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La repentance, ennemie de l'analyse historique

Article lié : Bon gré mal gré, une sorte de “repentance”

Hieronymus

  24/05/2017

   Lorsque l'on visite le parc de la Paix à Hiroshima en prenant son temps et en étant un peu curieux, on remarque dans un endroit assez écarté au bord d'une allée un modeste monument, colonne de section triangulaire de 2 m de haut environ : sur chaque face est gravé un texte, le même en 3 langues (anglais, coréen et japonais), la face la plus visible pour les passants de la colonne étant celle revêtue de la version en anglais, langue que – contrairement à ce qu'on croit souvent – un grand nombre de Japonais ne comprend pas ou mal : cette orientation ne doit rien au hasard.
 
   Que dit en effet ce texte ? Que, parmi les victimes de la bombe, 10% étaient des Coréens souvent brutalement déportés et devant travailler dans des conditions atroces, etc. Le positionnement de ce monument révèle le minutieux souci des autorités japonaises d'occulter le terrible passé criminel de ce pays et fait partie de cette pénible mentalité « négationniste » contre laquelle une petite et très courageuse minorité se rebelle. Mais, exploitant cyniquement la mauvaise conscience des « Occidentaux » (cf. Le sanglot de l'Homme blanc, livre essentiel de Pascal Bruckner sur les dérives du tiers-mondisme), le Japon entretient cette vision unilatérale de l'Histoire et, avec la complicité objective des bonnes âmes « occidentales », maintient l’oubli sur les atroces souffrances et morts de millions de victimes des crimes nippons dont la mémoire est peu défendue par des gouvernements souvent dictatoriaux, cyniques ou dépendant économiquement du Japon.
 
   Évoquer un fait historique en dehors de son contexte constitue presque toujours une erreur : le cas de Hiroshima et Nagasaki en constitue une illustration exemplaire. Car il s'agit d'un cas de conscience particulièrement douloureux et complexe. Quelques éléments vont le faire comprendre.
 
   N’ayant plus aucune chance de gagner la guerre dès la mi-1942, le Japon l’a totalement perdue en juillet 1945. Toutefois, la dictature militaire au pouvoir continue de vouloir combattre malgré des souffrances croissantes (le bombardement le plus meurtrier de la seconde guerre mondiale fut celui de Tokyo le 10 mars 1945 : largement plus de 100'000 morts le jour même). Et des dizaines de millions de personnes continuent de subir une occupation japonaise de plus en plus féroce en Chine agressée au moins depuis 1931 (cf. les épouvantables massacres de Nankin en 1937, les expériences médicales de l'Unité 231 en Mandchourie, etc.), en Corée (50 ans d'occupation marquées par l'esclavage, la prostitution forcée massive, la volonté de détruire la civilisation et la langue coréennes), en Indochine (famine au Vietnam due à la conversion de nombreuses rizières en plantations textiles, abominable massacre des Français depuis mars 1945, ...), aux Philippines, en Indonésie et bien ailleurs. Chaque jour de guerre supplémentaire signifiait la mort de dizaines de milliers de gens.
 
   Alors que faire ? En gros, voici quelles étaient les options envisageables pour les États-Unis :
 
Option 1 - Poursuivre leur avance, c'est-à-dire, après la conquête de l'île d'Okinawa, débarquer au Japon : en extrapolant les pertes subies à Okinawa (12'500 tués étasuniens, 110'000 soldats japonais tués, entre 50'000 et 150'000 civils tués), on arrivait à une estimation d'au moins 250'000 morts du côté étasunien (alors que la guerre était déjà gagnée) ... et de pertes civiles et militaires 50 à 100 fois supérieures du côté japonais.
 
Option 2 : « assiéger » le Japon pour limiter les pertes étasuniennes en évitant des combats terrestres massifs comme à Okinawa ; en clair, soumettre le Japon à un blocus et à des bombardements massifs, aériens (il n'y a jamais eu de DCA redoutable au Japon : en 1945 les bombardiers pouvaient voler à moins de 1'000 mètres alors qu'ils restaient presque toujours à 5'000 m au-dessus de l'Allemagne à cause de la terrible « Flak ») et navals (depuis juillet 1945 les cuirassés étasuniens bombardaient impunément toutes les villes côtières lesquelles regroupaient la majorité de la population). Un vrai massacre : là aussi, il faut parler de dizaines de millions de morts.
 
