Franck du Faubourg
08/09/2015
Depuis les travaux d’Edouard Bernays, on a compris que la manipulation par l’émotion est un outil efficace dans le cadre de la Fabrication du Consensus, la “programmation” par les pulsions émotives permettant d’occulter aisément le raisonnement.
Donc, pour peu qu’on soit un peu averti ce cela, chaque grosse campagne médiatique entraine systématiquement un signal d’alarme et donc la recherche des buts recherchés…
Mais ces temps-çi, la ficelle devient vraiment trop grosse, et cet insupportable BHL ne fait rien pour arranger ça.
A se demander si ça n’est pas voulu…(?)
Concernant les recherches sur le Projet de la Crise de l’Immigration, on commence à voir un peu de matériel, par exemple:
- http://fawkes-news.blogspot.fr/2015/09/lafflux-de-refugies-en-europe-est.html
- http://www.voltairenet.org/article188608.html
Vous l’avez sans doute lu; le Saker s’interroge.
- http://lesakerfrancophone.net/qui-dirige-la-campagne-mediatique-sur-les-migrants-et-dans-quel-but/
P.S. Très bon mot, l’Affectivisme !
bernard pautremat
08/09/2015
Jean-Marc
08/09/2015
Nonobostant le fait que notre philosophe de pacotille use et abuse de produits parfois illicites, je ne fais que citer sa muse Arielle, qui l’a avoué il y a quelques temps dans une revue people (on ne se refait pas), je pense sincèrement que cet homme est fou et ne reprend que le rôle qui lui était dévolu pendant la royauté, le fou du roi. Mais il parle dorénavant à des hommes et des femmes qui ne sont pas des rois et le ne seront jamais, des marionnettes dont on tient en haut lieu les ficelles, et qui se reconfortent à l’idée de suivre celles d’un philosophe mégalomane et fou furieux.
BHL ? Qui est ce serait on tenté de dire ? Rien serait on tenté aussi de répondre.
GEO
07/09/2015
http://www.greekcrisis.fr/2015/09/Fr0461.html#deb
( .....)
Les années apocalyptiques en réalité ne font que revenir en réalité. Hormis les mémoranda et les autres Traités néocoloniaux de lEuropéisme et de la mondialisation, les Grecs observent et subissent surtout les conséquences dune immigration incontrôlée et massive depuis… lautre monde moderne.
La situation dans les îles grecques de lÉgée orientale est désormais hors contrôle. Sur le port de Mytilène où sentassent certaines milliers dimmigrés et de refugiés, cest comme un avant-goût du conflit… qui vient. Entre la destruction dune partie du port, larrêt de son activité et la violence entre migrants et la violence tout court, la société se trouve autant au bord de linsurrection, paraît-il au besoin armée, histoire de se protéger elle-même, comme de protéger ses biens et son territoire.
Daprès les reportages du moment, la situation dans le port de Mytilène est dramatique, il est désormais occupé par les immigrants et les réfugiés, situation dénoncée dans une lettre ouverte du président de l’Autorité portuaire de Mytilène Sotíris Zamtrakis.
L’occupation complète du port de passagers de Mytilène par les immigrants et les réfugiés a été accomplie. Et autant, la destruction complète de toutes les installations portuaires. Il est désormais impossible de fournir nos services aux passagers, aux navires de fret ou aux bateaux touristiques et de plaisance. L’ensemble de la zone du port a été transformée en un vaste dépotoir dordures où les gens font aussi leurs besoins… à défaut dautre solution. Le risque sanitaire est permanent et dailleurs visible. Les émeutes et les violences non seulement entre réfugiés, mais aussi, entre eux et les habitants de Mytilène est une question de jours ou d’heures seulement, (quotidien Kathimeriní du 4 septembre).
Lhistoire est en route et en déroute une fois de plus.
Dans les cafés dAthènes, le constat est très amer. Ils nous dépossèdent de notre pays, d’en bas par les migrants, comme d’en haut par la Troïka. Nous ne savons plus comment réagir… et ce Tsipras, il a démissionné pour en arriver là... aux élections de la grande foutaise. Ces gens se moquent alors de nous et de tout.
