eric basillais
16/07/2015
Une précision : le classement en PIB en parité de pouvoir d’achat donne la FRANCE en 25° position. Source perdue.
perceval78
16/07/2015
On apprenait hier que le président Obama avait téléphoné à Poutine pour le remercier dans l’affaire Iranienne lien
Qu’il nous soit permis de remarquer des parallèles à 150 ans de distance (revue des deux mondes) 1866 1867
On laissera de coté : la bataille de Sadowa,le retrait du Mexique, les affaires Grecques et autres joyeusetés.
Une France Conservatrice qui sent bien que les choses ne peuvent durer mais qui fait tout pour que cela perdure
En effet, si la politique que le corps législatif venait d’acclamer avait pour but le maintien de la paix, elle reposait sur le maintien de l’ordre de choses actuellement existant en Allemagne comme en Italie, et cet ordre de choses était un des derniers vestiges des traités de 1815.
Cette conséquence, l’esprit si profondément conservateur du corps législatif l’avait envisagée sans répugnance, et le pays lui-même l’eût acceptée en s’en remettant à l’avenir du soin d’emporter les restes d’un édifice déjà en ruine; mais l’empereur, qui en toute circonstance avait proclamé son aversion pour ces traités, qui les avait dénoncés à la face de l’Europe, ne pouvait supporter la pensée de concourir à en prolonger l’existence lien
lettre de l’Empereur à son ministre des affaires étrangères : 1er juin 1866
En dehors de ces circonstances, je crois plus digne de notre pays de préférer à des acquisitions de territoire le précieux avantage de vivre en bonne intelligence avec, nos voisins, en respectant leur indépendance et leur
nationalité lien
Le ministre d’état donna lecture le 13 juin au corps législatif de la lettre impériale…Au reste, la guerre était déjà commencée en Allemagne et en Italie, et la France n’avait plus qu’à attendre les événemens avec l’espoir, confirmé par la lettre impériale, que ses intérêts seraient respectés lien
La Crise Luxembourgeoise : Mir wëlle bleiwen waat mir sinn lien
Au milieu de ces événemens, l’exposition universelle de 1867 venait de s’ouvrir, et l’on comptait sur une ère de calme et de prospérité quand tout à coup la question du Luxembourg vint mettre la France à deux doigts de la guerre. On sait dans quel esprit de défiance inquiète les traités de Vienne avaient organisé contre la France et à ses portes la confédération germanique. Non contente de comprendre dans cette confédération toutes les populations allemandes, les cours coalisées l’avaient fortifiée par l’adjonction artificielle de plusieurs pays étrangers à l’Allemagne, notamment du grand-duché de Luxembourg ...
le gouvernement français et le roi grand-duc furent con-
duits à ouvrir des pourparlers au sujet de la cession du duché de Luxembourg à la France, cession que le cabinet des Tuileries se flattait de faire accepter de bonne grâce par celui de Berlin en entamant avec lui une négociation confidentielle et amicale, et comment ces projets furent renversés par la révélation prématurée et promptement rendue publique qu’en fit à la Prusse le roi grand-
duc…
la révélation prématurée des pourparlers engagés avec le roi grand-duc fut sur le point d’allumer entre la France et la Prusse une guerre dont il était impossible de calculer les conséquences. L’opinion publique se souleva en Prusse à la pensée « qu’une vieille terre allemande allait être arrachée à la patrie commune…
Par une dépêche en date du 15 avril 1867, le marquis de
Moustier, tout en maintenant le droit qu’avait eu la France de traiter de la cession du Luxembourg, déclarait en même temps que les préoccupations de la France se concentraient exclusivement sur les considérations qui touchaient à la sécurité de sa frontière ...
