David Cayla
20/07/2015
Je reprends le texte de Frédéric Lordon, avec sa métaphore du cinglé allemand suicidaire enfermé dans la cabine de pilotage de l’avion européen.
“(...) À ce moment, vient immanquablement à lesprit limage du cinglé enfermé dans le cockpit de lAirbus, toutes manettes bloquées en mode descente (lavion était un modèle européen, et le pilote allemand, on ne le fait pas exprès, cest comme ça) ; le monde entier tambourine au-dehors (« ouvre cette putain de porte ! ») mais comme on sait la conséquence annoncée nétait pas de nature à entamer la détermination de lintéressé.
Comme toute métaphore, celle-ci a sa limite : lAllemagne na pas le projet de pulvériser lunion monétaire. Elle est juste obsédée par lidée de continuer à y maintenir les principes qui lui ont réussi quand elle était seule, dont elle a fait une identité nationale de substitution, et dont rien au monde ne pourra la détacher et certainement pas le renvoi dun peuple entier, ou de plusieurs, au dernier degré de la misère. (...)”
A cet égard, on pourra se rappeler opportunément que l’élément majeur qui a enclenché la descente suicidaire de ce pilote, c’était la peur panique qu’on le sorte du cockpit, avec interdiction absolue et définitive d’y remettre un jour les pieds, pour cause de vision défaillante, de sorte “[qu’à] ce moment, vient immanquablement à lesprit limage [de ces autistes] enfermé[s] dans leur [salle de réunion, tandis] que le monde entier tambourine à la porte”...
David Doumèche
20/07/2015
Je suis effectivement estomaqué par l’avilissement français et notamment celui des vichychois à vouloir “s’allier” avec une puissance étrangère, alors que ce que Mr Grasset nous explique depuis des années, c’est que la France n’est grande que quand elle existe en tant que puissance souveraine.
Nous alliez avec l’Allemagne ? l’Allemagne ne peut pas nous voir, et nous ne sommes plus pour eux qu’un partenaire mineur qui a toujours été trahis au profit des relations américaines.
Pour l’instant, a part nous avoir coûté des milliards d’euros et mis sur la carreau un quart de nos entreprises, l’Urope ne nous a rien apporté. La paix, ce sont les bombinettes américaines et les forces armées russes qui la font.
Et vous avez vu comment Moscou impose sa paix, c’est d’une autre tenue.
Qu’est ce que nous a rapporté notre “alliance” avec l’Allemagne de Schroëder, qui a finalement signé un partenariat stratégique avec les USA… pour partir faire carrière en Russie.
La bérézina et l’infamie d’avoir un agent d’influence à la tête de l’état.
Au moins, Viktor Orban n’est -il pas de cette trempe.
Le problème est que des unionistes comme vous collaborent à la destruction de la Nation et sont donc au moins aussi dangereux sinon plus que les néoconservateurs.
perceval78
20/07/2015
Tout ceci se passe en Transcarpathie région qui s’était distingué l’année dernière par le refus de la conscription lien
Au début du siècle on parlait de Hongro-Russes lien
Ce fut quand les rois de Hongrie, à la faveur d’un renforcement de leur Etat, s’efforçaient de passer la cime
des Carpathes et de s’annexer la Galicie; où, encore, lorsqu’ utilisant la faiblesse de la Hongrie, les maîtres de la Galicie s’efforçaient d’y unir les terres russes du Transcarpathe. Mais à la fin du XIVe siècle, après l’échec des projets de Louis d’Anjou, le sort de la Hongro-Russie fut fixé; et la crête des Carpathes la sépara pour une longue suite de siècles de sa base ethnique
Les habitants sont des uniates, ce qu’ils n’étaient pas forcément au départ ...