( .......)
perceval78
07/09/2015
On comprend bien que le bobo de 50 ans est un peu perdu, bombardé qu’il fut tout le weekend d’informations lui disant que la France allait jeter toutes ses forces aériennes, terrestres et maritimes dans le combat contre Daesh.
La semaine dernière, on apprenait que le général Petreaus conseillait des alliances, ponctuelles, avec Al Qaida puis on apprenait qu’il l’avait pas vraiment dit Lien
Aujourd’hui le département d’état nous prédit le pire en cas d’intervention Russe contre le même Daesh, rien moins qu’un exode massif vers l’europe, oui mais ... chuuuut !
The US has expressed its concerns to Russia following reports of a major military build-up in Syria that could increase the exodus of refugees currently overwhelming the EU
Lien
Surtout que les Russes, avec leurs 40 brises glaces sont en train de dégager de nouvelles voies en Arctique, pour permettre aux syriens de rejoindre le monde libre Lien, Lien
Patrice-Hans Perrier
06/09/2015
J’abonde dans le même sens que perceval78 : la signature du TTIP présuppose un véritable acte de foi.
C’est, encore une fois, par le biais du sacro-saint commerce que la dissolution des état-nations s’achèvera. Le chaos causé par les flux de migrants n’étant qu’un effet de levier mis en place en qualité de facilitateur
Auguste Vannier
06/09/2015
“peut-être un jour sinon Marine, trop empêtrée dans « la famille », du moins du Philippot et peut-être la Marion qui est jeune et intelligente”
Je vous suis jusqu’à ce peut-être, qui me semble à tout le moins prématuré.
D’abord, ce parti est inquiétant d’être depuis toujours une affaire de famille, d’autant plus que vous envisagez de voir jouer un rôle à Marion Maréchale, effectivement très jeune et qui manifeste déjà d’excellentes capacités de cynisme très “politicien”.
Par ailleurs, en sachant d’où vient ce parti, il m’est difficile d’imaginer qu’il puisse évoluer comme vous l’espèrez.
A propos de l’attraction exercée par la candidature de Trump aux USA, Chris Hedges, fait la remarque suivante: “.Elle expose la dissimulation, lhypocrisie, la corruption légalisée. Nous percevons, à travers cela, une insidieuse et pour beaucoup, rafraîchissante honnêteté. Les nazis utilisèrent cette tactique pour prendre le pouvoir lors de la république de Weimar. Les nazis, même aux yeux de leurs opposants, avaient le courage de leurs convictions, quelle quait pu être limmondice de ces convictions. Ceux qui croient en quelque chose, aussi répugnante soit elle, se voient souvent respectés à contrecur.”
Je me méfie de toute alliance avec un parti dont, en sachant d’où il vient et ce qu’il affiche comme “projet”, il est difficile de penser que la figure qu’il montre aujourd’hui (incroyablement relayée par des media aux mains de l’oligarchie financière, et qui explique en grande partie son succès) puisse être autre chose qu’une tactique.
Effet du “tourbillon crisique” du système?
perceval78
06/09/2015
Constatant que c’est le bordel, constatant qu’ils sont fous, constatant que l’ europe n’est plus un club de gentlemen parlant le Français lien, ne reste qu’une solution :
signer le TTIP acte sacré par essence
Donald Tusk @eucopresident Sep 3
Speedy agreement of #TTIP important part of fight for openness, freedom and rule of law in the world
Patrice Coste
05/09/2015
Editorial de Tom Frieman dans le NY-Times du 2 septembre.
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all these Sunni jihadist groups ISIS, Al Qaeda, the Nusra Front are the ideological offspring of the Wahhabism injected by Saudi Arabia into mosques and madrasas from Morocco to Pakistan to Indonesia.
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Venant du NY-Times, “ça pique” quand même. Le reste est à l’avenant.