Le retrait de la garnison du Luxembourg, disait-il, nous rendra possible de renoncer nous-mêmes à un territoire dont la cession était consentie en notre faveur par son légitime souverain et où nous appelaient les voeux des populations ; la paix de l’Europe sera ainsi assurée… lien
La souplesse diplomatique Russe
Nouvelle politique extèrieure lien
On s’est servi contre elle de la propagande, et elle s’est
jetée dans toutes les propagandes contre les autres. On l’a menacée du droit des peuples, de ce principe nouveau des nationalités, et elle s’est mise, elle aussi, à se servir de cette arme, qu’elle manie avec une dextérité byzantine unie à tout l’orgueil de la force lien
A vrai dire, dans cet écroulement de l’ordre de 1815, dans cette dissolution de toutes les alliances, elle a gagné plus qu’elle n’a perdu; elle y a trouvé surtout la possibilité d’accomplir jusqu’au bout ses vues sur la Pologne, de faire en quelque sorte sa rentrée, une rentrée assez bruyante, dans les affaires d’Orient, en un mot de redevenir une puissance d’autant plus redoutable qu’à une force toujours incontestable elle joint aujourd’hui l’influence de ses propagandes lien
un de ceux où se révèle le mieux ce qu’il y a de nouveau dans les vues et le travail de la politique russe, c’est l’apparition inattendue d’une mission américaine tombant vers le milieu de 1866 en plein monde de Saint-Pétersbourg et de Moscou pour offrir au tsar les félicitations du peuple des États-Unis à la suite de l’attentat de Karakosof.
Aussi les journaux russes, revenant à l’idée de la dissolution
prochaine de l’empire ottoman, se hâtaient-ils de faire une part a la république américaine dans ces dépouilles orientales; ils lui laissaient entrevoir la possibilité de s’établir dans les îles de l’archipel, de jouer un rôle dans la Méditerranée en défendant la Mer-Noire contre les invasions des flottes occidentales, tandis que l’escadre russe de la Baltique serait prête à défendre les intérêts américains au nord de l’Europe lien
Andrew Johnson : le pire président Américain
lien
l’expansion territorial : achat de l’Alaska lien
Procédure d’empeachment contre Johnson
Lorsque les chambres se réunirent en 1866, après les élections qui renouvelaient leurs pouvoirs, la position de M. Johnson était à peu près désespérée. Il avait perdu dans cette triste campagne jusqu’à l’ombre d’une popularité depuis longtemps compromise lien
Message du président Johnson au Sénat et à la chambre des représentants 3 décembre 1866 lien
Le président Américain qui rappelle les principes d’harmonies
Jackson disait que l’intervention du gouvernement général doit, toujours être limitée à la sphère de ses devoirs, et il ajoutait que le moyen de maintenir notre gouvernement et de préserver l’Union n’était pas
« d’empiéter sur les droits et les pouvoirs des divers états. En cherchant à rendre fort notre gouvernement général, nous l’affaiblissons. Sa véritable force consiste dans la politique qui laisse autant que possible les individus et les états libres d’eux-mêmes, qui protège- plutôt qu’elle ne contrôle, qui
se fait sentir non pas par son pouvoir, mais par son heureuse influence, et qui cherche non pas à attacher plus fortement les états au centre, mais bien à laisser chacun graviter sans obstacle dans son orbite constitutionnelle lien
mumen
16/07/2015
Mr Grasset, je ne suis toujours pas en accord avec votre explication strictement psychologique (démence) des événements les plus troublants. C’est à dire sur la question la plus élevée de la géopolitique.
Pour ne prendre en illustration que le seul “mariage pour tous”, comment ne pas voir qu’il s’agit d’une volonté indépendante de toute démocratie, qui n’était absolument dans aucun air du temps, qui s’est trouvée imposée sans prévenir et /simultanément/ à un ensemble de pays ? Comment ne pas voir sa vocation /prévisible/ de division, d’affaiblissement de la religion millénaire et de délitement de la société dans chaque pays concerné ?
Nous pourrions voir les mêmes manuvres, oui, le même *complot* à l’oeuvre dans la promotion, au choix, de l’Islam en Occident ou de la haine de l’Islam en Occident, ce qui est bien la même chose, quand la soi disant vertu est au service de ce qui divise *ouvertement* les peuples.
