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antisystème et antiSystème

Article lié : Le choc Macron et le reflux des antisystèmes

jc

  17/05/2017

Selon moi tout cet article ne concerne que les "antisystème" qui refluent dans le plus complet désordre justement parce qu'ils ne sont pas "antiSystème".

Car toute la différence est dans le "S" majuscule:  http://www.dedefensa.org/article/glossairedde-lantisysteme

En effet, pour moi, être antisystème ("s" minuscule) n'est pas loin de n'être qu'une posture prise par des gens qui sont fondamentalement "système" parce qu'ils ne peuvent concevoir autre chose dans leur horizon intellectuel limité par le pragmatisme et le positivisme. Typiquement Trump, pur rejeton du système?

L'antiSystème c'est tout autre chose. Extrait de la fin du glossaire:

"..., l’antiSystème est devenu d’abord et au-dessus de tout, fondamentalement, principiel et métaphysique, donc Principe supérieur que les vérités-de-situation ont adoubé dans une fonction métaphysique ontologique."
 

Trou noir

Article lié : Glossaire.dde : Le “Trou Noir” de la postmodernité

jc

  17/05/2017

Pour moi un "trou noir" est le centre organisateur occulte d'un processus qui a des effets figuratifs: typiquement "Le Verbe" du premier évangile de Jean est ainsi le "trou noir" qui a "La Chair" comme effet figuratif.

Selon moi la dynamique qui organise la société US est régie par l'assertion de caractère translogique "Le prédateur affamé est sa propre proie", que Thom associe à la catastrophe "Fronce" (son "trou noir") et voit comme étant à la base de l'embryologie de l'animal sauvage.

Selon ce modèle thomien la crise d'identité US (dont PhG parle à plusieurs reprises) est naturelle puisque le sujet est à la fois prédateur et proie. Cf. "Esquisse d'une sémiophysique" pp.28 à 30, 72 à 74 et 81 à 86 pour en savoir plus.

Pour le fun j'ai, dans un précédent commentaire, noté 3 la fronce (et les "zélites"-Système 2,7 seulement, car ils ne se voient qu'en prédateurs, "struggle for life" oblige, incapables de se voir en proies -et donc de respecter l'impératif kantien-, et par suite incapables de remonter à l' "âme" du processus).

La maison est associée par Thom à la catastrophe "Papillon" que j'ai notée 5. Pour PhG la France a "un plus" par rapport aux nations (sauvages?) que seraient l'Allemagne, la Grande Bretagne ou les US, ce plus étant une plus grande cohésion (une plus grande unité dans sa diversité?). La Maison France notée 5?

Pour le fun toujours j'ai noté 9 la catastrophe "Double fronce" que je verrais volontiers comme centre organisateur, comme trou noir donc, du flux des milliards de molécules dont l'être humain est constitué et traversé, et également comme centre organisateur d'une société (à venir?) en harmonie avec les individus qui la constituent.
 

Tirer à vue

Article lié : Cadeau à Macron : une Merkel en granit

Patrice Becker

  16/05/2017

Le "jeune président" semble mériter sa chance, non ? Le cadeau d'un Macron en  granit à Merkel ne serait-il pas envisageable ? L'Europe ne mérite-t-elle pas mieux que ces commentaires indignes et avilissants ?

dirigeants-marionnettes depuis les années 80

Article lié : Notes sur la valse des marionnettes

Serge Lefort

  16/05/2017

Il est toujours difficile de dater un changement car il ne devient visible que plus tard. Ceci pour dire que je daterai l'émergence des dirigeants-marionnettes plutôt aux alentours des années 80.

En effet, des États-Unis de Ronald Regan (1981-1989) à la Chine de DENG Xiaoping (1981-1989) en passant par l'Angleterre de Margaret Tatcher (1979-1990) et la France de François Mitterrand (1981-1995), s'est développé ce qu'on appelle communément le néo-libéralisme indépendamment des régimes politiques, des partis et des dirigeants au pouvoir.