Le titre initial était “Our Radical Islamic BFF” - et Saudi Arabia a été ajouté ensuite. (A version of this op-ed appears in print on September 2, 2015, on page A25 of the New York edition with the headline: Our Radical Islamic BFF)
Cet édito est cité ou commenté dans des papiers de la même eau:
http://www.theamericanconservative.com/larison/our-saudi-problem-and-the-war-on-yemen/
http://nationalinterest.org/blog/paul-pillar/the-saudi-problem-13776
Et pour finir, encore le NY-Times:
http://www.nytimes.com/2015/09/06/opinion/sunday/israeli-terrorists-born-in-the-usa.html
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Jewish-American settlers have played a pivotal role in the public relations rebranding of the Israeli settler movement and these professed liberals are now helping to deflect attention from crimes committed by Jews.
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En écho dans le Monde
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/09/05/francois-hollande-envisage-de-frapper-l-etat-islamique-en-syrie_4746746_3218.html
Et pendant ce temps ça se calme sur le front de l’Est…
http://www.kyivpost.com/content/ukraine/poroshenko-says-ceasefire-under-minsk-agreements-observed-for-first-time-over-past-week-397255.html
Olivier
05/09/2015
Pour continuer sur la lancée de Perceval78 et en utilisant la pensée de François Cheng.
Nous avons construit un monde immonde, sans réelle bonté dans ses institutions. La bonté n est le fait que des individus et non des différentes couches institutionnelles. En revanche, notre système de communication vante les mérites et la beauté de notre civilisation. Beauté sans bonté ne peut produire que du faux, de l’immonde.
“La bonté est garante de la qualité de la beauté; la beauté, elle, irradie la bonté et la rend désirable”
F. Cheng
marc gébelin
04/09/2015
Vous dites parlant de Mélenchon: « l’homme est une des rares voix à faire entendre, avec talent et culture, autre chose que de la résignation démobilisatrice », oui certes, mais le problème nest pas exactement là.
Mélenchon surpasse par sa culture, son brio, ses talents dorateur capable dimproviser à partir dun bout de papier griffonné avant, tout autre politicien, tout autre orateur. Il est une sorte de Jaurès, cest incontestable mais
le Front de gauche seffrite, le PG hésite, les communistes ont peur de lêtre! Pierre Laurent est une girouette inculte.
Ce qui minquiète chez Mélenchon, cest son secret désir (style Lordon) à ne vouloir révolutionner le monde quentre soi, entre « gens de gauche ». Mais ça ne suffira jamais!... Il faut du Sapir, il faut du Lordon, du Mélenchon, du Dupont-Aignan et peut-être un jour sinon Marine, trop empêtrée dans « la famille », du moins
du Philippot et peut-être la Marion qui est jeune et intelligente et aura le temps de changer. Voilà lenjeu si vraiment on veut renverser la table. La défaite de Tsipras (allié à la droite je le précise !) prouve quon ne peut que la renverser si on veut changer quelque chose. Il faut urgemment sortir de leuro avant que lAllemagne décide elle de le faire… car cest peut-être ce qui se produira lorsque la Merkel (cette femme qui sert de paravent féminin pour ne pas dire féministe à toutes les impostures) et sa clique, auront tranquillement pesé le pour et le contre. Notre président châtré ne se rend même pas compte quil va encore se faire b
!
perceval78
04/09/2015
On remarquera les efforts de Jean Pierre Raffarin pour nous alerter
Jean-Pierre Raffarin @jpraffarin Aug 29
Le rapprochement Russie Chine est en marche. La France doit empêcher la mise à l’écart de l’Europe @francediplo lien
et la présence de Jean-Pierre Chevènement à la conférence organisé par le susdit sénateur
Jean-Pierre Raffarin @jpraffarin Aug 27
Futuroscope 2015 “Chine-Russie:quelles stratégies” avec JP Chevenement,R.Girard,Gal Abrial,J.Bizet, E. Baron Crespo,JP Betbeze, @Senat_Info lien
On félicitera également notre ministre des affaires étrangères pour sa présence à Pékin, enfin un peu de bon sens lien
Un seul regard reprend tous les regards
Un seul mot libère tous les échos
Un seul geste rompt l’unique fièvre
Un seul geste rouvre toutes les veines
Nul sang n’est perdu nulle chair vaine
François Cheng lien
Alexis Toulet
04/09/2015
L’idée que diminuer les dépenses de défense permettrait de dépenser plus pour la science et de développer plus vite les technologies peut apparaître séduisante. Mais elle n’est pas vérifiée historiquement parlant.