Dans son rapport à, la Congrégation du 2 Juillet 1654,
de Propaganda Fide le primat de Hongrie, George Lippaï, ne se gênait pas de déclarer que, par l’«Union» ainsi comprise, «Un peuple de deux cent mille âmes (Hongro-Russes), ignorant dans les choses divines, peut insensiblement être ramené à la foi catholique à l’aide de ses prêtres convertis». On comprend qu’avec une telle absence de bases morales,l’«Union» devait donner lieu à un conflit permanent entre pasteurs et ouailles
Le facteur religieux joue un rôle non négligeable dans le conflit Ukrainien, il y a pas moins de trois églises gréco catholique lien, trois églises orthodoxes lien
Andrew Lorybko a fait 2 articles sur le rôle du Vatican en Ukraine lien, lien
Tout ceci est bien compliqué pour les pauvres téléspectateurs Français, surtout qu’on ne les informe pas vraiment sur les pseudos experts qui passent à la télé, ainsi Antoine Arjakovsky est présenté comme étant historien, directeur des Bernardins, point barre ...
LInstitut détudes cuméniques a été créé au sein de lUniversité catholique dUkraine en juin 2004 par le père Ivan Dacko, prêtre grec-catholique ukrainien, et moi-même, laïc chrétien orthodoxe français, en vue de pacifier les relations entre les différentes Eglises en Ukraine et de proposer de nouvelles formes de témoignage commun des chrétiens en Ukraine et dans le monde lien
On ne précise pas non plus qu’Antoine Arjakovsky est très remonté contre le patriarcat de Moscou lien
et contre le Pape, ce qui fait quand même beaucoup ...
Le pape François névoque jamais le rôle déstabilisateur de la Russie dans le Donbass et il déçoit ainsi les millions de catholiques ukrainiens (massivement présents à lOuest) qui sont les plus fervents soutiens de la politique de Kiev. Ils se disent blessés par le mot de «guerre fratricide» que François donne à leur combat contre les agressions russes.
«Les Ukrainiens attendent davantage de fermeté de la part du Saint-Siège», affirme luniversitaire Antoine Arjakovsky
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On remarquera aussi qu’il fait partie de l’International Supervisory Council de la chaine d’information UaToday
en compagnie de David Kramer USA (Institut Mc Cain) et Andrew Wilson - UK (ECFR - Soros) lien
Quelles sont les dernières nouvelles de la chaine ?
1) la hongrie alimente le séparatisme dans l’ouest Ukrainien
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2) Yarosh prépare un rassemblement à Kiev le 21 juillet
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eric basillais
20/07/2015
Que ce soit le roman de M. GRASSET, imaginant une scène élyséenne ou celui de PERCEVAL, je trouve un air guilleret aux derniers billets….un humour goguenard anti-SYSTEME je dirais….
je dirais donc :
FRANCISKT UBER alles !
Jean-Paul Baquiast
19/07/2015
Bien sûr, je ne pensais pas à Hollande. J’imaginais qu’un homme politique français puisse surgir du désastre comme DG en 40, et proposer le programme évoqué dans cet article. Mais quel homme (ou femme), pour le moment je ne vois pas. Vous êtes donc fondé à me reprocher de rêver…
Sur le fond du problème, connaissant bien les bases technoscientifiques de la puissance américaine, je suis persuadé qu’ils domineront de + en + le monde. Ils sont en train de mettre en place un global brain dont ils sont et demeureront le cortex associatif. Les post-humains ce sera eux. Le Brics ne sera jamais de taille à faire contrepoids.
Faut-il pour autant capituler d’avance? Ce n’est pas dans la nature humaine, même chez les sous-hommes que nous sommes en train de devenir.
christophe
19/07/2015
Je suis toujours étonné par la propension française à vouloir absolument maquer son pays avec l’Allemagne. D’autres la voient en concubinage avec les italiens ou les russes, mais pour le moment elle est au tapin pour l’Amérique.
Il semble que le nouvel hymne national “L’appel de la morue au maquereau” ravage même les têtes biens faites.