(lol) ;-) analogie ou

Article lié : D.C. : la chasse au Trump est ouverte

François Jéru

  16/05/2017

En référence :

Il est difficile de savoir à quel point ces gens seraient furieux si leurs jugements étaient ignorés par ces mêmes “élites” qui les ont enfermés dans ce choix impossible entre Macron contre LePen... »


Phrase où l'analogie peut interroger un possible "plagiat"

 

Il est difficile de savoir à quel point ces gens seraient furieux si leurs jugements étaient ignorés par ces mêmes “élites” qui les ont enfermés dans ce choix impossible entre Clinton contre Trump... »

 

Continu et discret (encore et toujours)

Article lié : Glossaire.dde : Le “Trou Noir” de la postmodernité

jc

  16/05/2017

C'est l'aporie constituée par l'opposition continu-discret qui domine toute la pensée.
La pensée dominante actuelle est discrète, atomiste, réductionniste.
Et nous subissons l'ère du numérique qui est la discrétisation poussée dans ses ultimes retranchements: 0 et 1.
Avec le principe comptable: tout ce qui n'est pas quantifiable est insignifiant*.
Macron (à la suite de Pompidou, Giscard, etc.) régisseur pour le compte de la finance internationale.

* Je re-resignale que les paradoxes de Zénon ne peuvent pas être résolus dans le cadre de la pensée dominante actuelle: il faut être un penseur du continu… Cf. Guénon contre Leibniz ("Les principes du calcul infinitésimal", chap. XXIII) ou Thom. La pensée dominante actuelle est donc incapable de penser le mouvement; elle est réduite au "Big Now"...

Extrait de la conclusion de "La Grâce de l'Histoire", tome II, p. 433 (A LIRE ABSOLUMENT):
"... en une époque exceptionnelle où le présent marchandé comme une énorme montagne inexpugnable que l'esprit du temps baptise le "big Now" (ditto, "l'éternel présent") est si vide de substance, si complètement abandonné jusqu'au rien, où le présent est si totalement débilité et décomposé jusqu'à ne plus avoir qu'une pauvre peau parcheminée sur des os en voie de dissolution…"

Le fait d'avoir mis, dans un commentaire précédent en tête l'unité dans la devise "unité, harmonie, diversité" n'est donc pas anodin puisque cette devise devient un marqueur de la prééminence du continu sur le discret, du retour à l'unité primordiale.

On pourra (re?)lire dans cet esprit "Les abstentionnistes laissent les autres faire le sale boulot, ou l’anti-politique de l’isoloir"
à la fin de l'article "De la prise d'otages" de Frédéric Lordon:
          http://blog.mondediplo.net/2017-05-03-De-la-prise-d-otages

Extrait:
"C’est alors ici que s’éclaire du même coup une aporie fondamentale du vote. Si Sartre déclarait l’élection « piège à cons », c’est parce qu’il voyait combien la politique, pratique fondamentalement collective, se trouve immanquablement dégradée quand elle se donne l’expression atomistique du vote."

Supposition

Alex

  15/05/2017

Bonjour,
 Un post court juste pour demander aux auteurs d'accorder un peu plus de crédibilité au fait que dorénavant, toute élection dans un pays européen est probablement sujette à des fraudes.  A mon sens, l'élection française en est un exemple flagrant, le vote au premier tour a été truqué.  En parant d'une telle supposition, pas mal de conclusions peuvent alors être tirées.
 A quand des observateurs internationaux pour des élections des pays de l'EU ? Pourquoi n'y avons-nous pas aussi droit ?  Moi je serais pour, à 200% pour ! ;)
++

Devise nationale

Article lié : Glossaire.dde : Le “Trou Noir” de la postmodernité

Jean-claude Archer

  15/05/2017

Je poste ici à cause (mais peut-être pas seulement…) de la citation finale de ce commentaire qui évoque un "trou noir".

