Christian Feugnet
13/02/2017
La planche à billets çà va encore marcher dare dare . Ils ont ( on va dire Trump ) compris qu'ils avaient dépassé quelques limites , ils réajustent , tout au moins ils tentent de le faire , se disant qu'ils ont encore du mou , pour le faire . Alors çà s'éclaircit quelque peu , calmer le Pentagone , ou plutot le complexe , lui donner un os quand méme , l'Iran , la Chine ....
Pour l'essentiel , c'est pas le retour de l'Etat , en sa possibilité , peu probable d'intéret général , c'est d'autres lobbys plus "réalistes" , en l'occurence Goldmann Sachs . Tout continue , en mieux ajusté , enfin autant que possible , parce que pour ce qui du bordel comme ne dit pas Ph Grasset , çà s'arrange pas , au contraire . C'est comme çà avec des lobbies , s'il n-y a rien pour les gouverner , y en a un qui tire à gauche , l'autre à droite , des fois en méme temps , des fois tour à tour , et encore on est dans une configuration ultra simple . Alors on est comme le héros d'Aghata Christie
Hercule Poirot , qui déjà n' a rien pu faire pour les empécher de nuire , sans toujours le méme succés pour résoudre l'énigme . La tentation est grande alors de laisser tomber le politique proprement dit , le laisser aller à son triste sort .
Ni Ando
12/02/2017
Un point de vue russe sur le désordre en cours, qui reste assez général, mais confirme ce qui était déja visible avant l'avénement de D. Trump. La prise du pouvoir par Trump est bien sûr la conséquence d'une évolution passée beaucoup plus que le signe de ruptures à venir dont sans doute même Trump a des difficultés à prévoir le moment et la nature.
La politique russe vers l'Asie et la prise de distance à l'égard du bloc BOA remonte à 2005. C'est une politique du temps long. Il s'agit d'une décision stratégique qui prenait acte des grandes évolutions tectoniques alors en cours et qui sont loin d'être achevées. Ce qui crée la difficulté c'est que les Etats-Unis n'ont pas de politique du temps long, juste le besoin de se rattraper aux branches d'un pouvoir qui fond inexorablement.
http://eng.globalaffairs.ru/pubcol/A-view-from-Moscow-18573
jc
12/02/2017
Je suis en train de lire le tome II de "La Grâce de l'Histoire" et je m'aperçois que le concept d'inversion
apparaît central dans la vision qu'a PhG de la métahistoire, de l'Histoire.
(Sans rien dévoiler de ce qu'il dit, il y a, selon moi, un temps fort à ce sujet p.86).
Pour moi (et pas que!), nous arrivons actuellement à la fin de quelque chose.
- Ce peut être un effondrement qui laisse le monde chaos-debout*, c'est ce que nous a prédit Margaret Thatcher (TINA);
- Ce peut être la fin d'un cycle et donc le début d'un nouveau, une transition de phase, comme disent les physiciens.
Dans la deuxième hypothèse les physiciens nous disent qu'il y a une hiérarchie dans la catastrophe que constitue dans tous les cas une transition de phase: il y a des transitions abruptes et des transitions lisses, continues.
Dans l'hypothèse d'une transition abrupte, d'une inversion brutale de quelque chose, quel pourrait être ce quelque chose.
L'un des exemples physiques les plus simples de transition abrupte est le passage de l'eau liquide à la glace ou de l'eau liquide à la vapeur d'eau.
On sait, en consultant par exemple Wikipédia, que l'on peut maintenir de l'eau liquide à nettement plus de 100 degrés Celsius et à nettement moins que 0 degrés Celsius: il suffit d'une pression plus élevée que la pression atmosphérique. On sait également que la transition de phase s'effectue lorsqu'on introduit où apparaît spontanément un germe de la nouvelle phase (bulle de vapeur dans un cas, cristal de glace dans l'autre). Et, pour terminer, on sait que la transition sera d'autant plus abrupte (éventuellement dangereuse) que l'on se sera écarté des températures normales de changement de phase.
Notre situation sociale actuelle est mauvaise, tout le monde le sent. Mais nous restons dans l'état où nous sommes en retenant notre souffle tant que nous ne savons pas comment notre société va évoluer, TINA oblige. La tension sociale, la pression, monte, mettant de plus en plus les citoyens dans l'état psychologique "tout sauf cette souffrance insupportable, et tout de suite" (état psychologique qui peut rapidement mener au désastre si, par exemple, un charismatique tribun à moustache et mèche pendante passe à proximité).