Un délire ? une démence ?, non, pas un instant, cela fonctionne comme il se doit et comme d’habitude sur plusieurs niveaux : c’est indiscutablement un plan. Semer le chaos /est/ l’outil de communication du plan, c’est une arme de destruction massive de la G4G. Pendant que nous parlons de la bêtise des politique, des aberrations de la politique, pend
Plus précisément, c’est une partie d’un plan plus vaste, qui court vraisemblablement depuis des générations et pour des générations d’un groupe d’humains qui nous nommons l’oligarchie faute de pouvoir les désigner, dont les méthodes héritent de la féodalité (pour faire court) et qui ont bien compris que pour vivre “heureux” (entendre pour ne pas être détrôné), il faut vivre caché.
eric b
15/07/2015
Je cite :
” Marc Crapez revient sur l’accord trouvé entre les responsables européens et le gouvernement grec. Pour lui, l’Allemagne n’a pas cherché à châtier la Grèce : l’accord n’est peut-être pas viable, mais il est parfaitement sensé.”
Vraiment le genre de raisonnement à appliquer d’urgence dans la vie de tous les jours !!!...
Exemple: un journaliste “système” n’est peut-être pas débile mais il est parfaitement azimuté.....???...
D.M.
15/07/2015
Assurément, lidée de vouloir coaliser des forces éparses contre le système est une bonne idée; cest une idée très naturelle, la première peut-être; mais dans le cas de Mme le Pen et de M. Mélenchon, la difficulté politique ne serait sans doute pas tant de les accorder, eux deux - en tant que personnes je veux dire - ce qui est toujours possible après tout, que de mélanger les multitudes qui sagrègent autour de lun et de lautre, de les convaincre de marcher dorénavant main dans la main, et de se porter un mutuel appui, tant sont grands les motifs de clivage qui les séparent, et tant doivent être simples et compréhensibles les idées quon leur présente. Cest une hypothèse dont on peut discuter « entre intellectuels », mais sil fallait imaginer de tels revirements en pratique, au fur et à mesure que cette union prendrait corps, on peut regarder comme très probable que les deux dirigeants se couperaient à mesure de leur base, et cela dautant plus quils deviendraient vulnérables à lintérieur de leurs propres mouvements, et que leur influence sen ressentirait certainement très durement. Et cela, sans compter, en outre, laction érosive des médias, qui viendraient singénier à empêcher la chose, et sans qui, au fond, rien nest possible.
Pour le reste, cest vrai, vous avez raison; je nai pas grand chose à proposer, tant la situation ressemble à une guerre asymétrique qui aurait été portée à son paroxysme, et où les atouts sont désormais tous dans la même main, et où, peut-être, il ny a plus grand chose à faire.
Le sentiment dun militaire serait de vous dire que dans une telle situation, il faut se placer dans une position dattente et de préparation, en vue de pouvoir se disposer à agir à la première occasion, dès lors que les circonstances samélioreront, pour porter des coups efficaces à lennemi.
A nous donc, peut-être, de déjà savoir nous unir.
Un dernier mot enfin, hors de notre discussion. Je me permets, et jen profite, pour vous dire que vos écrits sont très bons sur dedefensa, en ouverture libre; votre érudition vous honore. Un seul mot donc: continuez.
Jean Marc
15/07/2015
“Nous savons que le meilleur atout du peuple grec serait la victoire de Podemos en Espagne et la nôtre en France.”
La messe est dite, l’article ne présente plus aucun intérêt d’ailleurs le seul intérêt de JL Mélanchon est le pouvoir. La Grèce n’est qu’un artifice pour le dire.
Et si le meilleur atout du peuple grec était le FN ? Mais ca JL Mélanchon ne le souhaite pas ;-)
Michel Donceel
15/07/2015
( Extrait très édifiant d’une intervioue de Varoufakis )
“Vous avancez un argument sur lequel vous avez réellement travaillé - pour être sûr que c’est logiquement cohérent - et vous rencontrez des regards vides. C’est comme si vous n’aviez pas parlé. Ce que vous dites est indépendant de ce qu’ils disent. Vous auriez pu aussi bien chanter l’hymne national suédois - vous auriez eu la même réponse. Et c’est saisissant, pour quelqu’un qui est habitué aux débats académiques. D’ordinaire l’autre partie participe toujours et là il n’ y avait aucune participation du tout… Ce n’était même pas de l’ennui, c’est comme si personne n’avait parlé. “
http://blogs.mediapart.fr/blog/monica-m/140715/yanis-varoufakis-sur-leurogroupe-et-sur-sa-demission
ZC
15/07/2015
Varoufakis sur “arrêt sur info” apporte un éclairage extraordinaire de ses mois de tensions qui ont précédé la capitulation sans conditions de ce pauvre TSIPRAS.
