Forum

Pour poster un commentaire, vous devez vous identifier

Mettre la charrue avant les boeufs... Et s'il fallait négliger Daesh pour le blesser vraiment ?

Article lié : Union nationale contre l'Etat islamique (EI)

Alexis Toulet

  23/11/2015

J'ai plusieurs doutes sur la politique que vous proposez, mais voici le principal : décider des moyens avant même que de parler de la stratégie pour atteindre l’objectif qu’on s’est fixé (« destruction de Daesh »), n’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?

- « Renforcer considérablement, quels qu'en soient les coûts, les moyens humains et matériels de ses forces militaires et de police » ? Peut-être, oui… et peut-être pas. Tout dépend de la stratégie choisie, peut-être nécessitera-t-elle de renforcer les moyens de l’armée ou de la police, et peut-être pas tant que cela. Et quand bien même des moyens supplémentaires seraient nécessaires – lesquels ?
 
- J’ajouterais qu’investir dans le potentiel scientifique et industriel de la France, effectivement affaibli, ne peut que susciter l’approbation. Mais d’une part faudrait-il détailler le quoi, le pourquoi et le comment. D’autre part, cela n’a pas grand-chose à voir avec la lutte contre l’organisation Etat islamique.
 
- Sur le plan international, il est évidemment de bon sens de s’entendre avec les Etats, tels la Russie, avec lesquels nous n’avons en réalité pas de conflit mais plutôt des intérêts communs. Cela dit, il faut se méfier de l’adage « l’ennemi de mon ennemi est mon ami »… il arrive bien tout aussi souvent que l’ennemi de mon ennemi soit, eh bien lui aussi dangereux pour moi.
Je pense ici à l’Iran : n’oublions pas qu’il s’agit du pays qui cherche à établir sa domination directe ou plus sûrement indirecte sur l’ensemble du Golfe, avec ses 60%+ des réserves restantes du pétrole mondial, que cela lui donnerait une influence mondiale énorme qu’il pourrait utiliser contre nous, que pour cela il cherche à rompre l’équilibre plus ou moins stable entre puissances locales hostiles qui l’a endigué jusqu’ici. Et que l’élément essentiel qui joue contre lui n’est autre que… l’Arabie saoudite.
Certes, la Saoudie n’est pas notre amie, et elle aide à l’occasion nos ennemis notamment les djihadistes… mais cela ne signifie pas que nous n’ayons pas d’intérêt commun avec elle.
La politique permettant A LA FOIS de lutter contre le financement des djihadistes qui nous attaquent et de maintenir à long terme l’équilibre des puissances dans le Golfe qui est nécessaire à notre liberté – ou plutôt qui est l’une des conditions pour que recouvrer notre liberté soit envisageable – cette politique ne peut être que difficile et surtout ambigüe, loin de toute position « voici mon allié, voici mon ennemi »
 
- J’ajouterai enfin un doute lancinant que faire la guerre pour éradiquer l’E.I. soit réellement la meilleure option. Car il ne fait pas de doute que c’est précisément ce qu’ils souhaitent – voir par exemple http://www.noeud-gordien.fr/index.php?post/2015/11/22/Un-document-surprenant%2C-la-campagne-terroriste-actuelle-%C3%A9tait-elle-planifi%C3%A9e-d%C3%A8s-2005 Et ils comptent bien gagner cette guerre, en survivant et en profitant de l’affrontement pour renforcer leur recrutement, à mesure des inévitables pertes – j’ai failli écrire massacres – de civils suite aux campagnes de bombardement en cours d’intensification, à mesure aussi des réticences de toutes les puissances disposant d’armées modernes à la déployer au sol pour écraser l’E.I. rapidement et sans trop de dégâts – ce qui précisément les pousse à se rabattre sur davantage de « bombing »…
Et si la meilleure manière de vaincre l’E.I. était, aussi contre-intuitif que cela puisse paraître, de les laisser tranquilles dans leur territoire syro-irakien actuel, aidant seulement leurs voisins à repousser leurs tentatives de conquêtes supplémentaires, leur refusant le renforcement que leur permet la lutte contre tant de puissances coalisées – car ce renforcement est décrit par tous les observateurs, il promet d’accélérer à la faveur de l’intensification des bombardements – et celui que leur permettraient de nouveaux massacres occidentaux en terre arabo-musulmane (rappelons-nous, « Mission accomplished » de l’ineffable GW Bush, c’était il y a une douzaine d’années à peine…), comptant qu’à les laisser « cuire dans leur jus » on les empêcherait du moins de grandir.
Et qu’une fois prises d’évidentes mesures de sécurité dans notre pays – répression de la propagande djihadiste qu’elle soit en face à face ou en ligne, contrôle aux frontières pour lutter contre le trafic des armes, arrestation de nos revenus de Syrie soit pour emprisonnement (les « irrécupérables ») soit pour ré-endoctrinement en « maison de redressement républicaine » – nous aurions surtout intérêt à nous occuper de sujets plus pressants qu’une bande de fanatiques qui ne peuvent que rêver de nous tuer en nombre véritablement important, et accepter les inévitables imperfections de notre protection comme – ma foi, le fait que la vie est imparfaite. Tiens, la vie est courte, si on se faisait un concert, ce soir ?
Difficile à défendre politiquement parlant, car le sang crie vengeance. Et pourtant…