Voit-on apparaître des bulles ou des cristaux "sociaux" qui nous indiquent vers quelle transition de phase sociétales on se dirige probablement.
J'en vois trois.
- L'un assez ancien, qui remonte au début du XXème siècle (suffragettes anglaises) qui concerne la place de plus en plus importante de la femme dans la vie publique, la société civile, avec toute récente accélération brutale aux USA avec une importante manifestation féminine anti-Trump.
- Le deuxième plus récent (post 2008) qui voit des tentatives de court-circuiter la finance internationale (food-stamps aux USA et maintenant, paraît-il, en Grèce, tentative d'instauration de monnaies d'échange, de troc, bitcoin, etc., MLP annonçant qu'elle allait (r)établir une monnaie nationale en restant dans l'Euro.
Le troisième, tout récent, étant la réinstauration par Trump de barrières douanières (voire de barrières tout court!).
Compte tenu des points 2 et 3, j'entrevois la possibilité d'une transition de l'économie marchande actuelle (la chrématistique d'Aristote) vers une économie domestique (l'oeconomia d'Aristote), économie domestique (mondialisée) qui peut être gérée en "bon père de famille" ou en "bonne mère de famille".
Compte tenu du point 1 et de la façon dont je vois évoluer les religions, je la vois plutôt du type "bonne mère de famille".
* I like!
jc
12/02/2017
Nominalisme.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Nominalisme
Le nominalisme est un penchant naturel pour le logocrate ("l" minuscule).
"Les nominalistes rejettent la conception idéaliste platonicienne (nommée aussi réalisme dans la thèse : universalia sunt realia ante rem) selon laquelle ils ont une existence immanente a priori, et lui oppose que ces universaux sont définis essentiellement par leurs noms(« nomina »). "
Cette citation montre que PhG n'est pas, surtout pas, un nominaliste (tel Hobbes, "l'homme est un loup pour l'homme").
J'ai déplié mon divan psychanalytique pendant plus de cinq ans sur le blog du médiatique Paul Jorion, anthropologue de formation initiale, cultivé, curieux de tout, économie, philosophie, intelligence artificielle, etc. J'ai été attiré par son blog parce que non seulement il a lu Thom, mais, chose rarissime, il a utilisé ce qu'il a lu (et j'ai fait du prosélytisme pour l'œuvre de Thom, pendant toutes ces années). D'une part en tant qu'anthropologue où il a reconnu dans les populations Xwéda du Bénin un fétichisme(?) où il a reconnu les sept catastrophes élémentaires de Thom, d'autre part dans son "Principes des Systèmes Intelligents" (qu'il considère comme ce qu'il a produit de plus élaboré) où il utilise le concept de "chréode" (dû à l'embryologiste Waddington, concept mathématisé ultérieurement par Thom) pour implanter son logiciel ANELLA d'intelligence artificielle.
L'approche de son PSI est clairement nominaliste (auto-organisation d'un univers de mots). Et on voit que ça bloque (à mon avis bien entendu), du côté du chapitre XIII, où il avoue qu'il n'existe pas de théorie de la signification*, et donc que ce qu'il fait n'a pas de sens, qu'il manque le pendant sémantique à la partie syntaxique" (tout à fait intéressante, autant que je sache, c'est-à-dire bien peu, car originale, sortant des sentiers battus) développée dans le douze chapitres précédents.
Jorion n'est pas nominaliste seulement dans PSI. Il l'est tout le temps (et donc, sur ce point, est cohérent). Dans son deuxième bouquin phare "Comment La vérité et la réalité furent inventées" il se mesure à Thom:
Thom: "La Physique est une magie contrôlée par la géométrie";
Jorion: "La Physique est une religion contrôlée par des noms communs".
Plus nominaliste que Jorion tu meurs!
De façon là aussi très cohérente Jorion est antiplatonicien et son dernier bouquin est un brûlot contre Platon (pas du tout convaincant à mon avis), alors qu'il est à la gloire d'Aristote (vu par Jorion puisqu'il le qualifie de nominaliste!).
Là où, à mon avis, Jorion n'est pas cohérent, c'est qu'il se trouve, en tant que nominaliste, avec le Systémiste-en-chef Hobbes, alors qu'il le combat farouchement par ailleurs.
Pourquoi dis-je tout ça?
D'une part parce que j'ai envie de dire ça sur Jorion et qu'il n'est pas question, par correction, que je le dise sur son blog.