C’est stupéfiant pour ceux qui avaient encore un vague espoir que dans le corps de cette EUROPE circulait encore quelques globules rouges du sang démocratique.
Le constat est terrible : il n’ a rien à faire…
Il faut donc laisser le sang se tarir et lorsque l’Europe sera Zombifiée, il passera quelqu’un pour éteindre la lumière.
Je ne crois pas du tout en une quelconque révolution des peuples en Europe. Pour cela il eut fallu partager une une conscience collective du drame qui se joue; force est de constater que majoritairement la question du peuple bêlant est de savoir si c’est encore possible d’aller au mois d’aout bronzer en Grèce et si ça reste abordable, parce que la Tunisie c’est plus possible .
Varoufakis dit dans cette interview, à propos de ces mois et mois de “négociations”:
“Ce nest pas que ça se passait mal cest quil y avait un refus catégorique de se livrer à des arguments économiques. Un refus catégorique
Vous avancez un argument sur lequel vous avez vraiment travaillé pour vous assurer quil est logique et cohérent et vous nêtes confronté quà des regards vides. Cest comme si vous naviez rien dit. Ce que vous dites est indépendant de ce quils disent. Vous pourriez tout aussi bien avoir chanté lhymne national suédois vous auriez eu la même réponse. Et cest ce qui est étonnant, pour quelquun qui a lhabitude des débats académiques, dans lesquels lautre côté répond toujours. Eh bien, il ny avait pas le moindre échange. Ce nétait même pas de la contrariété, cétait comme si on navait rien dit”.(Arrêt sur info)
Ainsi nous sommes tous des Varoufakis auprès de nos semblables…
Alors Mélenchon….
Ne soyons pas en colère contre lui et laissons le changer d’avis chaque jour, le quai de gare où il se trouve est déserté des trains qui auraient pu l’amener quelque part.
eric basillais
15/07/2015
source : http://angoulmois.hautetfort.com/archive/2015/07/15/orage-et-totalisation-crisique-5657236.html
Dans un souci d’approfondissement intellectuel de la compréhension de l’Histoire apocalyptique actuelle (et pour ma part aussi dans une perspective TRADITIONISTE (Guénon) de fin de cycle cosmique), le site dedefensa.org comme ce blog Yoga, Graal, Angoulmois produit des références au désordre ou hyper-désordre (Grasset), au Chaos (Basillais) et maintenant au “Tourbillon crisique” (succédant à “Chaîne crisique”) pour exprimer la jonction dynamique des crises évènementielles qui pleuvent toujours plus dru sur le Monde Mondialisant (in)humain en ce début de XXI°siècle, ainsi que le ferait un Orage Diluvien.
Cette clarification progressive et évolutive des concepts vient de me rappeler Jean-Paul SARTRE, non le Philosophe-Forgeron de l’Existentialisme mais celui qui pose la question, cruciale dans toute saison apocalyptique, de l’Intelligibilité de l’Histoire (Est-elle possible ? Et Comment ?).
La notion préférée de Sartre à cet égard m’a semblé être celle de la TOTALISATION. La manière dont Sarte opère (le discours philosophique) m’est étrangère. Mais il m’a paru évident que cette TOTALISATION aboutissait à LIER (intelligemment donc) les évènements d’une époque ensemble, de telle sorte que l’appréciation du TOUT ainsi produit détende la RAISON, en produisant les conditions de son renoncement à courir derrière mille lièvres et à MONTER Vers la CONTEMPLATION, du haut des cimes philosophiques.
Je dis cela pour prendre en compte la notion de Raison-Subvertie induite par la Phénoménologie de Grasset au cours de son blog (Dedefensa.org). Il me semble que si subversion il y a, elle tient à un habitus Marchand (l’échange, la monnaie,...) dans un premier sens historique; et à une subversion du COSMOS (en CHAOS au final) si l’on songe (et croit) aux Eschatologies de la TRADITION (Hindoue, Germanique, Celtique…).