Option 3 : signer une paix de compromis, en imaginant que cela ait été possible à des conditions acceptables (notamment l'évacuation immédiate de tous les territoires occupés, Corée et Mandchourie comprises) ; qui peut croire que le régime militariste du Japon l'aurait accepté ? Et combien de temps les négociations auraient-elles duré... pendant lesquelles le martyre des pays occupés aurait continué ?
 
Option 4 : sommer le Japon de cesser le combat en le menaçant d'utiliser l'arme nucléaire, quitte à procéder à une « démonstration » (bombardement d'un site inhabité avec ou sans annonce préalable sur le type d'arme employé). Tout d'abord, les États-Unis pouvaient détruire le Japon sans cette arme (cf. supra), cela aurait simplement pris plus de temps : or cette perspective ne faisait pas fléchir le régime japonais. Ensuite, presque personne ne savait ce qu'était une bombe nucléaire ni sa puissance : croit-on que les dirigeants japonais auraient cessé le combat sur menace d'une arme quasi-inconnue ? Enfin, on oublie presque tout le temps que les 2 bombes lancées en 1945 (et il n'y avait plus assez d'uranium ni de plutonium pour en refaire avant plusieurs semaines ou mois) étaient des engins expérimentaux (1 seul essai – réussi – le 16 juillet 1945 pour le type employé à Nagasaki) : pas moyen de procéder à une « démonstration » quelconque et encore moins d'annoncer à l'avance l'emploi de ces armes (imagine-t-on l'effet si l'une, voire les deux, n'avait pas fonctionné ?).
 
Option 5 : utiliser l'arme nucléaire sans avertissement et plus d'une fois pour faire croire que ce n'était que le début d'une longue série (ce que les dirigeants japonais crurent logiquement) et n'annoncer la nature nouvelle de cette arme qu'après et seulement en cas de succès, bien entendu. Ce fut l'option retenue par Truman. La seule objection me paraissant valable est que les États-Unis auraient pu lâcher ces bombes sur un site « purement » militaire comme les ports militaires de Kouré ou de Yokosuka plutôt que sur des villes : je ne dispose pas de tous les éléments expliquant ce choix (il y en a un essentiel : les conditions climatiques, notamment la nécessité d'un ciel dégagé)  mais il me semble bien que ce point a été débattu ; la – mauvaise – raison est peut-être la croyance dans l’effet de terreur des bombardements, opinion qui s’est avérée fausse (en particulier, le Blitz de 1940 n’a pas abattu la combativité des Britanniques et les bombardements massifs sur l’Allemagne n’ont pas découragé le peuple allemand) mais tenace, comme le bombardement – militairement inutile – de Dresde les 13 et 14 février 1945 l’a montré…
 
                                                     ***************
 
   Même si ce qui précède est un peu long (quoique fort sommaire), on comprendra aisément que le choix était difficile pour les dirigeants étasuniens. Truman a fait le « pari de la bombe » pour essayer de mettre fin rapidement à la guerre : quel dirigeant n'en aurait pas fait autant ? Bien sûr, l'avancée rapide en Asie du nord-est de Staline (qui avait scrupuleusement respecté jusqu'en juillet 1945 le traité soviéto-nippon de non-agression signé en 1940 : il n'eut pas ce genre de délicatesse avec d'autres, demandez aux Polonais par exemple) déplaisait terriblement aux États-Unis espérant qu’une capitulation très rapide du Japon limiterait l'expansion soviétique (espoir en grande partie déçu après la victoire de Mao en 1949).
 
   Si on fait abstraction de la Realpolitik et que l'on se place sur le terrain de la morale, laquelle des options précitées fallait-il choisir, sachant que l'inaction condamnait à mort des millions de personnes opprimées par les Japonais ? Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas le nom des camps japonais ou que peu de gens sont capables de surmonter les obstacles culturels et linguistiques à la connaissance de ce que fut la seconde guerre en Asie qu’il faut faire comme si tous ces crimes à très grande échelle n’avaient pas eu lieu.
 
