Michel Donceel
15/10/2015
Convergence.
C'est curieux, cette impression. Ou sensation, d'ailleurs.
Parfois la perception doit se faire tellement subtile qu'on ne sait s'il s'agit d'une réalité ténue ou d'un simple jeu de l'imaginaire. Et le Système joue dessus, qui nous fait prendre nos naturelles lanternes pour des vessies. Mais on dirait bien qu'il y dans l'air quelque chose de ténu, mais consistant.
Quelque chose comme une attente, pas inquiète, un peu goguenarde.
Comme un très léger décalage.
Comme si le Spectacle que le Système se donne à lui même finissait par faire naître chez les simples gens, qui ne sont pas pour antant des gens simples -ces derniers savent depuis longtemps, et se taisent -une sorte de stupéfaction, une prise de conscience du fossé abyssal qu'il y a entre la vie de tous les jours et ce spectacle chamarré dun monde de plus en plus "ailleurs", flottant dans une espèce d'éther toxique ou s'agitent à qui mieux mieux les contestaires patentés.
Et la Nature elle-même semble s'y mettre, qui devient fantasque et imprévisible, exigent une adaptation quasiment d'heure en heure à des changements erratiques.
Auguste Vannier
15/10/2015
Le titre de mon précédent commentaire ayant disparu, je le précise avec ce présent post:
Du "fumier du diable" à "l'équation du diable": infection mortelle?
Auguste Vannier
15/10/2015
Le représentant d'une des grandes spiritualité religieuse du monde , le très latino Pape François, fustige la domination de l'argent comme le "fumier du diable", et plus précisément le "capitalisme érigé en idole" (Monde Diplo de 09/2015, à la "une").
Un trés emblématique (par le contraste d'un corps torturé et d'une éminente intelligence) représentant de la haute pensée scientifique (spiritualité scientifique?) voit dans la "cupidité capitalistique" la cause d'une catastrophe imminente.
Ph. Grasset érige en "équation du diable" le rapport entre la minuscule minorité et les 50% de la richesse du monde qu'elle détient.
En France, un autre 1er Ministre aux yeux vides s'empresse avec des media unanimes de criminaliser une petite échafourrée de salariés désespérés par l'arrogante violence de licenciements justifiés par la seule cupidité.
Bien qu'athée, je reconnais que la métaphore d'un "Mal" en train d'infecter à mort nos sociétés , et dont seule une haute spiritualité pourrait renforcer les défenses immunitaires, est assez lumineuse, eu égard au sombre fatras des éditocrates en tous genres.
Arturo ÍÑIGUEZ
15/10/2015
Je suis entièrement d'accord avec votre appréciation de l'haute importance symbolique du cap qu'on vient de franchir. Quant à la notation (et pas seulement par rigueur mathématique), je proposerais 1% ≡ 99%, qu'on lit "équivaut".
Je vois déjà la pancarte: le dessin d'une balance en équilibre, avec un homme sur un plateau et 49 hommes plus 50 femmes sur l'autre, et écrit en dessous: VOTRE "DÉMOCRATIE".
Christophe Perrin
15/10/2015
Platon énonce que la construction d'une société juste nécessite la prohibition de la pléonexie (la volonté d'avoir toujours plus). Il est symptomatique que cette civilisation qui se glorifie de ses racines grecques ait oublié cette partie de son héritage.
Christian Feugnet
15/10/2015
J'ai un pb d'arythmétique là ou plutot deux .
Parce que deux interprétations m'apparaissent au sujet de la dynamique des rapports entre proportions
D'un coté les 1% et les 99 autres de l'autre les 50 ,/50.
Les premiers croissants jusqu'au point oméga aux depends de l'autre .
çà ne donne pas la méme perspective selon que l'on se represente le processus comme celui de deux espéces d'herbivore en compétition pour une herbe en quantité constante , dans ce cas l'une des deux va disparaitre irrémé-diablement .