La Contemplation, issue pressentie, est plus facile sur un TOURBILLON que sur le Flot Dans le Tourbillon (la chose est encore plus manifeste si l’on observe un flot TURBULENT comportant Plusieurs TOURBILLONS). On parle alors ( en Mécanique des Fluides) de zone Elliptique (par opposition à Hyperbolique), ce qui exprime (par voie Mathématique et Géométrique), en dépit de la DYNAMIQUE à l’oeuvre, une sorte de DISQUE ou CERCLE, figure SYMETRIQUE STABLE s’il en est (et donc facilitant la CONTEMPLATION).
Enfin, il existe deux sens au mot KHAOS : dans tous les cas ils s’opposent à COSMOS. Le premier est synonyme de DESORDRE (évènementiel ou psychique) et de fin du BEAU (COS) MONDE (MOS).
Le second est plus ésotérique mais attesté autant en INDE, (et en Egypte semble-t-il), qu’en CELTIQUE. La Grèce, en contact avec ces 2/3 Civilisations TRADITIONELLES a “popularisé” le Concept Traditionnel : le sens profond du mot CHAOS, par delà le déchaînement des (4) ELEMENTS de la MATIERE est celui d’un DOUBLE HOMOGENE de la MATIERE ( compté comme CINQUIEME ELEMENT ou QUINTESSENCE). Cette HOMOGENEITE est à la fois PRIMORIDIALE, ONTOLOGIQUE et FINALE dans le CYCLE du TEMPS.
Raison pour laquelle, le CHAOS engendre la CREATION DU COSMOS et… SA DESTRUCTION par HOMOGENEISATION (ENTROPIE).
Le mode d’expression SYMBOLIQUE du CHAOS-version-ésotérique (ou disons QUINTESSENCE) est très lié à INDRA (INDE) ou TARANIS (GOIDELIQUE), ou THOR (GERMANIE) et peut-être SLAVE (PERUN) est l’ORAGE.
Ainsi le TOURBILLON CRISIQUE Totalise la QUINTESSENCE sous son aspect TERRIFIANT (le Déchaînement Chaotique des Eléments Matériels du Cosmos) en approchant du SYMBOLE Hyperboréen de l’ORAGE.
Illumination en cours…
marc gébelin
15/07/2015
Votre analyse est longue mais “à claire voie”. Vous avez raison: toute révolution est violente, tout avance par le sang, l’histoire le confirme. Mais que “proposez” vous? Rien parce qu’on ne peut en fait rien proposer pour agir sauf que chacun, individuellement, refuse le système et ses pratiques, prennent ses dispositions pour ce fameux “grand jour” qui arrivera quoi qu’on dise.
Mais beaucoup parmi les meilleurs hésitent. Mélenchon hésite, Marine au pouvoir tremblerait de renverser vraiment la table. Tsipras s’est effondré devant l’ampleur de la tâche et n’avait de toute façon prévu aucun plan B, c’est pourquoi il a dû accepter le pistolet sur sa tempe. Mais ce n’est pas fini ! Les termites rongent, la “vieille taupe” travaille… ça va prendre encore du temps ou éclater d’un coup, on sait pas.
Mélenchon devra s’y faire à une “union” avec Marine, un “front de gauche-droite national” (dans la vieille terminologie qui ne veut plus rien dire!) et là, les dès seraient moins pipés. Est-ce à dire que ça résoudra la quadrature du cercle? Non bien sûr, mais l’histoire ce sont de petits pas qui nous forcent un jour à la grande enjambée sur le précipice…
D. M.
15/07/2015
Joserai vous dire que dès lors que l’on soulève le nom d’un parti politique ou que l’on se réfère à l’un de ses dirigeants - quel qu’il soit - on abaisse considérablement le débat Et cela, non pas seulement en donnant l’impression de vouloir instiller une idéologie politique au lecteur, malgré lui, en présupposant donc qu’il ne serait décidément pas capable de se faire sa propre opinion, par lui-même, qu’il n’en aurait pas la capacité intellective, mais en commettant de surcroît l’erreur - plus grave - de vouloir déjà supposer que les uns ou les autres pussent représenter un pouvoir autonome, ou même seulement, en trahissant la pensée que l’on nourrirait qu’ils pourraient être l’amorce d’un tel pouvoir.