Auguste Vannier
19/07/2015
Courage! Elites élues ou pas, la voie de la vie à l’américaine vous tend les bras. Encore un effort pour garder une colonie grecque et faire faire une petite guerre contre la Russie, et Nuland vous offrira la vaseline…
GEO
19/07/2015
http://blog.mondediplo.net/2015-07-18-La-gauche-et-l-euro-liquider-reconstruire
( ......)
Un pays, lAllemagne, a imposé ses obsessions monétaires à tous les autres. Tous les pays vivent avec les obsessions de leur roman national, cest bien leur droit, en tout cas à court et même moyen terme il ny a rien à y faire. Cest quun pays exige dautres quils vivent sous ses propres manies, quand ces manies-là ne sont pas les leurs, qui est le commencement des problèmes. Contrairement à ceux qui ne peuvent pas penser lhégémonie allemande sans des images de Panzer ou de casque à pointe, il faut redire que lAllemagne dans cette affaire na jamais poursuivi de projet positif de domination, et que ses comportements nont jamais été gouvernés que par la peur panique de souffrir, dans le partage communautaire, laltération de principes qui lui sont plus chers que tout . Or il ne faut pas sy tromper : une angoisse collective, surtout quand elle est de cette intensité, ne détermine pas moins à la violence que les menées conquérantes de lhégémonie positive. Peut-être même au contraire. Cest quil y a dans les projets hégémoniques un reliquat de rationalité auquel les paniques monétaires allemandes sont devenues totalement étrangères.
En témoigne la brutalité aveugle avec laquelle lAllemagne a décidé de châtier la Grèce, mais plus encore son inaccessibilité à toute argumentation rationnelle. Quand la presse française, collée au cul de Sapin et de Moscovici, se contente pour tout récit des négociations de leur version, avec le consciencieux dun bureau de propagande dEtat et le label de la « presse libre » , faisant à peu de choses près passer les négociateurs grecs pour des clodos égarés, des paysans du Danube ignorants des usages et des codes pensez donc, ils nont même pas de cravate , bref incapables de se tenir dans la bonne société européenne, et avec lesquels il est tout simplement impossible de discuter, Varoufakis et Tsakalotos ont, eux, découvert, stupéfaits, un club de leurozone semblable à un hôpital de jour, une réunion de grands autistes à qui il est impossible de faire entendre la moindre argumentation économique, et dont la psychorigidité terminale ne connaît plus que la conformité aux règles, fussent-elles de la dernière absurdité, et le continent entier dût-il en périr.
Que désormais la majorité des économistes, ceux du FMI en tête, et Prix Nobel compris, nhésitent plus à hurler au fou en découvrant les dernières trouvailles de lEurogroupe rajouter une dose massive de ce qui a déjà méthodiquement détruit léconomie grecque , nest plus daucun effet. On peut déjà dire, à la louche, mais sans grand risque de se tromper de beaucoup, quen étant certain de précipiter la Grèce dans une récession carabinée pour 2015, le « plan » supposément fait pour réduire le ratio de dette lui fera passer les 200 % de PIB, ainsi que le taux de chômage les 30 %, à horizon dun an ou deux. Mais peu importe, lessentiel est de les passer dans les règles. À ce moment, vient immanquablement à lesprit limage du cinglé enfermé dans le cockpit de lAirbus, toutes manettes bloquées en mode descente (lavion était un modèle européen, et le pilote allemand, on ne le fait pas exprès, cest comme ça) ; le monde entier tambourine au-dehors (« ouvre cette putain de porte ! ») mais comme on sait la conséquence annoncée nétait pas de nature à entamer la détermination de lintéressé.