Eveil

Article lié : La guerre, une vocation par défaut

Victor Porto

  23/11/2015

Un livre à lire (malheureusement épuisé) :
"LSD et CIA" de Martin A. LeeBruce Schlain
"Ce livre est un texte essentiel, une explication captivante d'une période unique de l'histoire humaine, quand une minuscule molécule psychoactive a modifié presque tous les aspects de la vie occidentale. " William S. Burroughs. Des années 60 américaines, chacun possède une image plus ou moins floue. Certains pensent aux mouvements contre la guerre du Viêt-nam, aux marches pour les droits civiques, à cette politisation soudaine et radicale de la jeunesse. D'autres évoquent le " summer of love ", l'explosion musicale et artistique, le Grateful Dead ou les Doors. Non content de raconter dans le détail ce que fut cette épopée des Sixties, ce livre révèle tout un pan caché de l'histoire des Etats-Unis. On savait qu'une drogue nouvelle, le LSD, avait joué un rôle moteur dans l'éclosion du mouvement contestataire. On avait également appris que la CIA avait longuement travaillé à la mise au point de cet acide hallucinogène, mais ce que l'on découvre ici, c'est que la fameuse Agence avait de surcroît entrepris sa diffusion à large échelle, notamment sur les campus… Comme le soulignent les auteurs de cette enquête minutieuse - devenue un livre culte aux Etats-Unis -," la grande ironie de l'histoire du LSD, c'est qu'on a employé ce dernier à la fois comme une arme et comme un sacrement, comme un moyen de manipuler le cerveau d'autrui et comme moyen d'élargir le champ de conscience de son propre cerveau. Chacune de ces voies est jalonnée de mille péripéties : d'un côté on a le Secret, la CIA, les expériences militaires sur les hallucinogènes ; de l'autre, l'émergence d'une contre-culture qui devait exploser dans les années 60. ( ... ) L'histoire du LSD est inséparable du récit des espoirs et des illusions perdues de toute une génération. "

Déja en 1951 :
​http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/08-07-2015_339357

"L'affaire du "pain maudit" de Pont-Saint-Esprit débute le 17 août 1951. Pendant une semaine, ce bourg entier du Gard, Pont-Saint-Esprit, est pris de folie.
Ce qui commence comme une banale intoxication alimentaire collective, culmine quelques jours plus tard en des jours de pure folie et des scènes d'hallucinations. Bilan : une dizaine de morts, plus de 300 malades, dont une soixantaine furent internés dans des hôpitaux psychiatriques. 

En 2009, la publication du livre d'un journaliste américain, Hank Albarelli, qui s'intéresse aux expérimentations secrètes de la CIA américaine sur des populations innocentes, met en lumière une théorie que bon nombre d'ex-agents des services secrets accréditent aujourd'hui : le village aurait été victime d'une expérience sur les effets du LSD, menée conjointement par l'armée américaine et la CIA, en pleine guerre froide."

Et à Woodstock  - j'essaie de confirmer et sourcer les opinions de ce site :
http://secretebase.free.fr/complots/organisations/hollywood/woodstock/woodstock.htm

Rien n'est laissé au hasard…

Je ne sais pas d'ou vient ce nom de "captagon" mais il est si parlant : capter/captation.