C’est - pardonnez-moi parfaitement grotesque. On est face à une telle asymétrie dans les rapports de force; entre des partis politiques qui ne sont plus qu’une vitrine communicationnelle du système, déclinés pour attirer telle ou telle frange de la population - et la neutraliser - et dont le pouvoir est une chimère absolue, et un pouvoir REEL, économique/monétaire/médiatique/institutionnel par corruption, qui lui, est dans la même main, organisé autour d’un même réseau, autour d’une même mafia, que cette idée en devient presque surréaliste.
Dans les faits, il s’agit d’une sorte d’alchimie à l’envers: dès lors qu’un parti accède au pouvoir, il cesse totalement de se référer à son programme, à son discours, à son idéologie; l’or se transforme soudainement en plomb, il agit pour le seul intérêt du système.
Les élections deviennent alors une sorte de balancier mortel pour le peuple, pour le pays, pour la nation; celui qui est élu ne travaille pas pour les intérêts du peuple, du pays, de la nation; il travaille pour le système.
Votre impression était très bonne lorsque vous écrivîtes: ««Ainsi relève-t-on une ambiguïté dans lattitude de Mélenchon, ambiguïté quil nest pas le seul à porter, qui se marque le plus souvent quand surgit une personnalité politique qui entend affirmer une position de forte substance. Le décalage est considérable entre son discours socio-politique intérieur, fortement idéologisé et proclamé partout, et son discours fondamental de politique de la grande crise ( ) Malgré les apparences, il joue à fond pour le Système, »
M. Mélenchon joue effectivement à fond pour le système, tout autant que Mme le Pen le ferait; Mme le Pen dont le parti subit damples bouleversements, que M. Hollande le fait, que M. Sarkozy l’a fait etc. etc. on s’arrête là.
La leçon politique qu’il faut tirer de cette situation est très importante, et elle constitue le fait politique cardinal de notre époque:
LA SEPARATION DES POUVOIRS NEXISTE PLUS EN FRANCE, ELLE NEXISTE PLUS EN OCCIDENT.
Toute prévision politique correcte du futur doit être basée sur ce fondement essentiel.
Par corrélation, cela signifie qu’aucun changement ne pourra jamais sortir des urnes, puisque les partis politiques ne représentent pas des pouvoirs alternatifs.
Il faut alors en tirer la conclusion qui en découle: un changement politique réel ne pourra jamais procéder que de la violence; il ne pourra s’engendrer désormais que d’une révolution; les droits, la liberté et la civilisation qui ont été abandonnés “en douceur”, et qui le sont chaque jour un peu plus, ne pourront être regagnés que par le sang, que très durement, quau prix du sang du peuple.
La concentration des pouvoirs a atteint un tel degré, un tel seuil critique, que jamais il ne sera abandonné par ceux qui le détiennent.
C’est évidemment sur la base de cette analyse et de cette compréhension de la situation politique que des programmes de surveillance très pénétrants ont été conçus et partout mis en oeuvre; des programmes qui sont dignes absolument d’une dictature; la NSA, le GCHQ, le BND, la DCRI, etc. semployant le plus complètement à les déployer, et que l’on voit partout à luvre, lensemble offrant un spectacle éclairant, parce que le système sait que seule une révolution pourra un jour lui arracher le pouvoir.
Il s’y prépare, donc, et quoiqu’elle soit très improbable, c’est bien pour lui le seul danger. La surveillance générale des populations est donc devenue un objectif stratégique de premier ordre pour le système.
De ce fait, il est assez stupéfiant, dans ce contexte politique général, de voir que même de très bons esprits se référent à des “responsables politiques”, en l’occurrence ici, à M. Mélenchon mais ce pourrait être n’importe qui d’autre - pour évoquer la voie d’un possible changement. Et c’est au reste limpression que l’on a de longue date létonnement le plus vif - en lisant M. Sapir, excellent dans son analyse économique; mais totalement ingénu sur ce point particulier, dans sa perception politique de la situation, daugurer quil soit possible de se référer à un parti de gauche ou dailleurs pour opérationnaliser les idées qui sont les siennes. La défense active et empressée du plan imposé à la Grèce par M. Mélenchon pourra peut-être, je lespère, susciter quelque prise de conscience, vraiment essentielle.
