l’hégémonie allemande sans des images de Panzer ou de casque à pointe, il faut redire que l’Allemagne dans cette affaire n’a jamais poursuivi de projet positif de domination, et que ses comportements n’ont jamais été gouvernés que par la peur panique de souffrir, dans le partage communautaire, l’altération de principes qui lui sont plus chers que tout . Or il ne faut pas s’y tromper : une angoisse collective, surtout quand elle est de cette intensité, ne détermine pas moins à la violence que les menées conquérantes de l’hégémonie positive. Peut-être même au contraire. C’est qu’il y a dans les projets hégémoniques un reliquat de rationalité auquel les paniques monétaires allemandes sont devenues totalement étrangères.

En témoigne la brutalité aveugle avec laquelle l’Allemagne a décidé de châtier la Grèce, mais plus encore son inaccessibilité à toute argumentation rationnelle. Quand la presse française, collée au cul de Sapin et de Moscovici, se contente pour tout récit des négociations de leur version, avec le consciencieux d’un bureau de propagande d’Etat et le label de la « presse libre » , faisant à peu de choses près passer les négociateurs grecs pour des clodos égarés, des paysans du Danube ignorants des usages et des codes — pensez donc, ils n’ont même pas de cravate —, bref incapables de se tenir dans la bonne société européenne, et avec lesquels il est tout simplement impossible de discuter, Varoufakis  et Tsakalotos ont, eux, découvert, stupéfaits, un club de l’eurozone semblable à un hôpital de jour, une réunion de grands autistes à qui il est impossible de faire entendre la moindre argumentation économique, et dont la psychorigidité terminale ne connaît plus que la conformité aux règles, fussent-elles de la dernière absurdité, et le continent entier dût-il en périr.
Que désormais la majorité des économistes, ceux du FMI en tête, et Prix Nobel compris, n’hésitent plus à hurler au fou en découvrant les dernières trouvailles de l’Eurogroupe — rajouter une dose massive de ce qui a déjà méthodiquement détruit l’économie grecque —, n’est plus d’aucun effet. On peut déjà dire, à la louche, mais sans grand risque de se tromper de beaucoup, qu’en étant certain de précipiter la Grèce dans une récession carabinée pour 2015, le « plan » supposément fait pour réduire le ratio de dette lui fera passer les 200 % de PIB, ainsi que le taux de chômage les 30 %, à horizon d’un an ou deux. Mais peu importe, l’essentiel est de les passer dans les règles. À ce moment, vient immanquablement à l’esprit l’image du cinglé enfermé dans le cockpit de l’Airbus, toutes manettes bloquées en mode descente (l’avion était un modèle européen, et le pilote allemand, on ne le fait pas exprès, c’est comme ça) ; le monde entier tambourine au-dehors (« ouvre cette putain de porte ! ») — mais comme on sait la conséquence annoncée n’était pas de nature à entamer la détermination de l’intéressé.

Comme toute métaphore, celle-ci a sa limite : l’Allemagne n’a pas le projet de pulvériser l’union monétaire. Elle est juste obsédée par l’idée de continuer à y maintenir les principes qui lui ont réussi quand elle était seule, dont elle a fait une identité nationale de substitution, et dont rien au monde ne pourra la détacher — et certainement pas le renvoi d’un peuple entier, ou de plusieurs, au dernier degré de la misère. Qu’une frange de gauche radicale en Allemagne se déclare scandalisée et se lève contre son propre gouvernement, d’ailleurs en une démonstration de ce qu’est vraiment l’internationalisme — ne pas endosser aveuglément les faits et gestes de son pays parce que c’est son pays —, demeure un fait minoritaire et n’ôte rien à la massivité du consensus social — et non politique —, transpartisan, dont la croyance monétaire allemande se soutient : pour autant qu’on puisse lui accorder quelque confiance, un sondage publié par Stern indique que la position d’Angela Merkel à l’Eurogroupe du 12 juillet est approuvé par 77 % des Verts, et 53 % des sympathisants de Die Linke — 53 % de Die Linke…

Mais le vrai mystère européen n’est pas en Allemagne — à laquelle, finalement, on ne saurait reprocher de vouloir vivre la monnaie selon l’idée qu’elle s’en fait, et d’après les traumas de son histoire. Il est dans d’autres pays, la France tout particulièrement, qui se sont appropriés la manie allemande hors de tout contexte propre, alors que rien dans leur histoire ne les vouait à épouser une telle particularité — alors que tout les vouait plutôt à ne pas l’épouser —, et sur un mode proprement idéologique, jusqu’à finir par y voir une forme désirable de rationalité économique — évidemment une « rationalité » assez spéciale, puisqu’elle est étrangère à toute discussion rationnelle —, un peu à la manière d’athées qui, non contents de s’être convertis au dogme de l’Immaculée conception, entreprendraient de s’y tenir par ce qu’ils croiraient être une décision de la raison. A ce stade, et l’on y verra un indice du degré de dinguerie de la chose, on ne peut même plus dire qu’il s’agit simplement de la « rationalité » du capital : le capital n’est pas fou au point de désirer la strangulation définitive, à laquelle lui-même ne peut pas survivre — et les forces capitalistes américaines, par exemple, assistent, interloquées, à l’autodestruction européenne. Mais ces considérations n’entrent pas dans la haute pensée des élites françaises, qui cultivent l’aveuglement des convertis de fraîche date à titre transpartisan, comme l’Allemagne la croyance de première main.
(…....)
Frédéric Lordon

Et si ma tante en avait...

Article lié : Si Hollande était de Gaulle

Alain Vité

  19/07/2015

Le jeu du “et si” est à ranger avec le complotisme, des jeux intellectuels spéculatifs qui visent plus à satisfaire des plaisirs psychologiques bizarres, qu’à vivre dans le monde réel.

Excusez la méchanceté de cette remarque, M. Baquiast. Je ne comprends simplement pas à quoi ça vous mène : Hollande est un pro-Européen qui veut abolir la nation, sa négligence de la France est encore au dessus de sa soumission à la finance. C’est clair dans sa “politique” (on y donne le nom qu’on peut)

Il veut nous fondre dans toujours plus d’Europe, c’est son obsession, et son plaisir psychologique bizarre à lui. Ou peut-être son ultime lâcheté, vouloir rouler avec la boule de neige et s’imaginer en être un moteur, plutôt qu’assumer qu’il se voie incapable d’en changer la course.

Il n’est qu’un clone de plus de l’élite dirigeante actuelle (laquelle est celle qu’on mérite, notez, il s’agit de toute une époque et de tous ceux qui en font partie, mais c’est un autre sujet) Il n’y a aucun sursaut de lucidité à attendre, ni de lui ni d’un autre, qui ne serait rapidement récupéré par les poncifs et dogmes habituels quoi qu’on fasse, sous diverses pressions pavloviennes ou même inédites : le système est fait tel, qu’il a encore plus de garde-fous que de fous à garder. Vu pourtant le nombre de fous, vous imaginez l’enfermement.

Ca s’effondrera un jour ou un autre, mais ça ne sera pas réformé, et aucun dirigeant actuel ne va soudainement se réveiller de sa transe et se mettre à agir en être humain digne, sauf cas de maladie encore plus grave.

Votre dérive vers la pensée magique m’étonne et m’échappe, et en plus, ça m’agace. Mon agacement est ce qui me surprend le plus, du reste, ou peut-être est-ce la chaleur.

Ou alors, vous nous faites une blague et alors elle est bonne, j’ai marché.