Rendre prisonnier de…

Aujourd'hui tout se joue entre l'Hypnose/Dépendance et l'Eveil.

 

Le jeune en dormant guérit, le vieux se finit

Article lié : La guerre, une vocation par défaut

perceval78

  23/11/2015

L'époque aura vu des basculements sémantiques importants.

Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;
Or, la porte du ciel s'étant entre-bâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.


En début de semaine on se préoccupait de Vin on est passé au Captagon lien,

Il y a un mois on jetait l'anathème sur les Musulmans pauvres on commence (timidement) à s'attaquer aux   Musulmans riches lien

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.


IL y a peu le Captagon était produit par l'OTAN  , il semble que la production soit passée du coté Djihadiste
lien

Ainsi parlait Booz dans le rêve et l'extase,
Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;
Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,
Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.


Il y a peu les leaders religieux nous proposaient la religion comme solution, maintenant le mot d'ordre semble être : démmerdez vous lien

Immobile, ouvrant l'oeil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été,
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.


Quels seront les prochains développements ? les jeunes cons  sont une source de problèmes lien

Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;
Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l'oeil du vieillard on voit de la lumière.


on va peut être commencer à se préoccuper des vieux cons qui dirigent l'occident depuis pas mal de temps lien

Booz s'était couché de fatigue accablé ;
Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

lien

Le changement c'est MAINTENANT, en veux tu , en voila ...

Article lié : Union nationale contre l'Etat islamique (EI)

perceval78

  23/11/2015

1) rétablir la prééminence de l'état sur les multinationales, on ne traite pas avec Google, Google doit se plier à la loi Française

lien

2) La France doit voter la résolution anti-Nazis, elle s'est abstenue la semaine dernière , honte sur nos politiques !!!

Combating glorification of Nazism, neo-Nazism and other practices that contribute to fuelling contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and
related intolerance

lien
lien

3) Les 15 pays les moins peuplées de l'UE représentent 70 millions d'habitants et ont 15 commissaires à Bruxelles quand la France en a 1, es ce normal ? les Baltes ne jouent pas le jeu, il faut les remettre à leur place ...
lien

Enfin une réaction à la mesure de la situation

Article lié : Union nationale contre l'Etat islamique (EI)

Morbihan

  23/11/2015

A vous lire, je retrouve du Chevènement, comme du Dupont-Aignan, le premier, homme d'état mal reconnu comme tel, le second, homme d'état en devenir?

Réveillons-nous! Quittons cet aveuglement qui nous fait croire au bonheur infini de la mondialisation "universelle", alors qu'elle ne sert que quelques intérêts bien masqués.

Rappelons-nous nos racines. Battons-nous pour les faire vivre. Et acceptons celles des autres. Chez eux.  Loin de l'uniformité bien-pensante style "droits de l'homme", "théorie du genre", bla bla bla… qui ne servent qu'à permettre à Coca Cola et à Mc Do de déverser universellement leurs produits.

Dernier usage de DAESH avant de passer à autre chose?

Article lié : Le chemin-turbo et chaotique vers Armageddon

Frans Leens

  23/11/2015

Effectivement la stratégie de DAESH semble suicidaire. Elle l'est. Son premier usage était le changement de régime en Syrie et la création de l'effroi dans nos chaumières via la télévision. Depuis que les Russes sont entrés en piste, impossible pour eux de gagner en Syrie même avec tout le soutien possible de leurs sponsors (US an co). Ils vont être inéluctablement détruits. L'effroi en Europe et ailleurs, c'est pas très cher, un bombe dans un avion, deux autres à Beyrouth et quelques coups de Kalachnikov à Paris avec suicide des auteurs, toujours pratique pour ne pas avoir à leur poser des questions. Après cela, DAESH out.
L'effroi peut servir à passer à une autre phase en Syrie, que la France mobilise l'OTAN pour que les Turcs et d'autres puissent finir le boulot en Syrie à la place de DAESH. Ce sera alors la confrontation avec les Russes que quelques fous-furieux à Wachington attendent. C'est dans les mains de Hollande. Avec lui, le pire est toujours l'option première. Va-t-il plutôt s'allier aux Russes? C'est la question de la semaine.
En attendant, à Bruxelles, c’est football panique, ou l’hyper paranoïa, comme vous l’écrivez.
J’apprends le Russe, cela me permettra de pouvoir discuter directement avec des gens qui n’ont pas du yaourt entre les oreilles.
 