Jean-Paul Baquiast
14/07/2015
Cher Patrice Hans Perrier, accepteriez vous que je republie (sous votre nom évidemment, et en vous situant) cet article très pertinent sur la France. J’indiquerais aussi qu’il a été publié par notre ami Grasset, grâce auquel je l’ai découvert
Ce serait sur
http://www.admiroutes.asso.fr
http://www.automates-intelligents.com
http://www.europesolidaire.eu
Si oui, vous pourriez me répondre ici ou sur
Frans Leens
14/07/2015
Mélenchon, malgré toute son intelligence, sa culture, n’a pas compris où était l’ennemi principal. En 2012, il s’en prend à Le Pen au lieu d’attaquer le système, et alors que la Le Pen analysait bien les travers du système, de l’Union européenne et de l’Euro, même si elle y ajoute les tropismes habituels de sa famille politique avec l’immigration et la bouillie qui va avec. Alors que c’est pour la plupart de ses électeurs qu’il aurait dû aborder leurs problèmes et les causes liées à l’austérité imposée à tous, venant de l’Union européenne et de l’Euro. Il a eu tout faux et il l’a payé. Maintenant, il se perd dans un combat pour une VIème république, alors que c’est un sujet à aborder après une prise de pouvoir. De nouveau, il se trompe, l’ennemi principal, ce ne sont pas les institutions françaises mais bien le système. Il reste toujours inaudible pour ceux qui devraient voter pour lui. Il est sans doute convaincu quattaquer lEuro serait une erreur. Cest aussi là son erreur.
Et aujourd’hui, il aurait dû dire ce qu’il aurait fait à la place de Tsipras et que vous avez dit: claquer la porte. Il ne l’a pas dit. Mais est-on sûr qu’il le ferait, qu’il sacrifierait l’Euro, qui mourra de toute façon quand trop de pays n’en pourront plus? Varoufakis a proposé la semaine avant le référendum de quitter l’Euro ou d’en prendre le chemin et il a été mis en minorité.
Plus on attend, plus la désunion européenne s’approfondira avec tous les risques que nous avons déjà vécus tous douloureusement par le passé.
perceval78
14/07/2015
Le 252ème régiment blindé de Caroline du nord vient de prendre le commandement de la Force Multinationale au Kosovo. La cérémonie a eu lieu dans le Camp Maréchal De Lattre de Tassigny lien
On remarquera qu’une centaine de Soldats Français ont péris en ex Yougoslavie devenue depuis une annexe du gouvernorat Nuland.
Le Maréchal lien était le représentant de la France lors de la Capitulation allemande en Mai 1945 lien
Du reste, dans la salle de conférence, il n’y a pas de drapeaux français. Un seul faisceau groupe les trois emblèmes soviétique, américain et britannique. Nous apprenons qu’il n’est pas prévu que la France signe l’acte de capitulation. Un officier anglais murmure
même: «Et pourquoi pas la Chine?»
Il fallut toute la force de persuasion de De Lattre pour que la signature Française soit apposée sur le document final lien
De Lattre rédigera ainsi l’ordre du jour
Officiers, sous-officiers, caporaux et soldats de la 1ère armée, le jour de la Victoire est arrivé. A Berlin, jai la fierté
de signer au nom de la France, en votre nom, l’acte solennel de capitulation de l’Allemagne (
) Fraternellement unis aux soldats de la Résistance, côte á côte avec nos camarades alliés, vous avez taillé en pièces lennemi partout où vous lavez rencontré. Vos drapeaux flottent au cur de lAllemagne. (
) De toute mon âme je vous dis ma gratitude. Vous avez droit à la fierté de vous-mêmes comme à celle de vos exploits. Gardons pieusement la mémoire de nos morts (
), ils ont rejoint, dans le sacrifice et la gloire pour la rédemption de la France, nos fusillés et nos martyrs (
)
On remarquera que cet homme avait des principes, avait de l’ intuition et savait prendre des risques.
Il avait compris dès les années 30 que l’alliance Polonaise ne permettrait pas de contenir l’expansion allemande lien,lien
Gamelin ne l’entendait pas ainsi on sait ce qui s’en suivit.