   Personnellement, même si je n'oublie pas les victimes de Hiroshima (ni toutes les autres, même si leur mort fut moins « médiatique »), je pense sincèrement que le choix de Truman fut le moins meurtrier… quelles que soient les raisons que l'on veuille en donner. En tous cas, on est vraiment dans un cas terrible où les « Yaka » sont particulièrement mal venus et même irresponsables. J’ai d’ailleurs entendu le témoignage filmé du marquis Kido, Gardien du sceau privé de l’empereur et personnage politique puissant, qui déclarait que les bombardements nucléaires et l’attaque soviétique avaient convaincu la majorité du gouvernement du Japon de cesser les hostilités… encore qu’une puissante faction militaro-nationaliste ait tenté un coup d’État pour poursuivre le combat. De fait, nombre de dirigeants japonais pensaient pouvoir rendre la conquête du Japon tellement coûteuse en vies humaines qu'ils arriveraient à conclure avec les Alliés un armistice à des conditions sensiblement plus avantageuses que celles d’une capitulation sans condition : que cela impliquât la mort de millions de Japonais, essentiellement des civils, ne les retenait pas un seul instant ; si l’on veut parler de crimes et de barbarie, c’est d’abord à ce genre d’attitude que l’on doit appliquer ces qualificatifs.
 
   Pour finir de présenter les grandes lignes de la situation, il faut ajouter que le gouvernement du Japon tenta de négocier une cessation des hostilités en passant principalement par l’URSS qui resta neutre à l’égard du Japon jusqu’au 8 août 1945 : appliquant les directives de Staline, Molotov refusa de s’entretenir pendant des mois avec l’ambassadeur du Japon ; il s’agissait d’éviter que la guerre du Pacifique prenne fin avant que l’URSS soit en mesure de profiter de la défaite du Japon : là encore, on note le silence des grandes âmes et autres donneurs de leçons.
 
   On peut se demander si le Japon aurait accepté de cesser le combat si les États-Unis avaient explicitement et publiquement pris l’engagement de maintenir l’institution impériale, à laquelle l’immense majorité du peuple japonais était attachée et qui constituait un enjeu particulièrement important pour les militaires et autres ultranationalistes. Compte-tenu de l’irréalisme et du fanatisme de maints dirigeants politiques et militaires japonais, on peut fortement douter que cette seule concession leur aurait suffi pour accepter d’évacuer toutes leurs conquêtes depuis 50 ans et capituler sans autre condition…

   Bref, il s'agit d'une question douloureuse et complexe et la manie de la repentance ne fait que brouiller la réflexion en donnant une importance excessive à des auto-flagellations souvent peu documentées et parfois indécentes alors que des millions de vicimes sont ignorées depuis des décennies : ne serait-ce que par respect et compassion pour elles, faisons un effort d'analyse historique aussi honnête et sérieux que possible, c'est suffisamment difficile pour ne pas le remplacer par les sanglots de l'homme blanc…
 

L'élite-Système

jc

  23/05/2017

Je viens de lire un article d'un certain Michel Geoffroy qui résume assez précisément l'idée que je me fais du Système, de ses élites et de ses objectifs:  
https://www.polemia.com/wp-content/uploads/2017/05/polemia-lesmanigancesdelasuperclassemondiale-170521023606.pdf

La constitution d'une élite et sa perpétuation est évidemment fondamentale dans la structuration et l'homéostasie de toute société, humaine globalisée dans ce cas-ci. Pour René Thom les dynamiques qui y sont à l'oeuvre sont fondamentalement les mêmes que celles que l'on trouve dans la morphogénèse biologique: il y a insi, selon lui, une analogie entre "élite sociale" et "cellules germinales".

Voici ce qu'il écrit à la fin (p.216) de "Esquisse d'une Sémiophysique" (ES,1988):

"L'image de l'arbre de Porphyre me suggère une échappée en "Métaphysique extrême" que le lecteur me pardonnera peut-être. Il ressort de tous les exemples considérés dans ce livre qu'aux étages inférieurs, proches des individus, le graphe de Porphyre est susceptible -au moins partiellement- d'être déterminé par l'expérience. En revanche, lorsqu'on veut atteindre les étages supérieurs, on est conduit à la notion d' "hypergenre", dont on a vu qu'elle n'était guère susceptible d'une définition opératoire (hormis les considérations tirées de la régulation biologique). Plus haut, on aboutit, au voisinage du sommet, à l'Être en soi ("aplanos"). Le métaphysicien est précisément l'esprit capable de remonter cet arbre de Porphyre jusqu'au contact avec l'Être; de même que les cellules sexuées dans nos gonades peuvent reconstituer le centre organisateur de l'espèce, le point germinal alpha (pour en redescendre ensuite les bifurcations somatiques au cours de l'ontogénèse), de même le métaphysicien doit en principe parvenir à ce point originel de l'ontologie, d'où il pourra redescendre par paliers jusqu'à nous, individus d'en bas. Son programme, fort immodeste, est de réitérer le geste du Créateur. Mais très fréquemment, épuisé par l'effort de son ascension dans ces régions arides de l'Être, le métaphysicien s'arrête à mi-hauteur à un centre organisateur partiel, à vocation fonctionnelle. Il produira une "idéologie", prégnance efficace, laquelle, en déployant cette fonction, va se multiplier dans les esprits. Dans notre métaphore biologique ce sera très précisément cette prolifération incontrôlée qu'est le cancer."