Science contre Armageddon

Article lié : Le chemin-turbo et chaotique vers Armageddon

Jean-paul Baquiast

  23/11/2015

La réponse belge aux craintes d'attentat consistant à suspendre pendant 3 jours toute vie sociale à Bruxelles, capitale de l'Union européenne, ne peut qu'encourager la démence destructrice de ceux qui s'engagent individuellement ou collectivement, dans une guerre kamikaze contre ce qui n'est pas l'islam radical.

 Comment ne pas imaginer que voir reconnaître à quelques terroristes, sinon un seul d'entre eux, un tel pouvoir, ne pourra pas susciter de nouvelles vocations dans tous les esprits visant le triomphe définitif d'Allah contre le guerre qu'il mènerait contre les « faux dieux ».

Vous avez raison d'indiquer que dans beaucoup d'esprits restés enfermés dans des conceptions bibliques du monde, fussent-ils musulmans, le temps pourrait être arrivé de l'Armageddon . L'Armageddon est un terme désignant le lieu symbolique du combat final entre le Bien et la Mal.

Aujourd'hui ce sont les musulmans exaltés qui reprennent ce terme pour désigner une lutte finale contre les Croisés, les non-musulmans et les musulmans trop tièdes. Il y a tout lieu de croire que ceux qui acceptent de faire exploser leur corps terrestre dans une telle lutte sont inspirés, non seulement par des drogues diverses, mais par ce qu'il faut bien appeler un combat millénaire des religions contre les Lumières. Ils espèrent ainsi rejoindre très vite le Paradis d'Allah. Leur donner le spectacle d'une ville morte, fut-ce que durant quelques jours, ne peut que les inciter à rejoindre dans la lutte ceux qui y ont perdu la vie.

D'autres réponses
Paris et les Français en général, bien que frappés par les attentats et pouvant en craindre d'autres, ont eu raison, contrairement aux Belges, de maintenir une vie normale. Ils ont ainsi montré qu'ils ne se laissaient pas impressionner par quelques illuminés. Dans le même temps, les autorités et les citoyens eux-mêmes ont raison en renforçant les mesures de prévention et de répression. Mais la réponse n'est-elle pas un peu courte dans la mesure où elle semble encourager la consommation débridée, le capitalisme libéral et finalement une civilisation n'offrant aucune perspective de dépassement individuel et collectif.

Il serait urgent au contraire de rappeler les valeurs chrétiennes ou athées qui incitent les hommes à se dévouer pour le bien commun, fut-ce dans certains cas, comme les policiers et militaires, en y laissant la vie. La pratique d'une recherche scientifique ardue et rarement récompensée au plan matériel devrait constituer l'une de ces valeurs. Le remède n'est malheureusement pas accessible à tous, vu les lacunes de l'enseignement public notamment dans les banlieues.

C'est cependant dans cette voie, je pense, que la société européenne pourrait démontrer le caractère de psychose collective que constitue encore la tentation de l'Armageddon
 

Ironie ?

Article lié : Union nationale contre l'Etat islamique (EI)

Odile F

  23/11/2015


Étonnant article, j'avais l'impression de lire l'un des medias « classiques » plutôt que Dedefensa !
Finalement, à la troisième lecture, je l'ai lu au second degré, cela commençait à faire sens.

Cette partie, considérée comme ironique, devint en effet particulièrement savoureuse : « Au plan européen, convaincre l'Union européenne (UE) et les Etats membres de la nécessité pour la France de telles politiques, quelles qu'en soient les conséquences, notamment en matière de dette. Il faudra par ailleurs les inciter à faire de même en ce qui les concerne, de façon à obtenir des politiques européennes communes. En cas de refus – ce qui serait inconcevable – la France, sans rechercher à sortir de l'UE, devra se résoudre à ne pas appliquer les points des traités européens l'empêchant de mener cette politique de défense. »

Le futur n'a pas de manettes

Article lié : Le viol de la cité

Yodalfo M.c.

  22/11/2015

«...permettront à ceux qui sont véritablement aux manettes / seront adoptées sous peu, la tension montera 
déclanchement d’un véritable conflit régional.  / voudront intervenir   / reconfiguration de l’ensemble européen pourra démarrer.»