D'autre part parce qu'il représente typiquement le penseur-Système qui essaie de combattre le Système de l'intérieur. Voué à l'échec à mon avis, et là je ne pense pas que PhG me contredira.
Enfin parce que son approche est, toujours à mon avis, typique de toutes les approches purement nominalistes: les nominalistes ne sont pas de véritables Logocrates, ce sont des Logocrates (parfois subtilement) faussaires.
Et c'est, à mon avis, au fond le reproche que l'on peut faire aux informaticiens. Pour Thom en effet "c'est la géométrie qui évite le décollage sémantique de l'algèbre" donc , en particulier, des logiciels informatiques trop volumineux. Décollage sémantique qui empêche peut-être justement le F-35 de décoller.
* ce en quoi il n'a pas lu (ou mal lu) Thom.
jc
12/02/2017
Dieu nécessaire pour bien penser?
C'est ce que préconise PhG.
Pour un matheux la question est: l'infini est-il nécessaire pour un mathématicien?
Pour moi la réponse est "oui". Précisément parce qu'un mathématicien qui limite son horizon en refusant de penser l'infini s'appelle un informaticien.
Comme Dieu pour le penseur "classique", l'infini apporte au mathématicien une cohérence impossible à obtenir sans.
Sans l'infini ce qui reste des mathématiques est ce qu'on appelle la mathématique combinatoire: on se donne un ensemble fini, des règles, et on se pose des questions, des devinettes, auxquelles on tente de répondre. Ainsi le Sudoku, le Rubik's cube. Parfois par essais-échecs, parfois par pur raisonnement, souvent par une combinaison des deux, on trouve la solution, on est content. Mais souvent on est frustré, on a résolu le problème, on sait comment ça marche, mais on ne sait pas pourquoi ça marche.
Et, parfois, la réponse au pourquoi est donnée grâce à l'infini. Un cas typique est le théorème de classification des groupes simples finis:
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Classification_des_groupes_simples_finis
Voir aussi le court et limpide "A quoi sert l'infini en mathématiques" de Patrick Dehornoy:
http://www.math.unicaen.fr/~dehornoy/Talks/DymRouenS.pdf
Il y a deux sortes d'infini en mathématiques: l'infini de l'arithméticien, le "etc." du 0,1,2,3,..., etc.
et l'infini du géomètre, le continu.
L'infini du géomètre a une importance considérable, beaucoup plus, selon moi, que l'infini de l'arithméticien. Car c'est l'infini du géomètre, c'est le continu qui assure l'intelligibilité, c'es la géométrie qui donne son sens à l'arithmétique.
Il n'est pas inutile, à ce point, de quitter les mathématiques et de revenir dans la vraie vie. Par les correspondances arithmétique-forme-verbe et géométrie-matière-chair. Au flair (je n'y connais rien en religions), je vois les trois religions monothéistes comme des religions du Verbe, des religions Logocratiques et masculines.
Je suis en train de lire la partie "Christianisme" du tome II de "La Grâce*". Et j'y apprends que pour PhG le Catholicisme est mal en point, et ce depuis fort longtemps. Pourquoi ne se convertirait-elle pas en une religion matérialiste et féminine, Dieu devenant Déesse, La Mère Nature, à la Spinoza?
* A lire absolument
jc
12/02/2017
J'ai repéré je ne sais où sur le site cette phrase que j'ai trouvée sublime (mais malheureusement hors contexte) que je restitue ici approximativement: "Il faut reconstruire la pensée comme jadis on bâtissait les cathédrales".
Et, avec mes idées thomiennes (j'adore les oxymores), j'ai aussitôt glosé sur la rationalité thomienne, rationalité topo-logique, différente de la rationalité basique, de la rationalité-Système (en gros ce qui reste de l'organon aristotélicien après laminage par le Système -Boole, Frege, la rationalité des ordinateurs, etc.-). Dernier en date: la séquence naissance-vie-mort traduite en
- dynamique de gradient-source,
-bifurcation (de Hopf),
- dynamique cyclique (hamiltonienne),
-bifurcation again,
-dynamique de gradient-puits.
Mais je suis actuellement en train de lire le chapitre "Cathédrales" du tome II de "La Grâce"* et je m'aperçois que j'ai peut-être fait un contre-sens.