Selon moi l'auto-proclamée élite-Système est loin de s'arrêter "à mi-hauteur à un centre organisateur partiel, à vocation fonctionnelle". Comme suggéré au début de la citation ("aux étages inférieurs, proches des individus, le graphe de Porphyre est susceptible -au moins partiellement- d'être déterminé par l'expérience"), je vois au contraire cette pseudo-élite bloquée dans les basses branches, avec un horizon intellectuel limité par le pragmatisme et le positivisme, coupée des gens ordinaires (l'analogue des cellules somatiques), barrière de Weismann oblige*, produisant une idéologie bas de gamme, déstructurante et mortifère, qui se répand et prolifère dans la société par l'éducation et les médias "aux ordres".

* "(...) on ne pourra que s'étonner - dans un futur pas tellement lointain - de l'étonnant dogmatisme avec lequel on a repoussé toute action du soma sur le germen - tout mécanisme "lamarckien"." (ES, p.127)



 

Mathématique

Article lié :

jc

  23/05/2017

En utilisant le moteur de recherche du site sur "Mathématique" je tombe sur un unique article du "Bloc-notes":
             http://www.dedefensa.org/article/la-psychologie-contre-les-mathematiques
et son laconique "Voici d’abord l’argument “mathématique”, assez proche de l’apparent sens commun : plus de forces égale moins de terrorisme." (J'en conclus que Philippe Grasset ne cherche pas à nous montrer l'éventuel intérêt/désintérêt qu'il porte aux mathématiques). Mais je n'ai jamais lu sous sa plume un commentaire négatif à cet égard.

Il n'en est pas de même pour Nicolas Bonnal: cela fait deux ou trois fois que je remarque dans ses billets des allusions concernant les mathématiques, chaque fois avec une connotation que je ressens comme négative (aujourd'hui c'est: « grands ensembles » conçus mathématiquement).

René Thom, connu d'abord comme mathématicien (Médaille Fields 1958) puis ensuite comme philosophe (philosophie naturelle), distingue la mathématique de la maîtrise et la mathématique de l'intelligibilité.

La mathématique de la maîtrise, c'est pour moi typiquement celle que pratique le médiatique Cédric Villani (Médaille Fields 2010), candidat de "En marche" aux prochaines législatives. Il s'agit de mathématiques quantitatives qui, je suppose, ne déplaisent pas à François Roddier, récemment intervenu sur ce site, puisqu'il s'agit de physique statistique, d'entropie, etc.

"La physique actuelle a sacrifié la stabilité structurelle à la calculabilité: je veux croire qu'elle n'aura pas à se repentir de ce choix"

La mathématique de l'intelligibilité c'est autre chose. Pour plus d'information cf. l'oeuvre de Thom, en particulier "Apologie du logos" (les trois pages de l'envoi sont, selon moi, à lire absolument).

Croissance et progrès

Article lié : Deux voyages du Marcheur en Rond

jc

  22/05/2017

Avec Macron nous voilà repartis: "En marche en rond" pour un nième tour de croissance et de progrès de notre contre-civilisation scientiste.

Citations.

"Si la science progresse c'est en quelque sorte par définition. Alors que l'art et la philosophie ne progressent pas nécessairement, une discipline qui ne peut que progresser est dite scientifique. De là on conclura que le progrès scientifique, s'il est inévitable, ne peut être le plus souvent qu'illusoire."

"Lorsqu'on a compris -à la suite de T. S. Kuhn- le caractère "automatique" du progrès scientifique, on se rend compte que les seuls progrès qui vaillent sont ceux qui modifient notre vision du monde -et cela par l'élaboration de nouvelles formes d'intelligibilité."

"Ainsi la fonction originelle d'une philosophie naturelle sera-t-elle de rappeler constamment le caractère éphémère de tout progrès scientifique qui n'affecte pas de manière essentielle la théorie de l'analogie."