Je suis horrifié. 
Historien, je croyais jusqu'ici ...
Or, nous sommes en pleine science-fiction. Comment peut-on ainsi commenter des faits "futurs"? 
Comment peut-on, en plus , résumer la quête de sens au désordre du monde, aux agissements de ceux qui sont «aux manettes» ? Comme si leurs machinations -s'il y en a- étaient assez puissantes pour pourrir le cerveau des jeunes sans que le terreau ne soit déjà fertile? Jeunes des banlieues, certes, mais autant de St Denis que de Tunis ou Amman? Performance psycho-pathologique!
Comme si certains auteurs pouvaient  assurer que, eux, ils connaissent «véritablement» la réalité! On passe dans le mystique, là. Probablement les médias du monde entier vont-ils conspirer pour les réduire au silence - et cela sera interprété comme une preuve de leur véracité...
Comme si, enfin, les stratégies manipulatrices que l'on dénonce, étaient effectivement capables de réussir à nous manipuler à chaque fois.

Alors, permettez-moi de suggérer une autre vérité.

Les USA dans leur ignorance crasse et leur aveuglement stupide ont armé des intégristes! 
-En effet! Quelle surprise! Un complot? 
Ils faisaient déjà ça il y a cinquante ans avec les "Frères Musulmans" quand Nasser fricotait avec l'URSS! ils ont toujours utilisé des 'barbares utiles" contre des barbares hostiles. Les Talibans contre Brejnev. Les "Contras" contre les guerrillas. Quoi de nouveau? 
Tout d'un coup, avoir soutenu "El Baghdadi" serait la preuve d'une stratégie planétaire d'asservissement, ces «mécanismes de l’ingénierie sociale » concerté aboutissant àla destruction de la Cité? Non. C'est leur méthode.
Certes de telles dynamiques existent. Mais elles ne marchent pas forcément: on se souvient de l'AMI? Quel échec! (https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_multilat%C3%A9ral_sur_l%27investissement)
Cette arrogance des USA, l'hybris de pouvoir et le mépris envers les universitaires qui les auraient avertis, justifie pleinement que les-dits 'barbares utiles' se retournent contre ceux qui ont cru les instrumentaliser, à long terme. En effet, le long terme est inaccessible aux politiciens américains. Peut-être est-ce dû à leur origine, souvent dans les entreprises, où les calculs de rentabilité ne  les y préparent pas.

Bref, il est décevant que, sur un site où le désordre et la crise constituent le fondement des contributions, un texte vienne proposer des analyses «véritablement» révélatrices, démontrées par des faits qui ne se manqueront pas de se produire - ... ou pas. 

L'imbécillité dominante est la principale responsable de cette volonté de restituer une cohérence dans ce qui n'en a plus, de cette quête de sens, ou de cette (vaine ) recherche de responsables nominatifs bavant de plaisir les mains sur les « manettes»!

Pour ma part, telle est la seule vérité que révèle le Réel: l'insuffisance de nos élites, et la faiblesses des représentations (mentales) dont nous sommes capables, nous tous.

'Analyse '.

Article lié : Pessimisme et antidépresseur...

Christian Feugnet

  22/11/2015

Juste un mot pour appuyer Claude Huat . La maniaco-depression s'est présentée à moi par la connaissance de quelqu'un diagnostiqué comme tel par la médecine .
Le schéma présenté par C Huart cossespondt tout à fait .
En outre il développe et étend à une maniére de leguer patrimoine et/ou pouvoir , la violence : meurtre , chantage moral , maladie mentale ; et l'étend sociologiquement . Dans ces affaires on ne peut avoir que des présomptions d'où les guillemets à 'Analyse' .
Si l'on veut une illustration de l'importance de la mort des autres on l'a me semble t il avec Antigone et la sépulture de son frére , tous çà dans la méme famille que celle d'Oedipe .
La violence s'étend à la maladie mentale , depuis le suicide de Van Gogh , et ses tableaux à millions de $ , dans une famille de marchants d'art , il peut étre tentant de se crucifier par maladie mentale . Présomption du génie par la pérsecution sociale intéressée .

maniaco-dépression

Article lié : Pessimisme et antidépresseur...

