François Jéru
06/07/2017
"German foundations to work in China after the passage of a new Chinese law on NGOs."
François Jéru
04/07/2017
Comme si les temps furieux de l’Empire de Rome et des débats également furieux au sein du christianisme des origines revenaient pour former l’ordinaire de l’extension de notre crise.
Claude meurt le 13 octobre 54, empoisonné
Ne croyons pas les his-tau-riens sur la clique coupable
Le Sénat décréta peu après la divinisation (apothéose) de l'empereur défunt8. On décida de lui élever un temple sur le mont Caelius.
« La mort de Claude n'était pas seulement un événement humain ; elle était un événement politique, une révolution9. » Pour beaucoup, et notamment pour l'aristocratie sénatoriale, elle allait permettre une rupture avec une pratique politique qui donnait trop de pouvoir aux affranchis impériaux et rendre au Sénat son rôle traditionnel dans l'État. Mais il n'est pas certain que cette façon de voir était partagée par les milieux populaires1
amike
04/07/2017
" la “politique” de Trump est complètement erratique, incontrôlable, à la fois incompréhensible et illisible "
Mais la "politique du fou" (je ne qualifie pas l'homme, la politique) a des avantages par rapport au meilleur sage prédictible.
Avec une simple évaluation des gains et risques, n'importe qui pouvait voir le "jeu" d'Obama, l'homme rationel pur. Exemple: S'il avait demandé aux pays de l'Otan de payer leurs dûs, il suffisait de démontrer sa perte si les changements de camp avaient lieu et affaiblir sa position. A l'inverse, Trump, n'est pas (jugé) rationel, et l'Europe ne peut estimer jusqu'où il ira. D'autant qu'ils sont sous le biais de devoir rester - eux - cohérents : ils ne peuvent pas s'en sortir par une pirouette après avoir affirmé que les Russes sont le danger ultimes…
Alors, certes, Machiavel préférait Borgia, mais Jules II s'est très bien débrouillé aussi….
Disciple égaré
03/07/2017
Je vais lire avec intérêt, mais déjà je souhaite faire l'éloge du discours du Président à Versailles ce jour, qui avait décidément de la hauteur et qu'il faudra relire, et espérer que Dedefensa en fasse l'exégèse.
Eric Basillais
03/07/2017
Sur le sujet, je m'attendrais plutôt au Plan Kalergy.
Alexis Toulet
03/07/2017
Analyse très intéressante de Diana Johnstone.
J'ajouterai une autre interrogation, ou tentative de prospective, ou interrogation.
Emmanuel Macron, aujourd'hui décrit par les gazettes comme "hyper-président", me semble risquer fort d'être devenu d'ici un à deux ans un président raté, méprisé comme le fut Hollande, voire pire que méprisé. C'est que sa politique générale vis-à-vis de l'Union européenne, et en application de ses principes économiques - les fameuses "réformes" - promet d'avoir des conséquences similaires ici à ce qu'elles furent en Italie, voire même en Espagne. Aggravation du chômage, de la pauvreté, de la dette publique, peut-être vente à l'encan d'actifs publics supplémentaires. Sans compter ce qui n'est pas prévisible, et qui a peu de chance d'être positif.
Macron se retrouverait donc à ce moment dans la même position que celle de Hollande en 2013 ou 2014, et probablement pire. Mais réagirait-il comme Hollande ? Je vois de fortes raisons d'en douter :
- C'est un "homme neuf", sans loyauté au système des partis, alors que l'ancien secrétaire du PS François Hollande était au contraire particulièrement loyal et comme par profession
- Plusieurs "ratés" de communication ont montré derrière la façade lisse un homme méprisant ardemment l'échec et ceux qui ont échoué. Durant la campagne présidentielle, et récemment l'opposition tout naturellement posée entre ceux qui réussissent et "ceux qui ne sont rien"
- Macron est un banquier. Ce qui d'une part est associé à un certain nombre de points négatifs, évoqués couramment et il n'est guère besoin d'insister. D'autre part, et en positif, les grands financiers sont parfois beaucoup plus réalistes que ne peuvent l'être certains hommes politiques, puisqu'ils ne sont guère prisonniers de l'idéologie. Le FMI par exemple représentait par rapport à la Chancellerie allemande la voix d'une relative raison quant à la situation de la Grèce. Un financier peut plus facilement être ouvert aux solutions non-conventionnelles
Un homme sans loyauté de parti, un homme que sa profession pousse à la méfiance envers toute idéologie, un homme méprisant durement les ratés qui "ne sont rien" et qui semble comme amoureux de sa propre image - cet homme-là "se coucherait", et durablement, continuerait comme si de rien n'était sous les moqueries et les lazzis comme le fit Hollande pendant trois ans et quatre et plus, lorsqu'il aura compris que la politique générale sur laquelle il a gagné l'élection ne mène qu'à l'échec et à une impasse qui le fera mépriser plus lourdement encore peut-être que Hollande ne l'a jamais été ?
Je n'y crois pas.
Et en France, un président de la République qui décide de changer de cap dispose des moyens de le faire.