Ou s'il s'agit d'un predateur carnivore qui se nourrit de l'herbivore , dans cas si les loups dépassent les 50% du troupeau de chévtres , c'est pour les loups que les pbs commencent . A croissance constante la part de chacun d'eux va diminuer , ils seront bien de plus en plus cupides , mais parce de plus en plus faméliques , au contraire les moutons seront mieux nourris et vont supplanter les loups à la course et aux coups de cornes . La situation va se renverser .
perceval78
15/10/2015
Alors que Cecilia Malmstrom, la négociatrice du TTIP, s'est faite remarquer cette semaine en disant que son mandat ne venait pas du peuple européen, de qui vient il ? lien
Malmstrom commissaire TTIP : I do not take my mandate from the European people lien
Une initiative Néerlandaise pourrait gripper le processus d'association économique avec l'Ukraine, 400000 signatures ont été réunies qui forcent à l'organisation d'un référendum sur ce traité lien
laurent
14/10/2015
Mon commentaire sur “Ah Ah ! Said the Clown”, semble avoir été mal compris. Peu importe la couleur d'Obama pour P. Grasset qui espere la fin prochaine de l'empire et peut être déçu qu'Obama n'ai pas haté cet évènement en tentant de faire danser le mammouth impérial.
Mais la couleur d'Obama a une importance car elle explique en partie la politique du POTUS, ainsi que la maniére dont elle est perçue par des milliards de gens. Il est donc parfaitement aberrant de l'ignorer.
En tant que "noir", métis de culture "blanche" en réalité, Obama s'est donné une mission qui est de contredire le stereotype du noir rebelle gauchiste feignant drogué brutal et obsédé par le sexe. Il a donc choisi la voie du consensus bi-partisan et a totalement échoué face à la réalité de la situation, la course à l'extremisme des républicains suivis par beaucoup de démocrates. Même s'il a montré à plusieurs reprise sa volonté de réduire les interventions militaires US (retrait d'Irak et d'Afghanistan, suivisme derriere les europeens en Libye, accord nucléaire avec l'Iran, fin de l'embargo de Cuba, recul sur l'affaire des gaz en Syrie…), il s'est souvent senti obligé de laisser agir les faucons de son régime pour ne pas passer pour un pleutre gauchiste. En matiére économique, il a poursuivi la folie financiere en imposant tout de même quelques garde-fous, par crainte de cette même etiquette de gauchiste. Il s'est donc contenté d'une influence modérée, quoique positive, sur les sujets importants, alors qu'il aurait fallu un révolutionnaire capable de faire danser, et tomber, le mamouth. Mais, il faut le répéter, en tant que "noir aussi bon qu'un blanc", la dance lui était interdite car c'est une négrerie.
Il demeure populaire malgré son bilan insignifiant parce qu'il n'a pas fait le genre de grosse connerie attachée au stereotype du "noir". C'est pour cela que ses électeurs avaient voté, ainsi que les Nobel, et plusieurs milliards de "noirs" non-US de toutes les couleurs. Ils sont donc satisfaits par cette non-politique qu'ils auraient peut être vomi venant de quelqu'un d'autre. C'est aussi une vérité importante de la situation. Ceux qui voudront lui succeder pourraient avoir des surprises.
Christian Feugnet
14/10/2015
Je sais pas bien comment me représenter gémométriquement , un tourbillon crisique .
çà doit avoir l'aspect d'une tornade à cause de la connotation tragique .
On a l'effet papillon , question météo de Lorenz , trop doux peut étre . Le pb des trois corps de Poincaré , deux on sait ce que çà fait grace à Newton et l'attraction , avec un troisiéme y a de l'intrigue çà fait des comédies de boulevard où la fin du systéme solaire , on a le temps .
Alors y a la version mélo ; le Romantisme , Sturm und Drang ( pour ceux qui n'ont pas fait d'Allemand , çà tourne - en tempéte et çà fonce ) , ben méme là ,Pravy Sector çà déçoit c'est du sturm sur place , et çà drang pas du tout surtout nach Osten ( vers l'Est ) .
Christian Feugnet
14/10/2015
Y aurait une solution miracle qui arrive , fort à propos .
La fusion froide , le nucléaire propre, à fins , uniquement civiles . " Malheureusement " pour les pouvoirs en place , elle serait par nature , décentralisée .