Claude Huart

  22/11/2015

Vous décrivez la dépression comme le contraire de la manie alors que Freud en a donné une lecture inverse.
Dans « Deuil et mélancolie », Freud résume la plongée dans le gouffre mélancolique ainsi : « L’ombre de l’Objet tombe sur le Moi ». Il explique la manie comme une défense contre la mélancolie : son inversion. La tristesse est transformée en euphorie, l’impuissance en toute-puissance, la culpabilité en inculpabilité par la force du déni.
La question de l’origine de la maniaco-dépression se résume à la nature et à l’origine de « l’ombre ».
La nature de l’ombre est la culpabilité. Son origine est transgénérationnelle. L’ombre est celle de la culpabilité d’un ascendant qui n’a pas payé lui-même le prix de son crime. Bien au contraire, cet ascendant criminel a laissé dans la généalogie une trace mythique comme un modèle idéalisé : le prédateur changé en héros par la narrative familiale.
Le prédateur héroïque est un pervers narcissique. Son effet dans la dynamique familiale est de créer une fusion groupale de type sectaire. Son effet sur les individus est de deux types. Le pervers des familles engendre deux types de structures mentales :
- le rebelle porté au soupçon à l’égard de toute « vérité » officielle dans laquelle il dénonce le « virtualisme » en action. Il va grossir les rangs des « antisystèmes ».
- le conformiste, dont il existe deux sous-groupes :
      - le premier type prend en charge la culpabilité (l’ombre) sous forme maniaco-dépressive. Ce sous-groupe comprend les plus nombreux, encore que la souffrance manifeste de quelques-uns soulage l’inconscient du plus grand nombre grâce au mécanisme du bouc-émissaire.
     - le second prend en charge la faute en la reproduisant, devenant prédateur à son tour. Ce sous-groupe constitue la minorité des pervers de pouvoir qui oppriment le Monde par tous les moyens disponibles.
La dynamique familiale fusionnelle caractérise l’incestualité : inceste moral sans passage à l’acte sexuel mais le favorisant éventuellement. L’incestualité se caractérise par l’inversion du sens de l’existence. Alors que dans une famille saine, la famille promeut l’émancipation des enfants afin qu’ils déterminent leur propre destin et construisent le Moi propre, dynamique de séparation par laquelle la famille accepte sa propre mort, dans la famille incestuelle, les enfants sont asservis au culte du narcissisme groupal tout-puissant au prix du sacrifice de leur propre destin et de leur propre Moi.
En résumé, la famille incestuelle maniaco-dépressive est le produit de l’auto-engendrement du pervers narcissique de même que notre civilisation crisique est le produit de l’auto-engendrement de l’oligarchie capitaliste mondialisée.
Cf Paul-Claude Racamier : « le génie des origines »
 

Optimiste oui, mais... c'est dire !

Article lié : Pessimisme et antidépresseur...

Alex Kara

  21/11/2015

Il y a en effet de l'optimisme lorsqu'il s'agit de cette incessante incantation libératoire pour la Grande Crise d'Effondrement du Système, pour que cesse cette folie. Cet effondrement serait en effet salutaire, bien que d'une dimension inimaginable.

Mais il y a pire ! On peut en effet considérer que la crise actuelle n'est pas une crise d'effondrement mais une crise de mutation. La révolution techno-scientifique est en marche, c'est juste de l'ancien monde dont on se débarasse, et les jeunes générations de piaffer d'impatience.

Il faudrait alors considérer que l'on franchisse des niveaux d'infamie terrible, jamais même considérés par les auteurs classiques. De l'usage des intelligences artificielles, des robots sexuels pour hommes et femmes qui ne se côteoiront plus, l'ubiquité de psychotropes et de realités-illusions vues à travers divers appareils, des appareils pour sonder la pensée et les rêves et peut-être même les reprogrammer… Le champ des possibles de cesse de s'accroître, dans la plus mauvaise évolution possible. On rira bien des maldresses grossières des 9/11 et des11/13 , comme aujourd'hui on se gausse des effects spéciaux des années cinquante, lorsque ce sera la guerre des narratives entre groupes dont on ne saura rien, et surtout s'ils existent pour de vrai - ou pas.