Notre devise nationale actuelle est "Liberté, égalité, fraternité".
Dans un commentaire récent j'ai proposé de la remplacer par quelque chose comme "Individualisme, harmonie, altruisme".
Je propose aujourd'hui "Unité, harmonie, diversité" qui me semble avoir plus d'envergure et de profondeur.

Rien de changé au fond, unité renvoyant à fraternité et altruisme, diversité à liberté et individualisme, harmonie à égalité, hormis l'harmonie qui, selon moi, remplace très avantageusement l'énigmatique "égalité". SAUF…

Sauf l'inversion: l'unité/fraternité/altruisme se trouve maintenant en tête, précédant ontologiquement la diversité/liberté/individualisme.
 
Il ne fait guère de doute pour moi que la démarche de Philippe Grasset est ce type  (l'unité précède ontologiquement la diversité):
"La nostalgie ouvre à l'esprit intérieur la voie vers l'Unité retrouvée…" (Conclusion du tome II de "La Grâce de l'Histoire", p.432)

"Dans tous les cas, le seul espoir d'arriver à une explication, un engendrement du divers à partir d'un principe unique, est de faire appel à un processus d'émanation, de procession -comme l'avaient bien vu les néo-platoniciens. Si ce processus est assimilé à la propagation d'une prégnance (assortie d'une oscillation convenable entre saillance et prégnance), on sera ramené à chercher les "formes-sources" de cette prégnance: un trou noir qu'on ne pourra jamais remplir que par une image fantasmatique, solution locale et temporaire de l'aporie fondatrice." (René Thom, Apologie du logos p.481)
 

Rester lucide

Article lié : Le nouveau-nouveau (3.0) Trump et la Syrie

Théo Ter-Abgarian

  14/05/2017

Je crois qu'il faut rester lucide.
Trump n'est rien. La machine tourne toute seule. Trois éléments nous permettent de conclure que la politique à l'égard de la Syrie ne peut différer de celle d'Obama  :
1°/ L'alliance avec les pétromonarchies. Elle ne peut être dénoncée par un pays en faillite comme les USA qui sont pieds et poings à leurs créanciers.  Les rodomontades de Trumph quant à la maitise des USA de leur destin est pathétique. Marge de manoeuvre de Trump à l'égard des pétromonarchies = 0.
2°/Le véto d'Israel. Israel veut une guerre chronique sur des années en Syrie, en raison de la présence du Hebollah et de l'alliance iranienne.  Marge de manoeuvre de Trump à l'égard d'Israel  = 0.
3°/Les exigences du lobby militaro-industriel. Sans  l'industrie d'armement les USA sont économiquement au niveau du Brésil. Les dividendes de ces industries par entropie imposent un volant croissant de conflits (un Yemen par an). Suivre les actions des industriels du drone. Donc marge de manoeuvre de Trump  à l'égard du lobby militaro-industriel = 0.
Et tout le reste n'est que littérature, tweets, colères, bouderies de Trump. La paix du monde ne résultera que de l'effacement des USA, assez proche semble-t-il, dans un chaos misérabiliste, the big last trash.



 

Trump Changes Gear: Strategic Syria policy now lies with Tillerson and Lavrov

Article lié : Le nouveau-nouveau (3.0) Trump et la Syrie

Eric Pierre Gaillot

  14/05/2017

Je vous indique une traduction en français de cet article que vous pouvez trouver ICI

Cauchemar

Article lié : De l’insoutenable légèreté du Français

Kevin CONRAUX

  13/05/2017

Je n'ai appris l'existence de Macron qu'il y a quelques mois, au plus un an (peut-être au moment de la loi travail) et dès que j'ai vu sa sale gueule il est devenu ma nouvelle image mentale de l'effrayante réserve de psychopathes qu'est le monde politique français aujourd'hui (Sarkozy gardait cette place avant lui). Quelques mois plus tard, il est président. Qu'est-ce qu'on peut faire face à cette écrasante "inarrêtabilité" du pire ? 