" "Toute analogie, dans la mesure où elle est sémantiquement acceptable, est vraie." C'est là, je crois, le principe de toute investigation métaphysique."

" (...) une vision plus claire du programme métaphysique de la théorie des catastrophes: fonder une théorie mathématique de l'analogie, qui vise à compléter la lacune ouverte par Galilée entre quantitatif et qualitatif."

"Seule une métaphysique réaliste peut redonner du sens au monde."

Quelle lucidité...

Article lié : Deux voyages du Marcheur en Rond

Morbihan

  21/05/2017

... Hélas.
La France, qui se croit riche, a voté pour le représentant des vrais riches, le 1 % qui gouvrene (?) le monde au seul profit de l'augmentation de son capital.
Celle qui se sait pauvre reste au bord du chemin, après au moins 40 ans de mystifications.
Nos lendemains seront encore plus difficiles que notre aujourd'hui, car nous persévérons à couper l'Afrique de ses racines.

Révolution française

Article lié : Pourquoi les USA n’auraient jamais dû exister

Bertrand

  20/05/2017

la Révolution française est le plus grand moment de l'histoire occidentale, ne vous en déplaise.
1789-1791-1792
1792-1793-1794
chute de Robespierre, le *tyran* abattu en 5minutes à la Convention, du jamais vu dans l'histoire des *dictateurs*
Robespierre au pouvoir 1 an, jour pour jour.
renouvellé chaque mois au Comité de Salut Public.

la Constitution du 24 juin 1793 n'a jamais pu être appliquée..

Tant qu' à refaire l'Histoire ....

Article lié : Pourquoi les USA n’auraient jamais dû exister

Christian Feugnet

  19/05/2017

A mon avis une grande bifurcation qui s'est opéré dans la notre d'histoire . à nous Français  précédée de 2 autres , me semble t il significatives , fut la perte des futurs Usa et des Indes .
On y parlerai aujourd'hui Ftançais , nous l'aurions peuplé plus rapidement étant beauvoup plus peuplé et plus riches que l'Angleterre , et dominerions le continent Europe .Celà eut pu résoudre la question Européenne , plus doucement , étant réputés pour notre culture  et notre aptitude à l'assimilation et à la centralisation . Et la question de la révolution : de la terre nationale se libérant , soulageant la pression sur le peuple ( sous condition d'un gouvernement Aristocratique , c'est à dire au mérite ) .
Malheureusement nous n'avions plus d'aristocratie , plus qu'une noblesse , le terme indiquant déjà corruption et avidité . Heureusement la révolution les a remis au pas , sans pour autant nous fournir de substitut .
Deux autres bifurcations à mon avis ont précédé qui ont préparé celle là , la "victoire" de la guerre de cent ans et la défaite de la Fronde .

Interrogation vocabulaire

Article lié : Le choc Macron et le reflux des antisystèmes

José-Pierre Frances

  18/05/2017

Bonjour,
Vous utilisez  les termes technognose, technognostique et techno-paranoïaques selon une mienne interprétation qui me semble contradictoire.  Dans les deux premiers vous semblez critiquer un penchant de nos sociétés pour la technique alors que dans le troisième vous critiquez aussi ceux qui critiquent ce penchant.
Soit je ne comprends pas le sens véritable de vos mots soit vous vous placez dans une forme de neutralité encore plus incompréhensible si la technique ou son idolâtrie est l'ennemi ou le problème central pour vous.
Bref je ne vous saisis pas bien. Mais j'apprécie par ailleurs vos articles que j'ai découvert il y a peu.

à noter sur un autre sujet (oublié ? ) :

Article lié : CNN-crazy et le sacré de la démence

eric b.

  18/05/2017

ben oui hein ...

Article lié : CNN-crazy et le sacré de la démence

eric b.

  18/05/2017

le clampin a le choix entre un effondrement psychique type Althusser  ou J-C Romand ou la continuation du délire jusqu'à la dernière heure du dernier jour comme l'idiot Benoist-Méchin…
dans le temps, ça s'appelait la ligne droite des imbéciles…

Stupéfaction personnelle quant aux effets du béhaviorisme Us .