Parmi les développements techno-scientifiques nouveaux directement issus des dépenses militaires de la Guerre Froide, j’en citerai trois remarquables - liste bien sûr non limitative :
1. Programme spatial
Le premier lanceur spatial, la fusée qui a lancé Spoutnik et Gagarine, n’est autre que la R-7 (“Semiorka”) c’est-à-dire le missile destiné à lancer la bombe à hydrogène sur les Etats-Unis. Qu’il s’agisse de satellites, de station spatiale ou d’alunissage, tous ces programmes n’auraient jamais été réalisés aussi vite sans la motivation de “sécurité” et la volonté de démontrer une supériorité sur l’adversaire idéologique.
Il vaut la peine de souligner que dans les années 1950, il pouvait sembler raisonnable d’imaginer un alunissage avant la fin du XXIème siècle - avant même l’an 2000 pour ce qui est des plus optimistes. Que la chose ait été réalisée avant 1970 est entièrement l’effet de la guerre froide.
Sans ce facteur, nous n’aurions à la date d’aujourd’hui guère de satellites - avec toutes leurs applications - et il est fort possible qu’aucun homme n’aurait encore voyagé dans l’espace. En l’absence de sondes spatiales, peut-être aurions-nous encore des doutes au sujet d’une civilisation martienne !
Parmi les applications satellitaires, on peut citer l’observation du sol - initialement uniquement militaire - la navigation GPS - encore à ce jour un système militaire américain.
2. Microprocesseurs et développement exponentiel de l’informatique
Non seulement les premiers ordinateurs étaient-ils issus de programmes militaires - à la fin de la seconde guerre mondiale - mais encore et surtout l’innovation cruciale du microprocesseur, qui a véritablement lancé le développement exponentiel de l’informatique et le doublement des capacités en moyenne tous les dix-huit mois (la fameuse Loi de Boole)... est directement issue du programme Apollo. C’est-à-dire de la lutte pour le prestige et pour rassurer sur la supériorité technologique américaine qu’était ce programme d’exploration humaine de la Lune.
Sans la rivalité de la guerre froide, les microprocesseurs n’auraient été développés que plus tard - si même ils avaient été développés.
3. Réseau Internet et l’ensemble de la Toile
Le réseau Internet est né comme programme militaire américain - destiné à assurer la survie d’un réseau de commandement dans un contexte post-nucléaire où beaucoup des noeuds de ce réseau auraient été détruits. Là encore, en l’absence de la guerre froide, ce réseau ou son équivalent aurait-il jamais été inventé ? Impossible d’en être sûr, mais il est permis d’en douter.
Derrière ces innovations de rupture et quelques autres, il y a en définitive la capacité d’un Etat à investir dans la technologie à la fois BEAUCOUP et LONGTEMPS. Les “jeunes loups technophiles qui inventent le monde de demain” - suivant le cliché - ont bien un rôle, mais ce n’est qu’un rôle second. Certes pas secondaire, mais sans l’investissement public de départ… eh bien ces jeunes loups n’existeront tout simplement pas.
Qu’est-ce qui peut motiver un Etat à investir beaucoup et longtemps dans la technologie ? Historiquement, la motivation principale et de loin est la guerre.
Cela se vérifie depuis la fin de la guerre froide. Y a-t-il eu investissement dans de nouvelles aventures techno-scientifiques des fonds énormes dégagés par la fonte des budgets militaires (impressionnante en Europe, importante même aux Etats-Unis) ? Non… Bien au contraire, semble-t-il.