Ce monde infâme serait alors en effet celui du Malin, celui qui nous déshumaniserait tellement qu'on ne pourrait plus revenir en arrière et vivre concrètement sans lui. Il faut alors penser aux ratios terriblement restrictifs de l'Ancien testament, lorsque d'infimes poignées d'humains échappent à l'effondrement d'immenses sociétés ou entreprises inhumaines (et tous les autres y passent, eux…)

Donc oui on peut être bien plus pessimiste, mais aussi se dire : bon, et pour ma pomme, ça change quoi ?

Si on commence à mieux revivre, c'est la voie ouverte pour d'autres, c'est la vie invaincue. C'est aussi l'idée finale du film québéquois "L'âge des Ténèbres", qui est à la fois terriblement dépressif mais aussi libératoire - c'est la constante mais difficile libération d'un homme hors du système infernal.

Que maquille cette dénomination générique Pi.R.AiKSS.iTaeL ? FAyRi Tale ?

Article lié : Pessimisme et antidépresseur...

François Jéru

  21/11/2015

En référence : Vénus de Praxitèle de [ . . . ]
—————————————————————————————-
Les sculpteurs dits "PR.AXiTeL" sont au moins quatre.
La sculpture la plus digne et élégante est probablement en aval ou 'à gué" de ceci
https://en.wikipedia.org/wiki/Seven_churches_of_Asia
et point du tout des Pirateries de la Mer Egée.
Dans l'attente de vous lire. Bien cordialement

SHI DO BU NAN

Article lié : Pessimisme et antidépresseur...

perceval78

  21/11/2015

Il nous avait totalement échappé que Philippe Grasset, que nous apprécions fort, était optimiste ...

L'hypothèse du contre-feu est très intéressante ... 

SHI DO BU NAN
La plus haute voie n'est pas difficile, mais il ne faut pas choisir ... Zen et Arts martiaux

Broyons du noir .

Article lié : Pessimisme et antidépresseur...

Christian Feugnet

  21/11/2015

Allons bon ! Vous voilà maniaco-depressif , rien que çà .
Si cela peut vous rassurer , à aucun moment , je ne vous est perçu comme optimiste , au contraire , c'est à mon avis nécesserairement votre lot que le pessimisme , si votre matiére est la communication du systéme ., mais peut étre est ce le contraire , vous voulez étre pessimiste et vous avez pris ce chemin de croix . Egoistement je ne vous le reproche , j'apprécie , cette façon , qui est à l'opposé de ma démarche .
Votre pessimisme nourrit mon optimisme . Pour moi un contraire ne va pas sans l'autre une bouteille est en méme temps à moitié pleine et à moitié vide , celà dépend de nos désirs .
Régis Debray n'est pas vraiment de bonne foi avec Nietsche , Nietsche avant d'écrire et pendant tapait dans les murs et les portes et écrivait comme un boxeur , c'était sa maniére de danser , et son anti-dépresseur , Nietsche a cultivé son moral tant qu'il a pu et ce qui la terrassé à mon avis , c'est plus son entourage proche qu'il ne pouvait taper , que sa syphillis . C'est ce que Derrida aurait pu lui répondre , avec plus d'à propos . 
Prenons un peu plus de recul , le Christianisme , peu importe la réalité de Jésus ou non fut l'expression d'un optimisme d'un progrés , et à juste titre , c'est le début de la fin de l'esclavage . Jésus a effectuvement sauvé le monde .
Cependant ce n'est pas terminé , et on a perdu quelque chose entre temps . Tous n'était pas mauvais dans le 'paganisme' . Un jour je suis tombé sur une statue de Vénus , pas celle de Milo , je crois bien qu'elle était de Praxitéle , tout autre chose ...De cette statue émanait de cette femme représentée , une classe qui s'imposait au sens moral du terme , et c'était plus cette classe que les canons esthétiques qui en faisait la beauté . C'était manifeste . Aucune postérieure représentaion de la Vierge ou de la femme ne m'a laissé cette impression .
Cette oeuvre ne pouvait n'étre que d'imagination .
Ce que je veux dire , c'est qu'il existe une réelle dégradation mais que tout autant , la moyenne disons a progressé et donc qu'on ne peut exlure que cette classe que j'ai intr'aperçu un jour ne se généralise .
Ceci dit je peux comprendre , par là , qu'on veuille ne s'en tenir qu'au pessimisme . Sinon faut changer d'anti-dépresseur . Mais vous me semblez bien étre dans le réel , faut faire attention à ce qu'on prend .