Article lié : CNN-crazy et le sacré de la démence

Christian Feugnet

  17/05/2017

J'ai remarqué à plusieurs reprises , à quel point les cadres Américains y compris ceux qualifiés de supérieurs étaient conditionnés , au delà de la raison élémentaire .
Mon premier souvenir fut  vis à vis d'un responsable d'Ibm . Il ne pouvait prononcer une phrase sans le mot IBM dedans , genre annonce de pub .
Par ailleurs , bien sous tous rapports , formaté Harvard . Epouse stantard , et tout et tout . Au contraire des cadres supérieurs Français où l'on sent toujours une certaine ouverture , distance , on est pas marié avec la firme , méme avec une trés longue carriére , semble t il .
Je me dis que dans ce conformisme en béton auquel on assiste , il existe un conditionnement inoui qui frole la démence , méme pas atteint par les ex bureaucrates soviétiques ou maoistes , sauf peut étre chez les Khmers rouges . çà promet .

Etude sur CNN

Article lié : CNN-crazy et le sacré de la démence

Bruno MELI  

  17/05/2017

Le hasard a voulu que je lise votre article juste après un autre publié par sputnik et concernant une étude sur une journée de CNN où il apparait que 92% du temps d'information, hors publicité et autres divertissements, a été consacré à Trump avec 78% des invités critques envers lui…
https://fr.sputniknews.com/international/201705171031414734-cnn-couverture-trump-etude/

antisystème et antiSystème

Article lié : Le choc Macron et le reflux des antisystèmes

jc

  17/05/2017

Selon moi tout cet article ne concerne que les "antisystème" qui refluent dans le plus complet désordre justement parce qu'ils ne sont pas "antiSystème".

Car toute la différence est dans le "S" majuscule:  http://www.dedefensa.org/article/glossairedde-lantisysteme

En effet, pour moi, être antisystème ("s" minuscule) n'est pas loin de n'être qu'une posture prise par des gens qui sont fondamentalement "système" parce qu'ils ne peuvent concevoir autre chose dans leur horizon intellectuel limité par le pragmatisme et le positivisme. Typiquement Trump, pur rejeton du système?

L'antiSystème c'est tout autre chose. Extrait de la fin du glossaire:

"..., l’antiSystème est devenu d’abord et au-dessus de tout, fondamentalement, principiel et métaphysique, donc Principe supérieur que les vérités-de-situation ont adoubé dans une fonction métaphysique ontologique."
 

Trou noir

Article lié : Glossaire.dde : Le “Trou Noir” de la postmodernité

jc

  17/05/2017

Pour moi un "trou noir" est le centre organisateur occulte d'un processus qui a des effets figuratifs: typiquement "Le Verbe" du premier évangile de Jean est ainsi le "trou noir" qui a "La Chair" comme effet figuratif.

Selon moi la dynamique qui organise la société US est régie par l'assertion de caractère translogique "Le prédateur affamé est sa propre proie", que Thom associe à la catastrophe "Fronce" (son "trou noir") et voit comme étant à la base de l'embryologie de l'animal sauvage.

Selon ce modèle thomien la crise d'identité US (dont PhG parle à plusieurs reprises) est naturelle puisque le sujet est à la fois prédateur et proie. Cf. "Esquisse d'une sémiophysique" pp.28 à 30, 72 à 74 et 81 à 86 pour en savoir plus.

Pour le fun j'ai, dans un précédent commentaire, noté 3 la fronce (et les "zélites"-Système 2,7 seulement, car ils ne se voient qu'en prédateurs, "struggle for life" oblige, incapables de se voir en proies -et donc de respecter l'impératif kantien-, et par suite incapables de remonter à l' "âme" du processus).

La maison est associée par Thom à la catastrophe "Papillon" que j'ai notée 5. Pour PhG la France a "un plus" par rapport aux nations (sauvages?) que seraient l'Allemagne, la Grande Bretagne ou les US, ce plus étant une plus grande cohésion (une plus grande unité dans sa diversité?). La Maison France notée 5?

Pour le fun toujours j'ai noté 9 la catastrophe "Double fronce" que je verrais volontiers comme centre organisateur, comme trou noir donc, du flux des milliards de molécules dont l'être humain est constitué et traversé, et également comme centre organisateur d'une société (à venir?) en harmonie avec les individus qui la constituent.
 

Tirer à vue

Article lié : Cadeau à Macron : une Merkel en granit

Patrice Becker

  16/05/2017

Le "jeune président" semble mériter sa chance, non ? Le cadeau d'un Macron en  granit à Merkel ne serait-il pas envisageable ? L'Europe ne mérite-t-elle pas mieux que ces commentaires indignes et avilissants ?