Luis Martos
03/07/2017
Merci monsieur Grasset…
François Jéru
02/07/2017
elle passe de l'époque 2015-2016 des Rivets d'assemblage
au fraisage en pleine épaisseur de profil porteur.
superbe, bien "armé", léger
David Cayla
02/07/2017
" Pour autant, il ne nous semble nullement, bien au contraire, que la presseSystème soit prête à abandonner sa guerre anti-Trump, exactement comme le président lui-même n’est pas prêt une seconde à abandonner sa propre guerre contre les médias de la presseSystème. Cette guerre à mort constitue une agitation permanente qui interdit d’espérer le retour à un climat de calme. "
Si nous parlons bien d'une lutte à mort, alors effectivement il n'est évidemment pas question que l'un quelconque des adversaires en présence puisse s'apprêter à abandonner le combat qu'il mène.
C'est dans ce contexte précis que le New York Post vient de publier un éditorial intriguant, présenté comme une manière de réponse bien sentie à Trump, présenté aussi comme"l'éditorial le plus court jamais publié" que voilà "On Trump's Tweets. Stop. Just stop."
Quand on sait à quel point les tweets ravageurs de Trump sont son arme de choix par excellence dans cette joute à mort dont le cadre est une arène de pure communication, une réponse aussi laconique pourrait tout aussi bien s'interpréter comme l'appel à la clémence de son adversaire d'un jouteur tombé à terre en lui demandant grâce. Pitié !
Et à vrai dire, je ne vois pas vraiment comment interpréter autrement un tel "éditorial". Ce n'est pas vraiment un ordre, en tout cas le Post n'est certainement pas en mesure de donner des ordres à Trump. Alors une manière de conseil ? Comme un parent dépourvu de toute autorité pourrait s'adresser à un enfant turbulent ? Pourquoi pas, mais alors cela renverrait à la fois sur l'exaspération dudit parent et sa plus complète incapacité à faire taire l'enfant exaspérant. Logiquement, c'est à ce stade qu'un parent collerait une baffe au sale mioche, mais si précisément il en était dans l'incapacité ? M'est avis que la suite logique ne pourrait alors être que l'effondrement psychologique (qui est la seule issue possible dans le conflit en cours, puisque la lutte se mène dans le domaine de la seule psychologie).
François Jéru
01/07/2017
www.les-crises.fr/europe-en-crise-cherche-strategie-francaise-par-jacques-sapir/
Citation J. Sapir.
[...] Seule, une crise ouverte peut permettre de s’affranchir des règles internes de l’UE et provoquer un débat sur des règles alternatives. Mais, cette crise ne pourra être profitable que si nos partenaires sont persuadés de notre détermination, si certains intérêts ne sont pas reconnus, de sortir de l’UE. Pour établir cette détermination, et construire la crédibilité de notre position il convient de mettre en cause ce qui constitue aujourd’hui le cœur de la logique de l’UE (mais non le cœur de l’UE elle-même), soit l’Euro. La mise en cause ouverte et publique de la monnaie unique est le seul instrument qui soit à notre disposition pour forcer nos partenaires à accepter une refonte de l’Union européenne. [...]
Auguste Vannier
30/06/2017
Bien qu'en désaccord avec les opinions de N. Bonnal, je lui reconnaissais jusqu'ici l'esprit critique qu'on attend sur le site de l'anti-système.
Cette fois-ci l'inversion est totale, comme le soulignent tous les commentaires:
-Macron qui n'a encore rien fait concrètement (sauf en comm.) devient aussi aimable qu'Arsène Lupin (a moins qu'un énième degré de l'ironie ne se cache là?;
-l'habituel "Melenchon bashing médiatique" est repris dans ce qu'il a de moins subtil;
-l'anti-Russisme primaire asséné lourdement;
-une pointe d'Américanisme est même perceptible à propos de la Syrie et du Venezuela
Nicolas Bonnal, que vous arrive-t-il à reprendre tous les poncifs du système?
Olivier T
29/06/2017
L'art de la provocation vous étant, il me semble, une arme jouïssive, je vous rappellerai qu'elle se retourne contre vous dès que l'ignorance vous aveugle, cf Venezuela et propos anti-russe.
Marc Gébelin
29/06/2017
Si Macro invite Trump comme Sarko a invité Khadafi, il y a de la sodomie dans l'air!... Le pervers Macro en serait capable car les créatures se retournent parfois contre leurs créateurs… En tout cas, moi président, c'est à ça que je consacrerai mon quinquenat, juste histoire d'emmerder ce pauvre Attali qui doit se prendre pour le faiseur de roi… Quand à Berger, voir plus haut…
Maurice Lecomte
29/06/2017
En prolongement de mon intervention précédente ;
- il y a aussi l'abandon du terme de défense dans l'intitulé du ministère, remplacé par armées, ministère des armées. Cela va dans le sens du bellicisme.
- et aussi l'augmenation des moyens octroyés à ce minstère.
- et enfin l'interview de Bruno Guigue repris par initiative communiste notamment ;
https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/guerrier-belliqueux-dangereux-macron-saligne-trump-attaquer-syrie-plonger-france-guerre/
Maurice Lecomte
29/06/2017
Personnellement, relativement à la Syrie, je resterais prudent car dans le même temps il parle de ligne rouge, de réponse obligée en cas d'attaque chimique tandis qu'il n'a aucunement dédouané le gouvernement syrien d'en être le responsable notamment lors de la dernière histoire. Il pourrait tout autant jouer au Trump dans les prochains jours, d'autant que son caractère autoritaire me parait être bien réel ...
Pour ma part, sur le plan intérieur, je considère comme une catastrophe la destruction de ce qui reste de protection sociale et de l'admininistration française [disparition des moyens de la souveraineté].
Bien à vous.
ML
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