Comme toute métaphore, celle-ci a sa limite : lAllemagne na pas le projet de pulvériser lunion monétaire. Elle est juste obsédée par lidée de continuer à y maintenir les principes qui lui ont réussi quand elle était seule, dont elle a fait une identité nationale de substitution, et dont rien au monde ne pourra la détacher et certainement pas le renvoi dun peuple entier, ou de plusieurs, au dernier degré de la misère. Quune frange de gauche radicale en Allemagne se déclare scandalisée et se lève contre son propre gouvernement, dailleurs en une démonstration de ce quest vraiment linternationalisme ne pas endosser aveuglément les faits et gestes de son pays parce que cest son pays , demeure un fait minoritaire et nôte rien à la massivité du consensus social et non politique , transpartisan, dont la croyance monétaire allemande se soutient : pour autant quon puisse lui accorder quelque confiance, un sondage publié par Stern indique que la position dAngela Merkel à lEurogroupe du 12 juillet est approuvé par 77 % des Verts, et 53 % des sympathisants de Die Linke 53 % de Die Linke
Mais le vrai mystère européen nest pas en Allemagne à laquelle, finalement, on ne saurait reprocher de vouloir vivre la monnaie selon lidée quelle sen fait, et daprès les traumas de son histoire. Il est dans dautres pays, la France tout particulièrement, qui se sont appropriés la manie allemande hors de tout contexte propre, alors que rien dans leur histoire ne les vouait à épouser une telle particularité alors que tout les vouait plutôt à ne pas lépouser , et sur un mode proprement idéologique, jusquà finir par y voir une forme désirable de rationalité économique évidemment une « rationalité » assez spéciale, puisquelle est étrangère à toute discussion rationnelle , un peu à la manière dathées qui, non contents de sêtre convertis au dogme de lImmaculée conception, entreprendraient de sy tenir par ce quils croiraient être une décision de la raison. A ce stade, et lon y verra un indice du degré de dinguerie de la chose, on ne peut même plus dire quil sagit simplement de la « rationalité » du capital : le capital nest pas fou au point de désirer la strangulation définitive, à laquelle lui-même ne peut pas survivre et les forces capitalistes américaines, par exemple, assistent, interloquées, à lautodestruction européenne. Mais ces considérations nentrent pas dans la haute pensée des élites françaises, qui cultivent laveuglement des convertis de fraîche date à titre transpartisan, comme lAllemagne la croyance de première main.
(
....)
Frédéric Lordon
Alain Vité
19/07/2015
Le jeu du “et si” est à ranger avec le complotisme, des jeux intellectuels spéculatifs qui visent plus à satisfaire des plaisirs psychologiques bizarres, qu’à vivre dans le monde réel.
Excusez la méchanceté de cette remarque, M. Baquiast. Je ne comprends simplement pas à quoi ça vous mène : Hollande est un pro-Européen qui veut abolir la nation, sa négligence de la France est encore au dessus de sa soumission à la finance. C’est clair dans sa “politique” (on y donne le nom qu’on peut)
Il veut nous fondre dans toujours plus d’Europe, c’est son obsession, et son plaisir psychologique bizarre à lui. Ou peut-être son ultime lâcheté, vouloir rouler avec la boule de neige et s’imaginer en être un moteur, plutôt qu’assumer qu’il se voie incapable d’en changer la course.
Il n’est qu’un clone de plus de l’élite dirigeante actuelle (laquelle est celle qu’on mérite, notez, il s’agit de toute une époque et de tous ceux qui en font partie, mais c’est un autre sujet) Il n’y a aucun sursaut de lucidité à attendre, ni de lui ni d’un autre, qui ne serait rapidement récupéré par les poncifs et dogmes habituels quoi qu’on fasse, sous diverses pressions pavloviennes ou même inédites : le système est fait tel, qu’il a encore plus de garde-fous que de fous à garder. Vu pourtant le nombre de fous, vous imaginez l’enfermement.
Ca s’effondrera un jour ou un autre, mais ça ne sera pas réformé, et aucun dirigeant actuel ne va soudainement se réveiller de sa transe et se mettre à agir en être humain digne, sauf cas de maladie encore plus grave.