Elle me parait vraiment trop opportune , pour étre vraie . Et si elle l'était , tous les pouvoirs s'uniraient pour qu'elle ne voit pas le jour .
Christian Feugnet
14/10/2015
C'est la métaphore à multi Gorbatchevs nucléaires qui me fait peur .
La théorie des systémes , est une théorie , développée dans un cadre expérimental , donc limité , c'est entendu .
Je l'interpréte comme un flux fortement croissant entre deux barriéres , interfaces , l'une haute ' sortie du flux ) l'autre basse ( entrée ) . On a a alors avant le chaos . Un point d'équilibre , stable , situation classique désirée . Puis des oscillations de plus en plus nombreuses , puis une multitude de polarités aléatoires ...C'est le haut delà qui est inquiétant , la barriére haute qui saute , le plasma de la réaction incontrolée . Il y a aussi une autre alternative : le reset , l'arrét du flux ( déchainement de la matiére ?) , on repart à zéro , en évitant les conneries . Là aussi faudra peut étre une suite de Gorbatchevs , y a du travail pour fermer le robinet . Mais pas en méme temps , et sans nucléaire .
Laurent Daboussy
13/10/2015
L'article "Cauchemar et Nostalgie d'Empire" a attiré mon attention particuliérement car je décrypte mes rêves depuis de longues années, et le commun des mortels s'imaginent souvent des explications plus tarabiscotés les une que les autres pour moi c'est simple l'arbre représente la foi ! La foi facteur essentiel du dévellopement d'un humain est déraciné car non dévellopé chez le sujet arbre de connaissance arraché et remplacé par une nuée de papillons peut être les papillons sont les analyses crisiques, quelques choses d'éphemère et à courte durée de vie balayé par le vent .... en clair l'important est occulté remplacé par des insectes insignifiants et sans importance bonne soirée à tous
perceval78
13/10/2015
Il nous semble que le sondage fait par l'IFOP est paru dans atlantico lien
Le vrai scandale étant qu'il n'y avait que 10% de femmes dans l'échantillon. La politique est un art difficile et il est toujours délicat de dire qui du peuple ou du souverain à raison .
Jean-Luc Mélenchon @JLMelenchon
Le peuple français, c'est le peuple des révolutions. Et quoi qu'il fasse, il aura raison. #BourdinDirect #RMC #BFMTV
Jean Quatremer @quatremer 8h ago
Jean Quatremer Retweeted Jean-Luc Mélenchon
La "révolution nationale" réhabilitée? Non, le "peuple" n'a pas toujours raison #populisme
Il n'est pas inutile cependant de consulter des experts au dessus de la mêlée, c'est ce qu'à fait l'assemblée nationale en auditionnant Jean Quatremer (Bruxelles, Libération) et Laurence Parisot (IFOP, ICG,ECFR), on ne peut pas résumer un texte aussi dense mais les perles sont nombreuses, exemple pourquoi ne pas donner un congé de reflexion au président nouvellement élu
Je ne suis pas constitutionnaliste et il n’est pas dans mon intention, d’autant moins que je me trouve en présence d’éminents spécialistes, de vous dire de quelle manière réécrire la Constitution ; j’entends seulement vous faire part de ce qui me semble important et, à ce titre, vous proposerai une réforme : le Président de la République, une fois élu, devrait, comme le prévoit le système des États-Unis d’Amérique, avoir droit à un mois – voire trois mois – de délai avant son installation officielle. Il faut en effet rompre avec la folie d’une campagne présidentielle nerveusement épuisante, qui vous éloigne des grands mouvements du monde et vous confine dans des manœuvres électorales, campagne au lendemain de laquelle on doit composer sans délai un gouvernement, sans avoir le temps de récupérer physiquement ni de penser stratégiquement. Voilà qui me semble à l’origine du ratage de leurs « cent jours » initiaux par les quatre ou cinq derniers présidents. lien
Je songe personnellement à une réforme qui changerait en profondeur la démocratie Française, déféminiser l'assemblée nationale, dissoudre le sénat et le remplacer par une assemblée
composée uniquement de femmes, l'harmonie de la république ainsi bicaméralisée serait toute revigorée ...