Ce n’est pas que les innovations aient disparu. Mais l’exploitation de ce qui existe déjà, ou des innovations de rupture faites pendant la guerre froide, prend de plus en plus de place. Sans oublier les jeux de finance, qui restent aujourd’hui probablement le moyen d’enrichissement rapide le plus sûr pour les plus doués des jeunes diplômés, devant même l’entrepreneuriat Internet qui ne consiste qu’en exploitation d’innovations de rupture déjà faites, sans parler de l’entrepreneuriat sur de nouvelles innovations de rupture… qui ont tendance justement à se raréfier.
Alors, défaillance et indignité de la civilisation et de l’homme occidental ? Méprisable civilisation que seule la guerre motive ? Une telle conclusion serait un mouvement d’humeur superficiel.
David Cosandey, dans “Le Secret de l’Occident - Vers une théorie générale du progrès scientifique”, fournit un très éclairant essai sur les causes profondes de la supériorité techno-scientifique de l’Occident, et de l’ascendant qu’il a donc pris dans les cinq dernières siècles sur les civilisations concurrentes de l’islam, de l’Extrême-Orient et de l’Inde. Impossible de résumer une thèse aussi riche et argumentée sans la trahir partiellement, mais enfin il suffira de dire que le Secret se résume en :
“Des facteurs de rencontre avant tout géographiques - le dessin des côtes européennes - ont garanti que des Etats concurrents existeraient continûment pendant un temps très long, sans qu’aucun ne puisse prendre l’ascendant sur la majorité des autres - d’où un Empire géant arrêtant le progrès - et sans que l’ensemble ne puisse se désagréger en zone d’Etats faillis et de chaos. La rivalité militaire de ces Etats a donc duré de nombreux siècles en tant que structure stable, assurant que des ressources suffisantes soient consacrées dans la très longue durée à l’innovation et la recherche - car indispensable à la guerre - d’où une série d’innovations de rupture qui a fait la supériorité occidentale des 16ème-20ème siècles”
(supériorité qui continue d’ailleurs à ce jour, sauf par rapport à la civilisation extrême-orientale qui égale maintenant l’Occident)
Sans pouvoir ne serait-ce que résumer les arguments et la richesse des études historiques, Cosandey s’attache aussi à montrer que les périodes d’ascension et de déclin des autres civilisations peuvent aussi s’interpréter comme l’effet de la présence ou de l’absence d’un système d’Etats concurrents stable, ainsi le 10ème siècle qui fut le siècle d’or islamique en même temps que celui de la stabilité de 3 puissances concurrents en son sein, la période de plus grande créativité chinoise correspondant à celle des Royaumes combattants c’est-à-dire juste avant l’unification stérilisante du pays, la relative stérilité romaine comparée à la créativité du système de cités-Etats grec - tant que celui-ci pouvait fonctionner s’entend, etc. etc.
Une fois prise en compte cette thèse que je n’ai pu évidemment que résumer très imparfaitement, sans donner les arguments qui l’appuient - je recommande la lecture du livre de Cosandey - il n’est plus guère possible d’accuser l’homme occidental… il est toujours possible d’accuser l’homme en général naturellement, ou bien le Créateur :-) !
L’avenir reste certes ouvert, mais une impression pessimiste découle de cette loi du progrès scientifique si on la prend au sérieux. Même sans tenir compte de la crise écologique et des ressources - et pourtant il y aurait tant à en dire ! - il reste difficile de voir quelle rivalité pourrait prendre le relais de la rivalité EU-URSS qui structura la dernière grande phase d’innovations. Cosandey propose un parallèle plutôt sombre avec le destin de la civilisation grecque, à la créativité épuisée lorsque le système des cités-Etats est devenu “trop petit” pour sa puissance et les guerres qu’il pouvait déclencher - ce qui fait penser au cycle 1914-1945, créativité prolongée pour un temps par la rivalité entre les deux puissances néo-grecques issues des conquêtes d’Alexandre les Ptolémée d’Egypte et les Séleucides de Syrie - la guerre froide vient à l’esprit, mais qui ne put redémarrer lorsque l’une de ces puissances l’emporta de manière décisive sur l’autre, car un système à deux puissances est instable et débouche facilement sur une puissance unique condamnée à stagner - et nous sommes depuis 25 ans dans l’après-guerre froide…
Un scénario plus optimiste pourrait s’ouvrir si à une rivalité purement “entre Occidentaux” (ce que sont les Russes, à l’évidence) succédait une rivalité entre puissances issues de civilisations différentes - le rôle de la Chine étant alors fondamental pour susciter la continuation du progrès et de la créativité techno-scientifique humaine ! Ceci non seulement par sa créativité propre, mais encore et surtout en forçant les autres à dépenser pour l’innovation militaire. Peut-être faut-il se réjouir des rivalités stratégiques dans le Pacifique !