Il m'apparaît en effet à la suite de cette lecture que PhG veut dire par cette phrase qu'il faut absolument faire une place à Dieu dans nos pensées si nous voulons penser correctement. (Et PhG de détailler sa méthodologie p.103, en grassant -Grasset adore grasser-) "presqu'avec l'état d'un athée s'il le faut")
Finalement ce contre-temps, ce contre-sens, ne me dérange pas, au contraire. Car pour un matheux, Dieu c'est l'infini, et l'infini, le matheux joue (les mathématiques sont un jeu) avec tous les jours.
* A lire absolument!
jc
12/02/2017
1. Le Système est l'organisation sociale définie par les principes suivants:
- l'homme est un loup pour l'homme
(Struggle for life);
- In gold we trust.
Il s'agit donc d'une société individualiste dont la cohésion, l'homéostasie, est structurée par l'argent. (La loi est la loi de l'argent; tout contrevenant, individu comme nation, est interdit bancaire, est excommunié).
2. L'anti-Système est l'organisation sociale définie par les principes suivants:
- l'homme est un animal social;
- In God we trust.
L'homéostasie de la société est donc ici doublement assurée, spirituellement et temporellement.
Spirituellement par une communauté de croyance et temporellement par une communauté de parenté.
Selon moi, au jour d'aujourd'hui*, Trump est plus que jamais l'archétype du Système selon cette définition. S'il a parfois des attitudes antiSystème, je suis convaincu que c'est par "business as usual" (la version soft du "struggle for life"), c'est parce qu'il doit s'appuyer sur son électorat (Sénat, Chambre, etc.).
Ce que fait actuellement Trump c'est de rameuter ses vraies troupes, à savoir le troupeau Système, les aveugles hyperactifs, les hypertrophiés rationalistes-déments, les hystériques affectivistes, les militantistes du paroxysme sociétal, bref les Clinton et les Mc Cain, en les ramenant aux fondamentaux qui ont fait la force des USA et la feront, selon lui, encore.
* Demain est un autre jour, seuls les cons ne changent pas d'avis.
Christian Feugnet
11/02/2017
Je le souhaiterai . Pour les Américains et le reste du monde çà eclaicirait les choses une fois pour longtemps , c'est comment que tu veux vivre ? C'est comme çà ? Alors t'es prét à mettre ta vie en balance pour çà , à soufrir ? Je crois que c'est vraiment trés optimiste , aprés 250 ans de conditionnement à la
lacheté envers ses femmes , ses enfants , ses parents , etc ...Mais c'est pas interdit de réver que le Monde et la Vie soit enfin sauvés .
jc
11/02/2017
Je voudrais ici partir de la métaphoredéveloppée par PhG dans billet que je ne retrouve plus et que je reformule ici à ma sauce
[Après le 9/11 l'adolescent, l'adulte mal fini* Bush, lance en représailles une flèche en direction de l'Islam radical. L'adulte Obama, mesurant les inconvénients de la chose, fait tournoyer la flèche. Le vieil enfant Trump (qui n'a peut-être jamais été adulte) relance la flèche en sens inverse de Bush.]
pour tenter d'imiter l'inimitable PhG à coup d'intuition haute.
Adolescence (potus1), adultie (potus2), vieillesse (potus3).
* Dans le Sud de la France mal fini=idiot.
Le matin on met en route la machine à vapeur, on fait monter la température et la pression (phase1) jusqu'aux conditions cycliques (cycles de Carnot) d'exploitation (phase2), le soir on éteint tout, laissant retomber la température et la pression (phase3).
La phase2 est possible parce que dès le changement de phase s'activent divers régulateurs qui régulent température et pression permettant l'exploitation. Le plus connu (car le premier découvert) est le régulateur à boules.
Quel est l'analogue des boules dans l'analogie avec le développement humain masculin? La réponse est évidente: les testicules. Le changement de phase 1-2 est la puberté, celui 3-4 l'andropause.
Pour qu'une globalisation fonctionne il faut un langage véhiculaire, commun aux innombrables babils babéliens vernaculaires. En Europe ce fut le Latin, puis, un temps, le Français, puis l'Anglais, qui est d'ailleurs aussi actuellement le langage (Globish) de l'économie et de la diplomatie mondialisée.
L'inconvénient de, disons, l'Anglais, c'est que c'est la langue du maître US, maître de l'instant qui impose sa vision du monde globalisé. C'est à mon avis un vice rédhibitoire. What else?
Hegel a dit de Pythagore ("Tout est nombre") que c'était le premier maître de l'universel. Il est de fait que le langage du nombre, de l'arithmétique, est un langage universel, et c'est même, selon moi, la source de tous nos ennuis: il y a des siècles que les financiers ont tissé à leur profit une toile mondialisée dans laquelle nous sommes englués.