Episode peu connu, le Maréchal fut auditionné devant les députés suite aux événements de février 1934. Il sera totalement blanchi, il est intéressant de voir la façon dont il précise son positionnement en tant qu’homme et militaire
cf 1964
Maintenant,puisqu’on a fait allusion à l’article de Marianne,je crois devoir déclarer que j’ai été depuis quelques semaines,dans un certain nombre de journaux d’opinions
diverses et notamment cet hebdomadaire l’objet d’une série d’informations tendancieuses dont certaines pourraient même être considérées comme diffamatoires.
Je tiens à saisir cette occasion pour rappeler que certains m’ont présenté,au gré de leurs opinions,soit comme un officier capable d’ourdir avec un Ministre des complots contre le régime, soit comme un officier qui bénéficierait de certaines complaisances de la part des milieux marxistes.
Or, je me suis toujours refusé à faire de la politique.Si, par mes relations personnelles
j’ai eu l’occasion de me rencontrer avec des parlementaires ou des hommes représentatifs de toutes les nuances,leurs opinions ne m’ont jamais préoccupé.
C’est un privilège de ma situation d’officier.Seul le service de mon pays me préoccupe. Les entretiens que j’ai pu avoir avec eux n’ont jamais eu d’autre objet que celui de
m’informer personnellement et de les éclairer,lorsqu’ils m’interrogeaient sur des questions militaires,du moins celles sur lesquelles je peux avoir quelque compétence.J’ajoute qu’il n’est pas rare d’entendre reprocher aux militaires de se cantonner dans les questions qui relèvent exclusivement de leur profession Je pense que mon devoir était précisément de me mettre à l’abri de ces reproches,en essayant de me tenir informé le mieux possible des courants d’idées,qui, de près ou de loin, pourraient influencer les destinées de l’armée. Je
n’ai pas voulu porter des oeillères
Pour finir on remarquera que Leclerc et De Lattre ne s’entendaient absolument pas lien
, franchement, comme si le général De Gaulle n’avait pas autre chose à faire ...
marc gébelin
14/07/2015
« Tsipras aurait pu, peut-être aurait-il dû, par un moyen ou lautre, avec le courage dAchille et la ruse dUlysse, rompre exactement comme lon frappe un coup mûrement préparé; rompre, cest-à-dire, au coup de force répondre par un contre-coup de force, annoncer le processus vers un choix du Grexit, annoncer cela en pleine négociation, comme on pose un acte fondamental, avant de quitter aussitôt Bruxelles pour Athènes ».
En effet, cest ce quil aurait dû faire mais pour cela il eût dû sy préparer et depuis son élection de janvier avoir un plan B dans sa poche. Or, il na pas instauré le contrôle des changes, na pas fait imprimer les drachmes dont il avait besoin pour contrer ce coup et dire aux bruxellois « je vous emmerde ». Sapir lavait informé du danger, dautres avaient proposé une nouvelle monnaie assise sur lor que détient la Grèce. Poutine lui a proposé son aide discrètement. Il a refusé et par « tropisme occidental », cette croyance à loccident à la « démocratie », mot grec qui laveugle, il a écouté les conseillers de Hollande! Cet ami sincère des Grecs. Cette fois le Mède nest pas venu dorient mais du Nord. La salvation était à lest, Tsipras ne la pas vue. Le seul espoir qui reste cest que le parlement refuse de signer et que la Grèce imprime vite des billets, euros ou drachmes peu importe, pour que les gens puissent manger et shabiller. Rien nest encore perdu si le peuple grec se ressaisit et, comme au moment où Front Populaire de Blum était un peu timide, pousse la barre pour que le navire Argos accoste au bon port. La Grèce et Chypre ont des richesses pétrolières qui dorment et des amis « orthodoxes » (voire musulman comme la Turquie) qui ne demanderaient pas mieux par pure nécessité géostratégiques. Et là encore Tsipras a failli. Ce qui a fait la gloire de la Grèce il y a 2500 ans est son déshonneur aujourdhui. Aidons-là à le laver. Espérons en outre quenfin Jean Luc Mélenchon a compris ce quest leuro.
Pour poster un commentaire, vous devez vous identifier