...
Ainsi tout prospérait à son jeune courage.
Dieu conduisit deux ans ce merveilleux ouvrage.
Il se plut à récompenser
Pour la France et ses rois son amour idolâtre,
Deux ans il la soutint sur ce brillant théâtre,
Pour apprendre aux anglais, qu’il voulait abaisser
Que la France jamais ne périt tout entière,
Que, son dernier vengeur fût-il dans la poussière,
Les femmes, au besoin, pourraient les en chasser.
lien, Casimir Delavigne
perceval78
13/10/2015
Gageons que la version Francaise de RT qui arrive va changer la donne http://vous.bfmtv.com/actu-tele/la-chaine-d-info-russia-today-bientot-en-francais-920278.html">lien
H. Dhoukar
12/10/2015
Le récit de Philippe Grasset intitulé "Cauchemar & nostalgie d'Empire" a suscité des commentaires très intéressants qui montrent une évolution sur la toîle où les fidèles d'un site, ici Dedefensa, prennent à cœur et avec sérieux le récit d'un rêve fait par son animateur dont l'âme s'en réveilla, le 11 octobre, bouleversée. Ces réactions prouvent à quel point les fils tendus sur la toîle peuvent tisser de solides et profonds échanges quand le site en question devient au fil des années, et au quotidien, un apport indispensable soutenu par une sincérité qui se donne sans frein. Aussi, vais-je tenter, à mon tour, d'essayer de percer le message de ce rêve en m'appuyant sur le travail du psychologue des profondeurs, Carl Gustave Jung..
Si nous partons de l’analyse jungienne, la maison symbolise l’âme individuelle. En nous attachant au caractère personnel du rêve (de tout rêve) grâce aux éléments proposés par le rêveur, le jardin représente alors le monde extérieur, la terre, l’univers.
L’arbre est l’élément le plus important du jardin : il fixe et travaille le sol avec ses racines ; il incarne la continuité et la permanence en changeant avec les saisons ; la solidité, la stabilité, la sécurité, la croissance…. Il occupe l’espace et le temps en tant qu’histoire. Son déracinement brutal et subit ; son arrachement par une puissance invisible provoque un séisme, un traumatisme tel que le rêveur est déstabilisé et s’imagine devoir peut-être déménager ou être déménagé !
Ce choc est d’autant plus puissant que le rêveur a conscience, en regardant le trou laissé par la souche et qui peut le contenir largement, qu’il est lui aussi sorti de cette terre comme cet arbre dont il partage en quelque sorte les même racines. Quel effroi que de constater que ces racines nourricières revêtent avec l’arrachement un aspect évoquant des gorgones ! C’est bien le monde qui l’a fait, qui l’a nourri, en quoi il a cru (de croître et de croire), qui vient de disparaître du jour au lendemain en révélant un aspect monstrueux.
L’évocation de Pompidou peut être indirectement une allusion aux « Chênes qu’on abat » (Malraux à propos de De Gaulle) ; Pompidou ayant été le premier ver introduit dans le fruit du gaullisme pour le pourrir et entraîner sa chute. Ainsi donc, l’arbre abattu (le monde dans lequel le rêveur a cru et placé tous ses espoirs) a été bel et bien victime d’un lent travail de sape qui ne se révèle que brutalement, une fois son objectif réalisé, c’est à dire mis à terre (qu’on pense au travail des termites).
Cependant, le rêve est un grand consolateur. L’apparition des papillons virevoltant, blancs, porteurs de lumière, veut faire comprendre au rêveur, à travers une autre forme spatio-temporelle aérienne faisant pendant à la forme spatio-temporelle chtonienne de l’arbre, que la nourriture se fait aussi dans l’espace par le transfert du pollen et que le rêveur a un autre jardin, celui, immense, de la toile, qui le fait participer au monde en apportant son propre pollen. Il y travaille sans relâche pour apporter la vie, pour maintenir ses lecteurs en éveil, pour remplacer une information d’État devenue infâme. Nous voilà donc réunis nombreux, penché sur son rêve pour y lire les présages de la fin d’un temps et la promesse de l’avènement d’un autre.
H. Dhoukar
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