Votre dérive vers la pensée magique m’étonne et m’échappe, et en plus, ça m’agace. Mon agacement est ce qui me surprend le plus, du reste, ou peut-être est-ce la chaleur.
Ou alors, vous nous faites une blague et alors elle est bonne, j’ai marché.
perceval78
19/07/2015
Il y a quand même des trucs bizarres, Hanna Hopko qui était à la tête de la commission des affaires étrangères de la Rada Ukrainienne, vient d’être débarqué hier
Leonid Ragozin @leonidragozin 23h hours ago
After she voted for Donbass autonomy, Anna Hopko’s party removes her from the position of the head of Rada’s foreign affairs committee.
Elle était pourtant tout à fait USA compatible (Compliant)
Elle recevait les hauts dignitaires Georgiens lien
Elle était récompensé par Madeleine Albright 24m30s
Elle se baladait avec Biden lien
Elle faisait des petits cadeaux au Sénateur Mc Cain
IRI @IRIglobal
MP Hanna Hopko presents @stephennix a calendar of Ukrainian Heroes to give to IRI Chairman @SenJohnMcCain
Mais que s’est il passé ???
perceval78
19/07/2015
Etre inerte, c’est être battu, ces mots écrits par De Gaulle, trônent sur la page d’accueil du Maréchal Edouard Tréteau lien
à la tête de l’ECFR France, financé notamment par George Soros, fan de Jean Monnet ... lien
En contrepartie de cet effacement exceptionnel de dettes, la Grèce devra, comme l’ont proposé Alain Juppé (FAF) en France et la CDU-CSU (Manfred-Weber) en Allemagne, sortir temporairement (1000 ans) et de façon organisée de la zone euro. Mieux vaut l’organiser aujourd’hui, dans des conditions macroéconomiques exceptionnelles (whaoo grosse nouvelle) (pétrole et euro faibles, croissance mondiale) plutôt que le subir demain. lien
petit rappel : l’Uberization précède la sortie des tranchées ...
Edouard Tetreau @EdouardTetreau Jun 3
Vite, un #Ciudadanos francais avant 2017 pour “uberiser” la politique en France. Ma chronique pour #LesEchos lien
Pourquoi la France doit vendre maintenant ses entreprises lien
Au lieu de vendre les Mistrals à la France, livrons les à l’Europe lien
Car comme nous le dit très bien un autre général, Philippe Ricard
les considérations géo-politiques qui font peur à pas mal de monde ... risque de déstabilisation des Balkans ou les Russes ont toujours tendance à vouloir pousser leurs pions lien
With Edouard Treteau #YesWeCan ...
Jean-Paul Baquiast
19/07/2015
Dans ses dernières intervention, G Friedman patron de Stratford avait en effet averti que l’Empire américain, dans sa course victorieuse à la puissance, devrait quand même se méfier d’une Allemagne se rapprochant de la Russie. Mais l’Allemagne le pourrait-elle, vu qu’elle est contrôlé étroitement par NSA, CIA et Cie.
perceval78
19/07/2015
Evariste Bavoux, député de la seine, ne laissa pas une grande trace dans l’histoire de France, nos politiciens n’auront aucun mal à comprendre sa pensée lien
Avocat de formation, il aimait bien essaimer dans ses textes des références latines
Un poète de la décadence, désespérant du salut de
Rome, administrée par d’indignes ministres, crut devoir,
dans quelques vers qui ont, presque seuls, fait toute sa
renommée, exhaler ses alarmes et son désespoir sur le
sort de son pays
Hélas ! divisés comme nous le sommes, doutant,
comme Claudien, des destinées de notre patrie, pouvons-
nous, après tant de cruelles épreuves, nous écrier
avec lui : Ssepe mihi dubiam traxit sententia mentem ...