Si le langage de l'arithmétique est un langage universel, alors celui de la géométrie et, en général, celui des mathématiques aussi.
Il y a quelques siècles Leibniz a émis l'idée de la possibilité d'existence d'une caractéristique universelle:
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Calculus_ratiocinator
idée réalisée partiellement par les ordinateurs (qui ne peuvent cependant
décider de tout énoncé arithmétique, incomplétude oblige) qui permettent une certaine arithmétisation de la pensée (intelligence artificielle, robots, transhumanisme californien, etc.).
René Thom pense qu'une certaine
géométrisation de la pensée est possible, permettant de faire faire d'importants progrès à l'intelligence artificielle et surtout à l'intelligibilité ("une image vaut mieux que mille mots" disait Confucius).
Avec cet objectif en vue il propose d'introduire progressivement le langage mathématique dans les langues vernaculaires, l'avantage étant double, la précision d'une part, l'universalité d'autre part. Illustration.
Les dynamiques de phase1 et phase3 sont de dynamique de gradient (on va droit devant soi en suivant la plus grande pente, à partir d'une source en phase générative, vers un puits en phase corruptive). La dynamique de phase2 est une dynamique cyclique, appelée savamment hamiltonienne. Les changements de phase (1-2 et 2-3) sont ce que les matheux appellent des bifurcations de Hopf.
Voilà, je crois, un schéma de base applicable dans un très grand nombre de situations, schéma qui structure solidement la pensée, et que je verrais bien aller dans le sens du sublime "Il faut reconstruire la pensée comme jadis on bâtissait les cathédrales" de PhG.
Il s'agit bien entendu d'un schéma de base qui doit être affiné. Ainsi pour les animaux, la première phase n'est autre que la phase embryologique, avec ses étapes (clivage, gastrulation, organogénèse, je recopie Wiki!), avec des dynamiques de gradient distinctes (vraisemblablement choisies parmi les catastrophes élémentaires de Thom) entre lesquelles s'intercalent sans doute des dynamiques hamiltoniennes (de type cycle de Krebs?).
Et je ne vois pas pourquoi il n'en serait pas ainsi pour l'Histoire en général et, en particulier, pour la naissance, la vie et la mort des civilisations.
François Jéru
10/02/2017
« La vérité est que, si l'on dit cela et que l'on songe à reculer, l'on choisit la mort de soi-même. »
————————
Je l'avais lu; la phrase m'avait frappé ... très bien trouvé
je n'y avais sans doute jamais pensé. Il est possible que la pensée vienne après l'action, des années d'action . . . à "voir" si . . .
jc
10/02/2017
Si Grasset s'était appelé Roulot il aurait appelé son bouquin non pas "La Grâce de l'Histoire" mais "Le Rouleau Compresseur de l'Histoire".
Mais il aurait eu du mal à l'écrire. Car le style de PhG est tout sauf lourdaud. C'est un style aérien, gracieux, virvoletant (ce n'est cependant pas Voltaire, pas d'insultes svp), y "Lac des cygnes" (clin d'œil à la Traditionnelle Russie, phare anti-Système dans le cloaque-Système) tantôt "Derviche tourneur", selon l'humeur. C'est le style d'un pur Logocrate, qui d'abord couche sur le papier, humblement (selon ses propres termes), les intuitions qui lui viennent "d'en haut", et ensuite s'étonne de ce qu'il a écrit, tente de le commenter en tournant autour comme d'un OVNI tombé tout droit du ciel, compare avec les OVNI précédents, suppute, souvent abandonne en attendant la chute de l'OVNI suivant grâce(!) auquel il espère, et le lecteur avec lui, que tout va tout-à-coup s'éclairer.
L'Histoire dont il s'agit, celle que nous fait découvrir PhG, l'histoire majusculée, la métahistoire, est une histoire rouleau compresseur, cyclique, qui avance inexorablement, à vitesse constante, broyant sur son passage tous ces "grands-hommes-qui-font-l'histoire", eux et leur histoire minusculée, leur histoire-Système, tous ces Macron qui ne sont en fait que des micron (il y avait longtemps qu'il me démangeait de la faire, celle-là!).
Une cyclicité, patiemment mais systématiquement (j'ai envie d'écrire antisystématiquement) débusquée par Grasset-Roulot, comme celle mise tout récemment en évidence par Nicolas Bonnal avec la reproduction quasi à l'identique du "cycle Périclès" en "cycle Roosevelt".