L’un comme l’autre ne sont que des scénarios. La question de la stabilité de notre civilisation techno-scientifique - civilisation mondiale j’entends - face à la vague scélérate que constitue l’addition d’une crise écologique et d’une crise de ressources reste de toute façon la première des questions. Et le scénario d’une humanité dans une à trois générations incomparablement moins nombreuse et vivant une vie beaucoup moins technologique que celle d’aujourd’hui reste un scénario valide…
Auguste Vannier
03/09/2015
Comparaison n’est pas raison, mais cet article invite à se demander que quelqu’un comme JL Melenchon pourrait faire l’affaire.
Il s’est engagé sur cette voie au moins depuis 2005, année où je l’ai personnellement découvert. Un travail de fond à été engagé qui à aboutit à une analyse politique et économique tout à fait respectable, et qui est un cran au-dessus de l’offre politique dominante. Le résultat au 1er tour de la Présidentielle à été significatif.
Comme lui et beaucoup d’électeur, je n’aurais jamais pu imaginer le “détournement de voix” opéré par F.Hollande.
Il n’empêche que le travail continue et que , malgré un traitement médiatique manipulatoire (dont les effets se font sentir sur ce forum, avec la reprise du cliché du “catalan agité”),l’homme est une des rares voix à faire entendre, avec talent et culture, autre chose que de la résignation démobilisatrice.
L’intégration d’une politique écologique au projet de “l’humain d’abord” implique très logiquement le rejet du capitalisme actuel.
Le mouvement pour la 6ème République est en route avec 90 000 citoyens inscrits.
Des militants du Front de Gauche s’activent pour faire vivre et de développer des Rassemblements citoyens en vue de désigner hors des procédures et arrangements de “Partis”, des candidatures aux prochaines élections.Il y a là une expérience qui pourra se développer pour faire de la politique autrement.
Une plateforme Européenne pour étudier un plan B est en cours de constitution.
En cette période où tout est fait pour démobiliser les citoyens, JL Melenchon et ses sympathisants (dont je fais parti) essayent de faire quelque chose. Est-ce ça vaut ce que fait Corbyn? Comparaison n’est pas raison.
Mais essayer c’est déjà ça!
dont acte
03/09/2015
@fatimetou VADEL
https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_civil_%28France%29
« Ce fut le 14 août 1800 que le Premier consul désigna une commission de quatre éminents juristes : François Denis Tronchet, Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, Jean-Étienne-Marie Portalis et Jacques de Maleville pour rédiger le projet de « Code civil des Français », sous la direction de Cambacérès.
Ces derniers furent choisis, entre autres, car chacun reflétait une partie du droit positif :
Bigot de Préameneu était un spécialiste de la Coutume de Bretagne (une coutume plutôt rurale),
Tronchet, président de la commission, était un spécialiste de la Coutume de Paris (cette coutume était la plus complète, elle suppléait les manques des autres coutumes),
Maleville, secrétaire général, originaire du Périgord, pays de droit écrit influencé par la coutume du Nord,
Portalis enfin, était du Sud-Est (Aix), pays de droit écrit, il connaissait parfaitement le droit romain.
(
)
Le Code reprend de nombreuses dispositions du Code Justinien (Institutes, Digeste) à travers l’influence de Pothier, il reprend aussi de nombreuses dispositions de la Coutume de Paris, en particulier pour les servitudes. Son plan, qui a été adopté sans être discuté, est proche de celui des Institutes, mais c’est une disposition classique dans l’enseignement et depuis la parution de la grande synthèse du droit civil de Domat. »
Elle est où la charia ?
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