Texte en ligne

Article lié : Nos oligarchies expliquées aux moins nuls

Serge Lefort

  11/05/2017

Je suis surpris de trouver ici une référence à Robert Michels. De mon point de vue, c'est le meilleur analyste des partis politiques et spécialement de la social-démocratie (allemande) qui perdit son âme en votant les crédits de guerre en 1914.
Robert MICHELS, Les partis politiques - Essai sur les tendances oligarchiques des démocraties [1912], Flammarion, 1914 et 1971, Université de Bruxelles, 2009 [Texte en ligne - Bibliothèque de l'école des chartes - Lectures].

. . . en douceur . . .

Article lié : Échos d’une Passion en hiver...

François Jéru

  11/05/2017

nul n’a jamais renversé un système en en respectant les procédures. Au reste, les élections n’ont jamais eu pour fonction de permettre à chacun de s’exprimer politiquement, mais de renouveler l’adhésion de la population à l’appareil de gouvernement, de la faire consentir à sa propre dépossession. Elles ne sont plus désormais qu’un gigantesque mécanisme de procrastination. Elles  évitent au 99% d’avoir à penser les moyens et les formes [...] 
depuis ce que nous sommes,
depuis là où nous sommes,
depuis là où nous avons prise sur le monde
      /gioResp/Cald_12x31/
 

Commentaire sur commentaire , précédent .

Article lié : Échos d’une Passion en hiver...

Christian Feugnet

  11/05/2017

La légéreté "Française" , non , non non . Y a pas . Y a jamais eu . L'indifférent de Watteau , les marivauderies de Marivaud c'est plus profond qu'on ne le croit . Quoique apparemment trés ancien régime .
Examinons les chiffres , en définitive , peu de votants pour Macron et des votants , sans convictions , juste pour emmerder , pour Le Pen . La France subit , faute de mieux , et c'est pas la premiére fois , y a de longues périodes historiques comme çà , elle attend sa revanche . C'est comme Poulidor , au tour de France , fabuleux second , mais surtout pas premier , sauf en mérite .
Dans une vraie guerre c'est la bonne stratégie , pas en premiére ligne , on a , au mieux , une gloire éphémére dont on ne saura rien , pire soldat inconnu mort au champ d'honneur . En arriére , on a l'opprobre ou pire le peloton d'éxécution . Mieux vaut , etre entre deux , si possible utile , et çà exclu les médias , le pouvoir et la "communication" . On a pas le dernier mot , mais on survit et se perpétue , parce qu'il existe quelque chose de plus puissant que ces deux superficialités , qui prennent le devant de la scéne , le temps réduit du spectacle .

Oui , c'est l'Hiver !

Article lié : Échos d’une Passion en hiver...

Christian Feugnet

  11/05/2017

L'Hiver des valeurs .
Vous faites de Macron , un ado prolongé , je dirais plutot précoce dans le carriérisme , marque du temps pour les nouvelles générations .
On est malgré nous , réduit au sociétal . Le sociétal c'est le gant de velours  pour la poigne de fer Anglo-Saxonne . La bonne nouvelle c'est que le velours s'effiloche , y compris dans les esprits .
On a affaire toujours aux mémes , çà comprend la guerre d'Algérie , Tragédie atroce ,s'il en fut , mais , selon les mémes , ex Sfio , c'était méme pas une guerre  . Comme aujourd'hui , d'ailleurs nos interventions en Lybie , Syrie , Mali et autres , et méme notre appui aux généraux actuels Algériens , ce ne sont pas des guerres , malgré les atrocités !
Et l'état Américain , le profond et le superficiel , ni sont pour rien ! De méme William Buroughs malgré sont témoinage d'agent de la Cia pendant la guerre d'Algérie , y était en villégiature , raisons culturelles .
Suffit de se promener dans notre parc  Disney World pour saisir le fond de la supercherie : tous les sens y sont flattés , odorat , vue , ouie , gout; sauf un , celui du réel : le toucher . Là c'est verboten , interdit , niet , faudra ajouter, les consciences désenfumées  : forbidden . Coocoonner , oui , mais pas toucher .