Une cyclicité linéaire, à vitesse constante, pour les dieux qui regardent défiler l'Histoire, mais une cyclicité cycloïdale pour nous, microscopiques grains de sable collés au rouleau, allant deux fois plus vite que la machine quand nous sommes en haut, et s'arrêtant au point bas (moment de notre écrasement), celui en contact avec la route, le point singulier de la cycloïde où l'Histoire retient son souffle avant de s'inverser.
Quelques mots, quelques phrases, quelques paragraphes, tout au plus quelques pages, de temps à autre, pour rappeler au lecteur qu'il ne lit pas un livre d'histoire mais un livre d'Histoire. Illustration tome II pp.33 à 36.
Lisez "La Grâce" ... et faites-la lire!
Christian Feugnet
09/02/2017
Et sa femme ; c'était pas une conne non plus . Y a pas eu d'écrivain , ni d'historien pour supputer leurs nuits . Mais quand méme .
Fabrice Leveque
08/02/2017
Tous le monde passait son temp à dire que le pauvre Obama allait se faire tuer. Que cela n'était pas possible autrement…
Mais moi c'est plutôt Trump pour lequel j'ai l'impression qu'il y a un grand danger de mort. Le systeme ne pourra pas le supporter beaucoup plus longtemps.
jc
08/02/2017
Phi, Phi, Phi, Phi
https://m.youtube.com/watch?v=iyPtQOv7sa0
Tout récemment j'ai posté un commentaire titré Thom Thom Thom Thom pour inciter à le lire. Avec un slogan du genre "Libérez votre pensée, lisez Thom".
Je voudrais ici faire de même: "Libérez votre pensée, lisez La Grâce de l'Histoire".
Nous sommes dans une moderne caverne de Platon, dôme de verre gigantesque et magnifique (selon les canons du Système), enchaînés par nos chargeurs de quincaillerie électronique à un escalier central à vis, hélicoïdal, qui, seul, nous permet de nous élever pour espérer sortir par un petit trou qu'on voit au sommet du dôme et de l'escalier. Nous sommes adossés à l'escalier et nous regardons les ombres projetées sur les murs: match OL-OM, match Fillon-Macron, etc.
Et, comme dans l'antiquité, nous essayons d'interpréter ces ombres, d'en dégager un sens-Système, une intelligibilité-Système. Mais essai infructueux après essai infructueux, le malaise s'installe, progresse, notre psychologie est atteinte, prise en charge par le Système: séances de psy, somnifères, calmants de toute sorte, parfois hôpital psy, et pire…
Que faire quand tous les remèdes-Système ont tous failli, et que rien n'a changé, que ça a même empiré?
Je ne vois qu'une solution: chercher des remèdes anti-Système. Mais c'est impossible, me direz-vous, TINA, Margaret nous l'a dit en nous regardant bien dans les yeux, de son regard vide, de son regard-Système.
Si, c'est possible, il y a quelques penseurs à ne pas avoir été laminés par la pensée Système, à avoir eu la force d'en sortir, et d'entrer non seulement en résistance-Système mais dans un nouveau monde (plus précisément dans une nouvelle vision du monde) qui, lui, a un sens, et dont la découverte puis l'exploration soulage à chaque pas la psychologie, libère. Libère.
Seuls des êtres d'exception sont capables de se faire violence pour sortir du cloaque-Système dans lequel nous (nous?) sommes englués. Et Phi, Semper Phi, Philippe Grasset, j'en suis intimement convaincu, est de ceux-là.
Alors ouvrez La Grâce de l'Histoire et laissez-vous guider par la réécriture en véritable Histoire qu'il nous fait de l'histoire-faussaire-Système.
Imaginez que l'escalier auquel vous êtes adossé(e) est fait avec vos propres boyaux tordus d'une angoisse d'autant plus profonde que vous ne la comprenez pas.
Chaque chapitre de "La Grâce" vous dénoue les tripes d'un tour, vous désangoisse, vous libère. Vous Libère. Voilà ce que je ressens à la lecture de "La Grâce".
Lisez-le, Nom de Dieu!
Christian Feugnet
07/02/2017
Soit il tempére avec les hyperformatés du Pentagone , soit il y croit et alors çà reléve de la psycho thérapie .
Je vois pas Trump comme psy . Y a un pb . Les Américains méme les plus lucides , c'est comme Gorbatchev , z'ont pas saisis à quel point les temps avaient changé . C'est pas grave , çà changera sans leurs directives .
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