La Providence, selon notre exergue monétaire :
« Dieu protège la France ! » daignera-t-elle nous relever,
cette fois encore, d’un de ces abîmes où nous a si souvent déjà précipités notre folie révolutionnaire? lien
Ceci étant dit il avait du bon sens, les Allemands en faisaient un peu trop dans l’humiliation, et il acceptait de collaborer
avec les républicains dans l’intérêt supérieur de la Nation
Les Prussiens nous ont accablés sous le poids de leur domination victorieuse. Ils en ont abusé, et c’est là ce qui est odieux de leur part. Car s’ils en avaient usé avec modération, comme l’Angleterre elle-même, qui cependant n’est pas chevaleresque, à certaines époques, de nos défaites dans nos longues guerres avec elle, dont nous allons ici évoquer les tristes souvenirs’ eh! bien, nous pourrions reconnaître qu’ils usaient du droit rigoureux de la victoire.
Déjà certaines objections surgissent contre la forme
plébiscitaire que les anciens partis semblent redouter comme un souvenir de l’Empire. Qu’est-ce pourtant qu’un plébiscite, sinon, comme sa dénomination même l’indique, l’avis du peuple? Républicains, prétendus apôtres de la liberté, dont vous semblez plus soucieux dans l’opposition qu’au pouvoir, craignez-vous la libre expression du sentiment populaire?
Sous ces réserves, qui sont celles de toute conscience honnête, revenons-en à notre point de départ : l’oubli, l’abdication des partis; l’union de tous dans le choix, sous la loi de la majorité. A ce prix seul la France peut reprendre courage. Notre conviction profonde nous démontre que c’est désormais pour elle une question de vie ou de mort. lien
Cela n’arrive pas souvent, mais dans l’intérêt supérieur de la Nation nous avons décidé de prendre position contre le FRAXIT qui n’a pas d’histoire et dont la symétrie numérologique interpelle.
Le FRANXIT offre des perspectives bien plus intéressantes ancré dans notre vieux passé, en découlerait le verbe FRAINDRE (peut être Enfreindre)
FREINST. Verbe act., 3” p. s. du )parf. simpl. de fraindre ( Il est clair ji que fregit n’est pas l’étymologie possible et qu’il faut supposer une forme populaire lien franxit) , 1247. V. \Fraindre lien
...ce sont toutes ces causes réunies qui ont fait tomber de très bonne heure l’s au présent de l’indicatif dans les verbes ayant un c palatal ... frainst (=franxit francsit) lien
Il découlerait du Latin : Frangere lien
Il peut s’appliquer à plusieurs domaines, la FOI (en l’EURO par exemple) : frangere fidem
Ainsi le veritable preux, loyal preudome, nonobstant sceust bien la cruaulté de ses ennemis, et qu’ilz le feroyent mourir, ama mieux s’aler mettre en leur mains et laissier ses amis, que fraindre sa foy, verité et loyauté lien
A la rupture d’un traité : foedus frangere lien
A la cupidité : cupiditates frangere
A la Grèce : misericordia frangi
Au renversement d’opinion : sententiam alicujus frangere
Au suffrages : Suffragari suffragium
GEO
18/07/2015
....je suis intéressé par une analyse qui tend à rendre compte du climat de folie qui entoure cette affaire grecque. « L’orque », « la secte » conviennent au sentiment tragique qui nous prend à ce spectacle.
lionel périchon
18/07/2015
Merci pour cet excellent article. Je vous conseille très vivement l’excellente conférence de Terry Boardman à l’adresse suivante:https://www.youtube.com/watch?v=k1yJ0zID_xw
Cette conférence, certes longue (jamais ennuyeuse), est argumentée avec moult documents inconnus et du plus grand intérêt, de la fin du XIXe et du début XXe, dont un qui envisage le fondamentalisme islamique comme d’un outil dans la course au pouvoir face aux rivaux européens de l’Angleterre, avant bien sur la première guerre mondiale.
Une conférence, d’“actualité” qui passionnerait pierre Hillard.
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